De Guybrush, posté le 10.12.05 à 08:18
J'ai un peu honte de l'avouer, mais effectivement après avoir vu ce flash, le film devait être trop subtil, et je n'avais pas du tout compris ça. Je n'avais rien réellement compris du film. Vu le film une première fois gamin : rien compris mais diverti par le ballet. Vu une seconde fois ado : beaucoup apprécié la troisième partie, son côté angoissant, mais le sens du dénouement m'échappait toujours. Là, l'interpretation est cohérente, tout s'explique, et la structure devient limpide. Peut-être que si je l'avais vu 15-20 fois j'aurais fini par comprendre par moi-même, et par conséquent j'aurais vécu un moment très stimulant.
Ainsi ma curiosité et l'outil flash ont conjointement anéanti ma capacité à réflechir, j'espère que mon esprit en resortira intact pour une nouvelle ère :-) De van, posté le 12.12.05 à 13:23
L'idée est géniale, car je n'ai jamais rencontré personne qui avait vraiment compris ce film. Mais ce n'était peut-être pas à la hauteur de mes attentes, qui étaient fortes, il faut bien le dire : j'ai toujours été fascinée par 2001, mais peut-être en partie parce que je n'y comprenais pas grand'chose. Ce flash "rationnalise" un peu le chef d'oeuvre de Kubrick, sans toutefois apporter, de mon point de vue, d'énorme révélation. Ce qui m'avait toujours le plus intrigué, c'était le foetus dans l'espace à la fin. Et là, ils s'en sont tirés un peu trop facilement! L'interpétation qui en est faite est décevante. Personne ne voudrait se risquer à en tenter une autre?
De Spirit75, posté le 07.02.06 à 09:38
Bonjour : je vous signale un super livre qui approche de manière philosophique et esthétique le film. Pas facile d'accès (les questions abordées sont complexes). Ce livre explore l'importance des dimensions du temps et de l'espace dans le film.
Son titre : "2001 l'odyssée de l'espace: puissance de l'énigme" par Jean-Michel Bertrand, Éditions L'Harmattan, janvier 2006.
De Marc, posté le 01.03.07 à 01:22
Interprétation un peu trop anthropologique et pas assez métaphysique selon moi.
Pas vraiment d'explication à l'apparition du monolithe ("planté dans la nuit par un extra-terrestre", on l'imagine presque avec sa pelle et sa pioche ; l'objet est plutot venu seul, programmé, ou c'est un objet allégorique). Et dans quel but ? Si c'est un accélérateur de développement (ou même un observateur, mais un observateur exerce une influence), alors la soumission de l'homme au diktat de l'outil ne lui est pas nécessairement intrinsèque, elle a été entrainée par l'urgence née de cette incitation... Le progrès technologique n'aurait-il pas été plus "sage" s'il s'était déclenché et poursuivi à un rythme "naturel" ? On n'en sait évidemment rien mais il y a incohérence, me semble-t-il, entre une tentative d'explication humaniste (centrée sur l'homme et ses problèmes) et le facteur déclenchant venu de l'extérieur. Ce monolithe apparait effectivement, pour l'homme, comme une invitation, non pas à tester ses capacités de résistance au diktat de la machine, mais plutot à répondre à l'inéluctable appel du grand large, à explorer cet espace, sa galaxie, où se situent son origine, son destin, la connaissance de lui-même et de l'univers qui l'a produit, son avenir. Si cet appel est inéluctable, le succès de la réponse n'est évidemment garanti par aucun déterminisme. L'homme reste libre, et notamment libre d'échouer, les tribulations de nos héros avec Hal le montrent. Bowman semblant quand même effleurer l'ultime vérité au terme de son voyage...
De sophromob, posté le 07.04.07 à 16:50
Je n'avais pas vu le film... mais avais adoré le livre, alors ? Ben, j'ai envie de le relire, tout simplement !
De Yossh, posté le 09.05.07 à 14:40
Je n'avais rien pigé au film avant de voir l'anim' et bien dorénavant je trouve ce film furieusement énorme! j'ai enfin compris pourquoi on le considère comme culte!!! MErci
De bob, posté le 23.05.07 à 19:19
C' est une interpretation parmis d' autres, toutefois c' est la meilleure que j' ai vu et c' est peut etre la bonne...Mais bon, personne n' est dans la tete de Kubrick : ) j' avais interpreté le film de facon différente comme quoi l' homme évoluait, cherchait des réponses a des questions existentielles comme "qu' est-ce qu' on fait là", "qui ou quoi nous a créé" qu' est-ce que ce monolithe? Mais peut etre qu' il n' y a tout simplement pas réponse, ou qu' on n' a pas a le savoir... La folie des hommes a aller toujours plus loin, a savoir tout mais un moment tout nous dépasse, nos inventions (Hal) etc...Et l' on meurt, fin du voyage pour donner la vie a quelqu' un d' autre sans connaitre le fonctionement et après tout pourquoi? Ca marche si bien sans le savoir... Fin voila mon idée...
De letitdown, posté le 29.05.07 à 00:27
Bravo, mais l'enfant cosmique à la fin, vous aviez fumé, non?
De nad, posté le 25.07.07 à 01:30
j'ai trouvé ça très interessant. Est-ce que ça existe aussi avec d'autre films ?
Par exemple "Eraserhead" entre autres auquel j'avais rien compris la première fois.
(d'ailleurs j'ai pas eu le courage de le revoir depuis...)
Merci bien
De Skildy, posté le 20.08.07 à 19:59
Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
De Odin, posté le 12.09.07 à 09:52
Quelle interprétation basique !!
Lisez plutôt le roman.
Oui je sais : il faut lire et c'est plus trop "tendance" hein les "djeuns" ?
De NKO, posté le 12.11.07 à 23:18
Reponse à Odin: AhaHAha!!! Si t'essaies de faire le malin c'est rapé mec, les stats prouvent que c'est quand on est jeune (à partir du moment où l'on commence à lire jusquà la 20aine environ) qu'on lit le plus de livre.
De stef, posté le 12.11.07 à 23:22
Franchement nul a chier!!De stef, posté le 12.11.07 à 23:25
Kubrik en avait de la bonne a l epoque!!De Patrick, posté le 12.11.07 à 23:45
Pour ma part, je n'en retient que deux idées essentielles: L'homme face à Dieu
Le Monolite (Dieu dans mon immaginaire) va donner une première chance à l'homme: Il lui donne un outil et aussitôt... l'homme s'en sert pour tuer !
Son évolution lui permet d'aller jusqu'à créer un outil presque parfait puisqu'à sa propre immage (intelligence, émotion...), mais là encore... l'outil va tuer !
Dave en usant d'une Qualité propre à quelques hommes (courrage, altruisme et curiosité) va aller au bout jusqu'à retrouver le Monolite. Dave accepte sa propre mort. On peu penser que le foetus est une nouvelle chance d'évolution pour l'homme au contact du Monolite...
Plus Théologique que Philosophique dans mon esprit... quelque soit la Religion qu'on affectionne.
De Mandragore, posté le 13.11.07 à 00:04
Hum, les 3 personnes plus haut viennent de le matter à l'instant ou redécouvrir sur ce fameux film diffusé ce soir sur un chaîne...:p
Bref je me focalise sur le fin qui semble ouvrir le plus de perspectives différentes d'interprétation. Et si cet embryon n'était pas Bowman rejoignant la terre afin de redemarrer une vie, âme détenant un message : une nouvelle étape pour l'humanité, tel un prophète celle d'éléver la terre à la quatrième dimension?
Je te rejoins Patrick sur l'oeuvre théologique de ce film, indiquant que nous sommes que des âmes/corp physique et astral et que si vision pessimiste de Kubrick il y a c'est tout simplement l'inéductable recommencement qui nous amène vers l'auto-destruction de l'humanité...hum cf notre époque, ou bien les mythes ancien, la Mue, l'Atlantide :E
Kiss
De zedix, posté le 13.11.07 à 00:07
Je ne comprend pas vos questions : kubrick lui même vous donne la vraie explication :
« Vous êtes libres de vous interroger tant que vous voulez sur le sens philosophique et allégorique du film-et une telle interrogation est une indication qu'il a réussi à amener le public à un niveau avancé-mais je ne veux pas donner une grille de lecture précise pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre de peur de ne pas en saisir la signification[5] »
c'est la force de ce film, c'est qu'il n'y a pas une seule vérité unique, mais une vérité pour chaque spectateur, selon son convictions ses idéaux. les scènes sont tellement symbolique, que kubrick lui même ne pouvait en donner un sens universel. ce film relève de l'intuitif, et non de la reflexion. un vrai chef d'oeuvre
De Mandragore, posté le 13.11.07 à 00:21
Oui tu as raison, chacun doit y voire son message en fonction de ses sens divers, d'allumé à cartésien cependant si tu décides de suivre ton intuitif donc ton coeur pour ma part rien n'empèches de partager réflexion :p
Cf interview de Kubrick sur le passage de l'enfant
http://www.cndp.fr/Tice/teledoc/dossiers/dossier_2001odyssee.htm
De zedix, posté le 13.11.07 à 00:50
C'est ça le plus intéressant, c'est d'observer que chacun à une explication..et qui n'est pas plus mauvaise qu'une autre... cela nous prouve qu'il n'y a pas de vérité unique, et que chacun a une part de la réponse.
par contre, j'avais déjà lu cette interview, et l'explication très précise qu'il donne à son film peut suggérer une chose : est-ce qu'à partir d'une banale histoire de science-fiction, n-a-t-il donné une dimension supplémentaire, grâce à sa façon de raconter l'intrigue...il est évident que si ce film avait été réalisé par James Cameon, avec le même scénario, cela n'aurait pas posé autant de questions.
le fait que l'on se retrouve dans un film où l'on nous donne pas les réponses toutes cuites, mais que l'on doit les trouver par soi-même, donne une libre interprétion à cette oeuvre.. il y a très peu d'indice pour comprendre immédiatement..
personellement, je n'aurait jamais compris que cette pièce à la fin est le laboratoire extra-terrestre expliqué dans le livre.. c'était pour moi une continuité de son voyage hallucinatoire, un peu à l'image de sa vie qui se déroule devant lui avant de mourir...
De zedix, posté le 13.11.07 à 00:53
J'ajouterais que ce film est aussi intéressant : combien de personnes de votre entourage l'ont regardé plusieurs fois afin de le comprendre ? combien de personnes n'ont à peine regardé 30 minutes et le trouvent ennuyeux...
je trouve cela très révélateur de notre société actuelle...
De alexandrin, posté le 13.11.07 à 11:17
Bonjour à tous
Ce film est un réel chef d'oeuvre !. Je pense qu'il traite de sujets tellement divers que nous avons du mal à y trouver une trame réelle et une explication cartésienne: la vie, la mort, le progrès, la sauvagerie humaine, le pouvoir de la machine sur l'homme. c'est avant tout un film d'une grande poésie. Un hymne à la lenteur, à la contemplation. Ce qui fait une des particularités de kubrick c'est qu'il arrive à nous émouvoir sur des scènes qui paraissent simples(un stylo en apesanteur au début du film, des parents qui souhaitent un joyeux anniversaire à un astronaute seul, une station orbitale qui tourne au rytme des valses de strauss et tellement d'autres scènes !!), et cela sur la plupart des ses films. La qualité des angles, l'image envoutante, la musique extraordinaire qui accompagne le film, la paresse des protagonistes.....et puis vient ensuite LA REFLEXION. Le progrès est il un bien pour l'homme car, comme on le voit avec les singes, il sert à se battre, à tuer. d'ailleurs l'ordinateur du vaisseau tue aussi. Et puis cette recherche incessante sur le mystère du monolythe. Sagit -il d'une forme extra terrestre, du symbole de la mort....et de la renaissance ??? On ne sait pas. On pourrait écrire des pages et des pages sur ce film intemporel et visionnaire. Pour moi c'est le plus grand film de tous les temps !
De wishbone, posté le 13.11.07 à 11:47
Je pense que le thème principal du film est l'évolution de l'homme, comment dépasser différents stades.
Et dans ce sens, je pense que comme indiqué dans le lien ci dessus, la mort de l'homme à la fin et sa renaissance en foetus symbolise le passage de l'homme au surhomme, dernier stade de l'évolution connu qui nous renvoie directement à nietzche qui place l'homme sur un fil tendu entre l'animal (le singe au tout début) et le surhomme (la volonté de vouloir aller plus loin, de dépasser la nature humaine, de la transcender). Le surhomme étant vu comme une entité physique dans un premier temps, une machine qui ne fait pas d'erreurs, meilleurs que l'homme, capable aussi de sentiments, mais surtout capable de passer au delà des besoins primaires des hommes. Cependant cette incarnation du surhomme à travers la technologie s'avère etre un échec, hal n'est au final pas meilleur qu'un homme, il peut se tromper et tromper les autres. Le surhomme ne viendra donc pas de la technique, mais de la mort du corps et de l'élévation de l'esprit
Je suis donc aussi d'accord sur le fait que le film doit aussi etre abordé sous un angle plus théologique. Tout comme le disait (zarathustra) nieztche (dont la pensée imprègne le film), dieu est mort, ou plutot dieu doit mourrir pour que cette évolution vers le surhomme soit possible. Ainsi la mort de hal est une mort allégorique de dieu, de cette entité parfaite que l'homme ne pourrait pas atteindre lui meme, d'un dieu craint et tout puissant. (voir le dernier mot de hal).
Ce qui est formidable avec ce film c'est en effet les différentes interprétations possibles, là ou moi je vois le film comme l'évolution de l'animal au surhomme, d'autres le voit comme "l'inéductable recommencement qui nous amène vers l'auto-destruction de l'humanité".
Par contre le film n'est carrément pas parfait en lui meme, et je pense qu'il ne nécessitait pas autant de longueurs, et il n'aurait pas perdu à etre un peu plus bavard. La fin a très mal vieillie (le voyage dans les autres dimensions) et si à l'époque, filmer l'espace était impressionant, à notre époque, on n'y trouver a rien de très excitant... Reste le passage avec hal très réussi, assez angoissant, et puis c'est quand meme pas filmé par un manchot.
De scandinave, posté le 13.11.07 à 21:17
Un film énorme!! il entraîne presque involontairement dans une grande réflexion dont chacun arrive à trouver des conclusions différentes. malgré tout je trouve l'explication vidéo un peu incohérente, mais c'en est une parmi d'otr qui a le mérite d'être claire. je pense que je vais le revoir car j'ai l'impression d'éfleurer des idées sans les comprendre réellement.
De dav, posté le 15.11.07 à 10:27
Je viens de voir ce film pour la première fois et j'ai été assez déçu. Un début tout à fait ridicule fait de raccourcis qui ont dû faire hurler plus d'un préhistorien; une musique (en l'occurrence J. Strauss) qui est très marquée socialement (XIXe, cours d'Autriche, &c) et rythmiquement (c'est tout de même une valse) et dont on se demande ce qu'elle vient faire sur ces images (par ailleurs somptueuses); une réflexion sur l'intelligence artificielle éculée (mais sans doute ne l'était-elle pas à l'époque); je passe sur ces longues minutes où se succèdent des couleurs (vision new age d'un voyage métaphysique?); encore une fois, une intrusion dans un passé très marqué avec les pièces et le mobilier à la fin (quand bien même le sol est un peu « moderne »). Je ne peux vraiment pas me satisfaire du « ne prenez pas la chambre trop littéralement » ! J’ai un vieux doute sur le fait que S. Kubrick se permette ce genre de facilité. Il doit forcément y avoir un lien organique entre l’esthétique de cette pièce et la réflexion de Kubrick ; contenant/contenu ; corps/esprit : par bonheur, les choses ne sont pas aussi simples. Ça fait quelque part écho à Descartes et son criminel « je pense donc je suis » ; O & I ; noir & blanc, etc. Non, sérieusement, je doute que Kubrick ait une réflexion aussi primaire. De plus, cela réduirait l’humanité à l’Occident ; enfin on finit sur cette enfant, disons plutôt embryon : étoile, poche amniotique, terre, « Enfant cosmique » : c’est super fumeux tout ça. Les tenants du New Age doivent adorer. Personnellement je ne marche pas. Ma réaction est : tout ça pour ça ? Je n’arrive pas à croire que quelqu’un comme Kubrick donne dans ce genre de « philosophie » éculée. Et si « les explications » n’étaient pas accessibles par le seul niveau de l’intellect ? Reste que visuellement c’est absolument virtuose (comme toujours avec Kubrick). Et là où il y a une vraie réflexion intéressante, c’est sur la façon dont la gravitation à modeler notre cognition : tout à fait étonnant !
De fluodruide, posté le 15.11.07 à 21:00
Bonjour a tous, Je n'ai vu le film qu'une fois ,cependant ,meme si vous dites que kubrick est pessimiste, pour le feotus j'avais une autre explication.. qu'en pensez vous? Le seul homme qui reussit a combattre l'outil ,meme si a la base il lui a fait confiance né pas une sorte d'esprit éclairé?Est ce que le fait qu'il renaisse n'est pas le fait que certains esprits sont conscients de se qui se passe ,ou que meme chacun le sait. Que cet esprit est toujours present sur terre, ou au fond de nous? On se sent du moins "accoucher de son ignorance" non? on se rend enfin compte ,a la fin du film ,de la menace que représente l'outil.. qu'en pensez vous? Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi ils se dirigent vers jupiter.. ? Pensez vous qu'il y ait une pierre sur chaque planete ou suelement sur la terre et sons atellite? meric de vos reponses.
De fluodruide, posté le 15.11.07 à 21:09
Pour dav, je ne comprends pas ta derniere phrase "la gravitation a mondeler notre cognition"? Je suis pas tellement d'accord que visuellement ce soit un chef d'oeuvre... je trouve que certaines scenes sont bcp trop longues... (ex :les ocuchers de soleil au debut, l'arrivée des vaisseaux... les scenes avec les vaisseaux filmés dans l'espace...)
De dav, posté le 15.11.07 à 23:45
Fluodruide (j'adore ton pseudo), je pense en effet que notre cognition, notre appréhension du monde est profondément modelée par la gravitation. Cela peut sembler évident mais je trouve que Kubrick met cela en évidence d'une façon tout à fait magistrale: par exemple, lorsque cet homme court et, pour nous, à l'air de monter puis de descendre alors qu'il est évidemment toujours "à plat", comme nous le sommes ici bas. Je n'avais personnellement jamais réalisé cela à ce point. Je suis d'accord avec toi sur le fait que ce film n'est pas un chef d'oeuvre visuellement, je disais juste que certains passages sont vraiment virtuoses de ce point de vue. D'ailleurs, je trouve qu'il y a des choses tout à fait ratées avec cette soi-disant représentation de pré-humains. Je trouve le voyage dans les étoiles long et assez mauvais (mais sans doute faut-il ici se replacer dans l'époque) et je suis d'accord aussi pour dire qu'il y a des longueurs.
De alain, posté le 18.11.07 à 13:39
Allongé devant ma TV en grignotant et buvant.
J’ai découvert ce film étrange, impénétrable.
Ma curiosité excitée, je me suis levé et lancé le défit de comprendre.
Me dotant des outils les plus sophistiqués (ordi, net, google.... )
Je suis arrivé ici mais me suis retrouvé devant ce même mystère.
Je ne suis pas seul, semble t il, alors je me prends en photo
avec vous via ce petit message !
Apres avoir encore erré sans fin dans l’univers du net,
je me retrouve dans ma chambre bien vide soudain.
et je sais que jusque sur mon lit de mort, je resterai face à ce mystère.
Mais peut être mon fils ???
----------
Mes impressions :
L’un d’entre vous demande pourquoi les hommes partent vers Jupiter.
Jupiter (Jove pater ) est le dieu maître des dieux et des hommes.
Il a hérité de la terre et du ciel.
Le monolithereprésenterait le mystère de la vie dans l’univers,
que les hommes cherchent désespérément à comprendre par la technologie
ou par la foi ( voyage vers Jupiter )
La dernière image me paraît justement suggérer la vie immortelle
dans l’univers.
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Quand même, quel sadique ce Kubrick qui nous dit être LIBRES de spéculer
Alors qu’il nous contraint à errer sans fin dans nos spéculations
Bon je trouve tout ça assez marrant.
Au fait, Kubrick est il croyant ou athée ?
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:51
Il ya quelque chose dont personne ne parle: la fin de hal, aux abords de jupiter, avant "la " rencontre. on dirait que tout est programmé, qu'il n'y a aucun hasard: comme si le voyage-retour vers cette vision de sa propre mort était l'aboutissement de l'homme, incapable d'aller plus loin dans sa recherche sur le sens de la vie et de l'univers, parce qu'"on" ne lui en laisse pas la possibilité: ainsi, comme nous, dans l'interprétation de ce film magnifique, l'homme doit continuer à vivre sans savoir, car quel sens aurait la vie s'il n'y avait plus d'espoir de progrès, même si ce progrès et en même temps ce qui va conduire l'homme à sa perte...........
Bigre, kubrick, tu dois bien rire, où que tu sois................
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:55
plus que le progrès, je voulais dire que l'homme, sans quête de son graal, quel qu'il soit, est mort. Et peut-être qu'"on" décide à notre place du degré de connaissance auquel on nous laisse nous frotter...........
Maintenant, reste la nature humaine sur laquelle "on" ne semble pas avoir d'influence........
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:57
En tout cas, j'adore ce film...j'en fais sans hésiter l'un des tous meilleurs de tous les temps (cinématographiques.........)
De CMartelle, posté le 16.12.07 à 15:48
Je rejoinsSkildy, posté le 20.08.07 à 19:59 Kubrick selon moi aurait imaginé la menace de ce nouveau siècle venant de l'est ; ne voit-on pas le soleil se lever sur le monolithe., ce dernier étant le symbole de l'islam. Le monolithe est-il assimilable au monothéisme.?
Si nous laissons une seule religion triompher l'homme qui aura inventé l'outil sera soumis à un seul dieu. Il ne nous restera plus qu'à regarder la Terre au loin avec de "grands yeux" (observez le foetus à la fin).
Kubrick devait penser que la menace du nouveau siècle et donc du nouveau millénaire ne viendrait pas de nos propres inventions (pouvant par un simple tournevis être maîtrisée) mais de nos propres croyances ...
De Skildy, posté le 20.08.07 à 19:59
Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
De benji, posté le 29.01.08 à 06:38
Que de culture, de reflexion, afin d'éclairer un film si énigmatique, chacun de ces messages atteste le fait que Kubrick et (ou) Clarke ont tous deux signés un réel chef d'oeuvre. La profondeur, la valeur de celui-ci ne réside non pas dans sa réalisation mais dans les questions qu'il éveille en nous. Pour ma part, je suis assez séduit par l'interprétation faite autour de la pensée de Nietzsche. Bravo à ces deux artistes que sont Kubrick et Clarke et à tous les auteurs de ces précieux commentaires.
De benji, posté le 29.01.08 à 06:38
Que de culture, de reflexion, afin d'éclairer un film si énigmatique, chacun de ces messages atteste le fait que Kubrick et (ou) Clarke ont tous deux signés un réel chef d'oeuvre. La profondeur, la valeur de celui-ci ne réside non pas dans sa réalisation mais dans les questions qu'il éveille en nous. Pour ma part, je suis assez séduit par l'interprétation faite autour de la pensée de Nietzsche. Bravo à ces deux artistes que sont Kubrick et Clarke et à tous les auteurs de ces précieux commentaires.
De pingouinchti, posté le 31.01.08 à 20:44
je te remercie de ton explquation qui pourra faire regarder le film a certain de mes amis cependant tu oublie de prendre en compte les explications qui se trouve dans le livre et quel autre problémes. pour ma part je pense que kubrick explique que l'homme a besoin de sa technologie pour évoluer mai qu'il sen sert mal, que l'homme se sert de la technologie non pa pour evoluer vers de nouvelle connaissance mai pour lui permettre de vivre sans problémes avec le moin de tache possible et donc de devenir qu'un outil a la machine lui même. et pour le foetus a la fin c'est la figure méthaphysique la plus visible du film et tu es passer a coter. je suggére ts ceux qui veulent en savoir plus de lire le livre si ce n'est déjà fait.
Et je félicite qd méme les auteurs de cette explication qui et très bien faite.
De Tietie007, posté le 09.04.08 à 17:07
Un film singulier qui se distingue par quelques fulgurances formelles ...
De pluskat, posté le 30.04.08 à 16:24
Moi,j'ai trouvé que la derniere partie était aussi intéresante que angoissante surtout quand il y a le passage supraspatiotemporel à rétrofusion mais en c'est vrai qu'il a une drole de tronche bowman quand il se trouve entrainé dans l'immortalité et qu'il devient tout bébé mini à sa maman ! bon en redevenant sérieux,je n'ai pas compris le coup du monolhite car soit c'est un dieu soit c'est comme une quatriéme dimension ou encore une porte du temps qui l'a envoyé dans un futur lointain.mais moi je pense que c'est plutot la quatriéme dimension
De pluskat , posté le 30.04.08 à 16:30
COUCOU! c'est encore moi! ca y est j 'ai compris !aprés avoir envoyé mon premier message j'ai eu une idée! bowman a pu tout simplement s'évanouir dans son POD et a laissé partir son vaissau a la dérive!
De Renaud, posté le 23.07.08 à 03:35
L idee de "l enfant cosmique" est peut etre plus ds le sens
on vas cherchez loin ce qui est parfois a nos pied! lachez pise
De elbosco, posté le 06.08.08 à 21:58
Kubrik n'a meme pas pensé dans ce qui ne reste qu'une fiction plaisante , à nous montrer comment la "technologie" (je fais court) au fur à mesure de l'évolution va permettre à l'homme de comprendre comment il est apparut sur terre et pas plus-à savoir que dieu est une petite invention de fumeurs de moquette , que la civilisation (blancs judeochretiens)ce n'est pas la creation ,il oublit meme de montrer comment cette technologie risque le memer la civilisation et peut etre meme la creation à sa perte des qu'on dominera les process d'ADN.
Donc un petit filmriche eb pseudo visions , qui date énormément .
De dieu, posté le 13.09.08 à 21:47
J'adore ce film , j'ai du le regarder 10 fois. et si l'enfant cosmique etait l'oeuvre de l'homme ? dans ce cas l'homme serait dieu .
De dieu, posté le 08.10.08 à 13:38
Pigé?
De Okidor, posté le 02.12.08 à 18:41
Fabuleux film non ? Mais aussi fabuleux livre ... et fabuleuse nouvelle (la sentinelle) !
En fait je suis toujours stupéfait par les débats sur l'apparence des choses .... A mon sens toutes vos questions trouveront une réponse dans l'ouvrage d'Arthur C. Clarke ... tout le reste n'est que sensibilté ou interprêtation personnelle ... à force de se concentrer sur des détails on perd le sens du recul et de la "forme" .. Alors ne boudez pas votre plaisir et plonger vous dans la lecture constructive du livre
De dauphin_discret, posté le 01.01.09 à 16:14
Pour avoir vu le film 3 fois et lu la fin du livre (dans le but comme vous tous d'éclairer ma lanterne ^^), je pense que l'interprétation de l'animation flash est judicieuse mais pas unique. Il est évident que l'"Enfant des étoiles" est Bowman, mais que peut on penser de Discovery dont la forme rappelle celle d'un spermatozoïde ? Il ne faut pas oublier les connotations sexuelles, en plus des religieuses et philosophiques ! Il est également évident qu'il ne sagit pas de la principale symbolique, mais tout de même... A mon sens, HAL est une sorte de dieu, omniprésent et omnipotent, qui écrase les hommes, tandis que le monolithe est véritablement une "sentinelle" qui invite au voyage et à la découverte. Notez qu'on le retrouve sur Terre, puis sur la Lune et enfin dans l'infini de l'espace : toujours plus loin...
De kikou, posté le 01.02.09 à 21:55
je viens de découvrir ce film et je le trouve vraiment merveilleux et tellement riche.
sinon pour moi HAL à subit lui aussi une évolution ce qui expliquerait qu'il commette l'irréparable.
En effet, le vaisseau et ses passagers(dont HAL) s'approche de plus en plus de jupiter(et donc du 3ème monolithe).HAL aurait pu etre influencé par ce monolithe,comme l'ont été les singes,sans etre entré en contact physique avec cet objet étant donné qu'il s'agit d'une machine, peut-etre est-il plus réceptif. Ainsi ceci pourrait expliquer pourquoi HAL fait une erreur de diagnostic pour l'antenne.
Je m'explique, selon moi HAL grace à cette évolution serait devenue l'égal des hommes,capable de sentiments,de réflexions,d'hésitations et surtout...d'erreurs.En effet HAL dit qu'il ne s'explique pas cet erreur et que si erreur il y a,elle est forcément humaine.Or si HAL "pense" désormais comme un homme il se peut que comme l'homme il fasse des erreurs.Ceci expliquerait aussi pourquoi il est désormais attaché à sa "vie"(il ne veut pas etre déconnecté).
De LePape, posté le 03.04.09 à 09:26
Kubrick était bien clair : Il a voulu créer un film comme un compositeur aurait créé sa symphonie. Vous vous voyez donner une interprétation cohérente de la 9e symphonie de Beethoven ? Chacun a la sienne, et ce serait enlever de la grandeur à un tel chef-d'oeuvre que d'imposer une vision précise.
S'il faut donner une interprétation de ce foetus qui tourne en orbite, je dirais que peut-être Kubrick a fait un parallèle avec la pensée de Nietzsche. Il utilise la musique de Richard Strauss (Ainsi Parlait Zaratoustra) qui est elle-même inspirée du poème du célèbre philosophe.
Cet enfant me semble être le surhomme dont a besoin l'humanité pour se dépasser. Mais franchement, s'il laisse les portes ouvertes, personne n'a le droit de les fermer. De sysphus, posté le 04.04.09 à 16:17
Tout à fait d'accord avec LePape pour l'explication du foetus, c'est probablement le surhomme de Nietzsche. L'homme étant, dans ce cas un pont entre le singe et le surhomme, et non pas une finalité parfaite et indépassable... Je n'ai pas apprécié cette petite vidéo qui ne me paraît rien dire de vraiment profond sur ce film. Seul bon point, l'idée que Dave bat le robot Hal en revenant à ses instincts de survie de singe (par la force, par la violence, par le crime et non par la diplomatie dont il avait fait preuve jusque là). Il y a trois choses qui me déroutent vraiment dans ce film, et aucune réponse dans cette vidéo d'explication. 1 : le monolithe. Apparition mystérieuse, je le prends comme une allégorie de la connaissance, comme la plupart des spectateurs, mais cette explication reste mystérieuse (c'est ça qui est bon et que Kubrick veut en même temps...) 2 : le passage complètement psyché, le "voyage" de Dave au delà de l'infini dans la dernière partie. Ma tentative d'explication (que je ne crois pas avoir vu ailleurs, bizarrement) serait que Dave ne voit pas seulement son vieillissement à la fin dans la chambre, mais voit en quelques minutes toute l'histoire de l'Univers depuis avant le big bang ! En effet, il se trouve sur l'épicentre de la connaissance (si le monolithe représente la connaissance) et donc voit la Création, un peu comme un Dieu passif. Il résout le mystère de la création, que la théorie du Big Bang ne résout absolument pas, parce qu'on se pose toujours la question : il y a quoi avant le Big Bang ? Donc pour moi, les premières images de toutes les couleurs sont inexplicables, mais après il y a l'image d'une Supernova que j'assimile au Big Bang. D'autant que l'image suivante peut se comprendre comme la formation d'une galaxie, qui ressemble beaucoup à la Voie Lactée. Lors des séquences suivantes, Dave semble survoler une ou des planètes vides, probablement au moment de leur création primaire. A un moment, on identifie assez nettement des vagues dans un océan, il s'agit donc de la Terre. Cette Création a pris plusieurs millions d'années. Rien d'étonnant donc si la séquence suivante montre l'homme en 2001 (et non les premières formes de vie sur Terre, puisque ce n'est qu'une goutte d'eau dans le temps). 3 : le vieillissement de Dave. Séquence très perturbante parce que Kubrick modifie la perception du couple espace-temps. Après avoir vu toute l'histoire depuis la Création originelle, il voit son futur. Finalement l'interprétation de l'accès à une quasi omniscience peut coller. Et même si l'homme devient un jour si savant, il aura toujours aussi peur de la mort... Quand au foetus, je le vois comme un mélange entre le surhomme et l'éternel retour à la Terre. L'esthétique du film est très cyclique, comme la philosophie bouddhiste et nietzschéenne. La forme des vaisseaux, la forme des planètes, le Beau Danube bleu, et l'introduction d'Ainsi Parlait Zarathoustra ouvre et clos le film. A mon avis, il y a donc chez Kubrick l'idée d'éternel retour dans l'évolution de l'homme et de l'Univers (ceci dit, je n'ai pas encore vraiment compris toute la complexité de ce concept philosophique).
Bref, c'est probablement le plus grand film de tous les temps à la fois dans l'esthétique et dans la métaphysique. On peut, en effet, l'interpréter de différentes manières, et nos interprétations sont toujours relatives à notre propre culture (quelqu'un qui connait Hegel et pas Nietzsche l'interprétra de manière hégélienne par exemple). En tout cas j'encourage tout le monde à le regarder et à ne pas s'arrêter à la lenteur des plans qui sont totalement au service de la grandeur du film.
De sysphus, posté le 04.04.09 à 16:40
J'ajoute quelques mots par rapport au commentaire d'elbosco un peu plus haut. Faut arrêter la science-fiction d'aujourd'hui, elle n'a pas réponse à tout et elle est, en règle générale, beaucoup plus plate que ce 2001. Kubrick pose des vrais questions, pas seulement celle de la technologie (qui n'est qu'un minuscule aspect de l'humanité). Mieux, il apporte des pistes de réponses ! enfin, je ne pense pas que Kubrick se place dans une perspective historique ou idéologique. Il émet une critique ironique et tranchante de la Guerre Froide, mais son propos va beaucoup plus loin que les enfantillages entre cocos et ricains. Par contre, j'ai vu quelqu'un dire que Kubrick met en garde contre l'avènement d'une société monolithique, sans diversité. Idée très intéressante en effet, merci pour ce commentaire. J'ajoute enfin que même si on aime pas les concepts métaphysiques de ce film, il vaut le coup. Sérieusement, les scènes dans Discovery avec Hal font partie des plus angoissantes que j'ai vues, avec le silence, la respiration, la lenteur, l'immensité, la voix de Hal, enfin tout quoi ! Et la séquence psyché, dire que ça vient de 1968 ! ce type a un siècle d'avance...
De Fleanocyd, posté le 15.06.09 à 13:20
Bon pour résumer, ce film tient en deux noms : -Nicht (dépassement des limites de l'homme pour devenir un sûr-homme) -Le LSD (la fin du film : voyage dans l'espace, couleurs psychédéliques, visions angoissantes...) De Fleanocyd, posté le 15.06.09 à 13:22
Nietzsche pas Nitch (autant pour moi)
De Michel, posté le 18.06.09 à 01:29
Voilà mon interprétation du film :
Le monolithe : Le monolithe est une représentation du chaînon manquant. C'est lui qui déclanche l'évolution du singe qui va devenir homme. Le fait que le monolithe se trouve, dans la 4eme partie, au milieu de l'alignement des planêtes confirme cette idée de manière symbolique. Le monolithe existe depuis l'aube des temps. C'est une sorte d'objet mystique voyageant à travers l'univers dont il fait partie intégrante et qui cherche des formes de vie capable de se dévelopés.
Hal : Représentation de l'outil parfait et la preuve que l'homme à atteint son paroxysme en créant, tout comme le monolithe, de nouvelles formes de vie. Mais l'homme, n'étant pas censé créé la vie, voit son existence menacée par sa prope oeuvre. L'homme à dépassé de manière dégénérée et dangereuse sa raison d'être, à savoir n'être qu'un simple chaînon dans la grande évolution de l'univers. Hal peut également être considérer comme un parasite, une forme de vie nuisible à l'homme, si l'on considère ma 3eme et dernière partie ci-dessous.
Le phoetus : Il représente le stade suivant de l'évolution de l'homme. Le cycle naturel de l'univers se poursuit : tout évolue. Le phoetus cosmique représente un nouvel univers ou une nouvelle dimension à venir. L'homme, l'être le plus évolué de l'univers, rencontre le monolithe dans des conditions particulières (alignement des planêtes) et va, à sa mort, donner naissance à cette nouvelle forme de vie qu'est le phoetus cosmique. Certaines des images que voient Bowman lors de sa vision dans le 4eme chapitre, ainsi que la forme de son vaisseau, sont une représentation claire du spermatozoide. Ainsi, l'univers est comparable à un organisme qui a un fonctionnement tout aussi complexe que peut nous sembler avoir celui de l'être humain. Le phoetus prend donc forme et, lorsqu'il sera à maturité, crera un nouvel univers ou une nouvelle dimension, tout comme un phoetus d'ête humain est destiné à devenir un nouvel être humain à part entière.
PS : Désoler pour les redites lors de ma 3eme partie mais c'est vraiment compliquer de faire comprendre mon interprétation ^^. Je voulais aussi ajouté que ces passages qui sont considérés par certain comme des longueurs sont nécéssaires à la conception de l'univers selon kubrick : un endroit froid, qui n'a ni nord ni sud ni gauche ni droite, et dans lequel l'être humain est totalement perdu, comme une larve qui ne peut comprendre sa véritable fonction et qui se cré toutefois son propre chemain pour faire avancé la vie. Je pense également que se film se regarde obligatoirement à plusieurs niveau diférents qui s'entremêlent d'une manère formidable.
De JCN_IBM_HAL, posté le 16.07.09 à 15:46
Ce film est nul à chier. Trop long pour un résultat plein d'aberrations...du genre, l'homme permet un robot de tuer les hommes qui hibernent....c'est impossible de pondre un système pareil. Il devrait y avoir une sécurité qui protege les fonctions vitales des hommes en cas de danger....bref. L'homme depend à 100% de son hal....trop exagéré aussi....le mec bloqué à la porte du vaisseau....
J'ai detesté ce film d'autant plus que hal n'aura jamais d'éomtion mais les simule par des algorythmes...
Et la fin, je la trouve limité....un mec à table de dos dans des images de synthese (68 bien sur...).... C'est Dieu imparfait qui case son verre ??? mouai bof....j'ai zappé plusieurs fois....
Ah et la musique : bien chiante aussi...prise de tete
3/20
De Edouard, posté le 16.07.09 à 17:28
Je comprends que quand on a envie de faire caca, c'est dur de se retenir, mais t'aurais juste pu allez chier ailleurs, mon cher JCN_IBM_HAL.
Si t'aimes pas la SF, si t'aimes pas Kubrick, si t'aimes pas la grande musique, on peut rien pour toi mon vieux.
Adieu.
De jereme, posté le 17.07.09 à 18:05
Bon pour comprendre le film de Kubrck il n'y a qu'une seule solution c'est lire les quatre ouvrages d'Arhur C Clarck, physicien, professeur d'université au Sri Lanka et surtout auteur du scenario du film de Kubrick.
Il y a quatre livres : 2001 ; 2010 ; 2061 et 3001...
Voilà l'explication du film :
Une entité disons extraterrestre mais dans le livre rien ne nous dit qu'elle le soit, disons simplement une entité (peut être DIEU ???) place à la préhistoire un monolithe qui a des pouvoirs sur l'homme et lui faire faire un bond en avant dans son évolution ce que clark nomme "le coup de pied aux fesses évolutifs"
En 1999, on découvre un second monolithe qui n'est seulement un relai radio vers celui qui se trouve sur Jupiter. Et La 2001 arrive et l'entité qui dirige le monolithe fait une pierre de deux coups elle transforme Jupiter en soleil (cette planète n'est qu'une boule d'hydrogène) offrant ainsi aux Humains ses lunes (Callisto, Io, Ganymède et Europe) comme nouveaux endroits de colonisation. Sauf Europe où ils n'ont pas le droit de mettre les pieds car (voir 2010 et 2061) s'y développe une espèce plein de promesses du point de vue évolutif.
Mais il faut lire les quatre pavés de Clark car je reproche à Kubrick de ne pas avoir été assez didactique dans son film. Il est magnifique esthétiquement mais je n'ai jamais réussit à le faire regarder à mes amis et quand c'est arrivé j'ai du expliquer pendant desheures la multitude de significations qui s'y trouvent. Il est vrai que j'ai lu les bouquins avant de voir le film.
En revanche Clark est un visionnaire de la conquête de l'espace et un scientifique reconnu en plus d'être un romancier. Il existe des éditions de ses ouvrages avec des notes qui expliquent que tous ce qu'il y décrit s'appuit sur des découvertes scientifiques avérées.
Enfin, ses ouvrages sont philosophiquement très intéressant. De jereme, posté le 17.07.09 à 18:13
Ah oui j'ai oublié de préciser qu'il existe des dizaine et des dizaine d'interprétations autour du film.
J'aime beaucoup celle-ci : l'ordinateur HAL serait une critique d'IBM car la lettre H se trouve avant I, la lettre A avant B et la lettre L avant M.
Ce qui me fait dire que c'était peut être aussi le but de Clarck et Kubrick : fournir à nos imaginations les bases d'une foule de suppositions..... qui sait ....De Edouard, posté le 18.07.09 à 13:33
Si Kubrick avait fait un film clair net et précis où tout est expliqué comme dans un manuel pour monter un meuble Ikea, on ne serait pas encore en train d'en battre quarante ans après. C'est ça la force de 2001 et de tout les petits (ou grands mystères) du cinéma qui hantent nos esprits. Comme le contenu de la fameuse mallette de Pulp Fiction...
De Joël, posté le 18.07.09 à 14:23
Bonjour, le cinéma, comme chacun sait est un art démonstratif qui, contrairement à la littérature et à la musique, laisse peu de place à l'imaginaire et à la subjectivité. Avec 2001, Kubrick réussit à mon sens à hisser le cinéma au niveau de la littérature, en ce sens que l'atmosphère particulière qui se dégage du film et surtout les énigmes qu'il propose font que chaque spectateur peut s'approprier le film comme on s'approprie intimement le récit d'un livre. Il s'agit, je crois, d'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Vu une trentaine de fois à peu près, et toujours aussi emerveillé.
De sylvie, posté le 18.07.09 à 18:40
Vous vous posez trop de questions !....
De Dydout, posté le 24.07.09 à 01:36
Haha tout simplement énorme je pensais pas qu'apres tant d'années il existe des gens qui posent encore des questions sur ce film.
J'vous souhaite bien du courage pour savoir le fin mot de l'histoire.
De sylvie, posté le 04.09.09 à 01:34
Quand je dis le 18/07/09 : "vous vous posez trop de questions!..." c'est une boutade évidemment. Dydout, vous n'êtes pas plus intelligent que les autres. Le fin mot, nous l'aurons tous un jour, mais vous risquez de ne pas comprendre. On ne se refait pas.
Merci à vous tous pour vos commentaires.
Amicalement.
De Alain, posté le 04.11.09 à 17:22
Je viens de le regarder... Je me suis dit, beaucoup de gens ont en parlé, film culte, Kubrick, il doit franchement avoir quelque chose de spécial. Peut-être les effets spéciaux hallucinant pour l'époque.
Je suis resté accroché malgré les quelques lenteurs. La partie avec HAL aidant, parce que c'est une partie que je qualifierai de "simple" par rapport au reste du film. Simple parce que je pense qu'il y'a moin de reflexion à avoir pendant cette partie.
Mais comme beaucoup c'est la fin que je n'ai pas trop compris.
Et pour comprendre un peu mieux la fin : un coup sur le net je tombe sur ce forum, et le flash. Le flash est vraiment tres bien conçu, et reprend en detail le film. Pour moi le flash m'a permis d'y voir plus clair sur certains passages. Et de comprendre l'oeuvre de 2001. Ce que voulait en faire Kubrick. Et ce qu'il voulait en faire je l'ai trouvé sur le lien de Mandragore (http://www.cndp.fr/Tice/teledoc/dossiers/dossier_2001odyssee.htm) dont voici un extrait de wikipedia FR :
« J'ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l'entendement et ses constructions verbales, pour pénétrer directement l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique. J'ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique ; « expliquer » une symphonie de Beethoven, ce serait l'émasculer en érigeant une barrière artificielle entre la conception et l'appréciation » — Stanley Kubrick
« Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. La vérité a trop de facettes pour se résumer en cinq lignes. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu'on en dit n'est pertinent » — Stanley Kubrick
« Vous êtes libres de vous interroger tant que vous voulez sur le sens philosophique et allégorique du film – et une telle interrogation est une indication qu'il a réussi à amener le public à un niveau avancé – mais je ne veux pas donner une grille de lecture précise pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre de peur de ne pas en saisir la signification. » — Stanley Kubrick
Chapeau bas monsieur Kubrick, voyez a quel point je me suis investi sur votre oeuvre jusqu'a vouloir en comprendre le message, et message il y'avait. Oui vous m'avez amené à un niveau avancé, Oui Vous avez réussi. En tout cas sur moi c'est fait...
Je conseil à tous ceux qui n'ont pas trop compris le film de regarder le flash. De plus la phrase du Maitre "Vous êtes libre de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique du film" s'affiche avant les explications. Donc pas la peine de dire que la version du flash est trop simpliste, pas assez métaphysique. Vous prenez ce qui vous manque, et le reste je dirai : "Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. La vérité a trop de facettes pour se résumer en cinq lignes. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu'on en dit n'est pertinent.". Du coup je me tais !
Merci à Sandor pour avoir posté ce lien qui date de 2005, mais qui sert encore aujourd'hui. Merci à Mandragore pour le lien sur l'entretient avec Kubrick, et merci a Kubrick lui même.
Vu le film une première fois gamin : rien compris mais diverti par le ballet.
Vu une seconde fois ado : beaucoup apprécié la troisième partie, son côté angoissant, mais le sens du dénouement m'échappait toujours.
Là, l'interpretation est cohérente, tout s'explique, et la structure devient limpide.
Peut-être que si je l'avais vu 15-20 fois j'aurais fini par comprendre par moi-même, et par conséquent j'aurais vécu un moment très stimulant.
Ainsi ma curiosité et l'outil flash ont conjointement anéanti ma capacité à réflechir, j'espère que mon esprit en resortira intact pour une nouvelle ère :-)
De van, posté le 12.12.05 à 13:23
C' est une interpretation parmis d' autres, toutefois c' est la meilleure que j' ai vu et c' est peut etre la bonne...Mais bon, personne n' est dans la tete de Kubrick : ) j' avais interpreté le film de facon différente comme quoi l' homme évoluait, cherchait des réponses a des questions existentielles comme "qu' est-ce qu' on fait là", "qui ou quoi nous a créé" qu' est-ce que ce monolithe? Mais peut etre qu' il n' y a tout simplement pas réponse, ou qu' on n' a pas a le savoir... La folie des hommes a aller toujours plus loin, a savoir tout mais un moment tout nous dépasse, nos inventions (Hal) etc...Et l' on meurt, fin du voyage pour donner la vie a quelqu' un d' autre sans connaitre le fonctionement et après tout pourquoi? Ca marche si bien sans le savoir... Fin voila mon idée...
De letitdown, posté le 29.05.07 à 00:27Bravo, mais l'enfant cosmique à la fin, vous aviez fumé, non?
De nad, posté le 25.07.07 à 01:30j'ai trouvé ça très interessant. Est-ce que ça existe aussi avec d'autre films ?
Par exemple "Eraserhead" entre autres auquel j'avais rien compris la première fois.
(d'ailleurs j'ai pas eu le courage de le revoir depuis...)
Merci bien
De Skildy, posté le 20.08.07 à 19:59Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
De Odin, posté le 12.09.07 à 09:52Quelle interprétation basique !!

Lisez plutôt le roman.
Oui je sais : il faut lire et c'est plus trop "tendance" hein les "djeuns" ?
De NKO, posté le 12.11.07 à 23:18AhaHAha!!! Si t'essaies de faire le malin c'est rapé mec, les stats prouvent que c'est quand on est jeune (à partir du moment où l'on commence à lire jusquà la 20aine environ) qu'on lit le plus de livre. De stef, posté le 12.11.07 à 23:22
Pour ma part, je n'en retient que deux idées essentielles: L'homme face à Dieu
Le Monolite (Dieu dans mon immaginaire) va donner une première chance à l'homme: Il lui donne un outil et aussitôt... l'homme s'en sert pour tuer !
Son évolution lui permet d'aller jusqu'à créer un outil presque parfait puisqu'à sa propre immage (intelligence, émotion...), mais là encore... l'outil va tuer !
Dave en usant d'une Qualité propre à quelques hommes (courrage, altruisme et curiosité) va aller au bout jusqu'à retrouver le Monolite. Dave accepte sa propre mort. On peu penser que le foetus est une nouvelle chance d'évolution pour l'homme au contact du Monolite...
Plus Théologique que Philosophique dans mon esprit... quelque soit la Religion qu'on affectionne.
De Mandragore, posté le 13.11.07 à 00:04Bref je me focalise sur le fin qui semble ouvrir le plus de perspectives différentes d'interprétation.
Et si cet embryon n'était pas Bowman rejoignant la terre afin de redemarrer une vie, âme détenant un message : une nouvelle étape pour l'humanité, tel un prophète celle d'éléver la terre à la quatrième dimension?
Je te rejoins Patrick sur l'oeuvre théologique de ce film, indiquant que nous sommes que des âmes/corp physique et astral et que si vision pessimiste de Kubrick il y a c'est tout simplement l'inéductable recommencement qui nous amène vers l'auto-destruction de l'humanité...hum cf notre époque, ou bien les mythes ancien, la Mue, l'Atlantide :E
Kiss De zedix, posté le 13.11.07 à 00:07
« Vous êtes libres de vous interroger tant que vous voulez sur le sens philosophique et allégorique du film-et une telle interrogation est une indication qu'il a réussi à amener le public à un niveau avancé-mais je ne veux pas donner une grille de lecture précise pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre de peur de ne pas en saisir la signification[5] »
c'est la force de ce film, c'est qu'il n'y a pas une seule vérité unique, mais une vérité pour chaque spectateur, selon son convictions ses idéaux. les scènes sont tellement symbolique, que kubrick lui même ne pouvait en donner un sens universel. ce film relève de l'intuitif, et non de la reflexion. un vrai chef d'oeuvre De Mandragore, posté le 13.11.07 à 00:21
Cf interview de Kubrick sur le passage de l'enfant
http://www.cndp.fr/Tice/teledoc/dossiers/dossier_2001odyssee.htm De zedix, posté le 13.11.07 à 00:50
par contre, j'avais déjà lu cette interview, et l'explication très précise qu'il donne à son film peut suggérer une chose : est-ce qu'à partir d'une banale histoire de science-fiction, n-a-t-il donné une dimension supplémentaire, grâce à sa façon de raconter l'intrigue...il est évident que si ce film avait été réalisé par James Cameon, avec le même scénario, cela n'aurait pas posé autant de questions.
le fait que l'on se retrouve dans un film où l'on nous donne pas les réponses toutes cuites, mais que l'on doit les trouver par soi-même, donne une libre interprétion à cette oeuvre.. il y a très peu d'indice pour comprendre immédiatement..
personellement, je n'aurait jamais compris que cette pièce à la fin est le laboratoire extra-terrestre expliqué dans le livre.. c'était pour moi une continuité de son voyage hallucinatoire, un peu à l'image de sa vie qui se déroule devant lui avant de mourir... De zedix, posté le 13.11.07 à 00:53
je trouve cela très révélateur de notre société actuelle... De alexandrin, posté le 13.11.07 à 11:17
Bonjour à tous
Ce film est un réel chef d'oeuvre !. Je pense qu'il traite de sujets tellement divers que nous avons du mal à y trouver une trame réelle et une explication cartésienne: la vie, la mort, le progrès, la sauvagerie humaine, le pouvoir de la machine sur l'homme. c'est avant tout un film d'une grande poésie. Un hymne à la lenteur, à la contemplation. Ce qui fait une des particularités de kubrick c'est qu'il arrive à nous émouvoir sur des scènes qui paraissent simples(un stylo en apesanteur au début du film, des parents qui souhaitent un joyeux anniversaire à un astronaute seul, une station orbitale qui tourne au rytme des valses de strauss et tellement d'autres scènes !!), et cela sur la plupart des ses films. La qualité des angles, l'image envoutante, la musique extraordinaire qui accompagne le film, la paresse des protagonistes.....et puis vient ensuite LA REFLEXION. Le progrès est il un bien pour l'homme car, comme on le voit avec les singes, il sert à se battre, à tuer. d'ailleurs l'ordinateur du vaisseau tue aussi. Et puis cette recherche incessante sur le mystère du monolythe. Sagit -il d'une forme extra terrestre, du symbole de la mort....et de la renaissance ??? On ne sait pas. On pourrait écrire des pages et des pages sur ce film intemporel et visionnaire. Pour moi c'est le plus grand film de tous les temps !
De wishbone, posté le 13.11.07 à 11:47Je pense que le thème principal du film est l'évolution de l'homme, comment dépasser différents stades.
Et dans ce sens, je pense que comme indiqué dans le lien ci dessus, la mort de l'homme à la fin et sa renaissance en foetus symbolise le passage de l'homme au surhomme, dernier stade de l'évolution connu qui nous renvoie directement à nietzche qui place l'homme sur un fil tendu entre l'animal (le singe au tout début) et le surhomme (la volonté de vouloir aller plus loin, de dépasser la nature humaine, de la transcender). Le surhomme étant vu comme une entité physique dans un premier temps, une machine qui ne fait pas d'erreurs, meilleurs que l'homme, capable aussi de sentiments, mais surtout capable de passer au delà des besoins primaires des hommes. Cependant cette incarnation du surhomme à travers la technologie s'avère etre un échec, hal n'est au final pas meilleur qu'un homme, il peut se tromper et tromper les autres. Le surhomme ne viendra donc pas de la technique, mais de la mort du corps et de l'élévation de l'esprit
Je suis donc aussi d'accord sur le fait que le film doit aussi etre abordé sous un angle plus théologique. Tout comme le disait (zarathustra) nieztche (dont la pensée imprègne le film), dieu est mort, ou plutot dieu doit mourrir pour que cette évolution vers le surhomme soit possible. Ainsi la mort de hal est une mort allégorique de dieu, de cette entité parfaite que l'homme ne pourrait pas atteindre lui meme, d'un dieu craint et tout puissant. (voir le dernier mot de hal).
Ce qui est formidable avec ce film c'est en effet les différentes interprétations possibles, là ou moi je vois le film comme l'évolution de l'animal au surhomme, d'autres le voit comme "l'inéductable recommencement qui nous amène vers l'auto-destruction de l'humanité".
Par contre le film n'est carrément pas parfait en lui meme, et je pense qu'il ne nécessitait pas autant de longueurs, et il n'aurait pas perdu à etre un peu plus bavard. La fin a très mal vieillie (le voyage dans les autres dimensions) et si à l'époque, filmer l'espace était impressionant, à notre époque, on n'y trouver a rien de très excitant... Reste le passage avec hal très réussi, assez angoissant, et puis c'est quand meme pas filmé par un manchot.
De scandinave, posté le 13.11.07 à 21:17malgré tout je trouve l'explication vidéo un peu incohérente, mais c'en est une parmi d'otr qui a le mérite d'être claire. je pense que je vais le revoir car j'ai l'impression d'éfleurer des idées sans les comprendre réellement. De dav, posté le 15.11.07 à 10:27
Un début tout à fait ridicule fait de raccourcis qui ont dû faire hurler plus d'un préhistorien;
une musique (en l'occurrence J. Strauss) qui est très marquée socialement (XIXe, cours d'Autriche, &c) et rythmiquement (c'est tout de même une valse) et dont on se demande ce qu'elle vient faire sur ces images (par ailleurs somptueuses);
une réflexion sur l'intelligence artificielle éculée (mais sans doute ne l'était-elle pas à l'époque);
je passe sur ces longues minutes où se succèdent des couleurs (vision new age d'un voyage métaphysique?);
encore une fois, une intrusion dans un passé très marqué avec les pièces et le mobilier à la fin (quand bien même le sol est un peu « moderne »). Je ne peux vraiment pas me satisfaire du « ne prenez pas la chambre trop littéralement » ! J’ai un vieux doute sur le fait que S. Kubrick se permette ce genre de facilité. Il doit forcément y avoir un lien organique entre l’esthétique de cette pièce et la réflexion de Kubrick ;
contenant/contenu ; corps/esprit : par bonheur, les choses ne sont pas aussi simples. Ça fait quelque part écho à Descartes et son criminel « je pense donc je suis » ; O & I ; noir & blanc, etc. Non, sérieusement, je doute que Kubrick ait une réflexion aussi primaire. De plus, cela réduirait l’humanité à l’Occident ;
enfin on finit sur cette enfant, disons plutôt embryon : étoile, poche amniotique, terre, « Enfant cosmique » : c’est super fumeux tout ça. Les tenants du New Age doivent adorer. Personnellement je ne marche pas.
Ma réaction est : tout ça pour ça ? Je n’arrive pas à croire que quelqu’un comme Kubrick donne dans ce genre de « philosophie » éculée.
Et si « les explications » n’étaient pas accessibles par le seul niveau de l’intellect ?
Reste que visuellement c’est absolument virtuose (comme toujours avec Kubrick). Et là où il y a une vraie réflexion intéressante, c’est sur la façon dont la gravitation à modeler notre cognition : tout à fait étonnant ! De fluodruide, posté le 15.11.07 à 21:00
Je n'ai vu le film qu'une fois ,cependant ,meme si vous dites que kubrick est pessimiste, pour le feotus j'avais une autre explication.. qu'en pensez vous?
Le seul homme qui reussit a combattre l'outil ,meme si a la base il lui a fait confiance né pas une sorte d'esprit éclairé?Est ce que le fait qu'il renaisse n'est pas le fait que certains esprits sont conscients de se qui se passe ,ou que meme chacun le sait. Que cet esprit est toujours present sur terre, ou au fond de nous? On se sent du moins "accoucher de son ignorance" non? on se rend enfin compte ,a la fin du film ,de la menace que représente l'outil.. qu'en pensez vous?
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi ils se dirigent vers jupiter.. ?
Pensez vous qu'il y ait une pierre sur chaque planete ou suelement sur la terre et sons atellite?
meric de vos reponses. De fluodruide, posté le 15.11.07 à 21:09
Je suis pas tellement d'accord que visuellement ce soit un chef d'oeuvre... je trouve que certaines scenes sont bcp trop longues... (ex :les ocuchers de soleil au debut, l'arrivée des vaisseaux... les scenes avec les vaisseaux filmés dans l'espace...) De dav, posté le 15.11.07 à 23:45
je pense en effet que notre cognition, notre appréhension du monde est profondément modelée par la gravitation. Cela peut sembler évident mais je trouve que Kubrick met cela en évidence d'une façon tout à fait magistrale: par exemple, lorsque cet homme court et, pour nous, à l'air de monter puis de descendre alors qu'il est évidemment toujours "à plat", comme nous le sommes ici bas. Je n'avais personnellement jamais réalisé cela à ce point.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que ce film n'est pas un chef d'oeuvre visuellement, je disais juste que certains passages sont vraiment virtuoses de ce point de vue. D'ailleurs, je trouve qu'il y a des choses tout à fait ratées avec cette soi-disant représentation de pré-humains. Je trouve le voyage dans les étoiles long et assez mauvais (mais sans doute faut-il ici se replacer dans l'époque) et je suis d'accord aussi pour dire qu'il y a des longueurs. De alain, posté le 18.11.07 à 13:39
Allongé devant ma TV en grignotant et buvant.
J’ai découvert ce film étrange, impénétrable.
Ma curiosité excitée, je me suis levé et lancé le défit de comprendre.
Me dotant des outils les plus sophistiqués (ordi, net, google.... )
Je suis arrivé ici mais me suis retrouvé devant ce même mystère.
Je ne suis pas seul, semble t il, alors je me prends en photo
avec vous via ce petit message !
Apres avoir encore erré sans fin dans l’univers du net,
je me retrouve dans ma chambre bien vide soudain.
et je sais que jusque sur mon lit de mort, je resterai face à ce mystère.
Mais peut être mon fils ???
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Mes impressions :
L’un d’entre vous demande pourquoi les hommes partent vers Jupiter.
Jupiter (Jove pater ) est le dieu maître des dieux et des hommes.
Il a hérité de la terre et du ciel.
Le monolithe représenterait le mystère de la vie dans l’univers,
que les hommes cherchent désespérément à comprendre par la technologie
ou par la foi ( voyage vers Jupiter )
La dernière image me paraît justement suggérer la vie immortelle
dans l’univers.
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Quand même, quel sadique ce Kubrick qui nous dit être LIBRES de spéculer
Alors qu’il nous contraint à errer sans fin dans nos spéculations
Bon je trouve tout ça assez marrant.
Au fait, Kubrick est il croyant ou athée ?
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:51Il ya quelque chose dont personne ne parle: la fin de hal, aux abords de jupiter, avant "la " rencontre. on dirait que tout est programmé, qu'il n'y a aucun hasard: comme si le voyage-retour vers cette vision de sa propre mort était l'aboutissement de l'homme, incapable d'aller plus loin dans sa recherche sur le sens de la vie et de l'univers, parce qu'"on" ne lui en laisse pas la possibilité: ainsi, comme nous, dans l'interprétation de ce film magnifique, l'homme doit continuer à vivre sans savoir, car quel sens aurait la vie s'il n'y avait plus d'espoir de progrès, même si ce progrès et en même temps ce qui va conduire l'homme à sa perte...........
Bigre, kubrick, tu dois bien rire, où que tu sois................
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:55plus que le progrès, je voulais dire que l'homme, sans quête de son graal, quel qu'il soit, est mort. Et peut-être qu'"on" décide à notre place du degré de connaissance auquel on nous laisse nous frotter...........
Maintenant, reste la nature humaine sur laquelle "on" ne semble pas avoir d'influence........
De aquarel, posté le 19.11.07 à 17:57Kubrick selon moi aurait imaginé la menace de ce nouveau siècle venant de l'est ; ne voit-on pas le soleil se lever sur le monolithe., ce dernier étant le symbole de l'islam. Le monolithe est-il assimilable au monothéisme.?
Si nous laissons une seule religion triompher l'homme qui aura inventé l'outil sera soumis à un seul dieu. Il ne nous restera plus qu'à regarder la Terre au loin avec de "grands yeux" (observez le foetus à la fin).
Kubrick devait penser que la menace du nouveau siècle et donc du nouveau millénaire ne viendrait pas de nos propres inventions (pouvant par un simple tournevis être maîtrisée) mais de nos propres croyances ...
De Skildy, posté le 20.08.07 à 19:59
Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
Cette interprétation me semble insuffisante et trop gentille. Kubrick est plus sombre et plus pessimiste.
On parle de l'outil, par exemple, mais l'outil est aussi une arme. Et une arme ça blesse et ça tue.
On parle d'une évolution de l'homme à son sommet. Mais Kubrick a pris soin de filmer des personnages de peau blanche comme si, pour occuper cette position, ils avaient éliminé tous ceux qui ne le ressemblent pas.
Le monolithe, comme son nom l'indique et comme le symbolise l'objet, signifie précisément la tendance à la destruction de ce qui est divers au profit de ce qui est mono-lithique.
Il n'y a plus qu'un seul personnage à la fin. Et réduit à un pur regard d'un embryon totalement régressif. L'idée "d'enfant cosmique" est une pure illusion cinématographique.
Il veut dire que si nous laissons le "monolithisme" triompher il ne nous restera plus qu'à regarder de loin la terre dans la solitude la plus intégrale.
Pour le dire de manière plus crue Kubrick filme la fin d'un monde qui est devenu entièrement nazi. Tout est ex-terminé.
De benji, posté le 29.01.08 à 06:38Que de culture, de reflexion, afin d'éclairer un film si énigmatique, chacun de ces messages atteste le fait que Kubrick et (ou) Clarke ont tous deux signés un réel chef d'oeuvre. La profondeur, la valeur de celui-ci ne réside non pas dans sa réalisation mais dans les questions qu'il éveille en nous. Pour ma part, je suis assez séduit par l'interprétation faite autour de la pensée de Nietzsche. Bravo à ces deux artistes que sont Kubrick et Clarke et à tous les auteurs de ces précieux commentaires.
De benji, posté le 29.01.08 à 06:38Que de culture, de reflexion, afin d'éclairer un film si énigmatique, chacun de ces messages atteste le fait que Kubrick et (ou) Clarke ont tous deux signés un réel chef d'oeuvre. La profondeur, la valeur de celui-ci ne réside non pas dans sa réalisation mais dans les questions qu'il éveille en nous. Pour ma part, je suis assez séduit par l'interprétation faite autour de la pensée de Nietzsche. Bravo à ces deux artistes que sont Kubrick et Clarke et à tous les auteurs de ces précieux commentaires.
De pingouinchti, posté le 31.01.08 à 20:44je te remercie de ton explquation qui pourra faire regarder le film a certain de mes amis cependant tu oublie de prendre en compte les explications qui se trouve dans le livre et quel autre problémes. pour ma part je pense que kubrick explique que l'homme a besoin de sa technologie pour évoluer mai qu'il sen sert mal, que l'homme se sert de la technologie non pa pour evoluer vers de nouvelle connaissance mai pour lui permettre de vivre sans problémes avec le moin de tache possible et donc de devenir qu'un outil a la machine lui même. et pour le foetus a la fin c'est la figure méthaphysique la plus visible du film et tu es passer a coter. je suggére ts ceux qui veulent en savoir plus de lire le livre si ce n'est déjà fait.
Et je félicite qd méme les auteurs de cette explication qui et très bien faite.
De Tietie007, posté le 09.04.08 à 17:07Kubrik n'a meme pas pensé dans ce qui ne reste qu'une fiction plaisante , à nous montrer comment la "technologie" (je fais court) au fur à mesure de l'évolution va permettre à l'homme de comprendre comment il est apparut sur terre et pas plus-à savoir que dieu est une petite invention de fumeurs de moquette , que la civilisation (blancs judeochretiens)ce n'est pas la creation ,il oublit meme de montrer comment cette technologie risque le memer la civilisation et peut etre meme la creation à sa perte des qu'on dominera les process d'ADN.
Donc un petit filmriche eb pseudo visions , qui date énormément .
De dieu, posté le 13.09.08 à 21:47Fabuleux film non ? Mais aussi fabuleux livre ... et fabuleuse nouvelle (la sentinelle) !
En fait je suis toujours stupéfait par les débats sur l'apparence des choses .... A mon sens toutes vos questions trouveront une réponse dans l'ouvrage d'Arthur C. Clarke ... tout le reste n'est que sensibilté ou interprêtation personnelle ... à force de se concentrer sur des détails on perd le sens du recul et de la "forme" .. Alors ne boudez pas votre plaisir et plonger vous dans la lecture constructive du livre
De dauphin_discret, posté le 01.01.09 à 16:14A mon sens, HAL est une sorte de dieu, omniprésent et omnipotent, qui écrase les hommes, tandis que le monolithe est véritablement une "sentinelle" qui invite au voyage et à la découverte. Notez qu'on le retrouve sur Terre, puis sur la Lune et enfin dans l'infini de l'espace : toujours plus loin... De kikou, posté le 01.02.09 à 21:55
je viens de découvrir ce film et je le trouve vraiment merveilleux et tellement riche.
sinon pour moi HAL à subit lui aussi une évolution ce qui expliquerait qu'il commette l'irréparable.
En effet, le vaisseau et ses passagers(dont HAL) s'approche de plus en plus de jupiter(et donc du 3ème monolithe).HAL aurait pu etre influencé par ce monolithe,comme l'ont été les singes,sans etre entré en contact physique avec cet objet étant donné qu'il s'agit d'une machine, peut-etre est-il plus réceptif. Ainsi ceci pourrait expliquer pourquoi HAL fait une erreur de diagnostic pour l'antenne.
Je m'explique, selon moi HAL grace à cette évolution serait devenue l'égal des hommes,capable de sentiments,de réflexions,d'hésitations et surtout...d'erreurs.En effet HAL dit qu'il ne s'explique pas cet erreur et que si erreur il y a,elle est forcément humaine.Or si HAL "pense" désormais comme un homme il se peut que comme l'homme il fasse des erreurs.Ceci expliquerait aussi pourquoi il est désormais attaché à sa "vie"(il ne veut pas etre déconnecté).
De LePape, posté le 03.04.09 à 09:26Il a voulu créer un film comme un compositeur aurait créé sa symphonie. Vous vous voyez donner une interprétation cohérente de la 9e symphonie de Beethoven ? Chacun a la sienne, et ce serait enlever de la grandeur à un tel chef-d'oeuvre que d'imposer une vision précise.
S'il faut donner une interprétation de ce foetus qui tourne en orbite, je dirais que peut-être Kubrick a fait un parallèle avec la pensée de Nietzsche. Il utilise la musique de Richard Strauss (Ainsi Parlait Zaratoustra) qui est elle-même inspirée du poème du célèbre philosophe.
Cet enfant me semble être le surhomme dont a besoin l'humanité pour se dépasser. Mais franchement, s'il laisse les portes ouvertes, personne n'a le droit de les fermer.
De sysphus, posté le 04.04.09 à 16:17
Je n'ai pas apprécié cette petite vidéo qui ne me paraît rien dire de vraiment profond sur ce film. Seul bon point, l'idée que Dave bat le robot Hal en revenant à ses instincts de survie de singe (par la force, par la violence, par le crime et non par la diplomatie dont il avait fait preuve jusque là).
Il y a trois choses qui me déroutent vraiment dans ce film, et aucune réponse dans cette vidéo d'explication.
1 : le monolithe. Apparition mystérieuse, je le prends comme une allégorie de la connaissance, comme la plupart des spectateurs, mais cette explication reste mystérieuse (c'est ça qui est bon et que Kubrick veut en même temps...)
2 : le passage complètement psyché, le "voyage" de Dave au delà de l'infini dans la dernière partie. Ma tentative d'explication (que je ne crois pas avoir vu ailleurs, bizarrement) serait que Dave ne voit pas seulement son vieillissement à la fin dans la chambre, mais voit en quelques minutes toute l'histoire de l'Univers depuis avant le big bang ! En effet, il se trouve sur l'épicentre de la connaissance (si le monolithe représente la connaissance) et donc voit la Création, un peu comme un Dieu passif. Il résout le mystère de la création, que la théorie du Big Bang ne résout absolument pas, parce qu'on se pose toujours la question : il y a quoi avant le Big Bang ?
Donc pour moi, les premières images de toutes les couleurs sont inexplicables, mais après il y a l'image d'une Supernova que j'assimile au Big Bang. D'autant que l'image suivante peut se comprendre comme la formation d'une galaxie, qui ressemble beaucoup à la Voie Lactée. Lors des séquences suivantes, Dave semble survoler une ou des planètes vides, probablement au moment de leur création primaire. A un moment, on identifie assez nettement des vagues dans un océan, il s'agit donc de la Terre. Cette Création a pris plusieurs millions d'années. Rien d'étonnant donc si la séquence suivante montre l'homme en 2001 (et non les premières formes de vie sur Terre, puisque ce n'est qu'une goutte d'eau dans le temps).
3 : le vieillissement de Dave. Séquence très perturbante parce que Kubrick modifie la perception du couple espace-temps. Après avoir vu toute l'histoire depuis la Création originelle, il voit son futur. Finalement l'interprétation de l'accès à une quasi omniscience peut coller. Et même si l'homme devient un jour si savant, il aura toujours aussi peur de la mort...
Quand au foetus, je le vois comme un mélange entre le surhomme et l'éternel retour à la Terre. L'esthétique du film est très cyclique, comme la philosophie bouddhiste et nietzschéenne. La forme des vaisseaux, la forme des planètes, le Beau Danube bleu, et l'introduction d'Ainsi Parlait Zarathoustra ouvre et clos le film. A mon avis, il y a donc chez Kubrick l'idée d'éternel retour dans l'évolution de l'homme et de l'Univers (ceci dit, je n'ai pas encore vraiment compris toute la complexité de ce concept philosophique).
Bref, c'est probablement le plus grand film de tous les temps à la fois dans l'esthétique et dans la métaphysique. On peut, en effet, l'interpréter de différentes manières, et nos interprétations sont toujours relatives à notre propre culture (quelqu'un qui connait Hegel et pas Nietzsche l'interprétra de manière hégélienne par exemple). En tout cas j'encourage tout le monde à le regarder et à ne pas s'arrêter à la lenteur des plans qui sont totalement au service de la grandeur du film. De sysphus, posté le 04.04.09 à 16:40
enfin, je ne pense pas que Kubrick se place dans une perspective historique ou idéologique. Il émet une critique ironique et tranchante de la Guerre Froide, mais son propos va beaucoup plus loin que les enfantillages entre cocos et ricains.
Par contre, j'ai vu quelqu'un dire que Kubrick met en garde contre l'avènement d'une société monolithique, sans diversité. Idée très intéressante en effet, merci pour ce commentaire.
J'ajoute enfin que même si on aime pas les concepts métaphysiques de ce film, il vaut le coup. Sérieusement, les scènes dans Discovery avec Hal font partie des plus angoissantes que j'ai vues, avec le silence, la respiration, la lenteur, l'immensité, la voix de Hal, enfin tout quoi ! Et la séquence psyché, dire que ça vient de 1968 ! ce type a un siècle d'avance... De Fleanocyd, posté le 15.06.09 à 13:20
-Nicht (dépassement des limites de l'homme pour devenir un sûr-homme)
-Le LSD (la fin du film : voyage dans l'espace, couleurs psychédéliques, visions angoissantes...)
De Fleanocyd, posté le 15.06.09 à 13:22
Voilà mon interprétation du film :
Le monolithe : Le monolithe est une représentation du chaînon manquant. C'est lui qui déclanche l'évolution du singe qui va devenir homme. Le fait que le monolithe se trouve, dans la 4eme partie, au milieu de l'alignement des planêtes confirme cette idée de manière symbolique. Le monolithe existe depuis l'aube des temps. C'est une sorte d'objet mystique voyageant à travers l'univers dont il fait partie intégrante et qui cherche des formes de vie capable de se dévelopés.
Hal : Représentation de l'outil parfait et la preuve que l'homme à atteint son paroxysme en créant, tout comme le monolithe, de nouvelles formes de vie. Mais l'homme, n'étant pas censé créé la vie, voit son existence menacée par sa prope oeuvre. L'homme à dépassé de manière dégénérée et dangereuse sa raison d'être, à savoir n'être qu'un simple chaînon dans la grande évolution de l'univers. Hal peut également être considérer comme un parasite, une forme de vie nuisible à l'homme, si l'on considère ma 3eme et dernière partie ci-dessous.
Le phoetus : Il représente le stade suivant de l'évolution de l'homme. Le cycle naturel de l'univers se poursuit : tout évolue. Le phoetus cosmique représente un nouvel univers ou une nouvelle dimension à venir. L'homme, l'être le plus évolué de l'univers, rencontre le monolithe dans des conditions particulières (alignement des planêtes) et va, à sa mort, donner naissance à cette nouvelle forme de vie qu'est le phoetus cosmique. Certaines des images que voient Bowman lors de sa vision dans le 4eme chapitre, ainsi que la forme de son vaisseau, sont une représentation claire du spermatozoide. Ainsi, l'univers est comparable à un organisme qui a un fonctionnement tout aussi complexe que peut nous sembler avoir celui de l'être humain. Le phoetus prend donc forme et, lorsqu'il sera à maturité, crera un nouvel univers ou une nouvelle dimension, tout comme un phoetus d'ête humain est destiné à devenir un nouvel être humain à part entière.
PS : Désoler pour les redites lors de ma 3eme partie mais c'est vraiment compliquer de faire comprendre mon interprétation ^^. Je voulais aussi ajouté que ces passages qui sont considérés par certain comme des longueurs sont nécéssaires à la conception de l'univers selon kubrick : un endroit froid, qui n'a ni nord ni sud ni gauche ni droite, et dans lequel l'être humain est totalement perdu, comme une larve qui ne peut comprendre sa véritable fonction et qui se cré toutefois son propre chemain pour faire avancé la vie. Je pense également que se film se regarde obligatoirement à plusieurs niveau diférents qui s'entremêlent d'une manère formidable.
De JCN_IBM_HAL, posté le 16.07.09 à 15:46Trop long pour un résultat plein d'aberrations...du genre, l'homme permet un robot de tuer les hommes qui hibernent....c'est impossible de pondre un système pareil. Il devrait y avoir une sécurité qui protege les fonctions vitales des hommes en cas de danger....bref.
L'homme depend à 100% de son hal....trop exagéré aussi....le mec bloqué à la porte du vaisseau....
J'ai detesté ce film d'autant plus que hal n'aura jamais d'éomtion mais les simule par des algorythmes...
Et la fin, je la trouve limité....un mec à table de dos dans des images de synthese (68 bien sur...)....
C'est Dieu imparfait qui case son verre ??? mouai bof....j'ai zappé plusieurs fois....
Ah et la musique : bien chiante aussi...prise de tete
3/20
De Edouard, posté le 16.07.09 à 17:28
Si t'aimes pas la SF, si t'aimes pas Kubrick, si t'aimes pas la grande musique, on peut rien pour toi mon vieux.
Adieu. De jereme, posté le 17.07.09 à 18:05
Il y a quatre livres : 2001 ; 2010 ; 2061 et 3001...
Voilà l'explication du film :
Une entité disons extraterrestre mais dans le livre rien ne nous dit qu'elle le soit, disons simplement une entité (peut être DIEU ???) place à la préhistoire un monolithe qui a des pouvoirs sur l'homme et lui faire faire un bond en avant dans son évolution ce que clark nomme "le coup de pied aux fesses évolutifs"
En 1999, on découvre un second monolithe qui n'est seulement un relai radio vers celui qui se trouve sur Jupiter. Et La 2001 arrive et l'entité qui dirige le monolithe fait une pierre de deux coups elle transforme Jupiter en soleil (cette planète n'est qu'une boule d'hydrogène) offrant ainsi aux Humains ses lunes (Callisto, Io, Ganymède et Europe) comme nouveaux endroits de colonisation. Sauf Europe où ils n'ont pas le droit de mettre les pieds car (voir 2010 et 2061) s'y développe une espèce plein de promesses du point de vue évolutif.
Mais il faut lire les quatre pavés de Clark car je reproche à Kubrick de ne pas avoir été assez didactique dans son film. Il est magnifique esthétiquement mais je n'ai jamais réussit à le faire regarder à mes amis et quand c'est arrivé j'ai du expliquer pendant desheures la multitude de significations qui s'y trouvent. Il est vrai que j'ai lu les bouquins avant de voir le film.
En revanche Clark est un visionnaire de la conquête de l'espace et un scientifique reconnu en plus d'être un romancier. Il existe des éditions de ses ouvrages avec des notes qui expliquent que tous ce qu'il y décrit s'appuit sur des découvertes scientifiques avérées.
Enfin, ses ouvrages sont philosophiquement très intéressant.
De jereme, posté le 17.07.09 à 18:13
J'aime beaucoup celle-ci : l'ordinateur HAL serait une critique d'IBM car la lettre H se trouve avant I, la lettre A avant B et la lettre L avant M.
Ce qui me fait dire que c'était peut être aussi le but de Clarck et Kubrick : fournir à nos imaginations les bases d'une foule de suppositions..... qui sait .... De Edouard, posté le 18.07.09 à 13:33
C'est ça la force de 2001 et de tout les petits (ou grands mystères) du cinéma qui hantent nos esprits. Comme le contenu de la fameuse mallette de Pulp Fiction... De Joël, posté le 18.07.09 à 14:23
Bonjour, le cinéma, comme chacun sait est un art démonstratif qui, contrairement à la littérature et à la musique, laisse peu de place à l'imaginaire et à la subjectivité. Avec 2001, Kubrick réussit à mon sens à hisser le cinéma au niveau de la littérature, en ce sens que l'atmosphère particulière qui se dégage du film et surtout les énigmes qu'il propose font que chaque spectateur peut s'approprier le film comme on s'approprie intimement le récit d'un livre. Il s'agit, je crois, d'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Vu une trentaine de fois à peu près, et toujours aussi emerveillé.
De sylvie, posté le 18.07.09 à 18:40Quand je dis le 18/07/09 : "vous vous posez trop de questions!..." c'est une boutade évidemment. Dydout, vous n'êtes pas plus intelligent que les autres. Le fin mot, nous l'aurons tous un jour, mais vous risquez de ne pas comprendre. On ne se refait pas.
Merci à vous tous pour vos commentaires.
Amicalement.
De Alain, posté le 04.11.09 à 17:22Je viens de le regarder... Je me suis dit, beaucoup de gens ont en parlé, film culte, Kubrick, il doit franchement avoir quelque chose de spécial. Peut-être les effets spéciaux hallucinant pour l'époque.
Je suis resté accroché malgré les quelques lenteurs. La partie avec HAL aidant, parce que c'est une partie que je qualifierai de "simple" par rapport au reste du film. Simple parce que je pense qu'il y'a moin de reflexion à avoir pendant cette partie.
Mais comme beaucoup c'est la fin que je n'ai pas trop compris.
Et pour comprendre un peu mieux la fin : un coup sur le net je tombe sur ce forum, et le flash. Le flash est vraiment tres bien conçu, et reprend en detail le film. Pour moi le flash m'a permis d'y voir plus clair sur certains passages. Et de comprendre l'oeuvre de 2001. Ce que voulait en faire Kubrick. Et ce qu'il voulait en faire je l'ai trouvé sur le lien de Mandragore (http://www.cndp.fr/Tice/teledoc/dossiers/dossier_2001odyssee.htm) dont voici un extrait de wikipedia FR :
« J'ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l'entendement et ses constructions verbales, pour pénétrer directement l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique. J'ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique ; « expliquer » une symphonie de Beethoven, ce serait l'émasculer en érigeant une barrière artificielle entre la conception et l'appréciation »
— Stanley Kubrick
« Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. La vérité a trop de facettes pour se résumer en cinq lignes. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu'on en dit n'est pertinent »
— Stanley Kubrick
« Vous êtes libres de vous interroger tant que vous voulez sur le sens philosophique et allégorique du film – et une telle interrogation est une indication qu'il a réussi à amener le public à un niveau avancé – mais je ne veux pas donner une grille de lecture précise pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre de peur de ne pas en saisir la signification. »
— Stanley Kubrick
Chapeau bas monsieur Kubrick, voyez a quel point je me suis investi sur votre oeuvre jusqu'a vouloir en comprendre le message, et message il y'avait. Oui vous m'avez amené à un niveau avancé, Oui Vous avez réussi. En tout cas sur moi c'est fait...
Je conseil à tous ceux qui n'ont pas trop compris le film de regarder le flash. De plus la phrase du Maitre "Vous êtes libre de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique du film" s'affiche avant les explications. Donc pas la peine de dire que la version du flash est trop simpliste, pas assez métaphysique. Vous prenez ce qui vous manque, et le reste je dirai : "Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. La vérité a trop de facettes pour se résumer en cinq lignes. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu'on en dit n'est pertinent.". Du coup je me tais !
Merci à Sandor pour avoir posté ce lien qui date de 2005, mais qui sert encore aujourd'hui. Merci à Mandragore pour le lien sur l'entretient avec Kubrick, et merci a Kubrick lui même.
Alain