Archives > Novembre 2008

Les 5 films français sélectionnés aux Globes de Cristal


Posté par Damien L. le 29.11.08 à 14:00

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Les Globes de Cristal, qui récompensent chaque année les personnalités marquantes de la culture française, viennent d'annoncer les cinq oeuvres en lice pour la catégorie Meilleur film.

La quatrième édition de cette cérémonie se tiendra le 2 février prochain à Paris et sera diffusée en direct sur une chaîne hertzienne (France 3 remplace pour l'occasion Paris Première). Les catégories Meilleure pièce de théâtre, Meilleur roman-essai, Meilleur téléfilm ou série télévisée et Meilleure exposition sont évidemment accompagnées d'une catégorie meilleure film. Pour cette édition 2009, les cinq oeuvres retenues sont Mesrine : L'Instinct de mort de Jean-François Richet, Un Conte de Noël d'Arnaud Desplechin, Entre les murs (Palme d'Or au Festival de Cannes) de Laurent Cantet, Deux jours à tuer de Jean Becker et Le Premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon.

Les deux principales surprises de cette liste sont Deux jours à tuer, récit de la dérive d'un père de famille interprété par Albert Dupontel, et Le Premier jour du reste de ta vie, chronique familiale emmenée par l'excellent Jacques Gamblin. Les grands absents de cette liste sont Bienvenue chez les Ch'tis, plus grand succès de l'histoire du cinéma français, Dernier maquis, brillante chronique sociale de Rabah Ameur-Zaimeche, La Vie moderne, émouvant documentaire de Raymond Depardon sur le monde paysan ou encore La Belle personne, adaptation contemporaine par Christophe Honoré du roman de Madame de La fayette, La Princesse de Clèves.

Certains des films retenus par les Globes de Cristal seront sans doute également sélectionnés par la cérémonie des Césars (qui nommera pour son édition 2009 sept films, au lieu des cinq habituels). Jacques Attali présidera le Jury de ces Globes de Cristal, composé d'une vingtaine de journalistes.


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Festival des 3 Continents : Edward Yang à l'honneur


Posté par anita b. le 29.11.08 à 12:28 | tags : asie, festival, realisateur

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La plupart d'entre nous l'a connu par son formidable Yi Yi, présenté au Festival de Cannes. Mais le cinéaste de Taïwan, Edward Yang, est l'une des découvertes du festival des 3 Continents.

Hommage lui est fort justement rendu par une intégrale de son oeuvre, trop brève puisqu'il est décédé l'année dernière. Maître des chevauchements de temporalités, et de la durée, puisque ses long métrages atteignent facilement les 3 heures, Yang, dès son premier film Ce Jour là sur la plage (1983), invente l'art d'un récit dont le sujet principal évolue perpétuellement, attachant de l'importance à tous ses personnages, et plus particulièrement au temps qui les réunit et les sépare. On pense bien sûr beaucoup à Proust, puisque ses films se construisent souvent autour de souvenirs racontés par les protagonistes.

Avec Tapei Story (1985), il aborde même frontalement le thème de l'écriture, avec un personnage de femme écrivain dont la vie se rapproche dangeureusement de son roman. On ne peut rester insensible aux personnalités décalées, souvent mal à l'aise, qui peuplent son univers, où la mélancolie ne s'oppose jamais à l'énergie de la vie, mais lui offre une profondeur troublante. Avec Hou Hsiao Hsien, Edward Yang est bien le deuxième grand maître du cinéma de Taïwan.

 


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Sean Penn, de l'acteur militant au médiateur politique


Posté par Damien L. le 28.11.08 à 15:30 | tags : acteur, hollywood, réalisateur, you tube

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Aux Etats-Unis, l'acteur/réalisateur Sean Penn fait l'actualité en se posant en médiateur entre la nouvelle administration américaine et les présidents cubain et vénézuélien Raul Castro et Hugo Chavez.

On se souvient que Sean Penn s'était rendu en Irak quelques mois avant la guerre déclenchée en 2003 par George W. Bush. Il voulait informer ses concitoyens de la situation réelle du peuple irakien, mais sa démarche lui avait surtout valu de cinglantes critiques.

Cinq ans plus tard, Sean Penn s'invite à nouveau sur le front de la politique extérieure américaine, en publiant un long article dans la revue The Nation. Celui qui fut cette année Président du Jury à Cannes y relate son entrevue de sept heures à La Havane avec Raul Castro, président de Cuba, ainsi que sa rencontre avec le président du Vénézuela Hugo Chavez, autre ennemi juré de l'administration Bush.

Sean Penn nous apprend ainsi que Raul Castro est prêt à rencontrer le nouveau président élu américain Barack Obama "en terrain neutre". Personnellement, je pense qu'il ne serait pas juste que je lui rende visite le premier (...) mais ce serait injuste aussi de s'attendre à ce que le président des Etats-Unis vienne à Cuba. Nous devrions nous rencontrer en terrain neutre. Peut-être à Guantanamo..., a déclaré le Président cubain à l'acteur de Mystic River. Sean Penn assure également dans cet article qu'Hugo Chavez n'est pas un "dictateur", contrairement à ce qu'aiment affirmer les médias américains. L'acteur/réalisateur rappelle que le président du Venezuela a été élu démocratiquement et il annonce qu'Hugo Chavez est prêt à rencontrer Barack Obama à Washington.

Dans cet article, Sean Penn se dit confiant quant à une amélioration des rapports entre les Etats-Unis et les deux pays dont il a rencontré les leaders. Si une telle volonté de médiation peut surprendre, elle est parfaitement représentative de la philosophie de Sean Penn, persuadé que les artistes ont un rôle poiitique et public à jouer.

Par ailleurs, Sean Penn est actuellement à l'affiche aux Etats-Unis de Milk, le nouveau film de Gus Van Sant. Il y tient le rôle d'Harvey Milk, élu de la mairie de San Francisco et premier homme politique américain à avoir ouvertement affiché son homosexualité, qui fut assassiné en 1978. Aux côtés des acteurs Josh Brolin, Emile Hirsch et James Franco, Sean Penn participe donc à un nouveau film fortement politisé, qui entretient des échos avec l'actualité récente (le 4 novembre dernier, un référendum a approuvé l'interdiction du mariage homosexuel en Californie).


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Borat revient en Brüno, le chroniqueur fashion-gay


Posté par Nadia le 28.11.08 à 12:57 | tags : comédie, acteur

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Il y a eu Ali G, Borat et très bientôt Bruno. Le nouveau délire ciné de Sacha Baron Cohen est en train de voir le jour. Après de multiples incursions à la télévision, son personnage de Brüno, le fashion chroniqueur homosexuel devrait en effet bientôt sévir sur grand écran.

L'acteur britannique Sacha Baron Cohen, rendu célèbre par son personnage de Borat compte une nouvelle fois égratigner avec humour les travers de la société Américaine. Son nouveau film qui devrait s'intituler très sobrement Brüno, délicieux voyage à travers les Etats-Unis pour rendre les mâles hétérosexuels mal à l'aise en présence d'un étranger gay en T-shirt moulant, met donc en scène un certain Brüno.

Chroniqueur mode à la télé autrichienne, gay et s'auto-proclamant comme « la voix de la télé pour les jeunes », le personnage de Brüno permet à Sacha Baron Cohen de porter son regard « naïf » et terriblement tranchant sur l'American way of life. Et ça fait mal ! Au programme : Brüno se tape l'incruste dans les défilés de mode, notamment celui de Prada à Milan où il s'est fait poliment jeter. Brüno assiste à un festival chrétien, Brüno participe à un concert rock nazi et bien d'autres aventures insolites.

Au gré des rencontres et des interviews, le héros qui manie le second degré comme une arme s'interroge « naïvement » sur la vie. La vanité du monde de la mode, l'homophobie et le racisme sont autant de sujets sur lesquels il se penche d'une façon très personnelle.

De nombreuses guests stars devraient faire leur apparition dans ce nouveau délire, parmi elles le top Gisèle Bündchen, Daniel DiCriscio (l'American messie du relooking), et peut être même l'acteur Ben Affleck. Affaire à suivre...

 

 


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Terminator Renaissance, l'affiche animée


Posté par Van le 28.11.08 à 11:06 | tags : affiche, cinéma fantastique, sequel


C'est sans doute un des films les plus attendus de 2009 outre-Atlantique, Terminator Renaissance, le quatrième volet de la saga entamée par James Cameron en 1985. Rien que l'affiche visible sur le site de Sony Pictures, avec son animation en flash, peut déjà faire monter la sauce.

Réalisé par l'homme aux intiales McG (Charlie et ses drôles de dames), cette suite des aventures de la famille Connor démarre en 2018, John Connor a 30 ans et est devenu le leader de la résistance humaine face aux machines. C'est Christian Bale, le Batman de The Dark Knight, qui l'interprète, ce qui devrait aider le film à faire des entrées. Si celui-ci est un succès, ce Terminator 4 pourrait être le début d'une nouvelle trilogie... Comme le dit l'affiche, "The end begins" - ce n'est que le début de la fin.

Terminator Renaissance sortira en France en juin 2009.



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Star Trek 2009 : le vieux Spock fait son retour


Posté par Damien L. le 27.11.08 à 14:35 | tags : acteur, bande annonce, cinéma fantastique, star trek, you tube

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Leonard Nimoy, interprète de Spock dans la sérié télé Star Trek, reprend son légendaire rôle dans le nouveau film de la saga, réalisé par J.J. Abrams, qui sortira en mai prochain.

En 2009, les nombreux fans de Star Trek seront doublement comblés. Tout d'abord parce qu'une nouvelle aventure cinématographique, intitulée Star Trek XI, sortira en salles. Mais aussi parce que Leonard Nimoy, que l'on n'avait pas vu depuis dix-sept ans dans le rôle de Spock (c'était en 1991 dans Star Trek VI : terre inconnue), incarnera le mythique personnage, désormais âgé.

Avec ses oreilles pointues et son étonnante coupe de cheveux, Spock est un des personnages les plus célèbres de l'histoire de la télévision. L'acteur Leonard Nimoy est tellement indissociable de la saga Star Trek qu'il avait lui-même réalisé Star Trek III : A la recherche de Spock et Star Trek IV, retour sur terre.

Cette onzième aventure cinématographique de Star Trek est réalisée par J.J. Abrams (créateur des séries Alias et Lost, réalisateur de Mission : Impossible 3 et producteur de Cloverfield), qui compte donner un nouveau souffle à la saga. Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Zoe Saldana, Winona Ryder et Karl Urban figurent au casting.

La nouvelle bande-annonce de Star Trek XI propose des images explosives, qui peuvent rappeler l'ambiance de Terminator 2. Mais le vrai évènement se situe à la fin de la vidéo : le dernier plan montre Leonard Nimoy, âgé mais toujours charismatique, dans le rôle du vieux Spock.


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The Be Kind Rewind Protocol : comment faire un film selon Gondry


Posté par Van le 27.11.08 à 10:06 | tags : livres de cinéma, réalisateur

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En écho à son dernier film Be Kind Rewind (Soyez sympas, rembobinez), où Jack Black et Mos Def réalisaient leur version cheap de classiques hollywoodiens comme SOS fantômes et RoboCop, Michel Gondry a sorti un petit manuel, The Be Kind Rewind Protocol, en forme de mode d'emploi pour apprendre à faire son propre film.

Son idée : "Vous aimerez ce film parce que vous êtes dedans". Peu importe au final la qualité de l'oeuvre, l'important est de l'avoir fait soi-même. Michel Gondry, réalisateur de pubs et de clips passé au cinéma en 2001 avec Human Nature, est un rêveur, un utopiste pour qui chacun devrait pouvoir faire ce qu'il aime, et toute personne ayant un jour rêvé de réaliser son film devrait pouvoir le faire.

A l'occasion de la sortie de Be Kind Rewind, où il met en scène ce principe - faire du cinéma avec trois bouts de ficelle mais de belles idées - le réalisateur français avait lancé un concours des meilleurs courts-métrages faits dans le même esprit que son film, dont le gagnant figurerait dans l'édition DVD. Il avait également organisé à New York un atelier communautaire de fabrication de film, avait "suédé" les pages web de symboles tels que Google, Appel et You Tube, un concours spécial "films suédés" avait été organisé sur DailyMotion... bref, le concept est devenu phénomène.

Il fallait donc bien un manuel pour expliquer à tous les cinéastes en herbe du monde comment réaliser leur rêves de 7e art. Michel Gondry aimerait, en fin de compte, créer une communauté de création, indépendante de tout système commercial, studio, et réseau de distribution, où chacun créerait en toute liberté. Une jolie utopie.

(Via


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Festival des 3 Continents : c'est parti !


Posté par anita b. le 26.11.08 à 16:21 | tags : festival


Incontournable parmi les grands festivals de cinéma français, le Festival des 3 Continents de Nantes (Asie, Afrique, Amérique du Sud) fête cette année ses 30 ans.

L'occasion de se replonger sur une glorieuse histoire, faite de découvertes majeures (Hou Hsiao Hsien, Jia Zhang-Ke, Edward Yang... pour ne citer que les plus connus). Fondé par les toujours à l'oeuvre frères Jalladeau, Alain et Philippe, ce festival possède désormais une aura internationale, et poursuit glorieusement sa mission de tête chercheuse : ainsi, le cinéma de l'Equateur est mis en avant ici, à travers une petite rétrospective des cinéastes apparus dans les années 90/2000.

Le programme est riche : hommage au regretté et génial Edward Yang, reprise de tous les films couronnés au fil des ans, et une competition composée quasiment uniquement de nouveaux venus : nous aurons l'occasion d'y revenir très vite.


Nantes, du 25 novembre au 2 décembre


Programme sur le site du festival.


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Christian Fechner, producteur des comédies françaises, est mort


Posté par Van le 26.11.08 à 13:29 | tags : comédie, production


On lui doit les Charlots (Le Grand bazar, Les Bidasses s'en vont en guerre...), mais aussi Papy fait de la résistance, Les Frères Pétard, Les Enfants du marais ou plus récemment Les Bronzés 3 amis pour la vie. Christian Fechner, grand producteur du cinéma français, est mort cette nuit à l'âge de 64 ans.

Il avait fait fortune dans la musique en découvrant Antoine (chanteur des fameuses Elucubrations d'Antoine), puis en lançant les Charlots, avec qui il passe au cinéma. Il devint au fil des ans le principal producteur des comédies française, s'associant à Claude Zidi, Jean-Marie Poiré, Patrice Leconte, Jean Becker... Mais il a également fait des paris plus risqués avec Leos Carax (Les Amants du Pont-Neuf) ou Bruno Nuytten (Camille Claudel). Son dernier coup d'éclat ayant été le retour triomphal - auprès du public plus que de la critique - des Bronzés en 2006.

Le cinéma populaire français est un peu orphelin.

(illus.BERTRAND/NECO/SIPA)


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Brad Pitt jouera les explorateurs disparus chez James Gray


Posté par Damien L. le 26.11.08 à 11:19 | tags : acteur, adaptation, biopic, casting, réalisateur

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James Gray, dont le mélo Two Lovers est actuellement en salles, dirigera Brad Pitt dans Lost City of Z, qui raconte l'histoire de Percy Fawcett, explorateur disparu dans la jungle amazonienne en 1925.

La carrière de Brad Pitt se trouve-t-elle à un tournant ? Depuis un an, l'acteur semble bien décidé à tourner avec les auteurs les plus talentueux d'Hollywood. Le 10 décembre, il apparaîtra pour la première fois dans un film des frères Coen, la comédie Burn After Reading, et il tourne actuellement dans Inglourious Basterds, le film de guerre de Quentin Tarantino, véritable chef de file des cinéastes américains qui ont explosé dans les années 1990.

Et Brad Pitt vient d'ajouter un nouveau réalisateur à son arc : James Gray, cinéaste surdoué lui aussi apparu dans les années 1990 (avec Little Odessa) et auteur du déchirant mélodrame Two Lovers, actuellement en salles. Les deux hommes s'attaqueront à l'histoire du britannique Percy Harrison Fawcett, qui disparut avec toute son équipe en pleine jungle amazonienne alors qu'il était à la recherche d'une cité perdue de l'Atlantide. Adaptation d'un roman de David Grann, Lost city of Z sera produit par Brad Pitt lui-même. Le tournage devrait débuter fin 2009.

James Gray, jusqu'ici spécialiste des tragédies intimistes new-yorkaises, aura-t-il les épaules assez larges pour diriger un film d'aventures dans la jungle ?


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Baby Blues : Diane Bertrand s'essaie à la comédie romantique


Posté par Damien L. le 25.11.08 à 17:46 | tags : comédie, en salles, realisateur, you tube


Baby Blues, qui sort sur les écrans ce mercredi 26 novembre, est la première incursion dans la comédie romantique de la réalisatrice Diane Bertrand, jusqu'ici auteure d'oeuvres plus confidentielles.

Récompensée en 1992 par le César du meilleur court-métrage pour 25 décembre 58, 10h36, avec Dominique Pinon et Karin Viard, Diane Bertrand est considérée comme une réalisatrice expérimentale. En 1996, son premier long-métrage, Un samedi sur la Terre (avec Elsa Zylberstein), présentait un récit en puzzle qui invitait le spectateur à reconstituer lui-même l'action. Huit ans plus tard, L'Annulaire, rêverie d'une magnifique sensualité, révélait la future James Bond girl Olga Kurylenko en employée d'un mystérieux laboratoire.

On ne s'attendait pas à voir Diane Bertrand aborder le genre de la comédie romantique. L'intéressée assure pourtant qu'elle voulait s'y consacrer depuis longtemps : "Après mon premier long-métrage Un samedi sur la Terre, j'avais commencé à en écrire une avec Guillaume Laurant, le scénariste de Jean-Pierre Jeunet, mais cela ne s'est pas concrétisé pour des raisons de production. Ce genre de films est en réalité très difficile à réussir, faire rire et émouvoir sur des questions qui nous touchent, c'est un joli challenge".

Baby Blues parle du désir féminin d'avoir un enfant et de la difficulté à communiquer dans le couple, à travers l'histoire d'Alex (Karin Viard), femme énergique de 40 ans, et de son petit ami Fabrizio (Stefano Accorsi). Le film passe par les figures imposées de la comédie romantique : désirs contradictoires au sein du couple, quiproquos en tous genres (Alex et Fabrizio consultent sans le savoir la même psychanalyste), disputes, retournements de situations, importance des personnages secondaires, dialogues savoureux.

Bénéficiant d'une réalisation soignée, Baby Blues n'échappe pourtant pas aux écueils de la comédie française contemporaine : prévisibilité des situations, manque de mordant et respect du politiquement correct. Diane Bertrand, qui a co-écrit le film avec Bruno Japy, ne retrouve pas la sensualité de L'Annulaire ni l'audace stylistique d'Un samedi sur la Terre. Mais elle apporte tout de même une contribution personnelle au genre de la comédie romantique française, ayant par exemple confié la bande originale à Beth Gibbons, la chanteuse anglaise du groupe Portishead (elle avait déjà composé la musique de L'Annulaire).

 

 


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Twin Peaks, le film : MK2 détient la clé (et les scènes coupées)


Posté par Van le 25.11.08 à 11:44 | tags : dvd, mk2, réalisateur

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Si Twin Peaks est un des films les plus troubles de David Lynch, qui est pourtant expert en matière de mystère, c'est sans doute parce que New Line, le producteur, en a coupé environ 90 minutes, rendant le film incohérent. Aujourd'hui, c'est MK2 qui détient les droits de Twin Peaks, donc des scènes coupées - et par conséquent des clés pour comprendre enfin ce film.

Quand Twin Peaks est sorti au cinéma en 1992, peu de temps après l'arrêt de la série télé, nombreux sont ceux qui ont été aussi désemparés en sortant qu'ils n'avaient été impatients en entrant dans la salle de cinéma. Le film est peut-être une des oeuvres les plus mystérieuses de David Lynch, et ce n'est pas peu dire. Pourtant, ce n'est pas uniquement la faute du génial cinéaste, mais du studio qui a coupé près de 90 minutes du film original, le rendant assez abscons. Dans une interview accordée à WNYC, une radio new-yorkaise, le réalisateur de Sailor et Lula revient sur ce problème de droits - dont il est coutumier, la série Twin Peaks n'étant sortie en France que très récemment, 10 ans après son passage télévisé, en raison d'une guerre de droits entre éditeurs. L'actualité étant la sortie aux Etats-Unis d'un coffret DVD, The Lime Green Set, compulsant films, scènes coupées, version alternatives, courts-métrages et projets du réalisateur.

Mais point Twin Peaks et ses scènes coupées, que Lynch estime à environ 17. Il dit être en discussion avec MK2 depuis longtemps, et a bon espoir de les voir aboutir pour enfin déterrer ces 90 minutes de films manquantes. Mais rien n'est encore fait.


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Ciné Romand 2 : Appelez-moi Madame


Posté par anita b. le 24.11.08 à 17:07 | tags : documentaire, dvd


L'un des grands talents de la documentariste Françoise Romand consiste à savoir trouver des personnages fantastiques dans un contexte on ne peut plus quotidien.

Appelez-moi Madame, qui vient de sortir en DVD (édité par Doriane Films), en est l'exemple absolu : paumée dans un petit village normand, Ovida Delect, poétesse lyrique et légèrement old school, vit parfaitement sa transexualité acquise sur le tard, à 55 ans, alors qu'il/elle était marié depuis des années et père d'un adolescent. Aidé par son épouse à vivre totalement son identité féminine, Ovida ne choque plus grand monde dans son entourage. Et Françoise Romand de filmer, en 1987, le cadre très vieille France dans lequel la poétesse se met en scène et se dévoile. Avec malice et tendresse, la cinéaste évite allègrement de tomber dans le pathos ou le glauque, mais tend un miroir à ses personnages, qui se livrent généreusement.
Elle participe même à l'imaginaire d'Ovida, lorsqu'elle filme un de ses poème, la vieille dame courant en robe de mariée au bord de l'eau, au son de sa déclamation plaintive. On rit beaucoup face aux films de Françoise Romand, mais jamais de ce rire moqueur qui fait la limite de certains épisodes de Striptease. Acteurs du film autant qu'ils en sont le sujet, Ovida et son épouse jouent le jeu du documentaire, qui en retour joue leur jeu. Et l'on sent bien que c'est de l'émulation provoquée par le tournage que naissent certaines scènes incroyables, comme lorsque l'ex-époux et son épouse découvrent un peu de leur souffrance et de leur peurs, transperçant le tableau gentillement extravagant de leur couple hors du commun.

Point de cinéma vérité, mais un croisement proche du happening, où le documentaire se joue du réel, et suit avec jubilation le chemin tracé par ces personnages. Il est temps de redécouvrir cette forme documentaire unique inventée par Françoise Romand, dont on espère que plus de films pourront être bientôt réedités.

 


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Terry Gilliam brave le destin et relance son Don Quichotte


Posté par Damien L. le 24.11.08 à 15:02 | tags : réalisateur, production, monty python, adaptation, tournage

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Le cinéaste Terry Gilliam va relancer son projet d'adaptation des aventures de Don Quichotte, dont le tournage avait tourné au fiasco en 2000 avant d'être annulé.

On connaît Terry Gilliam pour les hilarants sketches et films (Sacré Graal, La Vie de Brian et Le Sens de la vie) des Monty Python. On le connaît également pour ses grandes réussites en tant que réalisateur (Brazil ou L'Armée des 12 singes). Mais malheureusement pour lui, il jouit également du statut de cinéaste maudit, principalement à cause du dramatique tournage de The Man who killed Don Quixote (adaptation libre du roman de Cervantes).

Ce fiasco avait donné lieu au premier making-of sur la "non-réalisation" d’un film, le cultissime Lost in la mancha, qui avait eu les honneurs d'une sortie en salles. On y voyait un plateau de tournage inondé, un Jean Rochefort atteint d'une hernie discale qui l'empêcha de monter à cheval et de tenir le rôle de Don Quichotte, un Terry Gilliam dépité et un Johnny Depp déçu de voir le tournage s'interrompre. On pensait ne jamais voir la version de Gilliam de Don Quichotte et l'on resongeait au cinéaste Orson Welles, qui tourna de nombreuses scènes de Don Quichotte sur une période de 14 ans, sans pouvoir achever le montage de son vivant.

Mais Terry Gilliam n'en restera finalement pas là. Il vient de racheter les droits de son film, qu'il avait laissés à la compagnie d'assurance après l'interruption du tournage. C'est le signe d'une farouche volonté de relancer le projet, auquel le cinéaste a forcément beaucoup songé ces huit dernières années. On espère qu'il réussira à trouver les fonds nécessaires pour braver la malédiction, en ces temps de crise économique.

En attendant, Terry Gilliam prépare la sortie de The Imaginarium of Doctor Parnassus, qui réunit le regretté Heath Ledger, ainsi que Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law.


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Avant-première de Il Divo et rencontre avec Paolo Sorrentino au Cinéma des Cinéastes


Posté par Damien L. le 22.11.08 à 15:00 | tags : cinéma des cinéastes, réalisateur


Pour la troisième fois en un an, le Cinéma des Cinéastes et l'ARP (société civile des Auteurs, Réalisateurs et Producteurs) accueillent un réalisateur international, qui viendra présenter son film avant de débattre avec un réalisateur français sensible à son oeuvre.

Mardi 25 novembre, la projection d'Il Divo sera ainsi suivie d'une rencontre entre son réalisateur Paolo Sorrentino (accompagné de son acteur principal Toni Servillo) et Radu Mihaileanu (réalisateur de Train de vie et de Va, vis et deviens).

Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, Il Divo se penche sur la figure de Giulio Andreotti, 25 fois ministre et sept fois Président du Conseil. Froid et impassible, il fut soupçonné d'entretenir des liens étroits avec la mafia. 

Après la rencontre de novembre 2007 entre Todd Haynes et Guillaume Canet autour de I'm Not There et celle de mars 2008 entre Wes Anderson et Arnaud Desplechin pour A bord du Darjeeling Limited, le Cinéma des Cinéastes choisit de mettre en avant le cinéma politique italien, très en vue cette année (Gomorra ayant lui reçu le Grand Prix au Festival de Cannes). 

Il Divo sortira en France le 31 décembre 2008.

 

Mardi 25 novembre à 20h30 au Cinéma des Cinéastes
7 avenue de Clichy, 75017 Paris


 




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The Wrestler, la nouvelle résurrection de Mickey Rourke


Posté par Damien L. le 21.11.08 à 16:00 | tags : you tube, bande annonce, acteur

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Considéré comme un acteur à la carrière maudite, Mickey Rourke effectue un nouveau come-back avec The Wrestler, dans lequel il interprète le catcheur Randy Robinson. Réalisé par Darren Aronofsky, le film a obtenu en septembre le Lion d'Or au Festival de Venise et sortira le 18 février 2009 dans les salles françaises.

Le scénario de The Wrestler suit une des trajectoires favorites du cinéma hollywoodien : la gloire d'une star (ici de catch professionnel), la chute de cette star, sa traversée du désert, puis l'espoir d'une rédemption. L'Amérique raffole de ce genre d'histoires, surtout quand elles se mêlent étroitement au destin personnel de l'acteur principal. Ainsi Mickey Rourke, beau-gosse du cinéma américain des années 1980 (on l'a vu dans Rusty James, L'Année du dragon, 9 semaines et 1/2 et Angel Heart) qui a arrêté sa carrière d'acteur pour devenir boxeur de 1991 à 1995, s'est retrouvé défiguré par la boxe et la chirurgie esthétique.

Les tentatives de come-back de Mickey Rourke ont été diverses. En 1997, Love in Paris, suite ratée de 9 semaines et 1/2, ne fait pas redécoller sa carrière. Mais l'acteur trouve tout de même quelques seconds rôles intéressants (Buffalo '66, Animal Factory et The Pledge). En 2005, son interprétation de la brute Marv dans Sin City enthousiasme la critique, qui présente ses 40 minutes de présence à l'écran comme le début d'une nouvelle carrière. Il faudra pourtant attendre trois ans avant de voir Mickey Rourke tenir enfin le rôle principal d'un film. Il s'agit de The Wrestler.

Contre toute attente, ce film sur le catch dans lequel jouent également les actrices Marisa Tomei et Evan Rachel Wood, reçoit un bon accueil. Alors que le réalisateur Darren Aronofsky (Requiem for a dream) restait sur le semi-échec critique de l'intriguant The Fountain, The Wrestler décroche le prestigieux Lion d'Or à la Mostra de Venise 2008. Wim Wenders, le Président du jury, assura d'ailleurs que Mickey Rourke aurait remporté le prix du meilleur acteur si le réglement avait permis de récompenser deux fois le même film.

La nouvelle bande-annonce de The Wrestler dévoile la chanson que Bruce Springsteen a composée spécialement pour le film.


 


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Universal se paie Jason Bourne pour contrer James Bond


Posté par Van le 21.11.08 à 11:09 | tags : adaptation, hollywood, sequel


La saga Jason Bourne prendrait-elle le même chemin que la saga James Bond ? Le studio Universal vient de conclure un accord lui donnant en tous cas l'exclusivité sur Jason Bourne, qui laisse penser que le personnage imaginé par Robert Ludlum a encore de beaux jours devant lui.

La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau et La Vengeance dans la peau constituent la trilogie Jason Bourne, adaptée des livres de Robert Ludlum, très prolifique auteur de romans d'espionnage. Les films ont tellement bien marché qu'Universal a décidé de racheter les droits exclusifs du personnage de Jason Bourne, interprété par Matt Damon, pour se réserver la possibilité de les porter à l'écran. Le quatrième épisode est d'ailleurs déjà en route.

Si Ludlum lui-même n'a écrit que trois romans de la saga Bourne, d'autres ont pris le relais, pour l'empire Ludlum Entertainment. Le deal conclu entre les ayants-droits de Ludlum et le studio Universal garantit à ce dernier l'exclusivité sur le personnage de Bourne, et la primeur sur d'éventuelles adaptations d'autres romans de l'auteur. Plus de 25 romans de Ludlum n'ont encore jamais été adaptés au cinéma.

De quoi installer une durable franchise et contrer James Bond, dont le 22e épisode Quantum of Solace sorti il y a trois semaines cartonne toujours au box office.


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Steve Carell pressenti pour le remake américain du Dîner de cons


Posté par Damien L. le 20.11.08 à 13:30 | tags : casting, comédie, hollywood, remake

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Voilà deux ans qu'un remake de la comédie française Le Dîner de cons est en préparation à Hollywood. Intitulé Dinner for Schmucks, le projet recherchait activement un acteur-vedette pour reprendre le rôle de Jacques Villeret. Sacha Baron Cohen, le célèbre interprète de Borat, fut d'abord intéressé, avant de renoncer.

Bonne nouvelle pour les producteurs du film, Steve Carell serait sur le point de donner son accord. Ancien acteur de théâtre révélé par la télévison (il est passé par les émissions satiriques The Daily Show et Saturday Night Live et tient depuis 3 ans le rôle principal de la série The Office), Steve Carell est une valeur sûre d'Hollywood depuis le carton en 2005 de 40 ans, toujours puceau (film réalisé par Judd Apatow, producteur/réalisateur/scénariste et nouveau roi de la comédie américaine).

On a vu l'acteur en frère suicidaire et spécialiste de Marcel Proust dans le succés surprise de 2006, Little Miss Sunshine, puis en super-héros dans la comédie Evan Tout-Puissant. Cette année, Steve Carell était à l'affiche de Max la menace et de la comédie romantique Coup de foudre à Rhode Island, dans laquelle il séduisait la française Juliette Binoche.

Les remakes américains de comédies françaises donnent des résultats contrastés. Entre The Birdcage (remake de La Cage aux folles avec Robin Williams), True Lies (remake explosif avec Arnold Schwarzenegger du franchouillard La Totale) ou Les Visiteurs en Amérique (auto-remake par Jean-Marie Poiré de son propre film Les Visiteurs), le bon côtoie le franchement mauvais. Avec Steve Carell dans le rôle principal, ce remake du Dîner de cons part lui d'un bon pied.


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La vie d'un maître d'hôtel noir à la Maison Blanche


Posté par Van le 20.11.08 à 11:25 | tags : biopic, hollywood

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L'histoire d'Eugene Allen, 89 ans, ancien maître d'hôtel de la Maison Blanche, est plus hollywoodienne que les meilleurs mélos imaginés par l'industrie du cinéma. On comprend donc aisément que des producteurs se soient précipités pour en acheter les droits.

Le 7 novembre dernier, trois jours après l'élection de Barack Obama, un article du Washington Post racontait de manière extensive l'histoire de Eugene Allen donc, un Noir d'origine modeste qui fut employé de la Maison Blanche pendant 34 ans, de 1952 à 1986, traversant l'histoire de son pays, du combat pour les droits civiques, des assassinats de Kennedy ou Luther King au premières loges. Trois décennies durant, il fut en effet d'abord employé aux cuisines et menus travaux du célèbre bâtiment de Washington, puis fut promu maître d'hôtel. Quand il est arrivé à la Maison Blanche en 1952, il n'avait même pas le droit d'utiliser les toilettes publiques dans l'état de Virginie d'où il était originaire.

Il a serré la main des huit présidents sous lesquels il a travaillé, de Harry Truman à Ronald Reagan, et a partagé parfois plus avec eux. Sa femme était très fière de lui. Ils étaient mariés depuis 65 ans, et attendaient avec impatience l'issue de l'élection présidentielle, n'osant rêver de voir arriver un Noir à la Maison Blanche. La femme d'Eugene Allen est morte lundi 3 novembre, la veille de l'élection d'Obama.

L'Amérique est un pays incroyable. Il s'agit sans doute là d'une des histoires les plus mélodramatiques de l'histoire du cinéma américain, et c'est une histoire vraie. Columbia en a racheté les droits et l'auteur de l'article du Washington Post sera associé à l'écriture du scénario et à la production. Selon la productrice Laura Ziskin, le film brossera le portrait d'un extraordinaire Africain-Américain qui a vu le monde changer, et s'intéressera aussi à l'histoire d'amour entre lui et sa femme.

Il est facile d'imaginer ce que donnera le film, avec force violons et peut-être, s'ils font ça bien, oscars à la clé.

(crédits photo : Kevin Clark-The Washington Post)


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Australia, le film le plus cher et le plus attendu d'Australie


Posté par Van le 19.11.08 à 16:23 | tags : bande annonce, blockbuster, you tube

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Baz Luhrmann, dont le très attendu Australia sortira en France le 24 décembre, a une énorme pression sur les épaules. Son film épique, présenté comme un croisement entre Autant en emporte le vent et Lawrence d'Arabie, est australien de bout en bout : tourné en Australie sous la direction d'un réalisateur australien avec une équipe technique et des acteurs (Nicole Kidman et Hugh Jackman) australiens.

Film le plus cher de l'histoire du cinéma local, tout le monde espère qu'il sera également le plus vu, et pas seulement pour que les studios rentrent dans leurs frais. Le pays mise en effet beaucoup sur ce drame romantique pour relancer l'industrie cinématographique locale, mais aussi le tourisme. Trente deux millions de dollars ont d'ailleurs été dépensés par l'office du tourisme australien en campagne promotionnelle autour du film, dans un contexte de crise économique majeure, espérant qu'il aurait le même effet que Crocodile Dundee dans les années 1980.

L'avant-première du film a eu lieu mardi à Sydney et les échos sont positifs. Le réalisateur, à qui l'on doit les très beaux Moulin Rouge et Roméo + Juliette, a pourtant connu bien des déboires lors du tournage de cette superproduction, notamment en raison de dépassements de budget importants. Il aurait par la suite été en conflit avec la Fox, qui produit le film, à cause du dénouement : le public test, lors des premières projections, aurait très mal réagi à la mort du héros à la fin. Un blockbuster ne pouvant visiblement avoir qu'un happy-end.

Fresque épique et romantique (qui visiblement se termine bien donc) dans des paysages grandioses sur fond de guerre, avec deux stars internationale à l'affiche, Australia présente tous les ingrédients du succès :

 


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Sorties de la semaine : la fin de Mesrine, un parfum d'Amérique et des amants qui divisent


Posté par Damien L. le 19.11.08 à 11:40 | tags : en salles


Mercredi 19 novembre 2008. Le Parti Socialiste cherche toujours son leader, le Sénat a validé la retraite à 70 ans et Clara Sheller revient ce soir à la télé. Pendant ce temps, 11 nouveaux films sortent en salles.

Le film-évènement de la semaine est Mesrine : L'Ennemi public n°1, conclusion réussie de l'ambitieux dyptique de Jean-François Richet (lire la critique). La volonté affichée de marier influences françaises et américaines aura parfaitement porté ses fruits.

Un vent d'Amérique souffle d'ailleurs cette semaine sur plusieurs films français. Antoine de Maximy (illus.1) filme ainsi ses rencontres avec le peuple américain dans son enthousiasmant road-movie, J'irai dormir à Hollywood (lire la chronique). Didier Le Pêcheur, réalisateur qu'on n'avait plus vu depuis J'aimerais pas crever un dimanche, choisit lui un titre 100% américain pour sa comédie dramatique Home Sweet Home.

Mais les spectateurs qui veulent du cinéma américain pur et dur seront également servis, avec Two Lovers (illus.2), surprenante incursion de James Gray dans le film sentimental. Un an après le joyau noir La Nuit nous appartient, le cinéaste a profondément divisé la Croisette au printemps dernier (lire la critique de Two Lovers). Dans un autre registre, Frangins malgré eux confirme la bonne santé de la comédie américaine décalée et tendre, ici emmenée par l'attachant duo Will Ferrell / John C. Reilly (lire la critique).

Coté anglais, la nouvelle fantaisie de Guy Ritchie (le désormais ex-mari de Madonna), Rock'NRolla, tourne en rond et ne convainc pas (voir la critique).

Qu'on se rassure, l'esprit purement hexagonal n'est pas absent des sorties de la semaine : Musée haut, musée bas, réflexion de Jean-Michel Ribes sur le rapport du peuple français à la culture, exhibe toute sa théâtralité ironique à l'aide d'un casting de stars.

Signalons également la sortie d'un film belge non francophone (évènement plutôt rare), Moscow, Belgium, récompensé cette année à la Semaine de la Critique cannoise. Cette rencontre entre une mère-courage quittée par son mari et un rustre chauffeur de poids lourds bénéficie d'un regard sensible et de comédiens inspirés, mais reste prévisible dans ses enjeux.

La ressortie de la semaine est Eve de Joseph L. Mankiewicz , délicieuse plongée dans l'univers du théâtre.


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Mesrine : la femme s'indigne, le fils applaudit Cassel


Posté par Easywriter le 18.11.08 à 20:51 | tags : en salles, film policier, news, sequel

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La sortie de Mesrine : L'Ennemi public n°1 est mal accueillie par la dernière compagne du gangster, Sylvie Jeanjacquot. Son fils Bruno est, lui, plutôt satisfait.

 

"Lorsque j'ai pris connaissance des scènes qui nous concernent Jacques et moi, j'ai trouvé que c'était immonde. D'après ce que j'ai lu moi, j'estime qu'on ressemble à deux loques alcooliques et nymphomanes". Sylvie Jeanjacquot refuse de voir le film de Jean-François Richet. Elle a tort. La dernière compagne du gangster y est certes une femme qui goûte sans frein les apparats permis par le crime : vêtements de luxe, champagne, voyages... Mais jamais dans le film, elle n'est traitée comme une décérébrée ou une loque. Ludivine Sagnier qui interprète le rôle est superficielle mais tragique, femme-objet aimée et aimante jusqu'au bout d'un homme. Elle est aussi et peut-être surtout le symbole de tous les objets de consommation dont s'entoure le gansgter et qui ne le guérissent pas de son immense solitude.

Mesrine apparait dans le film comme un mégalomane flamboyant qui tente d'écrire sa propre légende et ne fait que scénariser sa chute. L'image est-elle fidèle au vrai Mesrine ? Oui pour son fils, Bruno Mesrine, qui tempère : "Les deux films sont pas mal, et assez proches de la réalité. Mais ils insistent beaucoup sur la violence de mon père, qui n'était pas forcément ainsi… C'est du cinéma, et du bon cinéma. Vincent Cassel est tout à fait à la hauteur, il est vraiment bien."


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L'Etrange histoire de Benjamin Button : Brad Pitt et David Fincher en pleine mutation


Posté par Damien L. le 18.11.08 à 13:30 | tags : réalisateur, cinéma fantastique, bande annonce, you tube

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Le nouveau film de David Fincher, L'Etrange histoire de Benjamin Button, sortira en France le 4 Février 2009. Troisième collaboration du réalisateur avec Brad Pitt (après Seven et Fight Club), cette adaptation d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald raconte l'histoire d'un homme qui naît à 80 ans et vit sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps... Les oscarisées Cate Blanchett et Tilda Swinton complètent le casting.

Si la première bande-annonce (sans dialogues) nous évoquait l'univers de Tim Burton et des productions de la Hammer, la nouvelle bande-annonce manie un éventail plus large de références. On songe au cinéma américain des années 1950 ou à l'esthétique des films de Francis Ford Coppola des années 1970 et 1980.

David Fincher, qui s'était brillamment aventuré du côté du Nouvel Hollywood avec l'ambitieux Zodiac, continue ainsi de faire évoluer son style.


L'Homme sans âge, dernière réalisation de Francis Ford Coppola, abordait un sujet étrangement similaire (un vieux professeur de linguistique, frappé par la foudre, se mettait à rajeunir subitement).


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Mickey Mouse a 80 ans


Posté par Van le 18.11.08 à 11:02 | tags : disney, you tube

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C'est la souris la plus vieille du monde : Mickey Mouse fête aujourd'hui ses 80 ans. On considère en effet que la date de naissance du personnage créé par Walt Disney correspond à la première présentation publique du dessin animé Steamboat Willie le 18 novembre 1928.

Voix de fausset (celle de Walt Disney lui-même jusqu'en 1946), formes simples (les trois cercles de son profil) Mickey est un symbole, maintes fois revisité. Au-delà de celui de Disney, il représente l'Amérique toute entière, et sa société de divertissement. Il a rendu heureux plusieurs générations d'enfants qui, près d'un siècle après sa création et malgré l'offre considérablement élargie de personnages imaginaires, ont toujours un amour particulier pour la souris.
Mickey a tout vu, il a même récemment été victime d'une fatwa émanant d'un prédicateur saoudien qui estimait qu'il était impur et que pour cette raison il devait mourir. Mais à 80 ans, c'est pas ça qui va l'ébranler.

Le voici à ses débuts, dans Steamboat Willie :

 

 


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Les 100 plus beaux films de l'histoire du cinéma au Reflet Medicis


Posté par Van le 17.11.08 à 15:13 | tags : cinéma à paris, festival, short list

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Il y a un an, à l'initiative du critique de cinéma Claude-Jean Philippe, des dizaines de personnalités du Septième art se rassemblaient pour établir ce qu'ils jugent être les 100 plus beaux films de l'histoire du cinéma. A partir du 19 novembre, l'intégralité de ces films sera projetée au Reflet Médicis à Paris, et ce jusqu'au mois de juillet prochain.

Chaque semaine, le public parisien pourra (re)découvrir des films qui ont marqué l'histoire du cinéma, à raison de deux ou trois films par semaine. Des oeuvres aussi différentes que Citizen Kane (Orson Welles), La Règle du jeu (Jean Renoir), Mulholland Drive (David Lynch), Les Temps modernes (Charlie Chaplin), Les 400 Coups (François Truffaut), Parle avec elle (Pedro Almodovar), La Mort aux trousses (Alfred Hitchcock) - projetées dans cet ordre durant les trois premières semaines - seront visibles lors de ce festival de la cinémathèque idéale.

Excellente initiative que de montrer ces oeuvres qui, qu'on soit d'accord ou non avec le classement et l'ordre dans lequel ils apparaissent, ont chacune une indéniable valeur et leur place dans l'histoire du cinéma.

Les 100 plus beaux films de l'histoire du cinéma, du 19 novembre 2008 au 6 juillet 2009, au Reflet Medicis (Paris Ve).
Tout le programme ici.


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"Mesrine, L'Ennemi public numéro un" : Mathieu Amalric, acteur atypique


Posté par Damien L. le 17.11.08 à 12:55 | tags : acteur, en salles


Dans Mesrine : L'Ennemi public n°1 (qui sort mercredi en salles), Mathieu Amalric incarne François Besse, le "roi de l'évasion" que Jacques Mesrine rencontre à la prison de la Santé.

C'est la première fois que Mathieu Amalric apparaît dans un film policier français à gros budget. Passé par le cinéma d'auteur hexagonal puis par Hollywood, réalisateur à ses heures et lauréat de plusieurs Césars, l'acteur a connu un parcours atypique.

En 1984, alors qu'il est âgé de 18 ans, Mathieu Amalric joue dans la comédie Les Favoris de la lune, que réalise Otar Iosseliani. Mais le jeune homme ne souhaite pas devenir acteur et il travaille les années suivantes comme accesoiriste, régisseur ou assistant réalisateur sur différents films. Il assiste par exemple les cinéastes Louis Malle et Romain Goupil.

A partir de 1992, Mathieu Amalric se remet à faire l'acteur et intègre notamment la troupe d'acteurs du cinéaste Arnaud Desplechin. Son interprétation tragi-comique du jeune universitaire Paul Dédalus dans Comment je me suis disputé...(ma vie sexuelle) lui vaut ainsi le César du meilleur espoir masculin en 1997.

Considéré comme un acteur cérébral et littéraire, Mathieu Amalric devient alors la coqueluche du cinéma d'auteur français, tournant dans les films de Bruno Podalydès, d'André Téchiné, d'Olivier Assayas, de Benoît Jacquot ou des frères Larrieu. Mais Mathieu Amalric aime se présenter avant tout comme un réalisateur, lui qui, après avoir réalisé en 1997 le court-métrage Mange ta soupe, réalise en 2002 le long-métrage Le stade de Wimbledon puis La Chose publique en 2003.

En 2005, Mathieu Amalric décroche à sa grande surprise le César du meilleur acteur pour son rôle de dépressif lunaire dans Rois et reine (toujours réalisé par son ami Arnaud Desplechin). L'acteur devient très demandé, notamment par Hollywood, et démontre une étonnante faculté d'adaptation à tous types de rôles.
Il joue un inquiétant informateur dans le film d'espionnage Munich de Steven Spielberg, il apparaît dans une scène de bal du Marie-Antoinette de Sofia Coppola, il incarne le journaliste Jean-Dominique Bauby (atteint du locked-in syndrome) dans Le Scaphandre et le papillon et atteint les sommets de la notoriété en campant le méchant dans le nouveau James Bond, Quantum of Solace, qui fait actuellement un carton dans le monde entier et bat des records au box-office américain.

Parallèlement à ces rôles exposés, Mathieu Amalric continue à tourner dans des films d'auteur français, comme La Question humaine, De la guerre ou Les Herbes folles, le nouveau film d'Alain Resnais, qui sortira à l'automne 2009.

Riche de toutes ces expériences, Mathieu Amalric apporte à Mesrine : L'Ennemi public n°1 une interprétation sensible et compose avec Vincent Cassel un convaincant duo d'acteurs. Retrouvera-t-on les deux comédiens à la cérémonie des Césars 2009 ?


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Inglourious Basterds : Ennio Morricone recruté par Tarantino ?


Posté par Damien L. le 15.11.08 à 13:30 | tags : guerre, musique au cinéma, you tube


Selon des rumeurs persistantes, le légendaire Ennio Morricone aurait accepté de composer la musique d'Inglourious Basterds, l'ambitieux film de guerre que réalise actuellement Quentin Tarantino.

Auteur des inoubliables mélodies de Le Bon, la brute et le truand, Il était une fois dans l'Ouest, Le Clan des Siciliens, Salo ou les 120 journées de Sodome, La Cage aux folles, Le Professionnel, Mission, Il était une fois en Amérique ou Les Incorruptibles, Ennio Morricone avait refusé en 1993 de composer la bande originale de Pulp Fiction (ne se doutant probablement pas que Quentin Tarantino décrocherait avec ce film la Palme d'Or au Festival de Cannes).

Agé de 80 ans, Ennio Morricone continue à composer de nombreuses musiques pour le cinéma italien. Si sa collaboration avec Tarantino reste à confirmer, elle apporterait un prestige supplémentaire à Inglourious Basterds, film déjà doté d'un solide casting.

Grand admirateur des westerns spaghetti et des partitions de Morricone, Quentin Tarantino avait utilisé le morceau L'Arena (issu de la bande originale du film Le Mercenaire) dans une scène-clé de Kill Bill : volume 2 :

 

 


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Michael Moore s'attaque à la crise


Posté par Van le 14.11.08 à 16:09 | tags : documentaire, réalisateur


Michael Moore prépare actuellement un film sur la crise financière mondiale et l'économie américaine.

N'étant jamais à court d'idées, du moins à court d'images filmées, prêtes à être organisées selon l'ambiance et le climat du moment pour attaquer là où ça fait mal, le cinéaste contestataire annonçait au printemps dernier qu'il travaillait à la suite de son Fahrenheit 9/11, un documentaire qui concernerait donc toujours la politique étrangère américaine. Mais avec l'élan de la campagne présidentielle et l'élection de Barack Obama, et l'avènement de la crise financière, Moore aurait commencé à réorienter son film sur les questions économiques.

Pour un incurable pessimiste comme Michael Moore, dont le crédo est - à tort ou à raison - ce qui va mal, la désastreuse présidence Bush offrait une matière première inépuisable pour alimenter ses brûlots contre l'Amérique. Désormais, l'optimisme et l'espoir portés par l'élection d'Obama ne vont-ils pas nuire à son inspiration et, surtout, à l'intérêt que le monde pourrait porter à ses films ? Certes la crise économique n'est pas près de disparaître, mais le public a-t-il franchement envie qu'on lui décrive par le menu ? Moore s'était déjà attaqué à l'économie américaine et à l'automobile en particulier dans son premier film, Roger et moi. Plus qu'une suite de Fahrenheit donc, son prochain film sera le descendant de ce premier documentaire terriblement d'actualité vingt ans après. La boucle est bouclée.

La presse hollywoodienne, le Hollywood Reporter notamment, semble déjà vouloir tirer un trait sur ce cinéaste depuis longtemps décrié. Moore serait-il la première victime de la future présidence Obama ?


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Paris Hilton s'invite chez le cinéaste Todd Solondz


Posté par Damien L. le 14.11.08 à 13:15 | tags : actrice, casting, réalisateur

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Paris Hilton sera à l'affiche du prochain film du cinéaste indépendant Todd Solondz, sulfureux auteur de Bienvenue dans l'âge ingrat, de Happiness et de Palindromes.

Paris Hilton, jet-setteuse de 27 ans, top model à ses heures et actrice dans la série The Simple life, avait jusqu'ici une expérience cinématographique très limitée, s'étant surtout illustrée en bimbo sexy dans le film d'horreur La Maison de cire.

Todd Solondz, dont les oeuvres font voler en éclats l'image traditionnelle de la société américaine, offrira sans doute à son actrice l'occasion de surprendre. Aura-t-elle un rôle trash ? Ou son personnage sera-t-il au contraire d'une sagesse déconcertante ? Les paris sont ouverts.

Le film se présente comme la suite d'Happiness, chronique morbide d'une banlieue chic du New Jersey, qui avait obtenu en 1998 le Prix de la critique internationale au Festival de Cannes.
Pour l'instant intitulé Happiness 2, le projet réunira, aux côtés de Paris Hilton, Charlotte Rampling, Paul Reubens (le héros de Pee-Wee's Big adventure de Tim Burton) et Allison Janney (vue cette année dans Juno).

Le tournage vient de débuter à Porto Rico.

 


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Ciné Romand 1 : festival Cinéma Numérique 2


Posté par anita b. le 14.11.08 à 12:30 | tags : expérimental, festival


A l'occasion du très pointu et passionnant festival Cinéma Numérique 2, programmé par Les Cahiers du Cinéma dans le cadre du festival d'Automne, sera présenté demain, samedi 15, à 14h une commande passée à la rare et précieuse cinéaste Françoise Romand. Souvenez-vous, nous vous parlions il y a quelques temps de son "happening" à la bellevilloise et chez des particuliers, où ses documentaires droles et percutants étaient mis en situation du quotidien des spectateurs... Ce happening, filmé, sera l'objet de la projection de demain. Une occasion précieuse de retrouver l'univers étonnant de cette Françoise Romand, plus reconnue à l'étranger que chez nous. Spécialisée dans les personnages haut en couleur, ses documentaires décalées feront bientôt l'objet d'une sortie DVD. On en reparle rapidement.

Samedi 15 novembre, 14h / Centre Pompidou.

 

 


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Tilda Swinton présidera le Jury du Festival de Berlin 2009


Posté par Damien L. le 13.11.08 à 18:00 | tags : actrice, berlinale, festival


L'actrice écossaise Tilda Swinton sera la Présidente du Jury du 59ème Festival de Berlin, qui se tiendra du 5 au 15 février 2009. Agée de 48 ans, celle qui fut camarade de classe de Lady Diana à l'école primaire, a su se rendre incontournable au fil des années.

Tilda Swinton a commencé sa carrière cinématographique en 1986, en jouant dans Caravaggio de Derek Jarman (son compagnon de l'époque). C'est sous la direction de ce même réalisateur qu'elle remporta en 1991 le Prix d'interprétation féminine au Festival de Venise, pour son rôle de la reine Isabella dans Edward II.

Le grand public découvre l'actrice en 2000, avec La Plage. Elle y incarne Sal, la chef de la communauté hippie qu'intègrent Leonardo DiCaprio, Guillaume Canet et Virginie Ledoyen. Les films hollywoodiens s'enchaînent alors pour Tilda Swinton : Vanilla Sky, Adaptation, Broken flowers ou Le Monde de Narnia : chapitre 1, dans lequel elle incarne Jadis, la sorcière blanche.

En 2004, l'actrice a été membre du Jury du Festival de Cannes, présidé cette année-là par Quentin Tarantino, qui offrit la Palme d'or au brûlot anti-Bush de Michael Moore, Fahrenheit 9/11.

En 2008, Tilda Swinton a reçu l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, pour son interprétation d'une avocate froide et cynique dans Michael Clayton. Son personnage y affrontait l'avocat idéaliste George Clooney. Cette même année, Tilda Swinton était en compétition au Festival de Berlin avec Julia, réalisé par le Français Erick Zonca.

Actrice charismatique au regard perçant et à la gestuelle gracieuse, Tilda Swinton sera le 10 décembre prochain à l'affiche de Burn After Reading, le nouveau film des frères Coen. On la retrouvera également aux côtés de Brad Pitt et Cate Blanchett dans L'Etrange histoire de Benjamin Button, la nouvelle réalisation de David Fincher qui sortira en France le 4 février 2009, soit la veille de l'ouverture du 59ème Festival de Berlin.


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Batman contre Batman : le procès


Posté par Van le 13.11.08 à 16:03 | tags : batman

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Nous avons retrouvé Batman, et il vit en Turquie.
Le maire de la ville de Batman, en Turquie donc, intente un procès à Christopher Nolan, réalisateur du carton du box office The Dark Knight, et la Warner, pour utilisation du nom de sa ville sans autorisation.

"Il n'y a qu'un Batman dans le monde. Les producteurs américains ont utilisé le nom de notre ville sans nous en informer" aurait-il déclaré.

Ce n'est pas comme si le personnage de DC Comics existait depuis 1939, et au cinéma depuis 1989... Le réveil est tardif pour ce maire d'une petite ville de Turquie, et le fait que le film de Nolan soit sur le point de dépasser le milliard de dollars au box office a peut-être contribué à attirer son attention. La plainte, qui n'a pas encore été déposée, imputerait également au réalisateur et au studio hollywoodien une part de responsabilité dans le nombre de meurtres non résolus, et le fort taux de suicide féminin dans la ville de Batman. La faute à l'impact psychologique qu'aurait eu le succès du film sur les habitants de la ville turque.

Allez comprendre. Si ce n'est pas un canular, il faut reconnaître au maire de Batman, Huseyin Kalkan, un aplomb sans précédent pour oser déposer une plainte aussi absurde.


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Festival O.F.N.I., édition franco-belge


Posté par Van le 13.11.08 à 14:25 | tags : festival


Films inédits et avant-premières, ciné concerts, performances, et rencontres avec des réalisateurs, le 6e festival O.F.N.I. se tient dans divers lieux à Poitiers du 14 au 23 novembre 2008.
Festival itinérant ciné-musical organisé par l'association Nyktalop Mélodie, O.F.N.I. fait partie de ces événements explorateurs de talents et d'univers méconnus, décalés, éloignés des circuits de distribution durant lesquels on découvre toujours quelques pépites.
Pour sa 6e édition, le festival explore un territoire tout proche, la Belgique, autour d'une programmation aux accents surréalistes. On y trouvera aussi quelques noms plus connus comme Benoît Delépine, Gustave Kerven (dont le film Louise-Michel sera diffusé en avant-première) ou Bouli Lanners. On pourra également y voir pour la première fois Tout ça (ne nous rendra pas la Belgique), événement médiatique qui constituait sans doute une première, diffusé en 2006 sur la RTBF (la télévision publique belge) où un présentateur annonçait en direct la partition de la Belgique. L'histoire avait fait grand bruit à l'époque et ému le pays tout entier.
 
Pour se mettre dans l'ambiance, voici la bande-annonce du festival :
 


Tout le programme sur le site du festival.

 

 


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Le Monopoly au cinéma, par Ridley Scott


Posté par Van le 13.11.08 à 11:11 | tags : adaptation, réalisateur

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Ridley Scott va réaliser une adaptation du Monopoly au cinéma - ce n'était donc pas une blague.

On entend parler depuis un an et demi déjà d'une adaptation du célèbre jeu de plateau, sans parvenir à voir ce qu'il pourrait donner en film - quelle intrigue ? quels personnages ? dans quel but ? - mais maintenant que le réalisateur de Blade Runner, Gladiator, et du récent Mensonges d'état s'engage non seulement à le produire mais à le réaliser, l'idée se fait plus intrigante.

On aurait pu penser en effet qu'une telle adaptation sortirait directement en DVD, ce qui est évidemment exclu avec un Ridley Scott à la réalisation. Selon le Hollywood Reporter, on ne sait rien de l'intrigue du futur film, si ce n'est que le réalisateur compte lui donner un style futuriste inspiré de son chef d'oeuvre de 1982 Blade Runner.

En ces temps de crise financière et immobilière, une focalisation autour du Monopoly - jeu dont le but est d'acheter le plus de maisons et d'hôtels possible pour arriver au monopole et conduire ses adversaires à la faillite - est-elle du meilleur goût ? A moins que le film ne soit l'occasion de formuler une critique implaccable de nos sociétés capitalistes modernes ? Ou y voyons-nous trop de signification ?


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Angelina Jolie : de Lara Croft à L'Echange, une carrière bien remplie


Posté par Damien L. le 12.11.08 à 12:40 | tags : actrice, en salles


A l'affiche cette semaine de L'Echange de Clint Eastwood, la belle Angelina Jolie trouve un rôle d'envergure, celui d'une mère confrontée à la disparition de son fils dans le Los Angeles des années 1920.
Après plus de 15 ans de carrière (elle a débuté en 1992 aux côtés de son père Jon Voight dans Lookin' to Get Out, de Hal Ashby) et 35 films, on retenait trop souvent la seule image d'une héroïne d'action, son plus célèbre rôle étant celui de Lara Croft dans les adaptations de jeux vidéo Tomb Raider et Tomb Raider : le berceau de la vie.
Retour sur les films-charnière de madame Brad Pitt, aujourd'hui âgée de 33 ans.

- Cyborg 2 (1993) de Michael Schroeder : l'actrice tient le rôle principal de ce film futuriste, celui d'une femme-robot qui découvre les sentiments humains. Elle y côtoie les acteurs Jack Palance et Elias Koteas.

 

- Une vie volée (2000) de James Mangold : pour le rôle de Lisa, jeune sociopathe que Winona Ryder rencontre dans un hôpital psychiatrique, Angelina Jolie décroche l'Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle.

 

- Tomb Raider (2001) de Simon West : davantage que l'Oscar obtenu un an plus tôt, c'est le rôle de la pulpeuse aventurière Lara Croft qui offre à Angelina jolie une notoriété mondiale.

 

- Alexandre (2004) d'Oliver Stone : Angelina Jolie incarne Olympias, la mère d'Alexandre le Grand (Colin Farrell), dans cette fresque historique que la critique n'a pas épargnée.

 

- L'Echange (2008) de Clint Eastwood : le légendaire (et multi-oscarisé) Clint Eastwood dirige Angelina Jolie dans un éprouvant drame psychologique, qui fut sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2008.


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Les Grandes personnes : Jean-Pierre Darroussin, père maniaque à la recherche des Vikings


Posté par Damien L. le 10.11.08 à 17:00 | tags : acteur, comédie, en salles

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Chaque été pour l'anniversaire de sa fille Jeanne, Albert l'emmène visiter un nouveau pays d'Europe. Pour ses dix-sept ans, il choisit la petite île suédoise de Styrsö, convaincu d'y trouver le trésor perdu d'un Viking légendaire. Mais la maison louée pour l'occasion est déjà occupée par deux femmes : Annika, la propriétaire des lieux et Christine, une amie française. Les vacances soigneusement organisées par Albert prennent un tournant inattendu, ce qui n'est pas pour déplaire à Jeanne...

Premier long-métrage de la réalisatrice Anna Novion, française par son père et suédoise par sa mère, Les Grandes personnes est une savoureuse comédie de caractères qui bénéficie de magnifiques paysages suédois. Immergeant ses personnages hexagonaux dans une île faite de roche et de petites maisons rouges, Anna Novion crée une atmosphère décalée, onirique, voire surréaliste. Evoquant le cinéma de Jacques Tati (Les vacances de monsieur Hulot), de Roy Andersson (Une Histoire d'amour suédoise), de Jacques Rozier (Maine Océan) et même, le temps d'une scène parodique, du grand Ingmar Bergman, Les Grandes personnes fait souffler un vent d'air frais sur le cinéma français.

Les problèmes sentimentaux que connaissent les trois adultes font écho aux interrogations de Jeanne, adolescente confrontée à la naissance du désir. Dans cette île paradisiaque et ensoleillée, chacun continue à se chercher et à lutter contre le sentiment de solitude : Albert est un père célibataire qui élève seul sa fille, Christine vit une relation complexe avec un homme resté en France et Annika, suédoise francophone et quadragénaire, recroise son grand amour de jeunesse qu'elle avait brutalement abandonné.

Habile mêlange d'humour, de gravité et de tendresse, Les Grandes personnes repose en partie sur la prestation de Jean-Pierre Darroussin. Bibliothécaire aux habitudes maniaques, vieux garçon désuet et père angoissé, Albert tente de garder un contrôle sur la vie de sa fille Jeanne. Mais ces vacances suédoises vont mettre le personnage à rude épreuve : accro à son détecteur de métaux et obsédé par un légendaire trésor viking, Albert va se heurter aux limites de son imagination et réévaluer le rapport qu'il entretient aux autres. La sincérité et la fragilité de ce quinquagénaire permettent au spectateur de s’intéresser à lui et de ne pas le juger trop hâtivement.

Acteur incontournable du cinéma français des quinze dernières années, vu chez Robert Guédiguian, Cédric Klapisch, Jeanne Labrune, Marc Esposito ou Bertrand Blier, Jean-Pierre Darroussin excelle dans les rôles d'anti-héros, parfois désabusés, souvent pince-sans-rire et toujours attachants.
La justesse de son interprétation dans Les Grandes personnes, associée à la qualité des performances de Judith Henry (Christine), Anaïs Demoustier (Jeanne) et Lia Boysen (Annika), achève de faire du premier long-métrage d'Anna Novion une franche réussite, chaleureuse, dépaysante, drôle et surprenante.


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Mois du film documentaire : le cinéma direct


Posté par anita b. le 10.11.08 à 15:25 | tags : centre pompidou, documentaire


Dans cet océan de films qui constitue le Mois du film documentaire (toute la France participe !), notons une très belle programmation consacrée au cinéma direct, qui se tient au Centre Pompidou du 7 au 23 novembre.

Le cinéma direct, c'est un courant du documentaire, né dans les années 60 avec la possibilité de filmer en même temps son et image (la fameuse synchronisation). Une innovation technique fondamentale, qui permit à beaucoup de cinéastes, passionnés par le monde qui les entourait, de partir à sa rencontre, de manière plus ou moins spontanée. Parmi les noms les plus connus, il y a les français Jean Rouch et Chris Marker, et beaucoup d'américains : Pennebaker, les frères Maysles, Leacock, Shirley Clarke...
Des cinéastes passionnés, qui ont su capter leur époque à travers des thèmes aussi variées que le rock (mythique Dont Look Back de Pennebaker sur Dylan, projeté le samedi 15 ; cf illus.), la politique (Primary, sur les primaires qui élirent John F. Kennedy, Jason, portrait par Shirley Clarke d'un homosexuel black qui se met en scène dans un jeu ou se mêlent mélancolie et hystérie, cf notre article publié lors du Cinéma du Réel), la science (Warrendale d'Alan King, sur une clinique de soin pour enfants émotionnelement instables au Canada, Regard sur la folie de Mario Ruspoli, sur un asile en Italie), la société plus généralement (le quasi dyptique réalisé par Jean Rouch en 1960 avec Chronique d'un été et Chris Marker en 63 avec le Joli Mai, où les personnes qu'ils croisent formulent sans le vouloir un état des lieux passionnant.)

A noter aussi, des raretés magnifiques comme ces deux films des frères Maysles : Salesman, où les affres du doutes vécus par un vendeur de bible en porte à porte, et surtout ce Grey Gardens, où les cinéastes partent à la rencontre d'une tante de Jackie Bouvier-Kennedy vivant, avec sa fille d'une cinquantaine d'années, dans la misère la plus absolue, parmi les vestiges d'une demeure qui fut un jour splendide. Ces deux rebuts de la grande famille Bouvier ouvrent leur porte et leur boîte à souvenir, en se mettant souvent en scène. Histoire de démontrer que le cinéma direct ne filmait pas que les vivants dans l'énergie et le mouvement du présent, mais aussi certains fantômes, toujours bien présents.
Programme complet ici.


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Là-haut : coup d'oeil au prochain Pixar


Posté par Van le 10.11.08 à 10:34 | tags : pixar, bande annonce, you tube

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Carl Fredricksen a passé son existence à rêver d'explorer le monde et de vivre le plus intensément possible. Mais à 78 ans, il semble qu'il soit passé à côté de sa vie. Jusqu'à ce que le destin - et un petit garçon de huit ans - lui offre une nouvelle chance de vivre ses rêves.

Les talentueux créateurs de Toy Story ou Wall.E sont déjà de retour. Le prochain Pixar s'appelle Là-haut (Up), il est léger et aérien, tout comme vous en ce lundi matin de novembre à n'en pas douter. En attendant sa sortie en salles l'été prochain, voici une petite bande-annonce :

 


 

 


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Le Latina nouveau est arrivé


Posté par Damien L. le 08.11.08 à 16:00 | tags : ciné-club, cinéma à paris


Depuis le 1er octobre dernier, le cinéma indépendant Le Latina (Paris 4ème) se nomme Le Nouveau Latina. Dans un cadre entièrement rénové (une galerie d'exposition côtoie un coin librairie et un espace restauration), les deux salles classées Art et Essai proposent de nouveaux rendez-vous autour du patrimoine et de la cinéphilie.

 

- Les midis du Nouveau Latina : films en continuation et cycles liés à l’actualité se bousculent tous les jours à midi à un tarif privilégié.
Ce mois-ci, Les Oiseaux et La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, L'Echine du diable, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, The Yards et La Nuit nous appartient de James Gray.

- Les minuits cultes : films cultes et comédies déjantées programmés tous les samedis à minuit sur les deux écrans du cinéma.
Ce mois-ci, la comédie culte Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy (dernière projection ce soir), Les Prédateurs (en avant-première ce soir), Frangins malgré eux (en avant-première le samedi 15), Les Rois du patin, Les Chansons d'amour et Hedwig And The Angry Inch.

- Les Nuits du Nouveau Latina : une fois par mois, de minuit à sept heures du matin, Le Nouveau Latina organise des nuits thématiques, avec petit-déjeuner inclus.
- Des classiques en avant-première : une fois par mois, un grand classique du cinéma est projeté en copie neuve et en avant-première de réédition.
Ce mois-ci, Duel au soleil de King Vidor, le mardi 18 novembre à 20h.

- Les Rendez-Vous du documentaire, avec ARTE editions : Arte investit les lieux une fois par mois pour une séance exceptionnelle autour de sujets d'actualité et de société.
Ce mois-ci, Eux et moi de Stéphane Breton le mardi 25 novembre à 20h, suivi d'un débat.

A noter en ce moment le Festival des films gays et lesbiens jusqu'au 11 novembre.
Et l'avant-première de Kurt Cobain : About a Son le mardi 11 novembre à 20 heures.

 

Le Nouveau Latina
20 rue du Temple
75004 Paris
Consulter le site.


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Johnnie To recrute Johnny Hallyday


Posté par Damien L. le 07.11.08 à 17:45 | tags : acteur, film policier, tournage

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Le réalisateur hongkongais Johnnie To avait visiblement envie de diriger une star française. Après avoir sollicité Alain Delon pour son remake du Cercle Rouge  (l'accord a finalement été rompu), le cinéaste se tourne maintenant vers Johnny Hallyday, plus connu pour ses talents de chanteur que d'acteur, que Johnnie To dit avoir repéré dans L'Homme du train.

Si le chanteur français débutera le tournage en Chine dès la semaine prochaine, la nature du film reste floue. Il ne s'agirait pas du remake du Cercle Rouge (que Johnnie To tournera en principe juste après), mais d'une oeuvre intitulée Vengeance.
Johnny Hallyday interprètera un ancien tueur à gages souhaitant venger sa fille massacrée par la mafia chinoise. Le rôle évoque vaguement celui de Jeff Costello dans Le Samouraï, autre film de Jean-Pierre Melville auquel Johnnie To voue une admiration sans faille.

L'alliance entre le Johnnie hongkongais et le Johnny français a de quoi surprendre, mais on peut d'ores et déjà parier que le film, quel que soit son propos, sera plus réussi que Wanted, improbable polar américain dans lequel s'était risqué Johnny Hallyday en 2002...

 

 

 



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Spielberg et Will Smith refont Old boy


Posté par Van le 07.11.08 à 11:21 | tags : bande annonce, corée, hollywood, remake, you tube

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Grand Prix du festival de Cannes en 2004, Old boy, de Park Chan-wook, va faire l'objet d'un remake 100% hollywoodien, avec Steven Spielberg à la réalisation et Will Smith dans le rôle principal.

Plutôt étonnant comme équipe quand on connaît le film - deuxième volet d'une trilogie sur la vengeance -, interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles, qui racontait froidement le calvaire d'un homme, enlevé et détenu pendant 15 ans sans savoir pourquoi, puis relâché et guidé sur le chemin de la vengeance. La violence est un genre d'obsession chez le réalisateur coréen, qui interroge dans ses films à l'esthétique glaciale le phénomène et sa représentation, parfois avec une certaine ambiguité morale.

On comprend aisément pourquoi Tarantino, qui présidait le jury cannois en 2004, a apprécié le film. On voit moins ce qui a pu donner envie à Steven Spielberg et Will Smith - peut-être les deux plus grands représentants de l'entertainment hollywoodien - d'en faire un remake. Qui lui, ne sera sans doute pas interdit aux moins de 16 ans.

Pour mémoire, la bande-annonce de Old boy :

 

 


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Antonio Banderas incarnera Salvador Dali


Posté par Van le 06.11.08 à 18:11 | tags : acteur, biopic, casting


Antonio Banderas vient de rejoindre le casting d'un biopic sur Salvador Dali réalisé par Simon West, à qui l'on doit notamment Lara Croft Tomb Raider.

Pas moins de trois biopics sont actuellement en préparation autour du grand peintre espagnol. Little Ashes, qui devrait bientôt sortir en salles. Un beau projet intitulé Dali and I: The Surreal Story, mettra en scène Al Pacino sous la direction d'Andrew Niccol (scénariste du Truman show, réalisteur de Bienvenue à Gattaca). Et enfin Dali, dans lequel Banderas incarnera lui aussi le maître du surréalisme. On reste perplexe sur le choix du réalisateur, plutôt habitué aux gros films d'action.

On n'en a en tous cas pas fini avec les biopics.

(source Film Français)


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Michael Crichton : une filmographie éclectique


Posté par Damien L. le 06.11.08 à 14:45 | tags : adaptation, cinéma fantastique, réalisateur, you tube


On a appris hier la mort de Michael Crichton. Romancier culte dont plusieurs oeuvres ont été adaptées au cinéma (Jurassic Park, Harcèlement, Sphere, Le 13ème Guerrier, Le monde perdu), il écrivit également des scénarios originaux (Twister) et créa la série Urgences.

Ce qu'on sait moins, c'est que Michael Crichton a réalisé dans les années 1970 et 1980 plusieurs films aux castings prestigieux, parmi lesquels Mondwest, Morts suspectes, La grande attaque du train d'or et Runaway, l'évadé du futur. L'imaginaire de Michael Crichton aura ainsi donné lieu à une filmographie plus riche qu'il n'y paraît.

 

- Mondwest (1974), avec Yul Brynner. Première réalisation de Michael Crichton, le film prend place dans un parc d'attractions abritant des robots et permettant de voyager dans trois époques du passé. Lorsqu'un androïde se détraque, le loisir se transforme en cauchemar, dans un scénario proche de celui de Jurassic Park.

 

 
- Morts suspectes (1978), avec Geneviève Bujold et le jeune Michael Douglas. D'étranges cas de coma ont lieu dans un hôpital et s'avèrent liés à un trafic d'organes. Crichton confirmait là sa fascination pour la transgression des lois.
 
 
- La grande attaque du train d'or (1978), avec Sean Connery. En 1855, un homme décide de dévaliser le train qui transporte des lingots d'or destinés à payer les soldats anglais qui se battent en Crimée. Ce film contient une bonne dose d'humour et de fantaisie, sur fond de drame historique.
 
 
- Runaway, l'évadé du futur (1984), avec Tom Selleck. Au coeur des années 1980, période durant laquelle le cinéma américain s'est passionné pour les films futuristes, Michael Crichton apportait sa propre contribution en filmant l'histoire d'une section spéciale de police chargée d'éliminer des robots ménagers qui se sont transformés en tueurs.
 
 
- Le 13ème Guerrier (1999), avec Antonio Banderas. Adaptation du roman de Crichton Eaters of the dead, le film explore la légende des Vikings. Mais le tournage rencontre d'innombrables problèmes, le réalisateur John McTiernan se voit refuser son montage final et Michael Crichton est chargé de retourner lui-même plusieurs scènes. Le 13ème Guerrier appartient clairement à la catégorie des films maudits.
 


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14eme Festival de films Gays et Lesbiens


Posté par anita b. le 06.11.08 à 11:50 | tags : cinéma à paris, festival


Du 4 au 11 novembre, le festival de films Gays et Lesbiens de Paris ouvre ses portes.

Comme chaque année, la programmation riche de films rares, allant du style le plus classique au plus trash, se révèle prometteuse. Beaucoup d'inédits venus du monde entier (avec un programme spécial "Islam et homosexualité"), des hommages aux grands Keith Haring et Dereck Jarman, des documentaires et de la fiction, des films cultes (Les Prédateurs...) et bien sur du porno, avec quelques séances au Beverley : il y en aura pour tout le monde.
A noter, quelques séances incontournables : vendredi 7, projection du film de zombie réalisé par le grand Bruce la Bruce (dont le chef d'oeuvre Hustler White sera aussi présenté, avis à ceux qui ne l'ont jamais vu) : Otto ; Or, Up with dead people, une sorte d'errance de morts vivants gays dans les rues de Berlin. Dimanche 9, c'est la séance Riot Girls qui promet, avec entre autre le film de Murielle Iris consacré au groupe Flaming Pussy, Les Filles de Paris.

Ca se passe entre le Rex, le Latina et le Beverley. Tout le programme ici.

 


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Sorties de la semaine : mensonges d'Etat, planning familial et amours du troisième âge...


Posté par Damien L. le 05.11.08 à 15:57 | tags : en salles


Mercredi 5 novembre 2008. Barack Obama vient d'être élu Président des Etats-Unis, un vent historique souffle sur la planète et "Yes We Can" est le nouveau mot d'ordre mondial. Pendant ce temps, 12 nouveaux films sortent dans les salles françaises.

Côté américain, on n'est pas loin de l'actualité avec Mensonges d'état, solide thriller géopolitique de Ridley Scott, qui donne une idée de l'immense chantier laissé par les années Bush (lire la critique). Côté français, la diversité est de mise : la comédie Bouquet final tente avec difficulté de marcher sur les traces de la série Six Feet Under, La Trés trés grande entreprise échoue à mêler film social et film comique (voir la critique), tandis que Claire Simon réussit avec Les Bureaux de Dieu (illus.1) à donner une forme documentaire à sa fiction sur le planning familial (lire la critique et consulter l'interview de Rachida Brakni).

La surprise de la semaine vient du film allemand Septième ciel (illus.2), évocation sensuelle de la difficulté de s'aimer à l'âge de la retraite (lire la critique). Plus à l'Est, le film polonais Quatre nuits avec Anna marque le retour du cinéaste Jerzy Skolimowski, véritable icône du cinéma des années 1960 et 1970. Fable noire prenant un viol comme point de départ, le film ne laisse pas indemne (voir la critique).

Sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2008, My Magic, du Singapourien Eric Khoo, est un lui joli concentré de poésie, qui dresse le portrait d'un ex-magicien se retrouvant en charge de son fils de 10 ans (lire la critique).

 


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Millenium en 2009 dans les salles


Posté par Van le 05.11.08 à 10:45 | tags : adaptation, film policier

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Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, premier volume de la trilogie Millenium de Stieg Larsson, sera dès le premier semestre 2009 dans les salles obscures.
C'est en effet ce qu'a annoncé UGC, qui a acquis les droits de distribution pour la France des adaptations de la trilogie suédoise. Le premier tome est en effet adapté au cinéma sous le simple titre de Millénium, mais l'ensemble de la trilogie est par ailleurs en cours d'adaptation pour la télévision, en six épisodes de 90 minutes.

Si Millenium n'est pas Harry Potter, la trilogie de Stieg Larsson - décédé juste après avoir livré ses manuscrits à un éditeur - s'est tout de même vendue 7,6 millions d'exemplaires dans le monde. Son adaptation n'est donc une surprise pour personne, même si l'on pouvait penser qu'Hollywood s'en emparerait. Mais non, Millenium au cinéma sera suédo-danois, avec dans les rôles principaux l'acteur suédois Michael Nyqvist (qui interprètera donc Michael Blomkvist) et une jeune inconnue, Noomi Rapace, dans la peau de Lisbeth Salander.

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La Séance Dailymotion du 8 novembre


Posté par Damien L. le 04.11.08 à 16:00 | tags : séance dailymotion, cinéma des cinéastes


Samedi prochain aura lieu la nouvelle Séance Dailymotion, qui est une "spéciale Skateboard".
En août dernier, un concours intitulé La Rue est vers l'image proposait à des équipes de skateboarders de réaliser une vidéo de moins de 5 minute; un vote organisé sur le site de partage a départagé les 45 vidéos reçues et la Séance Dailymotion du mois diffuse les 10 vidéos les plus populaires. Une remise de prix aura lieu à la fin de l'évènement.

Pour l'occasion, Flu vous propose son top 3.

 

1) La Cave de Hugo Barral :


Notre avis : Utilisation de différents supports pour un résultat étonnant entre David Lynch et Ed Wood.
2) Five Zero de Marc Leblanc :

Notre avis : Une vidéo qui vaut surtout pour la douceur de son générique de début, que vient rompre la débauche d'énergie qui suit.
3) Skate mongol de Guillaume Martinez :

Notre avis : Au milieu d'un déluge de skate urbain, voici le skate campagnard de la sélection (la vidéo s'ouvre sur la musique de La Chèvre).
La Séance Dailymotion : samedi 8 novembre 2008 - 12h30 au Cinéma des Cinéastes, 7 avenue de Clichy, 75017 Paris.

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Jean Marais : expo autour d'un artiste complet


Posté par Van le 04.11.08 à 11:19 | tags : acteur, expos ciné

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"J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73 ans" résumait Jean Marais en 1992.

A l'occasion des 10 de la mort de l'acteur, le Musée de Montmartre à Paris lui consacre l'intégralité de ses salles pour une exposition-hommage. Certains connaissent Jean Marais pour Peau d'Ane ou La Belle et la Bête, d'autre pour sa relation avec Jean Cocteau ou ses films de cape et d'épée. Mais Jean Marais était un artiste complet, pas seulement acteur mais aussi peintre (illus.), sculpteur, styliste - il créa une collection de prêt-à-porter sous le pseudo de Jean Mora - écrivain, illustrateur... L'égérie de Cocteau a fait le tour de la question artistique.

L'exposition au Musée de Montmartre rassemble un millier d'objet, de ou sur le comédien, jusqu'au 3 mai 2009.
Plus d'infos sur le site de l'expo.

(illus. Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans. Huile sur bois. © DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS)


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6 commentaires

Maggie Cheung et Samuel L. Jackson complètent les rangs de Tarantino


Posté par Damien L. le 03.11.08 à 13:24 | tags : guerre, casting

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Alors que le tournage a déjà débuté, le nouveau film de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, continue d'étoffer son casting. On vient ainsi d'apprendre que Samuel L. Jackson (qui a tourné 3 fois avec Tarantino, dans Pulp Fiction, Jackie Brown et Kill Bill : volume 2) serait le narrateur de ce film qui se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale.

De même, l'actrice chinoise Maggie Cheung interprétera le rôle pour lequel Isabelle Huppert fut d'abord pressentie : celui de Madame Mimieux, la patronne française d'un cinéma où le personnage de Shosanna (Melanie Laurent) se réfugie pour échapper aux Nazis.
Habituée du cinéma français (on l'a vue dans Irma Vep, Augustin roi du Kung-Fu et Clean), Maggie Cheung rejoint un prestigieux casting composé de Brad Pitt, Diane Kruger, Mike Myers, Léa Seydoux ou Eli Roth.

L'objectif de Quentin Tarantino reste inchangé : finir Inglourious Basterds à temps pour le Festival de Cannes 2009.


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