La réalisatrice de ce petit, très petit film s'appelle Mia Hansen-Love... un nom qui sonne comme une égérie de la scène rock.
Dans les faits, la jolie demoiselle de 26 ans est la compagne d'Olivier Assayas, maître de la cinéphilie parisienne, présent à Cannes pour Boarding Gate. Parmi ses autres titres de gloire, on notera sa participation aux Cahiers du cinéma de 2001 à 2003 et au casting de deux films du monsieur précité. Etonnez-vous après cela que la presse de la capitale - Libé, Cahiers, Le Monde et consorts - ait unanimement loué son premier long métrage, Tout est pardonné. Des louanges qui à mes yeux équivalent à se moquer copieusement du public.
Imaginez une histoire partagée entre deux temps éloignés de onze ans et oscillant entre des appartements bourgeois de Vienne, des intérieurs bobos de la ville lumière et une grande baraque perdue dans une campagne verdoyante. Dans les années 90, Victor quitte sa femme et sa fille pour se réfugier dans les bras d'une junkie, qui fatalement décédera d'une overdose. Des années plus tard, la gamine devenue frêle jeune fille décide de le revoir, pour enfin lui dire qu'elle lui pardonne. D'où le titre. CQFD.
Imaginez le tout filmer caméra à l'épaule, à la va comme je te pousse, sans une once de talent, avec un objectif collé aux visages comme du Assayas (tiens, tiens...) de la « grande » époque. Une caméra incapable de saisir une réalité concrète, un temps de l'ici et maintenant. La Mia semble vivre dans un monde intemporel, éloigné de notre contemporain et de ses difficultés. Et ce ne sont pas quelques plans attrapés du métro aérien ou une référence à Chirac et Villepin qui y changeront grand chose. Ni, dans le rôle du père absent, le talent fragile, naissant, de Paul Blain, le fils du regretté Gérard Blain.
Ce Tout est pardonné est en soi une caricature du ciné nombriliste et poseur qui creuse la distance entre public et critique. Que cette dernière s'y engouffre une fois de plus est une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de son manque de discernement et de sa lâcheté.
Tout est pardonné - Un film de Mia Hansen-Love
Avec Paul Blain, Marie-Christine Friedrich, Constance Rousseau - France, 2007, 1h45
Quinzaine des réalisateurs
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007
(illus.1 : © Les films Pelléas; illus.2 : © Carole Bethuel)
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Vous pouvez ne pas aimer le film et en rendre compte, certes; mais les attaques personnelles contre les uns et les autres cités dans votre article (est-ce un article?) traduisent une frustration dont il serait intéressant de connaître les origines.
Life is to short to be small, man.
De Ben, posté le 31.05.07 à 15:19De johnny, posté le 27.06.07 à 14:14
vous êtes ce qu'on appelle un salaud. Allez chercher votre dictionnaire. Lisez et relisez la définition de votre Larousse jusqu'à plus soif. Vous y découvrirez un miroir et donc votre reflet. Même si vous n'aimez pas le film, comment pouvez vous déverser tant de haîne? En plus d'être un salaud, vous êtes un con. Et rendez-vous est pris, tôt ou tard, pour vous casser la geule.
Johnny De maya, posté le 07.07.07 à 22:30
ciao De Un fan de de ce film, posté le 09.08.07 à 10:54
Comment peut on descendre un film avec tant de haine??
Ne seriez vous pas un peu jaloux Monsieur le critique sans Talent???
Je comprends c'est dur de refouler sa frustration...
Je vous plains. Mais tout est pardonné!!
De Lou, posté le 09.08.07 à 11:01Comment peut on descendre un film si subtil ,tout en transparence et une petite réalisatrice si mignone, si talentueuse avec tant de haine??
Ne seriez vous pas un peu jaloux Mr le critique hysterique??
je comprends parfois c'est dur de refouler la frustration..
J'ai de la peine pour vous cher "manu" C'est vous le lâche!
An apple a day keeps the doctor away!!!!
De Enos, posté le 23.08.07 à 10:59ce film est tout simplement excellent...
De PT, posté le 28.09.07 à 23:30Le principal dans la vie est d'accepter la réalité des événéments. De Margot, posté le 01.10.07 à 14:31
Je n'ai vu qu'une magnifique direction d'acteurs, jamais rien de pesant, une narration limpide soutenue par des dialogues d'un parfait naturel. Quant au milieu qui est filmé et qui semble poser problème au chroniqueur de Fluctuat, il n'est pas plus irréel que celui de la petite bourgeoisie ou celui des cités, et il s'exprime ici sans caricature aucune, sans excès ni effets.
Un très beau film, à mon avis, regorgeant de sensibilité et très bien servi par ses acteurs, dont un magnifique Paul Blain que je connaissais pas. De Michael, posté le 18.11.07 à 21:39