Andrew Stanton



Andrew Stanton Nationalité : américaine
Naissance : 03 décembre 1965 à Boston
Age : 43 ans
Métiers : Réalisateur, Scénariste de cinéma
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Andrew Stanton est l'un des piliers du Studio d'animation Pixar, à qui l'on doit une série intarissable de chefs-d'œuvre. Avant d'en arriver là, il étudie l'animation des personnages au Cal Arts (California Institute of the Arts), dont il ressort diplômé en 1987 après avoir réalisé deux films de fin d'études :  Somewhere in the Artic et A Story. A la sortie de sa formation, il travaille sur la série de Ralph Bakshi, Mighty Mouse, the New Adventures (1987), puis au Kroyer Films Studio où il participe à l'animation de Computer Warriors (1990). Il part ensuite rejoindre John Lasseter chez Pixar, studio alors créé par Steve Jobs qui a racheté et rebaptisé une division d'ILM. Ensemble ils vont créer ce qui sera le premier grand studio en images de synthèse de l'histoire du cinéma. Ainsi après une petite collaboration sur Luxo Jr (1991), un court métrage diffusé durant l'émission Rue Sésame, Lasseter et Stanton mettent en chantier leur premier long métrage d'animation, leur premier coup de maître, Toy Story (1995). Lasseter réalise, Stanton écrit le scénario, dessine les personnages et donne même un coup de pouce au doublage. D'emblée le style et l'univers Pixar sont posés, un mélange d'élégance invraisemblable et de maîtrise technique époustouflante qui connaît par cœur les plus grands classiques du cinéma américain pour en délivrer une relecture unique à travers le prisme de l'animation. Pour la première fois peut-être, les spectateurs découvrent un dessin animé capable de s'adresser à toutes les générations.

Car Toy Story, en plus d'être l'un des premiers cinémas cinéphiles de cette décennie où le public découvre en même temps Tarantino, va inventer une véritable formule Pixar. Outre une mise en scène héritée avec une immense lucidité du classicisme hollywoodien, le film étonne par la forme de son récit, à l'écriture aussi ciselée que ses personnages inoubliables et complexes. Pixar c'est toute de suite un cinéma de geek cultivé, une preuve de bon goût et des films soignés où chaque détail a été pensé avec une générosité et une méticulosité inédites. Alors que le public se lasse un peu de Disney qui tourne en rond, Pixar apporte une fraîcheur incroyable au cinéma d'animation qui soudainement n'est plus attendu que pour les fêtes de fin d'année où papa maman se paient la corvée d'emmener leur marmot.  Les films Pixar n'ont pas besoin de piller ailleurs leurs idées ou de recycler divers contes, ils sont modernes, s'inspirent de la culture populaire américaine tout en sachant raconter des histoires universelles dont les thèmes touchent toutes les cultures. Ils sont beaux, drôles, sensibles, incroyablement intelligents avec un sens du rythme à tomber par terre. Et si chaque film commence par un concept, celui-ci ne sert qu'à en explorer tous les possibles. C'est presque Hollywood tel qu'on croyait l'avoir oublié.

Tout le talent de Stanton et Lasseter reviendra donc rayonner sur les écrans dans leur seconde production, 1001 pattes (1998), qu'ils co-réalisent, puis Toy Story 2 (1999), peut-être encore meilleur que le premier opus, ainsi que Monstres et Cie (2001) où Stanton ne participe qu'au scénario. Mais c'est en 2003 qu'il connaît la consécration avec sa première réalisation en solo, Le Monde de Nemo, un carton planétaire récompensé de l'Oscar du meilleur film d'animation, une première pour le studio. L'histoire du petit poisson clown en forme de récit d'initiation fera rêver les petits et les grands tout en installant décidément Pixar comme le plus grand studio 3D. Depuis, on ne compte pas chaque année le nombre invraisemblable de films en image de synthèse des autres studios comptant capitaliser sur cette manne financière. La série Shrek de Dreamworks étant sans doute celle qui a le plus manifestement cherché à profiter de ce succès et du ton que Pixar à inventer. Racheté par Disney en 2006, le studio reste malgré tout le plus talentueux et Stanton l'un de ses meilleurs représentant. Ainsi est-il attendu pour son nouveau long métrage, Wall-E (2008), l'incroyable love story d'un petit robot compacteur de déchets et fan de Barbara Streisand que les humains ont oublié en quittant la terre. On l'aime déjà.

Photos d'Andrew Stanton



Andrew Stanton : dossiers et critiques

1. Wall-E d’Andrew Stanton (2008)

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