Avant de se diriger vers le cinéma, Alice Taglioni débute en musique. Formée au Conservatoire national de Paris, elle se dirige vers une carrière de pianiste mais ne se sent pas à sa place, trop coincée. Elle décide donc de prendre des cours de comédie et se passionne rapidement pour le théâtre et le cinéma. Au début des années 2000, elle décroche ses premiers rôles. Quelques petites apparitions anecdotiques d'abord :
Quatre copains (Stéphane Kurc, TV. 2001),
Ton tour viendra (Harry Cleven, TV. 2002), puis elle se fait remarquer dans le sympathique mais un peu raté,
La Bande du drugstore (François Armanet, Id), chronique amoureuse et nostalgique sur fond d'initiation sexuelle.
Avec son physique passe partout mais non dénué de charme, finalement pile dans les critères populaires (genre mannequin Redoute), la belle blonde va rapidement se faire une place sur les écrans français. Dès 2002, elle ne cesse donc plus de tourner, et enchaîne
Décalage horaire (Danièle Thompson, Id), mauvaise comédie jet lag avec le pénible
Jean Reno et une
Juliette Binoche en transit ;
Brocéliande (Doug Headline, Id), ridicule petit slasher breton ;
Le Pharmacien de garde (Jean Veber, 2003), thriller pas terrible où les acteurs s'égarent dans une mise en scène indigeste ;
Le Coeur des hommes (Marc Esposito, Id), comédie romantique au masculin un peu paresseuse, à l'esthétique de téléfilm, mais un joli succès public ; ou encore
Rien que du bonheur (Denis Parent, Id) avec le tellement drôle
Bruno Solo.
En 2004, alors qu'elle apparaît également au théâtre dans
Devinez qui ? Dix petits nègres, une adaptation d'
Agatha Christie par Sébastien Azzopardi mise en scène par
Bernard Murat, Alice Taglioni fait la rencontre de son futur compagnon, le comédien
Jocelyn Quivrin, sur le film (raté),
Grande école de Robert Salis. Si elle a rencontré l'amour, le succès vient à partir de
Mensonges et trahisons et plus si affinités... (
Laurent Tirard, Id), une comédie avec
Edouard Baer et
Clovis Cornillac. Dès lors, on lui offre des rôles de premier plan, ou des seconds rôles plus développés. On la retrouve dans le
Top Gun français,
Les Chevaliers du ciel (Gérard Pirès, 2005), évidemment nul mais un beau coup de pub pour l'armée française, où les avions sont mieux filmés que l'actrice, chacun son truc. Suit
Le Cactus, (Gérard Bitton et Michel Munz, Id) encore avec
Cornillac, encore une comédie sans intérêt.
Après une apparition dans le mauvais remake de
La Panthère Rose (
Shawn Levy, 2006), elle obtient le rôle féminin principal de
La Doublure (Id), peut-être l'un des films les plus ratés de
Francis Veber, avec
Dany Boon et
Gad Elmaleh. Abonnée aux navets ou la comédie mainstream, elle revient dans
L'Ile au(x) trésor(s) (Alain Berbérian, 2007), puis obtient naturellement un rôle dans le premier court métrage de son compagnon,
Acteur (Id). La même année, elle est à l'affiche de la comédie romantique
Détrompez-vous (Bruno Dega et Jeanne Le Guillo), puis enchaîne en 2008, avec son amoureux, sur
Notre univers impitoyable (Léa Fazer), comédie sociale aussi plate que creuse mais dont la promo a fait les beaux jours des médias. Elle est enfin l'épouse du célèbre cambrioleur Albert Spaggiari dans le premier film de
Jean-Paul Rouve, l'intéressant
Sans arme, ni haine, ni violence (Id), et enfin au casting de
Ca$h (Eric Besnard), une nouvelle comédie avec
Jean Dujardin.