Archives > Février 2006

Koji Wakamatsu : rouge sang


Posté par anita b. le 28.02.06 à 19:51 | tags : japon, sexe et cinéma

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La Vierge Violente ; L'Extase des anges ; Va, va vierge pour la deuxième fois... Les titres des films réalisés par Koji Wakamatsu, auquel le festival de Saint-Denis rendait ce week end un bel hommage, laissent à eux seuls présager de l'univers radical, violent et métaphysiquement plutôt inquiet déployé par le cinéaste. Rebelle aux idées politiques afutées, lié aux mouvements de gauche des 70's alors que ses films nous montrent aujourd'hui avec quelle distance et même ironie il a toujours considéré l'engagement politique, Wakamatsu était la grande découverte du festival, son point d'orgue et la justification exacte de son intitulé : "Sex is Politics". On en reparle bientôt sur le mag.

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La fille à la valise : rencontre de deux anges


Posté par Agathe le 28.02.06 à 19:33 | tags : acteur, actrice, noir et blanc

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Un ange blond (Jacques Perrin), regard tendre et longues mains fines, découvre les affres du sentiment amoureux face à
Aïda, ange déchu doté d’un prénom de reine éthiopienne, qui traîne sa « valise »
d’histoires sordides et de salauds hypocrites ; Claudia Cardinale irradie de sa
beauté solaire ce personnage tragique de jeune femme abîmée. Le long métrage de
Valerio Zurlini, ressorti sur les écrans français en juillet 2005, est
désormais disponible en DVD (MK2 éditions). Si le film, en soi, est un joyau à
découvrir sans tarder, les bonus offrent une réelle valeur ajoutée : un
entretien émouvant avec Jacques Perrin, qui revient sur ses 19 ans de
l’époque ; les éclairages cinéphiles de Jean-Luc Douin ; le
témoignage (un peu perso, mais pourquoi pas ?) d’une Laure Adler "bouleversée" par
l’histoire d’amour impossible ; et, surtout, le film La Stazione (1953) :
réalisé par Zurlini sur la toute nouvelle gare de Rome, ce court documentaire (11’)
sans voix off vole des moments d’attente aux voyageurs des années 1950.
Avec ou sans valise : entre deux métiers, deux amours, deux Italie.




La Fille à la valise (La Ragazza con la valigia),
1960, film 116’, DVD 167’


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Reefer Madness : TV On The Kino


Posté par Daveinthehay le 28.02.06 à 10:58 | tags : actrice, série

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Curieuse programmation que celle de Reefer Madness sur grand écran. Curieuse parce qu'à la base simple téléfilm commandé par Showtime, chaîne câblée US entre autres responsable des séries Dead Like Me, The L Word ou Masters Of Horror. Curieuse aussi parce que ce remake d'un film de propagande anti-cannabis (transformé par la suite en comédie musicale off-broadway) collerait presque à l'air du temps.
Gloubiboulga complètement allumé entre le Rocky Horror Picture Show, Grease et Zombies, la satire kitsch à souhait nous embarque dans les méandres d'une fracture sociale entre des ados qui ont le briquet facile et leurs parents qui voudraient bien les passer sous le kärcher de l'ordre moral. Le tout orchestré par un bigot aux expressions polémiques et un Jésus ressuscité en hippie superstar qui raviverait sans mal l'affaire des caricatures...
Alors évidemment, on pourrait toujours expliquer cette sortie non médiatisée par TF1 par la présence dans le générique de Kristen Bell, dont on connaît le buzz provoqué par l'attente de la très hype Veronica Mars (prévue sur les écrans de 13e Rue dès la semaine suivante). Mais à vrai dire, on préférera se griller... les rétines devant cette jolie blonde en version cinémascope.

Reefer Madness
Andy Fickman, 2004
Sortie salles France : 1er mars 2006


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The big red one (Les aventures des films perdus : 4)


Posté par Manu le 27.02.06 à 18:47 | tags : dvd, films perdus, réalisateur

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Quel film regroupe à son générique Mark Hamill, Lee Marvin, Stéphane Audran et Marthe Villalonga ? Non pas un quelconque nanar issu d’une coproduction italiano-franco-roumaine comme il en fleurissait dans les années 1970 mais le dernier grand film de Samuel Fuller : The big red one, film ultime sur l’expérience de la guerre, malheureusement massacré à sa sortie en 1980 par ses producteurs (les vrais méchants de notre feuilleton, ce sont eux). Ce dernier aura payé jusqu’au bout le prix de son indépendance farouche et de son jusqu’au-boutisme artistique. Le film qui, selon la légende, nourrie par les propos de Fuller lui-même, aurait dû durer 4 heures n’en faisait plus que deux à son arrivée en salles. Heureusement, la fée providence a fait son travail et vingt ans après, deux chercheurs acharnés ont tenté de reconstituer le film tel que, disent-ils, le franc tireur aurait souhaité le voir. Cette version restaurée – au meilleur sens du terme – est sortie en DVD l’année dernière. Justice semblait rendue à ce film de guerre en forme de testament – Fuller tenait profondément à faire partager son expérience du conflit de 39-45 - et tout aurait pu s’arrêter là donc si… une polémique n’avait commencé à poindre. Sur le DVD, en plus des deux heures trente de la version actuelle, on trouve une bonne trentaine de minutes en bonus. Tous ces passages, rejetés par les restaurateurs, auraient pu parfaitement s’intégrer à leur montage qui de fait apparaît comme de plus en plus arbitraire. Aussi il semble évident que la véritable forme de The big red one est encore à trouver, enfouie entre celle proposée aujourd’hui par le DVD et celle, virtuelle, que tout un chacun peut imaginer à partir de ces magnifiques rushs. Il ne nous reste plus qu’à invoquer l’esprit de Fuller, souvent farceur et frappeur – pour ne pas dire cogneur – pour en savoir plus. A lundi prochain pour un nouvel épisode…

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Zatôichi, du sabre à l'âme


Posté par anita b. le 27.02.06 à 17:40 | tags : asie, japon

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Zatôichi dans les années 60Zatôichi est un masseur aveugle. Dans le Japon médiéval où il évolue, on ne donnerait pas cher de sa peau s'il ne disposait d'un talent secret, mais bel et bien utile : l'art du sabre. Personnage de justicier atypique, ancêtre des Yakusas solitaires, héros né de la littérature populaire pour s'épanouir pleinement au cinéma, Zatôichi est un monument de la culture japonaise. Logique, donc, que la Maison de la Culture du Japon à Paris lui rende dès demain hommage pour une semaine, à travers 8 films : une partie de la saga qui lui a été consacrée dans les années 1960, principalement réalisés par Kenji Misumi, ainsi que deux excroissances de 1960 et 2003 (ce dernier étant réalisé et interprété par Takeshi Kitano himself, illus.).

Du 28 février au 4 mars

Les + de Flu : retrouvez Zatôichi en DVD


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UltraViolet : Milla's return


Posté par anita b. le 26.02.06 à 15:44 | tags : actrice

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On l'aime bien, Milla. Si seulement quelqu'un pouvait lui donner un bon rôle... un jour... siouplait...

En attendant, la bande annonce de son nouveau, euh, film : UltraViolet

(au fait rien à voir mais... on pourra également lire ceci à propos d'une toute autre Ultra Violet)


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Onedotzero : festival des films numériques


Posté par Manu le 25.02.06 à 11:12 | tags : animation, court métrage, documentaire, festival, video, webfilm


Depuis vendredi et jusqu’au 26 février, le centre d’art de la ferme du Buisson, située à Marne-La-vallée, accueille la 3e édition de festival international des films numériques : Onedotzero. Animation, clips, jeux vidéos, fictions, documentaires, toutes les formes seront passées en revue. Un festival très riche – malgré sa durée très courte - et original où même les projections sont mises en espace pour bousculer nos habitudes de spectateurs. Le temps fort de ces trois jours se déroulera le samedi 25 février avec une soirée fusionnant l’image, la musique et la danse. Où l’on découvre que le cinéma n’est pas mort et se ressource chaque jour…

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Arte VOD : on demande L'Empire des sens


Posté par fluctuat.net le 24.02.06 à 19:55 | tags : vod

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Après la chaîne Canal + (CanalPlay) et quelques distributeurs précurseurs comme les éditions Montparnasse multimédia (pour la reprise de King Kong), Arte se lance dans la VOD (Vidéo on demand) avec l'ouverture cette semaine d'un site dédié. Le catalogue de vidéo en téléchargement payant compte 400 oeuvres, qui se partagent entre films de référence, programmes de la chaîne déjà déclinés en édition DVD (les excellentes séries Déclics ou Palettes), reportages et films documentaires. Originalité ici : les programmes, disponibles pour un prix modique par rapport à une édition analogique (de 0,99 à 3,99 euros), ont une durée de vie de 48h à compter du premier visionnage. La licence vous est acordée pour une durée d'un mois. (illus. L'Empire des sens d'Oshima, 1975)


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Superman returns


Posté par Manu le 24.02.06 à 19:24 | tags : hollywood, super héros, superman


L'Amérique de Reagan a eu son Superman et celle de Bush senior, son Batman. Faisant mieux que ces prédécesseurs, celle de George W. Jr cumule Batman nouvelle manière, les X-men, Hulk, Spiderman et les 4 fantastiques. Et j'en passe. A cette liste qui n'en finit pas de grossir - c'est dire si les Etats-Unis ont besoin d'être revigorés, même si les superhéros d'aujourd'hui sont plus torturés qu'avant -, il faudra bientôt ajouter, de nouveau, Superman. Nouveau visage, nouvelle cape, nouveaux sous-vêtements mis par-dessus le collant - toujours bleu -, et hop, s'envolant au milieu du skyline de Metropolis (sans tours jumelles donc), il ressurgira durant l'été 2006.

MAJ : chronique de Superman returns

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Tartuffe de Murnau


Posté par Manu le 24.02.06 à 17:11 | tags : classique

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Qui a dit qu'il n'y avait rien d'intéressant à la télé, en particulier sur les chaines hertziennes? Après le dernier court métrage de Alain Cavalier et un film très rare de Robert Altman, voilà qu'ARTE programme un des grands films muets de F. W. Murnau : Tartuffe, dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 février à 0h15. Mise en abîme de la pièce de Molière, ce chef d'oeuvre - "encore ce mot ?" Oui, mais là c'est vrai ! - de ce cinéaste allemand parti travailler à Hollywood à la fin des années 1920 et mort prématurément, est un bijou à conserver précieusement dans sa vidéothèque, à côté de Faust, de L'Aurore et de Nosferatu.

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Anima à Bruxelles


Posté par Sandor le 24.02.06 à 11:35 | tags : animation, festival, noir et blanc

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Compte tenu des quelques images qui sont parvenues jusqu'à nous (exemple ci-dessus), Renaissance, grand oeuvre SF en 3D du réalisateur français Christian Volckman, sera sans doute l'un des films à suivre lors du festival Anima, grand rendez-vous belge annuel de l'animation dont l'édition 2006 commence aujourd'hui. Jusqu'au 5 mars.
MAJ (13/03/06) : Lire la chronique de Renaissance sur Flu, le mag

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Mission (Roland Joffé) : nostalgie 80's sur Arte


Posté par Sandor le 23.02.06 à 20:10 | tags : acteur, cinéma sur arte, réalisateur

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1984. Un réalisateur britannique inconnu, Roland Joffé, signe une superproduction haletante et belle sur les événements survenus au Vietnam et au Cambodge une petite dizaine d'années plus tôt. La Déchirure, film sur l'errance d'un assistant de presse cambodgien dans un pays en proie aux massacres des Khmers rouges, lui vaut la Palme d'Or à Cannes. L'année suivante, Joffé peut désormais tourner avec les plus grands acteurs du moment ; il embauche Robert De Niro (illus.) et Jeremy Irons au faîte de leur talent pour son nouveau projet, Mission.
Autre film historique, Mission raconte la destruction des implantations jésuites du Paraguay au XVIe siècle sur ordre de la couronne espagnole. Si les indiens y sont dépeints de façon quelque peu exotique, le film bénéficie d'une interprétation passionnée et émouvante pour ses deux protagonistes principaux : le prêtre qui décide de résister par les armes, et celui qui choisit avec ses ouailles de s'en remettre à Dieu. Longue réflexion sur la légitime violence, l'altérité, la rédemption, Mission est aussi une somptueuse balade à travers les paysages de la forêt équatoriale, sur une musique inoubliable signée Ennio Morricone. Bref, je l'avoue, un grand souvenir de cinéma de gamin (le reverrai-je encore avec plaisir ?), à ne pas rater, ce soir à minuit dix sur Arte.


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James Bond : le colloque !


Posté par Manu le 22.02.06 à 14:53 | tags : adaptation, james bond

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James_Bond_007.jpg

Ah ! James… Voilà plus de 40 ans qu’il alimente nos fantasmes de pantouflard et nos conversations viriles. Qui n’a jamais répondu à la question du "meilleur interprète de Bond" (pour info, moi, c’est Connery, suivi par Dalton et Brosnan…) ou lancé à la figure de son interlocuteur le titre de son opus préféré (moi, j’ai un faible pour Opération tonnerre)… On s’est tous prêté un jour ou l’autre à ce petit jeu. Mais si vous êtes encore plus fana que cela de l'agent 007, si vous avez lu et vu tout ce qui le concerne de près ou de loin, peut-être en avez-vous un peu plus à dire sur le sujet. Du genre "de la dialectique du désir et de la violence chez Bond", ou "la symbolique consumériste et sexuelle du gadget bondien". Dans ce cas, le colloque international (et très sérieux) James Bond organisé par l’université Paris X (Nanterre), prévu pour janvier 2007, est fait pour vous. Il est encore possible de s’y inscrire comme conférencier auprès des organisateurs, le 15 mars 2006 au plus tard. Bondboys et bondgirls, à vos stylos explosifs, en attendant la sortie de Casino Royale.


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Alfred Hitchcock présente : enfin en DVD


Posté par Manu le 22.02.06 à 02:31 | tags : alfred hitchcock, classique, court métrage, dvd, noir et blanc, réalisateur

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Le célèbre profil ouvrant chaque épisode

De 1955 à 1962, Alfred Hitchcock innove en produisant et présentant la série on ne peut plus justement nommée : Alfred Hitchcock presents. 266 épisodes de 25 min seront tournés, chacun s’ouvrant sur un générique désormais célèbre : le profil stylisé du cinéaste sur lequel se superpose son ombre, accompagnée de la Marche funèbre d’une marionnette de Gounod. Il en réalisera lui-même 17. Petits bijoux d’ironie et d’humour grinçant, ces épisodes sont aujourd’hui réunis dans un coffret de 5 DVD (chez Universal), accompagnés des trois moyens métrages qu’il mit en scène pour les séries Suspicion et The Alfred Hitchcock Hour. Chaque récit se conclut par une chute amorale (le summum étant atteint par Arthur, où un assassin nous explique comment il a tué sa femme sans se faire avoir) que Hitch’ corrige malicieusement dans son apparition finale, épilogue à la mise en scène souvent absurde. Si tous sont à déguster sans modération, il faut noter que certains sont aussi prétextes à des expérimentations narratives. Dans Four O’clock, Breakdown (avec Joseph Cotten), Poison, One more mile to go ou Bang ! You’re dead, Hitchcock s’amuse avec des formes qu’il réutilisera parfois dans des films ultérieurs. Un coffret indispensable, donc. Précisons que Universal a également édité un coffret de 3 DVD, contenant uniquement les épisodes ayant eu une version VF, qui, lui, n’a aucun intérêt.


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Wagner est-il pop ?


Posté par Sandor le 21.02.06 à 20:05 | tags : auditorium du louvre, musique, musique au cinéma, star wars

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Wouf ! Je vois déjà se froncer les sourcils des wagnériens les plus conservateurs (euh, c'est pas un peu tautologique, ça ? sans doute...) Pour ma part, j'appartiens à la génération de ceux qui ont découvert Wagner avec le Ring de Boulez mis en scène par Chéreau en 1976. 1976, c'est-à-dire pile un an avant la sortie au cinéma de Star Wars, dont les analogies scénaristiques avec le grand oeuvre wagnérien sont évidentes : les amours incestueuses des frères et soeurs Luke/Leïa et Siegmund/Sieglinde (ah ! le premier acte de La Walkyrie, peut-être la plus belle évocation musicale de l'amour jamais composée...), la puissance du sabre laser vs. celle de l'épée Nothung, l'antre du nain Yoda et la forge du Nibelung Mime, l'innocence du jeune Luke/Siegfried vs. la déchéance du père Dark Vador/Wotan, etc. Il y aurait en fait beaucoup à dire, et beaucoup est d'ailleurs déjà évoqué dans une excellente BD sur Wagner publiée à Londres il y a déjà 10 ans (collection "... for beginners").
Mais au fait, pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que dès jeudi 23 février au soir (après-demain), l'auditorium du Louvre célèbre Wagner par presque un mois de projections comprenant des captations des plus belles représentations de ses opéras (Boulez donc, mais aussi Toscanini, Karajan, et même... Karl Böhm, oui, Karl Böhm himself !) mais aussi des films que le génial compositeur a inspirés à de grands cinéastes comme Hans Jürgen Syberberg ou Werner Herzog. A ne pas rater également, le 18 mars à 17h30, la séance dédiée à la version de Tristan et Isolde que Daniel Barenboïm avait osé donner en Israël (pardon... à Jérusalem) en 2001. Et aussi la soirée du 9 mars consacrée aux versions hollywoodiennes des opéras de Wagner (mais pas à Star Wars), pour enfin tenter de répondre à la question : Wagner est-il pop ?

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The Deep (Les aventures des films perdus : 3)


Posté par Manu le 20.02.06 à 22:31 | tags : acteur, films perdus, noir et blanc, orson welles, réalisateur

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Welles dans The Deep


Qui dit aventures dit feuilleton. Qui dit feuilleton dit personnages récurrents. Aussi, il fallait bien en choisir un pour ponctuer notre route jonchée de pellicule. Le choix fut tout trouvé : Orson Welles. Prolifique inventeur d’histoires, de films et de tours de magie, il a laissé derrière lui pléthore d’œuvres mutilées ou avortées. Parmi elles émergent un ou deux titres qui, un jour peut-être, égayeront nos mirettes de leur splendeurs encore cachées. Je pense en particulier à The Deep. Vingt ans avant Calme blanc de Philip Noyce (le thriller qui révéla la Kidman), Welles adapta Dead calm, un roman de Charles Williams. De 1966 à 1969, il tourna The Deep par étapes, au large des côtes yougoslaves – bien que le récit se déroule en Atlantique (une preuve de plus en faveur de son " je m’en foutisme " face au réalisme). Au casting, on retrouve Jeanne Moreau, dont c’est la 3e collaboration avec Welles, Oja Kodar, femme du maestro, et Lawrence Harvey (le fou d’Un crime dans la tête, le premier de 1962, pas le remake). Le décès inattendu de ce dernier contribua à l’inachèvement - tout relatif - du film et à son ensevelissement progressif. En 2005, le festival de Locarno en présenta un montage de 1h50. Après examen, il serait tout à fait montrable aujourd’hui, malgré quelques manques et imperfections, en particulier sur la bande son. Aussi, je crie : "Y a-t-il un distributeur courageux dans la salle ?". En attendant la réponse, l’aventure continue. A lundi prochain…


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Flu, le mag : tout Andy Warhol


Posté par Sandor le 20.02.06 à 13:10 | tags : flu, le mag, média, réalisateur

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A l'occasion de la publication du DVD Vies et morts d'Andy Warhol (Jean-Michel Vecchiet), ainsi que de la ressortie aux Etats-Unis de l'autobiographie de son égérie française Ultra Violet, Flu revient sur l'itinéraire artistique et cinématographique du papa du Pop Art. De l'aventure New York underground à l'expo-rétrospective à Lyon l'année dernière, en passant par la notion de "cinéma-performance", tout Andy Warhol est sur Flu.

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Tea Leoni tient tête à Jim Carrey


Posté par Van le 20.02.06 à 11:54 | tags : actrice, hollywood

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Les anti-Bonny & Clide, alias Jim Carrey et Tea Leoni, débarquent, en force, dans Braqueurs amateurs. Mais, au fait, qui est Tea Leoni ? Une jolie blonde, ou jolie brune, selon les cas, qu'on a déjà rencontrée dans des super-productions, mais on ne se souvient plus toujours lesquelles. Il y a eu Bad Boys, Deep impact, Family man, Jurassic Park III... Vous n'avez vu aucun de ces films ? Il vous reste tout de même une chance d'avoir déjà croisé Tea : c'était dans Hollywood ending, de Woody Allen, exception notable dans sa filmographie. Elle s'est fait connaître aux Etats-Unis grâce à des séries télé, selon un parcours classique. Elle a épousé Fox Mulder (David Duchovny, X Files), qui lui a offert un rôle dans son film House of D. Et elle se mesure à présent à l'infatigable Jim Carrey, donc. Mais elle en a vu d'autres et a de quoi lui tenir tête : elle a étudié l'anthropologie et la psychologie dans une prestigieuse université, puis elle a voyagé aux quatre coins du monde avant de tenter sa chance à Hollywood. Tea Leoni, à presque 40 ans, est donc une des actrices du moment. On la retrouvera bientôt - en tant qu'actrice et productrice - dans Miss Captivity, un film sur un concours de beauté organisé dans une prison. A force de jouer dans des super-productions, on arrive à les produire soi-même...

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Berlinale 10e : Palmarès, Grbavica Ours d'or


Posté par anita b. le 19.02.06 à 20:13 | tags : berlinale, festival, short list

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Palmarès : Sandra Hüller dans RequiemCa y est, le jury présidé par Charlotte Rampling a rendu son verdict (.pdf) : l'Ours d'or 2006 a été remis à un premier film bosniaque, Grbavica, réalisé par Jasmila Zbanic. Plutôt une surprise, le film n'a pas vraiment été remarqué pour ses qualités artistiques, mais le sujet a sans doute prévalu : il est en effet question du sort d'une de ces femmes bosniaques violées pendant la guerre, et forcées d'acoucher de l'enfant ainsi conçu.
Un palmarès définitivement engagé, puisqu'Offside de Jafar Panahi reçoit le grand prix du jury, en commun avec En Soap de Pernille Fischer Christensen. L'Ours du meilleur réalisateur revient à Michael Winterbottom pour son très controversé Road to Guatanamo.
Les deux acteurs récompensés sont allemands, et symbolisent cette passionnante nouvelle génération : Si Moritz Bleibtreu n'a pas convaincu tout le monde pour son interprétation dans les Particules Elémentaires, Sandra Hüller était toute désignée pour le prix, tant elle porte le bouleversant Requiem de Hans-Christian Schmidt à bout de bras. Dans le rôle (tiré d'une histoire vraie) d'une jeune fille épileptique dans les années 70, dont la famille ultra religieuse finit par recourir à l'exorcisme (ce qui la tuera), Hüller est absolument formidable. Elle n'a rien a envier à Gena Rowlands dans Une Femme sous influence. Dommage que l'autre grand film allemand de cette Berlinale, Sehnsucht (Longing) soit reparti bredouille, c'est pourtant sans doute le film qui restera le plus longtemps dans nos mémoires.

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Elephant, Beethoven et ballerines


Posté par Sandor le 19.02.06 à 01:31 | tags : centre pompidou, video

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Elephant (Gus Van Sant), ce dimanche 19 février à 14h40, Centre Pompidou, dans le cadre de Vidéodanse. Et en plus, c'est gratuit.


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Berlinale 9e : Offside, un favori ?


Posté par anita b. le 17.02.06 à 15:56 | tags : asie, berlinale, festival


La projection ce matin du nouveau film de Jafar Panahi a fait forte impression. Réalisé en temps réel pendant le match de football qui a vu se qualifier l'Iran pour la coupe du monde 2006, Offside (Hors jeu) suit le parcourt de plusieurs femmes qui tentent d'entrer dans le stade, un lieu qui leur est interdit. Arrêtées par des policiers tout aussi déçus qu'elles de ne pas pouvoir assister au match, leur situation de prisonnières permet au cinéaste de poursuivre son travail de critique de la société iranienne, à travers un dispositif assez finement mené. Comique de l'absurde + football + coup de gueule féministe : on tient là un bon prétendant à l'Ours d'Or...


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Sex is politics


Posté par Sandor le 17.02.06 à 01:08 | tags : asie, festival, flu, le mag, japon, sexe et cinéma

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Flu fourbit ses armes en attendant le prochain festival "Est-ce ainsi que les hommes vivent" qui commence mercredi 22 février au cinéma L'Ecran de Saint-Denis (93). Traitement à venir sur ce blog et sur le mag.
MAJ (08/03/06) : Lire sur notre compte-rendu du festival "Sex is politics" et notre interview de Koji Wakamatsu sur le mag
(illus. L'Extase des anges, Koji Wakamatsu, 1972)

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Million Dollar Movie Baby


Posté par Jypegue le 16.02.06 à 12:43 | tags : média, production, web

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Les sites qui vendent des pixels se multiplient à vitesse grand V, c'est le dernier système de cyber-mendicité à la mode. On y propose des pixels pour apposer une publicité qui restera en place pendant quelques années. Et ça marche très bien (pour le moment), les dits espaces pub se remplissent en quelques semaines, profitant du buzz, de la curiosité des surfeurs du monde entier.
En partant de ce principe, deux étudiants de l’International Film School Wales (Newport, Pays de Galles) ont lancé le Million dollar Movie Project. Encore une page d'espace publicitaire, sauf que cette fois ci l'argent servira à financer un film. Chaque annonceur devient donc producteur de Waking Dreams (une sombre histoire de maladie orpheline accompagnée d'hallucinations qui forcent un jeune homme à rentrer chez papa maman...) Envie de commencer votre carrière de producteur ?


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Berlinale, 8e : la Grande Dépression


Posté par anita b. le 16.02.06 à 11:23 | tags : berlinale, festival

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Les news de la compét' ne sont pas des plus resplendissantes. De l'avis général, aucun film n'apparaît pour l'instant comme marquant, à défaut d'être un potentiel Ours d'or. Mis à part le Altman, un fil rouge se dessine un peu plus chaque jour : le Berlinale 2006 restera come l'année de la dépression. Une adaptation allemande des Particules Elémentaires (Elementarteilchen) de Oskar Roehler, aïe, des histoires d'hommes embourbés dans une société qui les rejette comme Zemestan de Rafi Pitts ou El Custodio de Rodrigo Moreno, des histoires d'amour totalement tragiques comme Candy de Neil Armfield et Sehnsucht (Longing - illus.) de la jeune Valeska Grisebach. Heureusement, ce dernier film sort du lot par sa magnifique mise en scène. Quelque part dans la province allemande, la cinéaste explore les ravages de la passion amoureuse sur trois personnages interprétés par des non-acteurs qui se révèlent comme de véritables découvertes. Le résultat est bouleversant, pour une fois.

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Nous sommes tous des voleurs


Posté par Manu le 16.02.06 à 00:28 | tags : cinéma sur arte, réalisateur

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Shelley Duval & Keith CarradineA force de nous ressortir tous les six mois en salles ou en DVD M.A.S.H., Le Privé ou Gosford Park, on risquerait presque d’oublier que Robert Altman, s’il n’a pas toujours brillé (Dr T et les femmes par exemple), est aussi le réalisateur de beaux films malheureusement trop rares. Par exemple, Brewster McCloud, John McCabe – que nous proposons dans notre carte blanche à l’Action Christine - ou Nous sommes tous des voleurs que Arte a la bonne idée de diffuser ce jeudi 16 février à 20h40. Ce dernier film, inspiré d’un roman qui avait déjà été adapté par Nicholas Ray (Les Amants de la nuit), est une relecture aigre du mythe des amants criminels. Bertrand Tavernier, aujourd’hui piètre cinéaste qui a néanmoins parfois de bons avis, le qualifie de " ballet émotionnel entre deux handicapés du sentiment ". Alléchant !


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Berlinale 7e : Corée intime


Posté par anita b. le 15.02.06 à 14:52 | tags : asie, berlinale, corée, festival, japon

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Avec Dear Pyongyang (.pdf et illus.), la Japonaise Yang Yong-hi poursuit son travail de journal intime en vidéo qui, loin des écueils du genre, trouve ici une résonnance plus universelle et troublante. Yang Yong-hi est en effet la fille de parents nord-coréens exilés au Japon, mais dont l'allégeance au parti communiste n'aura jamais été démentie. Alors que ses trois frères sont envoyés en Corée du nord à la fin de leur adolescence, Yang Yong-hi a pu rester au Japon. Pour fêter les 70 ans du père, toute la famille se retrouve à Pyongyang, l'occasion pour la cinéaste de tenter de comprendre le choix pour elle difficilement supportable de ses parents. Vu par ce prisme intime, la grande Histoire qui relie la Corée du Nord au Japon nous apparaît sous un nouveau jour.

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Berlinale, 6e : Winterbottom x 2


Posté par anita b. le 15.02.06 à 13:24 | tags : berlinale, festival, réalisateur

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Chaque année, le suractif Michael Winterbottom nous gratifie de deux nouveaux films. A la Berlinale, on a même la primeure des deux à la fois, avec A Cock and Bull Story visible au marché, et The Road to Guantanamo (illus.) en competition officielle. Comme, en général, le monsieur rate allègrement un film sur les deux, on en a pris un au hasard, le premier en l'occurrence, et... too bad, c'était le mauvais. Basé sur l'histoire de Tristram Shandy, le film mélange avec plus ou moins de bonheur différents niveaux de fiction, emmené par un Steeve Coogan plus dandy que jamais. Mélange improbable entre Barry Lyndon et 24 Hour Party People, A Cock and Bull Story perd très vite le spectateur, sans vraiment le retrouver en route.

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Berlinale, 5e : parodie rock business


Posté par anita b. le 15.02.06 à 12:21 | tags : berlinale, festival

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Une des bonnes surprises de cette Berlinale nous arrive (enfin) de Grande-Bretagne, où Keith Fulton and Louis Pepe, les réalisateurs du documentaire quasi surréaliste Lost in La Mancha, sur les déboires de Terry Gilliam avec son Don Quichotte maudit, remettent le couvert avec cette fois-ci une fiction... qui se fait passer pour un documentaire. Brothers of the Head (illus.) conte l'histoire (vraie, fausse ?) de deux frères siamois transformés en rock star dans les années 1970 par un entrepreneur sans scrupule... Totalement tordu, franchement hilarant, cette parodie du cirque rock fait mouche.

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David Lynch, sa coiffure et ses secrets bien gardés


Posté par Manu le 15.02.06 à 12:08 | tags : bande annonce, david lynch, web

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Il y a des titres qui vous amènent dans des contrées lointaines, là où le quotidien semble bien petit face à l’immensité du monde. Mulholland drive, Lost Highway, Twin Peaks, Une histoire vraie, Eraserhead… Autant d’images, de lieux qui nous traversent, nous accompagnent. David Lynch est sans conteste un magicien. Mais aussi… un showman et un homme d’affaires. Alors comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il a signé un site payant (!) dédié à son univers. En attendant son prochain film, Inland Empire, ceux qui ne pourraient ou ne voudraient pas débourser un centime pour en voir les premières images se reporteront au site français, Lynch Street, tout entier dévolu au cinéaste le mieux coiffé de la planète – comme l’appellent ses détracteurs.


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Berlinale, 4e : Chen Kaige, comique troupier ?


Posté par anita b. le 14.02.06 à 19:51 | tags : asie, berlinale, chine, festival, réalisateur

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Parfois pendant cette Berlinale, avouons-le, entre un documentaire de Singapour et une fiction tchèque, l'envie nous prend de nous relaxer devant quelque chose d'un peu plus... facile. Et hop, on va donc voir Wu ji, The Promise (illus.) de Chen Kaige, qui a tout l'air d'un grand mélo mythologique à souhait et saupoudré de Kung Fu. Mauvaise pioche : jamais un film n'aura été autant défiguré (au sens propre comme au figuré) par un usage dément d'effets spéciaux totalement ratés. Un mystère que ce film réllement incompréhensible, hystérique et épuisant soit présenté ici hors compétition. Pas un mystère, par contre, qu'au moment de la fin tragique, toute la salle soit partie d'un grand éclat de rire...

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Pierre Richard : carte blanche


Posté par Manu le 14.02.06 à 19:38 | tags : acteur, court métrage, réalisateur

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Pierre Richard attendant le déluge...Pierre Richard est un acteur cher à mon cœur. S’il n’a pas fait que des monuments du rire, il n’en a pas moins marqué mes souvenirs de cinéphile. Ah ! les bonnes tranches de rigolades devant Le Grand blond avec une chaussure noire… Vous, je ne sais pas, mais moi, il me fait toujours rire. Et il me touche. Surtout quand je visionne Les Naufragés de l’île de la tortue, son unique collaboration avec Jacques Rozier , ou les films qu’il a réalisés, de doux délires absurdes assez bien maîtrisés, co-écrits avec Roland Topor. Aujourd’hui, il continue à sévir. Et même, il se bonifie avec le temps, tout en diversifiant son registre. Ainsi, dernièrement, il a joué dans En attendant le déluge de Damien Odoul. Ceci explique pourquoi il a choisi de présenter Le Souffle de ce même cinéaste (accompagné de Sans monde, un court de 3 min) à "sa" carte blanche organisée par Objectif cinéma le 16 février à 20h au Studio Galande (42, rue Galande, dans le 5e à Paris). Une rencontre avec un acteur de cette pointure + un film primé à Venise = une bonne occasion d'aller au cinéma.


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Berlinale, 3e : Et les films, alors ?


Posté par anita b. le 14.02.06 à 15:41 | tags : berlinale, festival, réalisateur

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Pour l'instant, rien de bien renversant, si ce n'est, fatalement, le nouveau film de Chantal Akerman, Là-bas (.pdf -  illus.). Réalisé pendant un double deuil, alors qu'elle est reclue dans un apartement à Tel Aviv, Akerman est encore une fois au plus près de son expérience, laisse le temps aux plans, nous parle parfois, ici en anglais, avec un accent inimitable (mais peut-être le film sortira-t-il en français ?). Poème pour nos morts, journal intime, chronique familliale, interrogations universelles : la cinéaste poursuit son exploration d'une forme cinématographique totalement personnelle et libérée. Après tout ce que l'on a vu jusqu'à présent, un soulagement : du cinéma, enfin.
(les + de Flu : lire notre chronique de De l'autre côté - Chantal Akerman, 2002)

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Berlinale, 2e : Marylin Manson


Posté par anita b. le 14.02.06 à 13:32 | tags : berlinale, festival, réalisateur

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Dans un festival international comme la Berlinale, il y a les films que l'on voit, ceux que l'on vend et ceux que l'on achète, mais il y a aussi ceux que l'on vient annoncer, en grande pompe, alors que le tournage n'a pas commencé, dans le but avoué de trouver des financements supplémentaires. Phénomène dans cette catégorie, Marilyn Manson (illus.) était hier à Berlin pour présenter son premier projet en tant que réalisateur : "Phantasmagoria", une adaptation forcément dark de l'univers de Lewis Carroll. Alléchant !

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The day the clown cried (Les aventures des films perdus : 2)


Posté par Manu le 13.02.06 à 19:22 | tags : acteur, films perdus, réalisateur, tournage

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En 1972, Jerry Lewis, le seul comique d’outre-Atlantique qui fait rire les Français mais pas les Américains, tourne The Day the Clown Cried. Le film raconte l’histoire d’un clown envoyé dans un camp de concentration après avoir insulté Hitler et qui suivra dans la mort les enfants dont il a la charge. Projet risqué mais pas étonnant pour celui qui flirta plus d’une fois avec l’humour noir, ce film ne verra jamais le jour. Pourtant tous les collaborateurs de ce cinéaste-comédien, à qui Scorsese rendit hommage dans The King of Comedy, s’accordent pour dire que le tournage du film se termina sans encombre. On trouve ainsi dans le n°447 du mensuel Positif un témoignage fort poignant, et allant dans ce sens, de son décorateur-costumier. Il n’empêche. Le film ne fut jamais distribué en salles et le mystère règne sur les raisons de ce manque (probablement une querelle de producteurs). Pour l'heure, quelques traces traînent sur le net : le scénario in extenso, une analyse du script et une page rassemblant divers documents autour du film (photos, petit clip du tournage, articles). A lire en versant une larme sur un film dont on ne saura peut-être jamais s’il est ou non un chef d’œuvre mais qui au moins aurait eu le mérite de nous éviter La Vie est belle de Roberto Benigni.


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Berlinale, 1re !


Posté par anita b. le 13.02.06 à 19:03 | tags : berlinale, festival, production

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A Berlin, en pleine ambiance festivalière, il n'y a pas la mer ni les terrasses ensoleillées de Cannes, mais il y a le charme pas tout à fait discret de Potsdamer Platz. Meme pas le temps d'avoir froid, ici c'est business business, les soirées se terminent tôt, les acteurs ne mettent pas le nez dehors et tout le monde est fatigué à force d'enchaîner les projos... Mais ne nous lamentons pas, tout cela a quand même un immence avantage : la seule star que l'on croise a Berlin, c'est le film. Loin des sentiers rabattus d'une compétition officielle sans allure, que l'on évitera donc sans remord, c'est du côté des sélections parallèles et du marché du film que nous chercherons des pépites... Mais patience, jusqu´à présent, malgré pléthore de films asiatiques alléchants, elles sont bien cachées...

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Basic Instinct 2


Posté par Manu le 13.02.06 à 00:03 | tags : actrice

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Plus on regarde la bande-annonce (sortie en France le 29 mars), plus on se dit que ça doit être franchement mauvais. Le premier n’était déjà pas formidable mais au moins, il y a avait San Francisco, Paul Verhoeven derrière la caméra et la découverte de Sharon Stone. Maintenant elle nous refait le numéro avec quinze ans de plus et quelques liftings en bonus. Evidemment, on ne peut nier que cela émoustillera plus d’un mâle. De là à s’y précipiter, genre "film érotique à voir entre copains le samedi soir", il y a un pas que je ne franchirai pas (je me contenterai du site officiel et de la bande annonce… en boucle).

 MAJ : Lire la chronique de Basic Instinct 2 sur Fluctuat Cinéma.  


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56e Berlinale sur Ecrans


Posté par Sandor le 11.02.06 à 19:24 | tags : berlinale, festival



La 56e Berlinale a commencé avant-hier avec la projection de Snow Cake, du Britannique Marc Evans. Notre envoyée spécial anita b. a pris l'avion ce matin, pour se rendre directement au Festspielhaus...

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Image par image : la banlieue s'anime


Posté par Manu le 10.02.06 à 17:40 | tags : animation, asie, court métrage, festival, japon



Le manga et l'oiseauPour sa sixième édition, le festival Image par Image propose depuis le 31 janvier et jusqu’au 4 mars un hommage à Paul Grimault et des projections et rencontres consacrées à l’animation japonaise. Quel rapport, me direz-vous ? Et bien, Le Roi et l’oiseau du grand Paul a influencé en profondeur et durablement les maîtres du studio Ghibli, Isao Takaha et Hayao Miyazaki. Le festival qui a lieu dans 18 villes du Val d’Oise sera ainsi l’occasion de rencontrer Takahata (dont le superbe Souvenirs goutte à goutte, datant de 1991 mais inédit en France, sera projeté en avant-première le 27/02 à 20h30, le 03/03 à et le 05/03) mais également des membres du collectif 6nin et Yamamura Kôji, un artiste versatile s’attaquant aussi bien à la 2D et la pâte à modeler qu’à l’ordinateur et au collage.

 


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Bonnard vu par Cavalier


Posté par Sandor le 10.02.06 à 10:57 | tags : cinéma sur arte, documentaire, expos ciné

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Quand Alain Cavalier (Le Filmeur) s'intéresse au détail des peintures de Pierre Bonnard, cela donne un court documentaire de 25 minutes, diffusé samedi 11 février à 20h15 sur Arte.
(illus. La Salle de bain, Pierre Bonnard - détail)

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Tu aimes les films de Yakuzas ?


Posté par Sandor le 09.02.06 à 18:49 | tags : affiche, asie, japon, web

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Eh bien tu adoreras ce site d'affiches originales (avec BD et musiques), conseillé par We-make-money-not-art (once again, après les oldies wu xia pian).

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Thierry Kuntzel : fantômes au Fresnoy


Posté par Sandor le 09.02.06 à 12:01 | tags : expos ciné, video



Selon Raymond Bellour, rédac' chef de la revue Trafic et commissaire de l'expo "Lumières du temps" qui se tient actuellement au Fresnoy (Tourcoing), le travail vidéo de Thierry Kuntzel est "un art vivant des fantômes". De ce point de vue, j'ai trouvé l'affiche belle... et convaincante. A voir, jusqu'au 9 avril prochain.

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Les Bronzés 3, pour conclure


Posté par Van le 08.02.06 à 20:03

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On avait hésité. Finalement, on y est allé. Conclusion : ils sont horribles.
Avant, on les aimait surtout pour ça, le comique naissait en grande partie de leur méchanceté, de leur égoïsme, de leur malhonnêteté. Maintenant, ils sont juste horribles. Cela dit, la couleur est annoncée d’emblée : « les mêmes en pires ». Mais on pouvait espérer que pire voudrait finalement dire plus drôle. Sans aller jusque là – je m’étais moi-même préparée à être déçue, c’était presque inévitable –, je pensais au moins qu’il resterait quelque chose de cette émulation d’il y a 30 ans. Mais rien, franchement rien. On s’ennuie, sans doute parce qu’ils s’ennuient aussi. On a l’impression qu’ils ont fait ce film forcés et contraints.
Les clins d’œil aux deux premiers opus sont nombreux, évidemment, mais mal exploités. On a droit à des révélations sur les coucheries de l’époque, mais, comme tous les ressors du film, ça retombe à plat presque immédiatement. Où est passée la complicité ? Et le jeu collectif ? Ils jouent chacun dans leur coin. Une lueur d’espoir, lors d’une scène où ils se retrouvent tous à table, et où, l’espace d’une ou deux minutes, on se dit qu’il y a peut-être une ouverture. Et finalement, ça retombe comme un soufflé, pas moyen de conclure. Pas une réplique qui pourrait devenir culte, pas une seule dont je me souvienne d’ailleurs. Les personnages, on les reconnaît à peine. Ce n’est sans doute pas évident de retrouver l’âme et le corps de celui qu’on a joué 27 auparavant ; c’est peut-être même impossible finalement.
En fait, la couleur n’est pas bien annoncée d’emblée : ils sont effectivement pires, mais ce ne sont pas du tout les mêmes. Et c’est quelqu’un qui a vu les Bronzés font du ski 237 fois, sans jamais s’en lasser, qui écrit ses lignes. Je serais curieuse d’avoir l’avis de quelqu’un qui n’aurait jamais vu les deux premiers Bronzés, pour savoir si les fans historiques sont forcément trop exigeants, ou si c’est juste un mauvais film.

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Sous le regard d'Anna


Posté par Manu le 08.02.06 à 10:37 | tags : actrice, musique au cinéma

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Quel est le film où l’on peut voir passer Marianne Faithfull, Serge Gainsbourg, Eddy Mitchell et, cerise sur le gâteau, Anna Karina ? Anna, un téléfilm réalisé en 1967 par Pierre Koralnik (qui sera plus tard l'auteur d'un film intitulé Cannabis !) où, dans un style foutrac et très sixties, déboulent danses étranges, chansons cultes (Ah ! Anna susurrant Sous le soleil exactement) et histoire d’amour improbable. C’est si jouissif qu’on en viendrait presque à regretter l’ORTF… Donc si, en ce soir de mercredi 8 février 2006, vous vous demandez " qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire ? ", on ne peut que trop vous conseiller d’aller voir du côté de la chaîne Direct 8 (sur la TNT) à 22h05. Ne serait-ce que pour les yeux d’Anna…

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Courts toujours


Posté par Manu le 07.02.06 à 11:41 | tags : court métrage, festival, web

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Le Festival de Clermont Ferrand (illus.) vient de clore ses portes (mais on peut encore voir de jolies miniatures dans la partie "brèves digitales" de leur site) et voilà qu’un nouveau festival de courts métrages au concept fort alléchant pointe son nez. Le Projet Nouveau cinéma a été créé par des associations d’étudiants. Promouvant le numérique, il consiste en la création d'un festival de courts métrages usant de cette technique et, simultanément, en la production d'un film qui y sera diffusé en tant que film d'honneur. Ils recherchent donc aujourd'hui des films de moins de trente minutes, réalisés en numérique, "au concept novateur et radical" (dixit l’annonce). Et contrairement à ce qui est indiqué sur la page d’accueil de leur site, les films pourront leur être envoyés en DVD ou mini DV jusqu’au 1er mai 2006 au plus tard (à Projet nouveau cinéma, Ciné Fac, 92 rue d’Assas, 75006 PARIS).


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Wassup rockers ?


Posté par anita b. le 07.02.06 à 11:31

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Le nouveau Larry Clark arrive. Moins cul et trash que Ken Park, plus solaire et rock'n'roll que Kids...

WASSUP ROCKERS sortira en France le 5 avril.
En attendant, la "Promo reel" du film
ici.


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Angelina Jolie et Jessica Alba dans un bateau...


Posté par Van le 07.02.06 à 11:25 | tags : actrice, angelina jolie, jessica alba, short list

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...laquelle tombe à l'eau ? Le site très masculin AskMen.com a sorti son p'tit top à lui : le top 99 des femmes les plus désirables. And the winner is... Jessica Alba. Vous savez, la petite bimbo blonde qui danse beaucoup dans Sin City. L'actrice de 24 ans coiffe au poteau une ribambelle de superstars hollywoodiennes ou pas, notamment Sienna Miller, en 2e position, et Angelina Jolie, qui se retrouve à la 3e place de ce classement de la plus haute importance. La belle Angelina pourrait se demander - si elle lisait ces news - ce que cette morveuse, qui existait à peine l'année dernière, fait en tête d'un top quelque chose. Remarquez, si d'aventure ça la chagrinait, elle pourrait toujours se faire consoler par son pote Brad qui ne manquerait pas de lui faire oublier qu'elle n'est pas la femme la plus désirable au monde (selon quelques mecs de la rédaction d'un magazine en ligne).

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Fear and desire (Les aventures des films perdus : 1)


Posté par Manu le 06.02.06 à 11:53 | tags : dvd, films perdus, noir et blanc, réalisateur, stanley kubrick, web

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Le combat pour la création fait souvent des victimes. L’histoire du cinéma est ainsi jalonnée d’œuvres mutilées ou perdues. Quand le film n'est pas mis au placard, il est remonté et charcuté et devient l’ombre de lui-même. Fort heureusement, si certaines bobines disparaissent définitivement, d’autres sommeillent encore au fond de réserves en attendant leur résurrection. C’est à ces films laissés pour morts mais dont subsistent des traces substantielles que nous nous intéresserons chaque lundi. Tel un archéologue des salles obscures, nous rappellerons à la mémoire ces titres meurtris qui ne demandent qu'à retrouver le chemin des écrans. Et à renaître, qui sait, de leurs cendres. Pour commencer, marchons sur les pas de Fear and desire, le 1er long de Stanley Kubrick. Réalisé en 1954 avec 40 000 dollars récoltés auprès de parents et amis, il fut qualifié par le maître lui-même de "film d’amateur très pauvre". Il ajoutait qu’il "n’était sorti que parce qu’il avait coûté trop cher pour qu’on le garde dans un tiroir". L'oeuvre ne mérite pourtant pas ce mépris. Sorte de brouillon de Full Metal Jacket – avec 30 ans d’avance ! -, elle narre l’errance en Absurdie de quatre militaires déboussolés. Le cinéaste, cohérent avec son perfectionnisme, décida néanmoins d’en faire disparaître le négatif et d’en interdire toute diffusion (un cas unique dans les annales). Ce qui n’empêcha pas la circulation de copies privées et même une projection publique à New York en 1994, restée légendaire. Aussi, pour conclure sur une note optimiste, sachez que ce titre en forme d’exégèse prémonitoire (tant la peur et le désir travaillent le cinéma de Kubrick) est disponible en DVD (pirate ?) depuis 2003 et sur le net en téléchargement de mauvaise qualité. Voilà, c’est fini pour aujourd’hui. L’aventure continue et à lundi prochain…

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Daniel Johnston : le diable en lui...


Posté par anita b. le 06.02.06 à 00:07 | tags : documentaire, musique au cinéma


The Devil and Daniel JohnstonLe documentaire sur les musiciens maudits est en passe de devenir un genre en soi : après le magnifique Dig! d'Ondi Timoner sur les pathétiques et adorables Brian Johnston Massacre, et le très rare Benjamin Smoke, qui nous fait partager les derniers mois de ce chanteur génial et méconnu fauché par le sida, soutenu dans ses dernières heures par Patti Smith et Cat Power, entre autres, et pour qui le mot Underground semble avoir été inventé (disponible uniquement en DVD, à trouver chez Potemkine), c'est maintenant au tour de Daniel Johnston (déjà évoqué sur Ecrans) de se voir documentarisé. Ce chanteur, compositeur, illustrateur ... de génie est un ovni adulé par le milieu rock. Maniaco-dépressif, élevé par une famille ultra-religieuse qu'il n'a jamais quittée, obsédé par l'idée du diable, composant dans sa cave des mélodies à faire pleurer les gargouilles de Notre-Dame, le documentaire The Devil and Daniel Johnston réalisé par Jeff Feuerzeig devrait, avec un peu de chance, offrir une nouvelle notoriété à cet homme tellement à part, maladif trop peu reconnu. Pour la sortie en France, en revanche, il va falloir s'armer de patience...


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Dimanche Robert Frank


Posté par Sandor le 03.02.06 à 18:36 | tags : documentaire, noir et blanc

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Mon choix du week-end : Pull my Daisy (1959), sur la Beat Generation, un des deux films projetés dimanche à 18h lors d'une séance spéciale Robert Frank au Centre culturel suisse (Paris 3e). Bon week-end ciné.
(illus. Allen Ginsberg in Pull my Daisy)


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Buster Keaton, on the rail again


Posté par Manu le 03.02.06 à 18:18 | tags : burlesque, buster keaton, cinema muet, classique, noir et blanc

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_1Le Grand Action (5 rue des Ecoles, Paris 5e) propose une nouvelle fois, ce dimanche 5 février à 16h, une projection de film muet destinée avant tout – mais pas seulement – aux enfants. Cette fois-ci, la projection-concert agrémentée d’un goûter permettra de (re)découvrir Le Mécano de la General du grand Buster Keaton (grand par l’esprit). Le Mécano, tiré de l’histoire vrai d’un héros de la guerre de Sécession ayant franchi les lignes ennemies pour récupérer sa belle machine, est une pure merveille. On ne sait plus ce que l'on doit louer avant tout : sa mise en scène, parfaite de géométrie et de construction spatiale, l’ingéniosité du récit mêlant l’amour d’une belle à l’attraction d’une machine, l’invention permanente de Keaton ou la fascinante reconstitution d’une époque en guerre. Peut-être son meilleur film avec Le Caméraman, en tout cas le plus spectaculaire, même s’ils sont tous à voir. En attendant leurs ressorties, direction le Grand Action, et vivement la prochaine séance ciné-concert (à raison d’une chaque premier dimanche de mois), avec son ambiance si revigorante de gamins qui ne cachent pas leur plaisir de découverte et de surprise.

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MI6 contre M:I:III


Posté par Manu le 03.02.06 à 15:59 | tags : acteur, actrice, james bond, mission impossible, tom cruise, tournage

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Thandie NewtonLa nouvelle est tombée il y a quelques jours. Pour sa prochaine mission, James Bond a enfin trouvé sa nouvelle "girl" en la personne de Thandie Newton. Passons sur sa filmo aussi rikiki (quoique pas anodine) que le bikini qu'elle arborera à cette occasion. La belle Thandie sera parfaite dans ce Casino royale annoncé par le fan club français de J.B. comme un véritable retour aux sources (le blond Daniel Craig dans le rôle d'un James jeune et fier faisant ses premiers pas au MI6. Shocking !). Le tournage a débuté en République Tchèque en janvier, sous la direction de Martin Campbell (qui s'était déjà affronté à Goldeneye, le premier volet avec Pierce Brosnan), et la sortie est annoncée pour le 17 novembre prochain.

Trop d'action, ça fatigue!Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc. Mais voilà ! La Thandie, il y a cinq ans, traînait dans les bras de l'agent de la CIA Ethan Hunt. Elle était en effet la partenaire de Tom Cruise dans Mission: Impossible II. Alors là, moi, je crie: Stop ! Où ira notre beau monde occidental et capitaliste si les aventurières se mettent à passer des bras d'un agent américain au lit d'un agent britannique ? Tout fout le camp. La seule chose rassurante dans cette histoire, c'est que le p'tit Tom semble s'être bien remis de la séparation. Après les acrobaties de M:I et les sauteries en moto de M:i:II, voilà qu'il s'envoie en l'air en soutane dans M:I:III. Il faut dire qu'il doit sauver la sublime Michelle Monaghan des griffes du méchant Philip Seymour Hoffman. On n'en ferait pas moins pour elle.


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Homoncule, dernière


Posté par anita b. le 03.02.06 à 15:45 | tags : centre pompidou, court métrage, italie

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La programmation Homoncule, décidément riche, du Centre Pompidou nous offre deux occasions immanquables de (re)voir un des courts métrages mythiques de Fellini, le sublime La Tentation du docteur Antonio. Tiré du film à sketch Boccace 70, cet éminent représentant des années 1960 est une méditation sur le désir masculin, le désir tout court, Anita Ekberg en particulier (et particulièrement en formes).


Rendez-vous au Centre Pompidou, ce vendredi 3 février à 19h, ou le samedi 11 à 14h.


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Histoire(s) du cinéma digital


Posté par Jypegue le 03.02.06 à 12:43 | tags : flu, le mag, webfilm

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Première ! Il est un temps où l'on regardait sans conviction des vidéos riquiquites, ultracompressées, c'était le temps du modem 56k. Ces petits machins (chouettes tout de même) étaient en réalité une forme primitive de cinéma digital que le haut débit a littéralement propulsé : bienvenue à l'ère du Digima.
Machinimas, films de trente secondes, interactifs, faits à la maison, animations, fictions ou documentaires, formes hybrides entre le web et la vidéo ... Fluctuat revient aujourd'hui sur le Digima dans un dossier en 9 parties. Cette semaine l'animation et le court métrage sont à l'honneur, le documentaire et le cinéma suivront dès la semaine prochaine, avant la publication des dernières parties sur la publicité et les immersives movies. A lire également dans Flu, le mag, la chronique de Sheitan et celle de 9m2 pour deux, remarquable docu-fiction sur l'expérience de l'incarcération. Bonne lecture, bonne semaine ciné sur Flu.

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Fluctuat.net fait son cinéma à l'Action Christine


Posté par Sandor le 03.02.06 à 12:37 | tags : the movies

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A l'époque où l'affaire était encore à l'état de projet, on vous en avait déjà un peu parlé ici. Désormais, c'est officiel : du 15 février au 22 mars, Fluctuat.net fait son cinéma à l'Action Christine. Au programme de ce partenariat GRANDIOSE, deux événements :
- une soirée "DIY Movies!" le vendredi 17 février à partir de 20h, avec remise des prix du concours Gnomz / The Movies (on vous avait déjà évoqué Bergman version zombies et Hollywood à Melun), puis projection de Tarnation de Jonathan Caouette (journal intime filmique traumatique et poignant, entièrement monté sur iMovies par son auteur), enfin fête jusqu'au bout de la nuit.
- une programmation de 8 films culte sélectionnés par la rédaction ciné/dvd de Flu, du 15 février au 22 mars, chaque jour à la séance de midi. Prix des places : 4,50 euros seulement.
Vous pouvez consultez en ligne le détail de cette manifestation EXCEPTIONNELLE et, comme nous avons envie de vous y voir, nous vous offrons des places gratuites pour la soirée du 17 février. Il suffit d'envoyer un mail à b.bibas(arobase)fluctuat.net, les 5 plus rapides gagnent 2 invitations. Alors... "A bientôt j'espère".

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Scary Movie 4 / la guerre des modes


Posté par anita b. le 02.02.06 à 11:01


Tout en dérision et en finesse s'il vous plait, Scary Movie 4 s'annonce fidèle à l'esprit des opus précédents. Ça ne devrait pas passer inaperçu...


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Les Poupées du Diable


Posté par anita b. le 02.02.06 à 10:07 | tags : centre pompidou, classique


du 27 janvier au 4 fevrierRéalisé 4 ans après Freaks, Les Poupées du Diable est un film plutôt rare du grand Tod Browning. Présenté dans le cadre d'une programmation "Homoncule", soit les corps rétrécis par le cinéma. Ce film de 1936 promet son lot d'effets spéciaux et de plongées dans les pires zones cachées de l'âme humaine. Juste avant la séance, deux programmes de luxe : The Big Swallow de James Williamson (1901) et En Avant la musique de Segundo de Chomón (1907).

Samedi 4 février à 20h au cinéma 2 du Centre Pompidou.


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Le Palais de Tokyo à l'heure de l'Islande


Posté par Jypegue le 01.02.06 à 14:55 | tags : documentaire, musique au cinéma

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Ce soir à 19h, au Palais de Tokyo (Paris), projection de Screaming masterpiece, un documentaire sur la musique islandaise réalisé par Ari Alexander. Le film date de 2005, il a fait le tour des festival et sera projeté pour la première fois à Paris dans en prélude à l'évenement 4000 Hz from Islande. Avis aux amateurs de Sugar Cube, Sigur Ros et autres balladins venues du froid...


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Oscars en ligne


Posté par Sandor le 01.02.06 à 12:50 | tags : bande annonce, hollywood, média, short list, web

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And the winner is... Deux solutions en ligne pour consulter la liste des nominés à la 78e cérémonie des Oscars, qui est tombée hier soir. La page idoine du Herald Tribune online, qui renvoie à des mini-bios de chacun des films nominés, ainsi qu'aux bande-annonces des 5 meilleurs films de l'année selon "The Academy" : Brokeback Mountain (Ang Lee), Munich (Spielberg), Good Night and Good Luck (George Clooney), Capote (Benette Miller) et Crash (Paul Haggis). Et le site des Oscars lui-même, avec des extraits de tous les films en coimpétition. And the winner is... Réponse dans la nuit du 5 au 6 mars prochains.

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Philippe Léotard dans le farwest


Posté par Manu le 01.02.06 à 12:15 | tags : acteur


Philippe Léotard dans un western tourné dans le Vercors? En 1972, Jean-Max Causse (co-fondateur avec Jean-Marie Rodon des studios Action à Paris, dont l'Action Christine dont Le franc tireur, c'est luinous reparlerons très très bientôt) réalise Le Franc tireur, un film sur la résistance. Il n'a que pour seuls moyens sa mémoire de cinéphile et son goût pour les grands espaces américains. Au final, cette histoire d'un planqué embarqué contre son gré dans la lutte anti-nazi ressemble moins à un film de guerre qu'à un western épuré à la Anthony Mann ou à la Howard Hawks. Excellent, le film repose entièrement sur la conviction des acteurs et du metteur en scène. L'utilisation des paysages, magnifiques, le sens du mouvement rachètent tout ce que ce Franc tireur peut avoir d'incertain. On peut le considérer comme une des rares réussites du cinéma d'aventures made in France. Et s'il aura fallu 29 ans pour que le film trouve enfin le chemin des salles, les propriétaires d'une télévision, eux, n'auront qu'à attendre la nuit du 2 au 3 février pour le voir. Il sera en effet diffusé à minuit dix sur France 3. Mieux vaut tard que jamais!


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Les Bronzés 3 : histoire d'une énigme


Posté par Sandor le 01.02.06 à 11:55 | tags : bande annonce

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Histoire d'une énigme : pourquoi, ici, à Flu, personne n'a eu envie d'aller voir la projection presse des Bronzés 3 ? Est-ce parce que nous n'aimons pas les Bronzés ? Non, pas du tout : la plupart d'entre nous se sont franchement poilés en découvrant les deux premiers épidodes à la télé ou en VHS à la fin des années 1980, et nous reconnaissons à cette bande un sacré talent pour avoir su pointer la médiocrité d'une classe moyenne, d'une époque, d'une société. Est-ce parce que nous nous sentions indésirables, à l'instar de Télérama, Les Inrocks ou Libé - lire le triste édito d'Olivier Séguret aujourd'hui ? Non, pas davantage : la Warner ne nous a même pas fait la distinction de nous black-lister. Est-ce enfin parce que la bande-annonce nous a effrayés ? Non, non et non : elle ne nous a pas vraiment fait rire non plus, mais pas au point de nous éloigner définitvement du film.

Alors pourquoi avons-nous tant fainéanté ? Je sais pas, des milliers de petits détails peut-être, pas vraiment importants en soi mais bon : Clavier en promoteur immobilier-vacances qui semble jouer la caricature de lui-même lorsqu'il soutient Sarko avec Depardieu ; Michel Blanc planté au milieu de l'affiche, qui a l'air trop intelligent pour y croire vraiment ; Jugnot dans le trailer qui semble singer son personnage d'il y a un quart de siècle ; etc. Et puis ce slogan qui nous a mis la puce à l'oreille et que nous avons eu envie de prendre à la lettre : "les mêmes en pire !". Alors quand la Warner a envoyé son carton, on l'a regardé, on s'est dit qu'il fallait sans doute en parler, mais bon, chacun avait mieux à faire alors... on n'y est pas allé.

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