Posté par Damien L. le 31.12.08 à 11:30 | tags : short list, actrice
8Fluctuat continue de dresser son bilan ciné de 2008 et se penche aujourd'hui sur les comédiennes les plus marquantes de l'année.
10 - Anne Consigny
Nouveau second rôle-vedette du cinéma français (Un Conte de Noël, Le Grand alibi, Mesrine : L'Ennemi public n°1, Largo Winch), elle fut toujours à la hauteur.

9 - Lizzy Kaplan
Dans le film-catastrophe new age Cloverfield, elle retient l’attention avec ses cheveux frisés, son humour pince-sans-rire et ses grands yeux ingénus. Ses admirateurs l'ont ensuite retrouveée dans la série télé True Blood.

8 - Juliette Binoche
Plus éclectique que jamais, l'actrice française a multiplié les rôles et les types de films (Coup de foudre à Rhode Island, Désengagement, L'Heure d'été, Paris, Le Voyage du ballon rouge).

7 - Tang Wei
Sexy et romanesque, elle fait souffler un parfum follement glamour sur le récit historique d’Ang Lee Lust, Caution.

L'actrice a utilisé son statut de légende du septième art pour conférer densité et émotion au drame familial Un Conte de Noël et au docu-fiction tourné au Liban Je veux voir.

5 - Vinessa Shaw
Aperçue dans le western 3h10 pour Yuma, la jolie brune a surtout brillé dans le magnifique Two Lovers, en amoureuse protectrice et attentionnée.

4 - Angelina Jolie
Dans L'Echange de Clint Eastwood, son interprétation d'une mère-courage qui entre en guerre contre la police de Los Angeles a convaincu par son intensité tragique.

3 - Gina Pareño
Dans Serbis, elle gère une salle de cinéma érotique tout en veillant sur sa petite famille. Sa performance offre gravité et profondeur à ce drôle de film philippin.

2 - Rebecca Hall
On attendait une confrontation explosive entre Scarlett Johansson et Penelope Cruz dans Vicky Cristina Barcelona, mais c’est finalement Rebecca Hall qui illumine l’écran, en fiancée assaillie par les doutes.

1 - Gwyneth Paltrow
Secrétaire féerique de Robert Downey Jr dans Iron Man et voisine dépressive de Joaquin Phoenix dans Two Lovers, elle a su démontrer toute l'étendue et la variété de son registre.

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Posté par Damien L. le 30.12.08 à 17:00 | tags : en salles, documentaire, réalisateur
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Primé au Festival de Sundance, ce documentaire - en salles le 31 décembre- revient sur les déboires judiciaires du réalisateur de Chinatown, qui l'ont contraint à fuir les Etats-Unis il y a 30 ans.
Si Roman Polanski a réalisé en Amérique des chefs d'oeuvre comme Rosemary's Baby, le cinéaste français d'origine polonaise fut accusé en 1977 du viol d'une mineure de 13 ans. Il plaida coupable et passa 47 jours en prison, avant de quitter le continent américain le 1er avril 1978, profitant d'une libération conditionnelle. Toujours recherché par la justice américaine, Roman Polanski n'a plus mis les pieds aux Etats-Unis depuis cette date. On se souvient par exemple qu'il n'avait pas pu recevoir en mains propres son Oscar du meilleur réalisateur, obtenu en 2003 pour Le Pianiste.
Roman Polanski: Wanted and Desired se consacre au sulfureux procès qui entraîna la condamnation du cinéaste. Les révélations du film alimentent la thèse d'un procès injuste, qui fut plus proche de la mascarade que de la recherche de la vérité. Au début du mois de décembre 2008, Roman Polanski a d'ailleurs demandé à la justice californienne un non-lieu concernant les poursuites dont il fait l'objet depuis 1978.
Réalisé par l'américaine Marina Zenovich (auteure en 2001 du documentaire Who Is Bernard Tapie ?), Roman Polanski: Wanted and Desired a reçu le prix du meilleur montage au Festival de Sundance (le monteur est Joe Bini, collaborateur habituel du cinéaste allemand Werner Herzog).
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Posté par Damien L. le 29.12.08 à 11:00 | tags : acteur, short list
16Fluctuat continue de dresser son bilan ciné de 2008 et se penche aujourd'hui sur les comédiens les plus marquants de l'année.
10 - Bouli Lanners
Nounours protecteur dans Eldorado (qu'il a lui-même réalisé) et tueur paumé dans Louise-Michel.

9 - Javier Bardem
Terrifiant psychopathe dans No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme et séducteur lubrique dans Vicky Cristina Barcelona.

Magnifique sans-abri dans Versailles et charismatique gourou dans De la guerre, l'acteur nous a malheureusement quittés au mois d'octobre.

7 - Josh Brolin
Cow-boy traqué dans No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, il interpréta ensuite un George Bush plus vrai que nature dans W. - L'improbable Président.

6 - Vincent Cassel
Son épatante incarnation du plus célèbre gangster français, Jacques Mesrine, habite puissamment l'ambitieux diptyque que forment Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1.

5 - Mathieu Amalric
Fils sadique dans Un Conte de Noël, cinéaste lessivé dans De la guerre, vil financier dans le dernier James Bond Quantum of Solace et compagnon de cavale de Jacques Mesrine (rôle de François Besse) dans Mesrine : L'Ennemi public n°1, Mathieu Amalric fut partout cette année, et à chaque fois excellent.

4 - Heath Ledger
La noirceur vénéneuse que l'acteur offre à son personnage du Joker dans le triomphal The Dark Knight, Le Chevalier Noir fut difficile à dissocier de sa tragique disparition survenue en janvier.

Entrepreneur cynique dans Gomorra et impassible leader politique dans Il Divo, le comédien a grandement contribué aux réussites italiennes de l'année.

2 - Robert Downey Jr
Super-héros aussi paradoxal que l'Amérique dans Iron Man et hilarante machine à Oscars dans Tonnerre sous les Tropiques, le beau brun a régné sur Hollywood en 2008.

1 - Joaquin Phoenix
Sublime amant fragile dans le mélodrame Two Lovers (élu film de l'année par la rédaction de Fluctuat), Joaquin Phoenix a annoncé à l'automne qu'il souhaitait arrêter sa carrière d'acteur.

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Posté par Damien L. le 26.12.08 à 13:35 | tags : short list
1Après notre top des films sortis en 2008, voici le top des films ressortis en 2008. Si le terme de "reprise" suscite parfois des débats (un film ancien jusqu'ici inédit en France doit-il être considéré comme une ressortie ou comme une nouveauté ?), nous avons tranché les cas litigieux et vous proposons ce classement.
3) A Swedish Love Story - Une Histoire d'amour suédoise de Roy Andersson.
Réalisé en 1969 par un cinéaste de 26 ans qui livrera trente ans plus tard Chansons du deuxième étage, le film était jusqu'ici inédit en France. A travers une vibrante amourette entre deux adolescents aux looks de bébé rockeurs, Roy Andersson dresse un magnifique portrait de la société suédoise de l'époque, entre illumination et désenchantement.

2) Lola Montès de Max Ophüls.
Après le cinglant échec de la sortie en 1955, Max Ophüls se vit imposer deux versions raccourcies et remontées. Un demi-siècle plus tard, cette version restaurée propose une oeuvre proche des souhaits initiaux du réalisateur. S'inspirant de la vie de Lola Montez, danseuse et courtisane qui fut au 19ème siècle la maîtresse du roi Louis Ier de Bavière, le récit remonte le fil de l'existence d'une femme désormais réduite au statut d'attraction foraine. Follement ambitieux, vertigineusement cruel et subtilement romanesque, Lola Montès impose sa tonalité unique.

1) De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites de Paul Newman.
Troisième des cinq films qu'a réalisés l'acteur américain, The Effect of gamma rays on Man-in-the-Moon Marigolds est adapté d'une pièce de théâtre de Paul Zindel. On y voit une mère dépressive tenter d'éduquer ses deux petites filles. Jamais misérabiliste, toujours chaleureux et inspiré, le film développe une mise en scène d'une bouleversante sensibilité. Présenté à Cannes en 1973, De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites valut à Joanne Woodward (épouse de Paul Newman à la ville) le Prix d'interprétation féminine.
Le hasard fit décéder Paul Newman deux semaines après le début de cette ressortie.

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Posté par Damien L. le 25.12.08 à 09:30 | tags : en salles, musique au cinéma, you tube
11Plus gros succès de l'année en Israël, Mes plus belles années est sorti hier dans les salles françaises (lire la critique).
Cette chronique familiale possède une bande originale furieusement eighties qui compile les tubes de manière quasi-industrielle. A la manière du canadien C.R.A.Z.Y., le film fait découvrir aux novices certaines chansons cultes des années 1980 et permet aux amnésiques de mettre un nom sur le titre et l'interprète de morceaux déjà entendus des dizaines de fois.
En ce jour de Noël, nous vous offrons cinq tubes de la B.O de Mes plus belles années :
Bonnie Tyler - Total Eclipse Of The Heart :
Dexy's Midnight Runners - Come On Eileen :
Yazoo - Only You (slow qui parcourt la magnifique séquence finale de la série anglaise The Office) :
Gary Jules – Mad World (cette reprise du tube de Tears for Fears fut spécialement interprétée pour la B.O de Donnie Darko) :
Gilbert O’Sullivan – Alone Again (naturally) (chanson également entendue dans Virgin suicides) :
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Posté par Damien L. le 24.12.08 à 15:04 | tags : blockbuster, box office, batman
Les entrées chinoises de The Dark Knight, Le Chevalier Noir auraient pu permettre au film de Christopher Nolan de dépasser le milliard de dollars au box-office mondial. Mais la Warner a décidé d'annuler cette sortie, prétextant des différences de "sensibilité culturelle".
Les mathématiques sont formelles : The Dark Knight a jusqu'ici cumulé 531 millions de $ au box-office américain et 465 millions de $ dans le reste du monde. Il manque donc aux dernières aventures de Batman 4 petits millions de dollars pour être le quatrième film de l'histoire à rapporter plus d'1 milliard de dollars.
Ce score sera probablement atteint grâce à la ressortie du film le 23 janvier aux Etats-unis, mais la Chine aurait pu participer à la fête si la Warner n'avait pas annoncé hier que The Dark Knight ne sortirait finalement pas dans ce pays.
Si la Warner évoque des divergences culturelles avec la Chine, des rumeurs affirment que les scènes du film se déroulant à Hong Kong ont déplu à la censure chinoise. On ne voit pas vraiment en quoi ces séquences pourraient choquer le public chinois, mais l'annulation de cette sortie n'est qu'un épisode de plus dans les relations souvent tumultueuses entre Hollywood et les autorités chinoises.
Cela dit, The Dark Knight étant sorti en DVD et Blu-Ray le 9 décembre aux Etats-unis, on imagine que certains spectateurs chinois ont déjà pu voir l'affrontement entre Christian Bale et Heath Ledger d'une manière ou d'une autre.
Source : Variety
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Posté par Van le 24.12.08 à 10:42 | tags : tournage, réalisateur
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Woody Allen a rencontré hier notre ministre de la culture Christine Albanel, pour discuter du nouveau crédit d'impôt pour les tournages étrangers en France.
"J'ai toujours été amoureux de Paris. J'avais dans le passé un scénario tout prêt mais les conditions financières ne m'avaient pas permis de concrétiser", a souligné le cinéaste new-yorkais, qui avait en effet abandonné il y a quelques années un projet de film se déroulant à Paris faute de fonds suffisants.
Heureusement, nos honorables députés sont là, qui - entre deux discussions marathon sur l'audiovisuel ou le travail du dimanche - ont voté un nouveau crédit d'impôt pour les tournages de films étrangers en France, histoire d'inciter la production audiovisuelle à profiter du cadre de notre beau pays tout en permettant à ce dernier de profiter de recettes conséquentes. Bien sûr, certaines conditions sont à remplir pour profiter de ces 20% d'abattement fiscal sur les dépenses de production réalisées dans l'Hexagone : les films doivent comporter des éléments rattachés à notre culture, notre patrimoine ou au territoire français. Ils devront générer au minimum un million d'euros de dépenses et prévoir au moins cinq jours de tournage. Sont exclus les films pornos ou "d'incitation à la violence".
A nous les grosses productions hollywoodiennes.
Woody Allen ouvre en tous cas la danse, et prouve que certaines mesures politiques peuvent avoir un effet immédiat. Vu que le réalisateur de Vicky Cristina Barcelona a toujours un scénario prêt dans sa boite à chaussures, il pourrait tourner son film parisien dès l'été prochain. Après Londres et Barcelone, il bouclerait ainsi sa tournée européenne.
(illus : scène parisienne de Tout le monde dit I love you, pour lequel Woody Allen s'était tout de même offert les quais de Seine)
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Hitchcock préférait les blondes - et aimait les martyriser -, il n'aurait donc pas forcément renié la dernière création du fabricant de poupées qui sort à l'occasion des fêtes cette Barbie collector à l'effigie de l'héroïne persécutée du film, actrice-phare de Hitchcock, tailleur, choucroute et... oiseaux sur-agressifs inclus. Flippant.
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Posté par Damien L. le 23.12.08 à 10:25 | tags : you tube, bande annonce, comédie
1Si la suite d'OSS 117, Le Caire nid d'espions aborde des sujets historiques plutôt sérieux, l'humour cinglant est toujours au rendez-vous, comme le montre le premier teaser du film.
OSS 117 : Rio ne répond plus se déroule en 1967, soit 12 ans après les premières aventures de l'espion Hubert Bonnisseur de la Bath (interprété par l'impeccable Jean Dujardin). Mais le personnage n'a pas changé et arbore la même attitude hautaine et gaffeuse. Le premier teaser nous offre ainsi les pensées de l'agent français à propos des hippies pacifistes qui fleurissent en cette fin des années 1960. "Changer le monde ? Quelle drôle d'idée. Il est très bien comme ça le monde !"
Ce teaser dévoile également le look de l'OSS girl, l'espionne israélienne Dolorès, incarnée par Louise Monot, actrice vue dans Prête-moi ta main et MR 73. La mission de la jeune femme est de capturer vivant le criminel nazi Von Zimmel.
Toujours réalisé par Michel Hazanavicius et co-écrit par Jean-François Halin, OSS 117 : Rio ne répond plus sortira le 15 Avril 2009. On attend impatiemment la bande-annonce définitive, qui dévoilera davantage le ton du film et son esthétique brésilienne.
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Passer la nuit en compagnie de George Bush, le soir de l'investiture de Barack Obama, peu d'Américains en rêvent. Pourtant, ce Bush-là risque d'avoir plus de succès que le président encore en exercie, puisqu'il s'agit de Will Ferrell, qui monte sur les planches de Broadway à partir du 20 janvier pour célébrer la fin du règne de W.
L'acteur qui a souvent incarné Bush dans le Saturday Night Live sur NBC, a concocté avec Adam McKay, son compagnon de rire, entre autres réalisateur du très bon Frangins malgré eux, un spectacle d'adieu au 43e président américain, qui ne manquera à personne sauf aux nombreux comiques et commentateurs d'outre-Atlantique qui trouvaient en Bush une source inépuisable d'inspiration.
Will Ferrell reprendra donc dans ce spectacle intitulé You're Welcome America, A Final Night with George W Bush, certains de ses sketches du Saturday Night Live, et nous expliquera par le menu ce qu'il compte faire une fois libéré de sa charge présidentielle. Ca promet.
La chaîne câblée HBO diffusera ce one-man-show au printemps.
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Tom Cruise semble bien décidé à revenir sur le devant de la scène hollywoodienne, après une période de creux inhabituellement longue (l'échec de Lions et Agneaux n'ayant pas arrangé les affaires de l'acteur).
Si sa prestation remarquée en producteur mégalo dans Tonnerre sous les Tropiques pourrait donner naissance à un film entièrement consacré à ce personnage, Tom Cruise mise également sur une triple collaboration future avec Christopher McQuarrie.
Auteur du virtuose scénario d'Usual Suspects et réalisateur de Way of the Gun, Christopher McQuarrie est co-scénariste et producteur de Walkyrie, thriller historique de Bryan Singer qui sortira le 28 janvier et dans lequel Tom Cruise incarne Claus Von Stauffenberg, colonel allemand chargé d'assassiner Adolf Hitler.
Le premier de ces trois projets est The Tourist, remake du thriller français Anthony Zimmer. Tom Cruise reprendra le rôle d'Yvan Attal et Charlize Theron celui de Sophie Marceau.
Le deuxième projet, Flying Tigers, évoquera l'histoire de pilotes volontaires partis aider les Chinois dans leur lutte contre les Japonais avant même l'entrée officielle des Etats-Unis dans la seconde Guerre Mondiale.
Le troisième projet de collaboration Tom Cruise/Christopher McQuarrie, intitulé The Champions, devrait être co-produit par Guillermo del Toro : une équipe d'agents du gouvernement américain est secourue par une civilisation avancée, après que son avion se soit écrasé dans l'Hymalaya. Les agents se retrouvent alors dotés de pouvoirs surhumains.
Ces projets suscitent la curiosité, mais sont-ils vraiment capables de faire renouer Tom Cruise avec les sommets du box-office?
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Posté par Van le 20.12.08 à 10:25 | tags : short list
5Si Two Lovers est arrivé haut la main en première position du top 10 de l'année sur Fluctuat, il avait pourtant commencé par diviser la rédaction, à une majorité contre... un. Présenté au festival de Cannes en compétition, le film de James Gray avait d'abord été chroniqué par l'envoyé de Flu sur place, qui se trouve être le seul n'ayant pas été touché par la beauté du film, bien au contraire.
Le premier avis sur le film avait donc été franchement négatif, notre envoyé à Cannes l'ayant trouvé "niais" et "anecdotique". Après une seconde projection quelques mois plus tard avant sa sortie en salles, son avis était moins tranché, mais il restait tout de même perplexe devant ces histoires d'amours de trentenaires ressemblant à des ados attardés. Voici donc la critique initialement publiée sur Flu, avant que l'on ne réalise que le reste de la rédac avait été particulièrement touché par le drame sentimental qui se jouait entre Joaquin Phoenix, Vinessa Shaw et Gwyneth Paltrow (lire la critique), au point d'en faire, au final, le meilleur film de l'année :
Le cordon autour du cou
La réalisation soignée et doucement dépressive de James Gray lorgne, comme toujours, vers la tragédie. Une tragédie plus anecdotique qu'universelle sur les amours adolescentes de trentenaires immatures qui, selon les sensibilités, font tout le charme ou le défaut de Two Lovers.
Lors de sa présentation cannoise, Two lovers avait fortement divisé. Probablement parce que, en dépit d'indéniables qualités d'atmosphère, cette histoire est hautement improbable. Elle met en scène Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, et Vinessa Shaw (34, 36 et 32 ans à l'état civil) dans des postures d'adolescents attardés. Ils échangent des SMS niais, se trouvent « trop fou » et se matent par la fenêtre comme à 12 ans. L'un vit chez ses parents, l'autre subit son colérique et riche papa, la troisième veut bien se marier avec un juif dont le magasin est avantageusement situé. Ce cordon ombilical autour du cou n'empêche pas la sincérité des sentiments, mais il les gêne considérablement.
Décalage des corps et des comportements
Il n'y a donc ni mafia, ni truand dans le nouveau James Gray mais toujours ses thèmes de prédilection tels que la fatalité, le déterminisme et donc l'impossibilité de s'affranchir de son milieu pour espérer s'accomplir. En l'occurrence, il s'agit une famille juive commerçante de New York qui a des vues précises sur ce qui constitue un avenir raisonnable et décent pour leur rejeton. Celui-ci, Joaquin Phoenix, a des airs de petit garçon malgré une carrure imposante et de larges épaules qui ne l'aident guère à supporter la pression parentale et le poids d'un précédent échec amoureux. D'ailleurs, dès l'ouverture, sa gestuelle est celle d'un enfant triste et boudeur bien que son acte inaugural, une tentative de suicide, paraisse adulte. Ce décalage entre l'aspect physique des personnages et leur immaturité, adolescente, persiste tout au long du film et peut, en partie, expliquer les différences d'appréciation : il fait, au choix, le charme ou le défaut principal du film.
Une absence d'empathie nuisible...
Le défaut principal car il empêche toute identification aux personnages en les cantonnant au rang de grands nigauds. Du coup, l'indifférence s'impose tant on se sent étranger à leur histoire qui vire au grotesque lors d'une scène d'accouplement que Gray ne cherche même pas à rendre crédible. Par ailleurs, les dialogues (volontairement ?) insipides n'aident en rien. Ils sont censés caractériser les difficultés de communication tant au niveau familial (parents / enfants), que social (classe supérieur / classe moyenne) mais paraissent surtout d'une grande niaiserie à force de symboliser l'inadaptation des personnages. Ce n'est pas la faute des comédiens, qui s'en tirent bien, mais plutôt d'un scénario qui les contraint dans des expressions adolescentes si décalées par rapport à leur corps et/ou l'imaginaire auquel ils renvoient, qu'il est difficile de se passionner pour leurs problèmes de cœur.
... mais une atmosphère troublante
Paradoxalement, ce surprenant hiatus entre ce qu'ils sont et leur apparence finit par produire une poésie tragique qui nourrit joliment l'idée de fatalité poisseuse si présente dans les œuvres de Gray. Ainsi, ce lent travelling sur les portraits de famille qui veillent d'un regard condescendant sur les soubresauts inutiles du dernier fils semble dire combien il est vain de se débattre contre le destin, mais aussi la certitude des aïeux de le récupérer dans le giron familial quand il aura fini ses bêtises. Alors, seulement, il pourra grandir. L'ambiance grise et doucement dépressive, grâce à une mise en scène oppressante qui ne ménage guère d'ouverture, nous rattache alors bien plus que le scénario à ces antihéros qui, dès lors qu'ils essaient de choisir, se trouvent renvoyés à leur extrême fragilité.
Aux différentes sensibilités de décider si la réalisation sauve cette histoire mais, une chose est sûre, pour apprécier Two Lovers, il est conseillé de réveiller son cœur de midinette et de ne pas se poser trop de questions. Pour le reste, James Gray excelle à traduire l'absence de choix et, donc d'espoir, qui caractérise sa vision de l'existence et réalise un film à l'ambiance assez troublante.
Marc Petit
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Posté par Van le 19.12.08 à 14:14 | tags : casting, acteur, super héros
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Tim Robbins rejoindrait le casting d'Iron Man 2, dans la peau d'Howard Stark, le père de Tony Stark alias Iron Man, interprété par l'excellent Robert Downey Jr.
Tim Robbins et Robert Downey Jr n'ont que sept ans d'écart, et pourtant, selon Latino Review, le premier incarnera donc le papa du second dans la suite d'Iron Man, le film de Jon Favreau au succès bien mérité. Il apparaîtrait en réalité dans un important flashback qui servirait de surcroit à mettre en place les deux futurs films The Avengers et Captain America, dont on entend parler depuis belle lurette et qui sortiront en 2011. Howard Stark, créateur de Stark Industries, a en effet joué un rôle clé dans la création de la troupe des Vengeurs et de Captain America.
Si la toile frétille à chaque nouvelle info concernant ces films, c'est que les super héros ont franchement la cote au cinéma ces temps-ci. Iron Man, sorti cette année, est resté longtemps au top du box office et a généré plus de 500 millions de dollars de recette dans le monde. Il se trouve qu'en plus, c'était un très bon film. La suite est donc évidemment lancée et devrait sortir en 2010, le personnage incarné désormais par Downey Jr servant de caution à d'autres projets marvel, comme The Avengers.
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Alors que Quentin Tarantino tourne actuellement Inglourious Basterds en plein Paris, les dernières photos du film offrent quelques détails sur les choix artistiques du cinéaste.
Chaque semaine apporte son lot d'informations à propos du film de guerre tant attendu par les fans de Tarantino. On sait ainsi que l'équipe d'Inglourious Basterds a tourné hier dans un café de la Rue Championnet, dans le 18ème arrondissement de Paris. On a également appris que la fille de Dominique De Villepin, Marie, avait rejoint le casting.
Au-delà de ces informations, les photos de tournage permettent de se faire une idée plus globale du style visuel vers lequel se dirige Inglourious Basterds. Les trois dernières en date montrent respectivement le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt), l'allemande Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger) et la jeune juive Shoshanna Dreyfus (Mélanie Laurent), personnage qui cherche à venger l'exécution de sa famille par un colonel de l'armée allemande.
Loin des couleurs cotonneuses et embrumées de films de guerre tels qu'Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg ou Mémoires de nos pères de Clint Esatwood, ces images semblent annoncer une esthétique plus crue et moins distanciée.
La décontraction de Brad Pitt, l'atmosphère décadente de la photo avec Diane Kruger et l'apparente brutalité de la scène avec Mélanie Laurent font envisager une oeuvre au ton libre et direct. Ce ne sont pas les admirateurs de Quentin Tarantino qui s'en plaindront, eux qui imaginent déjà Inglourious Basterds comme un des meilleurs films jamais faits sur la seconde guerre mondiale.



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Le néo-zélandais Russell Crowe est pressenti pour prêter ses traits à l'ex-président des Etats-Unis Bill Clinton dans un film consacré à Tony Blair.
Après The Deal et The Queen, The Special Relationship sera le dernier volet d'une trilogie consacré à l'ancien premier ministre britannique Tony Blair (incarné à chaque fois par l'acteur Michael Sheen). Le film se penchera sur les relations qu'a entretenues le personnage avec les présidents américains Bill Clinton puis George W. Bush.
Une source a récemment confié au journal anglais The Daily Express que Russell Crowe était le favori du studio pour le rôle de Clinton : Il n'apparaît pas tout de suite comme un choix judicieux, mais cela pourrait être idéal. Il devrait donner sa réponse en début d'année prochaine.
En 1998, dans Primary Colors, John Travolta et Emma Thompson incarnaient un couple présidentiel qui s'inspirait fortement de Bill et Hillary Clinton. Mais The Special Relationship sera le premier film à utiliser le personnage de Bill Clinton lui-même.
George W. Bush aura été plus rapide, lui qui fut incarné avant même la fin de son mandat par Josh Brolin dans W. - L'improbable Président, film d'Oliver Stone sorti en octobre dernier.
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Posté par Van le 18.12.08 à 11:29 | tags : short list
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Une fois n'est pas coutume, dans l'océan des sorties ciné de l'année, un film a réussi à faire une quasi unanimité (nous reviendrons très vite sur le "quasi"). "Habité par la vibrante performance de Joaquin Phoenix, Two Lovers tutoie les sommets du cinéma américain". Voilà qui résume bien ce qu'on pense du film de James Gray, qui restera de surcroit dans les esprits comme le dernier film du troublant Joaquin Phoenix, dont on n'est pas près d'oublier l'ultime performance.
Pour le reste, il n'est jamais facile de choisir, de ne garder que dix films quand des centaines sortent chaque année. Mais comme il faut bien sacrifier à l'exercice, voici donc ce que la rédac ciné de Flu estime être les 10 meilleurs films de l'année :
10. Speed Racer, Andy et Larry Wachowski
9. There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson
8. Mister Lonely , Harmony Korine
6. Dernier maquis, Rabah Ameur-Zaimeche
5. Valse avec Bachir, Ari Folman
4. A bord du Darjeeling Limited, Wes Anderson
3. Mesrine : L'Instinct de mort et L'Ennemi public n°1, Jean-François Richet
3 ex aequo. Le Premier jour du reste de ta vie, Rémi Bezançon
2. No Country for Old Men, Joel et Ethan Coen
1. Two Lovers, James Gray
Le top Cinéma 2008 avec extraits des critiques, et le top de chaque rédacteurs.
Voir aussi le top Albums 2008, le top Livres 2008.
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Posté par Van le 17.12.08 à 15:52 | tags : super héros
Un concours photoshop issu d'un site américain a accouché d'oeuvres troublantes, étrange mélange des genres entre notre pop culture moderne et de grandes oeuvres classiques.
Le site Worth 1000, qui organise de nombreux concours à l'aide du logiciel de retouche de photos, en a lancé un dont le principe était d'insérer son super héros préféré dans une oeuvre d'art classique. En découlent des oeuvres pour le moins étranges, dont l'exemple le plus frappant est sans doute ce joker, issu d'un autoportrait de Rembrandt.

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Chacun à leur manière, Le Bon, la brute et le cinglé, Les Plages d'Agnès et Mister Lonely se basent sur la mémoire du septième art.
Certaines semaines de sorties affichent une cohérence inattendue et involontaire. Ce mercredi 17 décembre 2008 propose ainsi trois films qui tournent autour des souvenirs cinématographiques de leurs auteurs.
Dans la catégorie comédie d'action, Le Bon, la brute et le cinglé (photo 1), film le plus cher de l'histoire du cinéma coréen, se présente comme un hommage réussi et jubliatoire au western culte de Sergio Leone, Le Bon, la brute et le truand.
Dans la catégorie "documentaire autobiographique", Les Plages d'Agnès (photo 2) revient sur les souvenirs d'Agnès Varda, réalisatrice emblématique de la Nouvelle Vague qui fut proche des réalisateurs Jacques Demy, Jean-Luc Godard ou Alain Resnais; loin de toute nostalgie forcée, le film constitue une vivifiante déclaration d'amour au passé, au présent et au futur.
Enfin, dans la catégorie "ovni cinématographique", Mister Lonely, délire loufoque du réalisateur Harmony Korine, raconte l'histoire d'un sosie de Michael Jackson qui invite un sosie de Marilyn Monroe à l'accompagner à un rassemblement de doublures en Ecosse. En plus du sosie de Charlie Chaplin, on croise dans Mister Lonely les "vrais" réalisateurs Leos Carax et Werner Herzog, dans une sorte d'hommage à leurs oeuvres respectives.
Le Bon, la brute et le cinglé, Les Plages d'Agnés et Mister Lonely : trois films bien différents, mais qui cultivent un même goût de la citation cinématographique pour mieux aboutir à des formes d'expression nouvelles et résolument modernes.
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Posté par Damien L. le 16.12.08 à 16:36 | tags : you tube, prequel, cinéma fantastique, blockbuster, bande annonce, acteur
5Après le succès des trois premiers films, la saga X-Men se concentrera en 2009 sur le seul personnage de Wolverine, avec le très attendu X-Men Origins: Wolverine.
Les prequels (films qui reviennent aux origines de personnages bien connus) ont depuis quelques années le vent en poupe à Hollywood. Popularisé par Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme, le principe a donné naissance à Batman Begins, Hannibal Lecter : les origines du mal et bientôt à un prequel de Je suis une légende, carton de l'hiver dernier au box-office.
X-Men Origins: Wolverine, qui sortira en France le 29 avril 2009, n'est pas le moins attendu de ces prequels. On y verra comment Logan/Wolverine, le personnage le plus populaire de la saga X-Men, fut embarqué malgré lui dans le programme Weapon X, qui transforme les mutants en armes vivantes. Réalisé par Gavin Hood (Oscar 2006 du meilleur film étranger avec Mon nom est Tsotsi et réalisateur de Détention Secrète), le film alignera une belle brochette d'acteurs parmi lesquels Hugh Jackman (dans le rôle de Wolverine), Liev Schreiber, Ryan Reynolds et Dominic Monaghan.
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Prochainement à l'affiche de Walkyrie, Tom Cruise aurait bien besoin d'un franc succès pour relancer une carrière qui bat de l'aile, et faire remonter sa côte de popularité. Ben Stiller y a contribué récemment en lui offrant un de ses meilleurs rôles, dans sa comédie explosive Tonnerre sous les Tropiques sortie en octobre dernier. Rôle que Tom Cruise pourrait reprendre dans un film lui étant entièrement consacré.
Arrêtons-nous un instant sur ce personnage de Les Grossman, magistralement interprété par l'acteur de Mission : Impossible qui semble avoir réellement pris son pied à s'enlaidir et se caricaturer à l'extrême, dans la peau d'un directeur de studio hollywoodien pas loin de se prendre pour Dieu. Chauve, velu, odieux et rebutant à souhait - et d'ailleurs méconnaissable au départ -, Tom Cruise offre une performance courte mais remarquable, dans l'esprit de celle de Magnolia de Paul Thomas Anderson, sans doute son dernier rôle vraiment intéressant.
Noyé au moment de la sortie de Tonnerre sous les tropiques par le trio de tête - Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr -, son personnage pourrait réapparaître sous différentes formes. Tom Cruise a récemment indiqué à EOnline qu'il réfléchissait avec Ben Stiller à des vidéos autour du fameux Les Grossman, et pourquoi pas carrément un film. Une bonne roue de secours à garder sous le coude en cas de besoin.
En attendant, son rôle dans Tonnerre sous les tropiques lui vaut d'être nommé aux Golden Globes dans la catégorie meilleur second rôle, dans laquelle il se trouve notamment en compétition avec Heath Ledger pour The Dark Knight.
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Posté par Damien L. le 15.12.08 à 14:55 | tags : film policier, short list
7Le bilan de l'année ciné continue sur Fluctuat. Nous nous consacrons aujourd'hui aux meilleurs films de genre français sortis en 2008.
On reproche souvent au cinéma français contemporain de ne pas savoir produire de bons films de genre. S'il apparaît en effet inutile de concurrencer Hollywood sur son propre terrain, certaines oeuvres ont su cette année échapper aux pièges habituels. Voici un passage en revue de ces bonnes surprises hexagonales.
1 - Le Nouveau protocole de Thomas Vincent.
Raoul Kraft (Clovis Cornillac) enquête sur la mort de son fils de 18 ans. Guidé par une altermondialiste angoissée (Marie-Josée Croze), il entre en guerre contre l'industrie pharmaceutique. Lorgnant du côté des thrillers paranoïaques des années 1970 (I comme Icare ou Les Hommes du Président), Le Nouveau protocole s'avère d'une remarquable fluidité et offre des scènes d'action sèches et efficaces. Ecrit par Eric Besnard (réalisateur de Cash et co-scénariste de Babylon A.D.), le scénario réussit dans ses dernières séquences à éviter le simplisme et les raccourcis idéologiques.

2 - Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1 de Jean-François Richet.
L'ambitieux diptyque consacré à la vie du truand Jacques Mesrine propose une mise en scène inspirée et une convaincante galerie d'acteurs. En présentant son personnage (brillamment interprété par Vincent Cassel) comme un pur produit des différentes époques qu'il traverse, le projet se dote d'un intéressant propos historique sur la France des années 1960 et 1970.

3 - Le Tueur de Cédric Anger.
La relation entre l'homme d'affaires Léo Zimmerman (Gilbert Melki) et Dimitri Kopas (Grégoire Colin), jeune marginal chargé de l'exécuter, se déroule dans une atmosphère évanescente qui touche à l'abstraction. A mi-chemin entre Jean-Pierre Melville et le polar hong-kongais, Le Tueur - premier long-métrage de l'ancien critique Cédric Anger - compense l'apparente banalité de son récit par une tonalité mortuaire inédite en France. Le quartier parisien de Bercy, anonyme et crépusculaire, sert de décor idéal à ce post-western urbain.

4- Pour elle de Fred Cavayé.
Un professeur de français (Vincent Lindon) met tout en oeuvre pour faire évader sa femme Diane Kruger de prison. Pour son premier film, Fred Cavayé a recours à d'audacieuses idées scénaristiques et affiche une croyance inébranlable dans le romanesque. La brutalité de certaines séquences (comme le braquage qu'effectue Vincent Lindon chez un dealer) et l'inquiétant charisme d'un second rôle (Hammou Graïa qui incarne le Commandant de police) font oublier les légères invraisemblances de ce nerveux thriller.

5- MR 73 d' Olivier Marchal.
Louis Schneider, flic alcoolique, lutte contre les fantômes de son passé. Après Gangsters et 36 quai des orfèvres, le troisième film d'Olivier Marchal n'évite ni les clichés ni une grandiloquence maladroite (le propos sur la justice personnelle est moralement très ambigu). Mais à l'aide d'un sombre Daniel Auteuil, MR 73 diffuse une ambiance addictive et poisseuse qui ne laisse pas indifférent.

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Posté par Van le 15.12.08 à 11:05 | tags : adaptation, film policier
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Connu jusque là comme un célibataire endurci un peu misogyne et relativement asexué, Sherlock Holmes vu par Guy Ritchie est bien parti pour être différent. Comme en témoigne la photo révélée par la Warner montrant Robert Downey Jr. torse nu et en sang au milieu d'une arène.
Le détective privé créé par Arthur Conan Doyle était plutôt grand et mince, presque efféminé. Downey Jr lui est petit et musclé - surtout depuis Iron Man -, très mâle, et ne correspond pas franchement à l'image de l'élégant british. Heureusement car dans la peau de Sherlock, il devra se révéler aussi dangereux physiquement qu'intellectuellement, et "combattre comme jamais pour faire tomber un nouvel ennemi et déjouer un complet funeste qui pourrait détruire le pays".
La bonne nouvelle c'est que, si les traits physiques de Sherlock Holmes sont modernisés, l'intrigue et le ton devraient rester old school.
Sherlock Holmes par Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel McAdams et Kelly Reilly sortira aux Etats-Unis le 20 novembre 2009.

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Posté par Damien L. le 13.12.08 à 10:00 | tags : musique au cinéma, cinéma à paris
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A l'occasion de la sortie en DVD de l'intégrale Jacques Demy, Le Nouveau Latina consacre une nuit entière au génial cinéaste.
A partir de minuit et jusqu'à 7 heures du matin, trois films seront proposés (suivis par un petit-déjeuner). Dans la salle 1 seront projetées les trois oeuvres emblématiques avec Catherine Deneuve : Les demoiselles de Rochefort, Peau d'Ane et Les parapluies de Cherbourg (Palme d'Or à Cannes en 1964). La salle 2 projettera Lola, La Baie des Anges et Model Shop.
Le Nouveau Latina laisse au spectateur la possibilité de choisir entre deux versants bien différents de la filmographie du maître de la comédie musicale hexagonale. Après les nuits David Lynch et Tim Burton qui ont régulièrement lieu au Champo, le Nouveau Latina remet le patrimoine cinématographique français au centre de ces nuits-marathon.
Nuit Jacques Demy au Nouveau Latina
Samedi 13 décembre 2008 à partir de minuit
20 rue du Temple - 75004 Paris
15 euros
Voir le site
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Posté par Damien L. le 12.12.08 à 16:00 | tags : biopic, bande annonce, you tube
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Le biopic Luther, qui sortira mercredi prochain en France, bénéficie d'une bande-annonce aux allures furieusement parodiques.
Le monde des bandes-annonces est bien cruel. Il suffit parfois d'un regard d'acteur, d'un plan ou d'un dialogue pour faire s'esclaffer une audience alors que le rire n'est pas l'effet recherché. Luther, film historique avec Joseph Fiennes qui retrace le combat du moine Martin Luther (né en 1483 et mort en 1546), a tout du film sérieux. Mais la bande-annonce évoque immédiatement l'hilarante parodie de bande-annonce présente au début de Tonnerre sous les Tropiques, la comédie de Ben Stiller sortie en octobre dernier.
Un moine au regard pénétrant, une musique envahissante accompagnée de sons de cloche, un commentaire insistant lourdement sur le caractère rebelle d'un personnage qui remet sa religion en cause, un acteur principal qui en fait des tonnes et des effets graphiques datant de l'âge de pierre... Pas de doute, la bande-annonce de Luther (film réalisé en 2002) semble avoir inspiré le déjà culte Satan's Alley, fausse bande-annonce dans laquelle Robert Downey Jr et Tobey Maguire s'en donnaient à coeur joie dans leurs habits de moines homosexuels.
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Souvent appelé le Goncourt du cinéma, le prix Louis-Delluc est décerné chaque année en décembre aux Fouquets (fameux restaurant des Champs-Elysées popularisé par notre président) par un jury de critiques et de professionnels du cinéma sous la présidence de Gilles Jacob. C'est donc le photographe et cinéaste Raymond Depardon qui est salué cette année pour le troisième volet de son triptyque sur le monde paysan, La vie moderne, après Profils paysans, chapitre 1 : l'approche et Profils paysans, chapitre 2 : le quotidien.
Le prix du permier film, décerné depuis 2000, a été remis à Samuel Collardey pour L'Apprenti, documentaire ayant également pour cadre la vie agricole.
L'année dernière, c'est Abdellatif Kechiche qui avait été distingué pour son film unanimement salué, La Graine et le mulet.
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Posté par Van le 12.12.08 à 11:11 | tags : musique au cinéma, star wars
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On ne verra donc pas des jedis chanter en combattant au sabre sur scène, ce spectacle appelé Star Wars : A Musical Journey n'étant pas une comédie musicale, mais plus un concert interprété par le Royal Philharmonic Orchestra d'après la musique de John Williams (compositeur des bandes originales de Star Wars) devant un écran de cinéma. LucasFilm a condensé 13 heures de films pour en tirer les 90 minutes de ce show dont la première aura lieu à Londres en avril prochain.
Le créateur de la saga intergalactique semble avoir du mal à refermer cette page d'une histoire longue de trente ans qui lui a rapporté quelques 4 milliards de dollars.
(source Times)
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Posté par Damien L. le 11.12.08 à 16:30 | tags : golden globes, hollywood
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Les nominations à la cérémonie des Golden Globes marquent traditionnellement le début de la saison des récompenses hollywoodiennes. Trois films occupent cette année les principales catégories : L'Etrange histoire de Benjamin Button, Frost / Nixon, l'heure de vérité et Les Noces rebelles, drame dans lequel on retrouve le mythique duo d'acteurs de Titanic.
La route des Oscars se dégage peu à peu. La 66ème cérémonie des Golden Globes se tiendra le 11 janvier prochain à Los Angeles. On note la présence d'un film français, Il y a longtemps que je t'aime, pour lequel Kristin Scott Thomas est nommée dans la catégorie meilleure actrice (en plus de la nomination pour le meilleur film en langue étrangère). Voici la liste des principales nominations :
Meilleur film dramatique :
Frost/Nixon, l'heure de vérité, Le Liseur, Les Noces rebelles, L'Etrange histoire de Benjamin Button, Slumdog Millionaire
Meilleur acteur dans un drame :
Frank Langella pour Frost/Nixon, l'heure de vérité, Sean Penn pour Harvey Milk, Leonardo DiCaprio pour Les Noces rebelles, Brad Pitt pour L'Etrange histoire de Benjamin Button, Mickey Rourke pour The Wrestler
Meilleure actrice dans un drame :
Meryl Streep pour Doute, Kristin Scott Thomas pour Il y a longtemps que je t'aime, Angelina Jolie pour L'Echange, Kate Winslet pour Les Noces rebelles, Anne Hathaway pour Rachel Getting Married
Meilleure comédie ou comédie musicale :
Be Happy, Bons Baisers de Bruges, Burn After Reading, Mamma Mia ! - le film, Vicky Cristina Barcelona
Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale :
Colin Farrell pour Bons Baisers de Bruges, Brendan Gleeson pour Bons Baisers de Bruges, James Franco pour Délire Express, Dustin Hoffman pour Last Chance for Love, Javier Bardem pour Vicky Cristina Barcelona
Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale :
Sally Hawkins pour Be Happy, Frances McDormand pour Burn After Reading, Emma Thompson pour Last Chance for Love, Meryl Streep pour Mamma Mia ! - le film, Rebecca Hall pour Vicky Cristina Barcelona
Meilleur acteur dans un second rôle :
Philip Seymour Hoffman pour Doute, Heath Ledger pour The Dark Knight, Le Chevalier Noir, Ralph Fiennes pour The Duchess, Tom Cruise pour Tonnerre sous les Tropiques, Robert Downey Jr pour Tonnerre sous les Tropiques
Meilleure actrice dans un second rôle :
Amy Adams pour Doute, Viola Davis pour Doute, Kate Winslet pour Le Liseur, Marisa Tomei pour The Wrestler, Penélope Cruz pour Vicky Cristina Barcelona
Meilleur réalisateur :
Ron Howard pour Frost / Nixon, l'heure de vérité, Stephen Daldry pour Le Liseur, Sam Mendes pour Les Noces rebelles, David Fincher pour L'Etrange histoire de Benjamin Button, Danny Boyle pour Slumdog Millionaire
Meilleur film en langue étrangère :
Everlasting moments, Gomorra, Il y a longtemps que je t'aime, La Bande à Baader, Valse avec Bachir
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Posté par Van le 11.12.08 à 11:40 | tags : short list
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Cette année, le cinéma hexagonal a produit beaucoup de bonnes choses, mais les exemples de films français se la jouant hollywoodiens n'ont pas manqué, dans des genres différents. Il y eut Faubourg 36 façon Chicago, Secret défense façon Ridley et Tony Scott réunis - lorgnant peut-être vers 24 heures chrono, on reconnaît ça aux personnages pendus à leur portable -, et très bientôt Largo Winch qui se voudrait au croisement de James Bond et Jason Bourne. Mais le phénomène n'est pas nouveau, en voici cinq exemples significatifs :
- Secret défense de Philippe Haim (2008)
- Skate or Die de Miguel Courtois (2008)
- Truands de Frédéric Schoendoerffer (2007)
- Les Chevaliers du ciel de Gérarad Pirès (2005)
- Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé (2004)
En bonus, mention spéciale pour Babylon A.D. de Mathieu Kassovitz (2008), qui ne rentre qu'à moitié dans la catégorie puisqu'il s'agit d'une coproduction franco-américaine, reniée par son propre réalisateur et détestée même par les Américains. Le film fait notamment partie du flop 10 du New York Times aux côtés de Love Gourou et du film avec Paris Hilton - c'est dire.
(merci Jérôme !)
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Posté par Van le 10.12.08 à 15:10 | tags : short list, animation, pixar
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Le magazine américain a publié ses tops de fin d'année, il y en a pour à peu près tout ce qui peut être classé, du top 10 des faillites financières au top 10 des histoires d'animaux. Ils réservent tous des surprises, les tops cinéma compris. En effet, le magazine estime que le film de Pixar est ce qu'on a fait de mieux cette année, et place les "muscles from Brussels", le seul l'unique Van Damme en 2e position du palmarès des meilleurs acteurs. Il est salué pour sa performance dans l'étrange JCVD où il interprète un double de lui-même, et arrive juste derrière feu Heath Ledger, dont l'interprétation inquiétante du joker dans The Dark Knight lui assure assez logiquement la première place.
Les 10 meilleurs films (dont certains ne sont pas encore sortis en France) :
- Wall.E d'Andrew Stanton
- Synecdoche New-York de Charlie Kaufman
- My Winnipeg de Guy Maddin
- 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu
- Harvey Milk de Gus Van Sant
- L'Etrange histoire de Benjamin Button de David Fincher
- Slumdog Millionaire de Danny Boyle
- Iron Man de Jon Favreau
- Speed Racer des frères Wachowski
- Encounters at the end of the world de Werner Herzog
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A l'affiche cette semaine de Burn After Reading, Richard Jenkins clôt un automne cinématographique bien rempli qui l'a vu apparaître dans quatre films.
Quand on voit le visage de Richard Jenkins, on songe immédiatement à Nathaniel Fisher Senior, le père dans la série Six Feet under (diffusée sur la chaîne HBO de 2001 à 2005). Il est vrai que l'acteur apporta à ce personnage une intensité remarquable. Mais Richard Jenkins a également beaucoup tourné pour le cinéma, devenant au fil des années un des seconds rôles les plus en vue d'Hollywood.
Il a joué dans Hannah et ses soeurs (Woody Allen, 1986), dans Mélodie pour un meurtre aux côtés d'Al Pacino (1989), dans Wolf (Mike Nichols, 1994), dans Mary à tout prix (frères Farrelly, 1998), dans Intolérable Cruauté (frères Coen, 2003) ou dans Le Royaume (Peter Berg, 2007).
En 2008, Richard Jenkins s'est donc illustré dans quatre oeuvres, toutes sorties en France à l'automne. L'acteur a d'abord tenu le rôle principal (une première pour lui, à 61 ans) de The Visitor, Grand Prix du Jury au Festival de Deauville. Il y incarnait un professeur d'université se liant d'amitié avec un couple d'immigrés clandestins. On l'a ensuite vu jouer le père de John C. Reilly dans la comédie Frangins malgré eux puis le père de l'héroïne dans le film d'horreur The Broken.
Cette semaine, Richard Jenkins retrouve les frères Coen avec la comédie Burn After Reading, où il incarne Ted Treffon, le directeur de la salle de sport dans laquelle travaillent Brad Pitt et Frances McDormand. Aux côtés de stars comme George Clooney, John Malkovich ou Tilda Swinton, le comédien apporte tout son savoir-faire et son ironie à ce rôle d'amoureux transi et de patron perspicace.
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Posté par Damien L. le 09.12.08 à 14:40 | tags : short list, sexe et cinéma
42008 touche à sa fin, le parfum de Noël se fait sentir et c'est l'heure des traditionnels bilans de fin d'année. Si la rédaction cinéma de Fluctuat proposera bientôt son top des meilleurs films de 2008, arrêtons-nous sur les différentes facettes d'une année finalement très riche. Après les meilleures scènes de danse, voici les meilleures scènes de sexe.
- La plus inattendue : Sans Sarah, rien ne va de Nicholas Stoller.
Quelques semaines après leur rupture, Peter Bretter (Jason Segel) et Sarah Marshall (Kristen Bell) se retrouvent en vacances à Hawaï. Une virulente scène d'explications vire soudain à la scène de sexe lorsque le visage de Sarah descend sous la ceinture de Peter. La crudité de la scène surprend pour une comédie américaine. Encore un coup de la fameuse patte Judd Apatow (producteur du film) ?

- La plus francophile : A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson.
Le film s'ouvre par le court-métrage Hotel Chevalier, dans lequel Jack Whitman (Jason Schwartzman) reçoit dans sa chambre d'hôtel parisienne son ex-fiancée Natalie Portman. Il s'ensuit une séquence sensuelle au son de la très francophile chanson de Peter Sarstetd, Where Do You Go To (My Lovely)?

- La plus douloureuse : Serbis de Brillante Mendoza.
Dans la ville d'Angeles, aux Philippines, la famille Pineda tient un cinéma pornographique. Un jeune membre de la famille, peintre à ses heures perdues, est embêté par le furoncle qui hante son postérieur. Lorsqu'il s'accouple avec sa copine, le furoncle se met à saigner, n'interrompant pas pour autant les ébats. Brillamment mise en scène, la séquence impressionne.

- La plus insolite : Le Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu.
Aurore Lalu (Sabine Azema), comédienne en proie à des crises de nymphomanie, part en vacances dans une vallée des Pyrénées avec son mari Alexandre Dard (Jean-Pierre Darroussin). Mais le grand air ne calme pas les ardeurs de madame et elle se retrouve à flirter avec un ours montagnard dans une obscure cabane. Qui a dit que le cinéma français avait perdu de sa fantaisie ?

- La plus frustrante : Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen.
Annoncée partout comme sulfureuse, la scène d'amour à trois entre Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz n'aura finalement pas lieu. On voit bien les trois comédiens s'échanger des baisers furtifs, mais la caméra a la mauvaise idée de s'éteindre, Woody Allen se contentant de suggérer la suite.

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Posté par Van le 09.12.08 à 11:01 | tags : musique au cinéma, festival
Pour sa 9e édition, le festival L'Industrie du rêve, qui met chaque année à l'honneur un métier particulier, s'intéresse à l'univers du son au cinéma. Projections, avants-premières, hommages, colloques, ateliers et rencontres se succèdent dans les différentes salles partenaires du festival en Ile de France, du 9 au 14 décembre.
En ouverture du festival ce soir, Les Trois singes de Nuri Bilge Ceylan, prix de la mise en scène à Cannes, sera projeté en avant-première. Différents colloques autour des métiers du son, de leur avenir et leur évolution se tiendront notamment jeudi, avant la projection d'un film sur "Le son de David Lynch".
Toutes les infos sur le site de L'Industrie du rêve.
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A l'affiche cette semaine du blockbuster Le Jour où la Terre s'arrêta, Keanu Reeves demeure un acteur très discret sur le plan médiatique, malgré ses nombreux succés au box-office.
A 44 ans, l'acteur canadien a déjà une carrière bien remplie. Brillant second rôle dans Les liaisons dangereuses de Stephen Frears en 1989 et magnifique amant tragique dans My Own Private Idaho de Gus Van Sant en 1991, Keanu Reeves est ensuite devenu une star du film d'action : après Point Break en 1991, c'est surtout le carton planétaire Speed (1994) qui a fait de lui une vedette internationale. S'essayant par la suite à différents genres, Keanu Reeves a dû attendre 5 ans avant de retrouver les sommets du box-office mondial : en 1999, le film de science-fiction Matrix devient instantanèment culte.
D'autres succès suivront avec Matrix Reloaded et Matrix Revolutions en 2003 ou Constantine en 2005, mais on garde toujours l'étrange impression que Keanu Reeves se fait rare à l'écran. Ce sentiment est lié à l'absolue discrétion de l'acteur, qui ne communique jamais sur sa vie privée, évitant ainsi de faire la une des magazines people. Si deux drames personnels ont secoué Keanu Reeves au début des années 2000, il a fait le choix de ne jamais en parler aux médias, préférant se concentrer sur sa carrière et ses rôles.
La discrétion médiatique de Keanu Reeves n'est pas seule responsable du mystère qui se dégage de l'acteur. Son visage qui semble ne jamais vieillir et l'intensité féline de son regard font de lui un comédien à part, loin des modes hollywoodiennes. La richesse de son itinéraire personnel (il est né au Liban, a des racines hawaïennes et chinoises par son père et a passé une partie de son enfance en Australie) en font également un être complexe, qu'on ne peut pas enfermer dans d'étroites catégories.
Mystérieux et romantique, Keanu Reeves était l'acteur idéal pour incarner Klaatu, l'extraterrestre d'apparence humaine venu rendre visite à la Terre dans Le Jour où la Terre s'arrêta, remake du film du même nom réalisé par Robert Wise en 1952.
Le prochain projet de Keanu Reeves devrait être Chef, film de David Fincher qui se situera dans les cuisines d'un grand restaurant de New York.
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Présenté hors compétition à Sundance dans la sélection Park City at Midnight (films supposés amuser, surprendre ou choquer les spectateurs), Dead Snow ravira les amateurs de zombies. On y voit des nazis zombies sortir de neige pour venir attaquer une bande d'amis venus passer un séjour dans un cabanon de montagne.
Le film de zombie est un genre en soi depuis les débuts du cinéma ou presque, mais a reçu ses lettres de noblesse avec George Romero et sa saga (La Nuit des morts-vivants, Zombie - Le Crépuscule des Morts-Vivants, Le Jour des morts-vivants, Land Of The Dead - Le Territoire Des Morts et enfin Diary Of The Dead - Chronique des Morts-Vivants). Le genre a ses propres codes et références qui ont tendance à générer des films assez identiques, l'histoire, généralement simple, et son déroulement étant toujours sensiblement les mêmes. Les Britanniques Edgar Wright, Nick Frost et Simon Pegg l'ont d'ailleurs si bien parodié dans Shaun of the Dead.
Ce sont le talent et les moyens mis dans le film qui font la différence. Avec Dead Snow, qui nous vient de Norvège, on pourrait bien avoir affaire à un film de zombie plutôt haut de gamme, avec un budget pas ridicule et un réalisateur déjà remarqué pour Kill Buljo, une parodie cheap de Kill Bill de Tarantino. La caution ultime étant que le film a été sélectionné au festival de Sundance, qui se déroulera du 15 au 25 janvier prochains.
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Posté par Damien L. le 06.12.08 à 12:30 | tags : cinéma à paris, ciné-club, film policier
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Reservoir Dogs, le film culte de Quentin Tarantino, sera présenté jeudi 11 décembre à Paris dans le cadre du cycle Parcours secret de l'homosexualité au cinéma.
Voilà un an que ce ciné club a été lancé par le Cinéma du Panthéon, sous l'impulsion du légendaire cinéaste/critique/historien Jean Douchet. Le principe est simple : il choisit et présente les films du cycle, puis une discussion libre s'engage avec le public après la projection.
Jean Douchet explique l'état d'esprit de ce Parcours secret de l'homosexualité au cinéma : Ce cycle sur l’homosexualité est un fil directeur, un fil d’Ariane. C’est un itinéraire que je propose d’emprunter, un « parcours » donc, à travers le cinéma. Et si chemin faisant nous rencontrons d’autres thèmes, d’autres figures, d’autres merveilles, tant mieux ! (...) Nous partons à l’inconnu, comme toujours. La méthode reste la même : ne surtout jamais cadrer la discussion « a priori », laisser libre cours à l’imagination, la sensibilité et les questions des spectateurs.
De nombreux films ont déjà été projetés dans le cadre de ce cycle : Fight Club, Celui par qui le scandale arrive, Infernal affairs, Collateral, La Règle du jeu, La vierge des tueurs ou Edward aux mains d'argent.
Quentin Tarantino fait donc son entrée dans le cycle avec Reservoir Dogs, l'histoire d'une bande de malfrats tous habillés de la même manière, chic et choc. Il est vrai que les femmes brillent par leur absence dans ce polar. Et nous sommes impatients d'entendre les arguments qui s'échangeront autour du film.
Reservoir Dogs
Jeudi 11 décembre 2008 à 21h au Cinéma du Panthéon
13 rue Victor Cousin - 75005 Paris
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Posté par Damien L. le 05.12.08 à 14:00 | tags : adaptation, blockbuster, hollywood, cinéma fantastique, réalisateur, short list
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Babylon A.D., le film d'action futuriste réalisé par le Français Mathieu Kassovitz, figure dans le classement des pires films de 2008 que vient de publier le New York Post.
Le mois de décembre est la période des classements cinématographiques et la presse américaine aime traditionnellement donner autant de place aux réussites qu'aux échecs. Le New York Post est ainsi le premier à dégainer, avec son flop 10 des films de l'année. S'il s'agit uniquement de productions américaines, la France est présente dans ce classement à travers Mathieu Kassovitz, dont le film Babylon A.D se classe sixième.
Adapté d'un roman de Maurice Dantec, le projet a connu d'innombrables déboires. Le tournage fut chaotique et la rumeur affirme que Mathieu Kassovitz s'est mal entendu avec son acteur principal Vin Diesel.
Le réalisateur français a reconnu qu'il n'était pas satisfait de son film, mais il ne s'attendait peut-être pas à figurer dans les flops de fin d'année. Il faut dire que ces classements font parfois preuve de mauvaise foi en sanctionnant des oeuvres moins catastrophiques qu'on veut bien le dire.
Voici le flop 10 de l'année du New York Post :
1- Love Gourou (avec Mike Myers, Jessica Alba et Justin Timberlake)
2- The Hottie and The Nottie (avec Paris Hilton)
3- Mad Money (avec Diane Keaton, Queen Latifah et Katie Holmes)
4- Jackpot (avec Cameron Diaz et Ashton Kutcher)
5 -10 000
6- Babylon A.D.
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Posté par Van le 05.12.08 à 10:48 | tags : batman, blockbuster, box office
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Avec un cumul de 530,3 millions de dollars aux Etats-Unis et 465,9 millions à l'étranger, The Dark Knight n'est plus qu'à 4 petits millions de dollars du milliard... Aussi pour l'atteindre, la Warner a-t-elle décidé de ressortir son blockbuster en salles le 23 janvier 2009, alors qu'il sera déjà disponible en DVD.
Malgré les belles déclarations du patron de la distribution nationale chez Warner, selon qui il s'agit de laisser une dernière chance aux spectateurs de voir le film sur grand écran, "comme il était destiné à être vu", cette ressortie en salles est uniquement une question de chiffres. Seuls trois films ont dépassé le milliard de dollars de recette au box office mondial dans l'histoire : Titanic, Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit. Le très réussi Batman de Christopher Nolan est donc désormais quasi assuré de se classer au panthéon des plus gros succès du 7e art, et il pourrait même, avec un peu d'efforts, dépasser le Titanic au box office national.
Néanmoins The Dark Knight ne fut pas qu'un succès public, mécanique, mais a réussi à mettre d'accord l'ensemble de la critique. Il figure en bonne place dans la course aux Oscars.
La petite ruse de la Warner pourrait donner des idées à Pathé, de ressortir Bienvenue chez les Ch'tis, passé pas loin du Titanic, sans jamais l'atteindre.
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Posté par Van le 04.12.08 à 16:22 | tags : forum des images
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Les espaces des 6000 m2 que compte l'institution parisienne ont été entièrement rénovés, pour un résultat assez impressionnant, "2001: l'odyssée de l'espace version lounge" comme le souligne la directrice des lieux Laurence Herszberg. Couleurs flashys, architecture et mobilier hyper design, la visite du nouveau Forum pourrait déjà être une fin en soi. Surtout que des salons et un restaurant, le 7e Bar, ont été aménagés.
Pendant les travaux, la collection de 5500 films parisiens a été entièrement numérisée, et la Salle des collections rénovée a été pensée pour donner envie au public de consulter ce fonds : 400 m2 qui ressemblent plus à un café branché qu'à une salle de bibliothèque avec différents types d'espaces de visionnage.
Mais la programmation n'est pas en reste, et a été également repensée pour attirer un public plus large et eclectique. Pour son premier cycle du 5 décembre au 1er mars prochain, le Forum des images dresse un portrait de New York et son influence sur le cinéma à travers 150 films, et avec de nombreux invités. Du 12 au 14 décembre notamment, James Gray, réalisteur du très beau Two Lovers, viendra présenter ses films qui ont New York pour ancrage - Little Odessa, The Yards dans sa version "director's cut" inédite, et La Nuit nous appartient.
Les 5, 6 et 7 décembre, c'est d'ailleurs journées portes ouvertes pour découvrir le nouveau temple du cinéma parisien, relié dans la nouvelle "rue du cinéma" à la bibliothèque François Truffaut qui ouvre en même temps, et à l'UGC Ciné Cité des Halles.
En attendant de s'y rendre, voici une petite visite en images du Forum des images.
La programmation et les nouveaux rendez-vous sont à consulter sur le site du Forum.
(illus. © Laurent Edeline/Bronx)
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Posté par Damien L. le 04.12.08 à 13:15 | tags : acteur, musique au cinéma, short list
52008 touche à sa fin, le parfum de Noël se fait sentir et c'est l'heure des traditionnels bilans de fin d'année. Si la rédaction cinéma de Fluctuat proposera bientôt son top des meilleurs films de 2008, arrêtons-nous sur les différentes facettes d'une année finalement très riche. Pour commencer, voici les meilleures scènes de danse, qui révèlent que les bonnes chorégraphies ont surtout été masculines.
1) Joaquin Phoenix dans Two Lovers de James Gray
Emmené en boîte par Michelle (Gwyneth Paltrow), Leonard se lâche sur I love to move in here de Moby. Les mouvements excités de son corps révèlent magnifiquement le dérèglement de son désir. Est-ce vraiment le dernier film de Joaquin Phoenix ?

2) Mathieu Amalric dans De la guerre de Bertrand Bonello
Au sein d'une communauté vaguement hippie, le personnage de Bertrand se lance dans une longue danse tribale et décomplexée. Totalement hypnotique, la séquence constitue le meilleur moment du film. Après la rave-party de La Question humaine en 2007, Mathieu Amalric renoue avec la transe corporelle.

3) Vincent Cassel dans Mesrine : L'Instinct de mort de Jean-François Richet
En vacances en Espagne, Jacques Mesrine danse des rocks endiablés qui impressionnent Sofia (Elena Ayana), sa future femme. Il finira par flirter avec elle au doux son du tube Romantica (repris plus tard dans le film par Dalida). Avec sa moustache et ses gestes assurés, Vincent Cassel se fond dans les années 1960 et dynamise joliment la séquence.

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A l'affiche cette semaine de Délire Express (qui, comme la plupart des films de la galaxie Apatow, se voit offrir en France un discret parc de salles), Seth Rogen est la nouvelle star incontestée de la comédie américaine.
Aujourd'hui âgé de 26 ans, il était déjà présent en 1999 dans la série télé Freaks and Geeks, acte de naissance de la troupe d'acteurs reliés à Judd Apatow (le producteur/réalisateur/scénariste qui règne depuis deux ans sur la comédie hollywoodienne).
Acteur mais aussi scénariste (SuperGrave, Drillbit Taylor : garde du corps, Délire Express) et producteur exécutif (En cloque, mode d'emploi, SuperGrave, Délire Express), Seth Rogen est déjà entièrement booké pour les prochaines années.
Les différents rôles que Seth Rogen a interprétés montrent l'importance croissante qu'a pris le jeune homme dans la galaxie Apatow et dans la comédie américaine en général.
- 40 ans, toujours puceau (écrit, produit et réalisé par Judd Apatow, 2005) : Seth Rogen (à droite) tient un amusant second rôle, celui d'un pote lourdaud du puceau Steve Carell (à gauche).

- En cloque, mode d'emploi (écrit, produit et réalisé par Judd Apatow, 2007) : Seth Rogen tient le premier rôle de cette comédie sentimentale qui cartonne au box-office américain. Grâce à ce rôle d'ado attardé découvrant la paternité, il accède au statut d'acteur bankable.

- SuperGrave (produit par Judd Apatow, 2007) : co-scénariste du film, Seth Rogen est déjà considéré comme une guest-star et apparaît en policier aussi moustachu qu'irresponsable.

- Délire Express (produit par Judd Apatow, 2008) : devenu star, Seth Rogen s'essaie à la comédie d'action et compose avec James Franco un duo à mi-chemin entre Tex Avery et Tarantino.

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Son affaire est toujours en instruction, et déjà Jérôme Kerviel, le fameux trader de la Société générale accusé d'avoir fait perdre à la banque 4,9 milliards d'euros, se rêve en star de cinéma. Selon Le Figaro, Antoine de Caunes serait en négociation pour réaliser un long métrage inspiré de l'affaire Kerviel, et celui-ci souhaiterait y jouer son propre rôle.
Il y a presque dix ans, une affaire assez similaire était portée à l'écran par James Dearden. L'histoire de Nick Leeson, trader britannique qui a conduit une des plus grandes banques d'Angleterre, la Barings, à la ruine après lui avoir fait gagner beaucoup d'argent. Il avait été condamné à six ans de prison où il avait écrit son autobiographie, et était ressorti en 1999. C'est Ewan McGregor qui incarnait son personnage dans Trader, adapaté du livre de Leeson.
L'entourage d'Antoine de Caunes dément qu'un tel projet soit en préparation. Il faut dire qu'on a pour l'instant oublié un facteur décisif pour pouvoir réaliser le film : on ne connait pas encore la fin de cette histoire.
L'affiche en revanche est déjà disponible.
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Posté par Damien L. le 02.12.08 à 18:00 | tags : cinéma des cinéastes, séance dailymotion
2La dernière Séance Dailymotion de l'année 2008 aura lieu ce samedi 6 décembre. Comme chaque mois, le Cinéma des Cinéastes projettera le meilleur de la création vidéo des Motionmakers qui fréquentent le site. Et cette sélection de décembre s'avère particulièrement créative et inspirée, comme le montre notre top 3.
1) Seeking You de Jean-Julien Pous :
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Posté par Van le 02.12.08 à 12:56 | tags : chine, cinémathèque française

La naissance du Septième art en Chine est étroitement associée à l'opéra : le premier film tourné à Pekin en 1905, Le Mont Dingjun, est une série d'enregistrements du répertoire d'un grand acteur d'opéra. Le premier film chinois en couleur est également la mise en scène d'un opéra, Regrets éternels, interprété par l'acteur Mei Lanfang qui fit connaître l'opéra chinois dans le monde entier.
Pour devenir populaire, le cinéma chinois a intégré les codes et conventions complexes de l'opéra auxquels le public était habitué. Ce qui lui a en même temps permis de transgresser ces conventions, en faisant passer de façon codée ce qui ne pouvait pas être exprimé clairement. L'opéra permet par exemple à Chen Kaige, dans Adieu ma Concubine en 1993, d'évoquer l'homosexualité, sujet tabou en Chine.
Du 4 au 11 décembre, la Cinémathèque française projette une sélection de films illustrant l'influence de l'opéra sur les cinéastes chinois.
Tout le programme sur le site de la Cinémathèque.
(Illus. La légende du serpent blanc de FU Chaowu)
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Au premier rang desquels Malek Bensmaïl, qui réalise avec La Chine est encore loin un très beau documentaire sur les traces de la colonisation et de la guerre d'indépendance d'Algérie. Centré autour des insituteurs, ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier. Histoire de transmission, histoire d'héritage, le film s'attache sur les visages de ces enfants, et sur leur apprentissage d'une mémoire commune. Un sujet trop rarement évoqué, traité ici avec une grande finesse.
Plus référencé, mais très réussi, Una Semanas Solo de l'Argentine Celina Murgas, qui s'inscrit nettement dans l'influence de Lucrecia Martel. L'histoire de ces jeunes argentins qui passent une semaine sans leurs parents, dans une résidence privée dont ils deviennent les maîtres, si elle n'est pas des plus originales, trouve ici une belle fraîcheur, grâce à de jeunes acteurs particulièrement bien dirigés. La solitude, les rapports de classe, l'âge ingrat, sont ici évoqués avec finesse.
Au côté de ces deux très belles découvertes, on distinguait aussi, dans la bande à Jia Zhang-Ke, Emily Tang, qui signe avec Perfect Life (illus.) un film mi-documentaire mi-fiction, autour de deux destins de femmes quittant la campagne chinoise pour des plus grandes villes. La mise en scène caméra à l'épaule et un montage au couteau créent une tension permanente.
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Posté par Damien L. le 01.12.08 à 15:30 | tags : cinéma à paris, festival
Pour sa première édition, le Festival Air d'Islande projettera une quinzaine de films islandais et proposera des rencontres entre public et réalisateurs, ainsi qu'un concert.
Organisé avec l'aide du Ministère de la Culture, de l'Ambassade d'Islande à Paris et de la ville de Reykjavik, le Festival Air d'Islande prendra ses quartiers à la Filmothèque du Quartier Latin du 5 au 7 décembre 2008. Au programme : 12 longs-métrages, dont certains inédits, et deux courts-métrages.
Des films récents (Jar City de Baltasar Kormakur, Children de Ragnar Bragason ou Heima, documentaire sur le groupe islandais Sigur Ros) côtoieront des oeuvres plus anciennes, comme les Les Enfants de la nature de Fridrik Thor Fridriksson, nommé à l'Oscar du meilleur film étranger en 1992.
Le réalisateur Dagur Kari, chef de file des jeunes cinéastes islandais, viendra débattre avec le public après les projection de ses deux joyaux Noi Albinoi et Dark horse. Notons que son dernier film, The Good heart, avec Brian Cox, Paul Dano et Isild le Besco, sortira en 2009.
La réalisatrice Solveig Anspach, islandaise qui a réalisé les films français Haut les coeurs ! et Made in the USA, viendra elle présenter Back Soon, comédie qu'elle a tournée en Islande.
Et le samedi 6 décembre à 22h, la Filmothèque du Quartier Latin proposera de la pop islandaise, avec un concert de My Summer as a salvation soldier.
Le cinéma islandais est relativement jeune. Hormis quelques films tournés entre les années 1920 et les années 1950, l’essentiel du patrimoine cinématographique est constitué d'oeuvres réalisées à partir des années 1980 : films vikings, récits d’errances, chroniques sociales. Les années 1990 et 2000 ont vu l’émergence d’une génération nouvelle, revisitant les thèmes de l’isolement ou encore de l’hérédité sur un mode tantôt poétique, tantôt policier.
Le programme complet est disponible sur le site internet du Festival, qui propose également de gagner un voyage pour deux à Reykjavik.
Festival Air d'Islande
Du 5 au 7 décembre 2008 à la Filmothèque du Quartier Latin
9 rue Champollion, 75005 Paris
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Posté par Van le 01.12.08 à 11:02 | tags : adaptation, série
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Hollywood possède plusieurs recettes efficaces pour s'assurer des cartons au box office, l'une d'elles étant désormais l'adaptation de séries télé sur grand écran. Rome, l'excellente série de HBO coproduite par la BBC et arrêtée à l'issue de sa deuxième saison, pourrait faire partie de cette stratégie. Son créateur, Bruno Heller, souhaite en effet en tirer un film et serait en discussion pour mener à bien son projet.
Tournée en Italie dans les studios de Cinecitta, avec un casting international mais sans stars, racontant la grande histoire de Rome à travers les petites histoires de deux simples soldats, Rome avait vu très grand, ce qui l'a perdue. Avec un budget de 100 millions de dollars pour les douzes épisodes de la première saison, elle était la série la plus chère de l'histoire. Ce qui, malgré d'excellentes critiques, et un succès public important, a fini par la couler après la deuxième saison. On comprend la frustration des créateurs de Rome, et de toute l'équipe, qui étaient partis pour cinq saisons de leur épopée.
Cette fois donc, l'idée d'une adaptation au cinéma, qui permettrait de poursuivre autrement ce qui avait été prévu au départ, ne sent pas que le gros filon financier. Contrairement à Sex and the City, mauvais film inutile sorti quatre ans après la fin de la série qui avait déjà connu six saisons - mais qui a tout de même cartonné au box office et qui, pour cette raison, aura une suite - l'adaptation de Rome aurait un sens et viendrait au moins combler un manque. L'histoire pourrait se situer au moment de l'avènement d'un certain Jésus de Nazareth.
Espérons que cette très bonne série, violente et crue, à mi chemin entre l'épopée et le soap, ne perdra pas de sa superbe en passant sur grand écran. Car si son adaptation reste fidèle au concept originel, elle pourrait bien aboutir à un des meilleurs peplums vus depuis longtemps au cinéma.
(source Hollywood Reporter)
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