Benoît Jacquot



Benoît Jacquot Naissance : 05 February 1947 à Paris
Age : 62 ans
Métier : Réalisateur
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Benoît Jacquot, cinéphile, intellectuel, débute très tôt au cinéma comme assistant. De Bernard Broderie d'abord, au milieu des années soixante, sur un film de la série Angélique, puis, entre autres, de Marguerite Duras (Nathalie Grangier, Indian Song), dont il conservera un temps l'influence : rigueur du cadre, sens de la durée, économie des plans. Réalisateur pour l'INA à ses débuts (Jacques Lacan : La psychanalyse 1 & 2, 1974), il choisit d'adapter Dostoïevski pour son passage au cinéma, L'Assassin musicien (1975), bientôt suivi des Enfants du placard (1981), où l'on distingue notamment son admiration pour Fritz Lang. Dès ses premiers films on découvre un cinéaste exigeant, analytique, construisant des œuvres dépouillées, théoriques, austères, bressoniennes. Ses films ne touchent alors qu'un petit cénacle de critiques ou de spectateurs avertis. En 1981, bénéficiant d'un budget plus conséquent, il tente de toucher un plus large public avec une adaptation d'Henry James, Les ailes de la Colombe, un mélodrame vénitien avec Isabelle Huppert qu'il assèche de toute forme de romantisme. A partir de 1982, Jacquot retourne travailler pour l'INA (Une villa aux environs de New York, 1983), adapte un roman de James Gunn, Corps et biens (1986), avec Lambert Wilson, puis réadapte Henry James en passant par la pièce de Marguerite Duras pour La Bête dans la jungle (1988, TV). Théâtre toujours avec l'adaptation télé d'Elvire-Jouvet (Id, TV), puis cinéma à nouveau pour Les Mendiants (Id), sur un scénario co-écrit par Pascal Bonitzer. Sans grand succès.

Après des débuts discrets, Jacquot renaît en 1990 avec La désenchantée, qui tout en révélant la jeune Judith Godrèche, ouvre également la porte de ses portraits de jeunes filles qu'il prolongera avec Virginie Ledoyen dans La fille seule (1995) puis Isild le Besco pour A tout de suite (2004), actrice qu'il avait déjà révélé dans le nullissime Sade (2000), et qu'il retrouvera pour L'Intouchable (2006). La reconnaissance critique et publique du premier le remet alors en selle. En 1997 Jacquot obtient son premier succès commercial avec Le Septième ciel, où il traite du couple sur fond d'hypnose. Enchaînant sur Marianne (Id) de Marivaux, il adapte Mishima pour L'école de la chair (1998) avec Isabelle Huppert et en compétition en Cannes. Théâtre toujours, Marivaux encore, pour son essai, La fausse suivante (2000), où il tente de réinventer les règles de la captation : on touche alors malgré la volonté de renouveler les enjeux esthétiques un certain académisme. Expérience et exercice de style qu'il prolonge ensuite avec l'opéra pour Tosca (2001). Les actrices ou acteurs de tous bords se bousculant à sa porte, il fait tourner Isabelle Adjani dans Adolphe (2002), où il traite de l'un de ses sujets de prédilection, le sentiment amoureux. En 2006 avec A tout de suite Jacquot fait délirer la critique : tourné en noir et blanc et en DV, avec une image de Caroline Champetier et une musique de Tangerine Dream, le film est encensé pour sa jeunesse, son audace et son étrangeté. Rarement l'auteur n'aura été aussi fédérateur.

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Personnalités associées à Benoît Jacquot

Collaborations Sandrine Kiberlain, Mathieu Amalric, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Isabelle Adjani, Romain Duris, Virginie Ledoyen, François Berléand, Benoît Magimel, Vincent Lindon, Judith Godrèche, Fabrice Luchini, Isild le Besco, Julie Gayet, Lambert Wilson, Jean Yanne, Marianne Denicourt, Sylvie Testud, Jeanne Balibar, Danielle Darrieux

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