Paranoïd Park : Innocence perdue Gus Van Sant ne peut décidément plus quitter l'adolescence, et nous plonge cette fois-ci dans l'univers des skateurs de Portland, sa ville devant l'éternel. Adapté d'un roman lui-même inspiré par un fait divers réel, Paranoid Park suit un groupe d'adolescents fan de skate et plus particulièrement Alex, qui, une nuit, tue accidentellement un agent de sécurité. A l'âge où l'innocence se perd, entre dépucelage soft et culpabilité hard, GVS retrouve le rythme flottant d'Elephant, tout en ouvrant la perfection formelle de ses précédents films à un mélange de matières plus expérimental. 8mm, vidéo, et 35 mm se cotoient ainsi à l'image, tandis que la bande son passe de l'éternel ami Elliot Smith à un thème bouleversant de Nino Rota. Si l'on sort de là avec une petite déception, et l'impression d'un film plus mineur du cinéaste, il reste pourtant une mélodie entêtante et une mélancolie plus apaisée qu'auparavant. Et toujours cet art magistral d'inscrire ces visages « communs » sortis d'un casting sauvage lancé sur Myspace, dans un écrin somptueux. Quelque chose ici d'un héritage pasolinien. Paranoid Park, de Gus Van Sant, avec Gabriel Nevins, Jake Miller, Daniel Liu. Etats-Unis, 2007 - 1h25 De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007. (illus. © MK2 Diffusion)
Commentaires
De aimandshoot, posté le 21.05.07 à 21:21
![]() Je ne m'attendais pas à cette conclusion...bien dit, et puis merde ! Revoir le guerrier bandé de rouge avoiner de vils viets, quoi de plus réjouissant ? Tout comme retrouver un nouveau Goonies voir meme un ghostbusters. Ils manquent Sly et mes 10 ans... De Alice, posté le 22.05.07 à 12:54 ![]() Anita B, vous ne semblez pas très fan du skating ? Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum cinéma :
|