Longues minutes de standing ovation à l'issu de la projection de Sicko, nouveau pamphlet de Michael Moore…
Un succès que le réalisateur n'a pas tardé, sur son site, à décrire aux internautes américains, leur expliquant que Cannes est un endroit complètement fou, peuplé de cinéphiles du monde entier. Mais aussi de soldats du show business, forces du côté obscur qui ont, selon lui, pratiquement anéanti le septième art ("inventé par les Français et magnifié par les États-Unis"). Il regrette l'avalanche de mauvais et de très mauvais films, la baisse de fréquentation des salles de cinéma et le fait qu'une bonne partie de l'industrie hollywoodienne considère les Américains trop stupides pour apprécier un film qui respecte leur intelligence.
D'après le New York Post, l'administration Bush, qui court après Moore pour avoir filmé des scènes à Cuba, pourrait s'en prendre aux secouristes du 11 septembre qui accompagnaient le cinéaste afin d'obtenir des soins que le gouvernement américain leur refuse. "Je n'aurais pas pu être plus ironique", a-t-il commenté. Les assurances médicales et l'industrie pharmaceutique US montent aussi au créneau pour combattre Sicko.
Avant de quitter la Croisette et d'affronter "la tempête" qui l'attend aux États-Unis, le cinéaste a invité le nouveau président français à voir le film et à mesurer les effets du système américain qu'il admire tant.
(Moore aurait également pu inviter le public d'émissions télé à ne pas copier les Américains en hurlant et applaudissant à la fin de chaque phrase de l'invité, comme si cet applaudissement était le dernier, comme s'il fallait tout donner sur cet ultime "whouuuu-whaaa-ouuuu !")…
Michael Moore sur le plateau de Canal+
De Gaëlle, posté le 26.05.07 à 21:38 
Si seulement il pouvait t'entendre Michael; si seulement...
De Wassup', posté le 27.10.07 à 15:03
Rien pigé a la bande annonce