Le nouveau film de Raphaël Nadjari se déroule en Israël. Il parle donc encore de religion, un peu trop sûrement.
A la suite d'une étrange mais anodine sortie de route, un homme disparaît. Inexplicable et surtout incompréhensible, cette disparition bouleverse l'équilibre de la famille (la mère, un enfant et un adolescent). Le grand-père veut imposer la prière pour aider au retour du disparu, alors que la mère, laïque, y est hostile. Entre les deux, les enfants se cherchent, tâtonnent, apprennent sans père, ni repère.
Le thème du film, c'est la position et l'adaptation, à partir du fait religieux, d'individus vivant un bouleversement majeur.
Il filme au plus près des scènes du quotidien, tendues par la menace d'une explosion de la cellule familial, mais on décroche vite de cette histoire sans relief, centrée sur une communauté fermée sur elle-même.
Ces préoccupations sont-elles trop lointaines pour nous intéresser vraiment, le sujet trop exclusif ?
Récit communautaire qui n'ouvre pas sur grand-chose, Tehilimlaisse indifférent et ennuie vaguement. A l'image du grand-père et de l'oncle, enfermés dans de vieux préceptes et une intolérance d'un autre âge, le récit paraît sclérosé, incapable d'aller vers des propositions intéressantes. Il s'agit certes d'un constat dénué de jugement, qui tente d'attraper des bribes de vérité via l'étude méticuleuse d'un quotidien plat car réaliste, mais sa manière de tout ramener à la religion juive en limite l'intérêt.
Tehilim, de Raphaël Nadjari
Avec Michael Moshonov, Limor Goldstein - France, Israël, Etats-Unis, 1h36, 2006.
Sélection officielle
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photos Marc Petit pour Fluctuat).
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