Archives > Novembre 2005

E-magiciens 2005 (2) : La blatte et les Muppets


Posté par Daveinthehay le 30.11.05 à 13:32 | tags : animation, court métrage, festival


cafard.jpg(suite de l'épisode précédent)… oui mais chauvin qui peut, rappelons qu’il y a de l’espoir chez les espoirs français ! Comme en témoigne Cafard, un court métrage animé par les bons soins d’un trio d’étudiants de Supinfocom Arles et dont la diffusion fut l’un des temps forts de la manifestation. L’atmosphère du film n’est pas sans rappeler une autre production Supinfocom : Overtime, incursion dans l’univers de Jim Henson et de ses créatures. Présentée pendant l’édition 2004 des e-magiciens.

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L'Enfer, une histoire de gens qui font la gueule


Posté par Ju le 30.11.05 à 00:01 | tags : actrice, carole bouquet, emmanuelle béart, karin viard

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... et d'ailleurs, ça se voit sur la photo Sophie (Emmanuelle Béart) est trompée par son mari, se couche nue à côté de lui, en quête de désir. Hystérique, triste, désespérée, investigatrice, elle veut avoir la confirmation d'un adultère qu'elle a tout le mal du monde à supporter. Céline (Karin Viard), célibataire, immature sur le plan amoureux, a peur d'aimer et peur d'être désirée. Dans l'illusion d'une romance, elle se livre pourtant nue à un certain Sébastien... mais pour rien. Un malentendu... Plutôt que de chercher à s'épanouir, elle rend visite à sa mère impotente et sévère (sombre Carole Bouquet), en maison de retraite. Anne (Marie Gillain), fraîche étudiante, aime passionnément un homme plus âgé qu'elle. Un prof, marié. Pour elle, sans doute, une image du père. Sébastien, pressé, en a gros sur le coeur. Quelque chose à dire. A Avouer...
Trois soeurs, dont le lien n'a rien d'évident si on ne le sait pas. Des destins intimement imbriqués, emmêlés. Des rapports amoureux décevants. Une douleur latente, mais pourquoi ? Le film joue l'ambiance lourde, laisse transparaître le poids du secret sans en dire un mot, pendant une bonne heure. Mystère, donc, mystère. Mais en s'ingéniant à ne rien révéler trop vite, à composer une atmosphère poisseuse, Danis Tanovic frustre le spectateur, le malmène parfois. L'Enfer... Outre que le film tienne son appellation de la trilogie inachevée de Kieslowski (Le Paradis, L'Enfer, Le Purgatoire), voilà peut-être une autre justification du titre. (illus. © Diaphana Films)

L'Enfer de Danis Tanovic, 2004
Sortie salles France : 30 novembre 2005
Trailer

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Retour d'image : toutes ces différences...


Posté par anita b. le 29.11.05 à 18:29 | tags : festival, mk2


tous les handicaps, vraiment...Le festival Retour d'Image est de retour pour sa deuxième édition, toujours consacrée aux différents handicaps. Des débats, des films, des raretés, des inédits, des bizareries comme notre chouchou Aaltra de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Les handicaps, certes, mais abordés sous un angle qui échappe au bien-pensant, ouf. Cela se déroule du 25 novembre au 4 décembre au Mk2 Bibliothèque, au Ciné 220 de Brétigny-sur-Orge, à la mairie de Paris. On ne vous conseillera pas d'y aller pour faire plaisir à vos copains handicapés, mais plutôt parce qu'un festival sur ce thème qui ose programmer L'Homme sans tête de Juan Solanas mérite toute notre considération...


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E-magiciens 2005 (1) : Quand les Vikings rixent Astérix


Posté par Daveinthehay le 29.11.05 à 14:50 | tags : animation, festival


bennytoothfairy.jpgRetour des e-magiciens 2005 où le temps était au beau fixe pour le jeune cinéma d’animation européen. Avec 23 écoles représentées sur les 42 au total, les coqs français ont eu de quoi pavaner leur crête tout au long du festival. Emmenée par des collectifs comme Black Bunny (ex White Rabbit), la French Touch tente de faire oublier les dinosaures Laloux et Ocelot. Exit les dessins trop simplistes, les images quasi-statiques : ici le trait est bourré de détails, modélisé en 3D et louche pas mal du côté de la japanimation.
L’héritage de La Planète Sauvage ou de Kirikou n’est pas perdu pour autant. On le retrouve ainsi parmi la crème des œuvres scandinaves. Entre gribouillis d’enfants et pâte à modeler (Benny and the Toothfairy en illus.), les matériaux utilisés par les studios danois, norvégiens ou finlandais feraient pouffer Pixar et pourtant l’école nordique n’a cessé de déclencher les ovations ce week-end. Peut-être parce qu’à l’inverse de ses hôtes – pour lesquels l’accueil fut plus mitigé -, a-t-elle compris que le fond primera toujours sur la forme. Nul n’est prophète, etc., etc.

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La Cité des mortes : féminicide à Ciudad Juarez


Posté par Sandor le 29.11.05 à 01:40 | tags : documentaire, webfilm

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Lacitedesmortes.net Découvert via une interview sur Categorynet, le "webdocumentaire" Lacitedesmortes.net évoque l'enquête liée au féminicide de Ciudad Juarez (Mexique), quatrième ville du pays à la frontière avec les Etats-Unis. Là, ce sont plus de 400 femmes qui ont été assassinées et 500 qui ont été portées disparues depuis 1993. Douze ans plus tard, dans cette cité également connue pour être une plaque tournante du trafic de drogue et d'êtres humains, les responsabilités de ce crime de masse n'ont toujours pas été élucidées.
Deux journalistes, Jean-Christophe Rampal et Marc Fernandez, se sont penchés sur la question et ont livré un documentaire de 52 minutes diffusé en octobre dernier sur Canal +. Mais, problématique désormais classique du cinéma documentaire, ils ont également estimé que leur travail serait bien plus visible sur le web. Plutôt que d'en proposer une version en streaming ou à télécharger, ils ont choisi d'adapter leur film pour en livrer une version Internet un brin markettée, mais très subtile. Images de la ville, extraits d'interviews de témoins ou de familles des victimes, fiches signalétiques des principaux protagonistes, ambiance sonore, musique originale, cartographie détaillée des lieux, blog... Tout est articulé, et donne à l'internaute la possibilité de choisir son parcours sensible dans la compréhension d'une situation, percevant une géographie et des aspirations humaines bien au-delà des seuls mobiles juridiques de l'enquête. Une adaptation intelligente car prenant en compte les potentialités du support web, lui rendant bien mieux justice que l'animation numérique ou la diffusion en ligne.

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Festival de Belfort : classiques et modernes


Posté par Sandor le 28.11.05 à 00:01 | tags : festival


20 ans de bonnes proj' !Le Festival international du film de Belfort, qui a commencé samedi, fête cette année son 20e anniversaire. Fondé en 1985 par Janine Bazin, il a d'emblée trouvé une formule originale qui est encore la sienne aujourd'hui : un mélange d'oeuvres de jeunes auteurs (1er, 2e ou 3e film) et de programmations thématiques explorant tout un pan de cinéphilie plus ancienne. Parmi les lauréats (fiction ou documentaire) 2003 et 2004 : L'Esquive d'Abdellatif Kechiche ou le magnifique La Peau trouée de Julien Samani. L'édition 2005, orchestrée par Bernard Benoliel, propose une rétrospective Milos Forman et une très mystérieuse programmation "Le Cinéma à l'écran" (???). En savoir plus sur place, jusqu'à dimanche prochain 4 décembre.

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Trois bonnes proj' ce week-end


Posté par Sandor le 26.11.05 à 01:48 | tags : asie, chine, cinémathèque française, jean luc godard

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- Ordet (Dreyer, 1955), samedi 20h30, Cinémathèque française (Paris)
- One + One (Godard, 1969), dimanche 17h, cinéma L'Etoile (La Courneuve), dans le cadre des Rencontres cinématographiques de Seine-Saint-Denis 
- Faces (Cassavetes, 1968 - illus.), dimanche 20h30, Cinémathèque française
Sans oublier Three Times (Hou Hsiao Hsien, 2004), sans doute LE film à voir en salle du moment.
Bon week-end ciné.

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Domino, par-delà le bien et le mal


Posté par Medvedkine le 24.11.05 à 15:18 | tags : réalisateur

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domino_332.jpgEt si Domino était d’abord un film qui vous tutoie, à l’image de son générique de fin ? Un film familier n’a pas besoin d’être présentable, il peut s’avancer débraillé, tel qu’il est - inutile de faire les présentations, on vous embarque sans réfléchir, surtout lorsqu’on est punk, anar et un peu camé comme Tony Scott. Dans Domino, Tony rend tout jugement impossible, il est loin. Toute son esthétique vulgaire et clinquante est nulle. Non pas nulle comme modalité du jugement, ni nulle en tant qu’elle opposerait le vide et le plein, mais nulle en tant que sa profusion d’effets reste sans causes. Domino n'a aucun sens, il n’est voué qu’à la gratuité/immédiateté de ses effets optiques, chimiques, rythmiques : accélérations, ralentis, filtres de couleurs saturées, implosion filmique, pellicule super sexy pour une Domino canon. Indescriptible, bras d'honneur à la discursivité, Domino est un film en deux dimensions : plat à l’image de son générique d’ouverture, il enchaîne les images et les scènes, les tord ou distord. Du récit Domino exhibe le squelette, de la mise en scène il orchestre la mise à mort, du plan il éclate de rire, et il est impossible d’en juger. Vulgarité assumée - voire mise en abîme (Jerry Springer) -, célérité totale et confuse, apothéose à Vegas, Tony a fusionné. Top Gun et ses F15 filmés c'est fini, aujourd’hui la vitesse c’est le film, l’ivresse, l’image. Et si assister à Domino c'était d'abord ce qui le rend indiscutable, indécidable, hermétique à toute critique ?

Domino
Tony Scott, 2005
Sortie salles France : 23 novembre 2005
Trailer

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IDFA : cinéma et terrorisme à Amsterdam


Posté par Sandor le 24.11.05 à 12:20 | tags : documentaire, festival




Le focus sur la représentation médiatique du terrorisme, la série sur les premiers films d'auteurs célèbres, ou encore la rétrospective Raymond Depardon, seront quelques-unes des programmations à suivre lors du Festival international du documentaire d'Amsterdam (IDFA), qui commence aujourd'hui.

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Palais Royal : vu !


Posté par Ju le 23.11.05 à 18:59

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Même les personnages s'endorment, alors... Si si Sandor, j''ai vu Palais Royal ! Alors, petit commentaire ? Eh bien... hmm... en résumé : c'est plutôt triste comme comédie. Contre toutes les apparences, le côté grosse farce est pas mal édulcoré, il y a quelques bons mots assez biens trouvés même, mais la surprise c'est vraiment le côté sombre de l'affaire. Dur à croire si on jette un oeil aux affiches et si l'on considère le positionnement promo du film (un bon moment de grosse comédie), et pourtant... Valérie Lemercier se mitonne un personnage franchement antipathique, le scénario repose sur une série de bassesses et des instincts douteux. Goût du pouvoir, tromperies, abus de confiance, diffamation, manipulation... La liste est longue et les gags ne sucrent qu'à peine le goût amer qui monte en bouche à chaque nouveau coup bas. Au final le tout prend des accents cyniques inattendus et, à vrai dire, plutôt déprimants. "Le Roi est mort, vive le Roi !", paradoxe froid-chaud... C'est un peu ça, Palais Royal !, mais avec une sacrée dose de froid.
PS : Chapeau au casting cependant, chacun dans son rôle, avec une palme ex-aequo à Catherine Deneuve et Lambert Wilson, tous deux hors de leur registre habituel.

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Les E.magiciens sont sur E.crans


Posté par Flyer le 23.11.05 à 17:50 | tags : animation, bande annonce, festival


e.magiciens à ValenciennesDès demain, Ecrans se téléporte à Valenciennes pour les rencontres des e.magiciens 2005, le rendez-vous annuel des étudiants en arts numériques (bande-annonce disponible ici). Demain, toute la journée, seront diffusés les films et oeuvres numériques des étudiants européens, avec une projection consacrée aux écoles et artistes scandinaves en soirée. Vendredi, les étudiants présenteront les oeuvres réalisées sur place (animations, compositions chaînées et web jam) et le festival se clôturera par la présentation des films des étudiants des Gobelins, l’école de l’image, qui a récemment fêté les 20 ans de son département d'animation.
E.bracadabra ! Restez branchés.

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Palais Royal : visite guidée


Posté par Sandor le 23.11.05 à 12:38 | tags : web



Euh, c'est-à-dire, euh... En lisant la presse ce matin, on s'est aperçu qu'on a oublié d'aller voir Palais Royal ! de Valérie Lemercier. Bon, en attendant d'en reparler un peu plus tard, peut-être, et grâce à nos amis du Conseil d'Etat, on vous en propose quand même une petite visite guidée (ci-dessus).

Palais Royal !
Valérie Lemercier, 2004
Sortie salles France : 23 novembre 2005

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Cinéma du Québec : un avant-goût sur le Net


Posté par Sandor le 22.11.05 à 15:28 | tags : court métrage, documentaire, festival, flu, le mag, musique au cinéma, webfilm

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Comment devenir un trou du cul et enfin plaire aux femmes (Roger Boire, 2004), sera sans aucun doute un des films les plus originaux présentés lors du 9e festival Cinéma du Québec, qui commence demain au Cinéma des cinéastes (Paris 17e). Au programme, une sélection de dix longs métrages de fiction produits dans les deux dernières années (Bernard Emond, Louis Archambault, Sébastien Rose...), une soirée documentaire où l'on pourra découvrir l'intriguant L'Otage (Carl Leblanc, 2004) - ou l'histoire d'un ancien diplomate britannique séquestré en 1970 par les horribles malfaiteurs du Front de libération du Québec qui, cette année-là, liquidèrent quand même l'ancien ministre canadien Pierre Laporte -, et beaucoup de rencontres professionnelles : sur le son, la musique de film et surtout le Marché du cinéma du Québec, tant il est vrai que cette manifestation entend diffuser la production québécoise auprès d'un public européen ou francophone plus large.
Des dizaines de courts québécois en ligne...Flu est partenaire de cette nouvelle édition, parce que les sociétés plus larges et les lecteurs du lointain, on aime bien. La preuve? Mon pays, c'est le printemps, le blog montréalais de Flu ouvert il y a six mois. Et puis aussi parce que grâce à Cinéma du Québec, nous avons découvert ceci : Silence on court !, plate-forme web de diffusion du court métrage produite par l'Office national du film du Canada et Radio-Canada. Là, ce sont des dizaines de courts québécois qui sont à visionner en ligne. Bien sûr, l'ensemble est inégal, mais il y a quelques pépites. Pas possible de proposer des liens en direct, alors je vous laisse naviguer...

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Dutch Harbor : au milieu de nulle part


Posté par Sandor le 22.11.05 à 11:52 | tags : documentaire, noir et blanc

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Quelque part dans la mer de Bering, perdu au milieu de l'archipel des Aléoutiennes, se trouve une île au nom improbable : Unalaska (littéralement "non-Alaska"). En ce lieu qui n'est même plus l'Alaska, donc, qui est un bout de terre glacial paumé entre Amérique et Russie, se situe pourtant un des plus grands ports de pêche du monde : Dutch Harbor. Le film éponyme de Braden King et Laura Moya, qui sort en salles demain, raconte l'histoire de ce port, la disparition progressive de sa population autochtone, les batailles aériennes et navales qu'il vécut pendant la seconde guerre mondiale, l'influence des grandes évolutions mondiales de la pêche sur la vie locale. Le tout, raconté par des habitants du port, ou par des artistes américains ayant voyagé là-bas. Si le film est à voir, peut-être, ce n'est pas tant pour ce qu'il dit de ce lieu reculé - l'histoire en est certes originale, mais comment pourrait-il en être autrement ? - que pour la lancinante musique originale du Boxhead Ensemble. Et surtout pour la plastique des images, suggérant par un noir et blanc nébuleux l'incertitude des hommes plongés dans l'immensité de ces paysages hostiles et beaux.

Dutch Harbor, la où la mer vient s'éteindre
Braden King et Laura Moya, 1998
Sortie salles France : 23 novembre 2005

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Douglas Sirk : les plus beaux films du monde


Posté par Sandor le 21.11.05 à 16:32 | tags : cinémathèque française, douglas sirk, réalisateur

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Mirage de la vie (Douglas Sirk, 1959) “J’ai vu un bien trop petit nombre de films de Sirk", écrivit un jour Fassbinder au sujet de son aîné allemand émigré aux Etats-Unis. "Je voudrais les avoir tous vus, tous ses trente-neuf films. Peut-être serais-je alors allé plus loin en moi-même, plus loin dans ma vie, plus loin avec mes amis. J’ai vu six films de Douglas Sirk au nombre desquels se trouvent les plus beaux films du monde.”
Moi, je n'en ai vu que quatre, dont un hier soir à la Cinémathèque française grâce à l'intégrale Douglas Sirk qui y est présentée jusqu'au 30 décembre. Slightly French (1948), comédie américaine assez "classique" avec sa part de femmes qui pleurent d'amour, de musique enjouée et de lettrines à la plume qui s'affichent sur un beau générique noir et blanc, n'est sans doute pas son meilleur film. Mais y apparaissent déjà, au détour de quelques scènes, la patte Sirk : des personnages qui se complexifient au fil des plans, un imbroglio de relations qui gonfle progressivement et ne peut se dénouer que par une décision vitale prise au moment où on l'attend le moins. Et surtout ce sens du détail métaphorique, comme ce personnage qui gêne au détour d'un cadre comme il gêne dans la vie d'une femme aimée, porté sans doute à son point d'incandescence dans les chefs d'oeuvre plus tardifs comme La Ronde de l'aube et surtout Mirage de la vie (Imitation of Life, 1959 et illus.). Ce dernier film, projeté les 3 et 17 décembre prochains au soir, reste à mon sens un sommet. A ne pas manquer.

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Rencontres Cinémas 93 : une certaine marginalité américaine


Posté par Sandor le 18.11.05 à 15:55 | tags : abel ferrara, festival, flu, le mag, jean luc godard, zombies

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Old people, young voices"Toute cette violence réprimée qui soudain éclate à la surface". Pour un texte écrit à la mi-octobre, le titre de l'édito de la programmation "De bruit et de fureur" des Rencontres cinématographiques de Seine-Saint-Denis voyait plutôt juste. Surtout pour une manifestation qui se tient dans une dizaine de cinémas du "9-3" et qui a choisi de représenter, sur son affiche, le gros plan d'une bagnole cramée.
Pourtant, ce n'est pas des banlieues françaises aujourd'hui qu'il est ci question, mais plutôt de la contre culture américaine des années soixante : l'itinéraire de Dylan vu à travers les films de D.A. Pennebaker, la folie de Jim Morrisson ou les Stones en répétition sur fond de contestation Black Panthers sous le regard toujours aigu et décalé de Godard (One + One, 1969 - illus.) Et, plus proche de nous, l'expression d'une certaine marginalité américaine, qu'elle se décline sous la forme zombie (Romero), dérangeante (Cronenberg), kitsch (Carpenter) ou pop romantique (Ferrara). Tout lien avec les événements actuels en France restant à établir.
Flu sera un partenaire enthousiaste de cette nouvelle édition qui commence aujourd'hui, tout comme nous avions soutenu en 2004 la programmation "Sens/Non-sens" en revisitant la cinématographie des Monty Pithon et de Luis Bunuel. A relire, toujours...

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The Matador... : Mon ami le tueur


Posté par Ju le 18.11.05 à 13:50

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Plus de moustache, plus de bide, et toujours un permis de tuer Dans The Matador..., Pierce Brosnan porte la moustache, se balade en slip, lunettes noires et santiags, pique le vernis à ongles des nanas, et se saoule régulièrement à mort. Tout ça parce qu'il n'a pas d'amis. Lui, le tueur sans attaches, vieux briscard du métier, se met alors à rater des coups... et s'entiche du premier camarade venu. Croyez le ou non, il est déprimé ! Rien que pour ce portrait à l'extrême opposé de 007, dans lequel Pierce Brosan trouve étonnamment bien sa place, le film vaut le détour. Dans l'ensemble la comédie fonctionne bien et la mise en images s'offre une petite touche stylée à coups de couleurs saturées et montage énergique, certes pas révolutionnaire mais plutôt agréable à regarder. Bref, un très sympathique moment, sans longueur ni lourdeur, bien qu'il n'évite pas l'écueil de quelques clichés.

The Matador - même les tueurs ont besoin d'amis
Richard Shepard, 2005
Sortie salles France : 16 novembre 2005

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Ecrans documentaires : expériences du sensible, expériences du temps


Posté par Sandor le 18.11.05 à 13:24 | tags : documentaire, festival


Les Ecrans doc' 2005, jusqu'à dimanche 20 novembre Au départ, je n'y pensais pas vraiment, mais c'est un peu la suite des interrogations de Gflu dans son post précédent : « Comment et pourquoi se sent-on concerné, impliqué par une œuvre de cinéma aujourd’hui, quand tout incite à "calibrer le regard", rythmer normativement les processus de narration, les codifier, les niveler en fonction d’un étalon imaginaire de l’intérêt, de la réceptivité, des facultés d’ennui. Aujourd’hui donc, la peur du vide, du "temps mort", de la contemplation, du lâcher prise, de la concentration, de la réappropriation par soi des intentions et des intuitions d’un autre ».
Ces questions, c'est Didier Husson, délégué général des Ecrans documentaires d'Arcueil, qui les pose. Didier Husson postule donc que le cinéma, c'est plus qu'une seconde, cela sert avant tout à se donner les moyens de comprendre l'autre, et pour ce d'intégrer le temps de l'autre. Comprendre dès lors comment le temps se fragmente à travers "les mutations de la valeur travail dans le monde d'aujourd'hui" - pour mémoire, les Ecrans documentaires avaient récompensé le très beau Un Monde moderne, l'année dernière, sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Comprendre aussi la distance croissante qui semble s'instaurer entre ceux qui ont envie de faire des films (les cinéastes) et ceux qui ont encore principalement la charge de les diffuser - à la télé (programmation "Salon des refusés"). Comprendre enfin ce que tentent d'exprimer les auteurs les plus jeunes, à travers la programmation "Panorama écoles". L'édition 2005 des Ecrans documentaires a commencé hier soir, donc, je vous enjoins fortement à aller y faire un tour, me disant que cela a aussi sa place sur Ecrans, comme toutes les "images qui bougent" (décidément) ont leur place sur cet écran.

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Nicolas Cage en 1 seconde


Posté par Gflu le 16.11.05 à 19:10 | tags : festival, video, webfilm

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En vis à vis de cette notule publiée sur Aeiou, je ne peux m'empêcher de faire partager ici ma courte (mais intense) émotion cinématographique* du jour : Nicolas Cage (.mov), un film (?) du net artiste Jimpunk, diffusé dans le cadre du Festival Vidéo d'Une seconde.

* émotion cinématographique ? c'est la question que l'on se posait aujourd'hui avec l'ami Sandor, sur le mode quel type d'émotion peuvent procurer ces vidéos et ces images qui circulent sur le net, hors de tout rituel collectif, hors de tout contexte immersif ? hm... question en suspens...

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Ghost in the Machinima


Posté par Gflu le 15.11.05 à 00:55 | tags : court métrage, festival, the movies, video, webfilm

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Bot, l'actuel Citizen Kane du MachinimaC'est le titre d'une interview fort intéressante de David Wright (en anglais). David Wright est le développeur du logiciel Keygrip qui permit au machinima de faire florès. Il se demande aujourd'hui qui sera "l'Ingmar Bergman" de cet art naissant...
Le "machinima" watta fuck ? Derrière cette expression barbare et légèrement capillo-tractée se cache une pratique pourtant simple à expliquer : il s'agit de scénariser des séquences extraites de jeux vidéo, sous forme de séries (comme la très populaire Red vs. Blue) ou de courts métrages (par exemple le frenchie Bill et John - non visionné pour cause d'incompatibilité d'humeur avec le sujet). En clair, il s'agit de "faire jouer" des scènes à des personnages de jeux vidéo, de capturer puis de monter les séquences pour créer : un récit. Un Festival de Machinima 2005 vient de se tenir au Musée des images qui bougent de New York (ça ne s'invente pas), et à peine est-elle en train de se populariser que la "discipline" semble doublée par sa droite avec la sortie récente du jeu The Movies (dont nous vous avions parlé ici, et qui fait actuellement l'objet d'un concours sur Gnomz.com, le petit cousin pixellisé de Flu).
Quoi qu'il en soit, une petite séance de butinage du côté des nominés aux Mackies (c'est le nom de ces Oscars du machinima) donnera une bonne idée de ce qui se passe de ce côté-ci des écrans, et confirmera que la règle du jeu pourrait effectivement se résumer ainsi : looking for Ingmar...

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Bijou Follies


Posté par Gflu le 15.11.05 à 00:45 | tags : affiche, web



Avant de cliquer...

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Flight plan : chevalière du ciel ?


Posté par Medvedkine le 12.11.05 à 00:36 | tags : actrice

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flight.jpgBien sûr on pourra laisser dire à la morale que finalement Flight plan ne fait que justifier sa paranoïa sécuritaire post 9/11, qu’il est douteux, louche, etc. Mais lorsqu’on aime l'Amérique aveuglément, on ne s'arrête pas à la morale. Flight plan est un film triste, névrosé, obsessionnel, pendant près des deux tiers du film on y voit Jodie Foster courir comme une folle à la recherche de sa fille (disparue en plein vol), parce que c'est tout ce qui lui reste après la mort de son mari. L’ouverture est justement belle, avec le poids du deuil dans le regard de Jodie Foster, lorsqu'elle attend seule un métro vide dans une gare déserte (la vie s'est vidée des autres, du monde). Il y a bien sûr le reste, la théorie du complot un peu fallacieuse, l'entretien facile de nos fantasmes terroristes, la fausse piste des muslims (un classique désormais), le retour assommant du scénario pendant le dernier tiers ; mais il y a aussi l'exploration de l'avion, espace clos qui rend la fiction fermée sur un ensemble réduit de possibilités, c’est mieux que Panic Room. Puis ce moment où on embarque le cercueil dans l'avion sous le regard de la mère et de la fille, et ce geste lorsque la petite dessine un cœur avec la buée sur la vitre, c'est très émouvant. L'ambiance froide, désenchantée du début, l'hystérie, l'angoisse, la paranoïa du milieu compense l'idiotie de la fin. C’est beau l'amour d'une mère pour sa fille, c’est très pur. Et dans Flight plan, quand ce lien est en danger il engendre folie, précipitations et l'on comprend que l'instinct maternel est peut-être même une folie. Et malgré tout ça, et justement parce que tout ça, il y a quelque chose de grand, car Jodie Foster ne baisse jamais pas les bras, elle doit s'en sortir, sauver sa fille, prouver qu'elle a raison jusqu'à l'épuisement. Il y a peu de mères prêtes à jouer les John Mc Clane dans un Boeing. Moi ça me touche, il m'en faut peu.

Flight plan
Robert Schwentke, 2005
Sortie salles France : 9 novembre 2005
Trailer

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Les Chevaliers du ciel au fil des âges


Posté par Sandor le 10.11.05 à 18:06

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Signe des temps ? En 1959 (dessin d'Uderzo pour la première BD "Tanguy et Laverdure" parue dans la revue Pilote) et en 1967 (série TV de l'ORTF), c'était peut-être moins frime, mais ça avait l'air nettement plus marrant... (en bas, Les Chevaliers du ciel de Gérard Pirès, 2005).

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Servante, samouraï et devoir


Posté par Ju le 09.11.05 à 00:01 | tags : asie, festival, japon



La Servante et le samouraï (photo © CTV International)

Sélectionné au Festival de Berlin cette année, La Servante et le samouraï de Yoji Yamada sort en salles aujourd'hui. 2h12 d'un film à la croisée de plusieurs chemins : drame, tranche d'histoire, romance, tragédie, film de samouraï et même comédie se côtoient ici dans un certain équilibre.
Le réalisateur a voulu rétablir la vérité sur le mode de vie du samouraï, qui ne faisait pas parler son sabre à la moindre occasion - contrairement à ce qu'une déjà vaste cinématographie pourrait laisser croire -, et n'était confronté que rarement à la mort des hommes. Car il s'agit bien d'hommes ici, un homme en particulier, samouraï coincé dans les obligations de son rang, tiraillé entre loyauté et devoir, désir de rébellion et devoir, amour et devoir.
Un film sensible et parfois contemplatif, introspectif en tout cas, assez fin dans l'exploration des sentiments. En prime, une belle peinture du Japon fin XIXe, et les quelques ahurissantes touches d'humour très nippon.

La Servante et le samouraï
Yoji Yamada, 2004
Sortie salles France : 9 novembre 2005

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Les Gobelins s'animent


Posté par Flyer le 08.11.05 à 01:38 | tags : animation, court métrage

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Les Gobelins s'animentL'école des Gobelins vient d'ajouter à sa galerie dédiée au cinéma d'animation trois nouveaux courts-métrages réalisés par des étudiants en formation supérieure 3D. Steam Team, ou l'histoire d'une bande d'explorateurs aliens fraîchement débarqués sur Terre. Motus et bouche cousue, petit conte à l'esthétique sombre sur l'audition d'un ventriloque et de sa marionette (illus. ci-contre). Et Round Zero, dans lequel un entraîneur de boxe corrompu tente de convaincre son poulain d'aller se castagner contre une brute épaisse... et même très très très épaisse. A gober sans modération.

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Michel Auder et les images qui bougent


Posté par Sandor le 07.11.05 à 18:40 | tags : expérimental, festival, video

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Marocco 1972 : The Real chronicles with Viva (Michel Auder, 2002)Lors d'une nouvelle version de Flu désormais imminente, dit-on, Ecrans s'intéressera non plus seulement au cinéma et aux DVD, mais à l'ensemble des "images qui bougent". Si tel est le cas, il est urgent d'aborder ici la Biennale de l'image en mouvement (BIM), dont la 11e édition commence ce vendredi à Genève. Depuis vingt ans, la BIM postule en effet qu'observer une image mouvante est une expérience matrice - qu'on la rencontre dans une salle de cinéma, au fond d'une galerie d'art ou sur la surface d'un écran. A travers cette réflexion qui mène évidemment aux lisières du cinéma et de l'art contemporain (encore une fois), on retrouve cette année quelques figures déjà bien connues : Matthew Barney et son Cremaster Cycle, Erik Bullot et ses films entre art vidéo et cinéma expérimental, ou encore Alexandre Sokourov, Harun Farocki...
Chelsea Girls with Andy Warhol (Michel Auder, 1971-1976)Mais on fait aussi de nouvelles rencontres, comme l'Anglo-Bengladaise Runa Islam, ou surtout le Français Michel Auder. Né en 1945, vivement attiré par la Nouvelle Vague et par Andy Warhol, Auder épouse en 1969 Viva, l’une des égéries de Warhol. Une année plus tard, ils s’installent à New York. Equipé d'un Portapak Sony, l’une des toutes premières caméras vidéo commercialisées, Auder filme alors tous les lieux et événements qui parsèment leur existence. A vrai dire, je n'ai pas encore eu l'occasion de visionner ce journal vidéo, mais les quelques images publiées sur le site de la BIM me donnent très envie d'aller faire un petit tour à Genève. Pas vous ?

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Hostel : tronçonneuse et petites gâteries


Posté par Sandor le 07.11.05 à 16:11 | tags : bande annonce, quentin tarantino

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Encore la Mouche noire ?

Quentin Tarantino revient, en tant que producteur. Et il n'est pas content... et même pas content du tout (âmes sensibles s'abstenir).
via Aeiou - merci Lester !

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David Cronenberg, le trash et le réel


Posté par Sandor le 04.11.05 à 10:39 | tags : cinémathèque française, david cronenberg, réalisateur

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David CronenbergVidéodrome, Crash, eXisTenZ, Spider et, tout dernièrement, A History of Violence : le petit réalisateur de films trash seventies est devenu grand, enchaînant désormais les oeuvres métaphysiques où le fantastique se mêle au réel. La preuve ? Il entre ce mois-ci à la Cinémathèque française, qui présente une intégrale de son oeuvre jusqu'au 27 novembre. A noter: la projection de La Mouche (1991), samedi 26 novembre au soir, sera précédée du film original de Kurt Neumann (La Mouche noire, 1958). Toutes infos et programme complet ici.

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Le Mois du film documentaire et la question


Posté par Sandor le 03.11.05 à 12:56 | tags : documentaire, festival, flu, le mag

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L'Attente (Sergueï Loznitsa, 2000) Alors, le documentaire... Depuis quelques années, on en entend de plus en plus parler. Soit qu'il rafle récompense sur récompense dans les grands festivals internationaux. Soit qu'il suscite moult débats sur le droit à l'image. Soit qu'il s'aventure même à sortir en salles, et qu'en plus, ça marche... Le documentaire, en tout cas, semble être sorti de sa confidentialité, et c'est sans doute dû à l'enthousiasme des quelques centaines d'associations qui promeuvent ce mode cinématographique en France.
Depuis 2000, leurs initiatives sont réunies en novembre pour donner lieu au Mois du film documentaire, coordonné par l'association Images en bibliothèques. L'édition 2005 est foisonnante, avec 450 manifestations d'où se dégage notamment la question de la forme : le documentaire est-il uniquement un "film didactique présentant des documents authentiques", comme le veut sa définition petit-robertienne ? Ou au contraire doit-il se donner une autre ambition plus esthétique, plus élaborée narrativement, pariant que la connaissance passe par l'émotion ? Récemment, plusieurs événements consacrés au documentaire se sont interrogés à ce sujet. Ici, on a tendance à penser que le documentaire peut être rapproché de l'art contemporain. Et là, plutôt que non.
Pour prendre part au débat, Flu fait le pari d'aller voir de plus près deux cinéastes venus de l'Est présentés lors du Mois du documentaire 2005, et dont l'ambition formelle nous paraît manifeste : Sergueï Loznitsa ("cycle itinérant" dans plusieurs villes de France - illus.) et Victor Kossakovski ("Chronique d'une Russie (pas si) ordinaire" à la BPI). Et de les soumettre, lors de deux entretiens, à la question. Le premier volet, très "bressonnien", est disponible ici.

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Vincent Moon : Never let me down again


Posté par anita b. le 02.11.05 à 17:02 | tags : musique au cinéma, webfilm

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Never let me down again

Nous vous avions déjà parlé du travail très subtil de Vincent Moon ici-même, et nous récidivons : mariées à la magnifique musique de Sylvain Chauveau, qui reprend sur tout un album des chansons de Depeche Mode épurées et envoûtantes à l'extrême, ces images nous entraînent sur des pistes garréliennes, dans un territoire américain entre rêve et réalité. Again and again....


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The Movies : deuxième acte


Posté par Flyer le 02.11.05 à 16:56 | tags : court métrage, the movies, webfilm, western


Le western dont vous êtes le réal' Un second court-métrage montrant les possibilités du jeu The Movies a été sorti des coffres-forts blindés des studios de Lionhead. Suite logique du western dont on vous avait parlé ici, ce second opus est bien mieux maîtrisé, plus joli (même si ça ressemble toujours à du carton-pâte), et donne encore plus envie de s'improviser réalisateur que son frère aîné - en témoignent notamment la beauté de ses décors (ambiance cactus) et le "réalisme" de sa scène finale de duel. Chouette ! Je vais enfin pouvoir tourner le remake de Citizen Kane dont j'ai toujours rêvé : avec un casting de pingouins.

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