Ca me fait toujours rire de lire dans des journaux ou sur des blogs américains des histoires sur nous, "les fromages qui puent".
D'abord parce qu'on se dit "Wahou !, ils savent qu'on existe, incroyable !". Ensuite parce qu'ils n'ont pas l'air toujours très à l'aise avec leur sujet, et sont toujours obligés d'y aller avec moults précisions pour être sûr que leurs lecteurs savent de quoi on parle. Vous savez, la France, ce minuscule pays de l'autre côté de l'Atlantique qui nous emmerde sur la guerre en Irak...
Cette fois donc, c'est Marion Cotillard qui a les honneurs de la presse hollywoodienne. Après avoir reçu le "Swann d'or" de l'actrice la plus romantique à Cabourg, l'actrice française recevra en octobre le prix du meilleur espoir, en gros (Film Festival's Hollywood Breakthrough Actress of the Year Award pour être précis), au Festival du film de Hollywood. Le président de ce festival qualifie de "superbe" sa prestation dans La Môme, qui doit être reconnue et appréciée par les professionnels comme par le public.
Il faut dire qu'au moins, le public américain la connaît : elle a tout de même partagé l'affiche d'un film de Ridley Scott avec Russell Crowe (Une Grande Année). Film passé à peu près inaperçu en France.
Marion Cotillard sera récompensée non pas pour La Môme mais pour La Vie en rose - "traduction" américaine du titre. C'est le même principe que Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, qui se transforme en Amélie from Montmartre en traversant l'Atlantique.
Ce qui est surtout notable dans cette histoire (qui n'intéresse pas grand monde mais tant pis), c'est que les Américains distinguent rarement les mêmes personnes que nous. Qu'ils ne remarquent pas forcément les films les plus remarqués en France. Et qu'ils ne s'intéressent qu'à la partie surannée de notre culture : Montmartre (Moulin Rouge), Edith Piaf, le bérêt...
Enfin, la morale de l'histoire, c'est qu'on peut très bien se remettre d'un accident de Taxi.
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