
Petite mise en contexte : après avoir joué des coudes dans une file interminable, l'heureux spectateur confortablement installé dans son siège, à peu près au milieu de l'écran (ou pas), croit avoir vécu le plus dur. Que nenni. Une trentaine de publicités (26 pour être précise sur Phénomènes à l'UGC George V , à Paris), plus 5 ou 6 bande-annonces l'attendent sournoisement au tournant. Au total, plus de 30 minutes de lavage de cerveau avant de pousser un ouf de soulagement à la vision du générique du film tant convoité. Le calvaire ne s'arrête pas là... Pour un peu que les 3 ou 4 films sympas à voir se trouvent dans le même cinéma, le spectateur aura droit au même refrain sur le mode du disque rayé, cumulant ainsi plus d'1h30 de réclames dans le même ordre (et toujours pas envie de Magnum ou d'une tente Quechua). Comme me l'a si bien chanté Julien Doré à 6 reprises hier, j'ai dépassé les limites...
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Posté par Damien L. le 30.06.08 à 12:17 | tags : bande annonce, blockbuster, james bond
5Après l'avalanche de fausses bande-annonces réalisées par des fans, voici enfin le premier trailer officiel de Quantum of Solace, la 22ème aventure de James Bond, qui sortira le 5 novembre.
Le récit semble reprendre exactement là où s'était arrêté Casino Royale puisqu'on voit ici l'interrogatoire du mystérieux Mr.White, capturé par l'agent britannique à la fin du précédent opus. On aperçoit également Jeffrey Wright, reprenant son rôle de Felix Leiter. Cette continuité directe rappelle le schéma des meilleures séries télé et confirme le renouveau d'une saga redynamisée il y a deux ans par l'excellent Daniel Craig.
Centrée autour du personnage de Bond, cette vidéo en dévoile le moins possible sur les nouveaux personnages : un seul plan sur le bad guy Mathieu Amalric, deux sur Olga Kurylenko et deux autres sur la jolie Gemma Arterton. Ce cher James saura toujours nous faire saliver...
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Posté par Damien L. le 28.06.08 à 16:19 | tags : bande annonce
1Alors que la 24ème fête du cinéma commence demain, marquant le coup d'envoi d'un été cinématographique chargé, on aurait pu vous montrer les vidéos stars de cette cuvée 2008, comme le trailer de Hancock, la bande-annonce de Wanted : choisis ton destin ou les spots promotionnels de L'Incroyable Hulk...
Mais en ce doux week-end de juin, nous préférons attirer votre attention sur un des ovnis français de l'année : Le Voyage aux Pyrénées, des frères Larrieu. Parce que sortir un film sur la montagne en plein mois de Juillet est un pari osé. Parce que ceux qui avaient trouvé Peindre ou faire l'amour ampoulé et maladroit trouveront là une légèreté plus attachante. Parce que les films français qui traitent de la zoophilie sur le ton de la plaisanterie ne sont finalement pas légion. Parce que les interprétations de Sabine Azema et Jean-Pierre Darroussin sont parcourues d'une folie presque inquiètante. Parce que l'Hexagone continue malgré tout à produire des oeuvres libres et uniques.
Pour toutes ces raisons, la bande-annonce :
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La catégorie n'existe pas vraiment en temps que telle en France mais, aux Etats-Unis, "summer movies" est rarement synomyme de chef d'oeuvre. Pourtant, le très, très attendu The Dark Knight, qui sortira sur nos écrans le 13 août, se démarque visiblement de la livraison estivales de comédies semi-drôles, drames tièdes et autres choses peu enthousiasmantes qu'on ne va voir que pour profiter de la climatisation des salles de ciné.
La première critique du film est paru sur le site de Rolling Stone, et son auteur ne tarit pas d'éloges. Spécialement pour parler de la performance de Heath Ledger, qui pourrait presque concourir pour un Oscar posthume pour son interprétation du joker qui s'annonce déjà mythique. Sans même être franchement fan de l'homme chauve-souris, le film de Christopher Nolan a le pouvoir de créer une attente assez incroyable autour de sa sortie. Le décès de Ledger n'y est peut-être malheureusement pas totalement étranger.
Cet enthousiasme précoce est sans doute dangereux et nous expose à une possible déception. On comptera les points à partir du 13 août prochain.
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L'Academy of Motion Pictures Arts & Sciences a officiellement lancé la course à l'Oscar 2009 du meilleur film en langue étrangère. Les formulaires d'inscription ont été envoyés à 96 pays, qui ont jusqu'au 1er octobre pour proposer un long métrage sorti entre le 1er octobre 2007 et le 30 septembre 2008.
Côté français, le favori semble être Bienvenue chez les Ch'tis, dont le triomphe hexagonal est évidemment parvenu jusqu' aux oreilles d'Hollywood. Cependant, ce sont rarement des comédies qui remportent l'Oscar du meilleur film étranger. Les derniers lauréats sont en effet Les Faussaires, La Vie des Autres, Mon nom est Tsotsi, Mar adentro, Les Invasions barbares, Nowhere in Africa et No Man's Land.
Il faut remonter à 1992 pour trouver une victoire française (Indochine) et il arrive souvent que le film proposé par la France ne soit pas retenu parmi les 5 finalistes (ce fut le cas l'an dernier pour Persepolis). Ces dernières années, le comité de sélection français a ainsi beaucoup hésité entre carton de l'année (Les Choristes en 2005) ou film primé à Cannes (Indigènes en 2007), sans jamais trouver la bonne formule. Du coup, quel film choisir cette année pour séduire les votants aux Oscars et redorer le blason de la production française ?
Si l'on suit la logique des récompenses déjà obtenues, Entre les murs, première Palme d'Or française depuis 20 ans, devrait être sélectionné. La Graine et le mulet, qui a triomphé aux Césars 2008, pourrait également être un candidat sérieux. A moins qu'une autre oeuvre moins attendue ne déjoue les pronostics ?
Alors, quel film français proposez-vous à l'Oscar du meilleur film étranger ?
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Posté par Damien L. le 26.06.08 à 15:15 | tags : cinéma à paris, festival
Depuis quelques années, les séances de cinéma en plein air sont entrées dans les moeurs estivales. Moment de convivialité mais aussi opportunité de découvrir des films peu accessibles en temps normal, le succès de la formule ne se dément pas.
A l'occasion de l'ouverture aujourd'hui à Saint-Cloud des "Films sous les étoiles", voici un aperçu des programmes de l'été 2008 :
- Au Domaine national de Saint-Cloud les 26, 27 et 28 juin, la 5ème édition Des Films sous les étoiles propose une programmation autour de L'automobile, star de cinéma, avec entre autres Les Choses de la vie, Un homme et une femme, Duel, Taxi Driver, La dernière cavale de Kiefer Sutherland ou Christine. Projections gratuites l'après-midi et le soir (au milieu d'un océan de bougies) : consultez le programme.
- Au Parc de La Vilette, la 18ème édition de Cinéma en plein air se tiendra du 15 juillet au 17 août, avec la programmation Ava, Rita, Gina... les étoiles ne meurent jamais, qui proposera entre autres Loulou, Rashômon, Ninotchka, Laura ou Le Port de l'angoisse. Trois nuits seront par ailleurs consacrées à Clint Eastwood, à Al Pacino et aux "femmes de Pedro Almodovar". Nouveauté : les séances coûtent désormais 2 euros. Le programme est consultable ici.
- A Lyon, du vendredi 27 juin au 26 août, une projection gratuite est organisée chaque semaine à la nuit tombée, place Ambroise Courtois face à L'Institut Lumière. La programmation est éclectique, avec Trois enterrements, La Règle du jeu, Infernal affairs, The Snapper ou Brazil. Les informations se trouvent ici.
- A Marseille, le 13ème édition de Ciné Plein air se tient du 21 juin au 24 août avec des projections gratuites dans divers lieux de la ville. Les oeuvres proposées vont de Fish and Chips au Salaire de la peur en passant par Pompoko, Le Kid, Mon oncle, Danse avec les loups ou Priscilla, folle du désert. Consultez le programme.
Quant au 7ème Festival Silhouette (qui propose une compétition de courts-métrages), il se tiendra à Paris, au Parc des Buttes-Chaumont, du 31 août au 7 septembre.
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Posté par Van le 26.06.08 à 12:13 | tags : bande annonce, réalisateur, you tube
2Avant de donner un coup de jeune au centenaire Sherlock Holmes, Guy Ritchie a tout de même réalisé un bon film de gangsters dont il a le secret, dans la droite lignée de ses Snatch et Arnaques, crimes et botanique. RocknRolla, dont le pitch est sensiblement le même que les deux oeuvres précédemment citées, sortira sur nos écrans en novembre prochain. Bande-annonce :
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Alors que Diary Of The Dead - Chronique des Morts-Vivants sort aujourd'hui en France, le premier opus de cette mythique saga des zombies, La Nuit des morts-vivants, ressort à Paris, Lille et Marseille. Réalisé en 1968 par un George Romero âgé de 28 ans, le film a posé les bases de tout un genre pour les décennies à venir...
Dans le brûlant contexte racial de l'époque, Romero confia le rôle principal à un acteur afro-américain (Duane Jones), ce qui fut perçu comme une véritable révolution. La Nuit des Morts Vivants est ainsi le premier film à tisser un lien si étroit entre horreur et contestation sociale et à faire de la violence cinématographique un vrai outil politique.
Maintes fois imité mais jamais égalé, le film a également fait en 1990 l'objet d'un remake signé Tom Savini, acteur, maquilleur et auteur d'effets spéciaux de la plupart des oeuvres de Romero.
Voici 9 minutes de La Nuit des Morts Vivants (version 1968), dont les droits sont tombés dans le domaine public :
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En février dernier s'achevait la grève des scénaristes, qui avait paralysé l'industrie hollywoodienne pendant plus de 3 mois. Mais quelques jours plus tard, le spectre d'une nouvelle grève, des acteurs cette fois, se mit à planer avec le 30 juin comme horizon. C'est en effet ce jour-là que le syndicat des acteurs (Screen Actor's Guild) et celui des réalisateurs doivent renouveler leur contrat avec les producteurs. Et pas question de bâcler l'accord, puisque les termes du contrat couvrent une période de sept ans.
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En mai dernier, Joseph Morder réalisait une première. Son film J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un était le premier long métrage entièrement tourné sur téléphone portable à sortir en salles - malheureusement dans peu de salles. Cette oeuvre singulière, une auto-fiction à la poésie incontestable, interrogeait à la fois la forme du journal filmé et son support, le portable, objet le plus commun qui s'accorde particulièrement bien à la spontanéité du journal. Joseph Morder est un explorateur, des formes de récits, des formats, des supports. Il a commencé son oeuvre il y a 40 ans en Super-8 et a depuis testé à peu près toutes les techniques possibles. Il est peu connu, et pourtant son oeuvre est une des plus prolifiques du cinéma contemportain : elle compte plus de 800 films.
Les éditions La Vie est belle (www), profitant du léger buzz occasionné par la sortie en salles de J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, sortent un coffret de trois DVD rassemblant quatre films de Morder et des bonus, comme un condensé de son très long parcours cinématographique.
Si vous êtes curieux, vous pouvez gagner un de ces coffrets sur notre page concours. L'expérience en vaut la peine.
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Posté par Van le 24.06.08 à 12:56 | tags : acteur, short list, you tube
5Il y a les premiers rôles, les seconds rôles, les simples apparitions, et puis les rôles inclassables, ne rentrant dans aucune catégorie. Des rôles qui marquent parfois plus, en quelques minutes ou quelques secondes, que les têtes d'affiche.
The Onion a établi un top 19 de ces one-scene mémorables, dans lesquelles tout le talent d'un acteur (et d'un auteur) se déploie en quelques secondes, et qui nourrissent le cinéma d'instants cultes. En l'occurrence, on peut trouver leur sélection discutable, qui compte tout de même quelques bonnes trouvailles : number one, le quasi-monologue d'Alec Baldwin dans Glengarry de James Foley (écrit par David Mamet), trésor de grossièreté et de cruauté gratuite. Figurent également l'apparition onirique de Dean Stockwell chantant (en playback) In Dreams dans Blue Velvet ou les quelques secondes de Ray Charles dans les Blues Brothers.
Le premier grand absent de ce top : Christopher Walken dans Pulp Fiction, la scène de la montre. Débarquant comme un cheveu sur la soupe, Walken offre en quelques minutes de présence à l'écran une des scènes restées les plus cultes chez Tarantino - et pourtant il y en a deux-trois. C'est d'ailleurs une spécialité de l'acteur, qui a multiplié les apparitions aussi courtes qu'intenses dans son parcours :
Des idées ?
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Posté par Damien L. le 23.06.08 à 15:38 | tags : guerre, réalisateur, remake
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On en sait enfin davantage sur Inglorious Bastards, projet de Quentin Tarantino maintes fois annoncé et repoussé, dont le tournage va débuter dans les prochains mois. Présenté par son réalisateur comme une forme moderne du mythique Le Bon, la brute et le truand (Tarantino n'a jamais caché son admiration pour Sergio Leone), le film sera surtout le remake fidèle d' Une poignée de salopards (Quel maledetto treno blindato en italien, The Inglorious bastards en anglais), réalisé en 1978 par Enzo Castellari.
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Le Timesonline rapportait hier une info étonnante : Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone réunis dans un film... de Bollywood. Le titre ? Incredible Love, l'histoire d'un cascadeur indien à Hollywood qui ne parvient pas à trouver l'amour.
Il s'agirait du premier film indien tourné dans les studios hollywoodiens d'Universal, et le plus gros budget de l'histoire de Bollywood. Pour le producteur de ce projet - qui semble totalement sûr de son casting - l'implication des deux plus grandes stars du muscle du cinéma américain reflèterait le pouvoir grandissant de Bollywood sur le marché du cinéma. Cette annonce suit de près la révélation d'un deal entre le milliardaire indien Anil Ambani et les studios Dreamworks visant à relancer la société de Spielberg comme producteur indépendant.
Bollywoood prend le pouvoir ?
Le pouvoir à tout le moins de réunir un duo Sly vs Arnie, dont beaucoup ont rêvé :
(Via)
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Considéré comme le nouveau roi de la comédie américaine, Judd Apatow a réussi en quelques années un vrai tour de force : qu'il en soit réalisateur, scénariste ou producteur, on présente désormais toute oeuvre sur laquelle il a travaillé comme "un film de la bande Apatow" ou "un film qui porte la marque de Judd Apatow". Aux Etats-Unis, la présence de son nom au générique est devenue une garantie de succès, ce qui était auparavant le privilège d'une poignée d'acteurs comiques.
En France, si aucun des films de la "bande Apatow" n'a réellement triomphé, les affiches de SuperGrave et de Sans Sarah, rien ne va (films dont Judd Apatow est simplement producteur) portent la mention "par les créateurs de 40 ans, toujours puceau" (qu'il a écrit et réalisé).
De quoi est donc constituée cette fameuse "patte Apatow" qui lierait toutes ces comédies ? On parle d'une alliance de tendresse et d'humour potache, d'une parfaite maîtrise des références culturelles post-80's, d'une modernisation des thématiques des frères Farrelly et d'une façon unique d'aborder les problèmes existentiels du nouveau mâle occidental (En cloque, mode d'emploi en constituerait le parfait exemple). Mais tous ces films sont-ils d'une même qualité et l'influence d'Apatow sur le résultat final est-elle si grande qu'on veut bien le croire ?
Il en est en tout cas un qui semble ne voir en Judd Apatow qu'un imposteur au succès immérité : Mark Brazill, créateur de la série culte That 70's Show, qui reproche à Apatow de lui avoir volé des idées de scénario lorsque les deux amis débutaient dans le métier. Ils se sont expliqués à ce propos dans un virulent échange de mails, publié après-coup par Harper's Magazine. Mark Brazill y accuse également Apatow d'avoir tiré parti du succés d'estime de la série Freaks and Geeks, dont le mérite ne reviendrait qu'à son créateur, Paul Feig. Si cette correspondance date de 2001, elle révèle l'existence de rivalités et de susceptibilités bien enfouies à Hollywood.
Alors, Judd Apatow est-il vraiment en train de révolutionner la comédie américaine ? Son talent n'est-il pas tout bonnement de savoir s'entourer des bonnes personnes ?
- Bande-annonce de Sans Sarah, rien ne va (dont Judd Apatow est co-producteur), qui sort le 18 juin 2008 :
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Posté par Damien L. le 20.06.08 à 16:21 | tags : bande annonce, italie
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La comédie intitulée "J'ai tué Berlusconi" (Ho ammazzato Berlusconi) sort aujourd'hui en Italie
dans seulement trois salles, à Rome, Turin et Florence. "Le titre du film a fait peur aux distributeurs" a déclaré à l'AFP la responsable de Collepardo Film, producteur du film. "Nous avions un accord avec un circuit de salles, implanté à Rome et Florence, qui nous a laissés tomber au dernier moment".
Adapté d'un roman d'Andrea Salieri (publié en 2003) et réalisé par Gianluca Rossi et Daniele Giometto, J'ai tué Berlusconi s'intéresse d'après le dossier de presse au "rapport ambigu entre la réalité de la vie sociale et sa représentation dans les médias et l'imaginaire collectif" à travers l'histoire de Matteo qui, après une dispute avec sa femme, renverse en voiture un homme qui n'est autre que Silvio Berlusconi.
Le film a logiquement été mis en chantier avant que Silvio Berlusconi ne retrouve le pouvoir, en avril dernier; et les auteurs ne soupçonnaient sans doute pas qu'Il Cavaliere reviendrait si vite aux responsabilités.
Voici la bande-annonce de J'ai tué Berlusconi :
Est-ce uniquement le titre (qui rappelle le polémique Death of a President, évocation de l'assassinat imaginaire de George Bush) qui a desservi le film ? Ou plus globalement le choix de traiter de l'homme le plus riche d'Italie et de la collusion des pouvoirs ?
Jusqu'ici, seul Nanni Moretti avait intégré le personnage de Silvio Berlusconi à une fiction cinématographique, avec Le Caïman, qui avait remporté en 2006 un franc succès; mais le nom de Berlusconi n'y était jamais cité et le procédé d'un "film dans le film" permettait d'aborder de façon détournée les sujets qui fâchent. Si J'ai tué Berlusconi sortira le 27 juin dans deux salles supplémentaires -à Catane (en Sicile) et à Naples-, il semble qu'un tel sujet soit trop frontal pour une Italie encore très divisée sur le personnage.
Il nous faudra cependant voir cette oeuvre avant de juger de sa portée politique et de son éventuelle affiliation à la nouvelle vague italienne des films engagés (rappelons que Gomorra et Il Divo ont respectivement reçu le Grand Prix et le Prix du Jury au dernier Festival de Cannes).
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Michael Bay est un réalisateur hors-pair, surtout quand il s'agit de la direction d'acteur. D'une rare finesse, celui-ci prend le temps entre deux explosions de donner des conseils avisés à ses acteurs, et surtout à ses actrices. A propos du tournage de Transformers 2, Megan Fox a rapporté à MTV que le principal (pour ne pas dire le seul) conseil qui lui avait donné Michael Bay était d'avoir l'air sexy. Elle s'efforce de faire de son mieux - et c'est vrai que c'est pas évident évident :

On peut dire que le réalisateur de Bad Boys, Armageddon et The Island s'intéresse à la complexité de ses personnages féminins.
Avec des types comme Bay, la cause des femmes est entre de bonnes mains.
(illus. MCMULLAN CO)
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L'acteur à la déjà longue carrière, est depuis peu mondialement reconnu pour son talent et son sex-appeal. En 2007-2008, il a été à l'affiche des Fantômes de Goya, L'Amour aux temps du choléra, No Country for Old Men, et sera très bientôt dans le prochain Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona. Il interprètera également le légendaire Pablo Escobar dans Killing Pablo.
Ironiquement, il n'a pas participé à un film espagnol depuis Mar adentro d'Alejandro Amenabar. C'était en 2005.
(Source Le film français ; illus. RAMIREZ/FWDPHOTOS/SIPA)
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Posté par Van le 19.06.08 à 14:56 | tags : cinéma à paris, festival
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Espagnolas en Paris, c'est un groupe de cinéphiles et hispanophiles parisiens qui organisent depuis quelques mois des événements et projections dans des cinéma parisiens.De ce soir à dimanche, des projections et des concerts (notamment à l'occasion de la fête de la musique) sont organisés au Majectic Passy, au Reflet Medicis et au Latina. Avec en ouverture ce soir un hommage à Catherine Deneuve et la projection de Tristana de Luis Bunuel au Majestic Passy .
Ensuite, des courts et longs métrages, des documentaires, des vieilleries et des nouveautés seront projetés au Latina vendredi et dimanche à partir de 16h, et au Reflet Medicis samedi et dimanche.
Sélection :
- Jeudi 19 juin 2008 -
Hommage à Catherine Deneuve en sa présence suivi de la projection de Tristana de Luis Buñuel
Projection suivie d'une dégustation gastronomique proposée par Aragón Alimentos
(Cinéma Majestic Passy Grande Salle : 18 rue de Passy - 75016 Paris - 20h00)
- Vendredi 20 juin 2008 -
16h
Intolérances
Trois films brefs et un long métrage contre les discriminations
Marianne, de Philippe Guez (2007, 5mn40). L'entretien d'embauche n'est jamais une mince affaire
Zcuse-nous, de Chad Chenouga (2007, 5mn43). Avant d'insulter, il faut regarder...
Implicación, de Julián Quintanilla (2004, 5mn). Deux acteurs de Pedro Almodóvar, deux vipères
Positius, de Judith Colell (2007, 1h27) La peur du sida ne fait pas dans les détails d'âge, sexe ou condition
En présence des équipes des films.
19h00
Rogelio Ibáñez, ¡amigo!
Les vilains, de Xavier Durringer (1999, 1h34). Un braquage, ça se prépare bien. Et après...
22h00
La Nuit de l'Étrange Espagnol
El rey de la montaña (Les Proies), de Gonzalo López-Gallego (2007, 1h30).
Echapper ! S'échapper d'une forêt inhospitalière, tout en se méfiant de la personne séduisante rencontrée en cours de route...
En présence de Gonzalo López-Gallego
24h00
De bien étranges courts-métrages
Máquina, de Gabe Ibáñez (2006, 16mn). Une jeune fille perturbée, l'harmonie perdue
Avant pétalos grillados, de Velasco Broca (2006, 11mn). Aliénigènes, bodybuilders, aveugles, extra-terrestres
Snip, de Julien Zenier (2007, 11mn). Un monde cauchemardesque d'apathie, aliénation, vide et désespoir
Las horas muertas, de Haritz Zubillaga (2007, 11mn). La randonnée macabre de quatre jeunes campeurs
En présence de Gabe Ibáñez et Julien Zenier
(Cinéma Le Latina : 20 rue du Temple - 75004 Paris - 16h)
- Samedi 21 juin 2008 -
16h
« Tous les chemins mènent au cœur de la musique... »
Die Stille vor Bach (Le Silence avant Bach), de Pere Portabella (2007, 1h42)
En camion, à cheval, en métro, du Bach comme vous ne l'aviez pas imaginé.
En présence de l'acteur Feodor Atkine
18h30
La Leyenda del tiempo, de Isaki Lacuesta (2005, 1h49)
Titre d'un disque emblématique de Camarón de la Isla, un enfant gitan, une jeune fille japonaise...
En présence de Paco El Lobo (et une guitare pas loin !)
21h00
Joaquín Sabina, 19 Días y 500 Noches, de Ramón Gieling (2008, 1h22)
Voir et écouter avec émotion un chanteur et poète incomparable, des témoignages inédits
23h00
Concert à l'improviste "En la puta rue "
Blanca Li, Miguel-Ange, Myriam Mezières, illustres membres de Espagnolas en París, se produiront en "live" sur le trottoir de la rue Champollion et accueilleront des amis
(Elsie Douce, Magalí Ripoll, Fabien Chagnoux, Nell...) et autres invités surprise, pour faire un show en famille
(Cinéma Reflet Médicis 3 rue Champollion - 75005 Paris 16h00)
(affiche par Agatha Ruiz de la Prada)
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Posté par Damien L. le 19.06.08 à 10:06 | tags : musique au cinéma
La 27ème Fête de la Musique aura lieu samedi 21 juin. A l'occasion du centenaire de la musique de film (Camille Saint-Saëns ayant composé en 1908 une partition originale pour le muet L'Assassinat du Duc de Guise), cette édition 2008 sera placée sous le signe du cinéma.
Le site de la Fête de la Musique propose par exemple d'écouter une sélection de 12 musiques de films et d'en télécharger les partitions. Parmi les oeuvres choisies figurent Pépé le Moko, Un Homme et une femme, L'Armée des ombres, Les Aventures de Rabbi Jacob, 37°2 le matin ou La Science des Rêves. Tout est disponible ici. Si le site ne propose que des films français, les grands maîtres internationaux ne seront heureusement pas oubliés samedi.
Entre autres initiatives, le chanteur Mauro Gioia mènera à Paris Rendez-vous chez Nino Rota, un hommage au compositeur, mis en scène par Catherine Ringer. Nino Rota sera également à l'honneur à Sète, où l’Orchestre du Conservatoire de la ville interprétera la musique du Parrain.
L’Orchestre de Rouen rendra lui hommage à John Williams en jouant les mélodies de Star Wars, tandis que celui de Metz jouera la partition de La Liste de Schindler. Et l'Orchestre de Bordeaux Aquitaine interprètera le West Side Story de Leonard Bernstein.
- Consulter le programme de la Fête de la Musique 2008.
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Posté par Damien L. le 18.06.08 à 14:22 | tags : bande annonce, biopic, dailymotion
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Antoine De Caunes est en plein montage du biopic Coluche - L'Histoire d'un mec, consacré aux années 1980 et 1981, qui virent le comique présenter sa candidature à l'élection présidentielle avant de renoncer à dix jours du scrutin. Au casting figurent François-Xavier Demaison (dans le rôle de Coluche), Olivier Gourmet, Alexandre Astier (dans le rôle de Reiser), Denis Podalydès et Léa Drucker.
Le choix d'un sujet politique et l'envie de revenir sur la France du début des années 80 sont à saluer, mais le premier trailer ne se démarque pas vraiment de la tradition promotionnelle des bios filmées. En choisissant de ne pas dévoiler le visage du comédien et du personnage principal, ces images cherchent à jouer sur le mythe et le mystère, ce qui ne sied pas nécessairement au sujet.
Voici ce premier trailer :
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"Intelligence is relative"
C'est fou ce qu'on apprend d'une simple affiche. Un casting incroyable pour commencer. Et un esprit. Celui-ci se trouve dans les couleurs, le graphisme, et la tagline. En l'occurrence cette tagline est presque contre-nature. L'idée normalement est de donner envie d'aller voir le film en en synthétisant le concept, de façon suffisamment claire et accessible (souvent beaucoup trop claire et accessible) à tous. Type "In space no one can hear you scream" (Alien), "Il suffit d'un héros pour changer le monde" (10 000). Là non. La tagline est énigmatique et ne dit rien du concept du film. En revanche elle dit quelque chose de son esprit, ce qui est encore plus alléchant.
Burn After Reading, avec George Clooney, John Malkovich, Frances McDormand, Brad Pitt et Tilda Swinton, sera présenté en avant-première à la Mostra de Venise, et sortira sur les écrans français en novembre.
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Posté par Van le 17.06.08 à 15:43 | tags : bande annonce, horreur, you tube
1Il devait sortir demain sur les écrans, mais a été repoussé jusqu'à nouvel ordre en raison de son interdiction aux moins de 18 ans par la commission de classification des films. Martyrs, le film de Pascal Laugier dont on a du coup tant parlé, attend son heure et un éventuel retour sur la décision de la commission.
Mais au fait, à quoi ressemble ce film ? La bande-annonce a été mainte fois retirée de YouTube, mais voici deux teasers :
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Posté par Damien L. le 17.06.08 à 12:55 | tags : cinéma fantastique, hollywood
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Spécialiste des effets spéciaux, Stan Winston était un peu le Walt Disney du cinéma fantastique. Papa des créatures les plus emblématiques des années 80, il a donné le jour à Predator, aux Aliens de James Cameron, à l'inoubliable "chose" de The Thing et aux divers robots de la trilogie Terminator. Il avait ensuite créé pour Steven Spielberg les dinosaures de Jurassic Park.
Egalement spécialiste du maquillage, il avait collaboré au look d'Edward aux mains d'argent et à la transformation de Danny de Vito en pingouin dans Batman : le défi.
Lauréat de plusieurs Oscars, Stan Winston a créé un studio qui porte son nom et à la tête duquel il élabora récemment l'armure d'Iron Man. Alors qu'il travaillait actuellement sur Terminator 4 et Avatar, Stan Winston est décédé des suites d'un myèlome osseux (ou cancer de la moelle). Il avait 62 ans et emporte avec lui tout un pan de l'imaginaire américain.
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Posté par Marion O. le 16.06.08 à 18:39 | tags : hollywood, super héros
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l'apparition de Robert Downey Jr (qui bénéficie en ce moment d'une énorme cote d'amour) en Tony Stark avait fait son chemin. Pourquoi les films de super-héros, en perte de vitesse, ont-ils de nouveau le vent en poupe ? On peut avancer une hypothèse : les spectateurs, gavés de suites sans âmes remplies d'acteurs transparents, avaient mis les voiles, mais la performance de Robert Downey Jr (inattendu dans un rôle pareil), qui donne une vraie personnalité à Tony Stark, les a séduits, ainsi que le récit en prise avec l'actualité.
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Le long bras de fer qui a opposé Hillary Clinton à Barack Obama est désormais terminé. Pour les grands médias, une des façons de dissocier les deux candidats démocrates à l'élection présidentielle américaine fut le recours à la liste de leurs soutiens hollywoodiens.
On a beaucoup insisté sur le déséquilibre entre ces deux listes, Hillary Clinton ne pouvant guère compter que sur Jack Nicholson, Barbara Streisand, Steven Spielberg et Danny de Vito, tandis que Barack Obama était ouvertement soutenu par George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Scarlett Johansson, Sharon Stone, Jennifer Aniston, Halle Berry, Robert De Niro, Edward Norton, Morgan Freeman ou Tom Hanks.
Si cet enthousiasme hollywoodien a probablement joué un rôle non négligeable auprès des jeunes électeurs démocrates, on peut penser que l'influence du monde du cinéma sera moins grande dans le nouveau combat qui oppose Obama au républicain John McCain. C'est surtout l'Amérique rurale que cherche maintenant à séduire le candidat démocrate et Hollywood a rarement eu du poids auprès de cet électorat. D'autant que John McCain affiche une liste de soutiens plus courte mais assez emblématique : Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger.
On ne sait pas encore si ces diverses personnalités ont prévu des façons originales de soutenir leur favori d'ici le 4 Novembre (date de l'élection) mais Tom Hanks, très populaire grâce à son image d' "américain moyen et sans histoire", pourrait être mis en avant dans les prochains mois par l'équipe de campagne d'Obama...
- Voici la vidéo de soutien de Tom Hanks à Barack Obama :
- Et voici Sylvester Stallone apportant son soutien à un John McCain ravi :
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Posté par Damien L. le 14.06.08 à 16:59 | tags : court métrage, festival, musique au cinéma
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C'est hier qu'a débuté la quatrième édition du Festival des Nouveaux Cinémas, qui propose depuis 2005 une sélection internationale de courts-métrages numériques (tournés avec caméra HD, SD, téléphones portables, webcam, etc). Jusqu'au 22 juin, le Festival se déroule dans différents lieux prestigieux et insolites de Paris et de la région Ile-de-France (le Club de l'Etoile, le Grand Action, le Divan du Monde, la Tête des Trains à Tousson, le Centre des Arts d'Enghien-les-Bains, le Cube à Issy-les-Moulineaux, l'Ecole Normale Supérieure, la Péniche Cinéma ou l'Elysées Biarritz).
A l’issue de chacune des projections, le public pourra participer à des débats avec les réalisateurs et les personnalités du cinéma invitées. Les séances sont toutes en entrée libre et se prolongeront avec des groupes en live, DJs et Vjs, notamment le 21 juin lors de la fête de la musique dédiée cette année au centenaire de la musique de film.
- Le programme complet est ici.
- Réservation conseillée en précisant le nombre de place désirées à : resafestival@cinefac.fr
Voici la bande-annonce de cette édition 2008 :
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Posté par Damien L. le 13.06.08 à 14:28 | tags : festival, digima, centre pompidou, forum des images
C'est aujourd'hui que débute la 4ème édition du Festival Pocket Films, qui explore depuis 2005 "les potentialités de l'expression artistique" offertes par les téléphones mobiles. Pendant 3 jours, l'entrée est libre au centre Pompidou et les programmes variés. Aujourd'hui vendredi, c'est une journée spéciale "éductation à l'image". Demain, ce sera la journée des invités : Isabella Rossellini, Stephen Dwoskin ou Nathalie Magnan. La remise des prix aura lieu dimanche à 18h30.
L'évènement de ce Festival est donc la présence d'Isabella Rossellini, qui viendra présenter samedi à 18h30 Green Porno (photo), série de 8 sketches consacrée à "la vie sexuelle des insectes et autres créatures” écrite, réalisée et interprétée par l'actrice de Blue Velvet. Déjà projetés au Festival de Berlin, ces sketches seront visibles en permanence durant le Festival, sur les fameux "arbres à portables". Drôles, colorés et délirants, ces 8 mini-métrages ne sont pourtant pas les seuls atouts de cette édition 2008.
- Consulter le programme complet de Pocket Films 2008.
- Lire notre entretien avec Benoît Labourdette, délégué général du Festival.
- Lire la critique de J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, premier long-métrage réalisé avec un téléphone mobile.
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Posté par Van le 13.06.08 à 10:49 | tags : james bond, tournage
2Nous pourrions faire - et nous ferons, peut-être - une série sur les tournages maudits ou au moins rocambolesques, rien qu'avec le cru 2007-2008, car le cinéma est un métier risqué. Après les déboires de Valkyrie, le prochain film de Bryan Singer avec Tom Cruise, dont on a beaucoup parlé, c'est le tournage du prochain James Bond qui semble frappé d'une malédiction.
Après quelques dégats matériels type perte d'une Aston Martin, prévisibles sur le tournage d'un film d'action, ce sont les dommages humains qui se multiplient. Plusieurs doublures se sont gravement blessées dans des cascades, et maintenant c'est James himself qui risque sa peau. Daniel Craig a été soigné la semaine dernière d'une blessure au visage (mon dieu, va-t-il être défiguré ?) qui requierait des points de suture. Ensuite les studios où se tourne actuellement le film aurait en partie brûlé. La star souffrirait d'une blessure aux côtes, alors qu'un technicien aurait été poignardé dans un bar en Autriche.
Et enfin (on espère), Craig a été hospitalisé après s'être coupé la main. C'est bien gentil, mais il ne faudrait pas confondre 007 et l'acteur qui l'interprête, car dans la vraie vie c'est tout de même moins évident de sortir avec un petit bout de sparadra et son smoking intact d'une explosion nucléaire.
Si personne ne meurt d'ici là, Quantum of Solace sortira sur nos écrans le 5 novembre prochain.
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Le projet attise forcément la curiosité : l'auteur-dessinateur de BD Joann Sfar va réaliser à partir de Septembre un film consacré à Serge Gainsbourg, intitulé Serge Gainsbourg : vie héroïque (clin d'oeil à une des chansons de l'artiste, vous voyez de quoi on parle, hein ?).
Si l'interprète du rôle-titre a rapidement été dévoilé (c'est le metteur en scène de théâtre et acteur à ses heures Eric Elmosnino -photo ci-contre- qui s'y colle), le casting féminin fait depuis quelques semaines l'objet de nombreuses rumeurs. Lou Doillon a d'abord été annoncée dans le rôle de sa mère Jane Birkin, mais la confirmation tarde à venir. Quant au rôle de Brigitte Bardot, il est logiquement convoité par quantité de jeunes actrices; Sara Forestier fut dans un premier temps pressentie avant que le nom de Louise Bourgoin n'apparaisse. Là encore, aucune confirmation officielle n'est venue rassurer les pronostiqueurs angoissés.
En tout cas, après Edith Piaf dans La Môme et maintenant Serge Gainsbourg, les paris sont ouverts concernant le prochain biopic musical made in France. Qui sera l'heureux élu ? Léo Ferré ? Georges Brassens ? Barbara ? Dalida ? Julien Doré ?
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L'adaptation attendue du Babylon babies de Maurice Dantec se dévoile, avant sa sortie en salles le 20 août prochain.
Babylon A.D. dans sa version ciné, c'est la grosse machine américaine Vin Diesel aux côtés de la frêle française Mélanie Thierry qui luttent dans l'univers apocalyptique de Dantec, mis en scène par Mathieu Kassovitz. Ca peut être pas mal :
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Posté par Damien L. le 11.06.08 à 15:28 | tags : bande annonce, en salles, film policier
En 1973, trois ans après sa Palme d'or obtenue pour M.A.S.H., Robert Altman retrouvait Elliott Gould avec Le Privé, forme d'adieu au film noir de l'âge d'or hollywoodien (le titre original étant d'ailleurs The Long Goodbye). Enième apparition cinématographique du détective Philip Marlowe (après Le Grand Sommeil, La Dame du lac ou La Valse des truands), le film est une explosive rencontre entre les codes du classicisme et ceux du Nouvel Hollywood.
Considéré comme un des plus grands films de "anti-héros", Le Privé marquait également une des première apparitions à l'écran d'un certain...Arnold Schwarzenegger.
35 ans après sa sortie, le film n'a rien perdu de son éclatante modernité :
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Posté par Van le 11.06.08 à 12:11 | tags : bande annonce, production, remake, sequel, you tube
Chick lit : un mot qui m'a toujours énervée, qui désigne généralement un mauvais bouquin un peu neuneu et bien superficiel qui plaît aux jeunes femmes (chick=poulette, lit=littérature), genre Candace Bushnell - à l'origine des séries Sex and the City et Lipstick Jungke.
Chick flick est bien sûr l'équivalent au cinéma. Il prend généralement la forme d'une comédie sentimentale impliquant Meg Ryan ou Jennifer Aniston. Avec le succès de Sex and the City : le film justement, il semblerait qu'on soit parti pour une bonne série de films soi-disant pour nanas, romantiques et cucul à souhait. Sex and the City étant d'ailleurs ce qui reste de plus acceptable dans le genre, conservant un minimum d'intelligence, de cynisme et de crudité. Outre une très probable suite des aventures de Carrie Bradshaw, il pourrait bien sortir 2 à 5 films du genre par an.
En vue pour le moment, Le Témoin Amoureux, Kit Kittredge : An American Girl, désormais présenté comme le Sex and the City pour les jeunes filles. The Women, le remake de Femmes (avec Meg Ryan !) , comédie 100% féminine de George Cukor passablement misogyne - les femmes mises en scène étant globalement de ravissantes idiotes. A voir la bande-annonce du remake, les préjugés n'ont pas beaucoup reculé depuis 1939 d'ailleurs :
Pour la suite, on peut compter sur ces deux productrices qui ont carrément fondé une société de production appelée Chickflick, qui en fera évidemment sa spécialité.
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Posté par Damien L. le 10.06.08 à 17:09 | tags : blockbuster, hollywood, super héros, you tube
Gros carton du mois de mai aux Etats-Unis (le film va bientôt dépasser les 300 millions de dollars), Iron Man a tant sédui le public américain qu'il est utilisé pour la promo d'autres blockbusters estivaux.
C'est d'abord un spot TV de L'Incroyable Hulk qui met en avant le court caméo de Robert Downey Jr, dans le rôle de Tony Stark. Réalisé par le français Louis Leterrier, L'Incroyable Hulk inquiète légèrement ses producteurs, qui cherchent là à bénéficier de l'aura grandissante du personnage d'Iron Man. La vidéo est ici.
Dans un autre registre, Tropic Thunder a fait beaucoup de bruit aux MTV Movie Awards, grâce à une délirante parodie qui montre le réalisateur Ben Stiller décidant de surfer sur les récents cartons de ses acteurs, Kung Fu Panda pour Jack Black et...Iron Man pour Robert Downey Jr. La vidéo, sorte de coup de génie marketing, fait rire le tout Hollywood depuis plusieurs jours :
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Posté par Damien L. le 09.06.08 à 14:52 | tags : cinéma et football, you tube
9Deux jours après l'ouverture de l'Euro 2008 et à quelques heures du premier match de l'équipe de France (contre la Roumanie), nous posons la question : cinéma et football font-ils vraiment mauvais ménage ? Un adage veut qu'il soit quasiment impossible de rendre sur grand écran l'intensité d'un match, ce sport se prêtant davantage à la télévision ou au jeu vidéo. Pourtant, les films tournant autour du football se comptent par dizaines. Outre L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty de Wim Wenders, Le ballon d'or ou Goal ! : naissance d'un prodige et sa suite Goal II, nous vous proposons en vidéo quatre façons d'envisager le football au cinéma :
- Le match cartoonesque et fantaisiste (à la manière du mythique dessin animé Olive et Tom ou de Shaolin Soccer) : Didier d'Alain Chabat.
- Le film social et régional : Coup de tête de Jean-Jacques Annaud, avec Patrick Dewaere.
- La comédie anglaise au casting glamour : Joue-la comme Beckham, avec Keira Knightley et Jonathan Rhys-Meyers.
- La captation expérimentale réalisée par des plasticiens : Zidane, un portrait du XXIème siècle.
D'autres films vous viennent-ils en tête ? Toute l'actualité de l'Euro 2008 est en tout cas à suivre sur l'excellent blog foot de Fluctuat.
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Big Buck Bunny, c'est l'histoire d'un énorme lapin bien gentil qui, victime de la méchanceté des autres bêtes de la forêt, va se transformer en redoutable justicier. Sa spécificité ? Il s'agit d'un court métrage d'animation 3D entièrement réalisé en open source, soit à l'aide de logiciels libres.
Comme quoi on n'a pas forcément besoin des milliards de Disney.
Big Buck Bunny est disponible gratuitement en téléchargement et sur You Tube. Mais vous pouvez évidemment soutenir ce type d'initiative et acheter le DVD.
(Via newsletter du Monde)
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S'il n'avait pas été l'homme le plus puissant de la planète, il aurait - avec son potentiel comique indéniable - bien fait rigoler dans les chaumières. W, le film d'Oliver Stone, semble s'installer vaguement dans cette perspective, comme en témoigne l'affiche qui a été présentée au marché du film à Cannes, un brin ironique.

"Je suis honoré de serrer la main d'un courageux citoyen irakien qui a eu la main coupée par Saddam Hussein"
"Nos ennemis sont innovants et plein de ressources, et nous aussi. Ils ne cessent jamais d'imaginer de nouvelles manières de frapper notre pays, et nous non plus".
Et celle-ci, grandiose et intraduisible : "They misunderestimated me". Genre de mélange entre "mal compris" et "sous-estimé"...
W, d'Olivier Stone, avec Josh Brolin, Elizabeth Banks, James Cromwell, Thandie Newton. En salles le 22 octobre 2008.
Via.
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Posté par Damien L. le 06.06.08 à 16:44 | tags : adaptation, réalisateur
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Il nous en parlait en entretien au mois de mars, c'est désormais officiel : Alex de la Iglesia adaptera pour l'écran La Marque Jaune, le trépidant album de la série Blake et Mortimer. En cette période où fleurissent les adaptations de bandes dessinées (en plus du Tintin de Steven Spielberg et de celui de Peter Jackson, on aura droit en décembre à Largo Winch), le cinéaste espagnol s'attaque à une sorte de "projet maudit" sur lequel le français James Huth (Brice de Nice) s'était cassé les dents durant de nombreuses années. Il est vrai que ce dernier n'avait alors à son actif que le semi-échec Serial lover et que son ambition de réunir casting international et budget pharaonique avait légèrement refroidi les financiers (James Huth se console en préparant en ce moment l'adaptation de Lucky Luke, avec Jean Dujardin).
D'abord prévu en octobre, le tournage de cette Marque Jaune a été repoussé, le temps pour Alex de la Iglesia et son vieux pote Jorge Guerricaecheverria de peaufiner une nouvelle version du scénario. On espère tout de même que l'adaptation de Blake et Mortimer ne deviendra pas la nouvelle hantise cinématographique, après Don Quichotte (projet sur lequel se sont heurtés Orson Welles et Terry Gilliam).
Mais les fans de la BD ont quelques raisons d'espérer : Alex de la Iglesia semble passionné par cette adaptation et on pourrait même penser que le décevant Crimes à Oxford n'était pour lui qu'une répétition générale et une occasion de s'acclimater à la langue anglaise, avant de passer aux choses sérieuses...
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Posté par Van le 06.06.08 à 10:57 | tags : musique au cinéma, réalisateur
4On avait failli en parler ici, et puis on s'était dit que la vidéo de Stress, le clip de Justice, avait plus sa place chez nos collègues du blog musique.
Chris Marker nous donne finalement l'occasion d'en débattre (gentiment) ici, en prenant position pour défendre ce clip, sa qualité, ses intentions, sur le site poptronics.fr. Le réalisateur de La Jetée et du Fond de l'air est rouge - dont on a pas mal reparlé récemment en raison des célébrations autour de Mai 68 - a en effet envoyé un coup de gueule en réaction à la plainte déposée par le MRAP contre les "responsables" du clip Stress. Le Mouvement contre le racisme estime que "l'intention raciste Romain Gavras, réalisateur du clip, et le collectif Kourtrajmé dont il fait partie - qui peut difficilement être taxé de raciste au vu de son travail jusqu'ici. Ce qui indigne particulièrement le réalisateur et qui est en effet assez étonnant, c'est de juger non pas le propos mais l'intention, qui reste propre à l'auteur et ne saurait être affirmée. Chris Marker, à l'âge vénérable de 86 ans, apprécie le clip (qu'il préfèrerait appeler "film") du fils de Costa-Gavras comme un poème. Un poème particulièrement sombre et violent mais un poème cinématographique quand même, dont la fonction comme tant d'autres avant lui, est de déranger.
Ce qui pour le coup est réussi. Difficile, de mon point de vue au moins, de se faire une opinion très claire sur ce clip, à part qu'il ne laisse pas indifférent et porte très bien son nom.
Alors, le MRAP crie-t-il au loup ? La polémique avait en tous cas beaucoup rémué la rubrique musique, vous pouvez le revoir ici et réagir, mais calmement s'il vous plaît. On n'est pas dans un clip de Justice ici.
L'intégralité du texte de Chris Marker là.
La plainte du MRAP ici
Ce qui est dit à propos du numéro de standard du Front National est vrai, et nous n'avons pas encore obtenu de réponse de la part de Kourtrajmé à qui nous avons demandé pourquoi leur numéro renvoyait vers le siège du FN... - mais pour l'instant le propos n'est pas là : que pensez-vous du clip Stress ?
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Posté par Damien L. le 05.06.08 à 15:38 | tags : you tube, bande annonce, en salles
3Premier film de Roy Andersson (qui réalisa des décennies plus tard Chansons du deuxième étage et Nous, les vivants), A Swedish Love Story - Une Histoire d'amour suédoise sort cette semaine dans six villes françaises.
Réalisé en 1969, le film est rapidement devenu culte en Suède. Jusqu'ici inédit en France, A Swedish love story a pourtant été récemment popularisé auprès des ados grâce à un clip sur youtube, réalisé par un fan, illustrant une chanson des BB Brunes. Ajoutée début 2007 et vue plus de 550 000 fois, la vidéo a suscité un vrai buzz, la jeune génération se demandant d'où pouvaient bien provenir ces petites tignasses blondes.
Attention, ne pas cliquer si vous êtes allergiques à la nouvelle vague des bébés rockeurs :
On imagine qu'il n'y a aucun lien direct entre ce buzz youtubesque et la décision de ressortir le film...
Le distributeur, Solaris, a en tout cas conçu une nouvelle bande-annonce pour cette ressortie, loin du rock endiablé des BB Brunes :
Point commun entre ces deux vidéos : on y aperçoit brièvement Björn Andrésen, interprète du jeune Tadzio dans Mort à Venise, qui trouvait là son premier rôle, quelques mois avant que Luchino Visconti ne le repère...
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Posté par Van le 05.06.08 à 11:37 | tags : réalisateur, adaptation
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Etrange et intéressant choix de la Warner qui a confié à Guy Ritchie la réalisation d'un Sherlock Holmes, à sortir en 2010. Le réalisateur d'Arnaques, crimes et botanique et de Snatch se résumerait assez facilement à ces deux films justement, des histoires de gangsters minables et sympathiques aux accents improbables. Son prochain film à sortir en novembre, RocknRolla, s'inscrit d'ailleurs dans la même veine. Alors pourquoi lui mettre entre les mains le classique des classique du roman policier ?
Peut-être parce qu'après des centaines d'adaptation au cinéma, à la télé, en livres (un paquet de romans "aprocryphes") en BD, en jeux de société ou en jeux vidéos, le célèbrissime personnage de Conan Doyle a besoin d'un petit lifting. Avec Ritchie aux manettes, le contraste entre le sujet et son auteur est suffisamment fort pour qu'on puisse réprimer la crise de baillement qui avait commencé à la lecture d'un nouveau Sherlock Holmes.
MàJ : l'excellent Robert Downey Jr. incarnera ce Sherlock Holmes moderne.
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Posté par Damien L. le 04.06.08 à 18:53 | tags : cinéma des cinéastes, séance dailymotion
Pour la dernière édition de la saison, la Séance Dailymotion propose une sélection de " films suédés ", concept popularisé par Michel Gondry dans Soyez sympas, rembobinez. Carte blanche a été laissée aux motion makers du site pour rendrehommage au film de leur choix.
Entre les oeuvres qui bénéficient de quelques petits moyens et les films fauchés, la variété est de mise. Parmi les 17 films qui seront présentés au Cinéma des Cinéastes, voici notre top 3 :
- Duel, par Kubrickkkkkk :
- Fantasia 2008, par Florian Q :
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Posté par Van le 04.06.08 à 13:04 | tags : adaptation, réalisateur
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Vous avez aimé No Country for Old Men ? Vous aimerez peut-être ce qui va suivre.
La brillante adaptation par les frères Coen du roman de Cormac McCarthy montre à quel point l'écriture de celui-ci se porte bien à l'écran - accessoirement, montre le talent des deux réalisateurs. C'est donc plutôt une bonne nouvelle que deux autres de ses romans intéressent le cinéma.
La route tout d'abord, roman post-apocalyptique archi glauque mais excellent, avec lequel McCarthy a obtenu le prix Pullitzer, raconte l'errance d'un homme et de son enfant dans un monde dépeuplé et recouvert de cendres. Ceux qui ont lu le livre s'en sont sans aucun doute fait une idée très particulière (et peut-être pleuré un peu à la fin ?), et seront excités de le découvrir sorti de l'imagination d'un autre. En l'occurrence l'australien John Hillcoat, avec Viggo Mortensen dans le rôle principal.
Ridley Scott de son côté songe à adapter Méridien de sang (1985), western ultra violent qui se passe après la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique. Le problème évident de Ridley Scott, qu'il explique dans une interview à Eclipse magazine, est justement cette excès de violence, qui lui laisse deux options : faire des concessions pour que le film reste grand public, ou rester fidèle au bouquin - "un exercice de sauvagerie, de brutalité et de violence" - et risquer d'être interdit aux moins de 18 ans. Seconde option vers laquelle il semble plutôt pencher.
En 2001, Billy Bob Thornton avait lancé la mode de McCarthy en portant au cinéma de De si jolis chevaux. On attend le prochain roman du bonhomme pour savoir ce qu'on ira voir au cinéma un an après.
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Posté par Damien L. le 03.06.08 à 15:50 | tags : réalisateur, cinéma fantastique, bande annonce, you tube
8Dans la catégorie des bande-annonces qui arrivent à surprendre leur monde, celle de The Curious case of Benjamin Button se pose là. Marquant la troisième collaboration entre Brad Pitt et David Fincher (après Seven et Fight Club), le film raconte l'histoire d'un homme qui naît dans un corps de vieillard pour ensuite rajeunir. Adapté d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, un tel récit appelait un renouveau esthétique de la part du réalisateur, mais on ne s'attendait pas nécessairement à un style évoquant Tim Burton et les films de la Hammer, comme dans cette première bande-annonce disponible :
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Posté par Marc le 03.06.08 à 14:08 | tags : cinéma à paris
Chevtchenko est un artiste qui fait parfois un peu de cinéma. Mais ce n'est pas le seul, en Ukraine, à avoir du talent. Du 4 au 10 juin 2008, la Filmothèque (9 rue Champollion, Paris Ve) nous le confirme en mettant ce nouveau pays, indépendant depuis 1991, à l'honneur au cours des Soirées du Cinéma Ukrainien. L'occasion de découvrir des films méconnus qui seront présentés soit par un historien du cinéma ukrainien, soit par le directeur du festival de Kiev. La programmation permettra de goûter aussi bien aux films récents qu'aux classiques peu diffusés en Occident. Elle se décline selon deux axes :- la production contemporaine du pays avec la présentation, en avant-première, de six films récents, auxquels il convient d'ajouter un programme de courts-métrages primés dans de prestigieux festivals (Cannes, Berlin...).
- un focus sur les films ou réalisateurs ayant subi la censure soviétique (Les chevaux de feu, de Paradjanov, 1964 ; Brèves rencontres de Mouratova, 1967).
Enfin, les 4 et 6 juin auront lieu des projections-débats lors des avant-premières de Deux en un (Mouratova) et de La nuit est claire (Balaïan).
Pour les horaires et plus détails, c'est ici.
(illus. Au bord de l'eau, de Eva Neïmann)
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Posté par Van le 03.06.08 à 10:59 | tags : court métrage, festival de cannes, you tube
1Voici le gagnant du Short Film Corner du festival de Cannes (et de bien d'autres festivals internationaux). Historia de un letrero (Histoire d'une pancarte), jolie fable réalisée par un tout jeune Mexicain - Alonso Alvarez Barreda - qui fera particulièrement du bien à ceux qui deviennent dans l'enfer urbain vaguement misanthropes :
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Posté par Van le 02.06.08 à 17:47 | tags : comédie, seigneur des anneaux, you tube
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C'est l'affaire du moment. Martyrs, film d'horreur de Pascal Laugier qui devait débarquer en salles le 18 Juin, voit sa sortie repoussée jusqu'à nouvel ordre, pour cause d'interdiction aux moins de 18 ans.
Le film est passé dans la soirée du Jeudi 29 Mai devant la commission de classification, en deuxième instance : 13 membres ont voté pour une interdiction aux moins de 18 ans contre 12 qui ont voté pour une interdiction aux moins de 16 ans. C'est la première fois, depuis le décret du 12 juillet 2001 restaurant l’interdiction aux moins de 18 ans (hors films X), qu'un film français "sans contenu pornographique" est interdit aux moins de 18 ans. Le distributeur Wild Bunch a immédiatement décidé d'annuler la sortie du 18 Juin, conscient que cette interdiction tardive lui vaudrait un parc de salles très restreint.
Mais, durant le week-end, les choses se sont agitées. Le Syndicat français de la critique de cinéma a publié un communiqué dans lequel il s'élève contre cette décision, défendant la démarche du film : Dans le traitement clinique de la fiction qu’il met en scène, Martyrs poursuit sur un mode artistique et théorique une problématique qui a nourri toute l’histoire du cinéma d’horreur : les relations complexes entre les corps et l’esprit, la frontière entre la vie et l’Au-delà. Bannir un tel film des écrans relèverait d’une censure insupportable. Or c’est bien le sort qui menace le film si la proposition d’interdiction aux moins de 18 ans de la Commission était suivie par le Ministre de la Culture. (...) Le SFCC demande donc au Ministre de la Culture de reconsidérer l’avis de la Commission pour donner à Martyrs un visa assorti d’une interdiction aux moins de 16 ans, accompagné d’un avertissement sur la violence d’images jamais gratuites au service d’un propos dérangeant.
Martyrs n'a effectivement pas laissé la critique indifférente. Certains y voient un des meilleurs films d'horreur de la décennie quand d'autres ont été fortement rebutés. Mais tous les professionnels du cinéma s'accordent à dire que le film a sa place en salles. Car "l'affaire Martyrs" révèle, huit ans après "l'affaire Baise-moi", des dissensions semblables : au sein de la commission de classification, ce sont les exploitants de salles qui ont voté pour l'interdiction aux moins de 16 ans tandis que les associations familiales ont voté pour une interdiction aux moins de 18 ans, conscientes que c'était là une façon de "tuer" commercialement le film (cette décision condamnant également l'oeuvre à ne pouvoir être diffusée à la télévision que sur des chaînes cryptées, entre minuit et cinq heures du matin).
Finalement, certains considèrent cette polémique comme une aubaine pour le distributeur, qui pourrait profiter du buzz ainsi créé et réorganiser sa stratégie en vue d'une sortie à l'Automne. Il est vrai que Saw 3 n'avait pas souffert de son interdiction aux moins de 18 ans. Mais le film américain bénéficiait, lui, du succès des précédents volets...
MAJ du 2 Juillet 2008 : La commission de classification des oeuvres cinématographiques a procédé hier en séance plénière à une deuxième vision du film Martyrs de Pascal Laugier. A l'issue de sa délibération, la commission a proposé une mesure d'interdiction du film au moins de 16 ans avec avertissement. La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a décidé de suivre cet avis.
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