Alain Delon



Alain Delon Nationalité : française
Naissance : 08 novembre 1935 à Sceaux
Age : 74 ans
Métiers : Acteur, Réalisateur, Producteur de cinéma
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"- Je ne vous accuse de rien, Monsieur Delon, mais...
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Delon ne revient pas au théâtre
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Avant d'être comédien, Alain Delon passe par une scolarité difficile, quittant un foyer désuni pour s'engager dans l'armée à dix-sept ans où il sera parachutiste pendant la guerre d'Indochine et combattra à Dien Bien Phu. A son retour en France, il exerce divers métiers, puis son physique avantageux, son visage d'une beauté unique, lui permettent d'aborder le cinéma en 1957 sans aucune formation d'acteur. Son ascension est alors fulgurante, il est le jeune premier qu'attendait le cinéma français avec son regard intense et son charisme ravageur. Il tourne ses premiers films avec Marc Allégret, des comédies sentimentales comme Quand la femme s'en mêle (1957) et Sois belle et tais-toi (1958), suivie de Christine (1958) de Pierre Gaspard-Huit, une co-production franco-hongroise où il rencontre Romy Schneider. Les films ne laisseront pas une empreinte mémorable sur sa carrière.

Les chefs-d'œuvre italiens d'un homme ambitieux


Avec Plein soleil (1960) de Réné Clément, Delon commence réellement à marquer les esprits. L'ambiguïté de son personnage mise en avant par Clément foudroie par l'ambivalence de son regard, sa sensualité trouble, sa nature double, duelle, où sa beauté cache une présence plus noire, obscure, sombre. La même année, il est Rocco Parondi dans Rocco et ses frères de Luchino Visconti, sans doute l'un de ses rôles les plus purs confirmant par ailleurs la force de son talent. La rencontre avec le cinéaste italien est déterminante pour Delon qui durant quelques années va tourner ses chefs d'œuvre, ceux qui feront de lui l'un des plus grands acteurs de l'histoire du cinéma. Il tourne ainsi ensuite dans L'éclipse (1962) de Michelangelo Antonioni, où il partage l'écran avec la belle Monica Vitti, puis retrouve à nouveau Visconti pour Le Guépard (1963), film sublime et crépusculaire sur la mort de l'aristocratie sicilienne à la fin du 19ème siècle. Delon, en second rôle aux côtés de Burt Lancaster, y imprime à nouveau sa présence trouble qui n'aura sans doute jamais été aussi forte que chez les maîtres italiens.

Avide de reconnaissance artistique et populaire, Delon entame alors une carrière ambitieuse où en se diversifiant il prend le risque de se perdre, même au-delà de son métier (chevaux de course, compagnie aérienne). Durant les années soixante, il retrouve René Clément sur Paris brûle-t-il ? (1966), puis tente une incursion américaine sans réelles conséquences : Once a Thief (1965) de Ralph Nelson, Last Command (1966) de Mark Robson, Texas Across the River (1966) de Michael Gordon, plus tard Scorpio (1973) de Michael Winner. Il joue également dans l'un des premiers films d'Alain Cavalier, L'insoumis (1964) où il est un légionnaire déserteur embarqué dans un kidnapping organisé par l'OAS. On le croise aussi dans le psycho-psychédélique et sexy The Girl on a Motorcycle (1968) de Jack Cardiff. Enfin, en 1967, il tourne pour la première fois avec Jean-Pierre Melville, le maître du polar français qui lui offrira parmi ses rôles les plus sobres, froids, épurés. Il joue ainsi dans Le Samouraï (1967) qui plus tard traumatisera les meilleurs cinéastes hongkongais comme Johnnie To et John Woo, puis Le Cercle Rouge (1970), et enfin Un flic (1972), dernier film de Melville, œuvre presque bresonnienne et fascinante où Delon est exceptionnel.

Entre élitisme et grand public


Toute sa carrière traduit le désir de séduire à la fois le grand public et la fine fleur intellectuelle. Il commence ainsi à produire ses films à partir de L'insoumis, pour stopper pratiquement au milieu des années 1990 avec Un crime (1993). Seulement sa dualité le pousse parfois autant à s'immiscer dans un projet jusqu'à vouloir influencer la mise en scène du réalisateur (notamment ses productions commerciales) autant qu'à se retirer modestement devant un artiste qu'il estime. Sur Monsieur Klein (1976) de Joseph Losey, il laisse le cinéaste le diriger. Construit comme un labyrinthe sur l'identité avec l'occupation française en toile de fond, le film permet à Delon de composer l'un de ses meilleurs rôles, peut-être l'un des plus complexes. Mais Monsieur Klein est presque une parenthèse au milieu d'autres titres moins mémorables qui lui servent à imposer sa figure. Si on peut encore trouver des qualités dans ses films avec Jacques Deray qui vaudront beaucoup dans sa popularité (La piscine, Borsalino, puis ceux qu'il produit : Borsalino et Co., Flic Story, Trois hommes à abattre), il est plus difficile de défendre ses productions plus tardives comme Le Battant (1983) qu'il co-réalise, ou ses navets tels que Le passage (1986) de René Manzor ou Dancing machine (1990) de Gilles Béhat.

Les années soixante-dix et quatre-vingts ont sans doute participé à la postérité d'Alain Delon, seulement à cette époque ses meilleurs rôles semblaient déjà derrière lui, ce que lui rendra un public plus très réceptif à son aura finissante. On passera par exemple sur sa glorification un peu réac du flic où il avoue sa conception simpliste de la société, comme dans Pour la peau d'un flic (1981) qu'il réalise, Le choc (1981) de Robin Davis ou encore Parole de flic et Ne réveillez pas un flic qui dort (1988) de José Pinheiro. Son égocentrisme et sa fascination pour le pouvoir n'ayant jamais donné les meilleurs oeuvres de sa filmographie, sans doute même les pires lorsqu'elles ne sont pas dirigées par un auteur doué. Par contre on se souviendra, quoiqu'on soit encore très loin de Visconti, Losey ou Antonioni, de ses films avec José Giovanni : Deux hommes dans la ville (1973) et Le Gitan (1975) ; de Mélodie en sous-sol (1963) et Le Clan des Siciliens (1969) d'Henri Verneuil ; ou encore de La Veuve Couderc (1971) de Pierre Granier-Deferre et Traitement de choc (1973) d'Alain Jessua.

De l'essoufflement au déclin


Au tout début des années 1990, alors que sa carrière s'essouffle manifestement, qu'il ne trouve aucun réalisateur capable d'exploiter son talent et que lui-même ne cherche plus à le mettre en valeur, Jean Luc Godard lui offre le rôle principal de Nouvelle vague (1990). Mais le film n'est qu'une pause, très vite Delon renoue avec des productions médiocres (Le retour de Casanova, L'Ours en peluche), jusqu'à l'irregardable Le Jour et la nuit (1997) de Bernard Henri Levy. Désormais figure médiatique du paysage franco-français, jusqu'à la caricature, Patrice Leconte tente néanmoins d'en user en le couplant à Jean Paul Belmondo dans Une chance sur deux (1998), sans succès. Puis Delon se tourne vers la télévision avec Fabio Montale (2003) et Frank Riva (2003-2004) qui ne participent pas à redorer son image. Ce que semble confirmer son dernier rôle en date dans Astérix aux Jeux Olympiques (2008), giga production française qui ne semble pas contredire le déclin de sa carrière.

Photos d'Alain Delon




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Amis/Famille Romy Schneider, Mireille Darc

Alain Delon : vos commentaires

chirs (invité)   03 Avril 2007 à 15:54   

une pièce immense avec deux acteurs immenses. Monsieur Delon est exceptionnel, il se dégage, lors de son entrée sur scène une émotion palpable dans la salle. un bonus supplémentaire, le jour où je suis allé voir la pièce, j'ai le privilège de le rencontrer avant son entrée au théâtre, et il m'a signée une photo du Clan... j'ai rencontré la légende, LA STAR.... la vraie, la seule..... Un seul mot : Continuez monsieur Delon..

JPM (invité)   19 Mars 2007 à 12:40   

La DEROUTE de MADISON ! Tt a dû commencer par un raccourci qu'il n'a jamais trouvé : le harakiri du Samouraï avant le comble ds Astérix aux Jeux Olympiques où là, il n'y aura + que La Vache Qui Rit...

Nillou (invité)   07 Mars 2007 à 10:24   

Exceptionnel et sublimissime Alain Delon dans sa nouvelle oeuvre : Sur la Route de Madion. Mireille Darc y est magnifique à ses côtés. On croit en cette histoire d'amour, le jeu est remarquable, les décors magnifiqus, c'est le plus grand moment de 2007 qu'il ne faut pas râter. Delon est à la hauteur du mythe et de la légende qu'il représente. Merci pour ce spectacle, que celui ci ne s'arrête jamais.

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