Archives > Mai 2007

Welcome to The Wizarding World of Harry Potter


Posté par Van le 31.05.07 à 17:58 | tags : harry potter

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Alors que le 7e tome des aventures de Harry Potter paraîtra en France en novembre, et que le 5e volet en images qui bougent (Harry Potter et l'Ordre du Phénix) sort le 11 juillet prochain, un parc d'attraction consacré à l'univers à J.K. Rowling est en projet.

The Wizarding World of Harry Potter ouvrira ses portes en 2009 à Orlando, en Floride, au sein du parc Universal. Un petit milliard de dollars sera nécessaire pour recréer la forêt interdite ou le Château de Poudlard. Une broutille quant on songe aux milliards générés par les livres de Rowling depuis le premier tome. Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit et Spider-Man peuvent aller se rhabiller.

 


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Spider-Man 3, Pirates 3 : guéguerre des box offices


Posté par Van le 31.05.07 à 12:58 | tags : blockbuster, box office, hollywood, pirates des caraibes, spiderman

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Oh terrible découverte ! Hollywood s'intéresserait moins au divertissement du public qu'au remplissage de ses caisses ?

Sony contre Disney, la guerre des monstres : ne serait-ce pas une bonne idée de scénar qui mettrait tout le monde d'accord ? Disney annonçait mardi que Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde avait réalisé le plus gros démarrage mondial de tous les temps, avec 401 millions de dollars au box office en 6 jours.
Ni une ni deux, le porte-parole de Sony dénonce ce chiffre, qui relègue au second plan son Spider-Man 3 dans le livre des Records. L'argument étant que Disney incluerait dans son décompte les avants-premières qui ont eu lieu dans certains pays, ce qui ramènerait le chiffre record mis en avant par Disney à sept jours d'exploitation et non pas six. Ca change tout.
Sony aurait d'ailleurs fait exactement la même pirouette statistique, mais peu importe. Ce qui est bien, c'est de ne pas avoir honte. Ne pas avoir honte de se battre sur le point de savoir qui est le plus plein aux as, qui a réussi à faire payer le plus de monde pour aller voir sa super-méga-giga production.

Non, vraiment, saluons cette belle décomplexion.

Pendant ce temps là, sur Flu, un autre terrible combat est en cours entre Pirates des Caraïbes 3 : le jeu vidéo, et Spider-Man 3 : le jeu vidéo. Ca va saigner.


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Le Monde, La Chair et Le Diable, un bijou de 1959 revoit le jour


Posté par anita b. le 31.05.07 à 10:41 | tags : en salles, noir et blanc

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Ranald Mac Dougall, un nom bien peu connu. Et pourtant, à la vision, hallucinée, du film qu'il a réalisé en 1959, difficile de ne pas s'imaginer le scandale qu'il a dû provoquer à l'époque de sa sortie aux Etats-Unis.

Le monde, la chair et le diable est ainsi un des premiers films qu'on qualifie de post-apocalyptique. Alors qu'il est enfermé dans un souterrain pendant 5 jours, Ralph Burton ne réalise pas que la terre entière est ravagée par une bombe nucléaire. Lorsqu'il sort enfin, il découvre un New York vidé de sa population, les voitures entassées sur les routes mais désepérément vides. Aucun mort à l'horizon, les cadavres semblent évaporés dans l'air. Il faut voir ces plans inédits et glaçants de la ville, des papiers jonchant les rues où Ralph se promène seul. Frôlant la folie, il profite des biens laissés à l'abandon, s'installe dans un immeuble luxueux, jusqu'à ce qu'une femme pointe le bout de son nez. Il est noir (Harry Belafonte), elle est blanche (Inger Stevens). Entre eux, bien que la société ait disparue, il demeure un malaise que le film dépeint avec brio. Dans cette ville qui leur appartient, l'ambivalence de leurs rapports homme/femme, noir/blanche provoque des situations étranges, odieuses ou ridicules, et surtout une immense frustration qui s'entretient elle-même.

Mais ce tango sentimental et douloureux se corce lorsqu'un troisième survivant débarque. Un homme, un blanc. Devenu l'objet de tous les désirs, le femme se perd tandis que les hommes, loups pour eux-mêmes, virent violents. En un seul film, avec trois acteurs au compteur, Le Monde, La Chair et Le Diable en dit tellement sur les rapports humains, éternels comme conjoncturels (le racisme, encore ultra fort à cette époque) et le cinéma, qu'on en reste le souffle coupé. Pré-sentant parfaitement ce que George A. Romero développera dans ses 4 films de morts-vivants, cette oeuvre d'anticipation est une merveilleuse parenthèse temporelle, venue du passé (1959) pour nous parler d'un futur qui résonne curieusement avec notre présent (et un certain 11 septembre...).

Le Monde, la chair et le diable 
De Ranald MacDougall
Avec Harry Belafonte, Inger Stevens, Mel Ferrer
Etats-Unis, 1959 - reprise en salles le 30 mai.

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Clooney superlawyer : bande-annonce de Michael Clayton


Posté par Jordan le 30.05.07 à 18:10 | tags : bande annonce


Geooooorge ! Geooooooooooorge ! La voix toujours cassée par les excessifs hurlements cannois qui ont accompagné chaque mouvement de la star, c'est en silence que nous apprécierons la bande-annonce de son d'un de ses prochains films.
Dans ce thriller judiciaire, Clooney sera Michael Clayton, ancien procureur devenu "nettoyeur" pour un grand cabinet d'avocats new-yorkais. Tourmenté par son divorce, endetté, Clayton est contraint de faire le sale boulot pour Kenner, Bach (Sydney Pollack) & Ledeen. Sur le point de conclure une affaire très importante, le plus brillant avocat de la firme (Tom Wilkinson) perd les pédales. C'est à Clayton de jouer, mais de quel côté, dans cette partie compliquée…
A l'écriture et derrière la camera : Tony Gilroy, dont c'est la première réalisation. On lui doit notamment les scénarios de L'avocat du diable et de la trilogie Jason Bourne (avec Matt Damon). Il est donc expert en ténors du barreau comme en beaux gosses téméraires et un peu poissards. Un nouveau défi pour Geoooooooorge


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Johnny Depp, l'espion qui venait du froid ?


Posté par Van le 30.05.07 à 15:23 | tags : adaptation, casting

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S'il m'arrivait une histoire sordide, et que j'avais envie que tout le monde le sache et en parle, qui choisirais-je pour porter ma voix ?
Michael Mann pour mettre mon histoire en images et Johnny Depp pour l'incarner, ce serait plutôt de bonne augure. C'est ce que doit se dire Marina Litvinenko, veuve d'Alexandre Litvinenko, l'ex agent du KGB mort empoisonné en novembre dernier.
Alors que l'affaire est loin d'être close et que la Grande-Bretagne demande à la Russie l'extradition de Andrei Lugovoi, autre ex-agent que Litvinenko a rencontré juste avant de développer ses symptomes fatals, un projet d'adaptation de cette histoire sordide mais romanesque, est déjà en cours.

Il ne s'agit pour le moment que d'une rumeur, mais qui émane de la veuve de Litvinenko elle-même. A Cannes pour la présentation d'un documentaire (déjà) sur la mort de son mari, réalisé par un ami proche de celui-ci et totalement à charge contre Poutine, Marina Litvinenko aurait évoqué, selon le Guardian, le nom de Johnny Depp pour jouer le rôle de son mari.
Ce qui est sûr, c'est que Warner Bros. a acquis les droits du bouquin que Marina a écrit - et à qui il doit encore manquer la fin - et que Michael Mann est pressenti pour réaliser ce futur film.

Et vous, si on adaptait votre vie au cinéma, vous verriez qui ? ça donnerait quoi ?


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Cannes est arrivé près de chez vous



Outre Luc Besson, qui a accompli un bel effort au cours de cette 60e édition du Festival de Cannes, en amenant les films sélectionnés dans diverses banlieues de la région parisienne, des initiatives similaires ont été prises depuis fort longtemps pour faire découvrir à un public plus large les films vus par les quelques milliers de privilégiés de la Croisette. Certes les films n'arriveront pas en bas de chez vous.

Le Forum des images reprend tous les films de la Quinzaine des réalisateurs (hors les murs, au Cinéma des cinéastes). Quatre projections par jour, à partir de ce mercredi et jusqu'au 5 juin, pour découvrir ce que la Quinzaine a soigneusement sélectionné. Entre autres, Control, de Anton Corbijn, sur Ian Curtis le chanteur de Joy Division. Chop Shop, de Ramin Bahrani, ou la bataille d'un tout jeune new-yorkais pour obtenir, à lui et sa grande soeur, une vie meilleure. Ou encore Zoo, de Robinson Devor, documentaire choc sur un groupe de zoophiles américains.
Tout le programme ici.

Le Reflet Medicis quant à lui accueille, aux même dates, les films de la sélection Un Certain regard. On y trouve notamment le film de Lola Doillon, Et toi t'es sur qui ?, la découverte du sexe par des adolescentes. Le Voyage du ballon rouge, de Hou Hsia Hsien. Ou encore L'avocat de la terreur, le film de Barbet Schroeder sur Jacques Vergès.

La Quinzaine des réalisateurs, au Cinéma des cinéastes (Paris XVII), du 30 mai au 5 juin.
La sélection Un Certain regard, au Reflet Médicis (Paris V, tel 01 43 54 42 34) du 30 mai au 5 juin.


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Standing ovation à Cannes pour Clerks 2


Posté par Elfi le 30.05.07 à 10:40 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes

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Après on ne pourra pas dire qu'à Cannes c'est que des pisse-froids : la projection en exclusivité de Clerks 2 à Cannes s'est soldée par une standing ovation de huit minutes. Le réalisateur Kevin Smith avoue qu'il appréhendait un peu avant la séance, étant donné la réputation des festivaliers. Comme quoi, quand c'est bon, y a pas à tortiller, tout le monde est d'accord.


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Pirates 3, le plus gros carton de tous les temps


Posté par Van le 29.05.07 à 16:26 | tags : blockbuster, box office, disney, pirates des caraibes

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Pirates des Caraïbes : jusqu'au bout du monde
a réalisé le plus gros démarrage mondial de tous les temps.
401 millions de dollars au box office en 6 jours... et c'est rien, il n'est pas encore sorti en Inde ou en Chine.
Well done.

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Festival de Cannes : mon Palmarès (bis)



Quant à moi, qui n'ai que très peu fréquenté la sélection officielle du festival de cannes, lui préférant les aventurières Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la Critique, voici mon palmarès :

-Palme d'or : Dans Paris de Christophe Honoré

-Grand Prix : Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimèche

-Prix de la mise en scène : Bug de William Friedkin

-Prix du scénario : On ne devrait pas exister d'HPG

-Prix d'interprétation féminine : Johanna Preiss pour Dans Paris

-Prix d'interprétation masculine : ex equo Romain Duris et Louis Garrel (illus.) pour Dans Paris

-Prix du jury : Daft Punk's Electroma de Daft Punk

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Festival de Cannes : mon palmarès


Posté par Manu le 29.05.07 à 15:30 | tags : short list, cannes 2006, festival de cannes

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Nous avons déjà parlé du Palmarès du Festival de Cannes. Tout aussi arbitraire, voici mon palmarès :


Palme d’or : Flandres (illus.) de Bruno Dumont

Grand prix du jury : Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro

Prix de la mise en scène : Pedro Costa pour En avant, jeunesse

Prix du scénario : Le Caïman de Nanni Moretti

Prix d’interprétation féminine : Hao Lei pour Summer Palace de Lou Ye

Prix d’interprétation masculine : Nuri Bilge Ceylan pour Les Climats

MAJ : consultez prochainement le palmarès du festival de Cannes 2007 ici.

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Palmarès du 59e Festival de Cannes : une belle messe oecuménique


Posté par Manu le 29.05.07 à 15:10 | tags : short list, cannes 2006, festival de cannes

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MAJ : consultez prochainement le palmarès du festival de Cannes 2007 ici.

On attendait les outsiders. On a eu la vieille garde. D’un jury présidé par un cinéaste peu orthodoxe, on pouvait espérer un peu plus d’audace. La déception fut donc à la hauteur de l’attente. Encore une fois, dirons-nous, tant les derniers palmarès (exception faite des choix présidés par David Cronenberg, d’heureuse mémoire) ont semblé chercher systématiquement le consensuel. Il est remarquable que trois des films primés cette année (Indigènes, Le Vent se lève, Flandres) évoquent la guerre et ses conséquences. On sent là une volonté démonstrative, un besoin de faire sens. Oui, mais à quoi bon ? Le Festival de Cannes est-il une rencontre artistique, en recherche d’innovation, ou une simple vitrine pour valeurs universelles ? Autrement dit, le Festival serait-il en train de se transformer en messe œcuménique ?


Car c’est bien le cinéma lui-même, entendu comme art de l’image en mouvement, qui semble avoir été oublié par ce palmarès. Ainsi, seule une volonté de faire hommage justifie ce prix d’interprétation attribué à un collectif d’acteurs qui, dans Indigènes, ne jouent jamais à l’unisson (mais n’ont pas manqué, durant cette célébration de la mort de l’esprit critique, de pousser un chant militaire fort applaudi, et néanmoins très discutable). Et quid de la Palme d’or au Vent se lève de Ken Loach? Ce film, qui nous a fortement déplu, est loin d’être le meilleur d’un cinéaste estimable mais inégal. Mais cette récompense vient à point nommé couronner la carrière d’un artiste septuagénaire. Quant au prix du scénario à Almodovar pour Volver, cela ressemble à une blague et un aveu. Une blague, car ce script, même parfait, est pompé sur les mélos américains et n’a rien d’innovant. Et un aveu, car saluer ce cinéaste si visuel pour autre chose que sa réalisation montre la légèreté sinon le mépris avec lequel le jury a traité l’idée même de mise en scène.


Comme disait un producteur d’Hollywood, si vous voulez faire passer un message, passez plutôt par la poste. Aujourd’hui, il dirait plutôt : faites vous sélectionner à Cannes. En résumer, tout ça sentait un peu la poussière et le monument commémoratif. Et à part la présence de Flandres au Palmarès, on n’a aucune raison de se réjouir de cette litanie de prix digne d’une cérémonie pour « people » bien pensants.

MAJ : prochainement, le palmares de Cannes 2007.



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John Rambo (Rambo 4), trailer


Posté par Van le 29.05.07 à 12:45 | tags : blockbuster, dailymotion, hollywood

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Après Rambo 3 en Afghanistan, ce sera donc Rambo en Birmanie.
Recruté par une ONG (des militants chrétiens pour les droits de l'homme) pour les protéger des pirates lors d'une mission humanitaire, Rambo met sur pied une opération de sauvetage avec l'aide de mercenaires.
Du bon gros lourd, d'autant plus lourd que Sylvester Stallone himself réalise ce quatrième opus des aventures du soldat vénère.
Premières images de Rambo IV: John Rambo, sur les écrans en 2008 :

MàJ : Lire la critique de John Rambo (Rambo 4) sur le mag. 

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Asia Argento à l'hôpital


Posté par Elfi le 29.05.07 à 12:45 | tags : festival de cannes, news, cannes 2006

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Asia Argento n'a pu assister, pour cause d'hospitalisation, aux projections de Marie Antoinette et de Transylvania, le film présenté en clôture du Festival. C'est triste, mais en soit, c'est vrai que ce n'est pas très intéressant comme "news". En revanche, on apprend par ailleurs qu'elle a dû interrompre sa participation au tournage de La vieille maîtresse de Catherine Breillat. Le casting du film s'annonce haut en couleurs : Fu'ad Ait Aattou, Roxane Mesqida, Claude Sarraute, Yolande Moreau et Michael Lonsdale. La réalisatrice d'Une vraie jeune fille et de Romance s'attaque au roman de Barbey d'Aurevilly, le dandy romantique auteur des Ensorcelés. Après Mme du Barry dans Marie Antoinette, l'actrice incarne à nouveau une courtisane à "la laideur ensorcelante" (ce à quoi nous ne souscrivons pas).On la verra également dans le prochain Olivier Assayas, Boarding gate. Souhaitons-lui un bon rétablissement.

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Ratatouille, la bonne tambouille de Pixar


Posté par Van le 28.05.07 à 18:28 | tags : animation, bande annonce, disney, pixar

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Un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. C'est le pitch de la dernière création Pixar - ou Disney/Pixar devrais-je dire -, Ratatouille, sur les écrans le 1er août.

Bande-annonce

Extrait

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Olivier Gourmet : coup de gueule sur la Croisette


Posté par Manu le 28.05.07 à 18:08 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

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Olivier Gourmet est de ces acteurs chers à notre cœur : honnête, intègre et surtout talentueux. Présent cette année à Cannes pour Congorama (illus.), une agréable fantaisie signée par le belge Philippe Falardeau (Quinzaine des réalisateurs), il a accordé au Film français un entretien où il s’exprime sur l'état du cinéma. C’est simple et direct. Quand on lui demande quel regard il porte sur cette industrie, il répond : « c’est une industrie puante ! Aujourd’hui, on crée souvent l’événement autour de rien, et ça marche. Et pourtant, je reste persuadé que la France, qui m’a accueilli à bras ouverts, demeure le pays le plus ouvert en matière de culture». Et il ajoute, à propos des multiples propositions qu’il reçoit : « je constate une baisse de qualité des scénarios par rapport aux années précédentes ». Il déplore également que « le cinéma dit d’auteur a vraiment de plus en plus de mal à exister. Si je prend par exemple les dix scénarios qui sont sur mon bureau, je crois qu’un seul parviendra à se faire (…). Il est regrettable que des jeunes auteurs talentueux soient obligés de se battre contre des moulins pour monter leurs projets. ». Lucide, le Olivier. Il n'en est pas moins très actif, pour notre plus grand bonheur.

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A l’intérieur : ça fait mal mais c’est bon !


Posté par Manu le 28.05.07 à 15:54 | tags : festival de cannes, semaine de la critique

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Les films dont on n'avait pas parlé : le Festival de Cannes se poursuit sur Ecrans

L’attente était rude ce jeudi soir devant la salle de la Semaine de la critique. Séance très très spéciale en perspective : chacun se réjouissait de voir le 1er film d’horreur d’Alexandre Bustilllo (un ancien de Mad Movies, dont le fan club a ponctué la séance d’applaudissements) et Julien Maury, avec Béatrice Dalle en grande prêtresse du mal. Excitation mêlée d’appréhension, car les rumeurs présageaient un vrai bain de sang. Crainte telle qu’une femme défaillit dans la file baignée de chaleur nocturne. Un malaise peut-être provoqué par une grossesse en devenir, ce qui aurait été une excellente pub pour le film. Car A l’intérieur file les métaphores de la gestation et de la position fœtale.

Soit une jeune veuve, enceinte d’un mari mort dans un accident de la route auquel elle a survécu. Image choc – et virtuelle – d’un fœtus subissant le choc du crash : le ton est donné. La jeune femme, convalescente, s’enferme dans son pavillon de banlieue. Et là survient la sublime Béatrice ; et avec elle, la tuerie puissance 10. Une des plus extrêmes et « grand guignolesques » vues récemment (faut dire que je ne suis pas un habitué du gore). Une des plus belles aussi. Car A l’intérieur relève du paradoxe : autant le fait est brutal, sanguinolent, perturbant, autant l’image est d’une beauté à couper le souffle, travaillée avec un soin de maniaque. On frémit, on détourne le regard, mais à contre cœur. L’épure des lignes, de la mise en scène force l’admiration. Certains plans évoquent des travaux de plasticiens, avec néanmoins une parfaite dynamique d’ensemble, un mouvement montant crescendo.

Les deux acolytes connaissent leurs classiques et ça se voit. Mais hormis deux ou trois scories, la référence ne tue pas la singularité du film. Son originalité provient aussi d’un scénario qui mêle avec habilité l’actualité (les émeutes en banlieue, symbole d’un mal rongeant le corps social en son sein) aux angoisses sans âge des futures mères ; et plus généralement aux peurs liées au corps. Un film aux limites du fantastique, qui vous attrape par les tripes sans se couper du cerveau. Comme quoi, c’est bon de se faire du mal.

A l’intérieur – Un film de Alexandre Bustillo et Julien Maury

Avec Alyson Paradis, Béatrice Dalle – France, 2007, 1h18
Semaine internationale de la critique


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Le Labyrinthe de Pan : le pouvoir de l'imaginaire


Posté par Manu le 28.05.07 à 15:54 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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En un mot comme en cent : magnifique ! Tout ici force l’admiration : intelligence du récit, beauté des images, une technique en osmose avec une vision… Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro a été produit et tourné avec des équipes espagnoles. Ce qui ne l’empêche pas d’être à la hauteur des productions américaines (par exemple, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban d'Alfonso Cuaron, ici co-producteur).
Ce conte noir déploie son imaginaire sans jamais oublier le réel. La machine a une âme et ça se sent. D’ailleurs, cette sensibilité, cette puissance d’une pensée mise au regard d’un pouvoir qui contraint, est le sujet profond du film. Ofélia est une fillette qui, au milieu des horreurs de la guerre, préfère se réfugier dans un monde personnel où les fées côtoient les crapauds géants. Sa mère vient de se remarier avec un haut gradé franquiste dont elle attend un enfant. Au début, la petite famille arrive dans une forêt où s’organise la résistance. Les événenements virent très rapidement au massacre et rien ni personne ne sera épargné.
On savait del Toro doué pour le fantastique (voir Hellboy). Avec ce nouveau film, il prouve qu’il est un grand cinéaste. Son cinéma respire, pense. Sa métaphore sur l’imaginaire évite les facilités. Complexe, elle assume son pessimisme. Les détracteurs diront que le rapport entre l’ancrage historique – l’Espagne des années 40 – et la féerie engendrée par Ofélia est assez mince. Ce serait ne pas voir l’essentiel, ces obsessions qui unissent la petite à son beau-père psychopathe : inquiétude face à la naissance, désir d’immortalité et de gloire, délires qui éloignent du réel. Au final, del Toro dit, tout en montrant la beauté, l’impasse d’un imaginaire refermé sur lui-même, et souligne la victoire d’un autre idéal, plus concret : celui des résistants. Ce Labyrinthe est donc plus tortueux qu’il y paraît. Il nous touche aux tripes et au cœur, se colle à nos rétines et stimule notre cortex. S'il n’obtient aucune récompense à la cérémonie de clôture, je crierai au scandale.

Le Labyrinthe de Pan - Un film de Guillermo del Toro
Espagne, 2006, 1h52; Sélection officielle, en compétition

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Pas de sexe dans le prochain James Bond ?


Posté par Van le 28.05.07 à 12:03 | tags : casting, james bond, production

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Je m'insurge contre cette rumeur : Daniel Craig pourrait, pour James Bond 22, les 22e aventures de l'agent secret britannique, être accompagné des deux soeurs jumelles Mary-Kate et Ashley Olsen.
Les petites mômes de La Fête à la maison, désormais starlettes - plus pour leur présence dans les magazines que réellement sur les écrans me semble-t-il - seraient les deux "james bond girls" de ce nouvel opus.

Je m'insurge non seulement car j'estime qu'elles présentent un intérêt limité face à une caméra, mais aussi et surtout parce que les jumelles de 20 ans ne signeraient qu'un contrat qui stipulerait qu'elles n'auraient ni scène dénudée, ni scène de sexe.
Ce serait un honteux gâchis : on ne se paye pas Daniel Craig - nettement plus sexy et charismatique que Pierce Brosnan - pour le condamner à faire ceinture.


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Le jogging républicain de Jamel


Posté par Van le 28.05.07 à 11:04 | tags : acteur, festival de cannes

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Jamel Debbouze, venu remettre hier soir à Cannes le prix du jury - à Persepolis, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, ex aequo avec Stelle Licht, de Carlos Reygadas - a officiellement annoncé son ralliement à Nicolas Sarkozy.

La crème de la crème du 7e art réuni dans le Palais des Festivals pour clôre ce 60e Festival de Cannes a patiemment écouté Jamel tenir la tribune - qu'il ne lâche jamais facilement et c'est tant mieux, la cérémonie étant tellement ampoulée et laborieuse -, jusqu'à ce que soit prononcé le nom de notre président, qui a été accueilli sous les sifflets. "Je vous demande de vous arrêter" a-t-il poursuivi ironiquement, en référence à Edouard Balladur au soir de sa défaite de 1995.
Il a enfin terminé sa sortie, salutaire pour l'audimat, sur une invitation à un "jogging républicain" avec Sarkozy, et les indispensables Faudel et Mireille Mathieu, au bois de Boulogne.

Je tiens à remercier ici l'humoriste/comédien de m'avoir permis de tenir le coup pendant cette cérémonie de clôture, pourtant pas longue, mais chiante comme la pluie.

Lire le Palmarès complet du Festival de Cannes 2007.

(illus. Anne-Christine Poujoulat AFP)

MàJ : la vidéo




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Le Corniaud : le remake !


Posté par Manu le 28.05.07 à 09:23 | tags : festival de cannes, production, cannes 2006

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Le remake est la valeur sûre du moment (du moins en termes financiers). Alors pourquoi les Français ne s’y mettraient-ils pas, eux aussi ? A Cannes, après la confirmation du Deuxième souffle d’Alain Corneau, qui rejouera le film de Melville de 1966, on a appris le développement d’un projet pour le moins incongru : le remake du Corniaud, le film de Gérard Oury ! A l’affiche, on retrouverait Benoît Poelvoorde (présent en compétition officielle avec Selon Charlie), qui semble perpétuellement courir de tournages en plateaux de télé, et Jamel Debouzze (idem, avec cette fois Indigènes). Devinez qui aura pour insigne honneur de refaire les grimaces de Louis de Funès ? Le titre en serait On a encore volé le Youcouncoun. Comme quoi, les scénaristes ne manquent pas d’imagination… dans la bêtise.


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La Palme d'or du Festival de Cannes 2007 va à...


Posté par Van le 27.05.07 à 21:12 | tags : festival de cannes, sélection officielle

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... 4 mois, 3 semaines et 2 jours, du roumain Cristian Mungiu.
Son film a ému la Croisette, parfois jusqu'au malaise, et les critiques penchaient presque unanimement pour lui.
Gus Van Sant a reçu quant à lui un prix spécial, le prix du 60e anniversaire, pour Paranoid Park et l'ensemble de sa carrière.

Tout le palmarès du Festival de Cannes 2007 sur le mag.

Palme d'or : tous les lauréats depuis 1954 

 


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Buenos Aires 1977 : chronique d’un ratage


Posté par anita b. le 27.05.07 à 16:37 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes


En compétition officielle, ce film argentin ne devrait pas concourir pour la Palme. Réalisé par Israel Adrian Caetano (déjà auteur de L’Ours rouge), il est tiré du récit autobiographique d’un survivant des maisons de tortures instaurées par la police en Argentine dans les années 70. Comme le titre l’annonce, on assistera ainsi non seulement aux dites tortures, mais aussi à l’évasion réussie de quatre détenus. Dès les premières images, le malaise s’installe : les plans d’introduction qui nous montrent la sordide demeure semblent tout droit sortis d’un film bis d’horreur italien des années 70, elles aussi. Petite mélodie morbide martelée au piano, plans de la bâtisse penchés, angles tordus et inquiétants : les codes du genre sont tellement respectés qu’on en vient à se demander si les faits ont un jour pu se passer un tant soit peu comme cela. Comble du sordide sinon du ridicule : lorsque l’idée d’une évasion commence à germer dans l’esprit des prisonniers, on a droit à la sempiternelle petite musique militaire (remember L’Agence tout risque ?). De l’aspect politique du scénario, il ne percera rien, et tout est bien qui finit bien. On croit rêver…

Cronica de una fuga (Buenos Aires 1977) - Un film de Israel Adrian Caetano
Argentine, 2006, 1h57 - Sélection officielle, en compétition

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Promise me this de Emir Kusturica : jamais deux sans trois ?


Posté par Marc le 27.05.07 à 16:28 | tags : festival de cannes, sélection officielle

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MAJ : Découvrez le Palmarès complet du Festival de Cannes 2007.

Au milieu d'un foisonnement d'inventions, d'objets hétéroclites et de petits mensonges qui embellissent la vie, un jeune garçon, Tsane, partage l'étonnante maison de son grand-père. Craignant de bientôt mourir, celui-ci l'envoie à la ville pour réaliser 3 promesses : vendre une vache, acheter une icône et trouver une épouse...qu'il lui conseille de ne pas acheter.

Deux fois palmé avec Papa est en voyage d'affaires (1985) et Underground (1995), le « canard sauvage des Balkans », Emir Kusturica, vole-t-il vers une troisième récompense ?

A base d'inventions plus baroques les unes que les autres, l'entrée en matière procure un vif plaisir. Ce souffle rafraîchissant se sera fait attendre sur la croisette. Au rythme entraînant d'une musique signée par son fils Stribor - à base de fanfares tziganes -, le public a vite signifié son contentement face à cette douce folie absurde.

Marque de fabrique d'Emir, ces deux heures sont un hymne constant à la fête, à la bonne humeur et à l'imagination. Il y bien des coups de feu, mais ils ne font ni peur ni mal. Les gueules caricaturales de personnages un peu barrés mais profondément humains nous emmènent vers un univers de cartoon où l'improbable devient la norme et l'impossible la règle.

A mi-film, pourtant, surgit l'idée d'une superbe machine absurde tournant à vide. Comme si la recherche de l'effet à tout prix prenait le pas sur l'éventuel sens du récit. Heureusement, la dernière demi-heure reprend du souffle, aborde, toujours avec une extrême légèreté, des sujets sensibles (sort des femmes prostituées ou vendues, machisme débilitant, pédophilie...etc.) et nous touche. Les deux jeunes acteurs ne sont pas pour rien dans cet attachement à une histoire qui, en surface, s'adresse « presque » à des enfants et dans le fond n'oublie pas d'évoquer les graves difficultés des Balkans.

Et tout l'art de Kusturica c'est d'être à nouveau capable de montrer le pire et d'en détourner l'horreur pour faire rire. Son sens du rythme fait merveille et la richesse de son univers visuel continue de surprendre. Alors, on pourra toujours lui reprocher, à l'instar des Coen ou de Gus Van Sant cette année, de nous refaire le même coup, on en redemande.

Plusieurs minutes de standing ovation ont salué cette réjouissante bouffée d'oxygène. Une récompense paraîtrait méritée. Réponse à 20h, ce dimanche, pour le Palmarès de Cannes 2007.

Promise me this (Promets-moi) - de Emir Kusturica
Avec Mirjana Karanovic, Uros Milovanovic
Serbie, 2005.
Sélection officielle en compétition

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

(illus. © Studio Canal)

 

 


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L’instinct de mort : quand Delon rencontre Mesrine


Posté par Manu le 27.05.07 à 15:30 | tags : production, cannes 2006, festival de cannes

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Nous avions commencé à en parler au début du Festival. Vincent Cassel incarnera Jacques Mesrine dans Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1, un film que réalisera Jean-François Richet à partir de février 2007. Le film se divisera en deux parties : Le futur ennemi public n°1 et les femmes, puis ses « exploits » criminels. Y a comme qui dirait du sexe et de l’action dans l’air. Mais aussi du Delon, Alain. Présent cette année sur la Croisette (même s’il a refusé de monter les marches ; on a ses principes ou on ne les a pas, n’est-ce pas ?), celui dont la carrière n’en finit pas de finir vient de confirmer qu’il serait de la partie et interpréterait le mentor de Mesrine.

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Palmarès 2007 : rumeurs et prévisions


Posté par Manu le 27.05.07 à 15:00 | tags : festival de cannes, sélection officielle

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MAJ : Découvrez le Palmarès complet du Festival de Cannes 2007.

Bien audacieux celui qui peut dire quelle palme sera attribuée à tel ou tel film. La sélection de cette année fut si riche en noms déjà consacrés, si pleine en confirmation ou déception des talents attendus, que le choix du jury présidé par Stephen Frears est rien moins que prévisible. Tout au plus peut-on se reporter aux avis collectés tout au long du Festival par le magazine anglophone Screen et Le Film français auprès, respectivement, de la presse internationale et de l’ « intelligentsia » française… euh pardon parisienne.

Ainsi, depuis le début des projections, un titre reste sur toutes les lèvres : 4 mois, 3 semaines et 2 jours (illus.1). Le film de Cristian Mungiu a galvanisé les salles et les esprits, marquant les mémoires bien plus que d’autres titres prestigieux ou coûteux. Après, on est bien en peine de dire qui de Joel et Ethan Coen (No country for old men), de Fincher (Zodiac) ou Gus Van Sant (Paranoid Park illus.2) sortira du lot, tant les avis les donnant gagnants se la jouent au coude à coude. Et quid du We own the night de James Gray qui, après une première projection de presse assez houleuse, fut reçu par des applaudissements vendredi soir ? Il pourrait in extremis faire son trou au milieu des amerlocs abonnés aux honneurs du public ou des palmes. Le jury ferait bien de le distinguer, Gray le galérien en mal de financements en aurait vraiment besoin.

A côté, étonnamment, Le Scaphandre et le papillon pourrait émerger de la liste des favoris, si l’on en croit le cénacle hexagonal. Et la palme des pleurs et des rires pourrait revenir à un film d’animation, Persepolis (illus.3). Ce qui ne serait pas une première, le festival ayant déjà distingué dans les années 70 un autre dessin animé français, La Planète sauvage du regretté René Laloux.
Reste, dans le genre palme « j’aime dormir dans une salle de ciné et je l’ai fait savoir », Alexandra de Alexander Sokurov. Le film en a fait roupiller plus d’un, mais bizarrement la critique semble y avoir trouver son compte de plaisir (onirique) et le fait savoir. Plus c’est long, plus c’est dur, plus ils en jouissent, apparemment.

Et pour finir, signalons le nouveau Fatih Hakin, De l’autre côté. Le cinéaste turque passera-t-il du monde des petits à celui des grands, telle la trop curieuse Alice, par la grâce du festival 2007 ? A en croire la presse, il y a des chances pour que la transformation s’opère.
Aussi rendez-vous ce soir devant votre poste de télé - et ici même pour le Palmarès de Cannes 2007 -, avec bière et chips en guise de remplissage d’estomac (et de temps, car même courte, la cérémonie est généralement soporifique), pour avoir réponse à ces questions d’une importance cruciale.

De nos envoyés spéciaux au Festival de Cannes 2007.


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Ocean's 13 : rivière de diamants dans un Océan sec


Posté par Marc le 27.05.07 à 14:00 | tags : festival de cannes, hollywood, sélection officielle


Petite déception lors de la présentation d'Ocean's 13. Soderbergh et sa bande de braqueurs cools et classes sont de retour, mais sans leur panache habituel. Cette fois, il s'agit de couler un casino dès son ouverture et de dérober des diamants.

- Tu devrais surveiller ton ventre, dit Pitt à Clooney
- Et toi, il serait temps de te caser et de faire des enfants, lui rétorque-t-il. Private joke de superstars et ultime clin d'œil complice au public, cet échange résume bien un épisode qui s'embourgeoise et se regarde un peu trop le nombril.

Comme lors des premiers volets, le braquage se situe sur deux niveaux. Le second, c'est celui du spectateur, victime consentante mais pas vraiment comblée. Il a affaire à des roublards qui sortent les grands moyens pour accomplir leur forfait, il le sait et il aime ça. Une nouvelle fois, le jeu consiste à braquer le Box-office, en détournant l'attention (via une pléiade de stars) pour accomplir la manipulation (un scénario bancal) qui rapporte gros. Mais Soderbegh ne nous régale pas de sa virtuosité technique habituelle et construit un film plan-plan qui, du coup, perd en saveur. Quitte à se faire avoir autant que ce soit dans les grandes largeurs, avec la maestria dont on le sait capable.
Même si personne ne croyait une seule seconde aux scénarios aboutissant aux deux premiers casses, celui-ci n'essaie même plus de se justifier. Il nous manque donc la montée d'adrénaline et la jouissance consciente de l'acte accompli. Le petit nouveau, Al Pacino, s'en fout peut-être un peu moins que les autres et en paraîtrait presque décalé. Cette grosse machine de studio réussit pourtant à remplir sa fonction. Divertir et rapporter de l'argent.

Ocean's 13 - de Steven Soderbergh
Avec George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Al Pacino, Andy Garcia, Don Cheadle
Etats-Unis 2007. Sortie en salles le 20 juin.
Sélection officielle hors compétition

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Corée du sud : la lutte pour les quotas


Posté par Manu le 27.05.07 à 13:39 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes


La Corée du sud a une cinématographie très vivante. Ces dernières années, elle a présenté plusieurs films au Festival de Cannes, en particulier en compétition officielle (Old Boy illus., Ivre de femmes et de peinture). Cette année, seul The Host, à la Quinzaine des réalisateurs, représente cette industrie florissante. Elle n’en a pas moins fait parler d’elle au milieu des festivités, avec une certaine virulence. La raison en est la menace que font peser des accords commerciaux en passe d’être signés entre la Corée du sud et les Etats Unis. Ils risquent de déboucher sur la remise en cause du système des quotas écrans qui, depuis plus de dix ans, permet au cinéma coréen de résister à l’hégémonie nord-américaine.

Créé par une loi de 1966 qui n’est réellement appliquée que depuis 1993, ces quotas imposent aux exploitants la projection obligatoire de 6 films coréens pendant 146 jours (à l’origine, 90 jours). En 2003, dans le cadre d’accords bilatéraux entre la Corée et les Etats Unis, ils ont été remis en cause. Même LEE Chang-dong, cinéaste de talent (Oasis, Peppermint candy) mais aussi ministre de la culture, y alla de sa ritournelle, en juin 2004 : « il est temps de reconsidérer la mesure de réduction des quotas écrans pour l’avenir de l’industrie coréenne du cinéma ».

En janvier 2006, le débat est relancé par l’acceptation par le gouvernement des pré-conditions imposées par les Etats Unis à tout futur accord commercial. En février, les cinéastes commencent à organiser des manifestations quotidiennes pour appeler à la conservation des quotas. Le 6 mars débute une grève sous tente dont la fin est prévue pour juillet 2006. Malgré cela, le 7 mars, un conseil ministériel abaisse les quotas à 76 jours par an. La résistance néanmoins continue. Elle est relayée par un collectif de 45 associations, l’Alliance Coréenne d’Action pour les Quotas Ecrans, qui a reçu le soutien, entre autres, de Martin Scorsese et Tsai Ming Liang. Comme quoi, l’exception culturelle n’est pas l’apanage des seuls Français.

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Indigènes : Un spectacle de circonstance


Posté par Manu le 27.05.07 à 11:09 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

13

La chose a été dite et redite : Indigènes évoque le sort des volontaires de nos colonies africaines, mobilisés sur le front allemand en 1944-45. Il se donne pour mission de montrer un épisode oublié de notre Histoire, et par là, de souligner la dette de la France envers ces populations. Jusque là, ça va. Réhabiliter une mémoire et mettre la république face à ses obligations (l’indemnisation de ces anciens combattants a été suspendue pendant la guerre d’Algérie, et le dû n’a toujours pas été versé) est une volonté louable. On serait même tenter d’applaudir, si un problème ne se posait : le film lui-même, dont la présence au sein du Festival est, je crois, purement politique.
Passons sur la mise en scène, incapable de saisir une action dans l’espace et de nous faire ressentir le poids de la guerre. Evacuons le jeu maladroit des acteurs, habituées aux productions françaises (dont Jamel Debbouze, co-producteur du film) et parlant ici arabe - ce qui est logique. Et posons nous la question de la représentation. Pourquoi tous ces maghrébins font-ils allégeance au drapeau tricolore ? Aucun ne semble questionner son « appartenance » à la France et tous s’engagent volontairement, avec des mobiles diverses. Un fait est posé d’emblée : ils sont Français de cœur et d’esprit. D’où le scandale de la non reconnaissance de leur participation au conflit. En parallèle, le racisme hexagonal est cantonné à des caricatures (l’ancien de Vichy), les Français(es) accueillant à bras ouverts leurs sauveurs à la peau noire ou mâte. Vision discutable, au sein d’un film qui se veut exemplaire.
Edifiant, il déculpabilise notre rapport aux anciennes colonies : si la France ne s’est pas montrée à la hauteur des services rendus, la faute en incomberait à ses seuls dirigeants. Indigènes, qui au fond ne parle jamais de la guerre, se veut réconciliateur et intégrateur. Il invite par l’implicite les Maghrébins vivant en Hexagone à se penser comme Français, et les nationaux à ne pas se sentir coupables du mépris subi par nos « étrangers ». Au vu de l’actualité récente (émeutes en banlieues, lois sur l’immigration et sur notre passé colonial), ce discours, simpliste, est trop circonstanciel pour ne pas être taxé de manipulateur.

Indigènes – un film de Rachid Bouchareb
France, 2006, 2h05 – Sélection officielle, en compétition

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Une vieille maîtresse : Un château en Espagne ?


Posté par Manu le 26.05.07 à 22:22 | tags : festival de cannes, sélection officielle

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Breillat, celle qui aime se faire détester… et qui vient sur la Croisette avec un film qu’elle qualifie de « grand cinéma à vocation populaire mais qui reste sophistiqué ». Changement de registre ? Revirement voué à rencontrer une audience plus large ? Oui et non.

Au regard de la réception cannoise, on sent le public d’emblée partagé, encore et toujours. Il y a bien sûr les tièdes, vaguement ennuyés par un rythme peu trépidant et des images pas vraiment excitantes. Les éternels « contre », exaspérés par un discours asséné, toujours excessif sur les rapports de sexes et la soumission à l‘autre et au désir (même si cette fois, Breillat nous le sert avec plus de dentelles et de paroles que d’images « trash »).Et puis les « pour » - dont l’auteur de ces lignes -, bien en mal de dire pourquoi cette adaptation de Barbey d’Aurevilly les a passionnés, voire électrisés.

Il y a certainement du parti pris dans cet avis positif. Car quoi qu’en dise l’instigatrice, Une vieille maîtresse diffère peu de sa filmo passée. Moins de sexe, et plus chaste (tout au plus quelques galipettes dans le désert, à côté d’un bûcher, et des acrobaties sous baldaquin), mais toujours cette même attention à la langue, très écrite et en parfait mariage avec l’image. Qui dit mariage sous-entend complémentarité et opposition, les scènes venant contredire ou confirmer le sens des mots, avec une discrète ironie vis-à-vis des personnages et de leurs comportements. Comme si l’union de l’image et du mot reproduisait les rapports de sexe que Breillat prétend dépeindre avec lucidité, sans tabou. Et puis, il y a toujours cette attention portée au rituel, amoureux ou religieux. Un sens du sacré qui intensifie l’émotion ; et surtout donne un caractère sacrificiel aux actes, avec des êtres qui par amour donnent de leur corps et de leur sang, en contraste avec la joliesse de costumes et intérieurs estampillés XIXème siècle.

Alors grâce à cet adoucissement de la violence, plutôt feutrée, une image magnifique et un casting improbable (dont la Argento en courtisane espagnole !), mais qui sert de manière malicieuse la langue du romancier, Breillat la rebelle sera-t-elle réhabilitée par un succès public ? Je l’espère mais rien n’est moins sûr. Sauf si le palmarès la distingue parmi la très masculine sélection de cette année.

Une vieille maîtresse – Un film de Catherine Breillat
Avec Asia Argento, Fu’ad Aït Aattou, Roxane Mesquida, Claude Sarraute, Yolande Moreau, Michael Lonsdale – France, 2007, 1h54.
Sélection officielle, en compétition


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Palmarès de Cannes : nos pronostics


Posté par Marc le 26.05.07 à 16:02 | tags : festival de cannes, sélection officielle


MAJ : Découvrez le Palmarès complet du Festival de Cannes 2007.

A quelques heures de la cérémonie de clôture et avant la présentation du dernier film en compétition, Promise me this du double palmé Emir Kusturica, les pronostics vont bon train.

Dans le cadre de la sélection officielle, voici, pour nous, les films méritant le plus d'être distingués : Zodiac, 4 mois, 3 semaines et 2 jours, Les chansons d'amour, The Banishement, No country for old men, Persepolis, Mogari No mori et Paranoïd park.

Essayons de leur répartir ces prix :

La Palme d'Or : 4 mois, 3 semaines et 2 jours du roumain Christian Mungui. Stephen Frears, Président du jury, devrait être sensible à ce cinéma très humain, en prise directe avec la réalité.

Le Grand Prix : Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.

Le Prix d'interprétation féminine : Machiko Ono dans Mogari No mori de Naomi Kawase ou Do Yeon-Jeon dans Secret Sunshine de Lee Chang-Dong.

Le Prix d'interprétation masculine : Javier Bardem pour No country for old men de Joel et Ethan Coen.

Le Prix de la mise en scène : Paranoïd park de Gus Van Sant

Le Prix du scénario : Les chansons d'amour de Christophe Honoré.

Le Prix du Jury : The Banishement de Andrei Zviaguintsev.

Le palmarès de Cannes cru 2007, demain, autour de 19h30.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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En attendant le Palmarès...




Vus à Cannes entre deux soirées arrosées par nos chroniqueurs fous, Marie Antoinette, Zidane et On ne devrait pas exister (illus.). Tout un programme. A retrouver sur le magazine cinéma de Flu.


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Gus Van Sant : le sacre cannois



Présenté en séance spéciale à la Quinzaine des réalisateurs, Mala Noche, le premier film de Gus Van Sant, est une petite merveille inédite qui sortira sous peu sur les écrans MK2. Une plongée en noir et blanc dans le quotidien d’un garçon de Portland, Oregon, qui aime un jeune émigré mexicain qui ne l’aime pas en retour. Abordant l’homosexualité sur un mode qu’on ne lui connaissait pas, bien plus cru et direct que plus tard dans My Own Private Idaho, Van Sant filme ces visages, ces lieux qui lui sont chers, et les nuages en accéléré, avec déjà la grâce et la tendresse qui le caractérisent. On peut s’amuser à tisser les nombreux fils qui relient cette première œuvre au reste, mais Mala Noche existe très bien par lui-même, comme un blues burlesque et romantique en terre aride. Cannes nous donna cette année l’occasion de célébrer un des cinéastes les plus importants de sa génération. Par une standing ovation de 10 minutes, pour commencer, mais aussi au travers d’autres films, affirmant leur admiration pour GVS. Passons très vite sur Two Thirty 7, présenté à Incertain Regard, grossière photocopie d’Elephant sur un mode proche d’Hélène et les garçons - pour le jeu des acteurs, leurs physiques, et le degré intellectuel de la chose. Mais on retiendra surtout l’hommage de Daft Punk dans leur Electroma, qui se réapproprie Gerry pour l’emmener dans leur propre univers. Du navet à l’objet arty et brillant, GVS est en tout cas en train de s’affirmer comme un inventeur de formes incontournable. Applause.


Mala noche Gus van Sant. 1985. 1h18

Two Thirty 7 de Murali K. Thalluri – Un Certain Regard

Daft Punk Electroma de Daft Punk – Quinzaine des réalisateurs



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Dans Paris : Honoré au sommet de son art


Posté par anita b. le 26.05.07 à 14:52 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

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Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le nouveau film de Christophe Honoré un véritable triomphe, forçant les organisateurs à rajouter une séance tant le public se pressait aux portes. Exemple type du buzz cannois, qui n’a pas nécessairement besoin des critiques pour se lancer. Face à la réussite magistrale de Dans Paris, la réaction est à la hauteur du film : hommage résolument créatif et ludique à la Nouvelle Vague, porté par des acteurs au sommet de leurs arts (tragique pour Romain Duris et Johanna Preiss, burlesque pour Louis Garrel) le film invente à chaque instant ses propres codes. On communique par le regard, la chanson, le corps autant que par les mots dans cette fable enchantée sur la profondeur et la douleur des sentiments. On retrouve avec bonheur Guy Marchand, en papa poule dépassé par les évènements, Louis Garrel fait des étincelles en compagnies de ses jolies maîtresses, et Romain Duris confirme tout le bien que l’on commençait à penser de lui (De Battre mon coeur s'est arrêté). Le film s’offre le luxe de prendre Paris pour terrain de jeu, sur un rythme effréné. Réjouissant serait trop peu dire : ce film est une merveille.


Dans Paris - Christophe Honoré

Quinzaine des réalisateurs

Lire la chronique du film dans Fluctuat

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Instant cannois : l'avant George


Posté par Marc le 26.05.07 à 14:21 | tags : festival de cannes


Présenté hors compétition - pour déclencher ce genre de vent de folie sur la Croisette, sans doute - Ocean's 13 a vraiment créer l'événement au Festival. Non pas tant du point de vue des cinéphiles que des starophiles, et des objectifs.


Et Sharon semble regarder cette folie d'un oeil froid et distant.
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007, qui n'a pas hésité à braver à la foule (photos Marc Petit pour Fluctuat)

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Geooooooooooorge


Posté par Marc le 26.05.07 à 13:08 | tags : acteur, festival de cannes

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A quelle classe ce George, même quand il descend des marches.


Matt n'est pas mal non plus, et puis il est généreux en baisers.
 
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photos Marc Petit pour Fluctuat). 

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Louis Garrel : le roi de cannes, c'est lui



Avec deux films présentés le même jour à Cannes, on peut affirmer que le 25 mai fut bel et bien la journée Louis Garrel (malgré son absence annoncée pour cause de représentation théâtrale). Le fils du génial Philippe (les Amants réguliers) est en train de creuser son sillon dans le cinéma français et d’imposer son style déphasé, en rupture avec notre époque, volontiers spirituel, exigent…en un mot : dandy. On a ainsi pu, ce jeudi matin, admirer sous toutes ses coutures son apollinesque stature dans le nouveau film de Christophe Honoré, Dans Paris, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Plus qu’inspirée par la Nouvelle Vague, cette oeuvre compose une famille totalement inédite : Guy Marchand en papa poule un peu radoteur, Romain Duris en grand frère dépressif après avoir été quitté par sa femme, et Louis Garrel, petit frère drolatique et dragueur. Ce dernier nous renvoie souvent à Antoine Doinel, tant pour sa diction que pour sa volubilité insatiable et débordante. Deux éléments que l’on pouvait retrouver ce même jour dans un court métrage présenté en sélection officielle hors compétition : Un Lever de Rideau de François Ozon. D’après un texte de Montherlant, le cinéaste explore une veine qu’on lui connaît peu, qui évoquerait presque du Arnaud Desplechin. Centré sur le tandem Garrel/Amalric, il nous offre un dialogue enfiévré autour de l’idée d’exigence dans les sentiments. Un peu glacé et agaçant, on ne succombe pas moins au charme de Louis, sa fantaisie naturelle, son éternel air de ne pas être tout à fait là. Mais cette année à Cannes, on ne peut tout simplement pas le rater.

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Bean sur tapis rouge


Posté par Elfi le 26.05.07 à 12:43 | tags : tournage, news, cannes 2006, festival de cannes

2

L'équipe du prochain Mister Bean (Bean 2) investit les Marches du Palais. A l'occasion de la projection d'En avant jeunesse !, Emma de Caunes et Willem Dafoe squatteront l'air de rien le tapis rouge pour les besoins du film. Pendant que les festivaliers regarderont le Pedro Costa, les deux acteurs interpréteront une actrice et un metteur en scène montant les célèbres marches. Mais où sera Rowan Atkinson?


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Indigènes à Cannes


Posté par Elfi le 26.05.07 à 09:52 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes


Le film de Rachid Bouchareb (Little Senegal) rappelle le rôle essentiel qu'on joué des dizaines de milliers de tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains et tunisiens dans la libération de la France en 1944-1945. Indigènes est un acte politique de réhabilitation pour Jamel Debbouze notamment, qui n'a pas hésité à réduire considérablement son cachet pour jouer aux côtés de Samy Nacéry (Taxi), Sami Bouajila (Nos vies heureuses) et Roschdy Zem (Va, vis et devient). Les premières images du film sont disponibles sur le site officiel. Le 26 septembre 2006 en salles.

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L’Homme de Londres : le nouveau film de Béla Tarr


Posté par Manu le 26.05.07 à 00:49 | tags : production, cannes 2006, festival de cannes

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Depuis Les Harmonies Werckmeister, on n’avait plus de nouvelles de Béla Tarr, grand cinéaste des plaines hongroises. Présent à Cannes, il vient d’annoncer qu’il reprenait son projet de L’Homme de Londres.
Initialement financée par Humbert Balsan, décédé en 2005, la production du film avait dû être interrompue. Le tournage reprendra à Bastia en octobre 2006. Quelques scènes ont déjà été tournées en Hongrie. L’actrice anglaise Tilda Swinton (illus.) fera encore partie du casting et, qui sait, le film sera peut-être présenté au Festival de Cannes, 60ème édition. Si c’est le cas, on lui donnerait presque la Palme d’or les yeux fermés.

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Ça brûle : des corps en fusion


Posté par Manu le 26.05.07 à 00:44 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

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Claire Simon est avant tout connue pour son travail documentaire. Ça brûle !, présentée à la Qinzaine des réalisateurs, n’est pourtant pas sa première fiction. Pour autant, ce qui convainc le plus dans ce dernier film, c’est son rapport charnel au réel. Son histoire d’adolescente rebelle, devenant pyromane par amour pour un pompier qui la repousse, ne vaut pas tripette. Ce qui capte notre attention se situe ailleurs. Dans cette caméra où l’on sent en permanence, à chaque seconde, la présence d’une cinéaste amoureuse des corps, de leur peau, de leur force animale. Le cadre colle aux acteurs, à leur sensualité. Le grand sujet du film, celui qui suinte de chaque image, c’est le corps, dans toutes ses dimensions. Jeune, vieux, léger, lourd, sec, mouillé, féminin, masculin, humain, animal… La caméra en enregistre tous les états qui passent à sa portée. Elle les met en valeur, les vivifie, jusqu’à un point de fusion où la matière vivante ne fait plus qu‘une. La jeune fille, l’homme de ses désirs, le cheval qu’elle monte, tout semble emporté en un seul mouvement, atteignant un point d’incandescence qui brûle le regard. Quel dommage, après un tel apogée, que Claire Simon se sente obligée de pontifier sur la jeunesse, sur ce qui a ses yeux la caractériserait : son besoin de violence sans but, ses troubles générés par des pulsions naissantes, sa nécessaire révolte. D’un cas particulier, elle semble vouloir faire une démonstration. Presque un modèle. Sous le soleil du midi, en plein été, au lieu de s’en tenir à une intense peinture de chairs en devenir, vouées à souffrir sous l'effet d'une chaleur intérieure, elle se perd dans le discours. Dommage.

P.S.: Pour un avis plus enthousiaste, lire la chronique de Hélène Raymond parue dans Fluctuat.

Ça brûle ! – Un film de Claire Simon
France, 2006, 1h51 – Quinzaine des réalisateurs

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Summer Palace : Lou Ye interdit de tournage ?


Posté par Manu le 26.05.07 à 00:31 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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Lou Ye (illus., au centre), le réalisateur de Summer Palace, présenté en compétition la semaine dernière, connaît des déboires avec la censure chinoise. Pour avoir montré son film sans l’aval des autorités de Pékin, il risque une interdiction de tournage durant cinq ans. Pour l’instant, peu de voix officielles se sont élevées contre cette décision peu étonnante. On n'en attendait pas moins de nos chers représentants culturels qui, à l’approche des jeux olympiques et à l’heure où la Chine présente un taux de croissance record, ne veulent certainement pas faire de vagues diplomatiques. Le plus drôle serait que le film ou son auteur reçoive un prix d’importance dimanche soir, à la cérémonie de clôture. Là, ils seraient bien embêtés, les soi disant porte-drapeaux de nos libertés.

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Daft Punk’s Electroma : Gerry remixé


Posté par anita b. le 26.05.07 à 00:27 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

38

La première réalisation du duo français a grandement divisé le public cannois. Pas étonnant : sans le moindre mot prononcé, on suit les pérégrinations de deux personnages casqués et tout de noir vêtu à travers un univers désertique, tout juste peuplé par des individus pareillement masqués. Long trip qui commence en voiture pour se finir à pied dans le désert, cet Electroma porte bien son titre. Le parcourt de ces nouveaux individus crées par Daft Punk évoque en effet un long cauchemar ensoleillé, peuplé d’apparitions fantastiques et d’images inoubliables. Un être qui marche lentement dans le noir le corps en feu, des dunes caressées par la caméra jusqu’à devenir un gigantesque corps féminin, une voiture noire qui fonce dans les paysages déjà explorés par Antonioni dans Zabrisky Point ou Gus Van Sant dans Gerry, ce dernier film étant ici littéralement cité et revisité. Totalement onirique, le film avance comme un rêve généré par le tandem mécanique. Mais malgré cela, un embryon de récit émerge progressivement, au-delà des casques qui recouvrent le visage de ces créatures. C’est du mal être et de la peur qu’il est question ici, et l’on n'est pas prêt d’oublier la scène de suicide d’un robot sous le soleil infernal du désert.

Daft Punk’s Electroma - Un film de Thomas Bangalter et Guy Manuel de Homan Christo
France, 2006, 1h14 - Quinzaine des réalisateurs

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Drama/Mex : tristes tropiques


Posté par Manu le 26.05.07 à 00:25 | tags : semaine de la critique, cannes 2006, festival de cannes

4

Le grain est épais, rugueux. La lumière, intense ou nocturne, ne cherche pas à séduire. La vision est abrupte, directe, comme cette jeunesse d’Acapulco qui pendant près de deux heure se croise, s’invective, se chahute, se prostitue. Loin des clichés, de la ville solaire des cartes postales, Acapulco dans Drama/Mex, présenté à la Semainde de la critique, se montre dans toute sa franchise. Gangrenée par l’argent roi, machiste, impitoyable, elle s’ouvre le temps d’une nuit, du crépuscule à l’aube. Durant ces quelques heures, un employé de bureau aura dérobé la paye de ses collègues et, réfugié dans un hôtel minable, pensera à mettre fin à ses jours. Là il croisera une adolescente fugueuse, prête à la prostitution, ainsi qu’un trio de jeunes amoureux, pétri de rapports à la fois minables et passionnels. Tout cela bouge, virevolte, mais au fond, débouche sur bien peu de choses. Tout au plus sent-on émerger le constat d’une situation désespérée, illuminée par un seul éclat : celui d’une jeunesse qui, quoi qu’il arrive, restera elle-même, c’est-à-dire impatiente, imbécile, inconséquente, mais vivante. C’est ce qui sauve de désespoir l’homme prêt à rencontrer la mort. Et, in fine, le film lui-même, en l’éloignant d’un nihilisme trop appuyé pour être totalement honnête.

Drama/Mex – Un film de Gerardo Naranjo
Mexique, 2006, 1h50 – Semaine de la critique

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Boulevard de la mort, Quentin Tarantino


Posté par Marc le 25.05.07 à 19:06 | tags : festival de cannes, sélection officielle

37

Le dernier Tarantino est réussi puisqu'il est raté. Hommage au cinéma des drive-in, des séries Z ou des séances de minuit, Boulevard de la mort est une œuvre mal léchée. Elle multiplie les faux raccords en toute conscience, abrège abruptement des séquences et assume, avec une délectation non feinte, son aspect OFNI (Objet filmique non identifié).

L'épaisseur de la trame est à l'avenant. Un sérial-killer de la route se promène dans une « voiture plus forte que la mort ». Il poursuit des jeunes filles pour le plaisir de jouer avec son levier de vitesse, de percuter, plusieurs fois si nécessaire, les donzelles et de les tuer à l'aide de son gros engin. On a déjà vu plus fin. Mais ce gros beauf, ex-cascadeur, soi-disant doublure de « l'homme qui tombe à pic », rencontre plus de résistance avec trois jeunes proies bien extraverties. Elles font, par exemple, des rodéos avec des voitures empruntées en laissant leur copine, pas très futée, avec le propriétaire... qui espère une gâterie en échange. Vu l'état dans lequel fini le bolide, le pauvre homme méritait plus...

Pas le temps de dire ouf. Les moteurs vrombissent, la bêtise démarre et le babillage féminin tient la route à une cadence infernale. Une parole ininterrompue et une mise en scène virtuose ne laissent aucun répit. Ça permet de ne pas réfléchir et c'est tant mieux. Cerise sur le Pancake, le final est un magnifique exutoire qui a fait crier de plaisir une audience bien disposée et prompte à s'enthousiasmer pour l'un des rares films cannois à ne pas se prendre au sérieux. C'est déjà ça...

Depuis Kill Bill : volume 1, Quentin Tarantino célèbre donc des genres, dits mineurs, qui lui sont chers. Il s'amuse bien avec ces sous-produits, mais on peut regretter le temps (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) où, via des sujets originaux, des contraintes de forme, moins balisées, lui permettaient de créer un ton neuf. Aujourd'hui, à naviguer, certes avec talent, entre hommage et plagiat (Kill Bill) revendiqué, il paraît manquer d'ambition.

A l'instar des personnages dont les pieds se posent, à la cool, sur le tableau de bord, il est conseillé de voir Boulevard de la mort les doigts de pied en éventail, avec une bière, du pop-corn et des amis prêts à roter en cœur avec vous. S'il n'est pas dit que le succès soit au rendez-vous, un destin à la The Rocky Horror Picture Show lui semble, au minimum, promis.

Grindhouse 1 : Boulevard de la mort - de Quentin Tarantino
Avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell
Etat-Unis - 2007 (un film Grind House)
Compétition officielle

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

MàJ : Lire la chronique de Boulevard de la mort de Tarantino sur le mag.
Exprimez-vous sur le forum Boulevard de la mort.

(illus. © TFM Distribution)

 


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Persepolis, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud


Posté par Marc le 25.05.07 à 18:31 | tags : animation, festival de cannes, sélection officielle

4

Adaptation de la bande dessinée de Marjane Satrapi, par elle-même et Vincent Paronnaud, alias Winshluss, auteur, lui, d'albums plus underground, Persepolis égratigne sévèrement l'Iran. A l'idée de l'exposition médiatique offerte par la Croisette, la République Islamique a d'ailleurs fait savoir son mécontentement aux autorités françaises.

A Téhéran, depuis la chute du Chah jusqu'au retour des « barbus », c'est à travers les yeux de Marjane, huit ans, qu'est proposée une relecture de l'histoire du pays, sans le voile de la censure officielle. Opposant au régime, la famille de la jeune fille subit de plein fouet les horreurs de la répression puis de la révolution. Assez finement apparaissent alors les conséquences d'un sentiment d'injustice sur le comportement d'une jeune fille qui se heurte à l'imbécillité d'un drôle de système et le défie avec l'insolence de son âge.

Très attendue, la projection, accompagnée de Catherine Deneuve (voix de la mère), s'est conclue par une longue ovation soutenue... plutôt inattendue après les doutes des premières minutes.

La faute à l'extrême simplicité d'un graphisme qui ne s'embarrasse pas de détails et donne l'impression que les voix coïncident mal aux mouvements de bouches, esquissées plus que dessinées. Pourtant l'aspect rudimentaire du dessin se révèle un choix judicieux voire nécessaire. Il permet, allié au noir et blanc, d'établir un décor réaliste et relativement universel qui sied parfaitement à l'évocation de temps douloureux. Le dessin s'efface pour se mettre au service d'un récit dont l'intérêt est avant tout politique.

Souvent drôle, il n'hésite pas à se moquer des hommes et des absurdités d'un régime idiot qui maintient l'ignorance pour mieux asseoir son pouvoir. Les femmes sont épargnées, pas les soldats, qui sont des « cons et des conards » pour la grand-mère rebelle. Sans mièvrerie, cette charge féroce contre le régime iranien a même tiré quelques larmes aux plus sensibles. Forcément acquis à un tel message, le public, européen, cannois a donc parfaitement réagit mais nous serions curieux d'avoir l'avis d'un journaliste iranien, vivant, sur le sujet.

Persepolis est l'une des meilleures surprise de la sélection officielle et ce charmant dessin animé, qui s'adresse d'abord aux adultes, conviendrait parfaitement à une sortie pédagogique (à partir 12 /13 ans) susceptible d'éveiller de jeunes consciences sur un sujet aussi précieux que la liberté d'expression. Dommage qu'il sorte à la fin du mois de juin...

Persepolis - un film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
Avec les voix de Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Danielle Darrieux
France - 2005
Compétition officielle.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

(illus. © Diaphana Films)

 


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Chacun son cinéma, le film collectif du Festival de Cannes, 60e


Posté par Marc le 25.05.07 à 17:46 | tags : festival de cannes


Pour fêter la soixantième édition du festival, 35 grands cinéastes se sont attelés à la réalisation de courts-métrages mettant en scène la salle de cinéma. L'exercice, raté, il y a peu, d'un concept similaire, Paris, je t'aime, laissait planer des doutes sur l'intérêt d'un tel projet. Mais chacun a joué le jeu et la qualité d'ensemble de ces formats de 3 à 5 minutes est indéniable.

Il est amusant de noter que le thème le plus fréquent est... la cécité. Particulièrement jouissif, celui de Joel et Ethan Coen met en scène un cow-boy homosexuel de l'Ouest sauvage qui hésite entre Les climats (Nuri Bilge Ceylan) et La Règle du jeu (Renoir). Moretti, lui, fait son journal d'un spectateur avec sa faconde habituelle alors que Cronenberg est l'acteur « en direct live » du suicide du dernier juif dans le dernier cinéma du monde.

Inventif et drôle, chacun de ses films célèbrent le cinéma comme une puissance de vie fantastique à laquelle ils rendent un hommage sincère. De la copie pirate d'un film de guerre diffusé en Afrique à la rencontre fictive du pape et de Khrouchtchev, ils célèbrent, à leur façon, l'aspect transcendant d'un art riche et complexe. Dressant un vivifiant panorama d'un art perçu bien différemment selon les cultures, la somme de ces petites choses finit pas devenir une plaisante surprise.

Enfin, si chacun a rendu sa copie, il en reste une, arrivée trop tard, qui restera invisible à Cannes. C'est le département marketing en charge de l'édition du DVD qui a dû être contente. Lynch sera leur premier bonus.

Chacun son cinéma - 33 courts métrages :

Trois minutes de Theo Angelopoulos # Recrudescence d'Olivier Assayas # The Last dating show de Bille August # The Lady bug de Jane Campion # 47 ans après de Youssef Chahine # No translation needed de Michael Cimino # World cinema de Joel & Ethan Coen # At the suicide of the last Jew in the world in the last cinema in the world de David Cronenberg # Dans l'obscurité de Jean-Pierre et Luc Dardenne # Rencontre unique de Manoel de Oliveira # Cinéma d'été de Raymond Depardon # Artaud double bill d'Atom Egoyan # Le Dibbouk de Haïfa d'Amos Gitai # The Electric princess house de Hou Hsiao Hsien # Anna d'Alejandro Gonzalez Inarritu # Zhanxiou village de Chen Kaige # I travelled 9 000 km to give it to you de Wong Kar-Wai # La Fonderie d'Aki Kaurismaki # Where is my Romeo ? d'Abbas Kiarostami # One fine day de Takeshi Kitano # Dans le noir d'Andrei Konchalovsky # Cinéma de boulevard de Claude Lelouch # Happy ending de Ken Loach # It's a dream de Tsai Ming-Liang # Diario di uno spettatore de Nanni Moretti # Cinéma érotique de Roman Polanski # A 8944 de Cannes de Walter Salles # Le Don de Raul Ruiz # Irtebak d'Elia Suleiman # First kiss de Gus Van Sant # Occupations de Lars Von Trier # En regardant le film de Zhang Yimou.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. 

 


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Sicko Sarko (bande-annonce inside)


Posté par Jordan le 25.05.07 à 17:05 | tags : bande annonce, dailymotion, festival de cannes

2

Longues minutes de standing ovation à l'issu de la projection de Sicko, nouveau pamphlet de Michael Moore
Un succès que le réalisateur n'a pas tardé, sur son site, à décrire aux internautes américains, leur expliquant que Cannes est un endroit complètement fou, peuplé de cinéphiles du monde entier. Mais aussi de soldats du show business, forces du côté obscur qui ont, selon lui, pratiquement anéanti le septième art ("inventé par les Français et magnifié par les États-Unis"). Il regrette l'avalanche de mauvais et de très mauvais films, la baisse de fréquentation des salles de cinéma et le fait qu'une bonne partie de l'industrie hollywoodienne considère les Américains trop stupides pour apprécier un film qui respecte leur intelligence.
D'après le New York Post, l'administration Bush, qui court après Moore pour avoir filmé des scènes à Cuba, pourrait s'en prendre aux secouristes du 11 septembre qui accompagnaient le cinéaste afin d'obtenir des soins que le gouvernement américain leur refuse. "Je n'aurais pas pu être plus ironique", a-t-il commenté. Les assurances médicales et l'industrie pharmaceutique US montent aussi au créneau pour combattre Sicko.

Bande-annonce

Avant de quitter la Croisette et d'affronter "la tempête" qui l'attend aux États-Unis, le cinéaste a invité le nouveau président français à voir le film et à mesurer les effets du système américain qu'il admire tant.
(Moore aurait également pu inviter le public d'émissions télé à ne pas copier les Américains en hurlant et applaudissant à la fin de chaque phrase de l'invité, comme si cet applaudissement était le dernier, comme s'il fallait tout donner sur cet ultime "whouuuu-whaaa-ouuuu !")…

Michael Moore sur le plateau de Canal+

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Ocean's 13 à Cannes (ahhhhhhh! ohhhhhh! ahhhhhhh!)


Posté par Van le 25.05.07 à 11:48 | tags : acteur, dailymotion, festival de cannes, hollywood


Quand George, Brad, Matt et les autres arrivent à Cannes, ça donne ça :




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Cannes, 9ème jour : le début de la fin


Posté par Manu le 25.05.07 à 10:52 | tags : cannes 2006, festival de cannes


On commence à basculer vers la fin du Festival. Ainsi, la semaine internationale de la critique clôture sa sélection ce soir par la présentation de Free Jimmy, un film d’animation norvégien et trash où un éléphant camé s’évade d’une cirque minable et louche. Un grand moment de délire qui, on l’espère, trouvera rapidement le chemin des salles. La remise de prix de la SIC se fera demain, trois jours avant celle de la sélection officielle. Pour cette dernière, il serait bien difficile de dire quels sont les titres qui font office de favoris, car aucun film ne sort véritablement du lot, les avis étant pour la plupart partagés. Et puis, il reste encore six titres à voir, dont aujourd’hui Indigènes, un film sur les combattants nord africains envoyés en France en 1944, réalisé par Rachid Bouchared et co-produit par Jamel Debbouze, et L’Ami de la famille (illus.) du wonderboy italien Paolo Sorrentino, qui est attendu au tournant après Les Conséquences de l’amour, présenté à Cannes en 2004 et grand succès transalpin. A Un certain regard, le film d’animation généré à partir de prises de vue réelle, A scanner darkly, second film de Richard Linklater présenté à cannes cette année après Fast food nation, croisera You am I (qui nous montre un employé de bureau se construisant une cabane dans un bois !) et Z Odzysku. Et à la Quinzaine, ce ne sont pas moins de quatre titres qui vont se succéder dans cette avant dernière journée : Lying, Day night day night (où l’on suit la préparation d’un attentat suicide qu’une jeune femme prévoit de commettre à Times Square), Dans Paris (ou l’esprit de la Nouvelle vague revu par Christophe Honoré) et Congorama (inracontable ou presque, ce qui est a priori une qualité ; on ne le manquera pas).

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America : from freedom to fascism


Posté par Elfi le 25.05.07 à 10:22 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes

3

Politique et cinéma font bon ménage ces temps-ci, surtout lorsqu'il s'agit de stigmatiser les puissants qui nous gouvernent. Présenté à Cannes récemment, From freedom to fascism d'Aaron Russo pourrait à première vue passer pour un vulgaire brûlot anti-Bush. Un petit détour par le site du film suffit à nous convaincre du contraire : this film which is neither left, nor right-wing is a startling examination of government. It exposes the systematic erosion of civil liberties in America since 1913 when the Federal Reserve system was fraudulently created. Plus qu'un documentaire, le film d'Aaron Rosso propose au citoyen américain une réelle alternative politique. On est pas loin de l'utopie pré-pubère, mais tout n'est pas à jeter avec l'eau du bain.

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Nocturnes pour le roi de Rome : visions fantômes


Posté par Manu le 24.05.07 à 21:44 | tags : semaine de la critique, cannes 2006, festival de cannes

2

Ce film réalisé avec un téléphone portable a été présenté à la Semaine de la critique, dans la séance « Nouvelles images », que l’auteur lui-même, Jean-Charles Fitoussi, a préféré rebaptiser « Cinéma en liberté ». Et effectivement, cette dernière formule est la mieux appropriée pour une écriture affranchie des contraintes du cinéma traditionnel. L’usage de cet appareil si singulier n’est pas un exercice de style. A l’origine, Fitoussi avait en tête un projet réalisé avec des images floues. L’usage du téléphone portable s’est donc imposé de lui-même et la rencontre entre l’idée et l’outil s’est faite naturellement.

Réalisé sur cinq mois, par touches et accumulations, ce Nocturnes pour le roi de Rome se composent d’images incertaines, presque hagardes. Elles sont les dernières visions d’un compositeur qui, à l’approche de la mort, regarde le monde et se souvient. L’objectif est si discret qu’il s’efface du paysage. Et avec lui, l’être qui alors regarde. Il en devient comme absent au monde qu’il contemple. Mais par une inversion étrange, ce dernier paraît lui-même peuplé de fantômes. Images de guerre, visages et corps de femmes, convives d’une soirée romaine à la recherche de je ne sais quel Marienbad, tous deviennent objets du passé. Ils sont les ombres qui hantent la mémoire du futur défunt. Jean Cocteau aurait apprécié. Où l’on voit, encore une fois, que la technologie n’est rien, mais l’idée est tout.

Nocturnes pour le roi de Rome – Un film de Jean-Charles Fitoussi
France, vidéo, 2006, 1h17 – Semaine de la critique

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Destricted : loopings loupés


Posté par Manu le 24.05.07 à 21:38 | tags : semaine de la critique, cannes 2006, festival de cannes

6

On nous avait promis du sulfureux, de l’explicite, du sexe direct. On a eu un pétard mouillé. Autrement dit, une série de courts métrages intitulés Destricted, aux formes et attraits divers, mais jamais révolutionnaires. Etonnamment, seuls trois réalisateurs sur sept se sont éloignés de l’univers de l’industrie pornographique.

Gaspard Noé, parrain cette année de la Semaine de la critique, nous a servi une soupe stroboscopique, où un travesti SM et une pseudo fillette se masturbent chacun de leur côté, avec pour seule conclusion : « we fuck alone ». Subtile, n’est-ce pas ? Richard Prince a monté comme un staccato jazzy une succession de très rapides extraits de films pornos, histoire de nous dire que ces images n’ont rien à nous montrer, sinon du mouvement vide de sens. Quelle révélation! Et Larry Clark, fidèle à ses obsessions, a composé le segment le plus intéressant de tous : une suite d’entretiens avec de jeunes hommes souhaitant tenter l’aventure du porno (« pour voir ») ; puis, après avoir choisi l’un d’entre eux, il le confronte à plusieurs « hardeuses ». Dommage que cette tentative de regard sociologique débouche sur un scène porno qui n’a d’autre intérêt que de montrer la triste machine en action.

Passons sur le Marco Brambilla, simple captation d’une scène conventionnelle (un docteur "auscultant" sa "patiente") passant sur un écran vidéo, et saluons l’humour de Sam Taylor-Wood (un acteur se branle dans la vallée de la mort, sans jamais parvenir au bout de son effort ; en quelque sorte, l’arrogance du cow-boy mis en échec) et de Marian Abramovic (une mise en images très drôle d’adages venus des Balkans, signifiant l’unité de l’homme et de la nature). Quant à Matthew Barney, il fait du Matthew Barney. La performance est impressionnante (illus.) : un homme recouvert de matière végétale et attaché sous un véhicule de chantier suspendu au dessus du sol frotte son sexe contre les rouages de la machine. Par instants, le résultat débouche sur une réelle beauté. Mais pas assez pour sauver cette suite de films d’un ennui certain. Ce qui ne l'empêchera pas d'être présenté à la FIAC puis à la Tate Gallery comme un film d'art.

Destricted – un film de Matthew Barney, Marian Abramovic, Marco Brambilla, Larry Clark, Gaspard Noé, Richard Prince, Sam Taylor-Wood
2006, 1h55 - Semaine de la critique


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Cannes charitable


Posté par Van le 24.05.07 à 18:50 | tags : festival de cannes

2

A Cannes, les gens sont beaux, riches et célèbres.
Ils n'en oublient pas pour autant la misère du monde - et si on veut être langue de pute, disons qu'ils l'évacuent en faisant preuve d'une générosité déculpabilisante.
Ainsi de Sharon Stone qui, comme chaque année, a oeuvré en maîtresse de cérémonie et commissaire priseur efficace hier soir lors du dîner de l'Amfar, la fondation américaine de luttre contre le sida.
Parmi les objets vendus - outre les tables du dîner qui se monnayent autour de 100 000 dollars - une leçon de tennis offerte par Monica Seles, adjugée à 35 000 dollars. Ou encore une photo de Sophie Marceau (les seins rangés), 300 000 dollars.
Au total, 7 millions de dollars ont été récoltés au cours du dîner, contre 4 l'an dernier. Les riches sont de plus en plus riches ?

Mais il n'y avait pas que le Sida dans l'esprit des stars militantes. La veille, George Clooney, Matt Damon, Brad Pitt et Don Cheadle ont récolté 7,1 millions de dollars au cours d'une soirée sur un yacht pour venir en aide au Darfour. L'équipe de Ocean's 13, présenté hors compétition, ne sera pas venue au Festival de Cannes pour rien.

Merci les stars.

MàJ : la dream team d'Ocean's thirteen n'a pas récolté 7,1 millions de dollars pour le Darfour, mais 7,1 millions d'euros. Soit 9,2 millions de dollars.

(illus. Reuters/Yves Herman : un bisou du bout des lèvres... pour la bonne cause)


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Instant cannois : les mystérieuses des marches


Posté par Van le 24.05.07 à 18:01 | tags : festival de cannes

6

Femme mystère numéro 1 :  

 Femme mystère numéro 2 :  

Celui qui identifie ces belles jeunes femmes gagne... toute notre considération.

(photos Marc Petit pour Fluctuat)

 


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Brèves de Croisette : Bruce Lee, le biopic


Posté par Manu le 24.05.07 à 17:35 | tags : biopic, festival de cannes, tournage

3


Le biopic de Bruce Lee, on l'annonçait depuis longtemps. Et cette fois, c'est bon, ça avance. Le scénario est en cours d'écriture et il a été confirmé ces jours-ci que le tournage démarrera l'an prochain sous la direction de Stanley Kwan.

Qui incarnera le maître les arts martiaux ? Je propose de lancer un concours de propositions. Celui qui aura eu la même idée que les producteurs gagnera une ceinture blanche de karaté.

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XXY : une réussite sans équivoque


Posté par Manu le 24.05.07 à 16:52 | tags : festival de cannes, semaine de la critique

8

L'hermaphrodie... voilà un sujet insolite qui aurait pu être noyé sous le flot de bizarreries et de pathologies en tous genres présentées par les autres films du Festival (pour aller vite : l'inceste, la zoophilie, l'autisme, la paraplégie, les psychopates, le terrorisme...). Si ce n'était le talent de la jeune Lucia Puenzo, une argentine dont il faudra retenir le nom. Son film tranche d'emblée sur la sélection de la Semaine de la critique. Parfaitement cadré, sensible, sûr de son sujet, il s'affranchit des effets inutiles. La mise en scène sert le propos sans jamais tomber dans la facilité du fonctionnel. Autrement dit, une vraie sensibilité s'y exprime, riche, originale.

XXY, c'est la composition chromosomique des hermaphrodites, personnes aux corps étranges, partagées entre le masculin et le féminin. Alex, jeune adolescente genre garçon manqué, la porte en elle depuis sa naissance. Elle a 15 ans et doit maintenant choisir : fille ou garçon ? Un choix que ses parents n'ont pas osé faire pour elle à sa naissance. Le temps d'un été, elle va se confronter à ses désirs et à ses contradictions. Loin d'en faire une curiosité, Lucia Puenzo puise en elle ce qui la rend accessible, commune. Tout en soulignant le trouble de ce corps autre, insaisissable, la cinéaste montre avec délicatesse ses errances et ses doutes de simple ado. Avec au passage une vision lucide mais impitoyable des pères et des mères, de leur bonne volonté mêlée d'égoïsme et d'incompréhension ou de leur franche intolérance.

Touchant et troublant, XXY parvient à osciller entre le particularisme de son sujet, très original, et l'universel. Et si ce film parle à tous, il n'oublie jamais de nous confronter à ce qui fait d'Alex un être unique, irréductible. Une personne qui fera son choix, envers et contre tout. Par là, XXY nous conduit à comprendre et à accepter une réalité autre, ambiguë. Il nous ouvre le regard sans nous contraindre, loin du film à thèse que l'on pouvait craindre. Pour moi, le plus beau film de la 46ème Semaine de la critique. Sinon du Festival « off ».

XXY - Un film de Lucia Puenzo
Avec Ricardo Darin, Valéria Bertuccelli, German Palacios - Esp/Arg, 2007, 1h30
Semaine internationale de la critique

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Jindabyne : les esprits de la nature


Posté par Manu le 24.05.07 à 16:22 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes


Une histoire à plusieurs personnages, le corps d’une jeune aborigène retrouvée dans une rivière par des pêcheurs qui préfèrent continuer leurs occupations plutôt que prévenir la police, des couples qui se déchirent autour de ce choix pour le moins peu judicieux… ça ne vous rappelle rien ? Short cuts de Robert Altman, bien sûr. Jindabyne de Ray Lawrence est inspiré d’une des nouvelles de Raymond Carver que l’Américain avait adaptées en 1993. Son troisième film creuse le sillon entamé avec Lantana (un meurtre révélant les tensions insoupçonnées au sein d’un groupe d’amis et amants), en lui donnant de l’ampleur. Au delà des événements et des conflits, assez prévisibles, la force du film provient du lien qu’il tisse entre les protagonistes et un environnement qui les exclut. Loin de la Californie de Carver, ceux-ci habitent Jindabyne, une bourgade paumée où règnent la phallocratie et le racisme. Inconscients des fantômes qui sommeillent dans la nature, ils sillonnent les longues routes du bush australien. Là, les pierres semblent prendre vie, les forêts se cachent au creux des vallées et les rivières suivent leurs cours, indifférentes à l’humain, à ses pulsions de mort et coups de sang. Isolés dans leur solitude et leurs douleurs informulées, hommes, femmes et enfants vont progressivement perdre pieds. L’eau qui traverse ces paysages secs menace de les engloutir, à l’instar du lac artificiel qui recouvre l’ancienne localité. Car, sous la surface, dorment des sentiments que chacun prend garde de ne pas réveiller. Le banal devient alors incertain, inquiétant, et l’enfance elle-même risque de basculer dans la mort. L’ordre du monde ne se rétablira qu’avec la reconnaissance des défunts, de ces esprits qui courent la nature. La mort acceptée, les vivants pourront tenter, de nouveau, de vivre en paix. Mais ce serait sans compter ce tueur qui peut encore frapper à tout moment. Et ce beau film, qui simplement, discrètement mais sûrement, distille son venin.

Jindabyne – Un film de Ray Lawrence
Australie, 2006, 2h03 – Quinzaine des réalisateurs

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Brèves de Croisette : le Roman de gare de Claude Lelouch


Posté par Manu le 24.05.07 à 16:17 | tags : festival de cannes, réalisateur, sélection officielle

5

Quand le Film français demande à Claude Lelouch pourquoi il a tourné Roman de gare (en sélection officielle, hors compétition) dans l'anonymat, le réalisateur désormais habitué aux échecs critiques et publics répond :
« Pour être tranquille, protéger l'histoire et me concentrer à 100% sur la création. (...) Et puis, pour fêter mes 50 ans de cinéma, j'ai choisi de retrouver les sensations éprouvées lors de mon premier film. (...) dans un sens, c'est le film le plus égoïste qui soit, mais j'espère qu'il sera tout de même généreux. ». Et toujours aussi optimiste, le Claude ajoute : « Si le bouche à oreille est bon, (le film) peut perdurer tout l'été ».
En voilà un qui ne manque pas de persévérance. Au vu des résultats de ses quatre ou cinq derniers films, on se dit qu'il a de la suite dans les idées. Il me fait penser à une veille dame autrefois célébrée et aujourd'hui toute ridée qui cherche un dernier espoir dans la chirurgie esthétique. Le rajeunissement artificiel, voilà la solution, se dit-il.
Plutôt pathétique, non ?

De notre (cruel) envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Zidane à Cannes


Posté par Elfi le 24.05.07 à 16:04 | tags : en salles, cinéma et football, cannes 2006, festival de cannes

5



Zidane un portrait du XXIe siècle était présenté le 23 mai à Cannes hors compétition. Philippe Parreno s'exprimait sur ses intentions lors de la conférence de presse : "c'est un film sur le football mais le jeu lui-même disparaît peu à peu... On voit très peu la balle. On voulait d'abord faire un film sur un homme au travail, dont le métier est d'être footballeur." Le film a été assez mal accueilli, malgré la sympathie évidente pour Zidane. Dommage, le grand écart entre football et art contemporain était alléchant.

Voir aussi : Zidane, le film sur le blog Arts ; Zinedine Zidane ; Mondial 2006.

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La France, une fugue majeure


Posté par anita b. le 24.05.07 à 15:35 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs


Décidemment, le bon cinéma français cette année à Cannes nous enchante de ses chansons. La France n’est pas une comédie musicale, mais une fresque sur la guerre, d’un classicisme que ne renierait pas un Ford, située lors de notre Première Guerre, avec des poilus qui tentent de fuir la boucherie, mais ne peuvent éviter la bêtise humaine, le drame et la peur… sauf lorsqu’ils s’arrêtent pour pousser la chansonnette.

Cette troupe de déserteurs, sur laquelle tombe par hasard Camille (Sylvie Testud), qui tente de retrouver son mari au front travestie en garçon, forme une sorte de famille recomposée, soudée par le désir de survivre à l’horreur. Porté par une mise en scène sobre, qui laisse au drame le temps de s’instaurer sans lui ôter une part d’ambiguïté, le film fait preuve d’un regard humaniste et d’une croyance majeure dans la fiction, jusqu’à lui offrir ces instants oniriques et bouleversants par la musique. Composées par Fugu et Benjamin Esdraffo, inspirées des chansons pop 60’s anglaises et interprétées par les acteurs eux-mêmes, elles sont un contrepoint majestueux, gracieusement fragile, à ce qui restera toujours hors champ : les combats.

Film de guerre sur des hommes, et non des dates ou des faits historiques, La France s’invente une place unique et particulière, et confirme que Serge Bozon n’a pas un univers limité aux dandys parisiens. Une des grandes réussites de ce festival.

La France - de Serge Bozon, France, 2007, 1h27
Avec Sylvie Testud, Pascal Greggory, Guillaume Depardieu
Quinzaine des Réalisateurs

De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.

(illus. © Carole Bethuel)

 

 


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Brèves de Croisette : La Marque jaune au cinéma


Posté par Manu le 24.05.07 à 15:07 | tags : adaptation, festival de cannes, tournage

2

La Marque jaune, la plus célèbre aventure des héros BD Blake et Mortimer, enfin au cinéma ?
On l'attendait, on en rêvait, et Alex de la Iglesia (Le Crime Farpait) nous la promet. Après le projet avorté de James Huth, il a été annoncé hier, à Cannes, que le cinéaste espagnol s'attellera dès cet été à la rédaction du scénario.
Une adaptation d'Edgar P. Jacobs qu'il porte en lui depuis des années - comme celle de Rank Xerox, une autre BD qu'il espère mettre un jour en images. La production sera internationale, française, britannique et espagnole. Pour le casting, on parle déjà de Kenneth Branagh. Mais pour quel rôle ? Mystère. Une affaire à suivre avec attention, pour un des projets les plus excitants du moment.

De notre envoyé spécial dit "grandes oreilles" au Festival de Cannes 2007.


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La Voie Lactée : la valse du n’importe quoi


Posté par Manu le 24.05.07 à 14:28 | tags : festival de cannes, semaine de la critique


Présenté en début de Festival, La Voie lactée résume assez bien une certaine tendance de la Semaine de la critique, cru 2007. Une propension à jouer de la forme, de l'image et du son, pour un résultat souvent vain. Non que le propos en soit absent, bien au contraire. Mais la mise en scène peine à l'accomplir, à l'approfondir. On en reste au stade des seules intentions. Et celles-ci ne font pas un film.

Ainsi de La Voie lactée. Hector aime Julia. Hector est professeur. Julia est actrice de théâtre. Ils s'aiment, un peu, beaucoup, violemment, dans l'urgence. Dès l'ouverture, on est plongé dans un temps de crise, d'inquiétude, avec une caméra qui bouge, tournoie, peine à se stabiliser. Jusqu'à la nausée. Alternent passé et présent, musiques de toutes sortes - au passage, on a droit à une compil de tous les morceaux classiques utilisés par la pub et le ciné d'action, de Schubert à Bach -, jeux amoureux et déceptions. Pour aboutir à un sentiment de grande vacuité.

La caméra ne parvient jamais à s'arrêter sur les sentiments, à les cadrer, au sens littéral. Convenu dans son appréhension du monde, incapable de saisir le poids de l'existence, la mise en scène se dissout, volatile. Elle dessine une valse répétitive, vouée à brasser du vent. Si on voulait être méchant, on dirait que Claude Lelouch a trouvé un parfait disciple en Lina Chamie, réalisatrice qui signe là son second film. Méchant pour qui ? Pour Lelouch, bien sûr.

La Voie lactée - Un film de Lina Chamie
Avec : Marco Ricca, Alica Braga - Brésil, 2007, 1h26
Semaine internationale de la critique

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Cannes by night


Posté par anita b. le 24.05.07 à 13:56 | tags : cannes off, festival de cannes




Le grand jeu des festivaliers une fois le soleil couché, consiste à migrer de fête en fête, à la recherche ou muni d’une invit’, d’un carton ou d’un ami « qui connaît machin qui… ». Le choix est difficile, tant, à cette heure où le festival a atteint sa vitesse de croisière, les opportunités se multiplient. La Croisette, by night, ressemble à une succession de mini boîtes de nuits, autant de plages privées transformées pour l’occasion en dance floor du bord de mer. Plus couru encore que les soirées plages, les grands apparts’ avec terrasse, à l’instar des fêtes MK2, rendez-vous chic chaque année, et surtout les villas des hauteurs cannoises (qui se nomment Super Cannes, by the way, et tout est dit…).
HPG avait lu, opté pour un club de striptease, le Pink Paradise, mais la concentration d’individu au mètre carré rendant tout déplacement impossible, on ne s’y est guerre éternisé. La soirée qui décroche le pompon jusqu’à présent demeure la fastueuse Daft Punk party, organisée à l’occasion de la diffusion du supersonic film réalisé par le duo. Où l’on croisait Gabriel Garcia Berna (illus.)l en allant aux toilettes, Michael Madsen au jardin et Marylin Manson et Dita dans un petit coin, même pas VIP. On parle bien de la grande famille du cinéma….


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The Host : le sacre du film de monstre à Cannes


Posté par anita b. le 24.05.07 à 13:24 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

29

On l’attendait cent fois plus qu' X Men 3, la vrai star monstrueuse du festival nous vient bien de Corée, et s’apparenterait à un mélange de poisson géant à pattes et d’Alien. The Host, à la Quinzaine des réalisateurs, réalisé par celui qui avait déjà commis le très bon Memories of Murder, est une des plus belles surprises de ce festival. Avec un humour noir et ravageur, le cinéaste réussit là où Spielberg s’égare désormais : un film fantastique où la famille est le réel sujet du film, et où les monstres deviennent des révélateurs des personnalités de chacun. Effets spéciaux ad hoc pour un monstre géant, sorti de la rivière quelques années après des manipulations chimiques dû aux Américains, The Host est un des films les plus drôles et intelligent vu depuis un moment. La critique sociale, politique et écolo est sans cesse désamorcée, comme toute tentative de manichéisme par la verve du cinéaste, son mauvais esprit, souvent proche du Manga. Une scène de deuil à hurler de rire, un monstre pataud au sol, mais gracieux comme une gymnase roumaine lorsqu’il se déplace au plafond, un héros plus mou qu’une larve...The Host impose sa marque. On adhère.

The Host - Bong Joon-ho
Corée du sud, 2006, 1h44 - Quinzaine des réalisteurs


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Instant cannois : Cannes est une jungle


Posté par Van le 24.05.07 à 13:21 | tags : festival de cannes



Franchement, ça vous donne envie d'y aller vous, à Cannes ?
Et là ?
On se console comme on peut...
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photos Marc Petit pour Fluctuat)

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Kirsten Dunst : Cannes 2006, c'est elle


Posté par Elfi le 24.05.07 à 13:10 | tags : festival de cannes, cannes 2006, actrice

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Penelope Cruz et Cate Blanchett n'ont qu'à bien se tenir, l'actrice que tout le monde attend sur la Croisette cette année, c'est Elle. Kirsten Dunst, nom à la prononciation assez peu commode reconnaissons-le, fait ses premiers pas au cinéma à l'âge de sept ans dans New York stories de Woody Allen. Mais sa carrière débute réellement dix ans plus tard dans Virgin suicides de Sofia Coppola, en adolescente lascive et désepérée.
Elle enchaîne ensuite les teen-movie, avant d'obtenir la consécration dans Spider-Man : elle reste à jamais Mary Jane, la fiancée de l'homme araignée et l'actrice du baiser mouillé le plus fameux de l'histoire du cinéma. Elle joue alors aux côtés des plus grands : Julia Roberts dans Le sourire de Mona Lisa, Orlando Blum dans Rencontre à Elizabethtown. Mais Kirsten ne délaisse pas pour autant le cinéma indépendant : sa collaboration avec Sofia Coppola se poursuit, et la belle n'hésite pas à jouer les seconds rôles, dans Eternal sunshine notamment. Elle retrouvera bientôt Gondry dans Soyez sympas, rembobinez aux-côtés de Jack Black. Kirsten Dunst ne se contente donc pas d'être l'une des actrices la plus en vue d'Hollywood. Elle sait aussi faire le choix d'un cinéma plus audacieux, avec la même grâce sereine.



Cliquez sur les images pour les aggrandir


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Brèves de Croisette : Brett Ratner, Quincy Jones et Katrina


Posté par Manu le 24.05.07 à 12:21 | tags : documentaire, festival de cannes, musique au cinéma, réalisateur


Brett Ratner (X-Men 3 : L'affrontement final, Dragon Rouge, Rush Hour, Rush Hour 2 et bientôt Rush Hour 3) passe au documentaire.
A partir de l'automne 2007, il suivra Quincy Jones au carnaval de Rio puis à la Nouvelle Orléans, pour le Mardi gras. Le film s'intitulera Carnaval 3D : The Magic and the sound.
Un disque sera édité en parallèle, reprenant les morceaux de musiciens brésiliens accompagnés par Jones. L'objectif du projet est de faire ressentir le glamour et l'entrain de ces manifestations réputées pour leur foisonnement de sons et de couleurs.
Une partie des profits sera reversée aux associations d'aide des enfants des favelas et des victimes de l'ouragan Katrina.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Babel


Posté par Anne-Laure le 24.05.07 à 12:18 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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Le dernier film d'Alejandro Gonzalez Inarritu a un cast assez glamour. Cate Blanchett, Brad Pitt et Gael Garcia Bernal sont à l'affiche, ce qui fait de Babel, un film d'emblée très attendu à Cannes. Une pléiade d'acteurs non professionnels venus des quatre coins de la planète complètent la distribution et ont aussi eu l'honneur des marches. Brad Pitt s'était excusé pour cause d'arrivée d'enfant imminente.


Babel est un film choral. Si on a vu avec Nicole Garcia que mêler les récits de manière à ce qu'ils s'entrechoquent n'était pas des plus évidents, on reconnaît aujourd'hui à Inarritu cet indéniable savoir-faire. Pourtant au regard de ses précédents films, on a un peu l'impression qu'il se borne à appliquer une recette, bonne certes, mais un peu systématique. Babel c'est trois histoires : la première se passe au Maroc. Un couple d'américains voyage et se fait tirer dessus par deux enfants qui essaient un fusil. Ce couple habite du côté de San Diego et fait garder ses enfants par une nourrice qui doit se rendre au mariage de son fils et les y emmène. Ce fusil est arrivé au Maroc par l'intermédiaire d'un touriste japonais. Aujourd'hui il habite à Tokyo avec sa fille, sourde.


Ainsi liées par le hasard du destin, ces histoires traitent en substance de la difficulté d' être un enfant né quelque part. Touchant, notamment grâce à l'interprétation des jeunes acteurs, le film a bouleversé ici un public assez large. Parfois un peu larmoyant, il tient une belle réflexion sur les conséquences du voyage et de la confrontation au monde. S'il tombe parfois dans l'artefacts, Inarritu peut toutefois prétendre à la Palme tant son film pourra de manière non scandaleuse, créer le consensus.


 


Babel, un film du mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu


2h23, 2005, en salles en octobre 2006


 


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Flandres


Posté par Anne-Laure le 24.05.07 à 12:01 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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Il est des films qu'on voit à Cannes mais qu'on aimerait voir ailleurs. Entourés de professionnels de la profession, de gens qui ont nombre d'opinions sur ce que devrait être le cinéma, difficile de se mettre dans un état de fragilité réceptive. Il faut faire l'effort de voir les choses sans a priori et il mérite d'être fourni notamment pour Flandres. Loin du glamour et des paillettes, le dernier film de Bruno Dumont marque pour la première fois la vie de ce 59e Festival.


Le réalisateur a une vraie et claire position d'auteur, tient indéniablement un propos fort, qu'on aime ou non son film. Le fond et la forme sont conjointement bouleversants et hantent encore le spectateur qui, même s'il enchaîne les séances, se souviendra de celle-là, plus que des autres. A moins qu'il ne l'ait pas vu car il est vrai que Flandres ne s'adresse pas à tout le monde. On m'a d'ailleurs dit ici – ce qui est un comble quand on y pense – que la vie était trop courte pour voir des choses tristes.


Poursuivant son examen précis et radical de l'humanité, Bruno Dumont va au cœur de la nature animale de l'homme. Evidemment, il est un loup, pour l'homme et contre lui-même. La violence n'est que constitutive de cet état de fait. Elle vient avec le reste. XX, paysan qui possède une ferme dans les Flandres, part à la guerre.


Partout, toujours la même, elle est le lieu de l'innommable. Dumont la montre dans toute sa moderne universalité, n'épargne rien au spectateur, aucun plan pénible. D'ailleurs on n'a même pas à savoir précisément de laquelle il s'agit. Les personnages venus du froid et plat pays sont confrontés de manière implacable à leur propre bestialité. Celle-ci n'offre aucune rédemption, même l'amour n'est pas une échappatoire à cet état de nature. Dans la continuité de ces deux longs-métrages de début, Dumont offre un film bouleversant, qu'il faudra voir et revoir et dont on parlera et reparlera. Vivement qu'il sorte.


 


Flandres, un film français de Bruno Dumont
2006, 1h31, sortie en salles le 30 août 2006


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Instant cannois : les belles des marches


Posté par Marc le 24.05.07 à 11:39 | tags : actrice, festival de cannes


Alessandra Martines
 
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photos : Marc Petit pour Fluctuat) 

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La raison du plus faible


Posté par Elfi le 24.05.07 à 10:00 | tags : sélection officielle, cannes 2006, bande annonce, festival de cannes

2

 



Un titre n'a jamais été aussi bien choisi : présenté à Cannes le même jour que Marie Antoinette de Sofia Coppola, le film de Lucas Belvaux a de forte chance de passer à la trappe. Ce qui serait fort dommage. Souvenons-nous de la très belle trilogie du réalisateur en 2001, Un couple épatant, Cavale et Après la vie. Le film sort en France le 19 juillet et la bande annonce est déjà disponible.


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Brèves de Croisette : Michael est de retour


Posté par Manu le 24.05.07 à 09:24 | tags : festival de cannes, réalisateur, tournage


Des nouvelles de Michael Haneke : après le tournage du remake américain de Funny Games (annoncé à Cannes en 2006 - cf. les posts de l'année dernière), avec Naomi Watts et Tim Roth, le cinéaste remet les pieds en Europe.
Il tournera en Allemagne un film historique intitulé Le Ruban blanc. Au casting : Ulrich Mühe (La Vie des Autres). Le tournage sera en trois parties, pour suivre le rythme des saisons, et débutera début 2008. Le sujet : s'interroger sur les raisons qui poussent une nation cultivée et civilisée, au XIXème siècle, à basculer dans l'horreur.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. 


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Cannes, 8ème jour : les jeux ne sont pas faits


Posté par Manu le 24.05.07 à 09:00 | tags : cannes 2006, festival de cannes


Déjà une semaine, et l’impression qu’une éternité s’est écoulée… et que rien n’est encore joué. A raison d’une bonne dizaine de films par jour et des annonces de productions et projets à n’en plus finir, on ne peut tout voir, tout saisir. Alors on se rabat sur la rumeur, la Bête évoquée par l’autre la semaine dernière, du haut de son perchoir gouvernemental. On se laisse happer par les « on dit » et le hasard des découvertes, au fil des projections multiples. Alors, parfois, on délaisse les titres trop attendus de la compétition officielle (par exemple, ce mercredi, Marie Antoinette de la fille de… et La Raison du plus faible de l’étonnant Lucas Belvaux) pour se tourner vers les éventuelles surprises. Qu’en sera-t-il de Guisi et de ses fantômes taïwanais, proposé hors compétition en séance de minuit? Ou, au côté d’un Violon bien décevant, à Un certain regard,du Feu sous la peau, un 1er film d’un chef op’ américain où une jeune mère de 19 ans se demande comme accomplir un crime parfait ? Viendra-t-elle de A fost sau n-a fost (illus.), une comédie (si, si, je vous jure) où les Roumains ont bien du mal à se souvenir de la révolution de 1989 ou de Yuraru, une chronique japonaise sur les ambiguïté des rapports humains, tous deux à la Quinzaine des réalisateurs ? Précisons en passant que celle-ci accueillera également le 1er film de Gus Van Sant, Mala Noche, mais pour lui, on n’a pas trop de souci à se faire. Et la Semaine de la critique saura-t-elle encore nous exciter, comme elle l’a fait ces derniers jours malgré un début difficile, avec Fresh air et Nocturnes pour le roi de Rome, le dernier Fitoussi projeté dans une séance alléchante dédiée aux « nouvelles images » ? Les dés sont lancés et tout peut encore arriver.

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Semaine de la critique : projections très privées


Posté par Manu le 23.05.07 à 20:06 | tags : festival de cannes, semaine de la critique

2

La Semaine internationale de la critique a oscillé cette année entre deux types de projections : les classiques, avec son lot de premiers films plus ou moins convaincants (moins que plus, soit dit en passant ; on y reviendra plus précisément demain), et les exceptionnelles, genre première mondiale de prestige avec étalages de people. Jusque là pas de problème, la Sic a tout à fait le droit, comme les autres, de jouer avec les gros noms pour briller sous les sunlights de Cannes.

Le hic, c'est que ces projections très particulières ont eu cette année une légère tendance à se transformer en projections privées. Ainsi des présentations « publiques » de El Orfanato produit par Guillermo del Toro et Déficit, le premier long de Gael Garcia Bernal.

Alors que des centaines de personnes se sont pressées dans les files d'attente pendant parfois près de deux heures sous un soleil fracassant, seuls quelques dizaine de chanceux ont pu entrer dans la salle du Miramar, spécifiquement utilisé pour la SIC. A chaque fois, la production avait fait précédemment entrer un grand nombre d'invités de marque. Citons par exemple, pour le simple plaisir, Alfonson Cuaron, Alejandro González Inárritu, Walter Salles, Guillermo del Toro, Javier Bardem, Carlos Reygadas, Harmony Korine, et quelques autres people appréciés des tabloids et autres Voici.

Quant à la presse ou plus généralement au public accrédité ou ayant payé sa place (portant la mention « dans la limite des places dispos » ; ils savent se couvrir, à la SIC), ils ont pu poireauter joyeusement à l'entrée de la salle. Pour rien.

D'où accessoirement l'absence de chroniques dans Ecrans, l'auteur de ses lignes faisant partie des très nombreux refoulés (on parle de 1100 personnes, sur les deux projos !). Me restera néanmoins en mémoire les cris des midinettes venues admirer la belle gueule de Bernal. Digne d'un concert des Beatles de la grande époque ; ou d'un film d'horreur de la grande époque.

Petites déceptions de notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

(illus. gauche : Deficit ; illus. droite : El Orfanato)


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Après lui, à Cannes et dans les salles


Posté par Van le 23.05.07 à 19:19 | tags : en salles, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs


Après Les Chansons d'amour de Christophe Honoré, en compétition officielle, voici Après lui, de Gaël Morel, écrit par le même Honoré.
Le film de Morel, présenté à la Quinzaine, met en scène une Catherine Deneuve au bord du gouffre après la mort de son fils. A Flu, on a trouvé que c'était le film le plus académique du Festival.
Et vous ?

(illus. © Philippe Quaisse)


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Babel : les premières images


Posté par Elfi le 23.05.07 à 18:53 | tags : festival de cannes, sélection officielle, cannes 2006, bande annonce

1


Brad Pitt et Cate Blanchett les yeux pleins de larmes : le teaser de Babel, le film d'Alejandro González Inárritu (21 grammes) présenté en sélection officielle à Cannes est en ligne. C'est peu, mais c'est déjà beaucoup.


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Brèves de Croisette : la fine fleur du cinéma hispanique


Posté par Manu le 23.05.07 à 18:37 | tags : acteur, festival de cannes, réalisateur, tournage


Gael Garcia Bernal, présent cette année à la Semaine internationale de la critique pour accompagner son premier film en tant que réalisateur (Deficit), commencera dans quelques semaines le tournage de Rudo y Cursi.
Derrière la caméra en tant que metteur en scène et producteur, rien de moins que Alfonso Cuaron, le génial réalisteur de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban.
La fine fleur du cinéma hispanique enfin réunie, donc. Le résultat, que l'on attend avec impatience, devrait faire un tabac. Ce qui serait une très bonne nouvelle pour Cuaron, vu les mauvais résultats de son dernier film, le magnifique Les Fils de l'homme.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Tout est pardonné : tout sauf le film !


Posté par Manu le 23.05.07 à 18:15 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

18

La réalisatrice de ce petit, très petit film s'appelle Mia Hansen-Love... un nom qui sonne comme une égérie de la scène rock.
Dans les faits, la jolie demoiselle de 26 ans est la compagne d'Olivier Assayas, maître de la cinéphilie parisienne, présent à Cannes pour Boarding Gate. Parmi ses autres titres de gloire, on notera sa participation aux Cahiers du cinéma de 2001 à 2003 et au casting de deux films du monsieur précité. Etonnez-vous après cela que la presse de la capitale - Libé, Cahiers, Le Monde et consorts - ait unanimement loué son premier long métrage, Tout est pardonné. Des louanges qui à mes yeux équivalent à se moquer copieusement du public.

Imaginez une histoire partagée entre deux temps éloignés de onze ans et oscillant entre des appartements bourgeois de Vienne, des intérieurs bobos de la ville lumière et une grande baraque perdue dans une campagne verdoyante. Dans les années 90, Victor quitte sa femme et sa fille pour se réfugier dans les bras d'une junkie, qui fatalement décédera d'une overdose. Des années plus tard, la gamine devenue frêle jeune fille décide de le revoir, pour enfin lui dire qu'elle lui pardonne. D'où le titre. CQFD.
Imaginez le tout filmer caméra à l'épaule, à la va comme je te pousse, sans une once de talent, avec un objectif collé aux visages comme du Assayas (tiens, tiens...) de la « grande » époque. Une caméra incapable de saisir une réalité concrète, un temps de l'ici et maintenant. La Mia semble vivre dans un monde intemporel, éloigné de notre contemporain et de ses difficultés. Et ce ne sont pas quelques plans attrapés du métro aérien ou une référence à Chirac et Villepin qui y changeront grand chose. Ni, dans le rôle du père absent, le talent fragile, naissant, de Paul Blain, le fils du regretté Gérard Blain.

Ce Tout est pardonné est en soi une caricature du ciné nombriliste et poseur qui creuse la distance entre public et critique. Que cette dernière s'y engouffre une fois de plus est une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de son manque de discernement et de sa lâcheté.

Tout est pardonné - Un film de Mia Hansen-Love
Avec Paul Blain, Marie-Christine Friedrich, Constance Rousseau - France, 2007, 1h45
Quinzaine des réalisateurs

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007

(illus.1 : © Les films Pelléas; illus.2 : © Carole Bethuel)


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La caïman : tragédies en chantant


Posté par Manu le 23.05.07 à 16:00 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes




Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Le Caïman, le nouveau film de Nanni Moretti, était présenté lundi en compétition officielle à Cannes. On l'a vu. On l'a aimé. Beaucoup. Dimanche prochain, à la remise des prix, le cinéaste italien recevra-t-il un récompense à la hauteur de son talent ou seulement quelques miettes? Qui vivra verra. En attendant, au lieu de brûler des cierges pour que le grand miracle s'accomplisse (une seconde palme d'or pour Moretti?), vous pouvez en lire la critique dans Fluctuat.

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Les Chansons d'amour, à Cannes et dans les salles


Posté par Van le 23.05.07 à 13:02 | tags : en salles, festival de cannes, musique au cinéma, sélection officielle

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Dans la veine d'un Jacques Demy, mais résolument contemporain tout de même, Christophe Honoré livre au public - après celui de la Croisette - ses Chansons d'amour, "petite mélodie du malheur" chantée, entre autres, par Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroiani.

Toujours un peu casse-gueule pour le cinéma français, la comédie musicale de monsieur Honoré concourre pour la Palme d'or.

Les Chansons d'amour, aujourd'hui dans les salles.


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Brèves de Croisette : Mathieu Kassovitz, le yin et le yang


Posté par Manu le 23.05.07 à 12:15 | tags : actrice, festival de cannes, réalisateur, tournage

6

Michelle Yeoh (Tigre et dragon, Mémoires d'une geisha) a annoncé que le tournage de Babylon A.D., le nouveau Mathieu Kassovitz, venait de s'achever à Pragues, après cinq mois de travail.
Selon les mots de l'actrice, elle y interprète le yin et Mélanie Thierry le yang.

Synopsis : Dans un futur prochen, dans un monde ravagé par la guerre, en proie à l'anarchie et aux intégrismes de tous ordres. Le mercernaire Hugo Cornelius Toorop (Vin Diesel) est chargé d'escorter de la Russie au Canada une jeune fille se prénommant Marie. Malheureusement, au cours de leur périple, il va découvrir que celle-ci transporte en elle un virus capable d'anéantir la race humaine.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Rush hour 3


Posté par Elfi le 23.05.07 à 11:46 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes

3

Le reporter cannois nous offre des nouvelles de Rush hour 3 : l'affrontement final aura lieu sur le sol français dans trois semaines. Au casting, on reprend les mêmes et on recommence : l'inspecteur Lee (Jackie Chan) et le detective James Carter (Chris Tucker), toujours sous la houlette de Brett Ratner.


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Woody Allen summer project


Posté par Elfi le 23.05.07 à 11:16 | tags : festival de cannes, news, cannes 2006


Mais que fait Woody Allen ? Il nous avait habitué à au moins un film par an, c'est donc avec une certaine impatience que nous attendons son prochain opus Scoop qui sortira le 27 septembre 2006, avec au casting l'actrice de Match Point Scarlett Johanson. Mais Woody a récemment fait parler de lui à Cannes au sujet de son "summer project". Le réalisateur aurait été obligé d'abandonner pour des raisons financières le film qu'il projettait de tourner à Paris. Du coup, ce sera nettement moins glamour, il tournera un nouveau scénario se déroulant en core une fois à Londres, mais dans le milieu de la classe ouvrière. A l'affiche tout de même une belle brochette d'acteur : Ewan Mc Gregor (Big fish, Trainspotting), Colin Farrell (Alexandre), et Tom Wilkinson (Separate lies, Batman begins).


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El baño del papa : aux chiottes le Pape


Posté par Marc le 23.05.07 à 10:53 | tags : festival de cannes, un certain regard

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Copieusement applaudie à l'issue de la projection, l'équipe du film El baño del papa, dont Fernando Mereilles (La Cité de Dieu), co-producteur, semblait particulièrement émue par l'accueil réservé à leur sympathique comédie. Le public a apprécié la chaleur et l'humanité d'une modeste histoire, souvent drôle et toujours à hauteur d'homme.

Le pape Jean-Paul II doit venir visiter Melo, petite ville uruguayenne, à la frontière du Brésil. Comptant sur la nombreuse foule susceptible d'assister à un tel événement, chacun investit (stand sandwich, chorizo...etc.) dans l'espoir de tirer profit du passage du Saint Homme. Au grand désespoir de sa famille, Beto (César Troncoso) a une idée : il va construire des toilettes.

Soutenu par une superbe photographie, El baño del papa débute comme une rafraîchissante histoire d'amitié pour virer à la quête absurde. Sur sa bicyclette, les toilettes sont à Beto ce que le rocher était à Sisyphe. La reine du récit, finalement, ce sont ces deux roues qui portent les espoirs d'habitants qui aimeraient croire aux miracles. Elles permettent de passer en douce des produits de contrebande et de ramener, à la force du mollet, de quoi construire les rêves les plus improbables.

Mais depuis le temps, si le pape faisait des miracles, ça se saurait.

El baño del papa de Enrique Fernandes, Cesar Charlone
Avec Viriginia Mendez, César Troncoso, Virginia Ruiz
Uruguay, France, Brésil - 2006, 1h35 / Un certain regard.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photo 2 : Cesar Troncoso /Marc Petit pour Fluctuat).


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Cannes, 7ème jour : Voyages dans un fauteuil


Posté par Manu le 23.05.07 à 08:43 | tags : cannes 2006, festival de cannes


Le vent a laissé place à la grisaille, mais pour ceux qui vont de salle en salle, c’est du pareil au même. A Cannes, on n’est pas vraiment là pour bronzer, sinon sous les spotlights des soirées ou les lumières des projecteurs. Et puis pourquoi mettre un nez dehors quand on peut voyager au loin tout en restant dans son fauteuil ? C’est ce que la sélection officielle vient nous rappeler à point nommer : Du Babel de Alejandro Gonzales Inarritu, qui navigue entre le Maroc, les Etats Unis et le Japon, au Flandres de Bruno Dumont (illus.), qui plonge un agriculteur belge dans un conflit armé situé en une lointaine contrée, l’ailleurs est au rendez-vous. Pendant ce temps, à deux pas de là, hors compétition, on ira du côté du Bamako de Abderrahmane Sissako (très beau) et on explorera la mémoire de la déportation grâce à Volevo solo vivere (Mimmo Calopresti, un doc élaboré à partir des archives de la Fondation Spielberg). Et si avec Zidane, un portrait du XXième siècle, on pense ne pas être dépaysé, on risque d’avoir tort. Filmer uniquement la star du foot pendant l’intégralité d’un match et en restituer l’expérience sur grand écran ; autrement dit surprendre avec du déjà vu : le cinéma, ça sert aussi à ça. Ce que n’oublie pas Un certain regard où le roumain Mitelscu nous dira « Comment j’ai fêté la fin du monde » et le tadjikistan Usmonov nous rappellera que Pour aller au ciel, il faut mourir (au cas où…). La Quinzaine ne sera pas en reste d’horizons originaux mais aussi et surtout d’expériences humaines fortes : des familles australiennes de Jindabyne (le retour de Ray Lawrence après Lantana) aux réseaux européens de prostitution dans Transe, en passant par l’immeuble labyrinthique de Fantasma, on essaiera de se perdre sans retenue. Avant de s’enfoncer dans la nuit d’Acapulco, dans Drama/Mex à la Semaine de la critique.

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Instant cannois : la chasse aux places


Posté par Marc le 23.05.07 à 08:37 | tags : festival de cannes, sélection officielle

1

Une jeune femme cherchant désespérément une place pour le film de Michael Winterbottom,A Mighty Heart, présenté en sélection officielle.
Pas tous les jours facile la vie sur la Croisette.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photo Marc Petit pour Fluctuat).


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Les anges exterminateurs : un trouble qui brûle


Posté par Manu le 22.05.07 à 19:34 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

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Le nouveau film de Jean-Claude Brisseau était très attendu. La raison en est la valeur grandissante de son cinéma aux yeux de nombreux critiques, dont nous sommes, mais aussi et surtout le scandale qui a entouré sa préparation. Des jeunes femmes ayant passé des essais dénudés l’ont accusé d’abus sexuels. Après des débats très médiatisés, la justice a rendu son verdict : coupable. Difficile de ne pas penser à ces événements puisque le cinéaste en fait un des épisodes de ce film très personnel, où il dévoile ses obsessions et questionnements. En fait, Les Anges exterminateurs commente en permanence le programme qu’il nous donne à voir. Il fait l’exégèse de ses propres images, et par là de l’obsession actuelle de Brisseau : la jouissance sexuelle féminine, son comment, son pourquoi, son spectacle. Ce qui se lit sur le visage et le corps d’une femme en cet instant de plaisir le fascine. Il voudrait en capter l’intensité, selon lui mystique. S’éloignant des codes du porno et de l’érotisme classique, il filme en plan large, souvent sans coupes, des femmes simulant ce moment banal, mais selon lui craint et refoulé de la représentation. Ces scènes, centrées sur les transgressions et les attouchements, s’intègrent à un ensemble autobiographique. A travers une voix off qui est la sienne et un acteur qui le représente, Brisseau raconte sa recherche tout en la commentant. Jouant avec talent de lumières chaudes, sensuelles et séductrices, mêlant comme à son habitude le concret au spirituel, il compose avec une économie réduite une ode au corps de la femme, mais aussi au cinéma. On sent un amour certain pour cet outil qui peut mettre à distance le désir dont il joue. Ou dont il est le jouet. De cette ambiguïté troublante naît la beauté fugitive mais évidente du film. Il n’en reste pas moins que Brisseau utilise aussi cet art pour non plus questionner sa démarche mais justifier ces errements. Et là, l’image du réel rejoint la réalité. A trop vouloir s’expliquer sur les délits dont on l’accuse, le cinéaste nuit à son propos et le film se rompt de lui-même.

Les Anges exterminateurs Un film de Jean-Claude Brisseau
France, 2006, 1h40 – La Quinzaine des réalisateurs

- La galerie photos du film

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Pirates des Caraïbes 3 : Orlando Bloom et Keira Knightley


Posté par Van le 22.05.07 à 19:26 | tags : acteur, actrice, pirates des caraibes

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Petit intermède dans cette folle actu cannoise, pour parler de Pirates des Caraïbes : jusqu'au bout du monde, qui sort demain. Ou plutôt écouter ce que ces acteurs ont à en dire.
Orlando Bloom et Keira Knightley s'expriment sur le film de Gore Verbinski, dans lequel on retrouve aussi - et surtout - Johnny Depp, irremplaçable Jack Sparrow.

Orlando :



Keira :

Pirates des Caraïbes : jusqu'au bout du monde, demain dans les salles !


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Norway of life : un bonheur terrifiant


Posté par Manu le 22.05.07 à 19:26 | tags : semaine de la critique, cannes 2006, festival de cannes

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Imaginez la vie selon Ikea. Ce serait vite un cauchemar climatisé. Eh ! bien, c’est dans cet univers morbide, sans saveurs ni odeurs, que débarque un homme venu de nulle part. Arrivé dans une ville où le mot « non » n’est jamais prononcé, où le temps s ‘écoule sans début ni fin, il se met à douter de cette existence. Tel le n°6 du Prisonnier, il va refuser femme, maison et travail pour fuir et comprendre ce qui se trame derrière la belle façade. Il devient ainsi, comme l’indique le titre, l’homme qui gêne, le héros d’une fable sarcastique sur… sur quoi d’ailleurs ? C’est bien tout le problème de ce film impeccablement réalisé par le norvégien Jens Lien (dont le site officiel est déjà en ligne). Ecrit avec l’auteur de la pièce radio dont il est adapté, ce film joue trop de l’allégorie pour nous parler vraiment. Bien sûr, il se gausse de notre société occidentale, fonctionnelle, organisée autour du bonheur à tout prix et du confort matériel. Il pourrait aussi évoquer le sort d’un homme peut-être mort jeté dans un moderne enfer qui tairait son nom. Ou est-ce une simple satire bourrée d’humour noir, fustigeant l’existence à la mode norvégienne ? Difficile à dire. Cette incertitude devrait rendre ces images intrigantes, fascinantes. Mais l’allégorie est au cinéma un genre casse gueule. Rares sont ceux qui en ont surmonté les épreuves (Brazil, c’est sûr; mais les autres?). Mêmes les plus grands s’y sont cassé les dents (Boorman avec Zardoz, Polanski avec Quoi !). Dans ce cadre, l’image tourne à vide. Elle ne renvoie qu’au seul monde qu’elle nous montre. C’est sa force et sa limite. Car quand elle se veut critique, comme dans ce film techniquement irréprochable, elle tombe à plat. Elle ne se réfère qu’à elle-même et reste à la surface des choses, sans rage ni vigueur.

The bothersome man – Un film de Jens Lien
Norvège, 2006, 1h30 – Semaine de la critique

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Brèves de Croisette : Le Bal des actrices


Posté par Manu le 22.05.07 à 19:10 | tags : actrice, festival de cannes, tournage


Maïwenn prépare son second long métrage : Le Bal des actrices, dans lequel elle continue, après Pardonnez-moi, de mettre sa vie en perspective.
Au casting : Isabelle Adjani, Monica Bellucci, Charlotte Rampling, Karin Viard, Mélanie Doutey, Muriel Robin, Marina Fois, Marine Delterme, Mathilda May, entre autres !
L'histoire : une réalisatrice (Maïwenn) veut faire un documentaire sur les actrices, toutes les actrices. « Le ton sera résolument celui de la comédie, avec beaucoup d'autodérision et d'ironie ».
Tournage prévu du 17/09/07 au 16/11/07.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Brèves de Croisette : la lettre de Nicolas Sarkozy


Posté par Manu le 22.05.07 à 18:36 | tags : festival de cannes

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Gilles Jacob, président du Festival, s'est vu remercié pour son travail par Nicolas Sarkozy, via une lettre lue par la nouvelle ministre de la Culture, Christine Albanel, de passage à Cannes : « La France doit défendre ce mécanisme formidable qu'est le fonds de soutien financier (...). Il fait du box office un cercle vertueux, l'argent allant à la création dans un mouvement que nous espérons perpétuel », écrit Sarkozy dans sa lettre au président Jacob.
Au delà de l'interprétation que l'on peut faire de ces deux phrases, qualifier le box office de vertueux est pour le moins intrigant et équivaut presque à un lapsus. A chacun d'en tirer ses conclusions.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Tehilim de Raphaël Nadjari


Posté par Marc le 22.05.07 à 18:08 | tags : festival de cannes, sélection officielle


Le nouveau film de Raphaël Nadjari se déroule en Israël. Il parle donc encore de religion, un peu trop sûrement.

A la suite d'une étrange mais anodine sortie de route, un homme disparaît. Inexplicable et surtout incompréhensible, cette disparition bouleverse l'équilibre de la famille (la mère, un enfant et un adolescent). Le grand-père veut imposer la prière pour aider au retour du disparu, alors que la mère, laïque, y est hostile. Entre les deux, les enfants se cherchent, tâtonnent, apprennent sans père, ni repère.

Le thème du film, c'est la position et l'adaptation, à partir du fait religieux, d'individus vivant un bouleversement majeur.
Il filme au plus près des scènes du quotidien, tendues par la menace d'une explosion de la cellule familial, mais on décroche vite de cette histoire sans relief, centrée sur une communauté fermée sur elle-même.
Ces préoccupations sont-elles trop lointaines pour nous intéresser vraiment, le sujet trop exclusif ?

Récit communautaire qui n'ouvre pas sur grand-chose, Tehilimlaisse indifférent et ennuie vaguement. A l'image du grand-père et de l'oncle, enfermés dans de vieux préceptes et une intolérance d'un autre âge, le récit paraît sclérosé, incapable d'aller vers des propositions intéressantes. Il s'agit certes d'un constat dénué de jugement, qui tente d'attraper des bribes de vérité via l'étude méticuleuse d'un quotidien plat car réaliste, mais sa manière de tout ramener à la religion juive en limite l'intérêt.

Tehilim, de Raphaël Nadjari
Avec Michael Moshonov, Limor Goldstein - France, Israël, Etats-Unis, 1h36, 2006.
Sélection officielle

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photos Marc Petit pour Fluctuat).


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Brèves de Croisette : Harmony Korine, Bertrand Bonello, verbatims


Posté par Manu le 22.05.07 à 17:36 | tags : actrice, festival de cannes, réalisateur, tournage, un certain regard


Propos d'Harmony Korine, dans un entretien au Film français made in Cannes:

- « Comment avez-vous eu l'idée de Mister Lonely (présenté à Un certain regard) ? »
- « J'aime me perdre dans mes pensées et voir surgir des images. Certaines donnent naissance à des films, d'autres pas. Un jour par exemple, j'ai imaginé des nonnes qui sautaient d'un avion sans parachute. Pour Mister Lonely, j'ai écrit le scénario avec mon frère et on a cherché des icônes marquantes dotées de personnalités ambiguës comme Marilyn, Chaplin ou Sammy Davis Jr. Et puis l'idée de voir la reine d'Angleterre faire la vaisselle nous réjouissait ».

C'est Stephen Frears, président du jury et réalisateur de The Queen, qui va être content !

Bertrand Bonello lui, tente de parler de son prochain film : De la guerre, avec Gérard Depardieu, Mathieu Amalric (présent à Cannes pour 3 films ! La Question Humaine, Le Scaphandre et le papillon et Actrices) et l'éternelle Asia Argento - qui doit avoir des sosies pour pouvoir apparaître dans autant de films !

« C'est l'histoire d'un type qui fuit la société car c'est une source d'empêchement pour lui. Il est guidé dans un lieu qui prône la jouissance, dont le « gourou » est Asia Argento. L'idée est que c'est la guerre pour avoir accès au plaisir (sic !) », dixit Bonello. Comprenne qui pourra.

Et il en rajoute, le bougre : quand le Film français lui demande s'il sera à Cannes l'an prochain, il répond : « J'espère juste être vivant. Car le tournage sera difficile et imprévisible. Le sujet appelle ça. Je n'ai pas tourné depuis longtemps et j'ai envie d'essayer quelque chose de différent ». Aura-t-il droit à 7% de perte, comme au service militaire. En tout cas, on souhaite bonne chance aux acteurs !
Début du tournage : 18 juin 2007.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Savage Grace : amour, quand tu nous tues...


Posté par Manu le 22.05.07 à 16:56 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

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« Une histoire vraie », comme disent les publicités. Une histoire dérangeante et hors normes... A priori, comment qualifier autrement la relation incestueuse que Barbara Daly, actrice ratée, peintre de talent et scandaleuse de la jet set, noua avec son fils à la fin des années 1960 ? Comment ne pas réagir sans effroi devant le matricide qui s'en suivit ? L'élégance du film tient justement dans sa capacité à nous éloigner de ce point de vue moral ; de nous faire saisir les faits non de l'extérieur mais par le truchement des émotions, bien moins sommaires que les simples faits.

Avec un classicisme assumé, Tom Kalin nous fait épouser le point de vue du fils, Tony, de sa naissance à l'acte criminel. Mais dès le début, ce style est perverti par le décalage. Décalage entre le corps du bébé et la voix off, déjà adulte, qui vient commenter ce que nous voyons ; décalage encore entre les politesses échangées, la magnificence des cadres bourgeois et la dureté des propos et des actes ; contraste également entre la nudité, assumée, et les propos policés. Le film est à l'image de Barbara, clivé, instable, imprévisible malgré son côté « tiré de faits réels ».

Il oscille entre la pose et la crise, comme cette femme, d'origine modeste, cherchant à s'insérer dans une société dont l'hypocrisie la terrifie. Ce personnage asocial mais intense, au comportement erratique, est servi par une actrice à son sommet : Julianne Moore. La belle a son fan club dont je ne suis pas près de faire partie. Mais là, force est de constater que sous la direction de Tom Kalin, elle devient littéralement incandescente. Elle explore ici des chemins que seule, peut-être, notre Huppert nationale avait traversés. Elle y est guidée par une mise en scène rappelant dans ses meilleurs instants l'ambiguïté d'un Joseph Losey ou la tension morbide d'un Luchino Visconti. Classique certes, mais extrêmement efficace et déstabilisant. Du grand cinéma.

Savage Grace - Un film de Tom Kallin
Avec : Julianne Moore, Stephen Dillane, Eddie Redmayne, Elena Anaya - 2007, 1h37
Quinzaine des réalisateurs

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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No Country for old men des frères Coen


Posté par Marc le 22.05.07 à 16:15 | tags : festival de cannes, sélection officielle

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Avec No country for old men, Joel et Ethan Coen retrouvent leur terrain d'excellence : le polar absurde, cruel et déjanté. La trame est d'un grand classicisme : Llewelyn découvre les restes d'une furieuse tuerie. Au milieu des cadavres, le chargement de drogue d'une transaction qui a mal tourné. Un peu plus loin, un dernier macchabée pourvu d'une mallette de grosses coupures. Les ennuis commencent...

Avec son irréprochable sens du cadre et sa mise en scène sobre mais très efficace, cette histoire ressemble diablement à Un plan simple de Sam Raimi, lui-même proche de... Fargo.

Le desert remplace la neige, mais les personnages sont toujours aussi paumés dans l'immensité de décors qui leur survivra. Psychopathe effrayant, Javier Bardem arbore un hilarant visage halluciné surmonté d'une terrifiante mèche de cheveux. Armé d'une bonbonne à air comprimé, il dézingue à tout va dans sa quête de la mallette.

Il ne restera pas grand-chose de ces losers pathétiques et sympathiques. Agréable à suivre, surprenante, drôle, et résolument cruelle, l'adaptation de Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme de Cormac McCarthy fonctionne grâce à son apparente simplicité, sa faculté à aller à l'essentiel, sans fioriture. La rencontre avec l'univers des Coen est réussie et réjouissante. Et finalement, le plaisir immédiat l'emporte sur le sentiment d'assister à l'énième variation d'un schéma 100 % Coen. Classique mais bon.

No Country for old men, de Joelet Ethan Coen
Avec Javier Bardem, Tommy Lee Jone, Josh Brolin - 2007
Sélection officielle

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Lambert toujours extraordinaire


Posté par Gina le 22.05.07 à 16:01 | tags : sélection officielle, cannes off, cannes 2006, festival de cannes

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Il est des stars qui jouent le jeu et ça les rend encore plus formidable. Lambert Wilson était à la présentation officielle du film de Nicole Garcia, Selon Charlie. Il a monté les marches nous faisant découvrir sa nouvelle coupe de cheveux : la boule à zéro pour les besoins du prochain film de Marc Caro, dont le tournage a commencé le 11 mai dernier. Quoiqu'on pense du film, sa vie à Cannes dépend aussi de la fête organisée le soir de sa projection.
Elle se tenait au Jimmiz, près du Casino, dans une aile du Palais des Festivals revisité par deux grands noms des soirées parisiennes, Anne Cleret et Anne Floderer. Bien sûr même avec une invitation en main il fallait passer l'entrée. Une fois sur les hauteurs, le champagne coulait à flot. Sur la piste Lambert se déchaînait avec un sympathique entrain. Alors que les stars invitées rasent souvent les murs, laissant à la plèbe le plaisir de la danse, lui avait l'air content de se trémousser et faisait d'autant plus plaisir à voir. Le reste de la soirée s'est déroulée dans une ambiance tout aussi chaleureuse. Si Vincent Lindon et Jean-Pierre Bacri profitaient de la belle vue sur la terrasse en sirotant des verres dans des canapés agréables, à la table de Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, menait de vives discussions. Très majestueux, Michel Denisot, chemise blanche et col ouvert, sillonnait la fête en regardant la piste. Au bord également, Benoît Poelvorde et son ami José Garcia riaient visiblement d'un rien.


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Brèves de Croisette : malaise dans les salles


Posté par Manu le 22.05.07 à 15:19 | tags : festival de cannes, sélection officielle


Pendant la projection de 4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu, sélection officielle), jeudi dans la grande salle Lumière, un spectateur a dû être évacué suite à un malaise. La tension, palpable à l'écran dans le huis clos d'une chambre d'hôtel roumaine, a en effet provoqué son évanouissement.

Ames sensibles s'abstenir...

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


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Le Metteur en scène de mariage : Fantaisie majeure


Posté par anita b. le 22.05.07 à 14:47 | tags : un certain regard, cannes 2006, festival de cannes

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Avec un Sergio Castelitto plus rêveur que jamais, le nouveau film de Marco Bellocchio, présenté dans la sélection Un Certain Regard, est une belle surprise. Suivant un personnage de cinéaste reconnu, spécialisé dans le film de mariage, le film se tisse savamment autour d’une histoire qui pourrait se résumer par : un homme tente de sauver une belle princesse d’un mariage forcé. Entre comédie, drame angoissé et conte de fée, Bellocchio(Buongiorno notte) s’aventure dans un mélange audacieux et parfois perturbant d’images numériques et filmiques, du passé, du présent, du réel et de l’imaginaire. On s’y perd parfois, mais la fantaisie, note dominante, l’emporte haut la main.



Le Metteur en scène de mariage - Un film de Marco Bellocchio

Italie, 2005, 1h40 - sélection officielle, Un Certain regard


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ZOO : Animal, on est mal


Posté par anita b. le 22.05.07 à 14:13 | tags : documentaire, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs


Un documentaire sur la zoophilie : dit comme ça, ZOO aurait pu être le film trash et choquant qui fait sursauter le festivalier à mi-parcours. Pourtant, et c'est tant mieux, le film de Robinson Devor parvient à traiter de ce sujet avec tact et humanisme, pour mieux déceler l'homme qui se cache dans l'animal qui se cache dans l'homme.

ZOO est tiré d'un fait divers scabreux, qui fit découvrir à l'état de Washington l'existence d'une ferme zoophile - sorte de centre de vacances pour « amis » des animaux - lorsqu'un des participants, père de famille intégré, mourut en se vidant de son sang, le colon perforé par un accouplement contre-nature avec un cheval.
Contacté par un des membres de cette ferme, afin de retrouver l'honneur perdu du mort, le réalisateur a accepté de rencontrer pour tenter de mieux les comprendre ces hommes et femmes pas tout à fait comme les autres. Le résultat est un des plus beau film vu sur la croisette : s'éloignant du style documentaire classique, le cinéaste invente une forme basée sur les sons de ses entretiens, des reconstitutions « fictionnalisées » avec les vrais protagonistes et des images d'un onirisme et d'une puissance visuelle incroyables. Comme si l'histoire se commentait en se rejouant, ZOO invente une temporalité hors du temps, sorte de voyage dans une 3eme dimension que les premières images du film, très spatiales, inaugurent. Une manière délicate et passionnante d'approcher une des frontières de notre société.

 

ZOO, un film de Robinson Devor
2007, 1h16
Quinzaine des réalisateurs

De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.

 


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Selon Charlie


Posté par Anne-Laure le 22.05.07 à 13:01 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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A Cannes, à force d'enchaîner les films, on reste parfois perplexe à la fin d'une projection. Le film est-il mauvais ou bien sommes-nous physiquement en deçà de ses exigences ?!

Selon Charlie était très attendu. Premier film français de la sélection cannoise à avoir l'honneur des marches, il a plutôt décontenancé son public. A la décharge de Nicole Garcia, Jacques Fieschi et de Frédéric Belier Garcia, il n'est pas évident de construire un film choral. En même temps, rien ne les y obligeait. L'histoire est très tarabiscotée. Un célèbre ethnologue revient dans sa ville natale. Il revoit un de ses anciens collègues, ex-grand chercheur reconvertit dans l'enseignement. La femme de cet enseignant couche avec le père de Charlie, élève du professeur. S'ajoute à ce quatuor le destin d'un maire qui n'en peut plus des devoirs qu'exige sa fonction, d'un magouilleur en passe d'être sauvé de ses vices et d'un jeune joueur de tennis très prometteur qui ne supporte plus la vie de graine de champion.

On mélange tout et on obtient une suite pas forcément logique d'événement auxquels on finit par ne plus accorder d'importance. Si bien qu'on souhaiterait d'avantage voir une somme de courts-métrages et de portraits afin de comprendre un peu la raison de ce film. Bien sûr, les acteurs ne sont pas mauvais et Nicole Garcia sait maintenant à peu près construire ses plans sans qu'ils aient l'air sortis d'un téléfilm. Tout cela ne sauve en rien Selon Charlie, film aussi obscur qu'inabouti.


Selon Charlie - Un film de Nicole Garcia

France, 2006, 2h15 - sélection officielle, en compétition


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Cannes, 6ème jour : Berlusconi côtoie le porno


Posté par Manu le 22.05.07 à 12:45 | tags : cannes 2006, festival de cannes


Le temps s’est apaisé et les esprits ont été rassasiés ce week-end par quelques films étonnants (entre autres, Daft Punk’s Electroma, Shortbus). Le festival entame son deuxième tiers et on attend aujourdh’ui sur les marches deux habitués du coin : Nanni Moretti et son Caïman, une satire politique qui a déjà beaucoup fait parler d’elle depuis sa sortie en Italie ; et Aki Kaurismaki et Les Lumières du faubourg (illus.), qui sauront charmées sans nul doute les festivaliers.

Hors compétition, les X-Men prendront leur envolée pour leur 3e aventure, qui sortira en salles dès mercredi. A leur côté, Ces filles-là de Tahani Rached, un documentaire sur les transgressions des femmes dans une Egypte très religieuse, risque de paraître bien petit. On aurait pourtant tort de le négliger. A Un certain regard, Uro, un polar de Stefan Faldbakken et le très ennuyeux Luxury car de Wang Chao qui revendique les influences Bresson et Antonioni (les pauvres !).

La Quinzanie sera aujourd’hui envahi de narcissisme : entre le surprenant mais égocentrique On ne devrait pas exister de la star du X, HPG, et Melvil réalisé, écrit, mis en musique et joué par Melvil Poupaud, on nage en plein « et moi, et moi, et moi ». A côté, Ca brûle de Claire Simon faerait presque figure de film classique. La Semaine de la critique fera l’événement ce soir avec Destricted, le film érotique (pour ne pas dire porno) réalisé par Gaspard Noé, Larry Clark, Mathew Barney et quelques autres. On ne le manquera pas, comme on sera au rendez vous pour Komma, un film aux abords fantastiques réalisé par une jeune Belge, Martine Doyen (en général, le cinéma belge, c’est bien !).

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Brèves de Croisette : Coco Chanel x 3


Posté par Manu le 22.05.07 à 12:43 | tags : biopic, festival de cannes, production, tournage

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La légende de la mode est actuellement le sujet de trois projets différents.

1. Audrey Tautou incarnera Coco Chanel dans un film que Anne Fontaine réalisara en 2008. D'après un scénario de Christopher HamptonLes liaisons dangereuses, Un Américain bien tranquille), adapté de la biographie d'Edmonde Charles-Roux, L'Irrégulière.
Dixit Fontaine, « Comme la jeune Chanel, Audrey possède une force intense logée dans un corps frêle, et ce regard si noir qui vous traverse... ».
Le film entre en préproduction début 2008. Avant cela, Fontaine tournera Monaco avec Fabrice Luchini et Roschdy Zem.

2. Danièle Thompson de son côté prépare un biopic avec Christopher Thompson.

3. William Friedkin s'intéresse lui à l'histoire d'amour entre Coco et Igor Stravinsky. Dans Coco & Igor, Marina Hands (Lady Chatterley) sera Coco.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.


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Very vip : Palm Beach party


Posté par Gina le 22.05.07 à 12:08 | tags : cannes off, cannes 2006, festival de cannes


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Canal installe toujours ses quartiers cannois loin du Palais des Festivals. Pendant le Grand Journal, ça ne se voit pas, mais le Martinez est l'un des palaces situé les plus loin des salles de projection. De là à y voir un signe, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Avant, Canal avait "Le Jane's". Une boîte transformée en nid à stars pendant la quinzaine. De nombreux contrats se sont signés ici entre deux et trois heures du matin. Cette année, la chaîne a ouvert, jeudi soir, les fameuses fêtes cannoises au Palm Beach.
Si le lieu a un nom chic, le fait qu'il soit situé à l'autre bout de la Croisette est d'avance éreintant. Et s'il était difficile d'obtenir un carton pour cette première fête, une fois le sésame en main, on pouvait dire tout ça pour ça. Pas très chaleureux, on avait l'impression que l'évènement n'avait été monté que pour accueillir une émission de Frédéric Taddéï. L'espace trop grand pour être honnête, ne comptait que de rares stars au mètre carré et les caméras éminemment visibles se chargeaient d'en faire des gros plans. Thierry Ardisson se promenait tranquillement, pendant que Taddéï interrogeait Virginie Ledoyen sous l'œil de sa femme Claire Nadau. Vincent Cassel, moins tendu que lors de la présentation, est venu en force. En regardant tout ce petit monde sur une musique bof, on pouvait toutefois attraper pas trop difficilement des coupes de champagne gratuites. A Cannes, on se plaint d'aise !!!




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The Hawk is dying : Bird of paradise


Posté par anita b. le 22.05.07 à 12:00 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes


Entre la grâce et la crasse, Julian Goldberger n’a pas su choisir.
Présenté par la Quinzaine des réalisateurs, son film The Hawk is Dying ne cesse donc de graviter entre ces deux pôles, dans une Amérique des suburbs où un homme vivant avec sa sœur obèse et son neveu attardé (Michael Pitt, génial comme d’habitude) vit avec un unique rêve : dresser un faucon. On pourrait se croire dans Kes, le plus beau film de Ken Loach, mais Goldberger est un jeune cinéaste indépendant américain, son univers se situe donc plus volontiers du côté de Gummo. On commencerait presque à se lasser de cette sempiternelle représentation môchasse d’une Amérique môchasse, si le cinéaste ne savait donner au rêve de son héros une existence et une texture aussi belles. Dans le rapport de l'homme à l’animal, il se crée une alchimie proprement inédite, entre magie, fable et réalité, qui porte le film très haut. Malheureusement, la grâce se dilue dans la longueur et la répétition, et l’oiseau peine parfois à trouver son envol.

The Hawk is dying - Un film de Julian Goldberger
Etats Unis, 2006, 1h46 - Quinzaine des réalisateurs


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Red Road : petite sœur de Keane


Posté par anita b. le 22.05.07 à 11:43 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes


 



En compétition officielle, Red Road d’Andrea Arnold est un premier film choc, réalisé sous l’emprise encombrante de Lars Von Trier, via sa société de production Zentropa films. Tourné façon néo-dogma (déjà !), le démiurge a imposé à 3 cinéastes le cahier des charges suivant : 6 acteurs, une ville (Glasgow), et 6 semaines de tournage chacun. Dans ces conditions, on peut saluer la réalisatrice pour avoir su construire deux personnages forts : une femme dont le passé recèle un drame, et un homme qui, à peine sorti de prison, devient l’obsession de celle-ci.

La question du regard se pose à chaque instant : qui regarde, qui accepte ce regard, le refuse, l’ignore. L’inquiétude, la rage, la souffrance se disent à peine, mais transparaissent malgré un scénario qui vire un peu trop à l’exercice de style inspiré du Keane de Lodge Kerrigan. Quelques scènes merveilleusement incarnées viennent pourtant illuminer ce film globalement assez poussif, mais parfois intense.


Red road - Un film de Andrea Arnold

Angleterre, 2006, 1h53 - Sélection officielle, en compétition


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Caramel : les femmes entre elles... et avec nous


Posté par Manu le 22.05.07 à 11:24 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

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Ma première réaction à la sortie de la salle fut de m'étonner de l'âge de la réalisatrice : elle est née en 1974 et Caramel est son premier long métrage - après une flopée de pubs et de clips réalisés au Moyen Orient. Pourtant rien, ici, ne laisse penser à un coup d'essai. Maîtrisé de bout en bout, il fourmille d'inventions simples, lumineuses de sensualité et de plaisir. Joie de filmer, de jouer, de vivre...
Dans sa vision gaie mais lucide, amère mais pleine d'espérance, le film nous mène par la main comme si nous n'étions que des enfants. Des êtres redécouvrant les émotions, leur richesse, l'attente, la résignation ou l'accomplissement. D'une certaine manière, nous nous retrouvons un peu dans la position du gamin qui, au début du film, regarde, étonné, sous la jupe de sa belle-sœur. On entre dans une intimité déjà connue mais qui, grâce soit rendue à l'écran !, semble se révéler une nouvelle fois.

Soit cinq femmes, d'âges et de charmes divers (dont la réalisatrice, tout simplement sublime), vivant dans ou autour d'un salon de coiffure, de nos jours à Beyrouth (précisons que le tournage s'est achevé quelques jours avant la début du conflit). Nous les suivons dans leurs échanges quotidiens, leurs déconvenues sentimentales ou narcissiques, leurs rencontres inattendues. A travers leurs vécus, nous découvrons un instantané de la société libanaise, entre traditions et ouvertures, Bible et Coran, machisme et sensibilité. Un monde d'images partagé entre la lucidité et une certaine idéalisation. Les couleurs chantent, les femmes sont belles, les lumières pudiques. Et pourtant, on devine derrière tout cela un ordre autoritaire, des espoirs ravalés, des personnalités soumises.

Mais tout se termine sur l'envolée d'un sourire, d'une femme enfin légère, éclatante. Avec Caramel, Nadine Labaki, mine de rien, nous a fait un des plus beaux cadeaux du festival. De ceux que le public applaudit, avec raison. Grand succès de la Quinzaine des réalisateurs, ce premier film, qui témoigne de la puissance de l'image à mêler l'émotion et le présent, ira certainement loin.

Caramel - Un film de Nadine Labaki
Avec : Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Joanna Moukarzel, Fr/Liban, 1h36
Quinzaine des réalisateurs

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. 


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Dreamgirls : Beyonce à Cannes


Posté par Elfi le 22.05.07 à 10:26 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes

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Enfin un peu de glamour à Cannes : la diva r'n b Beyonce Knowles (qui a récemment récupéré son nom de famille) était sur la Croisette pour la projection de vingt minutes de son prochain film Dreamgirls. Le film narre l'ascension d'un groupe de chanteuses soul des années 1970. Le réalisateur Bill Condon (scénariste de Chicago) s'est vraisemblablement inspiré de la vie de Diana Ross, et de ses débuts au sein des Supremes. L'ex Destiny's child donne la réplique à Jamie Foxx, Danny Glover, Eddy Murphy; le film ne sort pas avant janvier 2007.


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On ne devrait pas exister


Posté par anita b. le 22.05.07 à 10:07 | tags : quinzaine des réalisateurs, en salles, cannes 2006, festival de cannes

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En tout cas, on devrait tous voir ce film d’HPG, acteur porno par le passé/présent et aujourd’hui adoubé cinéaste par la Quinzaine des réalisateurs, qui y présente son premier long métrage.

Point de hard ici, si ce n’est au niveau des sentiments. Dans son propre rôle d’acteur perturbé et turbulent, HPG sonde son rapport au métier d’acteur, au monde et aux femmes. Certains dialogues sont totalement bouleversants de sincérité, et pas si éloigné que ça des interrogations de Jean Eustache dans La Maman et la Putain (si, si). Pétri de doute et d’inquiétude, le film s’offre comme une mise à nue radicale, dérangeante et salutaire.

On en reparlera en rubrique cinéma à sa sortie en salles, le 24 mai.

Voir aussi : l'avis de Maïa sur HPG, le film sur le blog Sexe ; HPG, la bio ; et le dossier France du tour du monde du cinéma porno.

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Bled number one : retour aux sources


Posté par anita b. le 21.05.07 à 21:08 | tags : un certain regard, cannes 2006, festival de cannes

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Si la sélection d’Un Certain Regard mérite parfois son surnom d’Un Certain Hangar, la projection du second film de Rabah Ameur-Zaïmeche (Wesh Wesh) a crée la surprise. Retour au Bled pour un français d’origine algérienne victime de la double peine (joué par le cinéaste lui-même), et immersion forcée dans un pays qui n’est pas/plus le sien. Regard d’un français sur le pays de ses origines, sur ses beautés et ses faiblesses, Bled Number One est une expérience de cinéma rare. Imparfait, trop plein d’idées, il n’en produit pas moins l’effet d’une œuvre forte, aux idées lumineuses. L’Algérie est remarquablement présente, par ses sons, ses lumières, sa culture, méticuleusement reproduits et transcendés. Le personnage principal est renvoyé au Bled où il doit réapprendre un quotidien qui n’est pas le sien. Tout en décalage, le film pose un regard volontiers dérangeant par son refus de se positionner de manière tranchée. Il ne s’agit pas ici de juger un pays, mais de questionner l’identité d’un homme en exploitant le médium cinéma d’une manière très inventive. Les quelques apparitions de Rodolphe Burger, jouant de la guitare assis au milieu de nulle part, lui redonnent une liberté que l’on croyait perdue. Une des grandes claques de ce Festival.

Bled number one - Un film de Rabah Ameur-Zaïmeche
France/Algérie, 2006, 1h40 - Un Certain regard

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Troma : l'étrange parade


Posté par anita b. le 21.05.07 à 20:50 | tags : cannes off, cannes 2006, festival de cannes

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A Cannes, il n'y a pas que les salles qui font leur "cinéma". La Croisette n'est pas en reste. Chaque année, elle devient un lieu de parade, où les caméra amateurs et professionnelles pullulent, où performances, happening et mini-émeutes se produisent à tout instant. Au palmarès du glamour, les trublions de Troma ont d’autres arguments à proposer que la Belluci. Troma est une société américaine indépendante dirigée par Lloyd Kafman et qui produit les films les plus trash, débiles, laids et fauchés de la terre (quelques titres récents en vrac: Bloodspit, Lollilove, The toxic avenger). Chaque Festival voit débarquer une délégation à son image, qui arpente jour après jour la Croisette, offrant en spectacle tatouages, coiffures bariolées et torses blanc de poulet, accompagnés des cris et hurlements de circonstance. Cette année, ils sont venus fêter les trente ans de l'illustre maison. On vous laisse imaginer le carnage. Chaque soir, il se poursuit devant le bar Le Petit Majestic où tout le monde se retrouve pour un verre entre minuit et 4h. Là, ils vont parfois jusqu’à faire admirer leurs caleçons, slips ou autres strings… Vicious, you hit me with a flower, they say…

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Libero : l'enfance douce amère


Posté par Manu le 21.05.07 à 20:13 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes

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Kim Rossi Stuart est un acteur transalpin célèbre, que l’on a pu récemment apprécier dans Romanzo Criminale. Pour son premier film comme réalisateur, il se penche sur les grandes douleurs et les petites joies de l’enfance, celles qui semblent anodines aux yeux des adultes mais au fond marquent toute une vie. Tommy a 11 ans. Sa mère absente sans donner de nouvelles, son père à la fois tendre et violent, il vit dans un monde alternativement simple et compliqué. Son regard un peu triste nous guide à travers les événements de cette existence en construction. La caméra filme avec douceur et finesse, posée toujours à bonne distance, sans violer ni les personnages, ni le spectateur. Autrement dit, elle ne nous force pas la main ou l’émotion. Chronique d’une famille comme les autres, Anche Libero va bene sait la rendre attendrissante sans jamais en faire l’apologie. Il est sincère et touche souvent juste, avec parfois une pointe d’amertume qui ne gâte rien. En fait, il ressemble à du bon pain. Chaud, croustillant, tendre et de belle couleur, il se déguste avec plaisir, mais sans aucune surprise. Sa saveur est de celle que l’on aime retrouver, pour se dire que le monde ne se résume pas une grande truanderie, un chaos de violence et d’extrémismes. Simple encas avant un plat plus consistant, il ne bouleverse pas les codes du cinéma. Peut-être avait-il sa place ailleurs que dans la Quinzaine, dont on attend généralement un peu plus d’audace. Il n’en a pas moins été applaudi avec vigueur.

Anche libero va bene - Un film de Kim Rossi Stuart
Italie, 2006, 1h48 - Quinzaine des réalisateurs

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Shortbus : jouissances collectives


Posté par Manu le 21.05.07 à 20:06 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes

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Le samedi a commencé par la projection d’Anché libero va bene, une chronique de l’enfance tendre et inoffensive. Il s’est terminée par Shortbus (Voir la bande annonce du film), présentée en séance de minuit (ce qui signifie : images à ne pas mettre devant tous les yeux). Autant dire qu’au Festival, les extrêmes se suivent et se bousculent, dessinant un monde riche, complexe, multiple. Cette diversité qui se construit de film en film transparaît parfois au sein d’une seule œuvre, qui s’illumine alors de mille feux. Shortbus, le second long de John Cameron Mitchell (Hedwig and the angry inch, 2001), accomplit ce miracle. Le titre désigne une boite très spéciale où se croisent divers new-yorkais. Sa caractéristique est d’offrir un lieu où la sexualité peut s’émanciper, se révéler même. L’ambiance est joyeuse, musicale, calme, orgiaque. On sent la jouissance autant que la perplexité ou la lassitude. Un couple en mal d’orgasme y croise un trio d’homosexuels en quête de sentiments. Un ancien maire de la ville y butine de petits jeunes pendant qu’une prostituée SM cherche affection et écoute auprès d’amies. Cameron Mitchell orchestre ces rencontres dans un mouvement continue d’inventions et de découvertes. Il chante la diversité de nos émotions, littéralement par une bande son qui en fait presque une comédie musicale, et symboliquement par sa peinture d’une communauté en recherche d’union(s). Bariolé à l’image de cette vue aérienne de New-York, lumineux patchwork qui l'ouvre et le ferme, le film éclate à chaque instant d'un besoin de partage. S’il rend parfaitement compte de la solitude de chacun, il exalte aussi une multiplicité sexuelle et amoureuse, qu’il montre de manière frontale, sans hypocrisie, avec simplicité et humour. Nulle provocation ici, juste le désir de faire sentir les plaisirs, les inquiétudes et tristesses contenus dans les relations affectives. Au fond, Shortbus ne dit peut-être qu’une chose, avec intensité : si chacun doit vivre avec sa solitude, l’accepter, il doit aussi exister avec et pour l’autre, tous les autres, charnellement, spirituellement, sans méfiance. Le plaisir, le vrai, est à ce prix. Le public cannois a apprécié le message. A 2h30 du matin, le film a été comblé d’applaudissements. Dommage qu'il ne soit pas en compétition. Trop original, sans doute.

Shortbus - Un film de John Cameron Mitchell
Etats Unis, 2006, 1h42 - sélection officielle, hors compétition
Discutez du film Shortbus sur le forum ciné / Lire la chronique du film Shortbus

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Bande-annonce de Rambo IV... Legalize ?


Posté par Jordan le 21.05.07 à 18:18 | tags : dailymotion, blockbuster, bande annonce, hollywood

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Sylvester Stallone, âgé de bientôt 61 ans, a été condamné par un tribunal australien à 2500$ d'amende pour importation d'hormones de croissances prohibées. Le 16 février dernier, à l'aéroport de Sydney, les douaniers avaient découvert dans ses valises plusieurs dizaines de doses d'hormone Jintropin, qui stimule la croissance et la reproduction cellulaire, ainsi que des fioles de testostérone, pour la masse musculaire. La justice a entendu le mea culpa de l'acteur qui avait plaidé coupable, admettant son "effroyable erreur" : "Je n'ai jamais eu l'intention d'enfreindre les lois et j'ai pris conscience du fait que j'aurais dû faire une déclaration en bonne et due forme à vos douanes", a-t-il écrit, poliment, au juge.
Sly déclarait récemment : "Ce n'est parce que les gens vieillissent qu'ils doivent pour autant abandonner leur rêve ou les moyens de les accomplir, Rocky symbolise cette volonté de rester dans le coup". Et qui, mieux encore que Rocky, donne tout ce qu'il a pour ne pas être lâché par cette société moderne si impitoyable avec les victimes de sa propre folie ? Hein ?! Rambo pardi !
De retour pour l'été 2008, John Rambo est recruté par une association humanitaire chrétienne pour protéger une opération aérienne d'aide au peuple Karen en Birmanie. Des missionnaires sont faits prisonniers par des soldats birmans particulièrement sadiques. Rambo écope d'une nouvelle mission : former une équipe de mercenaires pour secourir les bénévoles menacés…

Première bande-annonce de John Rambo

Maître Boulten, l'un des 427 avocats de Stallone, a informé que l'incident australien avait "beaucoup perturbé" l'acteur. On voit bien sur ces images que Rambo est bougon. Et il a des raisons de l'être…
Rappelons qu'il a commencé avec le rôle titre de "l'étalon italien" dans The Party at Kitty and Stud's, un porno de 1970. Seulement sept ans plus tard, il était nommé aux Oscars du meilleur acteur et du meilleur scénario pour Rocky. Beau début de carrière !
Malheureusement son palmarès s'est depuis alourdi de 30 nominations aux Razzie Awards (le record), et 10 victoires dont le convoité prix du plus mauvais acteur de la décennie 1980-1990, et surtout celui du plus mauvais acteur du siècle, "pour 99,5% de son oeuvre"… Difficile à avaler.
Le bougre avait des prédispositions à l'échec, cela dit. Sa mère Jackie lit l'avenir dans les lignes des fesses, et il est né le même jour que George W. Bush (dont il est devenu supporter, à l'instar du sémillant Chuck Norris).
A 15 ans ses camarades de classe l'ont élu "celui qui a le plus de chances de finir sur la chaise électrique".
Mais Stallone n'est pas pessimiste, il a publié en 2005 un livre intitulé "Les mouvements de Sly : mon programme infaillible pour perdre du poids, augmenter sa force, gagner en volonté, et vivre ses rêves".
Je suis pour qu'il perde du poids, augmente sa force, gagne en volonté, et vive ses rêves. Qu'on le laisse prendre ses hormones tranquille, courir les forêts birmanes et mitrailler de l'autochtone. Légalisons la testostérone récréative, ça ne coûte pas grand chose, et ça pourrait bien rendre un homme heureux.


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Chronique d'une femme chinoise : femme du XXeme siecle


Posté par anita b. le 21.05.07 à 18:18 | tags : chine, festival de cannes

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On a découvert Wang Bing, tout jeune cinéaste chinois, avec le magistral documentaire A l'ouest des rails, dans lequel, 9 heures durant, il nous entraînait dans un incroyable voyage le long des voies ferrées d'un complexe industriel abandonné.
Avec ce portrait d'une femme chinoise, à peine 3 heures, le cinéaste poursuit sa démarche passionnante et exigeante pour une auto-critique de la Chine communiste, par une forme cinématographique radicale et droite comme la justice. Il s'agit ici d'un portrait de femme, et pas n'importe laquelle : Fengming a traversé l'histoire du XXeme siècle en Chine, en affrontant de plein fouet ses aspects les plus noirs, puisqu'elle fût internée dans plusieurs camps, mise au rebut, et finalement réhabilitée par un état communiste qui reconnaîtra à peine ses erreurs. En plan fixe, on la regarde droit dans les yeux pendant ces trois heures, assise dans son gros fauteuil, attendant les quelques minutes lorsqu'elle s'éclipse pour aller aux toilettes. Le montage est ainsi très fidèle à la durée initiale de l'enregistrement : Fengming nous raconte sa vie, et le processus de la mémoire se déroule sous nos yeux, alors qu'elle développe certains détails et passe rapidement sur des pans de l'Histoire du pays. Portrait intimiste et bouleversant, cette Chronique repose des questions élémentaires de cinéma, et nous offre une sorte de bain de jouvence, en cette période d'overdose de films. Un salutaire retour.

Fengming, chronique d'une femme chinoise de Wang Bing - Chine (Hong Kong), 2007, 3h06. Séance spéciale.

De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.

 


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