Benicio Del Toro



Benicio Del Toro Vrai nom : Benicio Monserrate Rafael Del Toro Sanchez
Nationalité : portoricaine
Naissance : 19 février 1967 à San German, Porto Rico
Age : 42 ans
Je voudrais incarner un personnage qui s'habillerait en costard et aurait la fille à la fin du film.
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Il a quelque chose d'une beauté monstrueuse, inquiétante et fascinante, complexe et entière, raffinée et abîmée. Benicio Del Toro a plus que du charisme, un charme sans égal ou une gueule unique, il a une présence magnétique dont se dégage une extrême bienveillance et la marque des incertitudes les plus sourdes. Animal timide, cet enfant de Porto Rico, né dans une famille d'avocats, pose ses bagages aux Etats Unis après le décès de sa mère quand il a neuf ans. Depuis la Pennsylvanie il vit des jours tranquilles, son père l'inscrit dans une pension le préparant aux plus grandes universités, car il espère que comme lui, il fera une brillante carrière d'avocat. Sur ses conseils, une fois le lycée terminé, Benicio part pour San Diego où il intègre l'Université de Californie. Mais il se révèle vite davantage passionné par ses petites expériences au théâtre dans le cadre de l'université plutôt que ses cours d'économie. Il décide alors d'abandonner cette carrière toute tracée et part étudier l'art dramatique sous l'égide de Stella Adler et Arthur Mendoza à Los Angeles, puis à la Circle in the Square Acting School de New York.

Un acteur pour auteurs


Benicio fait ses premières apparition à l'écran à la télévision dans un épisode de Miami Vice, Everybody's in Showbiz (1987), puis obtient un petit rôle dans Big Top Pee-Wee (Randal Kleiser, 1988), la comédie familiale basée sur le personnage Pee-Wee Herman, interprété par Paul Reubens. Un an plus tard, il se fait remarquer comme homme de main psychopathe face à James Bond dans Permis de tuer (John Glen, 1989), un épisode au ton justement très Miami Vice dans lequel il finira d'une mort atrocement violente. Après quelques années d'errance et une première rencontre avec Sean Penn sur The Indian Runner (1991), il retrouve John Glen qui lui confie un rôle dans son nanar Christophe Colomb (1992), où il a la chance de côtoyer quelques stars comme Marlon Brando, Tom Selleck et la belle inconnue ou presque, Catherine Zeta Jones, qu'il croisera plus tard dans Traffic. Suivront une apparition chez Bigas Luna aux côtés de Javier Bardem dans Macho (1993), chez Peter Weir dans Etat second (Id) face à Jeff Bridges ; puis un second rôle dans le thriller Lune rouge (John Bailey, 1994) avec Ed Harris, et un autre face à Kevin Spacey dans le corrosif Swiming With Sharks (George Huand, Id). Acteur qu'il retrouve un an plus tard dans le film qui va le révéler au grand public, Usual Suspects (Bryan Singer, 1995). Son interprétation lui vaut sa première récompense, l'Independent Spirit Awards du meilleur second rôle.

Dès lors, sauf très rare exception (The Fan de Tony Scott en 1996), Benicio se tiendra éloigné des grosses machines hollywoodiennes. Il préfère s'en tenir à un cinéma d'auteur, s'investir pour des cinéastes ou des projets qui l'intéressent, qu'il aime ou qu'il souhaite défendre. Ainsi après son prix d'interprétation à l'Independent Spirit Award pour Basquiat (Julian Schnabel, 1996), biopic du célèbre peintre membre de la Factory de Warhol, il rejoint le casting de Nos funérailles (Id), du farouchement indépendant et totalement newyorkais Abel Ferrara. Il enchaîne sur Excess Bagage (1997), une comédie romantique de Marco Brambilla, auteur ayant commencé dans le giron du blockbuster hollywoodien pour finir dans l'art contemporain à New York. Peut-être une raison de sa présence au casting de ce film produit et avec Alicia Silverstone, où l'on retrouve également Christopher Walken, que Benicio croisait un an plus tôt chez Ferrara. Toujours prêt à s'investir dans ses rôles, il prend ensuite une vingtaine de kilos pour jouer l'avocat samoan de Johnny Depp dans Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1998), l'adaptation du livre culte de Hunter S. Thompson, inventeur du journalisme gonzo. Quoique le film n'arrive jamais à la hauteur d'une seule page du livre, l'interprétation tout en excès délirant de Del Toro est inoubliable.

L'homme loup doux comme un agneau


Sa seule présence, silencieuse ou presque mutique suffisant à créer quelque chose à l'écran, il n'a pas besoin d'un grand rôle pour s'imposer ensuite dans Snatch (2000), comédie policière du pénible, prétentieux et déjà has been Guy Ritchie. Suivra The Way of the Gun (Christopher McQuarrie, Id), un premier film aux échos de Peckinpah, puis Traffic (Steven Soderbergh, Id). Même si ce thriller choral s'avère franchement médiocre avec du recul, Del Toro y reste absolument sublime, son Oscar de la meilleure interprétation n'est pas volé, on ne voit que lui dans cette œuvre au parti pris esthétique aux semelles de plombs. Le film lui rapporte par ailleurs une pluie de récompense : BAFTA, Ours d'argent à Berlin, Golden Globes, Toronto, Vancouver, entre autres. L'année suivante l'acteur retrouve Sean Penn pour l'angoissé The Pledge (2001), puis choisissant ses rôles avec économie, il rejoint le vétéran des seventies William Friedkin pour le génial Traqué (2003), une histoire de chasse à l'homme à laquelle il donne une force primitive et une bestialité humaine inoubliable. Sean Penn toujours qu'il côtoie partiellement dans 21 Grammes (2003) du très surestimé Alejandro Gonzalez Inaritu. On lui pardonnera sa performance excessive dans un film débordant lui-même d'une lourdeur sans commune mesure.

Après deux nouvelles années d'absence, il prend le pari risqué de s'illustrer dans Sin City (2005) de Frank Miller et Robert Rodriguez. Un pari osé mais rempli puisque le film est un succès auquel Del Toro donne du poids par sa présence dans cet océan d'images numériques. Deux ans encore l'espace de Nos souvenirs brûlés (2007), mélo dégoulinant de Susanne Bier dans lequel il joue un héroïnomane sauvé de la dope par Halle Berry. Une autre performance plutôt prévisible qui évite de peu la caricature. Il s'impose enfin en Che Guevara dans le controversé dytique de Steven Soderbergh, The Argentine et Guerilla (2008), pour lequel il remporte des mains de son ami Sean Penn le prix d'interprétation à Cannes. Il est enfin attendu dans The Wolf Man (Joe Johnston, 2009) où comme son titre l'indique et sous une tonne de make up, il joue un homme loup. Un film qu'il produit et réalisé par l'auteur du très vite oublié Jurassic Park III. A noter aussi qu'il est l'auteur d'un court-métrage qu'il a écrit, Submission (1995), avec Matthew McConaughey.

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Amis/Famille Kevin Spacey

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