La 34ème cérémonie des César a plébiscité Séraphine, grand vainqueur avec sept récompenses (meilleur film, meilleure actrice pour Yolande Moreau, meilleur scénario original, meilleure musique, meilleure photo, meilleurs décors et meilleurs costumes). Cette édition 2009 a donc le mérite de faire émerger un vainqueur incontesté, à la manière des Oscars qui ont accordé un triomphe à Slumdog Millionaire.
Réalisé par Martin Provost, Séraphine retrace la vie de Séraphine Louis (1864-1942), qui fut domestique avant d'atteindre une petite notoriété comme peintre primitif sous le nom de "Séraphine de Senlis". Classique dans sa forme et son propos, le film se distingue surtout par quelques jolies séquences illustrant l'irruption de la grâce dans l'existence dépouillée du personnage.
On pourrait interpréter la victoire de Séraphine comme une absence de prise de risques, l'Académie des César récompensant là une reconstitution historique dénuée de tout point de vue sur l'époque contemporaine. Mais ce choix peut également s'avérer logique, au vu de la liste des nominations : Entre les murs ayant reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes, le diptyque Mesrine ou Le Premier jour du reste de ta vie ayant connu un succès public et Un Conte de Noël ayant rencontré un beau succès critique, les César ont décidé d'attirer l'attention sur un film moins exposé, honorable incarnation des fameux "films du milieu" qui continuent de faire la spécificité du cinéma français. Crédité jusqu'ici de plus de 560 000 entrées (tout de même), Séraphine devrait connaître les honneurs d'une ressortie en salles.
Les autres films n'ont pas totalement été oubliés. Le diptyque Mesrine a valu le César du meilleur acteur à un Vincent Cassel très ému et celui du meilleur réalisateur à Jean-François Richet, prouvant que le cinéma de genre hexagonal peut être récompensé lorsqu'il est ambitieux et réussi (le diptyque a aussi décroché le César du meilleur son). Trois récompenses ont également été décernées au Premier jour du reste de ta vie (meilleur espoir masculin pour Marc-André Grondin, meilleur espoir féminin pour Déborah François et meilleur montage). Il y a longtemps que je t'aime empoche deux César (meilleur premier film et meilleur second rôle pour Elsa Zylberstein). Petite déception pour Entre les murs (meilleure adaptation) et Un Conte de Noël (meilleur second rôle pour Jean-Paul Roussillon), qui ne récoltent qu'une récompense chacun.
La cérémonie fut longue (presque 3 heures), la présentation désespérément plate (Antoine de Caunes ayant eu du mal à renouveler des blagues plus qu'éculées) et l'émotion n'a affleuré qu'avec les interventions de Dustin Hoffman (qui a reçu un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière) et donc Vincent Cassel.
On retiendra deux derniers César : celui du meilleur film étranger pour l'excellent Valse avec Bachir d'Ari Folman et celui du meilleur documenaire pour les très belles Plages d'Agnès (qui n'appartient pourtant pas à proprement parler au genre documentaire).
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Posté par Damien L. le 27.02.09 à 17:13 | tags : you tube, hollywood, réalisateur, bande annonce
1Après avoir empoché deux Oscars (meilleur acteur pour Sean Penn et meilleur scénario pour Dustin Lance Black), le nouveau film de Gus Van Sant, Harvey Milk, biopic élégant et engagé, sort mercredi prochain dans les salles françaises. C'est l'occasion de revenir sur plusieurs films emblématiques du dernier cinéaste américain capable d'alterner films expérimentaux et oeuvres de studio plus classiques.
- My Own Private Idaho (1991)
Douze ans avant de décrocher une Palme d'Or à Cannes pour Elephant, Gus Van Sant dirigeait Keanu Reeves et le regretté River Phoenix dans cette libre réinterprétation d'Henry IV de William Shakespeare. Homosexualité, amours impossibles, rapport complexe à la famille et solitude sont abordés sur fond de pop art et d'expressionnisme. My Own Private Idaho remporte plusieurs prix et s'affirme comme une des œuvres phares du nouveau cinéma indépendant américain.
- Prête à tout (1995)
Pour son premier film de studio, Gus Van Sant dirige Nicole Kidman, Matt Dillon et les encore méconnus Joaquin Phoenix et Casey Affleck. Le film imagine l'histoire d'une présentatrice télé prête à tout pour devenir une star du petit écran, y compris manipuler un groupe d'adolescents afin qu'ils tuent son mari. Satire mordante et drôle de la pulsion médiatique qui contamine l'Amérique, Prête à tout dresse également un portrait assez juste des adolescents américains.
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Posté par Van le 27.02.09 à 11:09 | tags : casting, réalisateur
Le prochain prochain film de Woody Allen - le prochain, Whatever Works avec Evan Rachel Wood, sortira en juillet - aura une des plus belles affiches jamais réunies par le réalisateur new-yorkais : Josh Brolin, Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas et Freida Pinto, la jolie Latika de Slumdog Millionaire.
Le casting de ce film encore sans titre est non seulement prestigieux et glamour, mais international : un Américain, une Australienne, une Indienne, un Espagnol, un Britannique. Manquerait plus qu'un Français... La France justement, finalement délaissée par Woody Allen qui avait évoqué la possibilité de tourner son prochain film en France, après l'adoption par nos députés d'un crédit d'impôt destiné à favoriser les tournages étrangers. Pour l'instant le cinéaste retourne à Londres, après Match Point et Scoop, où le tournage doit débuter cet été.
La belle Freida Pinto (illus) prend la suite de Penelope Cruz dans la veine icone glamour brune. Et Naomi Watts celle de Scarlett Johansson du côté des blondes. Allen qui, dans sa première époque, mettait essentiellement en scène ses femmes (Mia Farrow et Diane Keaton, pas franchement des icones), semble apprécier de plus en plus l'entourage des sex symbols du cinéma mondial. Et il a bien raison.
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La sortie en salles de Cyprien, film adapté d'une série de sketches télévisuels d'Elie Semoun, témoigne du fossé qui sépare les comédies françaises des comédies américaines. Car il semble bien que nos comiques français s'intéressent peu à la modernité des nouvelles comédies hollywoodiennes.
Le Figaro annonçait ce matin que Dany Boon avait gagné 26 millions d'euros en 2008, grâce au triomphe de sa comédie Bienvenue chez les Ch'tis. Le film aura également l'honneur d'un remake hollywoodien (les droits ont été rachetés par Will Smith), de même que Le Dîner de cons dont la version hollywoodienne sera interprétée par Steve Carell. Tout semble donc idyllique au royaume de la comédie française...
Pourtant, la créativité du cinéma comique français tourne souvent à vide. On constate notamment, dans la lignée de Brice de Nice en 2005, la multiplication de personnages créés au départ pour le petit écran. Le dernier exemple en date est Cyprien, long-métrage inspiré des Petites annonces d'Elie Semoun. Derrière son prétendu éloge de geeks post-ados aux physiques ingrats, le film "enfonce les clichés les uns après les autres" (lire notre critique).
Nous sommes ainsi très loin des films de la galaxie Judd Apatow, auteur-réalisateur-producteur à l'origine des nouvelles perles de la comédie américaine que sont 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d'emploi, Sans Sarah, rien ne va ou Délire Express. Notre analyse sur "Les geeks au cinéma" résume la situation. Dans le cinéma et les séries américaines, le geek est un personnage "réaliste et émouvant"; dans la production audiovisuelle française, "le geek ressemble tel que le présente Cyprien à une bête de foire, sorte de postface dégénérée de l’idiot du village". La comédie française a pris l'habitude de se moquer de ses personnages et de rire à leurs dépens, là où la comédie américaine rit avec ses personnages et refuse de les regarder avec condescendance.
Verra-t-on bientôt l'éclosion d'un Judd Apatow français ? La génération comique hexagonale au pouvoir ne semble en tout cas guère curieuse de ce qui se fait actuellement outre-Atlantique, si l'on en croit les propos de Kad et Olivier (dont on verra le 1er avril la comédie Safari) lors de la nuit des Oscars sur Canal + : ils reconnaissaient mal connaître le cinéma de Judd Apatow, ayant seulement vu (et peu apprécié) 40 ans, toujours puceau.
Le fossé entre rire américain et rire français est-il vraiment trop grand ?
- Lire notre analyse sur "Les geeks au cinéma"
- Lire la critique de Cyprien
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Posté par Van le 26.02.09 à 10:53 | tags : réalisateur, festival de cannes
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Clint Eastwood ne sera pas, exceptionnellement, au Festival de Cannes cette année pour cause de tournage de son prochain film. Gilles Jacob et Thierry Frémeaux ont donc profité de son passage à Paris pour la promotion du magnifique Gran Torino pour remettre au cinéaste américain une Palme d'or spéciale, saluant l'ensemble de son oeuvre.
Les responsables du Festival de Cannes avaient souhaité rendre hommage à Eastwood lors de la dernière édition, mais celui-ci avait tenu à présenter L'Echange en compétition, qui avait du coup reçu un "prix spécial". Lors d'une petite cérémonie au Fouquets, l'acteur/réalisateur s'est dit très flatté par cette récompense et a salué la France pour son soutien à ses débuts en tant que réalisateur, et son amour du cinéma en général.
Cette récompense spéciale - seul Igmar Bergman avant lui avait reçu une "Palme des palmes" - ne surprendra personne et ne peut que faire l'unanimité. Clint Eastwood a construit une oeuvre déjà classique, politiquement engagée et profondément humaniste, son dernier Gran Torino en étant de surcroit comme un magistral condensé. Il fait partie du paysage depuis un demi-siècle et, à 78 ans, il est devenu une grande figure mondialement respectée, qui ne peut que mettre tout le monde d'accord.
Pour les plus admiratifs, la bonne nouvelle c'est qu'il planche donc déjà sur son prochain film, dont il débutera le tournage dans les jours qui viennent en Afrique du Sud. Il y évoquera l'Apartheid et le parcours de Nelson Mandela sur fond de Coupe du monde de Rugby en 1995, avec Matt Damon et Morgan Freeman.
(illus.VILLARD/SIPA)
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Posté par Easywriter le 25.02.09 à 16:46 | tags : adaptation, bande annonce
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Posté par Damien L. le 25.02.09 à 12:38 | tags : acteur, césars, réalisateur
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Après la spectaculaire cérémonie des Oscars du week-end dernier, place aux César, qui se tiendront vendredi soir au Théâtre du Chatelet. Présidée par Charlotte Gainsbourg et animée par Antoine de Caunes, cette 34ème cérémonie des César s'annonce indécise au niveau du palmarès. Pour y voir plus clair, nous nous risquons à quelques pronostics.
- Catégorie meilleur film :
Pronostic : Palme d'or au dernier Festival de Cannes, Entre les murs de Laurent Cantet semble logiquement bien placé. Mais le diptyque Mesrine, fort de ses 10 nominations, possède également de sérieux atouts, parmi lesquels une ambitieuse reconstitution de la France des années 1960 et 1970.
Souhait : La rédaction cinéma de Fluctuat a placé Le Premier jour du reste de ta vie dans son top 10 des films de 2008 et ne verrait pas d'un mauvais oeil la remise du prix à ce film. Nous soutenons également Un Conte de Noël (photo ci-dessous), chronique familiale au souffle dévastateur signée Arnaud Desplechin.
Les autres nommés : Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel, Paris de Cédric Klapisch, Séraphine de Martin Provost.

- Catégorie meilleur réalisateur :
Pronostic : Jean-François Richet (photo ci-dessous), nommé pour la réalisation de deux films (Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1), pourrait bien être récompensé pour son sens du détail et la percussion de ses séquences d'action.
Souhait : Arnaud Desplechin, qui a su se débarasser de certains tics pour livrer dans Un Conte de Noël une mise en scène rythmée et esthétiquement soignée.
Les autres nommés : Laurent Cantet pour Entre les murs, Rémi Bezançon pour Le Premier jour du reste de ta vie, Martin Provost pour Séraphine.

- Catégorie meilleur acteur :
Pronostic : Vincent Cassel (photo ci-dessous), aussi inquiétant que charismatique dans la peau du gangster Jacques Mesrine.
Souhait : Vincent Cassel pour le diptyque Mesrine.
Les autres nommés : Albert Dupontel dans Deux jours à tuer, Jacques Gamblin dans Le Premier jour du reste de ta vie, François-Xavier Demaison dans Coluche, l'histoire d'un mec, Guillaume Depardieu dans Versailles.

- Catégorie meilleure actrice :
Pronostic : Yolande Moreau (photo ci-dessous) dans Séraphine, où elle interprète délicatement la peintre Séraphine de Senlis.
Souhait : Yolande Moreau dans Séraphine (bien qu'elle ait déjà reçu cette récompense en 2005 pour son rôle dans Quand la mer monte).
Les autres nommées : Catherine Frot dans Le Crime est notre affaire, Kristin Scott Thomas dans Il y a longtemps que je t'aime, Sylvie Testud dans Sagan, Tilda Swinton dans Julia.

- Catégorie meilleur espoir masculin :
Pronostic : Grégoire Leprince-Ringuet dans La Belle personne.
Souhait : Laurent Capelluto (photo ci-dessous), excellent en amoureux transi dans Un Conte de Noël.
Les autres nommés : Ralph Amoussou dans Aide-toi, le ciel t'aidera t'aidera, Marc-André Grondin dans Le Premier jour du reste de ta vie, Pio Marmaï dans Le Premier jour du reste de ta vie.

- Catégorie meilleur espoir féminin :
Pronostic : Déborah François dans Le Premier jour du reste de ta vie.
Souhait : Anaïs Demoustier (photo ci-dessous) dans le très sympathique Les Grandes personnes.
Les autres nommées : Marilou Berry dans Vilaine, Louise Bourgoin dans La Fille de Monaco, Léa Seydoux dans La Belle personne.

- Catégorie meilleur premier film :
Pronostic : Il y a longtemps que je t'aime, mélo réalisé par l'écrivain Philippe Claudel.
Souhait : Versailles (photo ci-dessous), film intensément mélancolique de Pierre Schoeller.
Les autres nommés : Home de Ursula Meier, Mascarades de Lyes Salem, Pour elle de Fred Cavayé.

- Catégorie Meilleur film étranger :
Pronostic : Into the Wild (Etats-Unis), de Sean Penn (qui sera présent à la cérémonie).
Souhait : Two Lovers (Etats-Unis), film préféré de Fluctuat en 2008 (photo ci-dessous).
Les autres nommés : Le Silence de Lorna (France, Belgique, Italie), Gomorra (Italie), Valse avec Bachir (Israël), Eldorado (Belgique), There Will Be Blood (Etats-Unis).

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Acteur et producteur, mais aussi chanteur, danseur, musicien accompli, Hugh Jackman avait été choisi comme maître de cérémonie des Oscars 2009. Et quel maître de cérémonie. Il s'est visiblement donné à fond dans un show bien rodé, en forme d'hommage mais aussi de parodie des films présentés et plus largement du cinéma.
Entre deux "le cinéma, c'est être entre l'ombre et la lumière", "c'est un chemin, un sacerdoce, une philosophie", et autres lieux communs dont l'intensité est un peu disproportionnée par rapport au sujet, les performances de Hugh Jackman ont réveillé tout ça, et ramené l'événement à sa juste mesure : un grand spectacle en hommage à du grand spectacle.
Les sept minutes d'intro étaient consacrées à la présentation des principaux films en lice. Généralement on pique déjà du nez ; mais en chantant, c'est moins désespérant :
Puis un interlude hommage à la comédie musicale, clairement de retour, où l'acteur de Wolverine a fait danser Beyonce :
Et là, eh bien, on est tombés amoureux non ?
En bonus et dans un autre registre, Ben Stiller, convoqué avec Natalie Portman pour remettre une statuette, est apparu déguisé en... Joaquin Phoenix - en référence à sa fâcheuse performance chez David Letterman au début du mois de février.
Quelle maîtrise du divertissement de la part de nos amis Américains décidément, qui, à l'approche de nos Césars à nous, placent la barre hors de portée. Il ne reste plus qu'à souhaiter bonne chance à Antoine de Caunes, le Hugh Jackman français.
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Posté par Damien L. le 24.02.09 à 11:00 | tags : you tube, bande annonce
Après le savoureux court-métrage réalisé pendant le tournage, voici désormais le teaser des Etreintes brisées (Los Abrazos rotos), le nouveau film de Pedro Almodovar qui met en vedette la fraîchement oscarisée Penelope Cruz.
La trame des Etreintes brisées est purement almodovarienne, mêlant écriture, flash-backs et drame amoureux : Dans l’obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n’a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie. Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine.
Dénué de paroles, le teaser ne dévoile que peu de choses. Mais il indique que la fusion naturelle entre le cinéaste et son actrice (qui faisait toute la force de Volver) opère toujours. On imagine que le personnage de Penelope Cruz sera plus étoffé que celui de Vicky Cristina Barcelona, qui lui a valu dimanche un surprenant Oscar du meilleur second rôle féminin.
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Posté par Slick Rick le 23.02.09 à 14:22 | tags : affiche

On y voit un homme à la carrure épaisse, Gérard Depardieu dans toute sa splendeur, qui s'avance vers nous. L'affiche fait penser à une couverture de roman policier, avec sa bande rouge placée en bas, dont ressort le titre en blanc, "Bellamy". Comme dans le film de Chabrol, on trouve ici une référence appuyée (et détournée) à l'oeuvre de George Simenon, et en particulier à son éternel Commisaire Maigret : une silhouette opaque, découpée sur un fond clair, est en marche vers quelque chose - Mais quoi ? A la différence près que Bellamy n'a pas tout l'attirail vestimentaire du fameux commissaire : ni chapeau, ni pipe au bec, ni même imper. Depardieu pourrait être un ouvrier, tant son ensemble évoque un bleu de travail. Ou plutôt, et c'est tout l'intéret de l'affiche, un "rouge" de travail. La bande pourpre du bas s'est en effet étalée sur Bellamy, telle une envahissante tâche de sang qui aurait déteint.
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Qu'est-ce qui fait de Slumdog Millionaire une telle réussite ? Le film de Danny Boyle, déjà récompensé aux Golden Globes, aux Bafta, aux WGA, aux DGA, aux PGA et autres acronymes du genre, a remporté cette nuit quelques unes des plus prestigieuses statuettes, et notamment les Oscars du meilleur film et meilleur réalisateur.
Slumdog Millionaire concourait pour l'Oscar du meilleur film face à quelques pointures : L'Etrange histoire de Benjamin Button de David Fincher, Frost / Nixon, l'heure de vérité de Ron Howard, Harvey Milk de Gus Van Sant, et Le Liseur de Stephen Daldry. Et pourtant, il rafle tout : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photo, meilleure musique, meilleure chanson, meilleur mixage sonore, meilleure adaptation.
Les autres se sont partagés les miettes : le très beau Benjamin Button n'a été honoré que de trois petites statuettes, meilleur décor, meilleur maquillage et meilleurs effets visuels, tandis qu'Harvey Milk remporte le meilleur scénario original. Cependant, Harvey Milk et Le Liseur remportent malgré tout deux jolies statuettes : meilleur acteur pour Sean Penn, et meilleure actrice pour Kate Winslet.
Heath Ledger a par ailleurs remporté sans surprise l'Oscar du meilleur second rôle dans The Dark Knight, Penelope Cruz l'équivalent féminin pour Vicky Cristina Barcelona, et Wall.E celui du meilleur film d'animation.
Le film de Danny Boyle, l'histoire d'un jeune indien issu des bidonvilles qui remporte le pactole à Qui veut gagner des millions ?, a fait l'unanimité de la critique mondiale - à part sur Flu, où il a divisé la rédac. Pourtant, il a créé la polémique, en Inde notamment, et a pu être accusé d'esthétiser vainement la misère des bidonvilles - critique parfaitement recevable.
Il avait de nombreux atouts pour gagner : une jolie histoire en forme de conte de fées moderne, un décor exotique, une réalisation inventive, nerveuse, hyper stylisée, une bande originale tendance qui peut gentiment cartonner dans son coin... Mais les bons ingrédients ne suffisent pas toujours à faire un bon film. Quel est ce petit truc en plus qu'avait Slumdog Millionaire pour s'imposer ?
Ca reste à nos yeux assez mystérieux.
(illus.NIVIERE/SIPA)
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Posté par Damien L. le 21.02.09 à 10:24 | tags : you tube, bande annonce, réalisateur, acteur
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Gran Torino condense à lui seul les grandes thématiques explorées par la riche carrière de son acteur/réalisateur Clint Eastwood. Dès lors, comment réussir une bande-annonce qui condense elle-même la densité du film ?
Construite comme une tragédie en plusieurs actes, la bande-annonce débute par un prologue qui introduit le versant "Charles Bronsonien" de la filmographie de Clint Eastwood, ici papy justicier à la mine renfrognée. L'Inspecteur Harry semble de retour...
Puis une douce musique lance la partie calme de la bande-annonce : un Clint retraité, solitaire (il chasse ses enfants venus lui rendre visite pour son anniversaire) et manifestement xénophobe coule des jours tranquilles dans une banlieue américaine. L'atmosphère n'est pas loin de celle d'un Million Dollar Baby (les scènes d'église pouvant ici rappeler les scènes de confession de ce dernier film).
Mais au bout d'une minute pile, le tournant de la bande-annonce intervient. Une séquence nocturne et mouvementée accouche d'un plan fantômatique : Clint Eastwood armé d'un fusil tient plusieurs personnes en joue, image que le cinéma ne nous avait plus offerte depuis Impitoyable (1992). Ce fantasme redevenu réalité ouvre alors la deuxième partie de la bande-annonce, puissamment crépusculaire et évocatrice.
La dernière minute dessine ainsi les thèmes purement eastwoodiens que sont l'ambiguïté du statut de "héros", les limites de l'autodéfense ou le difficile arbitrage entre individualisme et altruisme, à l'aide de mélodies évoquant une danse avec la mort.
Limpide et tranchante, la bande-annonce de Gran Torino donne furieusement envie de découvrir le film.
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Posté par Slick Rick le 20.02.09 à 11:44 | tags : horreur, en salles, box office
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Posté par Van le 20.02.09 à 10:29 | tags : bande annonce, adaptation, you tube
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Ce sera peut-être le premier blockbuster international de l'histoire du cinéma suédois. L'adaptation du premier tome de la trilogie Millenium de Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, sortira le 13 mai dans nos salles. Un premier teaser de ce Millénium au cinéma, qui garde tout le mystère, est en ligne.
Pour ceux qui n'auraient pas lu les bouquins cet été sur la plage, voici le synopsis du film, qui correspond donc au premier tome :
"Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer..."
Réalisé par un danois, Niels Arden Oplev, interprété par des acteurs suédois, Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Millenium le film est une production scandinave qui pourrait bien avoir le succès des grosses prods hollywoodiennes. Lundi avait lieu l'avant-première du film à Stockholm, d'où le public invité serait ressorti enthousiaste.
On les croira sur parole, car ce n'est pas ce premier teaser qui nous en dira beaucoup. On n'est même pas sûr qu'il nous en dise suffisamment pour nous teaser vraiment.
Et puisqu'on nous le signale, voici un trailer nettement plus révélateur - mis à part le léger problème de la langue...
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A l'approche de la 81e cérémonie des Oscars, révisez vos classiques - et gâchez-vous la fin de tous les films primés par la même occasion. The Fine Brothers, connus pour spoiler un maximum de films en un minimum de temps, ont entrepris de révéler la fin de tous les films jamais couronnés par l'Academie des Oscars depuis 1928, en moins de cinq minutes.
Attention, ne regardez pas cette vidéo si vous ne connaissez pas l'ensemble des films ayant eu l'Oscar du meilleur film (pour vérifier c'est par ici), et que vous pensez encore pouvoir rattraper le retard. En revanche, si vous avez tout vu ou au moins renoncé à tout voir, cette vidéo vous donnera l'impression d'avoir ingéré 80 ans de cinéma en quelques minutes. A supposé que vous compreniez suffisamment l'anglais pour survivre au débit des deux frères Fine surexcités.
En bonus : un spoiler des cinq nommés dans la catégorie meilleur film cette année.
(Via)
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Posté par Slick Rick le 19.02.09 à 12:35 | tags : musique au cinéma, oscars, you tube
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"Avez-vous déjà vu marcher dans la rue un chien avec une seule patte ? Si vous l'avez vu, alors vous m'avez vu." C'est le refrain, déchirant, de "The Wrestler", la chanson composée par Bruce Springsteen pour le film éponyme.
Darren Aronofsky n'en est toujours pas revenu : le "Boss" en personne qui vous écrit une pépite comme ça, sans prévenir... "Pour être honnête, explique le cinéaste, il avait entendu parler de mon travail mais il n'avait jamais vu un de mes films. S'il l'a fait, c'est uniquement pour Mickey Rourke dont il est l'ami. Il a eu envie de lui faire un cadeau."
Le film d'Aronofsky, sincère et puissant, ressemble d'ailleurs à une chanson de Springsteen, avec son Amérique des démunis, ses losers magnifiques, son New Jersey morne mais sublimé. "The wrestler", le morceau lui-même, n'apparaît qu'au générique de fin, mais résonne longtemps ensuite. Pas sourdingue, le jury des Golden Globes a déjà récompensé le songwriter. L'Oscar devrait suivre, à moins que... Non, la chanson n'est même pas nommée, contrairement à A.R Rahman (deux fois pour Slumdog Millionaire, oui deux fois) et Peter Gabriel (pour Wall.E).
Bruce s'en fiche sans doute un peu, du fameux petit bonhomme en or : il l'a déjà gagné en 1993 avec l'inoubliable "Streets of Philadelphia" (Philadelphia), et presque obtenu en 1995 pour "Dead man walking" (La dernière marche), seulement nommé. Mais quand même, quel oubli ! Pour juger par vous même, de l'affront fait au beau Boss, voici la video officielle :
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Posté par Van le 19.02.09 à 11:17 | tags : you tube, court métrage, réalisateur
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Voilà trois ans que nous attendons le prochain film d'Almodovar, depuis le magnifique Volver sorti en 2006. Cette attente pourrait prendre fin autour du mois de mai, le réalisateur espagnol visant le festival de Cannes pour présenter sa nouvelle comédie dramatique, Les étreintes brisées. Mais pour patienter, un court métrage réalisé durant le tournage de son film a été mis en ligne et est visible gratuitement.
Intitulé La Concelaja antropofaga (la conseillère cannibale), ce court met en scène Carmen Machi, qui interprète un personnage secondaire des Etreintes brisées mais qui a visiblement inspiré le réalisateur au point de la filmer dans une tirade de sept minutes sur le sexe, les fantasmes et l'anthropophagie, entre deux traits de cocaïne. Savoureux :
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Posté par Slick Rick le 18.02.09 à 17:27 | tags : en salles, actrice
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Marisa Tomei. Qui se souvient de son nom, en sortant de la projection de The Wrestler ? Tous les spectateurs n'ont d'yeux que pour Mickey - l'homme qui valait un Oscar - Rourke, et on les comprend bien, puisqu'on en fait un peu partie.
Il faut dire qu'avec son physique de girl next-door rieuse, l'actrice italo-américaine semble être née pour les seconds rôles. Sur sa cheminée trône d'ailleurs depuis 17 ans un trophée qui en dit long sur sa carrière : un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Mon cousin Vinny). Depuis, son nom est régulièrement cité dans cette catégorie un peu ingrâte, comme si un plafond de verre la séparait des vraies étoiles hollywoodiennes. En 2002, elle est nominée pour le second rôle dans In the bedroom, où Sissi Spacek étincelle. Puis rebelotte en 2009 pour...The Wrestler, littérallement bouffé par le colosse Rourke.
Si à 28 ans, une nomination pour un second rôle doit sonner comme une sorte d'encouragement, on s'imagine qu'à 45 ans, l'âge actuel de la Tomei, la répétition a une saveur plus amère, en forme de sentence définitive : toi, tu joueras toute ta vie la femme discrète et meurtrie, faire-valoir sexy des stars mâles. Dans le splendide 7h58 ce samedi-là, de Sidney Lumet, il y avait cette scène incroyablement éloquente où elle avouait à son mari (Philip Seymour Hoffman) qu'elle le quittait, mais aussi qu'elle le trompait avec son frère depuis des lustres. Bizarrement, le mari cocufié restait de marbre, comme si elle n'existait pas et n'avait jamais existé. Dans The Wrestler aussi, l'actrice finit, à force d'effacement, par disparaitre de l'écran. Sylvester Stallone, Joe Pesci, Keanu Reeves, ou encore Matt Dillon ont eux aussi bénéficié de la présence bonifiante de Marisa Tomei. Et la belle eclipsée ne semble pas près de s'arrêter.
En guise de dédicace, cette dispute hilarante entre Marisa Tomei et Joe Pesci, à propos d'un gentil daim en danger :
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Posté par Van le 18.02.09 à 12:32 | tags : super héros, blockbuster, dvd, batman, oscars
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En lice dans plusieurs catégories pour la course aux Oscars, The Dark Knight est disponible en DVD et Blu-Ray.
Le film à un milliard de dollars, sorti en août dernier, peut désormais finir de conquérir le monde. Noir, dense, ambitieux, presque grandiose (dans sa catégorie), le film de Christopher Nolan a convaincu même les plus hermétiques aux histoires de super héros. Les fans hardcore aussi, qui sont d'ailleurs révoltés contre le peu de nominations accordées au Dark Knight par l'Academie des Oscars, qui remettra les récompenses supêmes du cinéma américain dimanche. A part l'évidente nomination de Heath Ledger (le Joker fou) à titre posthume, le blockbuster de l'année ne récolte que quelques nominations techniques, et se trouve exclu de la catégorie meilleur film.
L'engouement de centaines de millions de spectateurs est-il une raison suffisante pour qu'un film soit primé ? Dany Boon, de ce côté-ci de l'Atlantique, a clairement posé la question en ces termes - ce parallèle singulier faisant un peu de The Dark Knight le Ch'tis des Américains.
Des DVD du Dark Knight sont à gagner sur la page concours de Flu.
Et pour les accros, un site plein de goodies.
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Posté par Van le 18.02.09 à 10:43 | tags : horreur, adaptation, pastiche
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Déja adapté au cinéma dans des versions plus fidèles, Orgueil et préjugés est un si bon matériau fictionnel de base qu'il peut s'adapter à tous les genres. Y compris les plus pointus. Pride and Predator, un Orgueil et préjugés façon Alien, est actuellement en projet, qui racontera comment un vilain extra-terrestre a débarqué en pleine campagne anglaise - et au tournant des XVIIIe et XIXe siècles - pour massacrer les personnages de Jane Austen, qui auront désormais d'autres soucis que le mariage et l'héritage en tête. Un slasher movie où les femmes en corset rencontrent un alien visqueux et vicieux.
Pour ajouter à l'étrangeté du projet, c'est la société de production d'Elton John qui porte le bébé. Celui-ci supervisera la production et la musique du film dont le tournage doit démarrer dans le courant de l'année à Londres.
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Posté par Damien L. le 17.02.09 à 15:00 | tags : adaptation, bande annonce, comédie, you tube
A deux mois de la sortie d'OSS 117 : Rio ne répond plus (prévue pour le 15 avril prochain), un nouveau teaser et une nouvelle affiche dévoilent les intentions de cette très attendue suite d'OSS 117, Le Caire nid d'espions.
On connaissait l'intrigue du second volet d'OSS 117, qui mêle traque d'un ancien nazi et association avec une agent du Mossad (Louise Monot) sur fond de révolution hippie (le film se déroule en 1967).
Alors qu'un premier teaser nous apprenait qu'Hubert Bonisseur de la Bath (Jean Dujardin) n'avait rien perdu de sa goujaterie, voici désormais le "teaser au crocodile", dans lequel l'espion français révèle un côté sauvage qui fait songer au mythique personnage de Crocodile Dundee.
Ce teaser entre surtout dans le cadre d'une promotion décomplexée, qui n'hésite pas à montrer le ton décalé du film. Si le premier volet jouait sur une imagerie fifties très classe (évoquant l'élégance d'un Sean Connery et le raffinement esthétique des films d'espionnage d'Alfred Hitchcock tels que L'Homme qui en savait trop), le marketing de ce second volet semble préparer à une tonalité plus décontractée et proche du pur récit d'aventures.
L'affiche du film, surchargée de couleurs et de personnages, prolonge cet état d'esprit décomplexé. Nous, on marche à fond et on attend impatiemment cette comédie de Michel Hazanavicius, à nouveau co-dialoguée et co-scénarisée par Jean-François Halin.

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Posté par Slick Rick le 17.02.09 à 12:11 | tags : casting, adaptation, hollywood, acteur
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Tom Cruise et Ben Stiller, frangins. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?
Les deux stars ont certes des registres dramatiques éloignés, mais physiquement, il y a quelque chose qui les rapproche, comme le prouvent scientifiquement les quatre illustrations de ce post. Détail troublant : lorsqu'ils étaient jeunes et en noir et blanc, Tom et Ben portaient la même chemise à carreaux.. Plus tard, ils se sont laissés pousser la même moustache en fer à cheval, l'un chez Oliver Stone (Né un 4 Juillet), l'autre chez Rawson Marshall Thurber (Même pas mal ! (Dodgeball)).
Récemment, les deux petits bruns musclés aux yeux bleus se sont croisés - pour la première seconde fois - dans le tordant Tonnerre sous les Tropiques, de Ben Stiller. Ce n'était pas trop tôt. Pour rattraper le temps perdu, ils devraient remettre ça sous la direction de Shawn Levy (Une nuit au musée), qui va mettre en scène The Hardy Men, adapté d'une série de romans policiers pour ados parues entre 1927 et 1979, The Hardy Boys. Dans l'original, Frank et Joe Hardy sont deux détectives en herbe. L'un est brun, l'autre est blond. Ils ont 18 et 17 ans, et sont frères. Mais dans le film - astuce des scénaristes - ils auront grandi (ils ne ressembleront pas à la photo ci-dessus, ce qui évitera des effet spéciaux coûteux) : les Boys seront devenus Men, comme l'indique clairement le titre. Mais des deux faux-frères, qui se dévouera pour incarner le blond ? Réponse autour de 2010.


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Posté par Van le 16.02.09 à 15:33 | tags : super héros, you tube
1X-Men Origins: Wolverine, le quatrième opus de la saga X-Men au cinéma, sortira en salles le 29 avril. Très attendue, cette nouvelle adaptation revient sur le passé tourmenté de Logan / Wolverine.
Toujours incarné par un Hugh Jackman tout en muscle et bestialité, ce film centré sur Wolverine est un retour aux sources d'un des personnages les plus populaires de la galaxie des X-Men. L'homme aux griffes d'acier reviendra sur son passé oublié, pour découvrir comment il fut embarqué dans le programme Weapon X destiné à transformer les mutants en armes vivantes. Expérience si traumatique qu'il en perdit la mémoire.
Cet extrait, diffusé sur la Fox, en donne un avant-goût significatif :
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Posté par Slick Rick le 16.02.09 à 11:22 | tags : oscars, acteur, affiche
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Une silhouette massive et dorée jaillissant des ténèbres : le catcheur selon Aronofsky a des airs de Christ peint par Rembrandt.
Les bras ne sont par vraiment en croix (le combattant vacillant semble même à la verticale, rampant sur les cordes du ring), mais l'attitude évoque un don total de soi, une exhibition dans la souffrance, sous l'auréole brûlante des néons. Et comme dans The Wrestler, l'affiche met l'accent sur la pesanteur du corps de Mickey Rourke. Ses épaisses mains écorchées sont ballantes, sa tête est baissée comme un "Bêlier" ("The Ram" est son alias de combat) aux omoplates saillantes, sa crinière blonde (seul indice temporel marqué 1980's) se répand sur son visage... La pose générale évoque la déchéance d'un corps meurtri (christique donc), mais aussi la concentration théâtrale du guitariste hard rock en plein solo. Ce contraste entre réalité et show est au coeur du beau film de Aronovsky : les combats sont factices mais la douleur est réelle. Par le spectacle de sa douleur, le colosse aux pieds d'argile peut se sublimer, oublier son corps donné en offrande et entrer en état de grâce.
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Posté par Damien L. le 14.02.09 à 11:00 | tags : bande annonce, comédie
Parmi les sorties du 18 février figure un film roumain, Au diable Staline, vive les mariés !, première réalisation de Horatiu Malaele, artiste de 57 ans issu du théâtre.
En 75 secondes, la bande-annonce présente énergiquement la trame principale : dans un village de Roumanie, en 1953, alors que Ana et Iancu sont sur le point de se marier, le maire et le commandant du régiment font irruption pour annoncer la mort de Staline ainsi qu'une semaine de deuil national prenant effet sur le champ. Toutes les festivités sont interdites. Mais les mariés et leurs invités vont faire d'ingéniosité pour poursuivre la fête...
Une bande-annonce si courte et rythmée court souvent le danger de contenir toutes les bonnes scènes du film et de donner une idée trompeuse de la tonalité générale.
Pourtant, pas d'inquiétude à nourrir à propos d'Au diable Staline, vive les mariés !, fable enthousiasmante et riche en fulgurances poétiques. Si la bande-annonce laisse envisager une oeuvre singeant le style d'Emir Kusturica, le film dépasse vite cet écueil et révèle son lot de surprises.
En attendant la critique sur Fluctuat la semaine prochaine, voici donc l'énergique bande-annonce d'Au diable Staline, vive les mariés !
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Posté par Damien L. le 13.02.09 à 16:30 | tags : réalisateur
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On connaît Luc Besson comme réalisateur de longs-métrages, comme producteur, comme distributeur ou comme créateur d'un futur méga studio en Seine-Saint-Denis. Mais on oublie parfois le Luc Besson concepteur de clips musicaux.
Après le légendaire Pull Marine d’Isabelle Adjani (1984), le moins marquant Visiteur chanté par Richard Berry (1984), Mon légionnaire de Serge Gainsbourg (1988), Que mon cœur lâche de Mylène Farmer (1993) ou Love Profusion de Madonna (2003), le réalisateur du Grand bleu s'attaque à un style musical resté jusqu’ici inexploré par sa caméra, le rap, en signant le dernier vidéo clip de Kery James, L'Impasse.
Luc Besson dit avoir effectué ce job à titre gracieux : "J'ai tout de suite accroché à L'Impasse, car ce titre a une histoire remarquable, c'est une très grande chanson. Pour ce qui est de la réal, ce n'est pas une grosse production, on a juste posé les caméras sur eux, car les expressions du visage parlent d'elles-mêmes, c'est un accord avec la réalité".
Tourné dans la cité des 4000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Besson met en scène un Kery James narrateur conscient du triste schéma délinquance/banditisme/prison qui se reproduit en banlieue depuis plusieurs générations. « Le sage » du rap français avait par ailleurs vu Mathieu Kassovitz réaliser son précédent clip, XY (d'ailleurs nommé dans la catégorie « Vidéo-clip de l'année » aux prochaines Victoires de la musique).
- Le clip de L'Impasse :
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Posté par Damien L. le 13.02.09 à 11:51 | tags : short list, en salles
1La Saint-Valentin c'est demain.
Voici nos bons et mauvais conseils ciné, selon la coloration que vous souhaitez donner à cette fête des amoureux.
- Ce qu'il ne faut pas faire :
. Emmener votre douce moitié voir Les Noces rebelles en lui annonçant qu'elle va assister à une grande histoire d'amour. Et la demander en mariage juste après la séance.

. Aller voir Salo ou les 120 journées de Sodome au cinéma l'Accatone (dans le 5ème arrondissement de Paris). La salle a beau passer fidèlement le film tous les week-ends depuis 20 ans, il existe plus glamour comme sortie.
- Ce qu'il faut faire :
. Assister à deux au retour de Jim Carrey dans Yes Man. Le couple magique qu'il forme avec Zooey Deschanel risque bien de faire craquer votre binôme.

. Offrir des gants à la prunelle de vos yeux, comme le fait Vinessa Shaw à Joaquin Phoenix dans Two Lovers. Symbole de protection et de stabilité, ce cadeau pourrait vous valoir à l'avenir d'heureux retournements...

D'autres suggestions ?
- Consulter la Playlist St-Valentin pour amoureux (du) rock
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Posté par Damien L. le 12.02.09 à 16:24 | tags : remake, bande annonce, guerre
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Nous vous montrions hier un bref aperçu du premier teaser d'Inglourious Basterds, film hautement attendu par les admirateurs de Quentin Tarantino et de Brad Pitt. Voici désormais la version intégrale de la vidéo, qui permet de goûter chacune des sensations concoctées par le réalisateur de Pulp Fiction.
La référence à Sergio Leone est présente dès le début avec le panneau "Il était une fois...dans la France occupée par les nazis". Les effets typographiques utilisés tout au long du teaser sont également des clins d'oeil aux westerns-spaghetti du maître italien.
La vidéo s'ouvre sur Eli Roth, réalisateur de Hostel I et II, qui faisait déjà l'acteur pour Tarantino dans Boulevard de la mort. On reconnaît également la française Mélanie Laurent courant le long d'une route de campagne. Enfin, les fans de l'excellente série Freaks and Geeks reconnaîtront parmi la troupe de soldats américains le jeune Samm Levine, qui n'a pas pris une ride depuis dix ans.
Violence et dialogues percutants sont bien au rendez-vous. L'élément le plus surprenant est finalement l'apparition d'un Adolf Hitler peint sous des traits grotesques.
La sortie française d'Inglourious Basterds est fixée au 19 août 2009.
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Posté par Damien L. le 12.02.09 à 11:01 | tags : festival de cannes
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A trois mois de l'ouverture du 62ème Festival de Cannes, The Hollywood Reporter publie une première liste de films pressentis pour la sélection officielle. On y retrouve quelques vieux habitués de la Croisette...
Isabelle Huppert, qui présidera le jury du Festival de Cannes du 13 au 24 mai, risque de voir défiler du beau monde. Parmi les cinéastes ayant déjà reçu une Palme d'Or, on pourrait ainsi retrouver Francis Ford Coppola (Tetro), Lars Von Trier (Antechrist), Jane Campion (Bright Star), Ken Loach (Looking for Eric, avec Eric Cantona), Quentin Tarantino (Inglourious Basterds), les frères Coen (A Serious Man) ou Cristian Mungiu (Tales from the Golden Age).
Parmi les habitués de la compétition, The Hollywood Reporter cite également Pedro Almodovar (Les Etreintes brisées), Jim Jarmusch (The Limits of Control), Fatih Akin (Soul Kitchen), Michael Haneke (Le Ruban blanc) ou Bruno Dumont (Hadewijch). Jacques Audiard (Un Prophète), Christophe Honoré (Non ma fille, tu n'iras pas danser) et Xavier Giannoli (A l'origine) pourraient aussi être de la partie.
Côté asiatique, la présence de Johnnie To semble assurée avec Vengeance (qui réunit Johnny Hallyday et Sylvie Testud), de même que celles de Park Chan-Wook (Thirst) et Bong Joon-Ho (Mother).
On parle également de Terry Gilliam, qui pourrait venir présenter The Imaginarium of Doctor Parnassus, avec Heath Ledger dans son dernier rôle. Concernant le traditionnel blockbuster projeté hors-compétition et en avant-première mondiale, Terminator Renaissance (Terminator 4) de McG semble tenir la corde.
Quant au film projeté le 13 mai en ouverture, tout se jouera entre deux films qui sortent en salle le jour-même : l'adaptation de Millénium réalisée par Niels Arden Oplev et l'adaptation d'Anges et démons réalisée par Ron Howard.
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Posté par Van le 11.02.09 à 11:01 | tags : césars, réalisateur, comédie
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20,4 millions d'entrées, le plus gros succès de l'histoire du cinéma français, une carrière internationale et un prochain remake hollywoodien : Bienvenue chez les Ch'tis a beaucoup fait en 2008 pour le cinéma français. Et celui-ci le lui rend mal. Le film de Dany Boon n'a décroché qu'une nomination aux Césars, celle du meilleur scénario original, et Dany Boon n'est pas content.
Sur l'antenne de RTL hier, l'auteur du plus gros succès commercial du cinéma français disait sa déception et sa colère face à ce qu'il estime être une injustice :
"Par respect pour le public, je m'attendais à ce que le film soit bien représenté au premier tour. C'aurait été un juste retour des choses".
Par respect pour le public ou pour l'équipe du film et lui-même ? Le public se sent-il réellement concerné par les célébrations des Césars, leurs nominations et leurs lauréats ? La cérémonie du cinéma français ne passionne pas les foules et se transforme généralement en auto-célébration des gens du 7e art entre eux, dont les émotions en smoking et fourreau laissent plutôt indifférent le commun des mortels.
Pour le public, tout va bien donc, merci. Pour l'équipe, le succès au box office est-il une raison suffisante pour récolter des nominations artistiques ? Dans quelle(s) catégorie(s) Bienvenue chez les Ch'tis aurait-il dû figurer ? Pour remédier à une possible injustice en effet - les comédies françaises sont rarement reconnues et récompensées - Dany Boon propose que l'on crée un césar de la meilleure comédie, ce qui ne serait pas absurde. L'idée sera soumise au conseil d'administration de l'Académie des arts et techniques du cinéma.
En attendant, Dany Boon boude et pourrait bien boycotter la cérémonie du 27 février.
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Posté par Damien L. le 11.02.09 à 10:00 | tags : bande annonce, guerre
5Quentin Tarantino semble être dans les temps. Le réalisateur, qui souhaitait que son film de guerre Inglourious Basterds soit prêt en mai 2009 pour le Festival de Cannes, a déjà peaufiné une bande-annonce qui tient toutes ses promesses.
Avec son casting de choix, son sujet explosif (durant la seconde guerre mondiale, une troupe de soldats juifs américains harcèle des combattants nazis) et son tournage en France, Inglourious Basterds est un des films les plus attendus de l'année. Après les photos de tournage, voici un premier aperçu de la bande-annonce (en mauvaise qualité pour l'instant).
Brad Pitt y déploie un accent à couper au couteau et l'oeuvre s'annonce aussi violente que les autres films de Quentin Tarantino.
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Le pétage de plomb sur un plateau semble en passe de devenir, comme le lancer de chaussure en politique, un véritable mouvement qui a déjà ses suiveurs. Un document sonore émergeait sur le web la semaine dernière où l'on entendait Christian Bale péter un sérieux câble sur le tournage de Terminator Renaissance (l'acteur s'en est excusé par la suite sur les ondes d'une radio américaine). Cette semaine, c'est le jeune Michael Cera qui perd son sang froid, en vidéo cette fois.
Si le tempérament de Christian Bale était déjà connu - on avait notamment lu des histoires sordides d'agression familiale -, celui de Michael Cera en revanche semblait plutôt du genre bonne pâte. Et pourtant, le jeune acteur de Juno et SuperGrave, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession, se relève être une vraie teigne sur les plateaux. En plein tournage de son dernier film, celui-ci s'est mis à copieusement insulter l'équipe qu'il traite d'amateur, ajoutant que si le film marche ce sera un "fucking miracle".
Plus qu'une histoire de mauvais caractère des stars, ces pétages de plomb particulièrement fleuris deviendraient-ils un modus operandi ? Non, pire. Ils font déjà référence, au point de se transformer en argument marketing, comme en témoigne la vidéo, mise en ligne à dessein. On sent d'ailleurs le jeune acteur de comédie moins à l'aise dans le registre du psychopathe que ne l'est la star d'American Psycho, chez qui le coup de sang est une seconde nature.
Il s'agit apparemment d'un début de promo du prochain film avec Michael Cera, Youth in Revolt, dont le titre permet cette récupération d'un goût douteux.
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Comme chaque année, la perspective de la cérémonie des Oscars (qui se déroulera le 22 février 2009) semble davantage intéresser le public français que celle de la cérémonie des Césars (qui se tiendra le 27 février 2009). Et ce ne sont pas les photos glamour prises par Annie Leibovitz en l'honneur des Oscars qui risquent de changer la donne...
Cette année, les Césars passent de cinq films nommés dans la catégorie "meilleur film" à sept films nommés. Mais cette nouveauté n'a pas permis une meilleure exposition médiatique des nominations en question. Difficile de rivaliser quand, dans le même temps, les affiches de L'Etrange histoire de Benjamin Button ou de Doute fleurissent sur tous les murs de l'Hexagone en claironnant fièrement leur nombre de nominations aux Oscars.
Le calendrier traditionnel veut en effet que les films nommés aux Oscars sortent en France en janvier et février, rendant l'affrontement entre les films plus concret aux yeux du public français. Cette année, les deux grands favoris sont ainsi Slumdog Millionaire (sorti sur nos écrans le 14 janvier dernier) et L'Etrange histoire de Benjamin Button (sorti le 4 février). De l'autre côté de la balance, les favoris aux Césars sont le diptyque Mesrine (le dernier volet L'Ennemi public n°1 est sorti le 19 novembre 2008), Séraphine (sorti le 1er octobre 2008), Entre les murs (sortie le 24 septembre 2008), Le Premier jour du reste de ta vie (sorti le 23 juillet 2008) et Un Conte de Noël (sorti le 21 mai 2008). Le souvenir de ces films s'avère nécessairement moins frais pour le public, offrant une compétition moins excitante.
Au-delà de ces questions de calendrier, la fascination plus grande qu'incarne Hollywood entre en ligne de compte. Les nominations cette année de Brad Pitt, Angelina Jolie, Penelope Cruz ou Heath Ledger évoquent davantage les unes people que les nominations de Vincent Cassel, Jacques Gamblin, Yolande Moreau ou Catherine Frot. Cette tonalité plus show-bizness a également un prix. Une cérémonie des Oscars coûte autrement plus cher qu'une cérémonie des Césars, les studios américains dépensant par ailleurs plusieurs millions de dollars pour promouvoir leurs films dans la course aux statuettes.
Les Césars sont également incapables de rivaliser en termes d'images photographiques. En témoignent ces photos "spécial Oscars 2009" prises par Annie Leibovitz et publiées dans le dernier numéro de Vanity Fair. A quand une Annie Leibovitz française qui mettrait ainsi en valeur les nommés aux Césars ?
(1ère photo : Danny Boyle et Dev Patel pour Slumdog Millionaire; 2ème photo : Penelope Cruz et Woody Allen pour Vicky Cristina Barcelona; 3ème photo : Gus Van Sant et Sean Penn pour Harvey Milk)



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Posté par Slick Rick le 09.02.09 à 14:40 | tags : affiche, actrice
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Construite sur une opposition simple et binaire, l'affiche de Meilleures ennemies (Bride Wars en VO) annonce un duel d'actrice : blonde contre brune, Jennifer Lopez versus Anne Hathaway. A moins que, non, terrible erreur, ce ne soit pas Jennifer Lopez, mais Kate Hudson, vue et appréciée dans Presque Célèbre.
La ressemblance est troublante, de profil du moins (ce nez !), mais vient peut-être aussi d'une association visuelle inconsciente. L'affiche de Sa mère ou moi, autre comédie "girly" du mariage sortie en 2005, vendait également un duel d'actrice : le jeune et jolie J.Lo - la vraie cette fois - face à la méchante Jane Fonda, comme l'explique le slogan : "Elle a trouvé l'homme parfait...Puis elle a rencontré sa mère.". A l'affrontement (très déséquilibré) de décolletés répond un féroce mais équitable combat de pelle à tarte pour Meilleures Ennemies. Sans "gentille" ni "méchante" declarée, et donc plus équilibrée (et ambigue) que sa grande soeur simplette, l'affiche de Meilleures Ennemies suggère autant un croisement de fer sans merci (les menaçantes pelles à tarte, donc), qu'une certaine complicité (le regard chamailleur et le léger sourire, aussi sadique soit-il), appuyé, sur l'image française, par un slogan pardoxal mais redondant, destiné à ceux qui n'auraient pas bien saisi : "Il n'y a pas de pire ennemie que votre meilleure amie".
Une promesse de belle bagarre entre deux copines, jouées par deux actrices sexy, dont l'une ressemble même à Jennifer Lopez de profil avec une frange et teinte en blonde : franchement, hormis un scénario et un peu d'ambition, que demander de plus ?
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Coming soon sur nos écrans : Mary, Mother of Christ. Un peplum biblique sur la vierge Marie, réalisé par l'argentin Alejandro Agresti mais avec un casting 100% hollywoodien.
Après La Passion du Christ, nous verrons donc sur grand écran le martyr de Marie, mère de Jésus. Dans la peau de la Vierge, la toute jeune Camilla Belle (illus), vue dans The Ballad of Jack and Rose aux côtés du trop rare Daniel Day-Lewis, dans le 10 000 de Roland Emmerich - et accessoirement dans la pub Nespresso avec George.
A ses côtés, le flamboyant Jonathan Rhys-Meyers (Match Point, Les Tudors - actuellement sur Canla+), qui incarnera à la fois l'ange Gabriel et Lucifer. Al Pacino quant à lui est en discussions pour jouer Herod, le roi de Judée responsable, selon les Evangiles, du Massacre des Innocents.
A la réalisation de ce "biopic biblique", l'argentin Alejandro Agresti, qui avait réalisé il y a 10 ans la jolie fable Le vent en emporte autant, déjà passé par Hollywood avec le drame romantique Entre deux rives, qui réunissait une nouvelle fois Keanu Reeves et Sandra Bullock.
Le tournage devrait démarrer en mai au Maroc, pour une sortie le 2 avril 2010. Pourquoi une date si précise ? Car ce sera le Vendredi Saint.
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Posté par Damien L. le 07.02.09 à 14:00 | tags : bande annonce, cinéma fantastique
11Parmi les sorties du mercredi 11 février, Ricky n'est pas la moins intrigante. Dixième long-métrage en 11 ans du très prolifique François Ozon, le film s'aventure du côté du fantastique en racontant l'histoire d'un bébé pas comme les autres. Les parents sont joués par le duo Alexandra Lamy/Sergi Lopez.
Un court teaser a été d'abord été diffusé. Jouant à fond la carte du mystère, il nous montrait que bébé Ricky pouvait monter tout seul en haut d'une étagère, sans que l'on sache comment. Redoutablement efficace.
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Posté par Van le 06.02.09 à 15:24 | tags : cinéma fantastique, cinéma à paris
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Le cinéma le Champo à Paris organise ce samedi une Nuit sanguinaire, à l'occasion de la ressortie en salles des Prédateurs (illus), le premier film de Tony Scott invisible au cinéma depuis 26 ans.
Au programme de ces projections - nocturnes, comme il se doit : Les Prédateurs en copie neuve, Le bal des vampires de Roman Polanski, le Dracula de Francis Ford Coppola, Entretien avec un vampire de Neil Jordan et Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland.
Pour une créature nocturne, le vampire est décidément sérieusement sous le feu des projecteurs en ce moment. En témoignent Twilight et Morse, sortis à quelques semaines d'intervalle.
La Nuit sanguinaire au Champo, 51 rue des Ecoles, 75005 Paris. Trois films + un petit déjeuner : 15€.
A lire aussi :
La critique de Morse
La critique de Twilight
L'histoire des vampires au cinéma
A voir :
Entretien vidéo avec Tomas Alfredson, réalisateur de Morse.
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Posté par Slick Rick le 06.02.09 à 11:57 | tags : you tube, actrice, sexe et cinéma
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Son premier film sorti en France ? Sexy à mort. Ce n'est pas seulement un constat, c'est le titre du film. Bien roulée, la blonde (parfois brune) Amber Heard s'est bâtie une solide réputation "hot" par son absence de frilosité, dans des films comme Friday Night Lights (2004), Alpha Dog(2006) , le sous-estimé Never Back Down - Ne Jamais Reculer (2008) ou encore la récente comédie Délire Express (2008), estampillée Apatow.
La magazine américain Maxim l'a même classée - attention battement de tambour - 21ème de son Hot 100. Mi-Scarlett Johansson pour les pommettes glam, mi-Anna Faris pour l'humour "blonde", c'est la nouvelle bombe branchée de Hollywood, et si vous ne l'avez pas encore remarquée, ça va changer en 2009.
On la verra nue dans la quasi-totalité de The Informers, l'adaptation très attendue des Zombies de Bret Easton Ellis, avec Billy Bob Thornton et Kim Basinger. Elle sera morte de trouille dans The Ward, coincée dans un asile soigneusement hanté par les soins de John Carpenter. Enfin, autre bobine très attendue, The Rum Diary de Bruce Robinson, scénariste du sublime Loin du paradis de Todd Haines, et réalisateur du très bon Jennifer 8 (1993) : adapté du livre de Hunter S. Thompson, le film évoquera les aventures d'un journaliste joué par Johnny Depp - déjà croqué par Gilliam dans une autre adaptation du pape gonzo, Las Vegas Parano. Ellis, Thompson, Carpenter, Apatow : Amber Heard a du goût (ou un bon agent) et vous n'avez pas fini d'entendre parler d'elle : la texane a seulement 22 ans.
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On retrouve au festival de Berlin, comme dans tous les grands festivals, une sélection officielle avec les films en compétition pour l'Ours d'or et quelques grandes affiches pour le glam. Mais à Berlin, on mise beaucoup sur les outsiders, dans la compétition et dans les sélections parallèles, défricheuses de talents et de courants. Forum et Panorama notamment présentent des oeuvres personnelles, expérimentales, parfois déroutantes et souvent dérangeantes. Une sélection permet au monde de voir de plus près ce qu'il se passe dans la production cinématographique allemande. Et depuis trois ans, la sélection Cinéma culinaire donc, dont le princinpe est : un film, un repas, un débat. Regard militant sur l'alimentation ou éloge du plaisir de manger, les films qui y sont présentés abordent tous, par des biais très différents, les relations possibles entre le cinéma et la cuisine.
Le cinéma culinaire à la Berlinale.
Tous les films de la sélection officielle.
(illus. Food, Inc. - (c) Participant Media/River Road Entertainment)
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Posté par Slick Rick le 05.02.09 à 17:16 | tags : web, you tube
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Un film qui parle de Wikipedia ? Et pourquoi pas de Facebook ou Msn pendant qu'on y est ? Voilà une idée qui, comme ça, sur le papier, fait plutôt pouffer que fantasmer. Le titre du projet, très sérieux, s'appelle Truth in numbers : the Wikipedia story.
Les geeks anglophones apprécieront, les autres fronceront les sourcils en tentant d'apprécier le sens caché de cette "vérité en chiffres". Des chiffres, en veux-tu en voilà : 100 millions de visiteurs uniques par mois, pour 12 millions d'articles (selon les chiffres de...Wikipedia). Très controversée, l'encyclopédie participative lancée par Jimmy Wales en mars 2000 serait même devenue la 3ème publication la plus consultée de tous les temps. Pas mal.
Scott Glosserman (Derrière le masque, 2006) réalise actuellement ce documentaire, qui, dans la logique de son sujet (= à but non lucratif), est largement ouvert aux participations extérieures (par ici les sous-sous). Les généreux donateurs auront même droit à leur nom (délire !) au générique et un DVD du film - s'il sort un jour. Prévu pour 2007, puis décalé en 2008, Truth in numbers devrait être visible en 2009. On n'en frétille pas complètement d'impatience, mais pour les amateurs, une petite mise en bouche s'impose avec la bande-annonce ci-dessous, en ligne depuis..Janvier 2007.
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Posté par Slick Rick le 04.02.09 à 15:38 | tags : you tube, acteur
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"Je vais juste te botter le cul, espèce de putain de connard!" Avis aux directeurs de la photo maladroits, c'est ainsi que Christian Bale vous adresse la parole si par malheur vous osez passer devant un éclairage, pendant une de SES scènes.
C'est en tout cas ce qu' a pu constater le pauvre Shane Hurlbut (la victime), si l'on en croit un sidérant document sonore, enregistré sur le tournage de Terminator Renaissance (Terminator 4). "Fuck sake you're an amateur !" vocifère l'acteur, en prenant à parti le réalisateur McG "Hey Gee, t'as quelque chose à dire à ce connard ? Non ? Alors que quelqu'un le surveille et garde un putain d'oeil sur lui". Ce pétage de plomb en règle, digne d'une scène de Scarface ou de Pulp Fiction ou de cour de récré du Bronx (une douzaine de "fuck" par minute) est aussi impressionnant de violence verbale qu'hilarant, mais il n'a pas encore été authentifié par la très autoritaire star de Batman Returns. On croit pourtant reconnaitre la voix de Monsieur American Psycho, qui garde ainsi un petit quelque chose de Patrick Bateman en lui. Appelez ça du professionalisme chevronné : Christian Bale est à fond dans ses persos, concentré à bloc, avec parfois 30 kilos de perdus en un mois pour un rôle...
Alors faut pas le titiller, le Christian : derrière son visage lisse se cache peut-être un névropathe... Une hypothèse s'impose : non content de ressembler physiquement à l'inquiétant Tom Cruise, son modèle évident, Bale marcherait sur les terres illuminées du nano-scientologue ? Manque encore le rire démoniaque, mais c'est un bon début. Une version euro-dance de la déjà fameuse fuite (parmi d'autres remixes) circule déjà sur le web : du hardcore.
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Posté par Van le 04.02.09 à 11:05 | tags : réalisateur
On ne connaît toujours pas la date de sortie de son dernier film - on n'a même pas la certitude qu'il sortira effectivement -, pourtant Terry Gilliam n'est pas oublié, et sera honoré dimanche par l'Académie britannique des arts de la télévision et du cinéma (BAFTA).
Alors qu'il a perdu la confiance des producteurs et des distributeurs, après trop de projets tombés à l'eau sous les coups de diverses catastrophes humaines, financières, météorologiques parfois, le réalisateur de Brazil peut au moins compter sur la reconnaissance de ses pairs. Il recevra dimanche lors de la cérémonie des BAFTA l'"Academy Fellowship", la plus prestigieuse des distinctions de l'académie qui reconnaît "la remarquable contribution d'un individu au cinéma". Parmi les heureux bénéficiaires de cette haute récompense au fil des années, on retrouve Alfred Hitchcock, Charlie Chaplin, Jacques-Yves Cousteau, Steven Spielberg, Ingmar Bergman, Jeanne Moreau, Woody Allen, Stanley Kubrick ou encore Anthony Hopkins, l'année dernière.
Nulle mention sur le site des BAFTA du devenir de The Imaginarium of Doctor Parnassus, dernière réalisation de Gilliam, dernier film de Heath Ledger mort au milieu du tournage. Une des courantes malédictions dont est frappé le réalisateur. La reprise de son projet le plus ambitieux et le plus cauchemardesque, Don Quichotte, y est en revanche confirmée. Good Luck Terry.
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Un combat, un style, des images
Que reste-t-il des Black Panthers ? des slogans, un logo, des images. Un peu comme ce Malcolm X, qui a marqué la culture populaire au fer rouge de sa croix. Violents par nécessité, beaux, théâtraux dans leur geste politique, les Black Panthers ont fait leur cinéma, et le cinéma ne leur a que trop peu rendu hommage. Le festival nous propose ainsi quelques images rares et précieuses de ce mouvement crucial dans l'histoire politique américaine.
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Posté par Slick Rick le 03.02.09 à 12:54 | tags : short list, bande annonce, you tube, comédie
D'abord, la grande news, his-to-rique selon les experts : les Steelers de Pennsylvanie ont gagné dimanche - et pour la sixième fois ! - la finale du Superbowl !! 27 à 23, contre les Arizona Cardinals ! Pour ceux que l'exploit sportif, pourtant considérable, laisse dubitativo-réfrigérés, la grand messe superbowlesque aura aussi été l'occasion de découvrir, entre deux pubs pharaoniques, quelques bandes annonces rigolotes, en avant-première intergalactique. Hell yeah !
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Posté par Van le 02.02.09 à 15:35 | tags : festival, cinéma fantastique
Ce mercredi dans les salles, Morse revient quelques semaines après le blockbuster Twilight sur des amours adolescentes entre humains et vampires. Réalisé par le suédois Tomas Alfredson, Morse risque de ne pas faire autant de bruit que son ami américain, et pourtant il vaut le détour. Il vient d'ailleurs d'être multiprimé au Festival du Film Fantastique de Gerardmer.
Racontant une histoire d'amour entre un adolescent marginal et solitaire, souffre-douleur des autres garçons de sa classe, et une jeune vampire récemment arrivée dans son immeuble, Morse réactualise donc une fois encore le mythe du vampire au cinéma quelques semaines à peine après Twilight, véritable phénomène adolescent outre-Atlantique. Mais point d'histoire pour midinettes cette fois, les vampires suédois sont plus violents et flippants que les derniers vampires américains.
Le jury de la 16e édition du Festival de Gerardmer présidé par Jaume Balaguero, réalisateur du très remarqué REC, a récompensé Morse du Grand Prix hier. Le jury de la critique lui a également décerné le Prix de la critique.
A voir mercredi dans les salles.
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Posté par Slick Rick le 02.02.09 à 13:00 | tags : en salles, affiche
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A l'endroit, à l'envers...La double affiche du dernier David Fincher rappelle celle du dernier Francis Ford Coppola. Et ce n'est pas étonnant, tant les deux films (L'Etrange histoire de Benjamin Button / L'Homme sans âge) fonctionnent sur la même idée : un homme vit en sens interdit.

A rebours, il rajeunit. Basées sur un principe de symétrie, les affiches (US) jouent intelligemment avec la typographie, en la reflétant - à l'envers donc. Une manière d'en dire beaucoup, sans trop en dévoiler non plus. Dans les deux cas, aucun slogan explicatif ne vient ternir le mystère contenu dans l'image. Mais si l'on regarde bien le diptyque Button, le "pitch" s'avère remarquablement explicite ! La face Brad Pitt est sens dessus dessous, comme sa vie ("Life" écrit à l'envers), tandis que celle de Cate Blanchett suit son cours normal. Leurs existences sont cloisonnées comme deux routes en sens inverse (deux affiches séparées), mais gardent le souvenir d'un carrefour (un baiser ?) comme si Brad Pitt venait de se "décoller" du visage de Cate Blanchett.
Pour le film de Coppola, la symétrie fonctionne sur un plan vertical, au sein même de l'image et du titre, qui change de sens en cours de route : "Youth without youth" est presque un palindrome, comme le destin yo-yo du héros, en aller-retour. Le tourbillon du temps, évoqué avec les motifs circulaires de la rose (l'amour) et celui plus menaçant, de la croix gammée (l'histoire), rapproche les deux amants, perdus dans un kaleidoscope complexe. C'est l'histoire d'une rencontre. Plus inquiétante, moins romantique, l'affiche du dernier Fincher semble illustrer l'impossibilité de cette rencontre, ou du moins sa fugacité.
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