Posté par Damien L. le 20.11.09 à 10:11 | tags : berlinale, bande annonce, réalisateur, festival

On a appris hier que le cinéaste allemand Werner Herzog présiderait le jury du 60ème Festival du Film de Berlin, qui se tiendra du 11 au 21 février 2010. Le communiqué de presse officiel présente Herzog comme « l'un des plus importants réalisateurs du cinéma d'auteur » et « l'une des personnalités essentielles de la Nouvelle Vague Allemande ». Il sucède à l'actrice Tilda Swinton, qui présidait le jury de la Berlinale 2009.
Werner Herzog a réalisé près de cinquante films, parmi lesquels figurent les mythiques Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo, ainsi que les documentaires Grizzly Man et Encounters at the End of the World (nommé aux Oscars 2009).
Le cinéaste effectuera en 2010 un véritable retour en force, puisque deux nouvelles réalisations anglophones sortiront en salle : Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (avec Nicolas Cage et Eva Mendes) sortira le 3 mars, quelques mois avant My Son, My Son, What Have Ye Done (avec Michael Shannon, Willem Dafoe et Chloë Sevigny); ce dernier film s'inspire de l'histoire d'un homme qui transposa dans la réalité une pièce de Sophocle, en tuant sa mère d'un coup de sabre.
Voici les bande-annonces des deux films en question :
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Posté par Damien L. le 19.11.09 à 14:13 | tags : réalisateur, documentaire
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Né il y a plus d'un demi-siècle, le Mouvement de Méditation Transcendantale a pour projet d'« ouvrir les portes de l’illumination à chaque individu et amener l’invincibilité, la paix, la prospérité, le bonheur et l’absence de négativité et de souffrance à tous les pays ». L'enseignement de Maharishi Mahesh Yogi a séduit les Beatles et les Beach Boys en leur temps, avant de conquérir des cinéastes comme Clint Eastwood et David Lynch. Il y a quelques années, le réalisateur de Mulholland Drive s'était ainsi fortement impliqué dans une levée de fonds de 7 milliards de dollars pour financer un système d'éducation rattaché à la philosophie de Maharishi.
Selon le site NME, David Lynch se rendra en Inde dès le mois de décembre pour commencer son documentaire. On s'inquiète évidemment de voir le cinéaste emprunter un virage à la Tom Cruise, mais David Lynch parle pour l'instant d'un film qui comportera "beaucoup d'éléments abstraits".
Le film relèvera-t-il du vulgaire acte de prosélytisme ou offrira-t-il une pure oeuvre d'art détachée de toute propagande ? Wait and see...
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Comme les producteurs du film le soulignent dans un communiqué, il avait pourtant été pris soin de ne pas faire figurer de cigarette sur cette affiche - ce qui, pour un film sur Serge Gainsbourg, était déjà une grosse concession. Pas de cigarette, mais de la fumée, qui sort de la bouche d'Eric Elmosnino, et ça suffit à la RATP pour juger irrecevable l'affiche du film.
Les raisons de cette intransigeance bornée restent floues.
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Posté par Damien L. le 18.11.09 à 17:31 | tags : you tube, bande annonce, réalisateur
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En promotion à Paris la semaine dernière, le réalisateur du Parrain a répété qu'il avait entamé une nouvelle carrière en 2007 avec L'Homme sans âge et qu'il se sentait plus jeune et indépendant que jamais. Désireux de communiquer avec le public français, Francis Ford Coppola a ainsi prolongé sa master class au Forum des images afin de répondre au maximum de questions de spectateurs ; le cinéaste a notamment pu affirmer son amour pour les oeuvres de Kurosawa et Ozu et s'est dit confiant quant à l'avenir du cinéma d'auteur.
Tourné en Argentine, Tetro évoque les retrouvailles entre deux frères qui ne s'étaient pas vus depuis plus de dix ans. Voici la bande-annonce sous-titrée :
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Posté par Van le 18.11.09 à 17:01 | tags : cinéma fantastique
Parmi les grandes figures venues du cinéma d'épouvante ou fantastique, le vampire est celui qui aura connu le plus de succès et une longévité forçant à croire qu'il est bien immortel. Des génies du muet aux cinéastes les plus réputés en passant par les maîtres de la série B ou quantité de nanars, le vampire traverse l'histoire et les films, indémodable. Décliné à toutes les sauces et s'adaptant à chaque époque, il est surtout un beau prétexte théorique ouvrant à de multiples axes de lectures, des plus simplistes et sensationnels aux plus complexes et métaphysiques. Le vampire fascine et le vampirisme est un thème intarissable. La preuve.
Voir le diaporama des vampires au cinéma
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Posté par Van le 18.11.09 à 15:34 | tags : séance dailymotion
Parmi les vidéos sélectionnées pour la Séance Dailymotion de demain au Cinéma des Cinéastes, Fluctuat a donc choisi un court métrage de Julien Rotterman, Salam & Love, qui esquisse une scène d'amour entre deux femmes, une Afghane et une soldate US.
Nous avons posé trois questions au réalisateur, pour en savoir plus :
- Quel est votre parcours ? Salam & Love constitue-t-il votre première réalisation ?
Après une carrière de créatif en pub, il y a maintenant plus de 2 ans que je me suis plongé dans ce qui est pour moi, mon destin... Écrire et faire des films. Ce court métrage est ma troisième réalisation, après une pub et un clip.
- Comment est venue l'idée du film ? S'agit-il de représenter des faits avérés ou de laisser libre cours à votre imagination ?
Ce film est avant tout, un extrait du long métrage que je suis en train d'écrire... L'histoire d'amour impossible et cachée, entre une Afghane martyrisée par le régime des Talibans et une soldate de l'armée américaine d'occupation. Ces faits ne sont pas avérés, ils sortent tout droit de mon imagination, mais nous le savons tous, la réalité dépasse très souvent la fiction.
- Savez-vous pourquoi les commentaires des internautes ont été désactivés sur votre vidéo ?
C'est moi qui ai désactivé les commentaires sur ma vidéo, car ça a très vite commencé à tourner au racisme, à l'homophobie et à l'antisionisme. Selon mon expérience, ce film touche avant tout les femmes car je l'ai tourné dans un esprit de sensualité et de pudeur. Le but était bien sûr de faire réagir sur de nombreux sujets tabous propres à notre époque mais pas d'en faire quelque chose de sexuel ou d'outrancier.
Pour mémoire, Salam & Love :
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Posté par Van le 18.11.09 à 11:10 | tags : casting, you tube, bande annonce, musique au cinéma

Il faut dire que le casting de ce cinéma-cabaret est impressionnant : le très rare Daniel Day-Lewis incarnera le metteur en scène Guido Contini en pleine crise existentielle, hanté par une jolie pléiade d'actrices - Nicole Kidman, Penelope Cruz, Marion Cotillard, Kate Hudson, Sophia Loren ou encore Judi Dench. Tout ce beau monde danse et chante dans un festival de pole dance, de flash et de froufrous.
On se méfie toujours un peu des comédies musicales, et s'inspirer d'un chef d'oeuvre classique c'est placer la barre très haut, mais les premiers avis, rapportés notamment par Ain't It Cool, sont franchement positifs et misent sur des nominations aux Oscars. Le premier film de Rob Marshall, Chicago, en avait raflé six en 2003.
La nouvelle bande annonce de Nine, qui met particulièrement en avant une Kate Hudson qui envoie, est assez classe :
Nine devrait sortir en début d'année prochaine. Pour la suite, Rob Marshall est annoncé à la réalisation du 4e volet de Pirate des Caraïbes.
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Posté par Damien L. le 17.11.09 à 11:48 | tags : cinéma des cinéastes, digima, séance dailymotion
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Le film choisi est Salam & Love de Julien Rotterman. La vidéo est sévèrement notée par les utilisateurs de Dailymotion et les commentaires des internautes ont dû être désactivés; situé en Afghanistan et montrant une étreinte entre deux femmes, ce court film cherche en effet à faire réagir, jusque dans sa pirouette finale.
Avec son décor fait de bougies kitsch et son recours au Trio pour piano Opus 100 de Schubert (musique utilisée dans Barry Lyndon), Salam & Love use de quelques facilités. Mais il a le mérite de bousculer les certitudes du spectateur en le faisant d'abord s'interroger sur la crédibilité d'une telle situation. Et si la scène paraît à première vue peu vraisemblable, on en vient ensuite à se demander pourquoi notre cadre de jugement et d'information nous pousse à penser cela.
Moins ludiques que d'autres vidéos, ces 2 minutes d'images renouent pourtant avec une vocation essentielle de l'Art : rendre visible ce qui est caché, déplacer les lignes de la représentation et faire naître le doute...
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Posté par Van le 17.11.09 à 10:50 | tags : production
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La distribution d'un film en salles est chose compliquée car coûteuse. C'est ainsi que certains grands films sortent, de guerre lasse, directement en dvd. Mais vous, petit internaute, pouvez faire quelque chose. Le site PeopleForCinema propose aujourd'hui de participer financièrement à la distribution d'un film, et d'être intéressé aux résultats.
Emanation de MyMajorCompany, un site qui propose un système similaire pour le lancement d'artistes musicaux, PeopleForCinema est destiné à lever des fonds auprès du public pour aider à financer la distribution de films en salles. Tout internaute peut investir entre 20 et 10 000 € en misant sur un film, quelques mois avant sa sortie en salles, et toucher une part des recettes dès les premières entrées. Trois distributeurs se sont pour l'instant alliés au site, Mars, Europacorp et Wild Bunch ; et le premier film à bénéficier du système sera Le Siffleur , comédie de Philippe Lefebvre en salles en janvier, qui espère lever 30 000 euros via PeopleForCinema. Nous pourrons par la suite investir dans le prochain film de Jim Sheridan (à qui l'on doit notamment les très beaux My left foot et Au nom du père), Brothers, avec Natalie Portman et Jake Gyllenhaal.
La société qui exploite le site, cofondée par le créateur de MyMajorCompany et par le fondateur de Cinemage 4, une importante société de financement de l'industrie cinématographique, prélève 10% sur les mises de départ, puis une part variable liée au succès du film en salles. L'internaute investisseur quant à lui, n'est pas sûr de rentrer dans ses frais, mais peut au mieux tripler sa mise, si le film sur lequel il a misé marche bien en salles, et accède à des avants-premières et autres avantages exclusifs.
Le tout est désormais de faire connaître le site, et de convaincre le public de participer. Pour ce faire, PeopleForCinema a lancé une vidéo mettant en scène Omar et Fred au bord de la rupture, ce qui était plutôt une bonne idée virale. La vidéo intégrale en revanche n'est pas franchement réussie :
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Posté par Slick Rick le 16.11.09 à 15:08 | tags : affiche


Le film de Lucas Belvaux joue la carte du clair obscur net et sans bavure. Entre ciel et enfer, la silhouette courbée d'Yvan Attal, découpée dans un fond symétrique et bicolore à la Scarface, évoque celle d'un homme déchu. Un rai de lumière braqué sur ses mains ligotées nous informe, tel un insert, de sa condition de prisonnier. "Jusqu'ici, c'était un homme de pouvoir", nous dit la tagline : son kidnapping semble signer sa perte, même si, symbolisé par la moitié livide de l'affiche, l'espoir de rédemption demeure.
Loin de la ligne claire et immobile de Rapt, l'affiche de Kinatay mise sur le mouvement et le flou. Autant Rapt pouvait faire penser - toute proportions gardées - aux peintures ultra-contrastées du Caravage (« il semble que les figures habitent dans une prison éclairée par peu de lumière qui vient d'en haut. », lui reprochait Stendhal), autant l'affiche du film de Brillante Mendoza se place lui sous le signe plus nuancé de Rembrandt. Comme chez le maître hollandais, qui aimait à extraire la lumière d'un fond brun par couches successives, le motif semble ici émerger progressivement des ténèbres. Les contours du visage masculin se confondent avec la nuit de Manille, les taches claires des lampadaires répondent aux tempes saillantes du héros. Dans ses traits sous tension, on peut lire l'inquiétude de l'homme traqué. A moins que ce ne soit lui, le criminel. Simples suppositions, car rien, pas même le titre (même en sachant que "Kinatay" veut dire "massacre" en philippin), ne nous livre le moindre éclairage.
Alors, plutôt clair obscur emprunt de théatralité ou contraste trouble et angoissant ? Les deux mon général.
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Jocelyn Quivrin avait tenu des rôles très divers dans des films qui l'étaient tout autant : des films et téléfilms en costumes (Lautrec, Jean de La Fontaine, le défi, Rastignac...), il était devenu Martien dans le Peut-être de Cédric Klapisch, détective dans L'Empire des loups de Chris Nahon, et passe de grosses comédies françaises (99 francs, Cash) à des films plus discrets (A l'aventure de Jean-Claude Brisseau) avec un détour par Hollywood (Syriana).
Il sera prochainement à l'affiche de l'excellent La Famille Wolberg d'Axelle Ropert.
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Posté par Damien L. le 14.11.09 à 10:00 | tags : you tube, bande annonce, festival de cannes

Après les remarqués John John et Serbis, le philippin Brillante Mendoza a présenté Kinatay au dernier Festival de Cannes, où il a reçu le prix de la mise en scène.
Passant rapidement d'une ambiance diurne et paradisiaque à une atmosphère nocturne et cauchemardesque, la bande-annonce offre un parfait aperçu de l'angoissant exercice de style qu'est Kinatay.
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