
(Via)
4 commentaires
Posté par anita b. le 30.04.08 à 11:28 | tags : festival de cannes, sélection officielle
Alors que le nouveau et dernier film français à rejoindre la sélection officielle en compétition a été annoncé hier, - Entre les murs de Laurent Cantet -, on apprend également la venue de James Gray avec Two Lovers, un drame amoureux avec Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow
Parallèlement, ce sont deux nouveau membres du jury qui apparaissent aujoud'hui : Jeanne Balibar et Marjane Satrapi. On se demande bien ce que Thierry Frémeaux va nous sortir de son chapeau d'ici la semaine prochaine....
(illus. Marjane Satrapi recevant le prix du jury en 2007 pour Persepolis ;Valery Hache AFP)
Réagir à cet article
Posté par Van le 29.04.08 à 18:26 | tags : festival de cannes, sélection officielle
3
Les membres du comité de sélection seraient-ils enfin parvenus à se mettre d'accord ?
Selon le Film français, le troisième film hexagonal présenté en compétition serait le drame éducatif Entre les murs, de Laurent Cantet (Ressources humaines, Vers le sud).
Par ailleurs, le film d'ouverture devrait être Blindness - L'Aveuglement, du brésilien Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, The Constant Gardener) avec Julianne Moore, seule épargnée d'une épidémie qui frappe les gens de cécité, et se retrouve chargée de guider les hordes d'aveugles hors des ténèbres...
Le Festival commencera donc dans la gaité.
(illus. Entre les murs, © Haut et Court)
3 commentaires
Posté par Van le 29.04.08 à 12:18 | tags : bande annonce, batman, super héros
5
Un montage parallèle des bandes-annonces du premier Batman, par Tim Burton, et de The Dark Knight, la suite de la relecture assez radicale du personnage par Christopher Nolan, montre en fait des grandes similitudes. Christian Bale vs Michael Keaton, Heath Ledger vs Jack Nicholson...Les personnages ont rajeuni mais l'hommage est partout.
La vidéo est ici.
5 commentaires
Posté par anita b. le 28.04.08 à 10:51 | tags : festival de cannes
La plus discrète des sélections parallèles présentées lors du festival de Cannes est celle de l'Acid, l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion. Des films choisis par des cinéastes, soucieux de faire entendre des voix souvent trop hors normes ou discrètes pour intégrer les circuits traditionnels. A guetter, la reprise de ces films après le festival.
- 10 + 4, de Mania Akbari
(Iran, 2007, fiction documentaire, 1er long métrage)
L’actrice de Ten (Abbas Kiarostami) met en scène sa propre histoire dans un film qui, malgré son sujet (elle est atteinte d'un cancer), respire la vie et la liberté.
- CHRIGU, de Jann Gassmann et Christian Ziorjen
(Suisse, 2007, documentaire, 1er long métrage)
Toujours entre deux fêtes survoltées, Chrigu filme ses amis musiciens en tournée, ses parents babas-bio... Comment ce doux soleil d'automne pourrait-il être le dernier ?
- GUGARA, de Jacek Naglowski et Andrzej Dybczak
(Pologne, 2007, documentaire, 2ème long métrage)
Dans l’Est russe, une famille Evenki, comme d’autres, regarde sa culture devenir show télévisé ou spectacle folklorique.
- JE SUIS DE TITOV VELES, de Teona Mitveska
(Macédoine, 2007, fiction, 2ème long métrage)
A Titov Veles, il reste l'usine qui ronge ses habitants, et la maison des trois sœurs : Sapho, Slavica et Afrodita. Que se passe-t-il quand celles qui étaient toute votre vie décident à leur tour de partir ?
- KOMMUNALKA, de Francoise Huguier
(France, 2008, documentaire, 1er long métrage)
La vie dans un appartement communautaire de St Pétersbourg à travers ses habitants, dont la fascinante Natacha, une plongée dans les méandres d'une intimité collective.
- LEGER TREMBLEMENT DU PAYSAGE, de Philippe Fernandez
(France, 2008, fiction, 1er long métrage)
Une petite communauté vivant apparemment aux premiers moments de la conquête spatiale.
- Mange, ceci est mon corps, de Michelange Quay
(France/Haïti, 2007, fiction, 1er long métrage)
Haïti, île noire, solitaire, abandonnée à sa pauvreté et à sa misère. Madame, une femme blanche (Sylvie Testud), vit dans ses fantasmes coloniaux où elle enseigne et nourrit les masses damnées de la terre. Une expérience cinématographique hypnotique et viscérale qui nous emmène au plus profond de la souffrance spirituelle et matérielle de la première République Noire.
- NO LONDON TODAY, de Delphine Deloget
(France, 2007, documentaire, 1er long métrage)
Une plongée dans l’errance et l’attente à Calais de jeunes réfugiés tentant de passer illégalement en Angleterre.
- TRANS# : WORKING TITLE, de Jin
(Corée du Sud / France, 2008, essai, 1er long métrage)
Poème, journal filmé d’une jeune coréenne entre la France, la Russie, la Mongolie, la Corée…
• Courts Métrages
- L'AMERTUME DU CHOCOLAT, de Lucile Chaufour
(inédit)
- BIENTÔT J'ARRETE, de Léa Fazer
(inédit)
- EUT-ELLE ETE CRIMINELLE, de Jean-Gabriel Periot
- KAMEL S'EST SUICIDE SIX FOIS, SON PERE EST MORT, de Soufiane Adel
(inédit / programmé également à la Quinzaine des réalisateurs)
- LE LOUP BLANC, de Pierre-Luc Granjon
- SKHIZEIN, de Jeremy Caplin
(inédit / programmé également à la Semaine de la Critique)
- LA TROISIEME FOIS, de Annarita Zambrano
- WELCOME TO WHITE CHAPEL DISTRICT, de Marie Vieillevie
Réagir à cet article
Calqué sur le modèle de Paris, je t'aime, le projet New York, je t'aime a dévoilé son casting au début du mois. Côté acteurs, les noms d'Ethan Hawke, John Hurt, James Caan, Orlando Bloom, Kevin Bacon, Hayden Christensen ou Isabelle Adjani ont été avancés.
Côté réalisateurs, Fatih Akin, Zach Braff, Park Chan-Wook, Andrey Zvyagintsev et Andy Garcia seront accompagnés de...Scarlett Johansson et Natalie Portman. Les deux actrices, qui ont récemment partagé l'affiche de Deux soeurs pour un roi, feront leurs grands débuts derrière la caméra; chacune réalisera un court-métrage.
Nous sommes curieux de voir à quoi ressembleront les films des deux jeunes femmes et à quelles influences ils obéiront. Entre Woody Allen, Sofia Coppola, Wong Kar-Wai ou Wes Anderson, Scarlett et Natalie ont été dirigées par du beau monde. S'affranchiront-elles de ces références ?
Membre du jury du prochain Festival de Cannes et déjà présente dans Paris, je t'aime, Natalie Portman sera-t-elle tentée par une ambiance à la française, dans le style d'Hôtel Chevalier, le court-métrage de Wes Anderson qui ouvrait, au son de Peter Sarstedt, A bord du Darjeeling Limited ?
2 commentaires
Posté par Van le 25.04.08 à 18:28 | tags : cinéma fantastique, prequel, production, réalisateur, seigneur des anneaux
1
Ceux qui attendaient impatiemment les projets personnels de Guillermo Del Toro peuvent ronger leur frein. Car le Mexicain réalisera bien le dyptique sur Bilbo le hobbit, le "prequel" du Seigneur des Anneaux, sous l'égide de Peter Jackson. Mais sans doute ceux qui attendent la nouvelle adaptation de J.R.R. Tolkien sont-ils plus nombreux que les simples fans du réalisateur du Labyrinthe de Pan.
Del Toro filera vers la Nouvelle-Zélande aussitôt le tournage de Hellboy 2 terminé, et compte s'y installer pour les 4 prochaines années. Il tournera en effet, comme ce fut le cas pour la trilogie, les deux films à la suite.
Rendez-vous en 2011 et 2012 pour le résultat.
1 commentaire
Posté par anita b. le 25.04.08 à 17:17 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

On les croyait tangeants pour intégrer la compétition officielle, et bien non, les frères Larrieu et Bertrand Bonello affirment leur fidélité à la Quinzaine des réalisateurs, et c'est tant mieux ! Le Voyage aux Pyrénées des premiers et De la guerre (photo ci-contre) du second seront donc à découvrir dans la salle du Noga Hilton, rebaptisé suite à un changement de propriétaire le Palais Stéphanie (et oui, certains assument ça !). La Quinzaine fête cette année ses 40 ans, et les rétrospectives qui saluent cet anniversaire dans le monde entier méritent le détour ! Comme à son habitude, la sélection française est des plus alléchantes, et on retrouve certains habitués.
La sélection :
Acné de Federico Veiroj / Uruguay/Argentine/Espagne/Mexique
Aquele querido mês de agosto /Our Beloved Month Of August /Ce cher mois d'août de Miguel Gomes Portugal/France
Boogie de Radu Muntean/ Roumanie
Les Bureaux de Dieu de Claire Simon / France
El Cant dels ocells /Le Chant des oiseaux d'Albert Serra / Espagne
Cztery noce z Anna /Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski / France/Pologne
De la guerre de Bertrand Bonello / France
Dernier maquis de Rabah Ameur-Zaïmeche / France/Algérie
Eldorado de Bouli Lanners Belgique/France
Elève libre de Joachim Lafosse / Belgique/France
Liverpool de Lisandro Alonso / Argentine/Espagne/Pays-Bas/France/Allemagne
Monsieur Morimoto de Nicola Sornaga / France
Nin Lang Zhi Nu /Knitting de Yin Lichuan / ChineNow Showing de Raya Martin / Philippines/France
The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie / États-Unis
Il resto della notte de Francesco Munzi / Italie
Salamandra de Pablo Aguero / Argentine/France/Allemagne
Shultes de Bakur Bakuradze / Russie
Slepe lasky / Blind Loves de Juraj Lehotsky / Slovaquie
Taraneh Tanhayie Tehran / Lonely Tune of Tehran de Saman Salour / Iran
Tony Manero de Pablo Larrain / Chili /Brésil
Le Voyage aux Pyrénées de Jean-Marie et Arnaud Larrieu / France
Parmi les petits cadeaux, une séance autour d'une copie rénovée de Milestones de Robert Kramer, un hommage à Jean-Marie Straub, le film 40x15, documentaire sur les 40 ans de la Quinzaine, et un intriguant programme de courts métrage français : Mes copains, première réalisation de Louis Garrel, Ciel éteint ! de F.J. Ossang et Je vous hais petites filles de Yann Gonzalez.
Réagir à cet article
Posté par anita b. le 25.04.08 à 10:26 | tags : festival de cannes, semaine de la critique
1
Voici donc le programme :
Longs métrages
Das fremde in mir / The Stranger in Me d'Emily Atef, Allemagne
Aanrijding in Moscou / Moscow, Belgium de Christophe van Rompaey, Belgique - 1er film
Better Things de Duane Hopkins, Royaume-Uni - 1er film
La sangre brota de Pablo Fendrik, Argentine
Les grandes personnes d'Anna Novion, France - 1er film
Snijeg / Snow d'Aida Begic, Bosnie/France - 1er film
Vse umrut a ja ostanus / Everybody Dies But Me de Valeria Gaia Germanica, Russie - 1er film
Courts métrages
Ahendu nde sapukai / I Hear Your Scream de Pablo Lamar, Argentine/Paraguay
Skhizein de Jérémy Clapin, France
Next Floor de Denis Villeneuve, Canada
A espera de Fernanda Teixeira, Brésil
Ergo de Geza M. Tothn, Hongrie
Nosebleed de Jeff Vespa, Etats-Unis
La copie de Coralie de Nicolas Engel, France
(mention spéciale pour l'affiche !)
1 commentaire
Posté par Damien L. le 24.04.08 à 10:22 | tags : cinéma des cinéastes, court métrage, festival
1
Impressionnante évolution que celle du Festival International des Très Courts. Certains vétérans se souviennent des premières éditions organisées au Forum des Images, dans une quasi intimité qui n'empêchait en rien le dynamisme de la programmation.
Mais pour le dixième anniversaire de la manifestation, les organisateurs ont vu les choses en grand. Le festival aura lieu les 2, 3 et 4 mai 2008 au Cinéma des Cinéastes, et simultanément dans 65 villes du monde (24 villes en France et 41 villes à l’étranger).
Le principe n'a pas changé : chaque film doit durer moins de 3 minutes (hors titre et générique) et tous les genres sont acceptés, fiction, documentaire, animation, image de synthèse. Seule compte la créativité. Amateurs ou professionnels, les réalisateurs viennent de divers horizons et de divers continents. 17 pays sont cette année représentés.
Toutes les infos sont disponibles sur le site du festival.
Soirée d'ouverture le vendredi 2 mai 20h au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy, 75017 Paris) : projection de la sélection officielle suivie de la remise des prix en présence des réalisateurs et du jury.
1 commentaire
Posté par Van le 23.04.08 à 15:56 | tags : acteur, actrice, festival de cannes, réalisateur, sélection officielle, un certain regard
2
Sean Penn présidera donc le jury de la Sélection officielle de ce 61e Festival de Cannes, et sera accompagné d'un intéressant panel :
- Sergio Castellitto (scénariste, réalisateur - Libero Burro, A corps perdus -, acteur italien)
- Natalie Portman (actrice israélo-américaine qu'on ne présente plus)
- Alfonso Cuaron (réalisateur mexicain - Y tu mama tambien, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Les Fils de l'homme...)
- Apichatpong Weerasethakul (réalisateur thaïlandais - Syndrome and a century)
- Alexandra Maria Lara (actrice allemande - vue notamment dans La Chute de Oliver Hirschbiegel, Control d'Anton Corbjin et L'Homme sans âge de Francis Ford Coppola)
- Rachid Bouchareb (réalisateur français - Indigènes)
Le Jury de la cinéfondation sera présidé par Hou Hsiao Hsien (Réalisateur et producteur taïwanais), accompagné de :
- Susanne Bier (Réalisatrice danoise - After the wedding, Nos souvenirs brûlés...)
- Marina Hands (Actrice française, vue notamment dans Lady Chatterley)
- Olivier Assayas (Réalisateur français - Irma Vep, Demonlover, Clean, L'Heure d'été...)
- Larry Kardish (Conservateur du département cinéma du MoMA, américain)
Le Jury Un Certain Regard sera présidé par Fatih Akin (réalisateur allemand - De l'autre côté)
Et enfin le Jury Caméra d'or, présidé par Bruno Dumont (Réalisateur français - La vie de Jésus, L'Humanité, Flandres...)
2 commentaires
Posté par Van le 23.04.08 à 13:24 | tags : festival de cannes, sélection officielle
4
Annoncée aujourd'hui lors d'une conférence de presse, la sélection officielle du 61e Festival de Cannes compte 20 films en compétition. Mais nous ne les connaîtrons pas tous aujourd'hui - le reste devant être annoncé dans les jours à venir. Sur le lot, deux français sont présents (mais un troisième est à venir), trois américains, des grands habitués de la Croisette et quelques petits nouveaux.
- Un Conte de Noël, Arnaud Desplechin (France)
- La Frontière de l'aube, Philippe Garrel (France)
- The Changeling, Clint Eastwood (Etats-Unis)
- Che (The Argentine + Guerrilla), Steven Soderbergh (Etats-Unis)
- Synecdoche, New York, Charlie Kaufman (Etats-Unis)
- Adoration, Atom Egoyan (Canada)
- Le silence de Lorna, Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique)
- The Palermo Shooting, Wim Wenders (Allemagne)
- Waltz with Bashir, Ari Folman (Israël)
- La Mujer Sin Cabeza (La Femme sans tête), Lucrecia Martel (Argentine)
- Leonera, Pablo Trapero (Argentine)
- Les Trois singes, Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
- Linha de Passe, Walter Salles (Brésil)
- My Magic, Eric Khoo (Chine)
- Serbis, Brillante Mendoza (Philippine)
- Il Divo, Paolo Sorrentino (Italie)
- Gomorra, Matteo Garrone (Italie)
- Delta, Kornel Mundruczo (Hongrie)
- 24 City, Jia Zhang-Ke (Chine)
Manque le dernier français... étrange.
Pour le hors-compétition et comme prévu, Steven Spielberg dévoilera en avant-première son pour le moins attendu Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, et Woody Allen contribuera généreusement aux paillettes de la Croisette en amenant Scarlett Johansson et Penelope Cruz, à l'affiche de Vicky Cristina Barcelona. Il y aura également Maradona, un documentaire sur le footballeur réalisé par Emir Kusturica, et le dernier Dreamworks, Kung Fu Panda, de Mark Osborne et John Stevenson.
Stay tuned pour la suite.
MàJ : la sélection, Un Certain Regard, les Séances spéciales, de minuit etc ici.
4 commentaires
Posté par anita b. le 22.04.08 à 17:21 | tags : classique, festival de cannes
2
On connaîtra la sélection officielle demain, mais on connaît déjà certains des films qui seront présentés à Cannes cette année dans le cadre de Cannes Classics. Let's Get Lost, documentaire du photographe Bruce Weber, réalisé dans les années 1980, dans les dernières années de la vie du grand Chet, est un monument en noir et blanc, qui ressortira en salles avant la fin de l'année. Autre belle programmation, une version entière restaurée de Lola Montès de Max Ophuls (1955), qui sera présentée en ouverture de Cannes Classics. Lola Montès est non seulement le dernier film du réalisateur, mais aussi son unique fim en couleurs, et il sera ainsi possible de le retrouver dans une qualité perdue depuis des décennies. Un véritable évènement pour le monde cinéphile. A guetter plus tard à la Cinémathèque française, à l'initiative de cette restauration, où dans d'autres salles...
(illus. © Les Films du Jeudi)
2 commentaires
Posté par Van le 22.04.08 à 12:59 | tags : affiche, festival de cannes, réalisateur
11Voici l'affiche officiel du 61ème Festival de Cannes :

Cette affiche est une photo de David Lynch "mise en scène" par Pierre Collier. Ce dernier a imaginé tout un ensemble graphique à partir de l'affiche pour créer un "environnement esthétique" dans et autour du Palais des festivals.
Cette proposition artistique est de bon augure pour ce Cannes 2008, placé sous le haut-patronage de monsieur Lynch - décidément très apprécié de la Croisette. Quand il ne présente pas un film en compétition (Sailor et Lula - 1990, Twin Peaks - 1992, Une Histoire vraie - 1999, Mulholland Drive - 2001), il en préside le jury (2002). Ou au pire, il inspire l'atmosphère du Festival tout entier. Préparez-vous à voir du rouge, des femmes fatales, et des nains chelous sur la Croisette.
11 commentaires
Les Ch'tis ont donc traversé l'Atlantique.
Présenté en ouverture du festival COL.COA (City of lights, city of angels, organisé par le Fonds culturel franco-américain) en fin de semaine dernière, Bienvenue chez les Ch'tis a visiblement conquis le public américain. Oui, l'humour du nord s'adapte bien chez les yankees, qui ont descerné au film de Dany Boon, rebaptisé Welcome to the Sticks, le COLCOA Audience Award, qui témoigne de la très bonne réception d'un film français auprès du public américain.
Le film a été projeté cinq fois : une devant 700 professionnels - qui auraient ri malgré l'austérité bien connu des gens du métier -, deux devant des lycéens américains qui, si l'on en croit les explications des relations presse, se sont copieusement esclaffés alors même que certains d'entre eux voyaient un film sous-titré pour la première fois... Et deux séances publiques qui ont fait salle comble, l'une à l'issue de laquelle le public votait pour le Audience Award. L'autre en tant que gagnant du prix en question.
Il faut saluer les sous-titreurs, qui ont réussi l'exploit de traduire l'humour ch'tis et de trouver des équivalents anglais aux mots déformés dans le film. Et son esprit apparemment universel.
La Graine et le mulet a obtenu par ailleurs le prix de la critique à l'unanimité, et le film de Sandrine Bonnaire, Elle s'appelle Sabine, une mention spéciale.
3 commentaires
Posté par anita b. le 21.04.08 à 11:26 | tags : dvd, réalisateur
Les éditions Montparnasse comblent un vide insupportable en éditant en coffret trois films de Guy Gilles (www), cinéaste de la post nouvelle vague trop vite disparu et injustement méconnu. Quelques rétrospectives deci-delà, en particulier au festival de La Rochelle, ont permis à un petit public de redécouvrir le spleen de cette oeuvre hors norme, placée sous la figure de Proust et des souvenirs qui nous hantent. L'Amour à la mer (1963), Au Pan Coupé (1967) et le Clair de Terre (1970) sont trois films majeurs qui explorent les souvenirs sentimentaux et les origines tunisiennes d'un Guy Gilles poète à la gravité élégante et sublimée. L'expérience des films de Gilles en a retourné pus d'un, et l'existence de ce coffret est une occasion à ne pas rater pour découvrir un des auteurs français les plus intimistes et bouleversant des années 60/70.
Editions Montparnasse - 2 DVD - 25 euros
Réagir à cet article
Posté par Van le 19.04.08 à 09:05 | tags : indiana jones, making off
5
5 commentaires
Posté par Damien L. le 18.04.08 à 18:20 | tags : acteur, festival de cannes
3
Le comédien Edouard Baer succédera à Diane Kruger pour présenter les cérémonies d'ouverture et de clôture du 61ème Festival de Cannes, les 14 et 25 mai prochains. Après Vincent Cassel en 2006, il sera le deuxième homme à occuper cette fonction traditionnellement réservée à la gent féminine.
Canal +, retransmetteur des cérémonies, trouve là un enfant de la maison, qui s'est déjà fait la main comme maître de cérémonie des Césars. L'exercice n'est pas si simple, car les blagues et autres mots d'esprit passent souvent mal auprès du public multilingue du Palais Des Festivals. On souhaite par exemple à Edouard Baer plus de réussiste qu'à Cécile De France, dont les quelques tentatives d'humour avaient fait flop en 2005.
Edouard Baer est cette semaine à l'affiche de Passe-passe, dont voici la critique.
3 commentaires
Posté par Van le 18.04.08 à 16:13 | tags : digima, forum des images
2J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, c'est le premier long-métrage réalisé avec un téléphone portable à sortir en salles. Il s'agit au départ d'une initiative du Festival Pocket Films, créé il y à 4 ans déjà par le Forum des images, qui explore un univers audiovisuel encore en friche, où artistes et amateurs peuvent créer à l'aide de l'outil le plus démocratique qui soit ou presque, outil de poche et de tous les jours qu'est le téléphone portable.
Benoît Labourdette, le coordinateur général du Festival, a confié à la suite de l'édition 2007 à Joseph Morder - réalisateur du film qui sort en salles le 7 mai prochain - un portable muni d'une caméra pour tenter l'expérience : un long-métrage intégralement réalisé sur téléphone. Un an après, le résultat de cette expérience sort en salles, et ne manque pas d'intérêt. Joseph Morder, réalisateur d'auto-fiction (il réalise un journal filmé depuis 1967 et a commencé en Super 8...), a pensé que la forme la plus appropriée au support serait le journal intime, non sans raison. Le film se déroule sur trois mois, entre février et mai 2007, trois mois durant lesquels le réalisateur a trimballé son téléphone dans sa vie tous les jours, rendant compte de ses rencontres, du temps qu'il fait et qui passe, de la campagne et de l'élection présidentielle, des grandes et petites choses de la vie.
Bande-annonce :
Le support du téléphone portable s'accorde particulièrement à cette forme intime, spontanée, à tel point qu'on se demande d'ailleurs s'il ouvre réellement la possibilité d'explorer la fiction. Il est difficile d'apprécier J'aimerais partager le printemps... dans les mêmes termes qu'un film classique - est-ce encore du cinéma ? La question est posée. Pourtant le voir en salles paraît être un acte étrangement naturel, et constitue en tous cas une expérience digne d'intérêt.
Flu est partenaire de la sortie de ce film et vous le conseille. Vous pouvez d'ailleurs gagner des places pour aller le voir dès sa sortie en salles le 7 mai prochain (malheureusement surtout en région parisienne), sur notre page concours.
On en reparlera très prochainement dans le mag.
2 commentaires
Posté par anita b. le 18.04.08 à 10:12 | tags : festival de cannes

Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 17.04.08 à 17:38 | tags : action christine, cinéma à paris, festival, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
1
En 1969, la création de la Quinzaine des réalisateurs fut une conséquence directe des évènements qui paralysèrent le Festival de Cannes 1968. Pour lutter contre l’académisme dont la sélection faisait preuve, il s'agissait de présenter des films « gratuitement, sans palmarès et sans censure ». Quarante ans plus tard, la Quinzaine se porte bien, merci. Pour célébrer cet anniversaire, plusieurs évènements sont prévus, mais le premier d'entre eux a lieu...à Paris.
L'Action Christine propose en effet une rétrospective des films découverts à la Quinzaine des réalisateurs. Pendant deux semaines (jusqu'au mardi 29 avril), la programmation du cinéma est tout bonnement hallucinante. Seront ainsi projetés Aguirre, la colère de Dieu, Benny's Video, La Captive, L'Empire des sens (photo), Family Life, Macunaima, Mean Streets, Le Prisonnier du Caucase, La Salamandre, Stranger than Paradise, Summer of Sam, The Indian Runner ou Wanda.
Vous pouvez jeter un oeil au programme complet
Du 16 au 29 avril, Action Christine, 4 rue Christine, 75006 Paris
1 commentaire
Posté par Van le 17.04.08 à 14:37 | tags : james bond
3
Le musée Imperial War de Londres accueille jusqu'à mars prochain la première exposition de taille consacrée à Ian Fleming et son agent secret 007. For Your Eyes Only : Ian Fleming and James Bond expose toutes sortes d'objets et de documents liés au personnage de Fleming et ses multiples adaptations cinématographiques : de manuscrits annotés à la chemise ensanglantée portée Daniel Craig dans Casino Royale, en passant par le bikini de Halle Berry dans Meurs un autre jour et les chaussures/couteau de la méchante Rosa Klebb dans Bons baisers de Russie.
Au-delà de l'aspect purement gadget, le parcours met en lumière les liens profonds qui unissent la propre expérience de Fleming aux aventures de son personnage, ainsi que la manière dont les livres et les films rendent compte des tensions de la Guerre Froide.
Ca c'est pour la forme. Sur le fond, soyons sérieux, une telle expo s'adresse sans doute principalement aux fétichistes du personnage.
3 commentaires
Temps de crise en ce moment pour le cinéma français et sa presse : hormis le désormais célèbre rapport du Club des 13, sur lequel nous reviendrons plus longuement bientôt, la presse de cinéma est en pleine crise : le magazine professionnel Ecran Total, concurrent du Film Français, vient de déposer le bilan, tandis que le groupe Le Monde annonce la mise en vente des éditions de l'Etoile et des Cahiers du Cinéma, qu'on ne présente plus. Demain jeudi se tiendra à la Fémis, à 18h, une table ronde publique réunissant des membres des Cahiers et d'autres du Club des 13 pour échanger sur cette triste situation. L'occasion de prendre part à une réflexion à mener d'urgence, et qui ne fait que commencer.
3 commentaires
Posté par anita b. le 16.04.08 à 18:31 | tags : cinéma fantastique, classique, en salles
2Cette semaine, point de ressortie ancestrale, mais l'occasion de revoir un Terry Gilliam années 1980, soit un petit plaisir rétro. Brazil, sorti en 1985, a forcément un peu vieilli, mais il demeure le Gilliam de référence pour beaucoup. La présence presque contre-nature de Robert de Niro et de Jonathan Pryce dans cet univers baroque et foutraque en rajoute dans le burlesque. En guise de madeleine, un petit extrait du film.
2 commentaires
Posté par Damien L. le 16.04.08 à 16:26 | tags : cinema muet, cinémathèque française, classique, noir et blanc, réalisateur
4
Père des effets spéciaux, créateur du premier studio de cinéma, réalisateur de l'inoubliable Voyage dans la Lune, Georges Méliès méritait bien une exposition. La Cinémathèque française a récemment mis la main sur plus de 700 nouvelles pièces de son oeuvre et invite le public à les découvrir, à partir d'aujourd'hui 16 Avril.
Le parcours de l'exposition se compose de trois étapes. Magie et Cinématographe retrace les débuts d'illusionniste de Méliès et sa découverte du cinéma, tandis que Le Studio Méliès de Montreuil permet de découvrir le fameux studio vitré conçu spécialement pour les prises de vues cinématographiques. La dernière étape, L'Univers fantastique de Méliès, présente des affiches, programmes, dessins, costumes et propose des projections relatives aux «voyages fantastiques». L'exposition décrit l'évolution de l'industrie cinématographique et la montée en puissance des géants Pathé, Gaumont et Eclair, qui ont su imposer d'autres structures, celles d' un cinéma plus réaliste et moins rêveur, rendant peu à peu les films de Méliès obsolètes.
Mélange d'artiste, d'inventeur et d'artisan, Georges Méliès maîtrisait seul l'entière production de son oeuvre cinématographique, depuis la conception du film jusqu'à la vente des copies, écrivant les scénarios, dessinant lui-même les maquettes des décors, recherchant les financements ou faisant l'acteur. Inutile de dire que cette exposition se savoure à n'importe quel âge...
Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75 012 Paris
4 commentaires
Posté par Damien L. le 16.04.08 à 11:02 | tags : en salles, musique au cinéma, you tube
15La sortie aujourd'hui de Shine A Light consacre l'admiration sans bornes que voue Martin Scorsese aux Rolling Stones, groupe qui l'obsède et dont il a utilisé les partitions à de nombreuses reprises (son morceau fétiche étant Gimme Shelter, utilisé dans Les Affranchis, Casino et Les Infiltrés).
Tout a commencé en 1976, avec Mean Streets : Marty s'emparait de deux morceaux des Stones pour colorer ses scènes de bar et poser les bases de son rapport aux gangsters. 32 ans après, ces séquences gardent la même saveur.
Voici Harvey Keitel déambulant au son de Tell me:
15 commentaires
De tels sommets appellent forcément un passage par Hollywood. En attendant de recouler le Titanic - il concourt toujours pour la 1ere place historique au box office français -, Bienvenue chez les Ch'tis était présenté hier en ouverture du festival City of lights, City of angels, créé par le fonds culturel franco-américain qui encourage l'exportation des films français outre-Atlantique.
Selon la journaliste de l'AFP présente dans la salle, les 600 spectateurs n'ont pas semblé saisir tout à fait l'humour de Dany Boon - et pour cause, on voit mal comment traduire les jeux de mots en forme de quiproquo liés au ch'timi. Le film aurait intéressé des acteurs voulant acheter les droits d'adaptation plus que les distributeurs, qui ne sauront sans doute pas quoi faire de ce Ch'nord français décrit dans cette comédie on ne peut plus géo-centrée.
Mais pas d'inquiétude, si vous n'avez pas encore eu votre dose, vous pouvez compter sur un bon vieux remake dans les prochaines années.
5 commentaires
Posté par Damien L. le 15.04.08 à 12:08 | tags : festival de cannes, réalisateur
4
La traditionnelle leçon de cinéma du Festival de Cannes sera cette année prodiguée par Quentin Tarantino. Après avoir été sélectionné à 29 ans avec Reservoir Dogs, palmé en 1994 avec Pulp Fiction, Président du jury en 2004 et à nouveau sélectionné l'an dernier avec Boulevard de la mort : Grindhouse, le réalisateur américain se dit lui-même totalement accro à la Croisette. Ne pouvant plus se passer du rendez-vous annuel cannois, on imagine que c'est avec un plaisir certain qu'il dispensera son cours, succédant dans ce rôle à Nanni Moretti, Wong Kar-Wai, Sydney Pollack ou Martin Scorsese.
Ce bon vieux Quentin parlera probablement du rôle de la musique, du mélange des genres, de la Nouvelle Vague et des séries B de son enfance. Et soignera sûrement la forme de son intervention, en bon show man fétichiste qu'il est...
4 commentaires
Posté par anita b. le 14.04.08 à 15:59 | tags : festival, musique au cinéma, you tube
2Belle découverte de ce week end au festival Nemo, Heima est un film qui retrace la dernière tournée en date de Sigur Ros, dans son beau pays, l'Islande. Un exercice a but promotionnel, mais qui se révèle bien plus relevé que les modèles du genre. D'abord parce qu'au lieu de nous abreuver des propos du groupe, gentils et naïfs comme il se doit, le réalisateur se concentre sur les paysages fantastiques, les visages dans le public, les petits détails qui sont normalement occultés (fabrication des t-shirts du groupe, préparation de la scène). Et puis surtout, quels concerts ! En 8 dates, 8 concerts gratuits offerts à la maison (Heim = home), le groupe se produit aussi bien sur une immense scène que dans un petit entrepot de pêche abandonné, une salle des fêtes ou au beau milieu d'un champ. Et à chaque fois, cet écrin offre à leur musique un cadre de rêve. Magnifique objet filmique, Heima (dont parlaient déjà nos amis du blog musique) est projeté deci-delà lors de festivals, et mérite pleinement d'être vu sur grand écran, la musique à fond. Une très belle plongée dans l'univers plein d'elfes et d'intensité de Sigur Ros.
2 commentaires
Posté par Van le 14.04.08 à 12:59 | tags : nanar, réalisateur, you tube
2Je ferai court car je m'aperçois que mon excellent collègue du blog jeux vidéo a dit à peu près tout ce qu'il fallait savoir sur la question de Uwe Boll, un des cinéastes les plus fous et sans doute les plus mauvais de l'histoire (on en parlait déjà ici), qui s'est rendu célèbre par des adaptations nanardesques de jeux vidéo (d'où le billet de Dereck).
Affichant un mépris consommé pour la critique et ses pairs, Uwe Boll enchaîne film sur film et s'apprête à commettre son dernier attentat en date : Postal. Ou l'histoire d'un postier humilié et fauché qui décide de se renflouer en volant les clients d'un parc d'attraction. Le problème étant qu'une armée de talibans, menée par Ben Laden en personne, vient de débarquer en ville avec la même idée. C'est du lourd.
La bande-annonce :
Comme vous pouvez le constater, ce type a du génie. Et une confiance d'acier. Il compte sortir son film le même jour qu'Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal aux Etats-Unis, car il est persuadé que le film se plantera et profite de la couardise de ses collègues qui "pissent dans leur pantalon" et refusent de se mesurer à Spielberg -à peu près aucun autre film ne sort à cette date. Uwe Boll s'explique ici :
Je suis d'accord avec Dereck, dans quelques décennies, on reconnaîtra tous à ce type un génie sans borne et il bénéficiera sans aucun doute de rétrospectives dans les cinémathèques. Mais il faudra bien quelques décennies.
(ps : et non, j'ai pas réussi à faire court)
2 commentaires
Posté par anita b. le 12.04.08 à 09:40 | tags : cinéma à paris, festival, musique au cinéma

Réparti sur plusieurs lieux, parmi lesquels le très classe Elysée Biarritz, mais aussi le Cube ou la Bellevilloise, Nemo offre cette année des conditions exceptionnelles pour suivre l'évolution des artistes et studios les plus originaux du moment.
Et en plus, c'est gratuit ! Tout le programme ici.
Festival Nemo : du 10 au 20 avril.
Réagir à cet article
La fémis, célèbre école de cinéma (très exactement "école nationale supérieure des métiers de l'image et du son") lance un programme "d'égalité des chances" pour favoriser l'accès des jeunes issus des zones d'éducation prioritaire (ZEP) à ses études. Le concours d'entrée à La fémis est en effet particulièrement difficile et sélectif, ce qui peut d'emblée décourager certains de le tenter.
L'école, président par le cinéaste Claude Miller, vient donc de lancer un programme en partenariat avec la Fondation Culture et Diversité qui permet à des étudiants ayant passé leur Bac dans un lycée d'éducation prioriataire d'intégrer un atelier estival de 3 semaines.
Trois questions à Marine Multier, chargée de la communication de La fémis, pour en savoir plus :
- Pourquoi cet atelier ? Sa création vient-elle du constat d'un manque de diversité ? Pourquoi ne pas élargir les quotas d'admission ?
Claude Miller, notre président, souligne que la diversité sociale est déjà présente à La fémis avec notamment un taux d'élèves boursiers supérieur à celui de la moyenne de l'enseignement supérieur. Néanmoins, La fémis est consciente de la difficulté d'entrer en son sein et elle est très attentive à ce qu'elle reste ouverte à tous. Si l'école assume un certain niveau d'exigence, nul ne doit s'interdire d'y faire ses études sous prétexte qu'il est issu d'un lycée d'éducation prioritaire. Notre but n'est surtout pas d'instaurer de quota, le premier critère de sélection est la motivation du candidat, et justement pas ses origines sociales. Dans ce projet, nous travaillons activement avec la Fondation Culture et Diversité qui développe ce programme avec d'autres grandes écoles.
- Quel sera le contenu de l'atelier ?
Cet atelier se déroule à La fémis sur 3 semaines du 7 au 27 juillet.
Il aura pour but de sensibiliser les étudiants aux réalités contemporaines du cinéma, de ses métiers et débouchés au travers de rencontres avec des professionnels et à la réalisation collective de petits films de fiction.
- Dans quelles mesures ce stage augmente-t-il les chances d'intégrer La fémis ?
Cet atelier offre à ses participants une expérience qui pourra augmenter leurs chances d'intégrer La fémis, car ils auront abordé différentes questions techniques, auront reçu les conseils avisés de professionnels et surtout ils se sentiront plus en confiance pour aborder un concours aussi exigeant que celui de La fémis.
Les candidatures peuvent être déposées jusqu'au 24 mai 2008, pour un atelier qui se déroulera du 7 au 27 juillet.
Toutes les infos sur le site de La fémis
Ou sur le site de la Fondation.
5 commentaires

L'association Asiexpo, qui organise divers événements autour du cinéma asiatique, organise samedi 12 avril à Lyon La journée du livre et de l'affiche de cinéma asiatique.
Toutes les infos ici.
Réagir à cet article
Posté par anita b. le 11.04.08 à 09:06 | tags : animation, cinémathèque française, forum des images, réalisateur

Programme complet ici.
Du 11 au 13 avril à la Cinémathèque française.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 10.04.08 à 17:44 | tags : musique au cinéma, pastiche, you tube
7
L'esprit des Nuls est de retour. Jouissant de la liberté qu'offre le web, Alain Chabat s'est lancé depuis le début de la semaine dans un exercice de schizophrénie promotionnelle. Il est devenu Gilles Gabriel, chanteur ringard des années 1980, qui n'en finit pas de s'afficher avec son clip "Flou de toi".
Un décryptage est nécessaire : Gilles Gabriel est un personnage de la La Personne aux deux personnes, qui sort le 18 Juin en salles. Réalisé par Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (auteurs du Message à caractère informatif et de la version française de la série The Office), le film joue à fond la carte du buzz internet.
Gilles Gabriel a déjà ses propres pages Facebook et Myspace, sur lesquelles il n'est pour l'instant fait aucune allusion au film ou au vrai Alain Chabat. Agrémentées de photos et de fausses dates de concert, ces pages sont plus vraies que nature. La biographie de Gilles Gabriel nous indique par exemple que "L’Accroche-Cœur", son premier single 2 titres hyper prometteur "n'a pas rencontré son public, malheureusement éclipsé par les élections législatives de juin 1981". Par contre, "Flou de toi" fut le tube de l’hiver 1983. Vendu à plus de 133 000 exemplaires (Disque de Bronze), "le titre est devenu LE symbole d’une génération éprise d’amour et de liberté". Schizophrénique, on vous dit.
7 commentaires
Posté par Damien L. le 10.04.08 à 15:17 | tags : centre pompidou, digima, festival, forum des images
7
La quatrième édition du Festival Pocket Films aura lieu du 13 au 15 juin 2008 au Centre Pompidou à Paris. Elle présentera le meilleur de la création audiovisuelle réalisée avec et pour téléphone mobile.
A cette occasion, SFR lance un appel à projets auprès de tous les vidéastes sur le thème de la série : simples pilotes ou ensemble d’épisodes, tout est accepté. Une seule condition : que la série soit adaptée à une diffusion sur écran mobile. Le lauréat verra sa vidéo diffusée lors du Festival et recevra également un prix de 1000 euros.
Vous avez jusqu’au mardi 29 Avril 2008 pour proposer vos vidéos. Toutes les informations se trouvent sur le site de SFR Jeunes talents.
Le Festival a donc trouvé la parade face aux reproches qui avancent qu’un film mobile n’a rien à voir avec le cinéma. La création d'une « série » semble en effet plus adaptée à la nouvelle multitude de supports…
7 commentaires
Si c'est de l'humour, ce n'est pas drôle du tout. Le fils de William Wyler, réalisateur du Ben-Hur featuring Charlton Heston, David Wyler donc, aurait annoncé son intention de réaliser un remake de Ben-Hur, arguant du fait que ce film est un peu son "bijou de famille". Une pompe à fric aussi sans doute, surtout quand on s'attarde sur sa note d'intention : faire un film avec un Ben Hur plus "jeune" (forcément) et moins porté sur une religion spécifique (!!?). Ben Hur sans Jesus ? Tant qu'on ne nous coupe pas la scènes des javelots avec Messala, scène parmi les plus homo-érotiques de l'histoire du cinéma (et à l'insu du plein gré de Charlton, qui l'aurait bien mal pris s'il l'avait su !).
4 commentaires
Posté par anita b. le 09.04.08 à 10:10 | tags : acteur, bande annonce, you tube
6Après toutes les embrouilles qui ont émaillé sa vie privée/publique, Tom Cruise avait décidé de montrer au monde à quel point il peut être un bon acteur (ce qui est vrai) en produisant et interprétant un rôle de nazi dans le nouveau film de Bryan Singer, Valkyrie (histoire d'un complot visant à assasiner Hitler). Malheureusement pour l'acteur, la sortie du film ne cesse d'être repoussée par la MGM. De juillet 2008 à février 2009, on se demande bien ce qui peut retarder à ce point la sortie du film... Réponse en 2009, très certainement.
En attendant, revoici la bande-annonce :
6 commentaires
Posté par Damien L. le 08.04.08 à 17:46 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, réalisateur, you tube
2
Le 61ème Festival de Cannes a déjà un lauréat. Jim Jarmusch se verra en effet attribuer le Carrosse d’Or dans le cadre de la 40ème édition de la Quinzaine des réalisateurs. Derrière cette appellation féérique se cache une récompense que décerne la S.R.F. (Société des Réalisateurs de Films) à l’un de ses pairs, choisi parmi les cinéastes du monde entier pour les qualités novatrices de ses films et son intransigeance artistique.
Créé en 2002, le Carrosse d’Or eut comme précédents lauréats Jacques Rozier, Clint Eastwood, Nanni Moretti, Sembene Ousmane, David Cronenberg et Alain Cavalier. A cette occasion, Stranger than Paradise, sélectionné à la Quinzaine en 1984 (il obtint la Caméra d’Or) sera projeté le 15 mai.
Ce choix n’est pas vraiment étonnant, tant Jim Jarmusch est un des chouchous incontestés de la Croisette et des festivaliers. On se souvient de la surréaliste projection officielle de Broken flowers en 2005, digne d’un stade de football. Le public, conquis d’avance, applaudit dès le début chaque nom du générique, chaque mouvement de caméra et chaque bon mot de Bill Murray.
Mais un des films-phares du cinéaste reste sans conteste Stranger than Paradise, dont voici un extrait :
2 commentaires
C'est à Cannes, au Mip, qu'Orange vient d'annoncer un accord avec Warner Bros. et HBO et le lancement, pour fin 2008, d'Orange Cinema Series, un bouquet de six chaînes consacrées au cinéma et aux séries, via le câble, internet et la téléphonie mobile. Six chaînes de plus pour les spectateurs, mais aussi et surtout un contre-pouvoir face au mastodonte Canal +, qui se découvre aujourd'hui un concurrent de taille (Orange pesant "légèrement" plus que Canal sur la balance financière...). Et donc, une nouvelle manne pour le cinéma français. En période de tourments politiques, soulignée avec intelligence par le Club des 13 et leur rapport, cette nouvelle devrait en réjouir plus d'un.
1 commentaire
Posté par Damien L. le 07.04.08 à 14:25 | tags : festival de cannes
Le souvenir de Mai 1968 s’invite au prochain Festival de Cannes. La section « Cannes Classics » diffusera en effet plusieurs des films dont la projection avait été annulée il y a quarante ans.
Ouvert le 10 mai 1968, le 21ème Festival de Cannes fut envahi dès le 13 Mai par des étudiants, parallèlement à l’organisation de meetings contre la décision d’André Malraux de démettre Henri Langlois de son poste de directeur de la Cinémathèque. Le 18 Mai, juste avant la projection en compétition de Peppermint Frappé de Carlos Saura, des cinéastes de la Nouvelle Vague, menés par François Truffaut et Jean-Luc Godard, s’accrochent au rideau de scène pour manifester leur solidarité avec les mouvements sociaux que connaît l'Hexagone. Le Festival est déclaré clos le 19 mai à midi et le Jury, présidé par André Chamson, ne présentera pas de Palmarès.
En Mai prochain, Peppermint Frappé sera projeté en présence de Carlos Saura, puis ce sera au tour d’autres films sélectionnés en 1968 mais n’ayant jamais connu de projection cannoise : 24 heures de la vie d'une femme de Dominique Delouche, The Long Day’s Dying de Peter Collinson, Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais, Anna Karenina d’Alexandre Zarkhi ou Treize jours en France de Claude Lelouch.
Derrière cette volonté d'hommage, les esprits chagrins verront-ils une nouvelle manière de "liquider Mai 68", en redonnant à ces films les projections qui leur avaient été refusées à l'époque ?
Réagir à cet article

Il a en effet consacré une bonne partie de sa vie à défendre vigoureusement le 2e Amendement - notamment en tant que président de la National Rifle Association - amendement qui garantit aux citoyens américains le droit de porter une arme. Il défiait à l'époque les défenseurs du contrôl des armes à feu en brandissant un fusil et déclarant qu'on ne lui prendrait que de ses "mains froides et mortes". Quelqu'un a-t-il pensé à s'en charger ?
On préfèrera se souvenir de lui en Ben-Hur ou en Moïse (Les dix commandements) qu'en républicain ultra-conservateur les armes à la main.
Ben-Hur a définitivement arrêté à son char.
16 commentaires
Posté par anita b. le 05.04.08 à 10:31 | tags : production, réalisateur
2
Retour de notre chouchou Herzog à la grande fresque historique en costume, après les mythiques Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo, avec un nouveau projet, adapté d'un roman de Daniel Mason, The Piano Tuner (L'accordeur de piano). L'histoire se situe à la fin du XIXeme, lorsque Edgar Drake, un accordeur de piano anglais, est envoyé en Birmanie pour réparer le piano d'un militaire fou. Une trame qui rappelle autant Aguirre, Nosferatu qu'Apocalypse Now, cela promet... Espérons juste qu'il ne s'égarera pas autant qu'avec son récent Rescue Dawn, qui n'a même pas trouvé de distributeur en France...
2 commentaires
Encore une histoire de couple ! Attendu avec une certaine impatience, le nouveau Matias Bize est une petite déception. Après le mariage avorté de Sabado ... et l'adultère jouissif de En la Cama, voici la rupture affectueuse de Lo bueno de llorar. Un scénario toujours très bien écrit même si beaucoup moins bavard, où Bize confirme son talent de mise en scène ainsi que sa capacité à tirer le meilleur de comédiens attachants. On a hâte, pourtant, de le voir s'aventurer vers d'autres thématiques... et diriger, soyons fous, 3 voire 4 acteurs !Au rang des agréables surprises, citons El Asaltante. Pablo Fendrik y suit sans relâche un drôle de personnage auquel, sans guère de mots, l'excellent Arturo Goetz (La fiancée du pirate) donne corps, sans vraiment dévoiler son âme. Une habile façon de questionner, avec le minimum de mots, ce qu'est la véritable humanité et, in fine, de souligner l'importance de « bien regarder ».
Dans un genre bien différent, et beaucoup plus bavard, Agnus Dei (illus.) a, lui aussi, obtenu les applaudissements d'un public séduit. Lucia Cedron plonge dans son histoire personnelle pour évoquer l'Argentine de son enfance, pendant le mondial de 78, après le coup d'état militaire, et ses conséquences 20 ans plus tard. Le récit est complexe mais parfaitement compréhensible grâce à un remarquable travail d'écriture. Les passages d'une époque à l'autre s'opèrent avec beaucoup de fluidité et témoignent d'un prometteur talent de narration car la densité de ce premier long-métrage était plutôt casse-gueule.
Ses deux films sont à découvrir dans les salles le 7 mai prochain.
Réagir à cet article
Posté par Van le 04.04.08 à 10:56 | tags : acteur, adaptation, casting
11
Quelle déception. Après avoir envisagé George Clooney (qui aurait vachement bien collé au rôle même si on en a un peu marre de le voir), Nicolas Cage (à qui ce sympathique rôle n'aurait pas fait de mal), il semblerait que ce soit Matthew McConaughey qui parte sur les traces de Tom Selleck pour incarner Magnum au cinéma.
McConaughey me semble être un des acteurs les moins intéressants de sa génération. Un parcours chaotique d'ailleurs, semé de comédies romantiques cucul et de films d'aventures sans intérêt (avec quelques exceptions évidemment), qui reflète sans doute son manque flagrant de personnalité.
C'est dit, McConaughey en Thomas Magnum, on est contre. Certes, il est déjà très à l'aise sur les plages. Mais peut-il seulement physiquement se faire pousser la moustache ?
11 commentaires
Posté par anita b. le 03.04.08 à 15:53 | tags : asie, bande annonce, classique, en salles, japon, western, you tube
1Grosse semaine en terme de reprises de choc : Le Reptile de Mankiewicz pour commencer, et nous rappeler ce que c'est qu'un vrai western en ces heures de remake fadasse de 3h10 pour Yuma. Kirk Douglas et Henry Fonda + approche originale du western + génial metteur en scène = un film remarquable, qui n'a pas pris une ride.
Les fans d'Asie sont aussi servis, puisque deux films du méconnus Koji Yushida sortent en salle, parallèlement à la rétrospéctive organisée par le Centre Pompidou. Soit La Source thermale d'Akitsu, version plus classique du mélodrame japonais, et Eros + Massacre, la veine la plus radicale, engagée et violente du cinéaste. Deux facettes qu'on vous recommande chaudement.
La bande-annonce de Eros+Massacre :
1 commentaire
Posté par Damien L. le 03.04.08 à 10:51 | tags : cinéma des cinéastes, séance dailymotion
1Fluctuat s'associe à nouveau à la Séance Dailymotion, qui proposera samedi 5 Avril une sélection de vidéos des utilisateurs du site. Parmi les 20 films qui seront projetés au Cinéma des Cinéastes, voici notre top 3.
- La vie des animaux selon les hommes de Mouskaters :
- Independance Day de Sébastien Chauvel :
La Séance Dailymotion : le samedi 5 Avril 2008 à 12h30 au Cinéma des Cinéastes, 7 avenue de Clichy, 75017 Paris
1 commentaire
Posté par Van le 02.04.08 à 18:08 | tags : cinéma à paris, festival

"Identité sans frontières" : tel est le thème de cette 6e édition du Festival Images mouvementées, festival de cinéma organisé par Attac, qui se tient jusqu'au 8 avril au Cinéma des 7 Parnassiens (Paris 14e).
Une thématique bien actuelle, à l'heure des quotas d'expulsion et de l'immigration choisie, quand des concepts comme tests génétiques et centres de rétention passent dans le langage politique courant... Un festival évidemment engagé, qui propose d'approfondir les questions d'identité et d'altérité à travers le cinéma : 40 films et 8 débats comme autant de points de vue, sérieux ou plus légers, sur un monde de plus en plus fermé.
Toutes les infos ici.
Réagir à cet article
Posté par Van le 02.04.08 à 13:35 | tags : acteur, en salles, making off
3
"Je suis intelligent, mais je ne suis pas un intellectuel".
Il faut préciser que Franck Dubosc, en plus de balancer un scoop, se jette des fleurs car, pour lui, "le mot intellectuel est péjoratif".
Lire notre critique de Disco.
L'interview du bonhomme sur le site de 20 minutes.
3 commentaires
Posté par Van le 02.04.08 à 12:16 | tags : ciné du réel, documentaire, les incorrigibles
Sixième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.
Le cinéaste allemand Volker Koepp est le grand vainqueur de ce 30e Festival du Cinéma du Réel. Dans Holunderblüte des gosses livrés à eux-mêmes observent avec pitié les adultes désoeuvrés qui les entourent. Ces enfants habitent Gastellovo dans la région de Kaliningrad, une enclave russe au sein de l'Union Européenne, entre la Pologne et la Lituanie. Après le déclin de l'empire soviétique, leur village est devenu fantôme et les adultes censés les encadrer absents. Chômage, misère, alcoolisme : les enfants de Koepp refusent cette sinistrose. Niet. Pas moyen. Ils ne grandiront pas dans ce monde-là. Leurs jeux, leurs rêves, leur poésie et leur amitié font bloc aux désastres du chômage et aux ravages de l'alcool.
Koepp choisit de camper ces enfants dans une nature qui, crise oblige, reprend doucement ses droits sur les plantations fermières. Paysages luxuriants, cartes postales envoûtantes, Holunderblüte est la mise en scène d'enfants sauvages version Belle des Champs. Car les enfants de Koepp sont beaux, incroyablement beaux même, souriants, rêveurs, talentueux, tournés vers les livres ou la peinture. Au fil des saisons, ils plongent dans les feuillages, roulent dans la neige, grimpent aux pommiers ou se balancent aux branches. Tout le contraire des adultes, que l'on devine à peine à l'image, si ce n'est dans de très rares séquences. Ils sont alors soit saouls, soit laids, soit prisonniers de leur condition tels ces casseurs de pierres symboliquement condamnés dans le film aux travaux forcés. Holunderblüte est la métaphore de Peter Pan, un monde de liberté construit sur des règles d'enfants.
Du haut de leur six, dix ou douze ans, ils parlent de l'inconscience des adultes, de leur incapacité à se prendre en charge, de leur bêtise, de leur méchanceté même : « Le problème, c'est que nous vivons dans un village où n'habitent que des alcooliques », considère ce garçon de dix ans, grand sourire, œil taquin, debout au milieu des fougères. Un autre, six ans, pendu à une balançoire de fortune, observe deux vieilles femmes éméchées se chamailler le champ de la caméra : « Quand je serai grand, dit-il, je ne boirai pas, je ne fumerai pas. J'irai travailler. Je serai conducteur ». Un autre encore, assis sur un tronc d'arbre, développe son utopie dans un face à face complice avec la caméra : « Mon rêve, c'est que personne ne s'engueule avec personne, que tout le monde soit complice, comme nous. Heureusement que nous sommes tous amis ici parce que sinon, nous serions assis chez nous, seuls, à regarder la télévision ». Depuis quarante ans qu'il réalise, c'est la première fois que Koepp filme des enfants. Son regard a beau être tendre, c'est leur incroyable maturité qu'il a choisi de mettre en avant. Pour mieux dénoncer l'irresponsabilité des grands.
Anne Steiger / Collectif Les Incorrigibles
(illus. © Edition Salzgeber)
Réagir à cet article
Ce n'est pas un poisson d'avril même s'il s'agit d'une rumeur assez peu fiable (et totalement flippante). Selon le Dailymail, Madonna souhaiterait en effet tourner un remake du chef d'oeuvre absolu qu'est Casablanca - et, attention, elle le réaliserait et l'interprèterait. Certes la médecine fait des miracles inimaginables dans les années 1940, mais il faudrait tout de même rappeler à l'increvable rockstar qu'elle approche la cinquantaine, quand Ingrid Bergman en avait 27 l'année où le film de Michael Curtiz est sorti.
Mais l'âge n'est évidemment pas le principal souci. Alors qu'elle présentait au dernier festival de Berlin sa première réalisation, Filth and Winsdom, avec un accueil mitigé, la madone passerait donc direct un cran au-dessus, et s'attaquerait carrément à ce que certains considèrent comme le plus beau film de tous les temps, et auquel même le plus grand des cinéastes n'oserait sans doute pas toucher. Mais Madonna, elle a peur de rien ni personne. Pour ne rien arranger, elle souhaiterait réactualiser le film en installant l'histoire de nos jours, pourquoi pas dans le désert irakien. On n'est pas loin du sacrilège.
Cette annonce, toujours à en croire le Dailymail, aurait laissé le milieu pantois. Bonne chance pour trouver les financiers.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 01.04.08 à 16:41 | tags : festival de cannes
7
Deux films américains sont quasiment assurés de se retrouver sur la Croisette : Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal et Sex and the City: le film, mais ces projections, qu'on imagine déjà très glamour, se feront hors compétition.
Côté français, un seul film semble assuré de figurer en compétition officielle : Conte de noël (photo ci-contre) d'Arnaud Desplechin, qui réunit le même casting que Rois et reine. Sont par ailleurs pressentis Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui, Le Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu et La Possibilité d'une île, adaptation réalisée par Michel Houellebecq lui-même. Une autre adapation de livre, Entre les murs de Laurent Cantet, pourrait être retenue dans les sélections parallèles (La Quinzaine des réalisateurs ou Un certain regard), de même que De la guerre de Bertrand Bonnello et In the Electric Mist , premier film en langue anglaise de Bertrand Tavernier, qui met en scène Tommy Lee Jones.
Comme pour les éditions récentes, le buzz est alimenté par des films attrayants mais dont la présence est peu probable, en raison des délais de post-production. C'est le cas de The Argentine (ou Le Che, ou Guevara, le titre ne semblant pas être définitivement arrêté) de Steven Soderbergh (avec Benicio Del Toro dans le rôle du Che), d'Australia, la nouvelle folie de Nicole Kidman et Baz Luhrmann ou de Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen.
Face à cette liste assez incertaine,les vieux habitués de la Croisette amènent une part de certitude et de logique dans cet océan de rumeurs : les frères Dardenne (Le Silence de Lorna), Wim Wenders (The Palermo Shooting), Walter Salles (Linha de Passe), Abbas Kiarostami (Copie conforme), Atom Egoyan (Adoration) ou Naomi Kawase (If only the Whole World Loved Me). On parle également du cambodgien Rithy Panh avec l'adaptation du roman de Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, avec Isabelle Huppert. Abel Ferrara, déjà présent l'an dernier avec Go Go Tales, pourrait présenter Chelsea on the Rocks, avec Ethan Hawke et Dennis Hopper, qui s'intéresse au Chelsea, hôtel new-yorkais et bouillonnant repaire d'artistes...
Rappelons que le Président du jury de cette 61ème édition sera l'acteur/réalisateur Sean Penn.
(Source: FilmDeCulte.com)
7 commentaires
Palme d'or au dernier Festival de Cannes, le film de Cristian Mungiu sort jeudi en DVD. 4 mois, 3 semaines et 2 jours, l'histoire de deux femmes partageant une chambre universitaire d'une petite ville de Roumanie, en 1987. L'une d'elle est enceinte, l'avortement est un crime. Elles font appel à un certain "Monsieur Bébé" pour résoudre le problème, mais n'étaient pas préparées à une telle épreuve.
A l'occasion de sa sortie en DVD, Flu vous propose d'en gagner quelques exemplaires, couplés avec l'ouvrage de Jean-Luc Moreau sur Simone de Beauvoir (Simone de Beauvoir, le goût d'une vie). Pourquoi ? Parce qu'elle aurait eu 100 ans cette année, que plusieurs bouquins sortent logiquement sur elle, et que le film de Mungiu aborde une thématique importante dans le combat de Beauvoir : la condition féminine dans les pays dans lesquels la libération de la femme n'a pas eu lieu.
A gagner sur notre page concours.
Réagir à cet article
Posté par Van le 01.04.08 à 07:20 | tags : cinéma à paris, documentaire

Le cinéma n'a pas été épargné par Mai 68 - et les wagons d'événements organisés depuis de longs mois déjà pour en célébrer les 40 printemps l'attestent.
Pendant qu'au Festival de Cannes, les cinéastes votaient pour mettre fin aux festivités, le 7e art tout entier en restait marqué.
Deux séries de programmation autour de cette thématique semblent particulièrement intéressantes. Et, ce n'est pas un hasard, elles ont toutes deux lieu au coeur du quartier latin.
- Documentaire sur Grand Ecran : Sauve qui peut (le monde) - Filmothèque du Quartier latin (Paris Ve, du 14 au 20 mai)
Retour à ce moment cathartique où s'est posé la question la question du politique dans la création cinématographique, en l'occurrence documentaire. Au programme, des films du groupe Dziga Vertov créé en 1968 avec Jean-Luc Godard, ceux de Robert Kramer autour de la guerre du Vietnam, Raymond Depardon suivant l'enterrement de Jan Palach (l'étudiant tchecoslovaque qui s'est immolé par le feu début 1969), et aussi Shirley Clarke, Chantal Akerman, Chris Marker...
Plus d'infos.
- Regards croisés sur Mai 68 au Champo - Cinéma le Champo (Paris Ve, du 30 avril au 3 juin)
Plusieurs sections de "regards croisés" essaieront de comprendre l'époque et le mouvement lui-même, avec des projections bien sûr mais aussi divers intervenants. L'avant 68 au cinéma, La représentation de Mai 68 au cinéma, L'émancipation des femmes, l'esprit libertaire, la crise de la société, Le cinéma politique, Les années de plomb... autant de thématiques au sein desquels seront projetés toute sortes de films, du Vent de la nuit de Philippe Garrel à The Party de Blake Edwards, des Valseuses de Blier à La chinoise de Godard...
Plus d'infos.
Lire notre petit dossier Mai 68.
Réagir à cet article
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z