Parfois je doute soudainement de la raison qui me pousse à faire des films, mais je suis également très attiré par l'idée de fabriquer des images. ”
Fils d'artistes peintres, convertis en marchands de meubles, Atom Egoyan sort diplômé de l'université de Toronto en 1982, avec déjà quatre courts-métrages à son actif. Après avoir pensé au théâtre, il s'oriente vers le cinéma :
pour moi, le cinéma c'est ça ; il s'agit d'utiliser les merveilleux outils que sont l'image, la structure et le son pour traduire ce que vivent les personnages, et ce qu'ils font.
Il se fait remarquer au festival de Sundance :
Howard in Particular,
After Grad With Dad,
Peep Show,
Open House traitent déjà de thèmes qui lui sont chers et qu'il continuera d'aborder par la suite : voyeurisme, schizophrénie, fétichisme et obsession. Il réalise ainsi en 1987
Family Viewing qui marque un tournant dans sa carrière.
En 1991, sa notoriété est internationale : il a enchaîné diverses expériences artistiques dans une volonté toujours plus grande d'approfondir sa recherche cinématographique et il réalise son quatrième long métrage,
The Adjuster, qui reçoit un prix de 25 000$ au Festival des Festivals. En 1993, Atom Egoyan sort deux films importants :
Calendar, qui lui permet d'effectuer un retour à la vidéo et
Exotica, qui reçoit le prix International de la critique au Festival de Cannes. En 1997,
De beaux lendemains, l'adaptation d'un roman de
Russell Banks, reçoit le Grand Prix du Jury à Cannes.
Atom Egoyan s'intéresse ensuite à l'histoire de l'Arménie dans le sensible
Ararat, qui met notamment en scène
Charles Aznavour. En 2005,
La Vérité nue plonge dans le côté sombre du show bizness américain des années 1960 et 1970...
En 2008,
Adoration est sélectionné au
Festival de Cannes.