Akira Kurosawa



Akira Kurosawa Nationalité : japonaise
Naissance : 23 March 1910
Mort le : 06 September 1998

Métier : Réalisateur
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Akira Kurosawa est sans doute le cinéaste japonais le plus connu et le plus populaire. Né d’un père professeur et d’une mère commerçante, les premières années de sa vie sont marquées par plusieurs évènements dont il garde la trace : le tremblement de terre qui ravage Tokyo en 1923, le décès de sa sœur et le suicide de son frère qu’il idolâtre. D’abord peintre au sein du mouvement prolétarien et après un passage dans les mouvements clandestins de gauche, il est recruté par la PCL en 1936 où il est assistant réalisateur, notamment de Kajiro Yamamoto (son mentor) dont il se séparera lorsque celui-ci s’engage dans ses films de politique nationale (La guerre navale de Hawaï à la Malaisie, 1942). Malgré la guerre et la censure, Kurosawa réalise son premier film en 1943,  La Légende du grand judo. Premier chef d’œuvre, premier succès.

Par la suite son cinéma ne cesse d’exprimer cet humanisme qu’on définira comme la principale qualité de son œuvre. Ainsi dès 1946 il tourne Je ne regrette rien de ma jeunesse sur la vie d’un antimilitariste pendant la guerre. Puis viennent L’ange ivre (1948) et Chien enragé (1949), deux films noirs au style néo-réaliste où l’on découvre le futur acteur fétiche de Kurosawa, Toshiro Mifune. Après quelques films mineurs, il tourne son premier succès mondial ouvrant les portes de l’occident au cinéma japonais, Rashômon (1950), remportant le Lion d’or à Venise et l’Oscar du meilleur film étranger.

Kurosawa livre ensuite une longue série de films qui peuplent aujourd’hui les encyclopédies du cinéma. Notamment Vivre (1952), ours d’argent à Berlin, Les Sept samouraïs (1954), une fresque épique monumentale devenue un incontournable du cinéma japonais (John Stuges signera le remake Les sept mercenaires), Le garde du corps (1961), un autre chambara qui inspire le western italien, de même que Sanjuro (1962) ou Barberousse (1965), où l’on retrouve également Toshiro Mifune pour une dernière collaboration. Très influencé par l’occident, au point qu’on l’accuse parfois de s’y être vendu, il adapte plusieurs auteurs étrangers : Dostoïevski avec L’idiot (1951), Shakespeare avec Le château de l’araignée (1957) et Ran (1990), Gorki avec Les bas-fonds (1957), Evan Hunter avec Le ciel et l’enfer (1963).

En 1970, suite à l’échec de Dodeskaden - fable sur la survie au quotidien d’un bidonville -, Kurosawa tente de se suicider. Dès lors il trouvera ses financements à l’étranger : la Russie  pour Dersou Ouzala (1974), Lucas et Coppola pour Kagemusha (1980), Serge Liberman et un indépendant japonais pour Ran, Warner Bros pour Rêves (1990). Il retrouve enfin des capitaux japonais sur ses deux derniers films, Rhapsodie en août (1991) et Madadayo (1993). Depuis, Kurosawa est une gloire nationale au Japon, une plaque est déposée en son honneur dans le parc de Ueno à Tokyo.

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L'Affiche du festival de Cannes en 1980

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