Sukiyaki Western Django : le titre annonce la couleur, le nouveau et enième film de
Takashi Miike est un hommage aux westerns spaghetti.
Le cineaste reprend donc tous les élèments du genre : un village construit autour d'une rue, deux clans qui s'affrontent, un enfant qui a vu son père tué sous ses yeux. De la vengeance, du sexe, et une violence ultra chorégraphiée et sanguinolante. Mais l'assaisonnement est définitivement japonais, que se soit dans la façon de filmer les espaces, le traitement des couleurs (le rouge tenant bien sûr une place primordiale) et des vêtements (bien plus bariolés que ceux des cow-boys traditionnels). Film greffe, avec ses acteurs japonais qui s'expriment en anglais, la présence de l'énorme
Quentin Tarantino, et ses références multiples,
Sukiyaki Western Django réussi avec brio à canaliser la folie créatrice de son réalisateur dans un récit et un cadre plus familiers. Le résultat est un peu à l'image de
Planète Terreur de
Rodriguez, une déclaration d'amour fou pour le cinéma et un déploiement d'énergie exceptionnel. Un pur plaisir.
J'imagine que Tarentino lui rend la pareille après que Miike soit apparu dans le premier Hostel (produit par Q.T).
Ou alors ils sont fous tous les deux.
C'est possible.