Posté par Van le 31.03.08 à 16:53 | tags : ciné du réel, les incorrigibles
2Cinquième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.
Tout frais terminé, Podul de Flori, programmé en fin de Festival du Cinéma du Réel, a été reçu comme une bonne nouvelle du cinéma roumain. Il a obtenu le Prix des Bibliothèques décerné par la direction du livre et de la lecture.
La programmation du festival cette année s'est fortement attaché au sort des migrants croisés sur les routes de l'Occident. Des vies d'exode, de séparation, des destins fragiles, jetés au gré des vents contraires. Dans Podul de Flori, on découvre les conditions de vie de ceux qui sont restés au pays et qui attendent, un morceau d'eux-mêmes parti chercher le secours. Des familles déchirées qui s'accrochent à l'idée d'un avenir meilleur pour leurs enfants, des clans sacrifiés coupés en deux : c'est le cas de beaucoup en Moldavie. L'un ou l'autre des parents part à l'étranger pour améliorer le sort de ceux qui restent.
Thomas Ciulei (illus.2) nous installe en pleine Moldavie rurale, dans la ferme de Costica, un père de famille agriculteur, un « acteur né » dit-il, mélange de Dustin Hoffman et de Robert de Niro. Rencontré pendant un repérage, Costica a abordé le réalisateur en le prenant pour un détective. Après quelques verres du vin que l'on sert à flot pendant le film, le casting était conclu.
Costica résume sa situation intenable face caméra : il sème dix hectares d'orge, trois vont aux animaux, il lui en reste sept à vendre. Quand tout va bien il s'en sort tout juste : « c'est ça l'agriculture en Moldavie », ajoute-t-il avec un sourire crispé. Il sème et récolte à la main avec l'aide de ses seuls enfants, un jeune garçon et deux adolescentes. Pour sauver les siens de cette impasse, la mère est partie travailler en Italie.
Costica est double : tendre comme une mère, il mène ses troupes comme un chef militaire. Qu'il soigne les boutons de varicelle de son fils, qu'il pétrisse le pain, range la maison ou aide une chèvre à mettre bas, ses mains sont d'une douceur infinie. Des gestes connaisseurs, mille fois répétés mais exécutés avec plaisir devant la caméra, avec passion et même conviction. Conviction que ce qu'il fait est « ce qu'il faut faire ». Sa femme là-bas est clandestine, coincée. Il la harcèle au téléphone au sujet de ses papiers. En attendant son improbable retour, la vie est suspendue dans la maison familiale.
Temps de l'absence. Quotidien de la maison. Cycle naturel. Tout est comme « avant » dans l'environnement de la maison. Costica s'y emploie avec acharnement. Le temps qui passe est suggéré par de très beaux plans de la campagne environnante, une nature sauvage et belle, tranchante et immuable. Les jours se suivent, les uns ressemblant aux autres. Le retour de l'école est ponctué par l'incontournable compte-rendu des enfants sur les notes obtenues en roumain, en maths, en histoire géo. Les repas et les couchers se répètent et traduisent l'absence de la mère, la douleur de la séparation.
Le film est ponctué de déclarations de Costica à la caméra, comme des petits bilans de ce qu'il vit, comme des extraits de ce qu'il pourrait dire à sa femme. Comme des moments de pause, de relâchement, de confidence qu'il nous livre. Le reste du film observe patiemment la vie de ce père poule bouleversé et bouleversant. La caméra nous rend témoin distancé de la relation de toute la maisonnée avec la mère absente. Des colis arrivent d'Italie avec du fromage que le jeune fils prend pour du savon et qui sent l'ailleurs, la vie étrangère de la mère. Des communications téléphoniques avec elle dont la voix paraît si loin montrent le désarroi et le manque. Le temps passe, la ferme paraît de plus en plus éloignée de tout.
Les scènes de la vie ordinaire comportent de nombreux champs, contre-champs et une touche fictionnelle qui peut dérouter le spectateur. Les protagonistes jouent leur propre rôle avec talent et ces scènes rituelles, où le geste est répété et rejoué comme à l'infini, permet à Thomas Ciulei de composer une forme documentaire originale. Tourné en 35 mm, avec une équipe de sept personnes pendant trois mois, six jours par semaine, Podul de Flori a la beauté d'un film de cinéma patiemment composé avec le réel. Chaque jour, Thomas Ciulei décide de filmer des saynètes observées quelques heures auparavant qu'il demande aux protagonistes de rejouer. Ces scènes entre fiction et réel ponctuent le film et lui donne sa profondeur temporelle. Les saisons s'enchaînent, les enfants grandissent et la mère n'est toujours pas là. Les liens se distendent. L'absence se fait plus crue de jour en jour. Les lettres des enfants lues en voix off nous invitent un peu plus dans leur univers face à un Costica hyperactif. Il retourne la maison, nettoie, s'occupe du jardin, soigne les animaux et les êtres vivants sous son toit.
La vie de la famille est montrée de ce point de vue de l'absence. Aucun autre personnage ne traverse le film, si ce n'est quelques silhouettes fugitives. Le clan est fermé, resserré autour de l'âpreté du présent. Costica porte à bout de bras ses enfants et se convainc lui-même qu'ils ont fait le bon choix à travers ses monologues où transparaît son émotion.
Thomas Ciulei prend le parti d'exagérer l'absence de la mère. Costica vit au jour le jour et pousse toute son énergie et ses enfants vers l'avant. Vers demain : un temps incertain où se dessine l'espoir des retrouvailles et l'avenir des enfants.
Podul de Flori (Le Pont des fleurs)
Thomas Ciulei, 87 min, 35 mm couleur, 2008, Roumanie.
Chrystel Jubien / Collectif Les Incorrigibles.
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Même le world wide web s'est mis au ch'tis. Voici le Ch'timisator, où le site qui propose de "ch'timiser" n'importe quelle page web :

C'est très étonnant. L'actu ciné de la semaine dernière sur Flu en Ch'timi, c'est par ici.
Le Ch'timisator c'est par là.
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Wes Craven va bientôt lancer le tournage d'un nouveau film de tueur d'ados, intitulé pour l'instant : 25/8. Le petit détail exotique de ce projet pas franchement inovant vient du casting : on y verra ainsi pour la première fois à l'écran Henry Lee Hopper, fils de Dennis. Craven privilégie un casting d'inconnus, pour ne pas trop donner de pistes au spectateurs, et le choix du fils Hopper semble s'être imposé lors d'une soirée chic, le jeune homme ayant épaté le vieux Craven par ses connaissances en peinture expressionniste abstraite. La suite, certainement teintée d'un rouge sauvagement expressionniste, sur les écrans l'année prochaine.
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Si John Hurt demeure une star discrète, c'est sans doute parce que son rôle le plus connu, celui d'Elephant Man, cachait son visage.
L'acteur a pourtant participé à plusieurs films emblématiques: Midnight Express, Alien, le huitième passager, 1984 ou Dead Man. Témoin privilégié de l'évolution du cinéma, il continue à se faire plaisir en tournant dans des films de genre, comme V pour Vendetta, Crimes à Oxford ou le prochain Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal.
Nous avons réussi à coincer l'acteur 45 minutes dans une sombre pièce pour le faire commenter sa carrière. Visiblement inspiré, il a confié que la discussion aurait pu durer quelques heures de plus. Fans de David Lynch, admirateurs de Michael Cimino, cinéphiles du monde entier, cette vidéo est pour vous :
voir l'entretien avec John Hurt
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Posté par anita b. le 28.03.08 à 15:05 | tags : casting, production
Imaginer Louis Garrel dans un film Robert Guédiguian, voilà une drôle d'hypothèse. Qui deviendra pourtant réalité puisque le cinéaste du sud emploiera le jeune dandy dans son nouveau film, l'Armée du crime. Un projet de taille, et d'époque, puisqu'il y sera question des Résistants communistes d'origine émigrée pendant la Seconde Guerre qui se faisaient appeler Groupe Manouchian. 22 hommes et une femme qui seront executés en 44 à Paris. Simon Abkarian interprétera le leader du groupe, Garrel et Virginie Ledoyen feront partie du groupe.
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Posté par Van le 28.03.08 à 11:17 | tags : adaptation, comédie, remake
En 1971, Francis Veber met en scène sa pièce Le Contrat. En 1973, il l'adapte pour Edouard Molinaro au cinéma ; elle devient L'Emmerdeur et met en scène l'inoubliable duo Jacques Brel/Lino Ventura.
En 2005, Veber retourne au théâtre et réadapte son scénario de cinéma lui-même adapté de sa pièce initiale pour la remonter sur les planches. C'est toujours L'Emmerdeur, mais entre temps bien sûr les deux immenses acteurs de l'époque sont morts et remplacés par les pâles Richard Berry et Patrick Timsit. Ce qui ne semble pas franchement perturber le public puisque les représentations durent deux ans.
D'abord pièce de théâtre, adaptée au cinéma, retransposée au théâtre. Il fallait bien boucler la boucle, L'Emmerdeur retourne au cinéma. Francis Veber a en effet décidé de faire un remake du film de Molinaro, avec les deux comédiens de la pièce version 2005. Le tournage démarre aujourd'hui.
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Posté par anita b. le 27.03.08 à 11:38 | tags : bande annonce, en salles, you tube
Sortie discrète de la semaine, Opéra Jawa, film indonésien de Garin Nugroho présenté également au Cinéma du réel, est certainement le film le plus inattendu vu depuis des mois. Croisement du cinéma, du gamelan, de l'opéra populaire indonésien, mais aussi de la musique plus contemporaine, c'est à la fois toute une histoire musicale de Java qui s'invite dans le film. Un voyage pour le moins dépaysant, et le plus souvent soufflant de beauté et d'inventions, Opera Jawa est une expérience exceptionnelle qui mérite largement le détour.
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A partir du 28 mars, et jusqu'au 6 avril, les salles obscures de la Ville Rose accueillent une sélection dense - plus d'une centaine d'œuvres - et complète des cinématographies d'Amérique Latine. Trois programmes suscitent une attention toute particulière. Tout d'abord une projection en HD numérique de A Pedra do Reino, de Luiz Fernando Carvalho. Déjantées et surréalistes, les mémoires tragi-comiques de Quaderna, un vieux clown qui rêve d'instaurer une monarchie populaire et littéraire de gauche (!!) semblent particulièrement intrigantes. Annoncé à grands renfort de superlatifs, cet énorme succès populaire brésilien a déjà remporté la palme du film le plus long du festival (3H48 !). On attend de voir.
Aucun doute, par contre, sur cet autre film brésilien, Limite (illus.), qui est l'unique réalisation de Mario Peixoto (1931). Restauré par Arte et présenté au Festival de Cannes l'an dernier, il a fait l'unanimité auprès des privilégiés ayant pu le (re-)découvrir, comme il avait, semble-t-il, conquis les cœurs des plus grands en son temps (Eisenstein, Orson Welles...). La promesse d'une pépite.
Enfin, on guettera le nouvel opus de Matias Bize, Lo Bueno de Llorar. Ce jeune réalisateur chilien nous avait séduits avec son film de fin d'étude (Sabado, una pellicula...), que l'on pourra revoir durant la semaine, puis En la Cama (2007). Symbole d'une nouvelle vague chilienne (Sebastian Lelio, Alicia Scherson, etc.) prometteuse, on l'attend au tournant.
Rendez-vous est donc pris dès ce vendredi, à la Cinémathèque de Toulouse, pour saisir le pouls d'une manifestation toujours très chaleureuse.
Le site des rencontres.
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Ca fait 20 ans que c'est en projet, un an qu'on en parle effectivement ici et là, Steven Spielberg et Peter Jackson préparent donc une trilogie de longs métrages consacrés au héros belge Tintin. Andy Serkis (le gollum dans Le Seigneur des Anneaux) devrait jouer le Capitaine Hadock, et le jeune acteur choisi pour interpréter le reporter n'est autre qu'un britannique de 17 ans du nom de Thomas Sangster (vu très petit dans Love Actually et Nanny McPhee). Il fait un peu post ado à peine pubère sur la photo, mais voilà bien quelques caractéristiques du héros...
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Posté par Van le 25.03.08 à 18:01 | tags : ciné du réel, festival, les incorrigibles
Quatrième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.
Ils s‘autoproduisaient. Se mobilisaient pour diffuser leurs images. Quarante ans après, l'exemple des Newsreel américains frappe encore par la force de leur production collective. Des films présentés au Cinéma du réel dans la rétrospective Americana.
A l'heure des commémorations, le Cinéma du réel présente les années 67 et 68 américaines. « Pourquoi laissons-nous l'exclusivité des reportages à la presse et à la télé ? Ces types sont sympas mais ce qui les intéresse, c'est l'argent, les jolies choses, mais pas de voir les choses. Nous avons perdu contact avec notre réalité. Grâce à la caméra-œil, nous reprendrons contact avec elle », écrivait Jonas Mekas, catalyseur du mouvement Newsreel. Entre 1966 et 1971, cinéastes et activistes américains s‘unissent pour produire de la contre information. Les films du Newsreel traduisent les préoccupations de leurs auteurs. Guerre du Vietnam, Black Panthers, drogue, répression policière... la production est hétéroclite et exprime une diversité de formes esthétiques et d'intérêts politiques. De groupe en réseau de groupes, le phénomène fait tache d'huile et s'étend de New York à San Francisco, Chicago Boston, Toronto. En quelques mois, des échanges se créent avec des sympathisants à Londres et Paris, au Mexique, à la Havane, à Buenos Aires et Tokyo.
Traces de mémoires inimaginables sans le cinéma, le mode de production frappe encore aujourd'hui par son efficacité et son énergie créatrice. Les films sont produits et réfléchis collectivement. Les désaccords au sein du mouvement sur les propos ou la thèse d'un film sont monnaie courante. Leur appartenance au Newsreel est alors vivement discutée lors des réunions des groupes. « Nous faisions des films de l'intérieur du mouvement pour le mouvement. Pour le film des Panthers, par exemple, les Panthers eux-mêmes ont participé au montage, avec tous les problèmes que cela peut poser. Les premiers films de femmes sont issus de discussions des groupes de femmes. Les films n'étaient pas conçus à l'avance. Nous n'écrivions pas de scénario. Il s'agissait d'apporter le matériel de tournage à un groupe, un mouvement ou un événement et d'exprimer ce qui se passait là. » L'aventure est racontée dans Recycling the newsreel with Paul Mcisaac. Membre du Newsreel newyorkais, McIsaac, producteur vidéo et radio, impliqué dans Indymedia, dirige actuellement le Playback Theater à New York. Il apparaît dans Ice, Doc's Kingdom et Route One: USA, trois films réalisés par l'un des membres fondateurs de Newsreel, Robert Kramer. Il souligne : « Montrer les films constituait une part importante de notre activité. Nous les apportions nous-mêmes sur place, façon guérilla . Beaucoup de gens du mouvement ne faisaient pas de film mais travaillaient à ce qu'ils soient vus. » Centres sociaux, universités, camps militaires, vitrines des magasins, et partout où l'on pouvait réunir du public. Projection en plein air sur les façades des immeubles, les membres du Newsreel saisissent toutes les occasions de montrer les films et, surtout, engagent des discussions avec les spectateurs. Entre usage anti-conformiste du cinéma et contre-champ à l'actualité télévisuelle, l'expérience du Newsreel peut inspirer encore les cinéastes, vidéastes ou artistes d'aujourd'hui.
Caroline Thiery / Collectif Les Incorrigibles
Recycling the newsreel with Paul Mcisaac
Documentaire de Ivora Cusack & James June Schneider
2007 - 64 minutes - vidéo
http://360etmemeplus.org/
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Posté par anita b. le 25.03.08 à 10:24 | tags : asie, centre pompidou, japon, réalisateur
Membre éminent de la Nouvelle Vague japonaise, influencé par Godard, Bergman et plus largement l'existentialisme, Kiju Yoshida réalise dans les années 1960 des films brûlot, tranchants et souvent d'une originalité formelle impressionnante. Eros+Massacre, qui ouvrira le cycle que lui consacre le Centre Pompidou à partir de mercredi 26, marque l'apogée créatrice d'un cinéaste chercheur, qui consacrera de nombreux films à son épouse et actrice, Mariko Okada. Un cinéaste peu connu en France mais reconnu dans son propre pays, dont les 40 ans de carrière, les 19 longs métrages de fictions et quelques uns de ses nombreux documentaires, à découvrir jusqu'au 19 mai.
Programme complet ici.
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Posté par Van le 23.03.08 à 10:42 | tags : james bond, tournage
4Plus je le lis ou l'écris, et plus ce titre me plaît finalement. Il y a quelque chose de poétique dans ce Quantum of Solace qui est border line niveau ridicule, mais je ne suis pas sûre qu'il ait franchi la ligne. On peut en revanche être confiant dans le fait qu'il franchira cette ligne dans sa version française parce que... eh bien parce que c'est généralement le cas.
Une petite vidéo dont l'intérêt est limité par son aspect promotionnel et les habituels témoignages de membres de l'équipe qui trouvent tout "great" et "fun", mais qui montre quelques images de tournage. Pour le week end :
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Posté par anita b. le 22.03.08 à 09:28 | tags : acteur, casting, cinéma fantastique
Et oui, Benicio Del Toro est un immense acteur, capable de changer de peau à chaque rôle. Interpréter The Wolf Man ne lui fait donc pas peur, et voici une des premières photos de sa nouvelle métamorphose :

Impressionnant !
The Wolf Man de Joe Johnston sortira au premier semestre 2009.
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Posté par Damien L. le 21.03.08 à 19:33 | tags : blockbuster, comédie, en salles
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Ca ne vous aura pas échappé, Bienvenue chez les Ch'tis est LE phénomène de société de ce début d'année et un des cartons les plus imprévisibles de l'histoire du box-office français. Avec 13 millions d'entrées en trois semaines et des records battus aux quatre coins du pays, le film de Dany Boon peut même espérer dépasser Titanic, recordman absolu avec ses 20 millions d'entrées.
A première vue, ce succés est compréhensible et justifié: marketing très habile (la sortie anticipée dans le Nord a créé un gigantesque buzz), sujet fédérateur (l’unité de la République) dans une période de doute, besoin de rire de choses simples après 9 mois de “bling bling” et un Astérix aux Jeux Olympiques pas drôle, deux têtes d'affiche qui viennent de la télévision, consacrant définitivement le règne au cinéma des acteurs T.V...
Mais en voyant Bienvenue chez les Ch'tis en salles, d’autres éléments attirent l’attention et contribuent à véhiculer un discours, qu'il soit conscient ou non:
-Le scénario présente deux histoires d’amour extrêmement simplistes et cousues de fil blanc, mais qui réaffirment une croyance dans le sentiment amoureux assez rare ces derniers temps sur les écrans français.
-Dany Boon propose des échos avec quelques vieux mythes hexagonaux (l'allusion à Notre-Dame de Paris est évidente dans les scènes de clocher).
-Le vrai sujet, au-delà des rapports Nord/Sud, est la fragilité des mâles. On voit ici des larmes viriles et les deux personnages principaux apparaissent comme des enfants blessés, offrant parfois une mise à nu presque impudisque des visages. Est-ce ce retour en enfance des corps qui a tant touché le public français ?
-Mais du coup, Bienvenue chez les Ch'tis ne parvient pas à se départir d'un aspect machiste : les personnages féminins sont assez mal dessinés et, tandis qu'on nous présente des hommes vulnérables, les femmes sont toutes castratrices et pas immédiatement sympathiques.
-Si une comédie revendique rarement le réalisme, on pourra être surpris par cette vision idyllique des rapports sociaux : les gens sourient constamment au travail et le récit s'enferme dans une bulle. Le film est évidemment une fable, mais certains reprochent à ces Ch'tis la même chose qu'au Fabuleux Destin d'Amélie Poulain en son temps: évoluer en vase-clos et présenter une conception naïve des réalités.
Le tour de force du film est ainsi d'être multi-formes et non marqué politiquement, car les interprétations sont multiples. D'un côté, nous avons l’aspect républicain (la solidarité entre régions), la défense du service public (avec ces histoires de postiers bienheureux), l'éloge de la bonté et de la simplicité. De l'autre côté, nous avons l'expostion d'une conception individualiste de l'existence (mon petit confort prime avant tout le reste) et le refus de constater les dysfonctionnements sociaux (nulle trace de SDF ici - et si on nous assure effectivement qu'il n'y en a pas à Bergues, voilà qui appuie pourtant le côté "Amélie-Poulinesque"). Et le film utilise par moments un humour assez beauf: on se moque des handicapés et on rit de l’homosexualité. Cette histoire pourra donc simultanément être vue comme "anti-bling bling" et comme “populaire” au sens TF1 et UMP du terme (Dany Boon est d’ailleurs très proche d’Arthur, illustre pote de M. Sarkozy).
Voici donc une oeuvre à laquelle on peut tout faire dire, car Dany Boon réussit, par une esthétique très actuelle, à trouver un équilibre qui aseptise les choses. Si le film prend le contre-pied des dernières comédies franchouillardes en refusant de s’énerver, en prenant son temps et en ne dramatisant jamais trop les évènements, il possède par ailleurs une mise en scène brutale et épileptique, qui multiplie les gros plans. Les paradoxes se logent ainsi au coeur même de la mise en scène.
Avec tout cela, Bienvenue chez les Ch'tis est en tout cas parti pour dépasser le nombre d'entrées de La Grande vadrouille, qui restait depuis 40 ans l'indétrônable roi des films français... Dany Boon et Kad Merad plus forts que Bourvil et Louis de Funès, qui l'eût cru il y a encore quelques semaines ?
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Posté par Damien L. le 21.03.08 à 13:15 | tags : court métrage, festival, web
Depuis quelques jours, KOOKAÏ FILMS vous propose de devenir membre du Jury du "Prix de l'émotion" au prochain festival Paris Cinéma (prix qui sera décerné dans le cadre de la compétition internationale des courts métrages). Il faut pour cela répondre à trois questions dans la partie "Concours" du site. Les cinq candidats sélectionnés seront accueillis au Festival en V.I.P et participeront aux soirées d'ouverture, de clôture et aux séances de projection de la sélection internationale. Rendez-vous majeur de l'été culturel, le Festival Paris Cinéma se tiendra du 1 au 12 Juillet 2008.
Par ailleurs, Kookaï soutient la création cinématographique par la diffusion d'une sélection de courts métrages « coup de coeur ». Plusieurs d'entre eux sont ainsi diffusés depuis quelques jours, et une nouvelle série suivra le 7 Mai 2008. La marque lance donc un appel à ceux qui souhaitent bénéficier de ce soutien à la diffusion. Toutes les informations se trouvent dans la partie "Mécénat" du site KOOKAÏ FILMS (qui rémunèrera les créateurs des films pour la diffusion de leurs oeuvres).
Toutes les formes sont les bienvenues, comme le montrent les courts-métrages actuellement en ligne sur le site: si la forme chantée de "Comme un air" permet un envahissement progressif de l'urbanisme parisien par la musique, "Le Bon numéro" est lui un traditionnel film d'animation, qui explore brillamment le thème de l'amour sur commande.
Le site de Kookaï films.
Le site de Paris Cinéma.
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Posté par anita b. le 21.03.08 à 10:27 | tags : en salles, musique au cinéma

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Posté par Van le 20.03.08 à 17:50 | tags : ciné du réel, les incorrigibles
1Troisième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.
Fermeture des frontières, destruction de quartiers populaires, déplacement de population, enfants livrés à eux-mêmes... Pour sa 30ème édition qui s'est terminée mardi 18 mars, le festival international de films documentaires Cinéma du réel questionne l'instabilité et le devenir d'un monde qui tangue et semble marcher sur la tête.
Les frontières géographiques, lieux de passage et de barrage ont largement occupé les écrans du Cinéma du Réel. Dans leurs premiers films, trois jeunes réalisateurs s'interrogent respectivement sur la migration ou l'espace qui sépare et lie les terres et les êtres. Doublement primé (Prix Joris Ivens et prix des jeunes), La Frontera infinita (illus.1), de Juan Manuel Sepulveda, saisit l'obstination de migrants d'Amérique centrale qui essayent de rejoindre les Etats-Unis. Sans le sou, mutilés, qu'importe, ils entreprendront dix fois, cent fois s'il le faut, le voyage. L'obsession de l'émigration est la même pour celle des habitants de Thiaroye-sur-mer, dans Barcelone ou la mort - (Prix Louis Marcorelles) d'Idrissa Guiro. Sans jamais quitter ce village sénégalais, son soleil de plomb, son école où les élèves rêvent de l'Europe, sa plage et ses barques de pêcheurs aux couleurs chatoyantes, le spectateur vit, à travers le récit de Modou, une traversée périlleuse qui échouera finalement sur une plage marocaine. Que choisir ? Rester au pays sans promesse d'avenir ou risquer sa peau en tentant l'exil pour offrir aux siens une vie meilleure ? Pour Modou, la réponse fuse. Malgré les dangers d'un voyage en pirogue, il reprendra la mer.
Dans Fronterismo, Sofie Benoot, elle, s'attarde sur un territoire autrefois ouvert entre le Texas et le Mexique. D'un côté à l'autre, même paysage. Avant la fermeture, un lieu de vie et d'échanges. Après, une zone désertée et une population en proie à la paupérisation. Alternance de plans fixes et d'images en mouvement façon road movie, la réalisatrice offre de sensibles portraits de quelques transfrontaliers et de sidérants tableaux des lieux.
Un monde en friche
Les protagonistes de Qian Men Qian (illus.2), d'Olivier Meys (prix de la Scam) et d'Holunderblüte de Volker Koepp (grand prix du festival) doivent eux aussi s'adapter à la déliquescence de leur environnement. Construit en une succession de saynètes, Qian Men Qian narre la destruction d'un hutong, quartier populaire de Pékin, à l'approche des Jeux olympiques. Le film n'est pas sans rappeler En construccion, de José Luis Guerrin, dans lequel le Barrio Cino du vieux Barcelone est rasé pour faire place à de modernes et luxueux édifices d'habitation. Tous deux filment la destruction de quartiers populaires. En filigrane, le déplacement d'une population et avec lui, la mutation sociale et la disparition culturelle. Changement de décor et d'ambiance avec Holunderblüte. Dans la région de Kaliningrad, la nature reprend ses droits sur un village qui tombe en ruine. Les enfants, livrés à eux-mêmes, jouent et s'inventent un monde meilleur loin de celui de leurs parents alcooliques ou absents. Tout en sourires et malice, ils évoluent et cabriolent, au fil des saisons, dans une nature luxuriante magnifiée par des plans larges et une photographie lumineuse. Leur présence face à la caméra et l'ensemble de la mise en scène tient la dureté du monde à l'écart. « ...Et c'était l'hiver, et une myriade d'images se réfléchissaient dans le cœur et les yeux des enfants », dit la voix off. Avec elle, l'âpreté du réel s'éloigne au profit d'un rêve, celui que l'on partage avec les gamins lorsqu'ils évoquent un monde dans lequel chacun irait librement, en paix avec son voisin.
Laurence Pinsard et Marie Bonnard, collectif Les Incorrigibles
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Posté par Van le 20.03.08 à 15:18 | tags : production, réalisateur, sequel
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Outre The Changeling, une histoire de rapt d'enfant avec John Malkovich et Angelina Jolie, Clint Eastwood prépare un autre film, dont on entend parler que maintenant alors que sa sortie est prévue à l'automne. Un projet un brin mystérieux donc, nommé Gran Torino, dont on sait juste qu'il sera réalisé et interprété par Clint.
Ain't It Cool a cela dit peut-être une info décisive : ils ont reçu un mail d'un type qui vendait sa Ford Gran Torino de 1974 (il s'agit d'une voiture, donc ; cf illus.), et qui avait reçu la visite de quelqu'un de Village Roadshow Pictures qui recherchait un modèle très précis de cette Ford pour le prochain film de Clint Eastwood. Il aurait glissé le thème du film et le nom de Harry Callahan. Dirty Harry serait donc sur le point de faire son come back, à l'âge respectable de 78 ans.
Je vous l'accorde, la fiabilité de l'info est assez moyenne, mais si elle s'avère exacte le biais par lequel elle arrive à nos oreilles est plutôt drôle.
La news.
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En ces temps de grosses comédies populaires triomphantes, un beau drame de Mizoguchi ne saurait faire de mal aux rétine. On ne saurait trop vous recommander la resortie aujourd'hui des Soeurs de Gion, film de 1936, et variation toujours aussi superbe sur le sort des geichas. Un petit bijou de cinéma.
Lire aussi notre petite histoire du cinéma japonais.
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Posté par Van le 19.03.08 à 16:11 | tags : ciné du réel, festival, les incorrigibles
Deuxième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.
C'est un peu "la bourse ou la vie" version sénégalaise. Au 30ème festival du Cinéma du réel, Barça ou Barzakh (Barcelone ou la mort), le premier film d'Idrissa Guiro, a reçu le prix Louis Marcorelles du ministère des Affaires étrangères.
La première activité économique des habitants de Thiaroye-sur-mer au Sénégal est la pêche. Pourtant ils ne peuvent rien contre les chalutiers européens, chinois ou japonais qui écument leurs eaux. Les pêcheurs reviennent trop souvent bredouilles après une journée en mer. Ils ne peuvent ni gagner leur vie chez eux ni aller tenter de le faire en Europe. Reste la migration et ses aléas. Les villageois ne crient pas leur colère, ils sont assommés, l'air déjà parti. Dans Barça ou Barzakh, son premier film, Idrissa Guiro montre à quel point l'obsession de rejoindre l'Europe domine la peur de la mort. Le film s'articule autour du récit de Modou qui a failli mourir lors de sa deuxième tentative de traversée de l'Atlantique en pirogue. La mer était déchaînée, des vagues de huit mètres de haut. Les passagers, entassés par 100 dans une pirogue de 12 mètres, chantaient pour se donner du courage. Ils connaissaient bien la mer mais ils ne l'avaient jamais vu comme cela. Le GPS était en panne, les hommes pleuraient d'épuisement, de froid et de peur. Des cargos les ont ignorés. Des gardes côtes marocains les ont sauvés. Retour forcé au Sénégal. Seul point positif : les passagers s'en sont tous sortis vivants. Ils ont eu de la chance.
En 2006, 25 000 clandestins sénégalais ont rejoint les Canaries. 3000 sont morts dans leur tentative. Même s'il est traumatisé par ses traversées précédentes, Modou n'a pas l'intention d'abandonner. La tension entre son départ possible, incarné par la construction d'une pirogue, et le hors champ de son récit cauchemardesque structure le film. Pas de répit pour le spectateur, malmené par un sentiment d'impuissance et la couleur rouge omniprésente. La musique de Youssou N'Dour et les cadres très proches des personnages adoucissent l'atmosphère. Les images sont belles, très belles et permettent de s'installer dans cette réalité difficile. Tala, l'autre personnage central du film a fait le choix inverse de son cousin Modou. Son combat à lui se situe au Sénégal. Enseignant aux Etats-Unis, il a choisi de revenir au village pour soutenir le développement du pays. Son entourage et sa famille le prennent pour un farfelu. Dans les rues de Thiaroye-sur-mer de larges panneaux publicitaires en faveur de la banque Western Union qui gère les transferts d'argent rappellent : "Mon fils m'envoie une raison supplémentaire d'être fier de lui". Tala le professeur tente de dissuader son cousin Moudou de repartir. Sans succès. Barcelone ou la mort, Barça ou Barzakh, en wolof ...
La force du film tient à la manière de capter la pugnacité des hommes et des femmes qui habitent ce village. Mais aussi à celle du réalisateur Idrissa Guiro qui n'a pas attendu de trouver des financements pour partir seul avec une caméra de location. Il a ressenti l' urgence. Il connaît bien le pays : son père est Sénégalais. Il fait souvent des allers-retours depuis la France, son pays natal, et se désole que les Africains ne jouissent pas du même droit de circuler que lui d'un pays à l'autre. L'élément déclencheur du film a été la lettre d'adieu écrite par un migrant avant de mourir en mer qui disait : "La situation est si pénible à bord que je ne crois pas que je vais m'en sortir vivant. Je veux que ceux qui trouvent cet argent le donne à ma famille (...) Adieu et pardonnez-moi". Cette lettre a été retrouvée à bord d'un navire fantôme, en face du Brésil, après quatre mois à la dérive.
L'immigration a toujours fait partie de l'histoire du Sénégal, mais elle a pris une allure dramatique ces dernières années. Pourquoi ceux qui mesurent les risques de la traversée envisagent-ils de les braver pendant des jours et des nuits ? Idrissa Guiro a voulu comprendre la complexité de ce choix. Barcelone ou la mort est un film sur le départ. Il est là, en permanence : dans les plans des pirogues peintes de fleurs ou des regards perdus des élèves en cours d'anglais, quand chacun raconte la perte d'un proche dans un naufrage. La mer rythme le film. Ni menaçante ni trop belle. Là, simplement. Pour certains le film est trop esthétisant, les images trop belles, "cartes postales" et loin de la réalité. Idrissa assume son style. Ce qui compte c'est que le public africain voie ce film. Il est heureux d'avoir saisi des scènes inattendues. Celle d'un jeune garçon, à la sortie de l'école, qui se plante silencieux devant la caméra, une feuille à la main avec l'inscription : "partir en Europe".
Marie Bonnard/Collectif Les Incorrigibles
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Posté par Damien L. le 19.03.08 à 13:25 | tags : court métrage
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Les étudiants du master « Métiers des Arts et de la Culture » de l'université Paris I -Panthéon Sorbonne organisent demain une conférence sur le court-métrage numérique. Avec leurs invités, ils aborderont les nouvelles problématiques de diffusion et de création, et la place du numérique dans le court-métrage, format populaire mais possédant une économie à la marge.
Les questions posées ne manqueront pas d'intérêt: la démocratisation des outils numériques n'est-elle pas un frein à l'art cinématographique au profit d'un nouveau terrain de divertissement ? Les deux approches que constituent d'une part les nouveaux moyens de diffusion massive sur Internet et d'autre part, les projections dans les salles de cinéma et festivals, sont-elles complémentaires ou contradictoires ?
Pour répondre à ces questions, seront présents Alain Rocca, producteur star des années 1990 (La Haine, Les Patriotes ou La Discrète) et auteur du rapport sur la diffusion de court-métrage en France, Morad Kertobi, responsable du département court-métrage du CNC, Louis Dupont, artiste réalisateur, et Davy Chou, co-fondateur du festival de courts-métrages numériques des Nouveaux Cinémas.
L'entrée est libre et les plus gourmands pourront profiter d'un petit buffet à la fin de la conférence...
Jeudi 20 mars 2008, de 12h à 14h30 au Centre Saint-Charles, 47 rue des Bergers, 75015 Paris
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Posté par Van le 19.03.08 à 11:12 | tags : acteur, bande annonce, comédie, you tube
Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr., lâchés en liberté dans la jungle sous la direction du même Ben Stiller, c'est de bonne augure pour construire une comédie.
Des acteurs partis tourner un film de guerre se retrouvent au milieu d'un vrai conflit. Outre le pitch déjà prometteur, chaque personnage promet d'être savamment développé, notamment Downey Jr qui joue un acteur blanc passé par la chirurgie pour rendre plus crédible son interprétation d'un afro-américain...
Tropic Thunder, à l'automne dans les salles :
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Posté par Van le 18.03.08 à 17:46 | tags : réalisateur
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Le Talentueux Mr. Ripley, Retour à Cold Mountain, c'est surtout pour Le Patient Anglais que le réalisateur britannique était célèbre, ayant remporté grâce à ce film neuf oscars en 1997.
Il travaillait actuellement à l'adaptation en série TV des romans policiers d'Alexander McCall Smith, The No.1 Ladies' Detective Agency, dont il venait de tourner le pilote en Afrique du Sud.
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Posté par Van le 18.03.08 à 14:55 | tags : cinéma à paris, concours, court métrage

Le 28 mars prochain, La Nuit du Film Court tiendra sa 9e édition au cinéma L'Escurial, à Paris (13e).
Le principe : faire découvrir à un large public le monde du court-métrage à travers une programmation de courts, classés par thème (oscarisés, bests of, jeunes talents...) diffusés jusqu'au petit matin. Un "espace détente" est par ailleurs installé pour reposer les yeux des spectateurs et permettre des rencontres avec des réalisateurs, agrémentés de diverses animations. L'objectif : fait découvrir de jeunes réalisateurs et célébrer le genre, mis en marge par son grand frère le long métrage. Les bénéfices récoltés au cours de cette nuit blanche étant reversés au profit d'Amnesty International.
On aime bien les courts-métrages, on soutient les opérations caritatives, on vous invite donc à y aller.
L'entrée est à 18 euros en prévente et 21 sur place. Mais Flu vous propose dès maintenant de gagner des places sur sa page concours.
Toutes les infos sur le site de la Nuit du Film Court.
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Les problèmes se multiplient en ce moment entre Hollywood et les groupes religieux de toutes parts. Premier exemple : New York I love you, adapatation de Paris, je t'aime à NY, perd un de ses acteurs, qui devait être le partenaire de Natalie Portman à l'écran. Le tournage avait pourtant commencé depuis plusieurs jours, lorsque Abe Karpen, juif religieux dans la vraie vie, s'est vu rappelé à l'ordre par les rabbins de sa communauté, pas contents de le voir fricoter avec des stars... Ce dernier a immédiatement annoncé qu'il quittait le tournage...
Autre exemple, le nouveau film de Mike Myers, The Love Guru, a suscité les foudres des tenants de l'hindouisme en Inde. L'acteur, qui interprète le rôle titre, ne leur paraîtrait pas très convainquant en guide spirituel... On se demande bien pourquoi.
Pour tenter de comprendre, le trailer :
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Posté par Van le 17.03.08 à 17:59 | tags : livres de cinéma, you tube
8Rien de tel pour entrer bien disposé dans un film qu'un bon générique. Les producteurs de James Bond l'ont bien compris, et il est d'ailleurs arrivé que le meilleur du film tienne dans cette entrée en matière.
Quand un générique est soigné, on peut souvent espérer qu'il en sera de même du reste du film. C'est le cas chez Almodovar, Tim Burton, les frères Coen, Jean-Pierre Jeunet, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Quentin Tarantino... autant d'auteurs dont les génériques de début et de fin sont passés sous le regard curieux d'un collectif d'universitaires qui signent Les cinéastes et leurs génériques, publié aux éditions de L'Harmattan.
Wes Anderson s'inscrit dans cette tradition, comme vous pourrez le constater (de nouveau) ce mercredi en allant voir le très beau A bord du Darjeeling Limited, dont l'entrée en matière et l'épilogue (sur un très improbable "Aux champs Elysées" par Joe Dassin) valent le détour. Et dont vous pouvez dès à présent lire la critique ici.
Dans un tout autre style et retrouvé au gré des navigations, le générique de Raging Bull, que j'avais presque oublié :
Et vous, quels génériques vont ont marqués ?
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Posté par anita b. le 17.03.08 à 10:22 | tags : ciné du réel, festival
Samedi se tenait la remise des prix du Festival Cinéma du Réel. Voici son palmarès, très international comme attendu :
- Grand Prix : Holunderblute, de Volker Koepp (Allemagne)
- Mentions spéciales : Wollis Paradies, de Gerd Kroske (Allemagne) et San, de Du Haibin (Chine)
- Prix du Court métrage : Minot North Dakota, de Cynthia Madansky et Angelika Brudniak (Etats-Unis)
- Prix Joris Ivens, attribué à un jeune cinéaste : La Frontera infinita, de Juan Manuel Sepúlveda (Mexique)
Il reste des projections aujourd'hui et demain. Palmarès intégral et programme ici.
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Posté par Van le 14.03.08 à 17:48 | tags : ciné du réel, documentaire, festival, les incorrigibles
Premier billet de la carte blanche accordée au collectif Les incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel . Toute la série ici.
Il y a une sorte d'urgence dans la démarche de Garin Nugroho. Documentaire, fiction ou forme hybride entre les deux genres, le cinéaste enchaîne les réalisations audiovisuelles depuis les années 1980. Son ambition ? Montrer, le plus possible, toutes les facettes d'un pays en pleine mutation, le sien. Le regard qu'il porte sur l'Indonésie est alerte mais pas sans espoir. Pour lui « le cinéma, la télévision, ont un rôle pédagogique à jouer ». Dans la programmation qui lui rend hommage cette année au Cinéma du Réel, deux films retiennent particulièrement l'attention : Dongeng Kancil tentang kemerdekaan (lL'histoire de Kancil et de l'indépendance), tourné en 1995 et Daun di atas bantal (Feuille sur un oreiller; illus1), réalisé en 1998. Tous deux racontent l'exclusion, la précarité et l'injustice à travers la vie quotidienne d'enfants des rues de Yogaykarta, la ville javanaise où le réalisateur a grandi.
Dans le premier, un documentaire à la réalisation épurée, Garin Nugroho suit plusieurs gamins dans leur environnement quotidien. Premier documentaire « social » indonésien, le film contraste violemment avec les productions propagandistes habituellement proposées à l'époque de Suharto.
Trois ans plus tard, le cinéaste retrouve les gavroches de Yogyakarta et réalise avec eux Daun di atas bantal. D'une grande tendresse malgré la violence de l'univers dépeint, cette fiction qui emprunte ses arguments narratifs au documentaire (faits réels, acteurs non professionnels...) rencontre vite son public en Indonésie et reçoit les honneurs européens en étant sélectionnée dans la catégorie « Un certain regard » à Cannes.
Plus que son succès commercial ou sa reconnaissance internationale, ce qui importe à Garin Nugroho, c'est d'avoir rendu visible une problématique ignorée du plus grand nombre. Depuis, le cinéaste n'a eu de cesse d'œuvrer dans ce sens, réalisant à tour de bras des films de tous genres, courts, longs, plus ou moins grand public, sur des aspects ignorés ou méconnus de son pays. Ses réalisations, telles des clochettes, des sonnettes ou des sirènes d'alarme, entendent chatouiller les oreilles d'une population anesthésiée par trente années de dictature puis abasourdie par une mondialisation galopante. C'est le sens de sa dernière réalisation, Opéra Jawa (illus.2) qui sort sur les écrans français le 26 mars prochain. En faisant tinter les gamelans sur un air de requiem, le film rappelle la progressive disparition des cultures traditionnelles en Indonésie.
Laurence Pinsard, collectif Les Incorrigibles
Le site du Cinéma du réel.
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Quand deux geeks fans de séries Z font un malheur sur internet grâce à une série de vidéos débiles nommées "ask a ninja", Hollywood accèpte de produire leur premier long métrage. Soient donc Kent Nichols et Douglas Sarine, les geeks en question, qui lanceront sous peu le remake du mytique L'Attaque des tomates tueuses de 1978, film très très Z qui avait vu débuter sur grand écran un jeune homme du nom de George Clooney. Selon Nichols, "L'Attaque des Tomates Tueuses est le chef d'oeuvre d'une génération, nous espérons retrouver cette magie là". On lui souhaite bon courage ! Quant à la question, Clooney reprendra-t-il son rôle, la réponse semble couler de source...
Le site des ninjas.
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Si vous regardez souvent les chaînes documentaires, vous êtes peut-être comme moi étonnés du nombre d'angles sous lesquels on peut traiter de la seconde guerre mondiale et des conflits majeurs en général.
On avait encore rien vu. Pour ceux que ces documentaires emmerdent ou qui présentent des cas aigüs d'allergie aux livres d'histoire, voici soixante ans de conflits mondiaux (américano-centrés), de la seconde guerre mondiale à la guerre en Irak en passant par la Vietman, l'Intifada et le 11-Septembre... aux bretzels, croissants et hamburger. Une fresque historique parfaitement juste mais où les acteurs des conflits ont été remplacés par la nourriture qui les caractérise.
Food Fight, un film d'animation de génie de Stefan Nadelman :
Pour ceux qui ne seraient pas familiers des spécialités culinaires autour du monde, voici l'antisèche.
(Via la newsletter du Monde)
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La sortie du film de Dani Levy, Mon Führer comédie sur la vie de Hitler, nous rappelle que Charlie Chaplin demeure encore aujourd'hui le commentateur le plus pertinent et le plus hilarant du régime nazi. Un extrait du Dictateur, son chef d'oeuvre de 1940, peinture en temps réel du tournant le plus tragique du XXeme siècle.
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Posté par Van le 12.03.08 à 15:33 | tags : animation, bande annonce, pixar
10Wall-E, le petit robot de Pixar esseulé sur terre en plein questionnement métaphysique, sortira en salles le 30 juillet prochain. En attendant, la bande-annonce officielle :
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Posté par anita b. le 12.03.08 à 10:33 | tags : court métrage, en salles
Fluctuat faisait partie du jury presse au dernier festival du court métrage de Pantin, et le prix du jury presse était allé à ce Home de l'Autrichien Patric Chiha. Saluons donc aujourd'hui sa "petite" sortie en salles, du haut de ses 50 minutes. Déambulation dans la forêt autrichienne entre un homme d'âge mur et son jeune collègue, Home est une histoire de partage d'histoires, sur l'appartenance d'un individu à sa société. Porté par deux acteurs en état de grâce, et en particulier le grand Alain Libolt (illus.), Home est un film qui nous hante, littéralement.
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... il se passe des choses étranges, flippantes, sordides :
Eric nous laisse le lien de cette vidéo en proposition se demandant si c'est du lard ou du cochon.
Il s'agirait surtout de la suite de l'intelligent plan promotionnel de , ce film d'horreur espagnol en salles le 23 avril. Il y a quelques mois, nous postions ce premier teaser, malin, qui remplaçait des images du film par celles des réactions du public en train de regarder le film.
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Posté par Van le 10.03.08 à 16:51 | tags : blockbuster, you tube
22Je suis une légende aurait-il été un meilleur film avec une autre fin ? Un peu plus happy end mais également plus ambiguë, l'autre fin du film staring Will Smith :
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Posté par Van le 10.03.08 à 14:21 | tags : court métrage, festival

La 5e édition d'Une Nuit Trop Courte, festival international de courts-métrages étudiants, se tiendra du 13 au 15 mars prochains à Grenoble.
Des courts métrage en tous genre seront diffusés, hors ou en compétition, au cours de trois soirées de projection. Avis aux amateurs de courts de la région de Grenoble.
Toutes les infos ici.
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On avait vu passer quelques photos, dont une nous montrant Robert Downey Jr teint en Black, dans un treillis. Voici donc le premier teaser du nouveau film réalisé par Ben Stiller, Tropic Thunder, starring Stiller, Jack Black, Downey Jr et quelques autres belles pointures. Et une chouette promesse en prime : "Shit blows up".
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Bon ok, c'est facile, mais en même temps on ne s'en lasse pas. Voici une des dernières livraisons de sketch de Will Ferrell sur son merveilleux site Funnyordie.com.
Enjoy !
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Posté par Van le 07.03.08 à 16:50 | tags : concours, dvd, festival de cannes, semaine de la critique
Sélectionné à la Semaine de la critique au dernier Festival de Cannes, Les Méduses, film israëlien réalisé par Etgar Keret et Shira Geffen, y avait obtenu la Caméra d'or.
Synopsis :
Le jour de son mariage, Keren se casse la jambe et doit renoncer à sa lune de miel aux Caraïbes... Une mystérieuse petite fille sortie de la mer change la vie de Batya, la jeune femme qui la recueille et qu'elle suit comme son ombre... Joy, une employée de maison en exil va, sans le vouloir, renouer les liens entre une vieille femme solitaire et sa fille.
Trois histoires tragicomiques de personnages qui se cherchent, dans la ville de Tel-Aviv.
Pourquoi Les "Méduses" ? Parce que "les héros du film ont l'illusion de choisir leur propre chemin. Ils se déplacent, tels des méduses, sans pouvoir contrôler leur vie. Les courants souterrains qui les poussent viennet du passé, d'expériences traumatiques ou de stéréotypes. A la fin du film certains personnages réussiront à les vaincre. Il seront alors arrivés au bord de la plage, face à la mer. Et pour un instant ils pourront se tenir debout, dans un endroit clair et vrai. Et espérer."
Extraits d'entretiens avec les réalisateurs dans les bonus du DVD.
A l'occasion de sa sortie en DVD, Flu vous propose d'en gagner sur sa page concours.
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Posté par anita b. le 07.03.08 à 14:12 | tags : cinéma à paris, en salles, réalisateur
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Annonce de dernière minute pour les fans de Gondry : le réalisateur rencontrera le public à la fin de la projection de 20h, ce soir, au Racine Odéon (Paris 6e). Par ailleurs, l'univers foutraque de Soyez sympas, rembobinez en inspirant plus d'un, le cinéma le Méliès de Montreuil propose demain soir, samedi, une soirée spéciale cinéphilie : en plus du film de Gondry et de Ghostbusters, le cinéma a lancé un appel au public pour proposer une sélection de films "suédisés" : à chacun de se lancer dans le remake de son choix, avec les moyens du bord. Un véritable raz de marée s'annonce...
Lire la critique de Soyez sympas, rembobinez sur le mag.
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Posté par Van le 07.03.08 à 10:34 | tags : documentaire, mk2, musique au cinéma, réalisateur

Pressentant qu'il s'agira là d'un événement musical important - ils ont invité quelques potes comme Dylan, Eric Clapton, Neil Young, Ringo Starr, Van Morrison - Robbie Robertson (illus.2), leader de The Band, contacte un de leur fan, Martin Scorsese, et lui propose de venir immortaliser l'événement. Celui-ci décide d'aborder le concert comme un tournage de cinéma classique, fait construire un décor dans la patinoire de San Francisco transformée en salle de concert (illus.1), monte des tours pour les caméras, et scénarise minutieusement l'ensemble. Après le concert, qui dura sept heures, il réalise des entretiens avec le groupe pour que le spectateur comprenne la démarche et la portée de l'événement.
Et tout ceci donne The Last Waltz, un film culte sur un concert mythique et la fin d'une époque.
Dans le cadre des Cinémusicales du MK2 Bibliothèque (Paris 13e), The Last Waltz est projeté demain samedi à 11h.
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Vous avez peut-être déjà entendu parler de "The Guy With The Glasses". Pour ceux qui ne connaissent pas encore, voici quatre exemples de ce que fait ce type du cinéma. Son truc, ce sont les "5 seconds movies". Vous remarquerez qu'ils font souvent plus, mais il vous explique lui-même que ça n'aucune importance ici.
Un peu cavalier, mais indéniablement marrant :
300 :
(Via)
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Posté par anita b. le 06.03.08 à 10:42 | tags : cinéma fantastique, hollywood, production
Les scénaristes hollywoodiens seraient-ils particulièrement à l'écoute de la politique française ?
Ceux de Unborn, thriller fantastique, ont en tout cas décidé de mettre en application une idée abandonnée par nos politiques : une petite fille doit un jour "prendre en charge" la souffrance d'un petit garçon mort pendant l'Holocauste. A la sauce Hollywood, cela donne bien sûr une histoire angoissante à base de hantise, de fantômes et d'exorcisme, mais l'aspect pédagogique est bien là. Produit par Michael Bay, réalisé par David Goyer, avec Gary Oldman dans le rôle d'un rabbin exorcisant, peut-être un film à présenter au programme d'Ecole et cinéma ?
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Mounir nous écrit de Villeurbanne :
Un peu de soleil dans la grisaille ambiante, Villeurbanne ouvre la 24ème édition des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain (5 au 19 mars).
Cette année le cinéma fantastique espagnol sera à l'honneur, avec en clin d'œil au festival de Gerardmer, la section Fantastic Artes. Seulement une avant-première, Los Cronocrimenes (illus.), symptome de la diffuclté pour les festivals à obtenir des copies récentes. On s'attendait à découvrir ou L'Orphelinat, deux futurs blockbusters qui avaient toute leur place dans cette manifestation, mais la lutte qui oppose les gérants de salles indépendantes et les multiplexes a des conséquences sur la programmation des festivals. Les distributeurs préfèrent réserver les bobines aux grands réseaux qui vampirisent tous les films au succès commercial potentiel.
Résultat, plusieurs reprises de Guillermo del Toro (L'Echine du diable), Jaume Balaguero (La Secte sans nom, Fragile), et le déjanté Le Jour de la bête de Alex de la Iglesia seront au programme.
Le président des Reflets, Laurent Hugues déplore cette situation : « Les festivals sont les meilleurs endroits pour mettre un film en avant, nous avons un taux de remplissage de 97% ce qui est énorme. Les multiplexes adoptent une stratégie d'occupation du terrain et se moquent de l'exposition du film », et il rappelle la présence à Villeurbanne de réalisateurs comme Guillermo del Torro dès 1993, et Alejandro Amenabar en 1996, bien avant le succès d'Ouvre les yeux.
Malgré ces difficultés, 56 films seront présentés dont 8 en avant-première. Pendant quinze jours ce panorama montrera des productions en provenance de 11 pays où le cinéma « a des choses à dire et une vision résolument optimiste, à l'opposé du misérabilisme. Ces cinéastes montrent à leur manière que dans toutes les situations la lutte a toujours un sens ». Un résumé qui dans la bouche du président sonne comme un message cinglant destiné aux pontes du cinéma Français.
Les Reflets du cinéma ibérique et latino-américain
5 au 19 mars - Villeurbanne
Le site du festival
Notre petite histoire du Cinéma espagnol
(merci Mounir !)
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Nous n'en avons pas parlé dans le mag, mais un très beau film est sorti sur nos écrans la semaine dernière, sans doute un des plus beaux films vus lors du dernier festival de Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs : le philippin John John de Brillante Mendoza, fable tragique sur la vie dans les quartiers pauvres de Manille. Autour d'un personnage féminin comme le cinéma italien du néo-réalisme nous en a données, mère nourricière chargée d'élever des orphelins dans leurs premières années avant de les "donner" à de riches familles adoptives, John John accompagne les dernières heures de cette femme avec un enfant. De sa maison perdue dans un quartier grouillant jusqu'à l'hotel luxueux de la "transaction", Mendoza condense sur ces quelques heures, à la tombée du jour, le drame de cette femme éternellement abandonnée. Du très grand cinéma.
(illus. © Ad Vitam)
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Posté par Van le 05.03.08 à 11:16 | tags : biopic, documentaire, musique au cinéma
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Martin Scorsese prépare un documentaire sur Bob Marley avec le fils Ziggy, qu'ils espèrent sortir pour le 6 février 2010, date à laquelle le chanteur aurait eu 65 ans.
Rachid Bouchareb (Indigènes) réalise I Shot the Sheriff, mettant en scène Jamie Foxx dans la peau de Marley.
Et on apprend que la Weinstein Co. vient d'acheter les droits d'adaptation du bouquin de la veuve Rita Marley, No Woman No Cry : my life with Bob Marley.
Du documentaire réalisé par un immense cinéaste (et qui s'est fait la main sur le documentaire musical, à force) en étroite collaboration avec le fils, d'une fiction réalisée par un français qu'on n'attendait pas là avec un très grand acteur habitué à incarner un personnage célèbre, ou bien d'un film adapté de la biographie écrite par une des personnes les plus proches du personnage mais qui justement peut difficilement être objective... Lequel des trois projet vous semble le plus intéressant ?
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La cape de Superman, la robe de mariée de Madonna dans Like a virgin, le chapeau de la sorcière du Magicien d'Oz, le fouet d'Indiana Jones, la veste en cuir de John Lennon dans Imagine, la perruque d'Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, une épée de Braveheart, le flingue qui a servi à tuer Lee Harvey Oswald... voici pêle-mêle quelques éléments de la liste d'objets présentés comme "pop" qui seront vendus aux enchères le 15 mars à Las Vegas.
L'ensemble de cette étrange collection est évalué à 5 millions de dollars.
La "pop culture" est à vendre.
(Via)
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Posté par Damien L. le 03.03.08 à 18:54 | tags : flu, le mag, réalisateur
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La rédac ciné de Flu est divisée cette semaine sur le film d'Olivier Assayas et, sans adopter le fight pour/contre souvent pratiqué par des mag comme Telerama, voici un petit contrepoint à la critique de L'Heure d'été de Jérôme Dittmar, qui n'a définitivement pas aimé le film.
Un vieil adage veut que le travail d’un artiste consiste à toujours développer les mêmes thèmes, sous des formes différentes. Et c’est ce que fait Olivier Assayas avec L'Heure d'été; si le cinéaste revient à un cinéma en langue française et choisit un cadre familial qui peut évoquer les films d’André Téchiné, les thématiques abordées sont très proches de celles de sa « trilogie internationale » (Demonlover,Clean et Boarding Gate), qui multipliait les lieux et les langages, sous forme de thrillers à suspense. Ici, il s’agit à nouveau d’enregistrer les modifications qu’opère la mondialisation sur les corps et leur façon de se mouvoir…
Après s’être intéressé à l’espionnage économique, aux chanteuses de rock et aux trafiquants en tous genres, Olivier Assayas ancre donc sa caméra au sein d’un milieu aisé. Mais il n’épouse pas pour autant un point de vue de classe et ne cherche pas à défendre des intérêts contre d’autres intérêts. Il ne fait que constater les inquiétudes d’un personnage (Charles Berling) contraint de se séparer d’une partie de son passé et de ses sensations d’enfance. L’important ici n’est pas tant la classe sociale à laquelle il appartient que la façon dont son corps se sent dépassé, absorbé et dépossédé d’une partie de lui-même.
L'Heure d'été cherche simplement à capter quelques mouvements du monde, en collant au plus près de ses personnages. Ce qui n’empêche pas Olivier Assayas de se moquer de la naïveté conservatrice de Frédéric (Charles Berling, donc) qui, en allant chercher sa fille au commissariat, sort une phrase tellement absurde (« je ne comprends pas, je l’ai pourtant emmenée au musée hier ») qu’elle ne peut qu’être moqueuse.
Ce retour à une morphologie française peut être vu comme un manque d’audace de la part d’Assayas. Mais l’intensité de son regard et la fluidité de son style n’ont rien à envier à la fameuse « trilogie internationale ». Et le bouillonnement du monde s’exprime à nouveau, hors champ cette fois.
- Lire la critique de L'Heure d'été sur le mag.
- Voir l'entretien avec Olivier Assayas.
L'Heure d'été, sortie en salles le 5 mars 2008.
(illus.© MK2 Diffusion)
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Le 11-Septembre est un complot, l'homme n'a pas marché sur la lune, et Coluche a été assassiné.
La Môme a trop parlé. Vendredi, le site de Marianne a exhumé, grâce à une rediff, une interview de Marion Cotillard pour Paris Dernière datant de l'année dernière, dans laquelle elle montre qu'elle est en plein dans la théorie du complot. Divers sujets dont les Américains se moquent royalement sont revisités, jusqu'à ce qu'elle développe sur le 11-Septembre : comme Thierry Meyssan, elle croit apparemment à la thèse du complot américain.
Pour le Washington Times, sa carrière hollywoodienne est menacée, des lecteurs indignés estiment en commentaires que l'actrice doit rendre son Oscar... serait-ce déjà le début de la fin ?
Alors qu'elle était en pleine lune de miel avec l'Amérique, Cotillard - qui touche là à l'ultime trahison pour nos amis d'outre-Atlantique - va devoir se racheter, ou accepter le divorce pour faute.
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Posté par anita b. le 01.03.08 à 09:22 | tags : bande annonce, remake, you tube
5Michael Haneke a repris son film Funny Games plan par plan, dans un cadre Hollywoodien et avec Naomi Watts, Tim Roth et Michael Pitt dans les rôles principaux. Une bizarrerie à la Psycho de Van Sant, dont le film annonce est pour le moins réussi.
5 commentaires
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