Anne Hathaway, un charme juvénile, une allure de princesse et un sourire lumineux. Autant de qualités qui feront d'elle prochainement, à n'en pas douter, l'une des actrices américaines les plus en vue. Fille d'une actrice et d'un avocat, elle se révèle très jeune passionnée par les arts : le chant, la danse et surtout la comédie. En parallèle de son cursus secondaire, elle étudie l'art dramatique au Papel Mill Playhouse dans le New Jersey tout en participant à de nombreuses pièces comme
Jane Eyre ou
Once Upon a Matress. Encore adolescente, elle rejoint par la suite le programme de la prestigieuse compagnie théâtrale new-yorkaise, The Barrow Group et parfait sa formation de danseuse au Broadway Dance Center. 1999 marque ses débuts sur petit écran : elle devient Meghan, la fille aînée de
La Famille Green, série diffusée sur la Fox durant une unique saison (1999-2000). Elle se fait alors remarquée par Disney.
L'année suivante, Anne décroche son premier rôle au cinéma dans
Princesse malgré elle (Garry Marshall, 2001), une comédie romantique produite par l'oncle Walt. Elle y incarne une jeune et timide Américaine se découvrant l'unique héritière d'un royaume lointain. Face à Julie Andrews, elle est resplendissante, toute en charme et naïveté. En dépit de sa mièvrerie confondante, le film remporte un joli succès, entraînant immanquablement une suite,
Un Mariage de Princesse (Garry Marshall, 2004). Entre temps, la jeune actrice fait ses classes dans le film d'aventure
The Other Side of Heaven (Mitch Davis, 2001) et le drame
Nicholas Nickleby (Douglas McGrath, 2002) ; use de sa jolie voix de soprano dans la version américaine du
Royaume des chats (Hiroyuki Morita, id), expérience qu'elle réitérera plus tard avec
La Véritable histoire du petit chaperon rouge (Todd Edwards, 2005) ; et enchante une nouvelle fois le jeune public avec
Ella au pays enchanté (Tommy O'Haver, 2004).
Cherchant vraisemblablement à fissurer son image de jeune fille modèle, elle accepte par la suite des rôles davantage ambigus, à l'image de l'apprentie caïd de l'inédit
Jeux de gangs (Barbara Koople, 2005) ou de Lureen, la cow-girl délaissée du western gay
Le Secret de Brokeback Mountain (
Ang Lee, id). Mais c'est en devenant l'assistante débordée de
Meryl Streep dans la comédie stylisée
Le Diable s'habille en Prada (David Frankel, 2006) qu'Anne révèle véritablement au grand public son talent naturel et sa joie de vivre. Un talent en éclosion que confirme l'année suivante le biopic
Jane (Julian Jarold, 2007) où elle incarne la future romancière à l'orée de ses vingt ans, formant avec
James McAvoy un couple bucolique absolument charmant.
Partenaire de Steve Carrell dans
Max la menace (Peter Segal, 2008), nouvelle version de la série télé créée par Mel Brooks dans les années 60, dans laquelle elle s'essaye au registre parodique, Anne sera aussi prochainement à l'affiche des comédies
Rachel Getting Married (
Jonathan Demme, id) et
Bride Wars (
Gary Winick, 2009) ainsi que du thriller
The Passengers (
Rodrigo Garcia, 2008) où elle mènera l'enquête pour la première fois de sa jeune et prometteuse carrière.