Les films dont on n'avait pas parlé : le Festival de Cannes se poursuit sur Ecrans
L’attente était rude ce jeudi soir devant la salle de la Semaine de la critique. Séance très très spéciale en perspective : chacun se réjouissait de voir le 1er film d’horreur d’Alexandre Bustilllo (un ancien de Mad Movies, dont le fan club a ponctué la séance d’applaudissements) et Julien Maury, avec Béatrice Dalle en grande prêtresse du mal. Excitation mêlée d’appréhension, car les rumeurs présageaient un vrai bain de sang. Crainte telle qu’une femme défaillit dans la file baignée de chaleur nocturne. Un malaise peut-être provoqué par une grossesse en devenir, ce qui aurait été une excellente pub pour le film. Car A l’intérieur file les métaphores de la gestation et de la position fœtale.
Soit une jeune veuve, enceinte d’un mari mort dans un accident de la route auquel elle a survécu. Image choc – et virtuelle – d’un fœtus subissant le choc du crash : le ton est donné. La jeune femme, convalescente, s’enferme dans son pavillon de banlieue. Et là survient la sublime Béatrice ; et avec elle, la tuerie puissance 10. Une des plus extrêmes et « grand guignolesques » vues récemment (faut dire que je ne suis pas un habitué du gore). Une des plus belles aussi. Car A l’intérieur relève du paradoxe : autant le fait est brutal, sanguinolent, perturbant, autant l’image est d’une beauté à couper le souffle, travaillée avec un soin de maniaque. On frémit, on détourne le regard, mais à contre cœur. L’épure des lignes, de la mise en scène force l’admiration. Certains plans évoquent des travaux de plasticiens, avec néanmoins une parfaite dynamique d’ensemble, un mouvement montant crescendo.
Les deux acolytes connaissent leurs classiques et ça se voit. Mais hormis deux ou trois scories, la référence ne tue pas la singularité du film. Son originalité provient aussi d’un scénario qui mêle avec habilité l’actualité (les émeutes en banlieue, symbole d’un mal rongeant le corps social en son sein) aux angoisses sans âge des futures mères ; et plus généralement aux peurs liées au corps. Un film aux limites du fantastique, qui vous attrape par les tripes sans se couper du cerveau. Comme quoi, c’est bon de se faire du mal.
A l’intérieur – Un film de Alexandre Bustillo et Julien Maury
Avec Alyson Paradis, Béatrice Dalle – France, 2007, 1h18
Semaine internationale de la critique
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C cool
De best friend, posté le 26.06.07 à 13:29
Harry franchemant il me désoit.je ne pensait pas ca de lui .il fé son bo gosse mé ya pa besoin il lé déjà als pa la peine de faire dé truk pornos.je le préfére dans harry potter
De unix, posté le 16.04.08 à 02:59
Mais quand meme ! a la fin elle lui vole son bebe c'esy pas juste elle s'est défendue....et elle meurt...horrible regardez pas ce film
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