Même si l’important est de participer, les récompenses toulousaines (aide à la distribution et au sous-titrage) sont toujours les bienvenues pour favoriser le cheminement des œuvres jusqu’aux écrans européens.

Cette année, le
grand prix Coup de cœur des 19
ème Rencontres cinémas d’Amérique Latine de Toulouse a été décerné à
Familia Tortuga, du mexicain Ruben Imaz Castro, pour «
sa grande authenticité et son langage dépouillé». Ce film, lent mais très bien écrit, ne nous a pas totalement convaincu. De son côté,
Madrigal de Fernando Pérez (Cuba) salué pour «
l’audace de son propos et sa construction à la fois réaliste et métaphorique» décrochait une mention spéciale.
L’unanimité était plus flagrante autour du
prix du Public Intramuros attribué à
Ciudad en Celo (
Cité en chaleur) de l’argentin Hernan Gaffet. Drôle et savoureux, malgré ses apparences modestes, l’action de cette sympathique histoire se concentre dans un bar. A travers la vielle amitié des quatre héros, ce lieu de passage et de réunion devient l’occasion d’exprimer, avec humour, une humanité digne des
Smoke et
Brooklyn Boogie de
Wayne Wang et
Paul Auster.
Le
prix découverte de la critique française est revenu à
Capital, Todo el mundo va a Buenos Aires de l’argentin Augusto Gonzalez Polo, que nous n’avons pu voir, et dont le jury a apprécié «
la sensibilité avec laquelle est captée le désarroi d’un jeune homme et sa reconquête d’identité».
La Marea de Diego Martinez Vignatti (Argentine) a reçu le
prix FIPRESCI de la première œuvre. Récit muet d’une femme confrontée au deuil de son jeune enfant,
La Marea, qualifiée «
d’œuvre de cinéma pur», est certes animée d’une véritable force animale mais son hermétisme, parfois proche de l’autisme, dans sa façon d’envisager l’humanité, ne la rend guère sympathique et en limite l’intérêt.
Du côté documentaire, deux mentions spéciales ont été attribués à
Saba de Thereza Menezes et Gregorio Grazios (Brésil) et à
Los Proximos Pasados de Lorena Munoz. Nous reviendrons sur le
prix Signis accordé à
El telon de Azucar (L
e rideau de sucre) de Camila Guzman Urzua (Cuba), qui devrait bientôt être distribué en France.
Enfin le
prix du Rail d’Oc, décerné par les «cheminots cinéphiles» est également revenu à l’Argentine avec
La Punta del Diablo de Marcelo Pavan.