Steven Spielberg a parlé. Il soutiendra Hillary Clinton dans la campagne pour conquérir la Maison Blanche.
Ce soutien ne doit pas signifier grand chose pour l'Amérique profonde, en revanche pour les riches nababs hollywoodiens, que le premier d'entre eux affiche clairement son choix pourrait bien les conduire dans la même direction.
La préférence de Spielberg a d'autant plus de poids qu'il avait un temps esquissé un soutien à Barack Obama, l'autre grand candidat démocrate, qui pourrait avoir un fort pouvoir d'attraction sur l'industrie du cinéma. Hollywood commençait à être charmé par cet héritier de Robert Kennedy et Martin Luther King réunis. Qui saura le mieux faire rêver l'industrie du rêve ?
Outre l'aspect prestige/paillette, un tel soutien est précieux : le 30 mai dernier, le réalisateur d'E.T. a organisé une soirée au profit de la candidate au cours duquel 800 000 dollars ont été récoltés.
"Hillary est un leader fort, respectée partout dans le monde. En tant que présidente elle saura rassembler l'Amérique, rétablir notre prestige à l'étranger et assurer notre protection, ici chez nous". On lui demanderait d'être son directeur de com que le réalisateur n'aurait pas mieux dit. Le facteur "strong leader" (toute personne ayant regardé The West Wing le sait) est le plus important de tous dans les études d'opinion. Et bien sûr, Hillary part là-dessus avec un léger handicap, celui de posséder un utérus.
Réagir à cet article
Il faut séparer l'état et l'eglise :-)
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z