Archives > Octobre 2005

Guy Gilles : Le Clair de terre


Posté par Sandor le 31.10.05 à 16:30 | tags : réalisateur, web

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La projection d'un film de Guy Gilles est une occasion trop rare pour ne pas être signalée. Ceux qui ont déjà vu quelques-unes des pépites d'une cinématographie où se distinguent notamment les deux sublimes longs métrages L'Amour à la mer (1965) et Absences répétées (1972), en sont déjà haletants. Le prochain rendez-vous a lieu mercredi 2 novembre à 18h30 au cinéma Le Denfert (Paris 14e), avec Le Clair de terre (1970). Toutes infos disponibles sur ce (très beau, très beau, très beau) site consacré à Guy Gilles.

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John Lennon à l'écran


Posté par Sandor le 30.10.05 à 16:00 | tags : musique

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Les lunettes de John sur Ecrans Pour répondre à flop flip, et si l'on considère que le week-end se poursuit jusqu'au 1er novembre, il est bien sûr indispensable de se rendre mardi soir à la Cité de la musique (Paris 19e), pour assister à ceci, une série de films rares de Jonas Mekas, Raymond Depardon et bien entendu John Lennon himself, venant compléter l'expo que cet établissement consacre à l'ancien Beatles jusqu'au 25 juin 2006.
MAJ (06/02/06) : Lire notre visite critique de l'expo John Lennon à la Cité de la Musique
Lire également tous les billets John Lennon sur le blog Aeiou


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Casshern : la cinéma japonais à l'ère du rococo numérique


Posté par Medvedkine le 30.10.05 à 00:14 | tags : asie, japon

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Casshern (KAZUAKI Kiriya, 2004) Véritable manifeste d'anti-cinéma, Casshern passe son temps à déconstruire toute notion de plan, de durée, de mouvement, de corps ; la rhétorique du montage, tout ça KAZUAKI s'en fout, car il le sait, ça n'a plus d'importance. Aujourd’hui seul compte l'effet, l'image, le visuel, sans raccord ; une image somme, contenant tous les contenus possibles du cinéma, du manga, des jeux-vidéo. Casshern veut tout et vite, c’est un turbo recycleur d’images : du néo-constructivisme russe à l’expressionnisme allemand, il passe sans transition à une poésie midinette façon shojo manga, au théâtre japonais, au visual rock, le tout maintenu sous perfusion numérique.
Mais cette profusion totalitaire fait de Casshern un film outrancièrement naïf (et stupide), un film qui donne la nausée. Film hystérique, déboussolé, camouflant constamment son manque de savoir-faire et de rigueur, Casshern ne laisse jamais le temps de s'arrêter pour voir, au contraire. Pour lui, il faut qu'il y ait sans cesse à regarder, que l’œil soit plein, qu'il n'ait jamais le temps de lire. Séduction ? Non : saturation, épuisement, rococo numérique. A sa façon, le film de KAZUAKI constitue une synthèse du cinéma japonais contemporain. Un point seuil, où l'hétérogénéité assimilée des différentes cultures par les Japonais trouve en elle le degré d'intensité extrême où tout se se désintègre, se transforme en vide absolu.

Casshern
KAZUAKI Kiriya, 2004
Sortie salles France : 26 octobre 2005
Trailer

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Digimasie


Posté par Flyer le 28.10.05 à 18:28 | tags : animation, asie, court métrage, japon, média, web

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digimasie.JPGLe 13e numéro de Mang'Arte est en ligne. Prenant pour thème la vie quotidienne, il présente les travaux humoristiques du duo d'auteurs Izumi Masayuki (un manga assez cru sur le sexe facile et la viande bien cuite) et le court-métrage d'animation d'AOKI Jun, primé dans de nombreux festivals : Platform, ou la bataille surréaliste des traders japonais. Resituant le contexte, chaque oeuvre est agrémentée d'une biographie et d'une interview des auteurs.
En bonus pour les germanocomprenants : un mini-dossier sur l'importance des mangas chez les coiffeurs nippons traditionnels. Heureusement que les dossiers des anciens numéros sont toujours consultables pour les moins allemands d'entre nous.

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Au commencement du film, il y a toujours...


Posté par Sandor le 27.10.05 à 17:48 | tags : web

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... le générique.

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Beit (Amos Gitaï) : ça se passe comme ça à Jérusalem...


Posté par Sandor le 26.10.05 à 11:56 | tags : documentaire, festival, réalisateur

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Amos Gitai sur le tournage de Premier long métrage d'Amos Gitaï, Beit ("la maison" en hébreu, et également en arabe) est projeté demain lors d'une soirée consacrée au réalisateur dans le cadre du festival "La société isréalienne vue par ses cinéastes documentaires" à Confluences (Paris 20e). Produit par la télévision israélienne en 1980, ce film se penche sur le devenir d'une maison à Jérusalem, ancienne propriété d'un médecin palestinien exproprié après la victoire de Tsahal en 1967. Mais loin de glorifier cet acte d'annexion et de célébrer les nouveaux occupants de la maison, Gitaï se penche au contraire sur le sort des ouvriers palestiniens chargés de sa reconstruction, travaillant de ce fait à leur propre négation en tant que peuple. En 1980 - alors que commençait pourtant à poindre une génération de "nouveaux historiens" dans l'Etat hébreu -, la télévision israélienne n'avait guère apprécié cette vision des choses et avait bloqué la diffusion du film. La version projetée demain est donc une VHS pirate récupérée par le cinéaste et kinéscopée en 35 mm. Avant d'aller voir ce film magnifique, aussi ambitieux dans sa forme que transgressif dans son propos, on pourra également en apprendre un peu plus ici.


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La Fête du cinéma d'animation


Posté par Sandor le 25.10.05 à 00:36 | tags : animation, centre pompidou

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Durant trois soirs à la BPI (Centre Pompidou), de mercredi à vendredi. Coup de chapeau à l'animation néerlandaise, avec des films de Paul Driessen, Nico Crama, Gerrit van Dijk... Belles séances de rattrapage pour ceux qui ont manqué Annecy.

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The Movies : Machinima grand public


Posté par Flyer le 24.10.05 à 23:11 | tags : court métrage, the movies, webfilm

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Pixels sur pellicule.Le 10 novembre 2005 sort un jeu vidéo quelque peu particulier. "The Movies", la dernière création de Peter Molyneux, vieux baroudeur de l'industrie vidéoludique française, propose de s'occuper de la gestion d'un studio de cinéma. Jusque là, rien de fabuleux. Mais le soft permettra surtout aux joueurs d'endosser la casquette de réalisateur afin de scénariser et de tourner leurs propres films ! Angles de vue, décors, castings, écriture des dialogues et choix de la bande-son... les possibilités sont alléchantes. En témoigne ce premier court-métrage produit avec les moyens du jeu. Les confrères de Chamboultout, qui ont pu tester tout ça, étaient littéralement séduits.
A l'occasion de la sortie du jeu, Gnomz lance un concours "The Movies", dont le premier prix est un voyage à Hollywood. Pour les plus cinéastes d'entre vous, les participations se font par ici.

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La Jungle plate...


Posté par Sandor le 24.10.05 à 00:36 | tags : documentaire, réalisateur

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... (1978), un des nombreux chefs-d'oeuvre du documentariste néerlandais Johan Van der Keuken, décédé il y a quatre ans, est ressorti en salles depuis mercredi dernier. Une fascinante plongée macroscopique dans le monde mi-terre mi-mer des longues plages blanches de la frontière néerlando-allemande, à ne pas rater.

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Nelson Sullivan preview


Posté par Sandor le 20.10.05 à 15:57 | tags : festival, forum des images, réalisateur, video

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Un parcours exubérant et triste dans le New York underground des années 1980Flu sera partenaire de l'édition par Points de vues, en deux volumes (novembre et janvier prochains), des DVD du vidéaste new-yorkais Nelson Sullivan. Décédé en 1989, Sullivan a passé les derniers mois de sa vie à se filmer lui-même en gros plan, rendant compte de ses déambulations vacillantes dans le milieu underground de la grande ville. Un parcours à la fois exubérant et triste, marqué par le sentiment d'extrême urgence et de lutte contre le temps qui passe, dont il sera possible d'avoir un aperçu ce samedi 22 octobre au soir au Forum des images, pour une nouvelle séance du Festival de films gays et lesbiens de Paris.

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Ma ville, mon territoire


Posté par Sandor le 20.10.05 à 15:30 | tags : cinéma des cinéastes, documentaire

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La Première nuit (Georges Franju, 1957)On ne soulignera jamais assez la qualité des expériences cinématographiques promises par l'association Documentaire sur grand écran, lors de ses programmations thématiques du dimanche au Cinéma des cinéastes (Paris 17e). Il faut se lever (assez) tôt, la première séance est à 11h, mais chaque fois le voyage en vaut la peine. Commencée le 2 octobre, la programmation actuelle se poursuit jusqu'au 18 décembre. Intitulée "Ma ville, mon territoire", elle passe en revue une cinématographie richissime d'où la fiction n'est d'ailleurs pas exclue. Si on vous avait prévenus plus tôt, vous auriez déjà pu voir le 2 octobre Le Joli Mai (Chris Marker et Pierre Lhomme, 1962), très belle enquête socio-impertinente sur la mélancolie des Parisiens au sortir de l'indépendance des colonies, et aussi Les Mains négatives (Marguerite Duras, 1979), lente traversée en voiture de la ville lumière lorsque l'aube point à 7h du matin.
Revoir A propos de Nice (Jean Vigo, 1929) ou Fellini Roma (1972), était possible dans les deux semaines qui suivirent. Prochaine séance ce dimanche 23 octobre, avec La Première nuit (Franju - photo, courtesy Documentaire sur grand écran), Gare du Nord (Rouch) ou La Gare (Kieslowski). Plus essentiel sans doute, s'il faut vraiment choisir avec ce qui précède.

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Nuit Tim Burton au Champo


Posté par Sandor le 19.10.05 à 20:23 | tags : johnny depp, réalisateur, tim burton

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A l'époque où Tim Burton faisait des grands films, il y avait...



Avec Les Noces funèbres, Charlie et la chocolaterie, The Sleepy Hollow et le fabuleux Edward aux mains d'argent, Ed Wood sera l'un des cinq films projetés lors de la Nuit Tim Burton au cinéma Le Champo (Paris 5e), samedi 22 octobre à partir de minuit. Petit déj' offert... au petit matin.

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L'Europe vue de l'intérieur sur Arte


Posté par Sandor le 18.10.05 à 16:53 | tags : cinéma sur arte, documentaire


Les bureacrates européens sont-ils méchants ?Reprise des affaires sérieuses sur Ecrans après nos activités liées à la semaine du mauvais goût sur Aeiou. Flu, en effet, vous en avait déjà parlé ici : Arte diffuse depuis début octobre un Thema en quatre parties intitulé "Quelle Europe voulons-nous ?" Prenant acte des résultats du référendum français sur la Constitution européenne, la chaîne culturelle entend ainsi "mettre l'avenir de l'Europe au coeur de ses programmes", selon les mots de son vice-président Gottfried Langenstein. Dernier volet, le plus sensible, ce soir, consacré à l'Europe et ses bureaucrates. Prenant notamment l'exemple de la pêche, Arte tente de mieux cerner comment, avant d'être amendés (parfois) par le Parlement européen et votés (le plus souvent) par les chefs des gouvernements des Etats membres, sont élaborés les directives et les règlements européens.

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Max Thayer, héros de mauvais goût


Posté par Sandor le 12.10.05 à 19:16 | tags : web, webfilm

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Une icono carrément classe...Et pour faire honneur à la semaine du mauvais goût qui vient de s'ouvrir sur Aeiou, une petite notule pour donner à lire les fabuleuses aventures de Max Thayer, héros du roman-photo mis en ligne sous forme de feuilleton par le désormais mythique Nanarland.com. Ou comment Max, gun à la main, trucide ses ennemis qu'il reconnaît à la couleur de ses chaussettes et sauve la fille de Le Parrain prise en otage par l'horrible Ninja Moustachu... Le tout dans une iconographie carrément classe. Nous en sommes pour l'heure à l'épisode 21, et il est indispensable de ne pas manquer la suite...

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Race d'ep (Lionel Soukaz) : grand oeuvre au Festival du film gay et lesbien


Posté par Sandor le 12.10.05 à 11:52 | tags : festival, forum des images, réalisateur

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Movies, confetties et Pink parties Quoi qu'on pense des classifications strictement communautaires, la version restaurée de Race d'ep (1979), ou un siècle d'homosexualité mis en images par Lionel Soukaz sur un scénario de Guy Hocquenghem, sera sans doute un des films les plus attendus lors du Festival de films gays et lesbiens de Paris qui commence après-demain au Forum des Images. Mais celui-ci recèle également d'autres découvertes, comme les auto-bio-filmo de Nelson Sullivan promenant le désespoir des derniers mois de sa vie dans les rues de New York à la fin des années 1980. Flu, d'ailleurs, reviendra sur cet auteur émouvant exhumé récemment par un excellent éditeur de DVD indépendant.

(lire également sur Ecrans : une Encyclopédie du cinéma lesbien)

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Stéphane Breton : soirée kirghize à Pantin


Posté par Sandor le 11.10.05 à 18:08 | tags : documentaire, festival

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Eux et moi (Stéphane Breton, 2001) Pour leur dernière soirée, après avoir redécouvert le cinéma direct et présenté au public français le clown iconoclaste israélien Avi Mograbi, les Rencontres de cinéma documentaire de Pantin pojettent Un été silencieux, le dernier film de Stéphane Breton. Une curiosité que ne manqueront sûrement pas ceux qui ont vu Eux et moi et surtout Le Ciel dans un jardin, précédents opus de cet ethnologue devenu cinéaste sur son terrain d'étude - la papouasie indonésienne -, et qui, cette fois-ci, a décidé de s'intéresser aux steppes du Kirghizistan.

Un été silencieux
Ce soir à 20h45
Ciné 104, 104 avenue Jean Lolive, 93500 Pantin

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Berlin, Sao Paulo : miroir des avants-gardes des années 1920













Ca se passait ce week-end à l'auditorium du Louvre et, comme souvent en sortant de ce bel écrin audiovisuel trop méconnu, on était content de s'y être déplacé. Sur l'écran, Sao Paulo, symphonie d'une métropole, bizarrerie quasi-expérimentale des années vingt signée Rudolph Rex Lustig et Adalberto Kemeny. Dans la lignée du film mythique de Walter Ruttmann sur le Berlin de la même époque, les deux cinéastes d'origine hongroise y content dans son déroulé une journée ordinaire de la ville brésilienne, la façon dont elle se met à vivre à mesure que ses habitants sortent dans les rues, à rugir au rythme du battement mécanique de ses industries. Mais là où Berlin semblait s'emballer et submerger les humains qui l'animent dans le film de Ruttmann, Sao Paulo restait au contraire sous contrôle, parfaitement encadrée par les institutions de la jeune République brésilienne veillant à la bonne application de sa devise "Ordre et Progrès". Une scène aussi hallucinante que drôle décrit ainsi le "Centre de réparation sociale" de la ville - en fait, un pénitencier - où les détenus pris d'enthousiasme se mettent à danser en phase devant la caméra. Autant de réjouissances qui donnent largement envie de se rendre en décembre à la prochaine séance de cinéma en concert du Louvre, toujours sur une vieillerie avant-gardiste brésilienne. En savoir plus, c'est .

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Mon tonton c’est Tati


Posté par Daveinthehay le 07.10.05 à 18:46 | tags : bande annonce, court métrage, festival

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VignettePL.jpg
Pour la troisième année consécutive, la ville de Saint-Maur-des-Fossés organise un Festival du Court-Métrage. Intitulé "Sur les pas de mon oncle" (en
double-référence au film Mon oncle de Jacques Tati et au documentaire de sa fille Sophia Tatischeff, Sur
les pas de Monsieur Hulot,
dont il était le sujet), le festival se déroulera du 14 au 16 octobre au Cinéma Le Lido, Place Jacques Tati, à Saint-Maur donc.
Au programme, outre deux tables rondes sur les thèmes de "la réalisation d'un premier film" et de "l'enjeu du scénario", 56 créations d'une dizaine de minutes (dont 6 sont l'oeuvre de jeunes de moins de 18 ans), se disputeront les faveurs du public et du jury composé de cinéastes, d'artistes et d'élus locaux.
Pépite dans la mine, le court-métrage Plaidoyer pour un lâche (illus. ci-contre), produit et réalisé par Olivier Grimberg, narrant l'enquête d’un policier sur la mort d’un jeune séminariste dont les ultimes études portaient sur la dernière strophe d’un poème blasphématoire attribué à saint Thomas d’Aquin. Un superbe face à face entre flic et prêtre, qui sera diffusé les samedi 15 octobre à 20h30 (catégorie Prix du Public, suivi d’une séance de questions/réponses avec l'équipe du film), avec une séance de rattrapage le dimanche 16 à 14h30.

Cerise sur le gâteau, "Sur les pas de mon oncle" peut aussi s'enorgueillir de... sa propre bande-annonce.

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Frères à la Grimmasse


Posté par Anne-Laure le 06.10.05 à 13:25 | tags : réalisateur

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Une armure d'effets spéciaux...Ce qui fait le conte, c'est le conteur. Terry Gilliam, à qui on doit notamment Bandits, Bandits, Brazil et Fisher King, avait a priori la carrure pour filmer un scénario tiré des frères Grimm. L'histoire est celle de deux frères qui profitent des croyances de villageois effrayés par ce qu'ils considèrent comme des phénomènes extraordinaires. Un jour, ils rencontrent une vraie sorcière, un vrai mystère et doivent l’éclaircir sous peine de mort.
Contraint par de nombreuses directives de production, le réalisateur est pourtant entravé dans son projet et cela se voit. C'est signé Gilliam mais ce n'est pas du Gilliam, tant nombre de scènes sont prévisibles et grossières. Une cascade d'effets spéciaux fait de l'esbrouffe et on perd l'essentiel. A part Jonathan Pryce, servi par un beau personnage de méchant, le reste du casting est fade. Pourtant il sourd quelque chose de l'artiste dans ce film. Depuis Bruno Bettelheim, on sait que les contes en disent souvent plus qu'ils ne prétendent et que là est leur vraie richesse. Ici la parabole, si simpliste soit-elle, est plus prenante que le film lui-même. Le réalisateur parle d'un homme qui n'aspire qu'à voir le monde sous un jour merveilleux et c'est évidemment de lui-même qu'il est question.
Mais ce metteur en scène parfois génial, qui a créé un véritable univers de ses visions distordues du monde, ne parvient plus à faire de films à lui. On sait, de manière flagrante depuis le documentaire sur Don Quichotte inabouti, qu'il ne rencontre plus les producteurs qui prendront en charge sa créativité. Dans cette lignée, Les Frères Grimm est un produit de consommation qui sort à point nommé pour les vacances de la Toussaint. Reste qu'il faut sans doute que ce film soit un succès en salles pour que le réalisateur de l'inquiétante étrangeté retrouve un peu de liberté..

Les Frères Grimm
Terry Gilliam, 2005
Sortie salles France : 5 octobre 2005
Trailer

 


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Greenaway, entrée libre


Posté par Sandor le 04.10.05 à 16:55 | tags : centre pompidou, réalisateur

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