Actrice et réalisatrice d'origine britannique, Andrea Arnold s'est fait connaître des festivaliers en 2006 avec son premier long métrage,
Red Road, prix du jury à Cannes. Comédienne pour l'émission familiale du samedi matin,
No 73 (1982 à 1988), elle passe à la réalisation en 1998 avec
Milk, un premier court-métrage, suivi de
Dog (2001) et enfin
Wasp (2003), récompensé aux Oscars. En 2006 elle est directement propulsée en compétition officielle à Cannes pour
Red Road, premier film du projet Advance Party. Inventé par Gillian Berrie, Lone Scherfig, Anders Thomas Jensen et
Lars Von Trier, le concept offre à trois réalisateurs de tourner leur premier film tout en les soumettant à une série de règles (mêmes personnages et acteurs d'un film à l'autre, chaque tournage est situé en Ecosse même si les réalisateurs sont libres de situer leurs intrigues ailleurs, entre autres). Dans
Red Road, Arnold s'intéresse donc à la vidéo surveillance et le réseau CCTV largement implanté en Angleterre. Elle développe, maladroitement mais avec une certaine ambition, une intrigue autour d'une employée de ce système fascinée par quelqu'un qu'elle observe par l'intermédiaire des caméras. Un récit sur l'indicible, parfois maîtrisé, mais auquel il manque un objectif clair et déterminé dans son exposition. Trois ans plus tard Arnold retrouve à nouveau le festival de Cannes et sa compétition officielle pour
Fish Tank (2009), l'histoire d'une adolescente rebelle en échec scolaire, qui lui vaut le prix du jury, ex aequo avec
Thirst, ceci est mon sang, de
Park Chan-Wook.