Sorties en salles du 13 décembre![]() Cette semaine, c’est un peu Noël avant l’heure : quelques miracles, des cadeaux plus ou moins inattendus et des gâteaux trop sucrés.
Le premier miracle, c’est Luc Besson qui déclare que Arthur et les Minimoys - qui aurait pu tout aussi bien reprendre le titre du dernier Tony Scott, Déjà vu (ill. gche), tant le réalisateur français nous montre une nouvelle fois que son seul talent est de savoir piquer à droite et gauche les recettes qui marchent - serait son ultime film. A l’annonce d’une telle nouvelle, certains – dont l’auteur de ses lignes - se réjouiront certainement. Ce serait néanmoins oublier qu’il nous a déjà fait le coup du grand départ et que, de toute manière, il continuera à sévir en tant que producteur. Aussi, plutôt que de fêter cette vraie fausse sortie, applaudissons Hors de Prix (ill. dte), un vrai miracle ou presque : une comédie française réussie, c’est suffisamment rare pour être célébrer. Mais pouvions-nous en attendre moins du talentueux Pierre Salvadori ? Il y a en effet des valeurs sûres qui nous déçoivent rarement. Comme d’ailleurs la nouvelle vague qui Outre Rhin creuse son sillon et marque son territoire discrètement mais sûrement. Après Montag, sorti il y a quelques semaines, c’est au tour de Requiem (ill.cent.) – un autre titre que le saint Luc des multiplexes aurait pu s’attribuer, tant il joue son va-tout avec le coûteux Arthur – de venir nous le rappeler. Un cadeau de Hans Christian Schmid, qui nous offre là une œuvre sombre mais habitée. Ce qui est loin d’être le cas de la plupart des films à l’affiche, y compris quand ils sont signés de réalisateurs prétendument talentueux ; en guise d’exemple cette semaine, La Flûte enchantée d’un Kenneth Branagh toujours aussi pompeux et prétentieux : une sorte de gros gâteau artificiel, qui n’a d’intérêt que sa musique, composée par un type qui ne manque pas de génie, lui. Pour finir, la vraie surprise, le vrai cadeau de la semaine : la réédition de El Topo, un western mexicain du délirant Alejandro Jodorowsky. Il nous vient de 1970, époque bénie où le cinéma pouvait se permettre quelques audaces dorénavant proscrites. Nostalgie de fin d’année, quand tu nous tiens… Autres sorties : Une jeunesse comme aucune autre, La Pacte du sang. Commentaires
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