MAJ : Découvrez le Palmarès complet du Festival de Cannes 2007.
Bien audacieux celui qui peut dire quelle palme sera attribuée à tel ou tel film. La sélection de cette année fut si riche en noms déjà consacrés, si pleine en confirmation ou déception des talents attendus, que le choix du jury présidé par Stephen Frears est rien moins que prévisible. Tout au plus peut-on se reporter aux avis collectés tout au long du Festival par le magazine anglophone Screen et Le Film français auprès, respectivement, de la presse internationale et de l’ « intelligentsia » française… euh pardon parisienne.
Ainsi, depuis le début des projections, un titre reste sur toutes les lèvres : 4 mois, 3 semaines et 2 jours (illus.1). Le film de Cristian Mungiu a galvanisé les salles et les esprits, marquant les mémoires bien plus que d’autres titres prestigieux ou coûteux. Après, on est bien en peine de dire qui de Joel et Ethan Coen (No country for old men), de Fincher (Zodiac) ou Gus Van Sant (Paranoid Park illus.2) sortira du lot, tant les avis les donnant gagnants se la jouent au coude à coude. Et quid du We own the night de James Gray qui, après une première projection de presse assez houleuse, fut reçu par des applaudissements vendredi soir ? Il pourrait in extremis faire son trou au milieu des amerlocs abonnés aux honneurs du public ou des palmes. Le jury ferait bien de le distinguer, Gray le galérien en mal de financements en aurait vraiment besoin.
A côté, étonnamment, Le Scaphandre et le papillon pourrait émerger de la liste des favoris, si l’on en croit le cénacle hexagonal. Et la palme des pleurs et des rires pourrait revenir à un film d’animation, Persepolis (illus.3). Ce qui ne serait pas une première, le festival ayant déjà distingué dans les années 70 un autre dessin animé français, La Planète sauvage du regretté René Laloux.
Reste, dans le genre palme « j’aime dormir dans une salle de ciné et je l’ai fait savoir », Alexandra de Alexander Sokurov. Le film en a fait roupiller plus d’un, mais bizarrement la critique semble y avoir trouver son compte de plaisir (onirique) et le fait savoir. Plus c’est long, plus c’est dur, plus ils en jouissent, apparemment.
Et pour finir, signalons le nouveau Fatih Hakin, De l’autre côté. Le cinéaste turque passera-t-il du monde des petits à celui des grands, telle la trop curieuse Alice, par la grâce du festival 2007 ? A en croire la presse, il y a des chances pour que la transformation s’opère.
Aussi rendez-vous ce soir devant votre poste de télé - et ici même pour le Palmarès de Cannes 2007 -, avec bière et chips en guise de remplissage d’estomac (et de temps, car même courte, la cérémonie est généralement soporifique), pour avoir réponse à ces questions d’une importance cruciale.
De nos envoyés spéciaux au Festival de Cannes 2007.
De Ska, posté le 28.05.07 à 15:16

Je me permets un petit rectificatif : ce n'est pas
Gandahar qui reçut le prix du jury à Cannes en 1973 mais bien
La planète sauvage... Et son réalisateur était René Laloux et non Serge Lalou... Voilà... Et effectivement, hier,
Persepolis a reçu, lui aussi, le prix du jury, comme Laloux en 1973... Et vu la qualité dudit film, c'est une bonne nouvelle...
De Manu, posté le 28.05.07 à 17:37 
Merci pour ces corrections importantes. Excusez ma mémoire défaillante. Entre une soirée open bar et un apéro soi disant professionnel, on ne sait plus toujours ce que l'on pense ou écrit. c'est ça aussi, la "magie" de Cannes.
voilà c'est corrigé!
De Ska, posté le 28.05.07 à 23:23 
Oui, je me doute bien qu'il est très difficile d'écrire au jour le jour, dans le flux des projos et des soirées cannoises...