Alex de la Iglesia




Avec Crimes à Oxford, Alex de la Iglesia délaisse l'humour potache et irrévérencieux pour un thriller plus classique. Si le résultat est moins iconoclaste que dans ses oeuvres espagnoles, le réalisateur semble décidé à poursuivre une carrière anglo-saxonne.

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Un film sur la vérité ?

Je suis un grand sceptique. En fait, je ne crois en rien. Quand j’étais jeune, j’ai étudié la philosophie à l'université avec des prêtres, des Jésuites. Peut-être est-ce à cause de ça que je ne crois plus en rien désormais… Mais je crois en la douleur. C’est une des choses que personne ne veut connaître, mais ça existe et il n’est pas vraiment nécessaire de prouver la réalité de la douleur. L’autre chose en laquelle je crois est l’amitié. Plus que l’amour, je crois en l’amitié.

Influences américaines
J’adore le cinema américain. J’adore les genres comme le western, le thriller, j’adore les comédies américaines. Mais le problème c’est que je ne suis pas américain, et la façon dont j’essaie de faire les choses est différente de la façon dont ils aiment les faire. J’essaie vraiment de faire ce genre de films, avec un autre point de vue. Le problème, c’est que c’est difficile à faire.

Prochain projet
Quand vous travaillez dans le cinéma, vous n’avez jamais un seul projet, vous en avez peut-être cinq en tête. Ce n’est pas facile de trouver l’argent pour faire un film. Grâce à ce film en langue anglaise, je vais peut-être trouver l’argent pour faire de plus gros films. Et en ce moment, je travaille sur un projet qui me tient à coeur car j’adore les bandes dessinées. Et une de mes préférées est Blake et Mortimer. Je travaille sur une version de La Marque Jaune. C’est mon rêve, j'en suis très fier.

Damien Leblanc.

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