Posté par Damien L. le 30.05.09 à 16:30 | tags : semaine de la critique, court métrage, cinéma à paris, cinémathèque française, festival de cannes
Le Festival de Cannes, c'est aussi la Semaine de la Critique, dont la 48ème édition s'est tenue du 14 au 22 mai. Si le Grand Prix a cette année été decerné au très beau Adieu Gary, les programmes courts valaient également le détour. Une passionnante compétition de 7 courts-métrages et une audacieuse séance spéciale de 3 moyens métrages ont ainsi été proposées, sous l'égide de Bernard Payen, coordinateur de la Commission court-métrage de la Semaine de la Critique.
Du côté des courts-métrages, deux films d'animation ont fait sensation. Runaway, du canadien Cordell Barker (nommé aux Oscars pour ses précédents courts-métrages), constitue une euphorisante fable allégorique qui rejoue la lutte des classes à l'intérieur d'un train lancé à pleine vitesse; du cartoon rythmé et burlesque, dont le sujet fait mouche en pleine crise financière. Encore plus étonnant, Logorama (photo 1), réalisé par les français François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, présente une ville entièrement composée de célèbres logos de marques; dans ce monde rongé par la folie publicitaire, un truand qui a les traits de Ronald McDonald est traqué par deux policiers Bibendum, ce qui nous offre un film catastrophe aussi fantasmagorique qu'inquiétant.
On retiendra également la douce angoisse éthérée de Tulum, court croate de Dalibr Matanic, et le décapant humour nordique de Slitage, réalisé par le jeune suédois Patrik Eklund.
Mais le moment fort de cette sélection reste Noche adentro (photo 2), du Paraguayen Pablo Lamar (déjà présent l'an dernier avec le virtuose Ahendu nde sapukai (I Hear you scream), dont nous vous parlions ici). Noche adentro met d'abord en images les festivités d'une nuit de noces; puis une ellipse nous laisse face à une scène ensanglantée qui fait virer le mariage vers le cauchemar. Reprenant le célèbre tableau L'Origine du monde de Gustave Courbet et concluant sa virée nocturne dans une rivière qui évoque autant le couple de L'Aurore que celui des Amants, Pablo Lamar signe une oeuvre à la beauté vénéneuse, aussi sombre que mystèrieuse.
Du côté des moyens métrages, Faiblesses, première réalisation du comédien Nicolas Giraud, traite de la douleur à établir une communication harmonieuse entre hommes et femmes; le sexe va tenter de résoudre cet épineux problème, non sans un lourd parfum de désenchantement. Le réalisateur joue lui-même dans le film, aux côtés de la sensuelle Faustine Tournan (photo 3).
Autre moyen métrage présenté, 6 Hours, réalisé par le coréen Moon Seong-Hyeok (à gauche de la photo 4, aux côtés de son comédien Kim Tae-Hoon), capte les déambulations nocturnes d'un chauffeur de taxi philanthrope qui croise la route d'une jeune femme travaillant dans un "service de rendez-vous amoureux". Baignant dans une superbe esthétique, mêlant efficacité de l'écriture et sensibilité des affects, 6 Hours distille une grâce rarissime pour un film de 30 minutes.

(portraits de Marc Buchy)
La programmation de la 48ème Semaine de la Critique sera reprise à la Cinémathèque française du jeudi 4 au dimanche 7 juin 2009.
- Consulter le programme.
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Posté par Slick Rick le 29.05.09 à 17:05 | tags : festival de cannes, réalisateur
93
Non seulement Jacques Audiard a loupé d'un cheveu la Palme (prévisible pour un chauve), mais en plus on l'enquiquine sur le prétendu "caractère raciste" de son magistral Un Prophète, Grand Prix à Cannes. Lundi, deux motions étaient déposées devant l'Assemblée de Corse pour condamner le film. Le premier assaut a été porté "en urgence" par Jean-Guy Talamoni. Pour le dirigeant du mouvement indépendantiste Corsica Libera, le film entretiendrait "la confusion entre militants politiques et voyous". "Indigné", il accuse Un Prophète de "porter atteinte" de manière "intolérable" et "réitérée" à l'image de la Corse et des Corses.
Remonté, donc, et tout en nuances. Un peu comme les autonomistes, qui se sont également fendus d'une motion. Le Parti de la Nation Corse (PNC) et le mouvement "A Chjama naziunale" reprochent ainsi au film d'Audiard ses "diatribes anti-corses", et réclament à l'Assemblée des "précautions utiles au plan juridique", en vue de le poursuivre en justice. Ben voyons, et pourquoi pas attaquer Le Parrain pour l'image qu'il donne des Italiens (tous mafieux), Scarface pour celle donnée des Cubains (mafieux), ou la série carcérale Oz pour le tableau sans fard (et outré) qu'elle fait des communautés musulmane, latino et gay ? Un Prophète décrit une prison, avec, comme c'est étonnant, des malfrats à l'intérieur - en l'occurence des Corses et des Musulmans. Pour survivre, le héros d'origine arabe mais protégé par les Corses, gravite intelligemment entre les deux communautés. Ultraviolence et trafics existent certes dans le film, mais en respect avec la réalité de la condition carcérale française. Loin de stigmatiser les Corses, Audiard ne juge personne.
Les autonomistes Corses n'ont pas vu la beauté tragique de cette violente histoire, entre un "fils" et son père de substitution. Susceptibles, ils suggèrent à l'Assemblée de Corse de ne plus subventionner des oeuvres "dont le scénario pourrait laisser apparaître des atteintes graves à (leurs) intérêts en termes de mémoire, d'honneur ou d'image". Pour eux, l'ile de Beauté devrait garder son maquillage intact, en dépit de la liberté d'expression...Mais ce n'est pas encore gagné. Pour l'instant, l'Assemblée de Corse a reporté à "une date ultérieure" les deux motions.
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Posté par Slick Rick le 28.05.09 à 17:20 | tags : hollywood, box office

A peine sortie en France, cette nuit burlesque et tourbillonnante s'est abattue sur les salles avec le même succès, débridant tout sur son passage : près de 640 000 entrées le jour de sa sortie, soit mieux que Anges et Démons, qui n'atteint pas les 500 000 entrées en deuxième semaine (1,3 millions en cumul), et Millénium, avec plus de 277 000 (722 000 en cumul). Le dernier Pedro Almodovar, lui, se porte très bien. Etreintes brisées réalise en effet presque 300 000 entrées, dès sa première semaine d'exploitation. De quoi mettre un peu de beaume au coeur de l'Espagnol, rentré bredouille de Cannes.
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Posté par Van le 28.05.09 à 15:28 | tags : you tube, bande annonce, remake
4En 1992, Abel Ferrara réalisait Bad Lieutenant, film choc dans lequel Harvey Keitel interprétait un flic drogué et corrompu en quête de rédemption. Dix-sept ans plus tard, Werner Herzog en livre sa propre version, dans un remake où Nicolas Cage a remplacé Keitel.
Torturé, noir, malsain et violent - mais tout de même excelllent -, Bad Lieutenant n'est pas forcément le film qu'on prend plaisir à revoir. Pourtant l'association du cinéaste allemand, dont on n'a pas souvent l'occasion de voir les films en France, et d'un acteur américain en perdition suffira à nous faire subir de nouveau cette épreuve. Après des World Trade Center ou Benjamin Gates, Nicolas Cage semble avoir enfin retrouvé un rôle intéressant, un rôle à Oscar qui sait :
La version 2009 - avec la feminine's touch d'Eva Mendes - serait-elle moins radicale que celle de 1992 ? Ou est-ce juste la claque prise à l'époque qui est restée ? Pour comparer, la bande-annonce du film de Ferrara :
Bad Lieutenant par Herzog sortira en France le 2 décembre 2009.
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Posté par Van le 27.05.09 à 17:43 | tags : festival de cannes
Après les people flous, on a décidé de faire le point.
De Diane Kruger à Dita Von Teese en passant par Marc Dorcel ou "Laly de Secret Story", on croise de tout dans les soirées cannoises. En voici un best of en images.
Voir le diaporama Cannes : Best of people.
(DR Sébastien Bardos)
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Posté par Slick Rick le 27.05.09 à 14:58 | tags : forum des images, quinzaine des réalisateurs
Frustré de ne pas être allé à Cannes ? Marre des critiques dithyrambiques sur des films qui sortiront dans 6 mois minimum ? Une bonne nouvelle : la superbe sélection de la Quinzaine des réalisateurs part en "tournée", à Paris (Forum des images) et à Marseille (cinéma L'Alhambra). 12 films seront présentés à Marseille, du 26 au 31 mai, tandis que les Parisiens auront droit, eux, à la totalité de la sélection, du 27 mai au 6 juin. Et quelle sélection ! A bien des égards, plus excitante, surprenante et jubilatoire que l'"Officielle"! Beaucoup de premiers films, beaucoup d'émotion, beaucoup de rire aussi. Voici les 5 bobines à ne pas manquer :
Les Beaux gosses : Connu pour ses BD (Retour au collège, Pascal Brutal, Manuel du puceau, etc.), Riad Sattouf réussit une teen-comedy drôle, revigorante (BO discoïde de Flairs), pleine de répliques qui tuent et de trouvailles visuelles désopilantes. Les amateurs de SuperGrave apprécieront, tout comme les cinéphiles qui attendent depuis des lustres une bonne comédie ado, en France. Futur film culte.
Tetro : Une sombre histoire de rivalité familiale avec Vincent Gallo, tourné en Argentine dans un noir et blanc majestueux. Bigarré, baroque, parfois kitsch, souvent grandiose, le dernier Coppola, très personnel, a bluffé les festivaliers. Le vieux loup a reçu des coups (ruinés plusieurs fois), mais en a encore dans le ventre, et s'offre, depuis L'Homme sans âge, une nouvelle jeunesse cinématographique. Désormais, son seul maître mot est le suivant : de l'audace.
You Don't Even Know: Fidèle à son style bavard, le Coréen Hong Sang-soo brosse le portrait rêveur et aviné d'un cinéaste moyen, "seulement connu à l'étranger", pleutre et lubrique, mais avide d'absolu. La première heure du film (découpé en deux parties, comme souvent chez lui) est un immense moment de burlesque pur. Plus relâchée et évasive, la suite joue sur les répétitions, les latences poétiques, formant un jubilatoire autoportrait du cinéaste, plein de dérision. Grisant.
Le Roi de l'évasion : Sûr de son style (dé)culotté, en décalage total avec le reste du cinéma français, Alain Guiraudie livre peut-être le film le plus excitant vu à Cannes cette année. L'histoire d'un homo de 40 ans qui se demande pourquoi il ne serait pas plutôt hétéro. Et qui tombe amoureux de Hafsia Herzi. Utopique, polisson, rural, burlesque... Comme les précédents films de Guiraudie, le Roi de l'évasion ressemble à un drôle de western gaucho-sexuel dans le Sud-Ouest, plein de vigueur. Sa "gay"-té est contagieuse.
Polytechnique : Choc esthétique, avec un beau et violent film Canadien. Jumeau lointain de Elephant de Gus Van Sant, Polytechnique, de Denis Villeneuve, évoque aussi un massacre en milieu scolaire, basé sur un fait réel : le 6 décembre 1989, un étudiant antiféministe débarque dans l'Ecole Polytechnique de Montréal pour abattre le plus de femmes possible. Villeneuve (rencontré à Cannes) scrute le drame à travers un triple point de vue (homme/femme/tueur), dans une forme très stylisée (noir et blanc, travellings et plans alambiqués) mais âpre et vertigineuse.
On ajoutera à ce top 5, cinq autres films splendides: l'ovni canadien Carcasses, l'élégante comédie gay avec Jim Carrey I Love You Phillip Morris, le superbe thriller Isréalo-Palestinien Ajami, le beau film franco-nippon sur l'enfance face au divorce Yuki et Nina et pour finir, la révélation d'un cinéaste surdoué de 20 ans, avec l'hilarant drame familial J'ai tué ma mère.
Programme complet du Forum des Images, Paris
Programme complet de l'Alhambra, Marseille
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Posté par Van le 27.05.09 à 10:28 | tags : you tube, bande annonce, adaptation

La bande-annonce de La Route (qui oui circule déjà depuis un moment sur le web mais après Cannes, on fait du rattrapage) fait un effet mitigé au lecteur de cet excellent bouquin. Les lieux et l'atmosphère sont assez bien rendus et matérialisent tout à fait ce qu'on avait imaginé. En revanche le montage un peu nerveux façon film d'action contredit totalement l'esprit du roman, dans lequel globalement il ne se passe rien - et dans cette absence d'action qui tient pourtant en haleine réside d'ailleurs tout le génie de McCarthy. On peut espérer que cet effet n'est produit que pour les besoins de la bande-annonce, mais il est à craindre que le film sera moins radical que le livre.
Il faut dire que le pari est risqué. Si le roman fut un best-seller, son adaptation au cinéma risque de ne pas avoir le même succès, où le public recherche essentiellement action et romance. De l'action normalement, il n'y en a quasiment pas. Pour ce qui est de la romance, elle est elle aussi très fugace dans le livre. Mais la mère étant incarnée par Charlize Theron - et le père par Viggo Mortensen -, on imagine que son rôle a été légèrement amplifié.
La Route n'a pour l'instant pas de date de sortie en France.
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Posté par Slick Rick le 26.05.09 à 16:16 | tags : acteur, affiche

L'affiche de Quelque chose à te dire n'a rien à dire : plate malgré la profondeur de champ, statique malgré les lignes de regard divergentes, soporifique avant même que le film n'ait commencé, elle promet une comédie romantico-dramatique populaire et sans prétention, avec des sentiments simples et universels, et un style accessible aux petites gens, pas élitiste comme du Desplechin, au seul service d'acteurs attachants.
Parmi eux, Pascal Elbé, au fond à droite, l'oeil sombre, comme jaloux de son collègue Olivier Marchal. Et pour cause. Marchal a en effet pris la place attitrée d'Elbé, dans le rôle du mec sans relief mais rassurant, auquel on ne refuse pas un hug. Regardez plutôt les affiches de 3 Amis et de Comme les autres, toujours avec Elbé... C'est édifiant : Elbé semble bel et bien rétrogradé. Allez, ouste ! Au piquet Pascal. Le discret Elbé - c'est un pléonasme - s'était récemment imposé comme l'acteur incontournable de la comédie romantico-dramatique à la française... On a le Hugh Grant qu'on mérite. A noter que, si l'on regarde attentivement, les affiches de "films avec Mathilde Seigner" (un genre en soi) offrent quasiment les mêmes symptômes que celles de "films avec Elbé" : visages d'acteurs se serrant les coudes sur fond uni, kiffant la vie malgré ses galères, parce que carpe diem, quoi. Ils incarnent bien ce cinéma vieillot, sans esthétique propre, consensuel et prémâché par la télé. On les retrouve d'ailleurs souvent dans les mêmes films.


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Posté par Van le 26.05.09 à 11:07 | tags : you tube, blockbuster, pastiche
Plus puissant que Transformers, plus fort que Terminator, voici Transforminators :
C'est tellement bien fichu qu'on attend presque sa sortie en salles.
(merci Jérôme!)
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Posté par Damien L. le 26.05.09 à 09:28 | tags : festival de cannes, sélection officielle

En décernant la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke, le Jury du Festival de Cannes 2009 a donc fait le choix d'un cinéma exigeant.
Mais si la compétition fut au départ perçue comme prévisible et consensuelle, elle a heureusement reservé son lot de surprises. Des cinéastes confirmés comme Lars von Trier, Quentin Tarantino et Alain Resnais ont ainsi su renouveler leur cinéma. Le premier avec Antichrist (photo) qui, au-delà de ses scènes-choc, poursuit longtemps après la projection; le cinéaste danois y exprime ses angoisses vis-à-vis du couple par le biais d'une esthétique audacieuse. De même, en réalisant son premier film de guerre, Quentin Tarantino a su déjouer les attentes pour offrir avec Inglourious Basterds une œuvre baroque et décomplexée qui réécrit l’Histoire avec tous les moyens du septième art. Quant aux Herbes folles, il s'agit d'une oeuvre virevoltante où s'entrechoquent désir obsessionnel, douce fantasmagorie et hantise du passé, sur fond d'esthétique à la Wong Kar-Wai; à 86 ans, Alain Resnais a signé le film le plus frais du Festival.
L’énergie et les propositions nouvelles sont également venues de cinéastes moins expérimentés comme Andrea Arnold et Brillante Mendoza (qui a reçu le Prix de la mise en scène). La première a signé avec Fish Tank un film social au langage cru mais à la sensibilité débordante, dont la mise en scène utilise à merveille l’érotisme de Michael Fassbender (acteur également vu dans Inglourious Basterds). Le sanglant Kinatay a lui prouvé que Brillante Mendoza pouvait s’essayer à différents genres; tourné dans l'urgence, le film offre une suffocante plongée nocturne dans l'univers des gangs philippins.
Quant à Un Prophète, il n’aurait pas volé la Palme d’Or. La mise en scène nerveuse de Jacques Audiard tisse de puissants échos avec la situation apocalyptique des prisons françaises; mais le recours à certaines influences américaines l'empêche sans doute d'être réellement novateur sur la forme.
En guise de résumé, voici une petite liste :
- Les principales déceptions : Vengeance de Johnnie To, Visage de Tsai Min-Liang et Map of the Sounds of Tokyo d'Isabel Coixet.
- Les films percutants mais trop longs : Soudain le vide de Gaspar Noé et Nuits d'ivresse printanière de Lou Ye.
- Les séquences les plus mémorables : le meurtre sauvage de Kinatay, le saut à la perche au-dessus du mur de séparation dans Le Temps qu'il reste, la scène d'amour qui fait tout basculer dans Fish Tank, les scènes de mutilation dans Antichrist, les apparitions christiques d’Eric Cantona dans Looking for Eric, les scènes de baiser interdit du Ruban blanc, la fusillade en plein Paris dans Un Prophète, le jeu des post-it dans la taverne d'Inglourious Basterds, le plan filmé de l’intérieur d’un vagin dans Soudain le vide et les sautes d'humeur d'André Dussollier dans Les Herbes folles.
- Les acteurs qui ont séduit : le couple Song Kang-Ho/Kim Ok-Bin dans Thirst, ceci est mon sang, Tahar Rahim dans Un Prophète, Michael Fassbender dans Fish Tank et Inglourious Basterds, le couple Charlotte Gainsbourg/Willem Dafoe (photo) dans Antichrist, le sensuel Hao Qin dans Nuits d'ivresse printanière et Christoph Waltz dans Inglourious Basterds.
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Posté par Van le 25.05.09 à 16:10 | tags : you tube, bande annonce, adaptation, acteur
4
Sherlock Holmes revu par Guy Ritchie ce n'est plus du polar mais un gros film d'action plein de bastons et de pyrotechnie. Choisi pour interpréter le célèbre détective, Robert Downey Jr y campe un Sherlock tout en muscles, en décontraction et en vannes bien senties.
Conan Doyle l'avait imaginé excentrique, et c'est peut-être bien la première fois qu'il sera rendu justice à ce principe de départ dans une adaptation de ses romans policiers. Des 260 adaptations au cinéma (selon Wikipedia), sans doute peu ont su retranscrire la personnalité loufoque, ambivalente, égotique de Sherlock Holmes.
C'est pourquoi on peut finalement considérer le choix de l'excellent Robert Downey Jr et son habituelle coolitude comme tout à fait approprié.
Voici la bande-annonce du Sherlock Holmes de Guy Ritchie (pour ceux qui auraient loupé tout ce qui ne concernait pas Cannes depuis 15 jours), qui sortira en principe en novembre :
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Posté par Van le 25.05.09 à 11:43 | tags : festival de cannes, you tube
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Posté par Damien L. le 24.05.09 à 21:48 | tags : sélection officielle, festival de cannes
2
Le Festival de Cannes 2009 a donc décerné la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke. Il semblerait que le film du cinéaste autrichien ait devancé de très peu l'impressionnant Un Prophète, de Jacques Audiard, chouchou des critiques et des festivaliers. Les dernières rumeurs cannoises indiquent ainsi que d'illustres membres du Jury -comme James Gray- souhaitaient à tout prix palmer Un Prophète.
Mais le dernier mot revient toujours au Président du Jury et Isabelle Huppert a visiblement été touchée par la maîtrise formelle du Ruban blanc.
Un vrai choix a été effectué tant les deux films offrent des propositions différentes. Le Ruban blanc est une oeuvre difficile d'accès, qui fait un détour par l'Allemagne des années 1910 pour évoquer les sociétés totalitaires. Un Prophète est lui un film à l'esthétique plus contemporaine, en prise directe avec l'actualité (la déplorable situation des prisons françaises).
Isabelle Huppert a tranché, Michael Haneke a gagné.
Voir tout le palmarès du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 24.05.09 à 20:20 | tags : sélection officielle, festival de cannes
1
Le cinéaste autrichien a reçu des mains d'Isabelle Huppert - à qui il avait offert le Prix d'interprétation pour La Pianiste - la Palme d'or pour son drame en noir et blanc se déroulant dans un village allemand avant la Première Guerre mondiale.
Jacques Audiard, dont le Prophète avait été unanimement salué lors de sa projection, a tout de même reçu le Grand Prix. Et Alain Resnais s'est vu décerner un Prix "exceptionnel" du Festival de Cannes pour Les Herbes folles, et sans doute l'ensemble de sa carrière.
Confirmant les rumeurs, Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation féminine pour le très controversé Antichrist de Lars Von Trier. Et Christoph Waltz, révélation du Festival, le prix d'interprétation masculine pour son rôle de nazi dans le surprenant Inglourious Basterds de Quentin Tarantino.
Voir tout le Palmarès de Cannes.
Lire la critique du Ruban blanc, la Palme d'or, dont voici un extrait :
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 18:33 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, you tube, bande annonce
Xavier Dolan n'a que 20 ans. Avec son premier film, J'ai tué ma mère, ce Canadien à l'allure de petit Prince (même mèche bouclée-maniérée) tout juste sorti de l'adolescence, a impressionné le public de la Quinzaine de réalisateurs. Déjà lauréat de trois prix à Cannes (Europa Cinema, Art Cinema, SACD), Dolan concourt aussi pour la Caméra d'Or.
Son film évoque avec une audace graphique constante, tout en décadrages extêmes et avec un sens de la déco proche de Wes Anderson, la difficulté d'un fils homosexuel à communiquer avec sa génitrice, personnage aussi castrateur que lunatique et déphasé. Dans ce monde hystérisé par des rapports parents-enfants déjantés, les pères sont absents, et les mères envahissantes. Le jeune cinéaste joue le rôle principal, aux forts accents autobiographiques. Brillant, parfois agaçant de nombrilisme (assumé), Dolan réussit une comédie dramatique enlevée, piquante, bardée de scènes hilarantes. On n'a pas fini d'entendre parler de Xavier Dolan.
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 18:06 | tags : festival de cannes
1...d'autres l'ont accompli. Big up à ce monsieur.

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Posté par Van le 24.05.09 à 13:06 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Lire la critique du Temps qu'il reste.
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 10:01 | tags : festival de cannes

...ou astucieusement cachés derrière des ballons...

...ils sont partout.
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Posté par Van le 23.05.09 à 20:18 | tags : festival de cannes
1Certains n'auront pas vu UN film de tout le Festival. Pourquoi ?
Réponse sur ce diaporama des Nuits cannoises.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 18:49 | tags : festival de cannes, sélection officielle
6
J-1 avant la proclamation du palmarès du Festival de Cannes 2009. Comme d'habitude, des rumeurs persistantes affleurent ici et là, plaçant plusieurs films en pôle position. On parle ainsi beaucoup du Ruban blanc de Michael Haneke, du Temps qu'il reste d'Elia Suleiman (photo) et d'Un Prophète de Jacques Audiard.
Avec à chaque fois un bémol : une Palme d'Or pour Michael Haneke marquerait le triomphe d'un cinéma austère et jetterait des soupçons de copinage sur la présidente du Jury Isabelle Huppert (qui reçut le Prix d'interprétation féminine en 2001 grâce à La Pianiste de...Michael Haneke); une Palme pour Elia Suleiman serait interprétee par certains comme une marque d'engagement pro-palestinien; et une Palme pour Jacques Audiard offrirait une deuxième victoire française en deux ans (après Entre les murs en 2008), ce qui ne manquerait pas de faire jaser.
Du coup, quelques outsiders tiennent la corde. On parle de Fish Tank d'Andrea Arnold, de Vincere de Marco Bellocchio, des Herbes folles d'Alain Resnais ou d'Antichrist de Lars von Trier, qui n'aurait visiblement pas que des détracteurs au sein du Jury.
Cette poignée de films devrait également être concernée par les prix d'interprétation. Côté masculin, Tahar Rahim se voit toujours régulièrement cité pour Un Prophète, de même que Christoph Waltz pour Inglourious Basterds. Côté féminin, Charlotte Gainsbourg dans Antichrist, Katie Jarvis dans Fish Tank ou Giovanna Mezzogiorno dans Vincere sont pressenties.
Mais des surprises seront vraisemblablement au rendez-vous. Réponses définitives dimanche aux alentours de 20 heures.
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Posté par Slick Rick le 23.05.09 à 18:08 | tags : festival de cannes
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Posté par Slick Rick le 23.05.09 à 16:47 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Amreeka, J'ai tué ma mère, Carcasses et Polytechnique. Parmi ces quatre (!) films canadiens présentés à la Quinzaine des réalisateurs, Carcasses est sans conteste le plus étrange. Peut-être même le seul véritable ovni atteri à Cannes cette année. Déjà auteur de trois longs métrages, Denis Coté rêvait de fouler la Croisette depuis longtemps, comme il l'a expliqué avec son fort accent canadien, lors de la projection de Carcasses. "Dans une autre vie, j'étais critique de cinéma. Mais je ne me suis jamais rendu au Festival de Cannes, à la surprise de mes amis. Je m'étais promis de ne pas mettre les pieds à Cannes sans y être invité pour présenter un film. Ce moment est enfin venu!"
Mi-docu, mi-fiction, mi-truc de ouf, Carcasses ne ressemble a rien de connu. C'est l'histoire d'un vieux Canadien vivant dans un cimetière d'autos, au milieu des bois. Seul parmi ces débris entassés qu'il retape et revend depuis quarante ans, Jean-Paul Gomar est heureux. Mais son jardin d'Eden bigarré, fruit d'une accumulation hallucinante et chaotique, est soudain investi par trois trisomiques adolescents, armés d'une carabine. Le pur docu, axé sur la radiographie minimaliste et décadrée d'un lieu unique se teinte alors de fiction : Côté injecte un onirisme bizarre, contemplatif et loufoque dans ce portrait sidérant d'un "ramasseur", sorte de Crusoë mécano au débit vocal aussi accidenté que ses tas de tôle. Carcasse, où le paysage mental d'un homme libre, inoubliable héros marginal. Et la découverte d'un vrai cinéaste radical.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 15:20 | tags : festival de cannes, sélection officielle

Visage n'était pas le film idéal à projeter ce matin aux festivaliers déjà éprouvés par le programme des derniers jours.
Cette succession de jolis plans picturaux a surtout semé ennui et frustration sur la Croisette.
Tsai Ming-Liang raconte l’histoire d’un cinéaste taïwanais chargé de réaliser un film sur le mythe de Salomé. En vedette de ce film dans le film : un top model (Laetitia Casta) ainsi que Jean-Pierre Léaud lui-même dans le rôle du roi Hérode. Mais le cinéaste doit rentrer à Taïwan pour raisons familiales, le film prend du retard et la productrice (Fanny Ardant) s'arrache les cheveux.
Malgré les numéros musicaux enjoués de Laetitia Casta, Visage est parfois victime de sa froideur. La mise en parallèle entre le Jean-Pierre Léaud d'aujourd'hui et celui des films de François Truffaut (on aperçoit plusieurs photos du réalisateur des 400 Coups) semblera trop théorique à certains.
En 2008, le lauréat de la Palme d'or (Entre les murs) avait été projeté le dernier samedi. Il est malheureusement peu probable que le cas de figure se reproduise cette année.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 14:00 | tags : festival, sélection officielle, réalisateur

Très présent dans les salles cannoises cette année, Quentin Tarantino a livré son coup de coeur au quotidien Métro. Il s'agit du film noir Kinatay, réalisé par le philippin Brillante Mendoza (déjà présent en compétition à Cannes l'an passé avec l'excellent Serbis).
"Je l'ai trouvé extraordinaire. Pour un film qui vous place en position de témoin, j'y ai cru du début jusqu'à la fin.(...) La situation est à la fois horrible et ordinaire, presque ennuyeuse. Et c'est quand même flippant qu'un truc pareil puisse être ennuyeux. Par certains aspects, Kinatay m'a rappelé Outrages, le film de Brian de Palma. Nous sommes témoins du meurtre de cette prostituée à Manille, un être "jetable" si on se réfère au monde dans lequel elle vit. Et le film nous fait prendre conscience de son humanité en témoignant de sa douleur."
Kinatay raconte la nuit cauchemardesque d'un jeune étudiant en criminologie, recruté par des policiers ripoux pour une expédition punitive contre une prostituée. Doté d'une mise en scène nerveuse et quasiment "en temps réel", le film offre dans sa dernière partie une des grandes scènes-choc du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 23.05.09 à 12:11 | tags : semaine de la critique, festival de cannes

Dans une cité ouvrière vidée de sa population, il reste un veuf, nostalgique de son usine désafectée, son fils qui revient après une longue absence, la voisine qui vit elle aussi avec son fils qui rêve que son père est Gary Cooper. Jean-Pierre Bacri incarne l'ouvrier veuf forcément bougon de ce film désenchanté, drôle et surprenant, baigné du mythe américain du western, beau représentant du cinéma français à la Semaine de la Critique. Dont on parle trop peu.
Adieu Gary, de Nassim Amaouche, sortira en salles le 22 juillet.
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Posté par Van le 23.05.09 à 09:22 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Le reste du casting de cette comédie dramatique est assez franco-français : Laetitia Casta, Fanny Ardant, Nathalie Baye, Jeanne Moreau, Mathieu Amalric participent à cette aventure taïwanaise à Paris.
Tsai Ming-Liang fait partie des nombreux habitués du Festival, où il a déjà présenté notamment The Hole et Et là-bas, quelle heure est-il ? (dans lequel Paris était déjà un élément important du scénario).
Face à ce Visage, le film de l'espagnol Isabel Coixet, Map of the Sounds of Tokyoo, sera le dernier film à entrer en compétition.
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 21:17 | tags : festival de cannes, sélection officielle, réalisateur
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Prenant place à Tokyo, le film raconte les liens qui continuent d'unir Linda (une strip-teaseuse) à son frère Victor (un dealer) après le décès de ce dernier.
Trip visuel démiurgique de 2h40 qui surplombe ses personnages à coup d'incessants mouvements de caméra, Soudain le vide a divisé les festivaliers.
Présenté sans générique de fin, le film a essuyé quelques huées lors d'un premier écran noir, avant de se poursuivre le temps d'une séquence finale floue et de déclencher des applaudissements. Huées contre applaudissements : une réaction somme toute très prévisible pour une oeuvre qui cumule séquences de sexe et expérimentations visuelles.
Lire la critique de Soudain le vide.
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Posté par Slick Rick le 22.05.09 à 17:58 | tags : festival de cannes
Paysage cannois

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Posté par Slick Rick le 22.05.09 à 16:40 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs



La Quinzaine des réalisateurs a multiplié les chocs esthétiques et les audaces cette année, souvent avec humour. Pas moins de sept comédies sont en effet venues égailler les troupes des cinéphiles avertis, prouvant avec éclat (de rire) qu'à la Quinzaine, la Croisette s'amuse. Retour rapide sur deux semaines d'abdominaux en salle obscure.
La France en pleine forme
Sur la carte mondiale du rire ébauchée par cette sélection pointue (merci Olivier Père), la France rayonne, avec trois comédies de haut vol. Loin du marasme ambiant du genre, trop souvent soumis aux diktats télévisuels (Coco, Safari et compagnie), le contingent national envoyé à Cannes - Riad Sattouf/Luc Moullet/Alain Guiraudie - a su tracer sa propre voie. Déjà connus de nos zygomatiques, la légende Moullet et le confirmé Guiraudie n'ont pas déçu, avec deux comédies rurales, privilégiant les grands espaces. Le surréaliste La Terre de la folie, de Moullet, élabore une bidonnante cartographie de la démence dans les Alpes du sud, tandis que Le Roi de l'évasion de Guiraudie, plus polisson, nous entraine dans une cavale amoureuse à la Badlands, mais dans le Sud-Ouest. Tout aussi stimulant, mais dans un registre éloigné, Les Beaux gosses, premier film de Riad Sattouf, redonne le sourire à la moribonde teen-comedy française. Bonne nouvelle, Judd Apatow n'est plus seul !
Les Etats-Unis au rendez-vous
Justement, côté US, deux intéressants specimens : Humpday et I Love You Phillip Morris. Le premier film révèle le talent de Lynn Shelton. Humpday raconte dans un style nerveux, presque documentaire, comment deux potes trentenaires et hétéros en viennent à se lancer un défi inédit : tourner un porno ensemble. La mise en scène est inspirée, les acteurs géniaux. Plus conventionnel dans sa réalisation, I love you Phillip Morris (qui n'est pas seulement une comédie) ose la love story homo entre deux stars hollywoodiennes : Jim Carrey et Ewan McGregor. Décidément, le thème de l'homosexualité semble obnubiler la comédie contemporaine. Insaisissable, à la fois drôle et émouvant parfois dans le même plan, Carrey virevolte, dans un des ses plus grands rôles.
Le reste du monde (Belgique et Corée)
On a été moins convaincu par l'humour gras de La Merditude des choses, trop complaisant à notre goût dans sa description trash de la beauferie d'une fratrie flamande. Tout le contraire de l'aérien You Don't Even Know (Si tu savais tout), du grand Hong Sang-soo. Fidèle à son style bavard, le Coréen brosse le portrait rêveur et aviné d'un cinéaste moyen, "seulement connu à l'étranger", pleutre et lubrique, mais avide d'absolu. La première heure du film (découpé en deux parties, comme souvent chez lui) est un immense moment de burlesque pur. Plus relâchée et évasive, la suite joue sur les répétitions, les latences poétiques, formant un jubilatoire autoportrait du cinéaste, plein de dérision.
Bilan de la Quinzaine : beaucoup de sexe, et en particulier homosexuel (tabou enfin transgressé avec humour), mais aussi soif de grands espaces, et toujours un grain de folie. Qui a dit qu'on bâillait au Palais Stéphanie ?
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 14:48 | tags : comédie, sélection officielle, festival de cannes

Des running gags filmés en plan fixe parcourent le film mais celui-ci ne pourait être qualifié de pure comédie. Car c'est avant tout l'ambition de la narration qui frappe ici. Développé sur quatre époques (1948, 1970, 1980 et aujourd'hui), Le Temps qu'il reste montre comment le fils d'un résistant palestinien gère cet héritage familial et historique. Basé sur les ellipses et les silences, l'histoire du personnage parvient peu à peu à émouvoir.
A la fois constat d'impuissance et éloge des puissances comiques, Le Temps qu'il reste a séduit la Croisette. Si le palmarès de dimanche est à dominante politique, Elia Suleiman pourrait bien avoir un prix.
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Posté par Van le 22.05.09 à 13:36 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, réalisateur
1
En attendant la version longue de l'entretien (autour de sa sortie en salles, le 10 juin), en voici deux extraits :
(propos recueillis par Eric Vernay)
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 11:47 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Projeté ce matin à Cannes, The Imaginarium of Doctor Parnassus prend comme thème central l'immortalité. Le cinéaste Terry Gilliam retrouve l'émotion qui faisait défaut à ses derniers films et dédie le film à l'acteur Heath Ledger, décédé en cours de tournage.
Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell viennent emprunter le costume blanc et la barbichette du personnage d'Heath Ledger, le temps de courtes séquences oniriques et colorées.
On citera notamment le moment où Johnny Depp, voyant passer de petits bateaux-cercueils ornés de photos de James Dean et Lady Diana, affirme que les gens qui disparaissent jeunes deviennent immortels car leurs corps ne connaissent jamais la vieillesse. Tournée après le décès d'Heath Ledger, la séquence résonne comme un vibrant hommage à l'acteur australien.
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Posté par Van le 22.05.09 à 09:06 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Heath Ledger, dans le rôle principal, est mort au cours du tournage mais Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell ont chacun poursuivi le rôle interprétant d'autres faces du personnage, d'une manière qui ne s'éclaircira qu'après avoir vu le film, resté assez mystérieux jusqu'à ce jour. Gilliam galérant comme souvent pour trouver des distributeurs, on n'était même pas certain d'avoir la chance de le voir. Il est finalement présenté à Cannes hors compétition et sortira sur nos écrans le 11 novembre prochain.
Dans cette relecture de Faust, le Dr Parnassus a passé un pacte avec le Diable - interprété par Tom Waits - et doit bien sûr en payer le prix.
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Posté par Damien L. le 21.05.09 à 23:15 | tags : festival de cannes
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Après l'Orangina rouge ("mais pourquoi est-il si méchant ?"), voici Cannes 2009 ("mais pourquoi les films durent-ils si longtemps ?").
Les derniers jours de la compétition proposent en effet les films les plus longs de l'édition 2009. Après les 2h25 d'Inglourious Basterds hier (Tarantino ayant coupé 12 minutes la semaine dernière), les films de ce jeudi étaient A l'origine (2h30) et Le Ruban blanc (2h24). Demain ce sera au tour de Soudain le vide (photo), de Gaspar Noé, d'une durée de 2h40. Enfin samedi, dernier jour de la compétition, nous aurons droit à Visage (2h18).
Le Festival de Cannes cherche-t-il à achever le critique impuissant, déjà sur les rotules après 8 jours de projections ? S'agit-il, à l'approche du dernier week-end, d'enfermer le festivalier dans les salles obscures afin de lui rappeler qu'il est venu pour le cinéma et non pour faire la fête ? Ou tout cela n'est-il qu'un sordide complot visant à booster le marché local de boissons énergétiques ?
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Posté par Slick Rick le 21.05.09 à 16:30 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, documentaire

« L'arrière-petit-neveu du bisaïeul de ma trisaïeule avait tué un jour à coups de pioche le maire du village, sa femme et le garde-champêtre, coupable d'avoir déplacé sa chèvre de deux mètres. » C'est le point de départ du dernier film de Luc Moullet, autobiographique et documentaire.
Lire la critique de La Terre de la folie.
Nous avons rencontré le cinéaste, impassible, inattendu et deleuzien derrière ses lunettes de soleil. Extraits.
De quel désir est né La Terre de la folie ?
Mon producteur, le même que pour La Genèse d'un repas (un gros succès il y a une trentaine d'année), voulait un documentaire. Un long métrage. J'ai fait La Terre de la folie parce que je connaissais bien le sujet, la folie dans les Alpes du Sud.
C'est-à-dire ?
Une partie de ma famille est de la région, et parfois victime de certains troubles mentaux. Et puis je lisais la presse, je m'intéressais à l'univers de la région. J'ai pu constituer comme ça une source importante de documentation. J'ai donc pu écrire presque sans "documents" (il y a plus de 60 ans de documentation inconsciente), puis j'ai complété un peu en faisant une recherche plus systématique.
Pourquoi avoir délimité un "pentagone" de la folie dans les Alpes du sud ?
Je me suis aperçu que la folie s'était concentrée sur une région, et que les limites de cette région s'inscrivait dans un pentagone. C'était un bon point de départ, avec la différence entre le côté un peu géométrique, officiel, abstrait du pentagone, et le côté irrationnel de la folie. Cette différence apporte de la drôlerie.
Vous suivez une logique plus empirique que scientifique dans le film. Vous rencontrez des gens, et tirez vos propres conclusions.
Le film passe par ce que je trouve, les personnes que j'interviewe. C'est une source fondamentale du documentaire, on trouve des réalités qu'on ne connait pas et on les montre. Il y a toujours un côté hasard qui prédomine, et qui devrait prédominer dans le documentaire. S'il ne prédomine pas, ça devient presque de la fiction.
Vous apparaissez dans le film, ce qui rend le documentaire autobiographique.
Je parle de moi-même, ça donne un point de départ. C'est le principe de la petite forme chez Deleuze, on part de très petites choses, et puis on élargit le paysage. Ca s'est transformé au fur et à mesure. Les personnes qui testaient mon film - je fais beaucoup appel à des avis extérieurs - trouvaient que c'était mieux quand on me voyait plus souvent. Ca donne un fil conducteur, une sorte de héros comme dans un film de fiction. Le réalisateur qui intervient dans les documentaires, c'est devenu fréquent, chez des autres "M" : Mograbi, Moore...
Les témoignages sont sordides, pourtant on rit beaucoup.
Il y a toujours une part de comique dans mes films. Beaucoup dans la réalité. On est plus sensible au comique quand il y a une suite d'affaires dramatiques, parce qu'on cherche quelque chose qui puisse détendre. S'il y a une seule affaire criminelle, on peut ne pas rire, mais quand il y en a une vingtaine, ça dépasse les bornes, et ça fait rire.
Qu'est ce qui vous fait rire dans la comédie française contemporaine ?
J'ai adoré Saint-Jacques... La Mecque de Coline Serreau, comme d'ailleurs la plupart de ses comédies. Coline Serreau me semble un auteur majeur du genre.
Et au cinéma en général ?
Je ne ris pas trop au cinéma, parce que chaque fois qu'il y a un film comique, je sens un concurrent et ça me glace un petit peu. Mais enfin je me laisse souvent aller, et effectivement il y a des gags que j'aime beaucoup. J'ai beaucoup ri par exemple devant Délire Express, qui n'a pas bien marché en France, mais bien en Amérique. Il y a des gags et des rebondissements exceptionnels.
(photo Marc Buchy)
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Posté par Van le 21.05.09 à 15:40 | tags : actrice, festival de cannes, réalisateur
1La minute du photographe.
Sans doute la seule montée des marches qui valait la peine d'être vue : celle d'Inglourious Basterds, où le spectacle a commencé avant la projection du film. Quentin Tarantino et son actrice Mélanie Laurent ont rejoué une des scènes cultes de Pulp Fiction, le concours de twist, sur les marches du Palais.
Brad et Angelina peuvent aller se rhabiller.
Voir le diaporama de la montée des marches d'Inglourious Basterds.
(Photos Sipa)
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Posté par Damien L. le 21.05.09 à 14:48 | tags : festival de cannes, sélection officielle, you tube
2Dans Le Ruban blanc, Michael Haneke décrit la vie d'un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale.
2h25 d'images en noir et blanc, dans un style austère et monocorde, qui exigent une concentration totale du spectateur. Mais derrière cette austérité se cache une admirable profusion romanesque, qui développe une foule de personnages (les enfants du village, le baron, l'instituteur, le pasteur, le régisseur du domaine) et offre au regard quantité d'évènements violents (violence verbale d'un médecin qui ne cesse d'insulter son amante ou violence physique à travers une série de mystérieuses agressions).
Face à la maîtrise totale d'Haneke, on a le sentiment que l'immersion dans ce village pourrait facilement occasionner plusieurs saisons d'une série télé.
Froid et cruel, Le Ruban blanc constituerait une Palme d'Or ultra-radicale. La Présidente du Jury Isabelle Huppert - qui doit à Michael Haneke son prix d'interprétation cannois pour La Pianiste en 2001- ira-t-elle jusque-là ?
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Posté par Damien L. le 21.05.09 à 12:27 | tags : festival de cannes, sélection officielle

Présenté hier à Cannes, Les Herbes folles est jusqu'ici le film le plus fantaisiste de la compétition 2009.
50 ans après la sortie d'Hiroshima mon amour, Alain Resnais continue d'explorer les formes cinématographiques en livrant une oeuvre faussement légère où s'entrechoquent désir obsessionnel, hantise du passé et évasions mentales de toutes sortes. L'esthétique s'avère quant à elle très soignée, rappelant par moments le cinéma de Wong Kar-Wai.
La douce folie du film ne fonctionnerait pas sans le brillant casting. En plus des habitués du cinéma de Resnais que sont André Dussollier et Sabine Azéma, le cinéaste a fait appel à Edouard Baer pour la voix-off... ainsi qu'à une ribambelle d'acteurs vus chez Arnaud Desplechin : Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric (génial en policier lunaire), Anne Consigny et Michel Vuillermoz.
Récompensé une seule fois à Cannes (Grand prix du Jury en 1980 pour Mon oncle d'Amérique), Alain Resnais pourrait bien figurer au palmarès dimanche prochain.
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Posté par Van le 21.05.09 à 09:13 | tags : sélection officielle, festival de cannes
Aujourd'hui, le troisième film français est présenté en compétition, A l'origine de Xavier Giannoli, et Michael Haneke fait son entrée avec Le Ruban blanc.
Drame a priori austère dans l'Allemagne du début du XXe siècle, Le Ruban blanc raconte l'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale et de leurs familles. D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif...
Grand Prix du Jury en 2001 pour La Pianiste (qui a valu à Isabelle Huppert, actuelle présidente du jury, le Prix d'interprétation...) et Prix de la mise en scène en 2005 pour Caché, le cinéaste autrichien ne fait pas l'unanimité mais reste une personne à suivre.
Le film de Giannoli ne génère lui que peu d'attente, mais on pourrait peut-être être surpris. Le pitch de ce drame social avec François Cluzet et Emmanuelle Devos fait vaguement penser à L'Adversaire, le film de Nicole Garcia adapté du bouquin d'Emmanuel Carrère, l'histoire vraie d'un homme qui s'est fait passer toute sa vie pour un médecin et qui a décimé sa famille... En moins extrême, peut-être.
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Posté par Damien L. le 20.05.09 à 18:07 | tags : festival de cannes, sélection officielle

- Palme d'Or : Un Prophète, de Jacques Audiard.
- Prix de la mise en scène : Alain Resnais pour Les Herbes folles ou Brillante Mendoza pour Kinatay.
- Prix du scénario : Looking for Eric de Ken Loach.
- Prix de la meilleure interprétation masculine : Tahar Rahim dans Un Prophète ou Christoph Waltz dans Inglourious Basterds.
- Prix de la meilleure interprétation féminine : Charlotte Gainsbourg dans Antichrist ou Kim Ok-Bin dans Thirst, ceci est mon sang.
A suivre...
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Posté par Slick Rick le 20.05.09 à 17:11 | tags : festival de cannes
Le Carlton, of course : une adresse qui ne lésine pas sur la sécurité.

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Posté par Slick Rick le 20.05.09 à 15:56 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, comédie

Lire la critique de I Love You Phillip Morris, présenté à la Quinzaine des réalisateurs.
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Posté par Van le 20.05.09 à 14:37 | tags : réalisateur, festival de cannes

(photo Marc Buchy)
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Posté par Damien L. le 20.05.09 à 12:31 | tags : festival de cannes, guerre, sélection officielle
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Film le plus attendu du Festival de Cannes 2009, Inglourious Basterds a su prendre le contre-pied des attentes (et notamment celles suscitées par le teaser du film).
En effet, le scénario n'est pas axé sur la bande de soldats juifs sanguinaires qui s'en prennent à des Nazis, mais se concentre davantage sur le personnage de Mélanie Laurent et sur le cinéma parisien qu'elle gère. Brad Pitt, lui, tient finalement un second rôle, si l'on en juge par son court temps de présence à l'écran. Car c'est surtout l'acteur autrichien Christoph Waltz (dans le rôle de l'officier nazi Hans Landa) qui accapare la lumière.
Quentin Tarantino étire les séquence en hommage à Sergio Leone (voir la très longue discussion qui ouvre le film), dilate le temps, offre à ses personnages des dialogues sur le cinéma de l'avant-guerre et prend volontairement des libertés avec l'Histoire. Moins violent que prévu, Inglourious Basterds s'impose comme une ré-appropriation ultra-esthétisée de l'imagerie de l'époque, davantage que comme un pur film de guerre.
Oeuvre plaisante et un poil trop longue (mais le montage présenté à Cannes n'est peut-être pas définitif), Inglourious Basterds s'achève par une réplique en forme de clin d'oeil : "Ceci pourrait bien être mon chef d'oeuvre". Tarantino serait-il mégalo ?
Lire la critique d'Inglourious Basterds.
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Posté par Van le 20.05.09 à 10:41 | tags : festival de cannes
Parce que Cannes, c'est avant tout une petite ville de province, et que pendant les douze jours de folie cinématographique la vie continue pour certains, nous sommes allés voir plus loin que le bout de la Croisette ce qui s'y passait. Et on n'a pas croisé beaucoup de pipoles au lavomatic du coin.
Visite guidée de la ville, sa gare, sa supérette et ses boulistes, via ce diaporama de Cannes hors champ.
(photos de Marc Buchy)
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Posté par Van le 20.05.09 à 08:31 | tags : guerre, réalisateur, sélection officielle, festival de cannes
1
Le réalisateur de Reservoir Dogs, de la Palme Pulp Fiction, ex président du jury et donneur de leçon de cinéma, règne en maître à Cannes et constitue un événement en soi. Peu productif, Tarantino sait créer une attente immense autour de chacun de ses nouveaux films, au risque de sérieusement décevoir. Mais nous n'en sommes pas là.
Inglourious Basterds va-t-il mettre une claque à la Croisette ? Réponse aux alentours de midi.
Màj : la critique d'Inglourious Basterds
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Posté par Damien L. le 19.05.09 à 18:53 | tags : festival de cannes, réalisateur, sélection officielle

Après le prix de la mise en scène obtenu à Cannes en 1999 pour Tout sur ma mère et le prix du scénario pour Volver en 2006, Pedro Almodovar peut-il obtenir cette année la Palme d'Or ? Etreintes brisées n'est pas son film le plus original et manque légèrement de folie (Penelope Cruz étant par exemple moins omniprésente et flamboyante qu'on aurait pu s'y attendre). Mais les Palmes récompensent rarement les meilleures oeuvres de leurs auteurs (l'exemple le plus récent étant Ken Loach en 2006 avec Le Vent se lève). Et ce nouveau Almodovar a largement le niveau nécessaire pour représenter, à travers une Palme d'Or, l'ensemble de la carrière du cinéaste.
Reste à savoir si l'essence du cinéma de Pedro Almodovar est vraiment apte à décrocher un jour une Palme. Détaché de préoccupations politiques contemporaines et fonctionnant en vase-clos, Etreintes Brisées peut-il convaincre Isabelle Huppert et son jury ? Réponse dimanche soir.
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Posté par Slick Rick le 19.05.09 à 18:06 | tags : festival de cannes
4Cherchez l'intrus(e).

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Posté par Slick Rick le 19.05.09 à 16:43 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Utopique, polisson, bavard, rural, burlesque : le cinéma d'Alain Guiraudie grandit, mais ne change pas. Comme ses précédents films, le Roi de l'évasion ressemble à un drôle de western gaucho-sexuel, plein de vigueur.
Lire la suite de la critique du Roi de l'évasion.
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Posté par Slick Rick le 19.05.09 à 16:19 | tags : festival de cannes
Un gros tas peut en cacher d'autres.

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Posté par Damien L. le 19.05.09 à 15:09 | tags : réalisateur, festival de cannes, sélection officielle, horreur
La conférence de presse cannoise d'Antichrist a offert quelques répliques savoureuses de Lars von Trier.
"Je n'avais pas d'autre choix que de réaliser ce film, c'est la main de Dieu. Et je suis le meilleur réalisateur du monde. Mais Dieu, lui, n'est pas le meilleur dieu possible" a ainsi déclaré le cinéaste danois.
Touché depuis 3 ans par une dépression dont il ne se cache pas, le réalisateur palmé en 2000 pour Dancer in The Dark, avait peut-être simplement envie de s'amuser. "C'est une évidence, je suis le meilleur réalisateur du monde. En même temps, je n'en suis pas certain, mais je sais que c'est le cas."
Son Antichrist (le titre fait notamment allusion à L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche) n'a en revanche pas amusé tous les festivaliers. Entre évanouissements, huées et bravos, le public n'est pas resté insensible.
De notre côté, nous avons plutôt été séduits par la démarche de Lars von Trier.
Lire la critique d'Antichrist.
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Posté par Slick Rick le 19.05.09 à 13:27 | tags : festival de cannes
Le spectacle est partout.

Il suffit de s'asseoir et de regarder. Oh, un parapente !

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Posté par Van le 19.05.09 à 11:37 | tags : classique, festival de cannes

A l'occasion de cet anniversaire cinéphile, Flu vous propose un dossier sur les 50 ans de la Nouvelle Vague en vidéos, à l'aide d'extraits de films et d'images d'archives de l'Ina.
En bonus, un petit diaporama du Festival de Cannes en 1959, histoire de goûter l'ambiance.
Enfin, des portraits de quelques grands représentants du courant : Jean-Luc Godard, François Truffaut, Eric Rohmer, Alain Resnais, Jacques Rivette.
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Posté par Van le 19.05.09 à 10:05 | tags : festival de cannes, sélection officielle
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Prix de la mise en scène au Festival avec Tout sur ma mère (1999), il a offert à ses actrices un Prix d'interprétation collectif en 2006 pour le très beau Volver. En 2009 donc, il revient en compétition avec ce film miroir qui parle de cinéma, et rend hommage au 7e art. Le 7e art honorera-t-il le cinéaste espagnol en retour ?
Lire la critique des Etreintes brisées.
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Posté par Van le 18.05.09 à 20:05 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 19:07 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

"C'est comme un enfant, on ne sait jamais s'il est au père ou à la mère". Ainsi parle Hippolyte Girardot de son premier film, Yuki et Nina, co-réalisé avec le japonais Nabuhiro Suwa (M/Other). Traversé par de belles fulgurances oniriques, cet ovni tendre et surprenant sur l'enfance en plein jet lag post-divorce est présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Pendant la conférence d'après-projection, l'acteur et néo-réalisateur français a comparé ce film à l'expérience de la paternité. Extraits :
Comment cette collaboration a-t-elle été rendue possible ?
Hippolyte Girardot : Ca a existé, cette collaboration, et ça a marché. Il parle japonais, pas moi. J'habite en France, lui au Japon. Ca nous a donné du temps pour écrire, et travailler à distance. Le moment du tournage a été un moment de précipitation - comme on parle de précipitation en chimie.
Nabuhiro Suwa: La relation entre nous est très particulière : nous ne sommes ni un couple, ni des frères ! (rires) C'est rare au cinéma. Nous avions cependant une expérience commune : les enfants. Nous avons tous les deux des enfants. C'est à partir de ça qu'on a bâti le scénario de Yuki et Nina.
Hippolyte Girardot : Notre film, c'est comme un enfant, on ne sait jamais s'il est au père ou à la mère. La fille, Yuki, survit à ça. On en pouvait que faire un film à-dessus. C'était l'histoire qui devait se raconter.
Comment avez vous dirigé ces jeunes enfants sur le tournage ?
Hippolyte Girardot : L'honnêteté vis-à-vis de l'enfant, c'est de l'impliquer et de l'observer. On a trouvé cette petite fille (personnage de Yuki) qui ne voulait pas faire de cinéma, enfin elle voulait bien être Marilyn Monroe mais c'est tout. (sourire) On a créé des situations simples, dans laquelle "Yuki" pouvait s'exprimer intimement. On observait. Une fois que les choses s'étaient passées, on voyait, on s'adaptait. Le personnage de Yuki est devenu une sorte de guide.
Nabuhiro Suwa: La plupart du temps au cinéma, on projette sur les enfants des sentiments d'adultes. Or je suis persuadé qu'il existe des sentiments qu'ont les enfants, mais que ne comprennent pas les adultes. C'est ce qu'on a essayé de montrer dans le film. Parfois, on était perplexe avec Hippolyte, car les enfants suivaient leur logique propre. On était souvent déroutés, désemparés. Il nous fallait alors nous adapter, en créant de nouvelles situations, et ainsi les emmener où on voulait.
Hippolyte Girardot : On était comme des parents qui ne comprennent pas leur enfant. Faire un film c'est des étapes, comme dans la vie. La métaphore des parents, c'est vraiment le film.
(Photo Eric Vernay)
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 18:13 | tags : festival de cannes
4Soyez désinvolte, n'ayez l'air de rien. Décontracté de la tong, comme Calvin.

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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 17:00 | tags : festival de cannes
2Vendeur de casquettes/t-shirts sur la plage de la Croisette. Tranquille. Bon son dans les oreilles.

Et le paysage n'est pas mal non plus.
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Posté par Damien L. le 18.05.09 à 16:11 | tags : sélection officielle, horreur, festival de cannes

Il faut dire que le couple qu'incarnent Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg se voit soumis à de rudes épreuves : après la mort de leur enfant, monsieur emmène madame en forêt afin de lui faire suivre une thérapie, mais l'expérience va mal tourner.
Deux séquences-choc dominent Antichrist : celle qui montre le sexe de Willem Dafoe cracher du sang et celle qui voit Charlotte Gainsbourg s'auto-mutiler l'appareil génital. Et le tout de manière frontale s'il vous plaît.
Si la mise en scène de Lars von Trier s'avère toujours maîtrisée, le cinéaste frôle cette fois la violence gratuite...
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 14:56 | tags : quinzaine des réalisateurs, you tube, réalisateur, festival de cannes, bande annonce
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Choc esthétique à la Quinzaine de réalisateurs, avec un beau et violent film Canadien. Jumeau lointain de Elephant, Polytechnique, de Denis Villeneuve, parle aussi d'un massacre en milieu scolaire, basé sur un fait réel : le 6 décembre 1989, un étudiant antiféministe débarque dans l'Ecole Polytechnique de Montréal pour abattre le plus de femmes possible. Villeneuve scrute le drame à travers un double point de vue (homme/femme), dans une forme très stylisée (noir et blanc, travellings et plans alambiqués) mais âpre et vertigineuse, assez grandiose.
Le cinéaste nous a accordé une interview à Cannes, dont voici quelques extraits.
Pourquoi avoir fait un film sur ce drame en particulier ?
Le sujet du féminisme, présent dans le film et relatif à cet évènement, est un sujet très intéressant à aborder comme cinéaste. Il y a un schisme entre les générations, sur ce sujet. Et en même temps c'est compliqué, parce que c'est un évènement tellement violent, grossier. Difficile à montrer subtilement. Je l'ai trouvé très inspirant.
A l'époque, ça vous avait marqué ?
C'est un évènement qui a beaucoup traumatisé les gens chez nous. J'en fait partie moi aussi. Aller le revisiter, c'est une façon un peu égoïste - non mais c'est vrai, je vais dire la vérité - d'en sortir un sens, d'aller dans cette zone-là.
Vous avez filmé sur les lieux du drame ?
Absolument pas. Je n'ai pas voulu filmer sur les lieux premièrement parce que les lieux ont été rénovés, il n'y avait aucun intéret à filmer là-bas. Je me suis inspiré radicalement des lieux, j'ai revu les plans, c'était fait avec des corridors. Deuxièmement parce que je n'avais pas la volonté de faire un docu-drame, une reconstitution parfaite, ce n'était pas ça l'intéret pour moi. Je voulais avoir la liberté de la fiction. Ceci dit, on s'est basé sur des interviewes d'étudiants, des médecins qui sont arrivés sur place, les gens ont été très généreux avec nous. Le point de départ était la réalité, et on a glissé dans la fiction.
On pense forcément à Elephant en voyant Polytechnique...
A la base, c'est la même chose : un jeune homme entre dans un lieu scolaire pour tirer sur les autres. Mais le sujet est différent. Elephant parle de la banalisation de la violence dans le quotidien des adolescents, et des différents types de violence que les étudiants suivent au quotidien. Polytechnique est plus sur les rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes, et sur la place de la femme dans la société. Ceci dit, faire Polytechnique après Elephant, qui est un film que j'ai adoré (un de mes films préférés de la décennie), a été difficille. Pour les plans dans les corridors, j'ai du faire abstraction du film de Van Sant. En fait, c'est marrant parce que je m'en rend compte maintenant en faisant l'interview, mais je pense que je me suis censuré. Il y a des plans que j'aurais aimé faire que je n'ai pas fait parce que c'était dans Elephant. C'est une réaction un peu adolescente, de dire "fuck you Gus Van Sant" ! Mais en même temps t'as pas le choix, c'est comme de faire un film sur le Vietnam après Apocalypse Now...Tu ne peux pas te castrer, faire comme si ça n'avait jamais existé.
La bande-annonce de Polytechnique :
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 11:20 | tags : affiche, festival de cannes
3
Mais qui a eu l'idée de donner une face de Joker hermaphrodite à l'icone de la franchouillardise Gérard Jugnot ? Gérard Jugnot, lui-même. Pour sa prochaine réalisation, Rose et Noir - dont l'affiche hideuse crâne déjà à Cannes - il s'est donné le rôle d'un grand couturier français envoyé en Espagne. Visiblement amateur de fraise et de maquillage.
Dans sa tombe de Montmartre, Stendhal doit bien kiffer la dédicace...
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Posté par Van le 18.05.09 à 09:03 | tags : horreur, sélection officielle, festival de cannes, comédie


Palme d'or en 2000 avec Dancer in The Dark, Lars Von Trier a l'habitude des honneurs cannois (il avait également obtenu le Grand Prix du jury en 1996 pour Breaking the Waves) et suscite donc toujours une attente particulière. Dans Antichrist, il revient sur le terrain de l'épouvante et met en scène Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe, un couple en deuil à qui il va arriver des bricoles dans la forêt. Le trailer du film a fait monter la pression et entretenu comme il faut le mystère qui entoure le film.
A l'opposé, Ken Loach, lauréat de la Palme d'or en 2006 pour Le Vent se lève, présente lui une comédie dans laquelle il offre un rôle de choix à l'ex-icône française du foot Eric Cantona.
De quoi faire remonter un peu le baromètre des films présentés jusqu'ici, qui n'ont pas encore soulevé l'enthousiasme des foules cannoises.
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Posté par Slick Rick le 17.05.09 à 19:15 | tags : comédie, quinzaine des réalisateurs, festival de cannes
7
Auteur de BD hilarantes, Riad Sattouf (Retour au collège, Pascal Brutal, Manuel du puceau, etc.) réussit avec Les Beaux gosses un parfait examen de passage au cinéma.
Comme Marjane Satrapi avant lui (elle fait d'ailleurs un cameo), il réussit à transposer ses obsessions (poético-sexuelles) sur grand écran. Mais contrairement à Persepolis, Les Beaux gosses n'est pas une adaptation d'un album de BD, ni un film d'animation. C'est un film avec de vrais acteurs, crédibles comme le montre bien l'affiche, choisie avec soin par Riad Sattouf. Il s'expliquait à ce sujet, en sortie de projection : "Mon directeur de casting a découvert pas mal d'actrices, dont Marion Cotillard, quand elle était très jeune. Mais moi ce type d'actrice ou d'acteur ne m'intéressait pas pour mon film. Je voulais de vrais visages d'ados, pas des mecs à la BB Brunes, genre beaux mecs. J'ai donc choisi ces magnifiques specimen ! "

A ses côtés, l'équipe du film (au complet ci-dessus, à la projection du soir) apprécie le compliment en éclatant de rire, pendant que Sattouf s'excuse avec une petite blague, et se rattrape aux branches avec humour : " Mais lors des castings j'ai vu des ados avec des physiques plus marqués. Le problème, c'est que ça les inhibait complètement au moment de passer devant la caméra." Présentée à la Quinzaine des réalisateurs, cette teen-comedy drôle, revigorante (BO discoïde de Flairs), pleine de répliques qui tuent et de trouvailles visuelles (ça nous change de Lol) est un concurrent sérieux pour la Caméra d'or, qui récompense les premiers films à Cannes.
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Posté par Damien L. le 17.05.09 à 15:49 | tags : festival de cannes, actrice, sélection officielle, acteur



- Katie Jarvis (illus1). Actrice britannique de 17 ans, elle incarne dans Fish Tank une adolescente rebelle qui s'apaise au contact du nouveau petit ami de sa mère. Son haletante performance n'a laissé personne insensible.
- Abbie Cornish (illus2). Cette actrice australienne de 26 ans illumine littéralement Bright Star de Jane Campion Elle y incarne Fanny Brawne, fiancée du poète John Keats. On l'avait auparavant aperçue dans Une Grande Année et Elizabeth : l'âge d'or.
- Tahar Rahim (illus3). Héros de Un Prophète, de Jacques Audiard, le comédien au visage angélique impressionne par son jeu nerveux et instinctif. Il était apparu dans la série La Commune et le film A l'intérieur.
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Posté par Damien L. le 17.05.09 à 11:48 | tags : sélection officielle, film policier, festival de cannes

La mise en scène de Johnnie To s'avère bizarrement moins inspirée que d'habitude et peine à sublimer le poussif scénario. Pire, les séquences de fusillade manquent d'imagination et de souffle. Et la performance de Johnny Hallyday n'est pas si bonne qu'on a bien voulu le dire.
Mais l'ensemble reste tout de même agréable et au-dessus du lot, grâce à l'humour et au savoir-faire du cinéaste hong-kongais.
Lire la critique de Vengeance
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Posté par Slick Rick le 17.05.09 à 11:04 | tags : festival de cannes
2Noeud pap' pour le soir (sinon c'est même pas la peine d'essayer), café pour le matin (idem)

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Posté par Van le 17.05.09 à 09:09 | tags : you tube, festival de cannes, sélection officielle

Notre rockeur tient en effet le rôle principal de Vengeance, aux côtés de Sylvie Testud et Simon Yam, dans un rôle de père blessé débarquant à Hong Kong pour venger sa fille. On l'imagine mystérieux et sombre, et on l'espère peu loquace. C'est encore comme ça qu'il est le meilleur (cf L'Homme du train de Patrice Leconte où ses répliques étaient réduites au minimum).
Très vite une chronique.
En attendant, la bande annonce :
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Posté par Slick Rick le 16.05.09 à 18:51 | tags : festival de cannes, belgique, quinzaine des réalisateurs
3
L'équipe de La Merditude des choses n'a pas froid aux yeux, ni aux fesses. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que leur plan promo cannois est audacieux, en forme de happening bien rôdé. Drôle aussi, contrairement à ce film flamand, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Felix Van Groeningen adapte ici (maladroitement) un roman éponyme de Dimitri Verhulst : l'histoire d'un gamin de 13 ans qui essaie de grandir au milieu d'une famille de beaufs alcooliques et machos. Le style du réalisateur est tape-à-l'oeil (changement de filtre toutes les 5 mn, caméra à l'épaule écoeurante), lourd (beaucoup de vomi) et complaisant (haha, une fillette de sept ans forcée de boire une Guinness en répétant un atroce chant paillard, devant son père qu'elle n'a jamais vu et qui pisse dans une poche), hésitant sans cesse entre la moquerie facile devant ces personnages pathétiques, et l'émotion misérabiliste sortie au dernier moment du chapeau.

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Posté par Damien L. le 16.05.09 à 17:17 | tags : festival de cannes

Voilà qui lance les hostilités pour la seconde semaine du Festival, qui verra s'enchaîner les principaux évènements de l'édition 2009 : Vengeance (avec Johnny Hallyday) dimanche, Looking for Eric (collaboration entre Ken Loach et Eric Cantona) lundi, Les Etreintes brisées de Pedro Almodovar mardi et Inglourious Basterds (la rencontre Quentin Tarantino/Brad Pitt) mercredi.
Il y a une heure, on a même vu passer sur la Croisette un éléphant escorté par des motards de la police. C'est dire...
(photo Marc Buchy)
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Posté par Damien L. le 16.05.09 à 15:32 | tags : sélection officielle, festival de cannes
1
Le parcours initiatique de Malik El Djebena, jeune détenu pris sous la coupe de prisonniers corses, est rythmé par de cinglantes bouffées de violence froide. La description du système carcéral français étouffe également de sa noirceur.
On regrettera simplement le manque de souffle de la dernière demi-heure (le film dure 2h30), qui empêche Un Prophète d'atteindre les sommets qui lui semblaient un temps destinés...
Lire la critique de Un Prophète
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Posté par Damien L. le 16.05.09 à 14:55 | tags : documentaire, festival de cannes

A l'aide d'images d'archives, d'interviews familiales et de micro-séquences ludiques dont il a le secret, Michel Gondry rend un vibrant hommage à la carrière d'institutrice rurale de Suzette, femme espiègle au caractère bien trempé.
Le cinéaste/clippeur, qui nous avait jusque-là habitué à des univers urbains et branchés, pose un regard bouleversant de nostalgie sur la France des campagnes et la profondeur des liens familiaux.
Difficile de retenir ses larmes.
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Posté par Slick Rick le 16.05.09 à 14:01 | tags : bande annonce, you tube, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Le public cannois, après celui de Sundance, a apprécié, plié en deux pendant toute la projection en présence de l'équipe du film (ci-dessus), au Palais Stéphanie. En voici la bande-annonce, pour vous faire un peu saliver :
Bande-annonce de Humpday - Lynn Shelton
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Posté par Slick Rick le 16.05.09 à 12:26 | tags : festival de cannes

(Ne pas oublier de rouler au pas, calé devant un bus et bien en vue sur la Croisette, histoire d'avoir un public conséquent)
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Posté par Damien L. le 16.05.09 à 09:25 | tags : réalisateur, festival de cannes
1Venue à Cannes pour présenter Ne te retourne pas, Marina de Van descendait tout juste de l'avion quand elle nous a accordé un entretien.
Peu loquace et fatiguée, l'actrice/réalisatrice n'en fut pas moins élégante. Coupe de champagne et clope au bec, c'est ça la classe cannoise.


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Posté par Van le 16.05.09 à 08:43 | tags : festival de cannes, sélection officielle


Depuis son premier film, au titre évocateur - Regarde les hommes tomber -, Jacques Audiard s'intéresse aux personnages faillibles, imparfaits, et à leurs déboires plutôt qu'à leurs succès. Dans Un Prophète, il examine l'itinéraire du jeune Malik, condamné à six ans de prison, qui devient le souffre douleur d'un gang de Corses. Mais dont le parcours initiatique l'amènera peu à peu à renverser les rapports de force.
Ecrit par Abdel Raouf Dafri, que l'on suit depuis La Commune (la série de Canal+) et le diptyque Mesrine dont il est également l'auteur, Un Prophète promet d'être un beau représentant du cinéma hexagonal sur la Croisette.
A l'opposé de l'univers carcéral français, Ang Lee présente sa vision du plus célèbre festival de musique dans Taking Woodstock. L'histoire d'un jeune décorateur d'intérieur forcé de retourner vivre chez ses parents, qui va se retrouver à l'origine du festival qui marquera toute une génération. Nouveau changement total de registre pour le réalisateur de Brokeback Mountain et Lust, Caution, qui nous plonge cette fois dans l'univers peace & love de l'année 1969.
A suivre très vite.
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Posté par Slick Rick le 15.05.09 à 21:10 | tags : actrice, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
2
Jeanne Balibar ne change rien, et tout est différent. Ne change rien, du Portugais Pedro Costa, est un magnifique portrait de l'actrice-chanteuse, filmée au travail, en noir et blanc. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, c'est un curieux film-poéme sur la répétition, dans les deux sens du terme.
Dans ce magnétique docu, la divine Balibar apparait en tant que chanteuse, et non pas actrice. Mais peut-on ne plus être actrice, quand on se sait regardée ? A question compliquée, réponse argumentée. Checkez plutôt ce joli thèse/anti-thèse/synthèse de l'intéressée, qui n'a pas fait khâgne et Normale Sup' pour rien.
La thèse est simple : oui c'est possible. La preuve selon Jeanne : "Je me souviens bien des moments où Pedro était là, avec nous. Mais pas des moments ou "ça tourne", comme on dit. Je ne savais jamais vraiment s'il tournait, ou pas."
Or non, tout n'est pas si simple. Et tac, antithèse dans la foulée : "Mais je ne suis pas certaine que ce soit complètement honnête de dire ça. J'étais consciente qu'on nous voyait faire."
Ah. L'actrice-chanteuse, qui aime se prendre le tête (cf photo) a en fait un sacré dilemme, d'ordre plus conceptuel. Pour l'expliquer, et l'étayer d'un exemple éclairant, elle se souvient d'une discussion qu'elle avait eue avec Pedro Costa, lors d'un festival de documentaires. Elle lui a alors avoué qu'elle avait un problème "très chiant" : "j'ai fait du cinéma pour être actrice, mais je me rends compte que j'aime surtout les films où il y a des acteurs dont ce n'est pas le métier. J'aime quand il n'y a pas d'acteurs ! "
Justement, dans Ne change rien, elle estime n'avoir rien changé. D'où la pirouette finale de la dame, en forme de parfaite synthèse : "Le film terminé, j'étais contente, car je n'ai pas joué. J'ai juste eu à être là. C'est ma conception de l'idéal, pour un acteur." Le Cannes de Jeanne est compliqué.
(Photo Marc Buchy)
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Posté par Damien L. le 15.05.09 à 18:32 | tags : sélection officielle, horreur, festival de cannes

Tout avait pourtant normalement commencé, les spectateurs suivant sagement le lent vertige identitaire de Sophie Marceau. Mais plus l'acteur qui joue son mari intervenait à l'écran, plus la salle libérait de gloussements amusés. Il faut dire que l'intéressé bénéficie de dialogues lourdement prévisibles, qui désamorcent sans cesse la tension qu'aurait pu offrir le récit.
Malgré les efforts d'une Monica Bellucci qui illumine la seconde partie, certains avaient définitivement décidé de rire du film, dont le final fut incapable d'émouvoir la salle.
On espère que Ne te retourne pas subira moins de moqueries demain soir, lors de sa présentation officielle en séance de minuit.
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Posté par Van le 15.05.09 à 13:27 | tags : festival de cannes
Dans la frénésie cannoise, pas facile d'attraper les people qui, en dehors des photocalls, ont tendance à fuir les objectifs. Mais ça n'arrête pas notre agent gossip JPP qui, de préférence la nuit, shoote du people de profil, de face ou de dos. Et toujours flou.
(Coppola au Chacha après un bon repas. Même flou, ça fait mal.)
Voir le diaporama des people flous (work in progress).
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Posté par Van le 15.05.09 à 07:42 | tags : horreur, festival de cannes, sélection officielle

C'est ce dernier qui retiendra plus notre attention car les films du cinéaste coréen, bons ou mauvais, sont généralement novateurs. Et puis Thirst parle de vampires et nous, à Flu, on aime les vampires au cinéma.
Cela dit, le film frôlerait apparemment le ridicule. A suivre (très vite).
Màj : Grandiloquent, énervant ou attachant, Thirst prouve en tous cas que la sélection officielle du Festival a pris plus de risques qu'il n'y paraît.
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Posté par Jeanpaulpotins le 14.05.09 à 18:41 | tags : festival de cannes
4
Ici Jean-Paul Potins, journaliste pipole émérite à l'Eclaireur de Forez depuis plus de 20 ans et envoyé spécial à Cannes pour dénicher de l'info de qualité, coupée, recoupée, déontologique, morale et bio.
Journée éprouvante hier : 19 longueurs de Croisette pour récupérer accréditations, marquer mon territoire et fouiller les poubelles. Réussite totale, sur toute la ligne, et dégustation d'un bien beau plat de pâtes à 25 euros (Monique de la compta, prépare toi à recevoir mes fiches, pas d'inquiétudes, je garde tout...).
Petit coup de down sur la fin de soirée puisque je ne suis pas parvenu à infiltrer la huppée soirée Là-haut de Pixar. Toutefois, à part l'équipe du film et beaucoup de ballons, il ne semble pas que j'ai raté grand chose niveau pipole. Des sources aussi informées qu'alcoolisées m'ont parlé de Thierry Mugler, Jean-Pierre Darroussin et de Carlos (le chanteur)... Mais tout de même, c'est toujours frustrant de se retrouver ainsi en dehors du coup, exclu, isolé, refoulé, mal aimé. Voilà qui fait remonter en moi ces terribles souvenirs de brimades scolaires, mais aussi ces épisodes sporadiques de bannissement durant lesquels la population de mon village natal me refusait à grands coups de crachats l'accès au bar local.
Enfin, j'ai su noyer mon chagrin à l'aide de moultes coupes de Cristal payées par un jeune et génèreux agent immobilier et de billets glissés (Monique...) dans les jolis petits dessous de ces charmantes danseuses du String Fellow. Quelles bonnes âmes tout de même que ces filles... Ce sont les seules personnes à m'avoir parlé avec douceur et compassion hier. Mes émoluments ne m'ont toutefois malheuresement pas permis de pousser plus avant notre passionnante discussion. Un semi-échec donc pour le Jean-Paul (c'est moi, lecteur distrait) mais qu'il compte bien effacer dans les jours qui viennent. Soirée de Johnny Hallyday (quel homme...), de Depardieu, de Christian Audigier, Dolce & Gabanna... Les occasions ne manqueront pas dans la semaine à venir de faire éclater au grand jour mes indéniables qualités de raclure mondaine.
Poujadiquement votre.
JPP
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Posté par Slick Rick le 14.05.09 à 17:00 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, réalisateur
2
A l'issue de la projection du superbe Tetro, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, Francis Ford Coppola (accompagné de l'équipe de film, de gauche à droite en partant de sa chemise jaune : Alden Ehrenreich, Maribel Verdu et Roman Coppola) s'est gentiment plié à l'exercice de la conférence de presse. Extraits :
Après Les Gens de la pluie et Conversation secrète, Tetro est seulement le troisième film de votre carrière pour lequel vous êtes aussi le scénariste. C'est le plus personnel ?
Je l'ai écrit à mes heures perdues, sur d'autres tournages, pendant des années. Quand j'ai réalisé Le Parrain et Dracula, je ne me considérais pas comme l'auteur unique de ces films. Car au cinéma, le travail le plus difficile, essentiel, est le travail d'écriture. Donc pour le Parrain et Dracula, je mettais le nom de Mario Puzzo et celui de Bram Stoker en avant, en tête du générique, en espérant qu'un jour le mien tiendrait cette place lui aussi...
A l'origine, ce ne devait pas être Vincent Gallo, mais Matt Dillon, pour le premier rôle...
Oui, j'ai écrit le rôle pour Matt Dillon. Mais c'est un acteur très demandé, et obtenir de lui quatre mois de disponibilité pour un tournage en Argentine ne va malheureusement pas de soi.
Javier Bardem devait lui aussi participer au film, non ?
Oui, mais ce n'est pas la même chose que pour Matt Dillon. Car cette fois, l'initiative venait de Javier, qui voulait jouer dans mon film. Il devait jouer le rôle du critique littéraire. Mais entre temps, Javier a gagné un Oscar, et changé ses priorités. En plus de Tetro, il a aussi annulé Nine (de Rob Marshall, avec Daniel Day Lewis). Finalement, après son désistement, j'ai changé le rôle du critique littéraire. J'en ai fait un rôle de femme : ça m'a donné la chance de travailler avec Carmen Maura.
Pouvez-vous revenir sur les tribulations de Tetro, passé de la Selection Officielle à la Quinzaine des réalisateurs ?
La situation pour Tetro est très proche de ce qui m'était déjà arrivé à Cannes, pour Apocalypse Now (1979) : à l'époque, Apocalypse n'était pas près pour la compétition, car pas tout à fait terminé. On m'avait alors proposé de le montrer hors compétition, mais avec une belle projection de gala, costumes et tapis rouge. J'avais dit non. Finalement, le film avait été présenté en compétition. Pour Tetro, pareil, on m'a proposé d'être "hors compétition", j'ai dit "non à la soirée de gala, je veux être en compétition". Je n'étais pas dans l'esprit smoking, tapis rouge, etc. Surtout pour Tetro : le cadre de la Quinzaine est à mon avis bien plus propice pour présenter mon film, très personnel et indépendant.
Màj : lire la critique de Tetro, aveuglant de classe.
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Posté par Damien L. le 14.05.09 à 15:50 | tags : sélection officielle, sexe et cinéma, festival de cannes
2
Trois ans après Une jeunesse chinoise, Lou Ye revient à Cannes en compétition avec Nuits d'ivresse printanière. Faisant la part belle aux scènes d'amour homosexuelles, le film postulait au titre d'oeuvre la plus érotique de la compétition.
Aidé par une vibrante bande-son, le cinéaste propose dans la première heure une intéressante rencontre entre sensualité et frénésie. Entre bars rock, cabarets travestis et étreintes gays, Nuits d'ivresse printanière donne à voir un visage méconnu de la Chine (le film a été tourné dans la ville de Nankin). Dans la moiteur des chambres ou sous la froideur d'une douche, le corps exulte.
Mais le film s'assombrit peu à peu : le sang et les larmes finissent par s'inviter à l'écran, rapprochant tragiquement désir et pulsion de mort. Comme enfermés dans une prison invisible, les personnages se retrouvent condamnés à errer dans une dernière demi-heure qui traîne en longueur.
Pour un érotisme euphorique et lumineux, le Festival devra encore attendre.
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Posté par Van le 14.05.09 à 11:19 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes

Mais le cinéaste y a mis tant de coeur qu'on espère vraiment ne pas être déçus. Premier film qu'il a écrit depuis Conversation secrète, auto-produit, Tetro est pour Coppola une affaire très personnelle. D'autant que le sujet, des différends au sein d'une famille d'artistes italiens émigrés en Argentine, est en partie autobiographique.
En attendant une chronique du film, voici un portrait de Coppola, ainsi que de son acteur principal dans Tetro, Vincent Gallo.
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Posté par Van le 14.05.09 à 10:10 | tags : festival de cannes
Si vous l'avez ratée sur Canal, si vous l'avez ratée dans les flash infos, Fluctuat vous offre la cérémonie d'ouverture du 62e Festival de Cannes, de l'intérieur.
Bon certes, notre photographe n'est pas aussi bien placé que certains, mais son objectif a tout de même pu capter les quelques moments de solitude vécus par Edouard Baer, malchanceux maître de cérémonie - on sait à quel point l'exercice peut être difficile.


Et pendant ce temps-là, notre Perez Hilton local, Jean Paul Potins, sévissait entre le String Fellow et le bar du Chacha.
Pour plus d'images, voir le diaporama de la cérémonie d'ouverture.
(photos Marc Buchy)
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Posté par Slick Rick le 13.05.09 à 18:48 | tags : festival de cannes
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Posté par Damien L. le 13.05.09 à 16:03 | tags : pixar, animation, disney, festival de cannes

Si les diverses bandes-annonces pouvaient laisser perplexe, le film s'affirme pourtant comme une éclatante réussite qui vient confirmer, après Wall.E l'an passé, que les studios Pixar se trouvent au sommet de leur art.
Lire la suite de la critique de Là-Haut.
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Posté par Slick Rick le 13.05.09 à 14:54 | tags : festival de cannes, réalisateur
Le Cannois déchainé à 14h54
Suivre James Gray sur la Croisette. Qui n'en a jamais rêvé ? Pas grand monde, en fait. Grand à lunettes, coiffé d'un chapeau et en tenue relax (barbe/T-Shirt/baskets), le génial auteur de Two Lovers (le plus beau mélo des années 2000) déambule calmement, à contre-courant de la foule, en compagnie de son épouse. Complètement incognito. Personne ne le reconnait. Aucune demande de photo-souvenir, rien, pas même un regard. On décide - Damien L. et moi-même - de le prendre en filature, avec, nichée dans un coin trivial du cervelet, l'idée groupie de parler à l'idole. Longue marche, en bord de mer, ciel bleu. Très agréable. Les gens ne le voient toujours pas.
Plus on le suit, et plus l'aborder s'apparente pour nous à une nécessité, doublée d'une épreuve terrible, insurmontable. Arriver par derrière aurait un côté agressif, un peu traitre : le membre du jury Cannois 2009 pourrait sursauter, ou même crier, ou alerter la police. Atroce vision. Et que lui dire, si ce n'est (en anglais) "bravo Mister Gray, magnifique votre film Two Lovers, nous l'avons vu trois fois, c'est génial" ? Nul. Pathétique. Mais... Au diable le ridicule : c'est finalement ce qu'on fait. Gonflé à bloc, mon comparse se lance courageusement, je me contente d'immortaliser l'instant avec mon appareil photo. Tout va très vite. Abordage du grand roux par derrière, compliments lyriques en anglais, et... "thank you thank you thank you VERY MUCH" du cinéaste, qui ne s'est pas arrêté, mais a accéléré le pas et le débit vocal, sourire crispé aux lèvres. En tout, l'échange aura duré à peine six secondes. Seulement. Un temps de rodéo : et encore, quand le cheval sauvage a la patate.
Oui. Mais six secondes dans la vie de James Gray.

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Posté par Slick Rick le 13.05.09 à 11:25 | tags : festival de cannes, pixar, animation, disney
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Posté par Van le 12.05.09 à 19:02 | tags : sequel, festival de cannes, blockbuster
3Si les Américains sont peu représentés en sélection officielle, ils se rattrapent côté promotionnel. Déjà sur la Croisette, un gros robot de Transformers la revanche :

Transformers la revanche (2e du nom) de Michael Bay sortira en salles le 24 juin.
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Posté par Van le 12.05.09 à 17:38 | tags : you tube, bande annonce, réalisateur

Pressenti pour Cannes mais pas bouclé à temps, tourné dans plusieurs pays d'Europe, le prochain film de Jean-Luc Godard s'intitule Socialisme. La bande-annonce est intrigante et annonce une oeuvre cérébrale...
(merci Jérôme pour le lien !)
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Posté par Van le 12.05.09 à 12:14 | tags : you tube, bande annonce, adaptation, blockbuster
5Pour les nostalgiques des années 1980, le groupe d'action G.I. Joe revient au cinéma le 5 août prochain. Réalisé par Stephen Sommers (à qui l'on doit notamment La Momie), ce G.I. Joe - Le réveil du Cobra s'annonce comme le gros film d'action de l'été, avec ce qu'il faut de soldats, de terroristes, de menaces et d'explosions.
Parmi celles-ci, une spectaculaire destruction de notre Tour Eiffel, visible dès la bande-annonce :
Parallèlement à la sortie du film, des webisodes de GI Joe version animée, écrits par Warren Ellis sont disponibles sur YouTube. Ce qui était surtout un dessin animé de propagande destiné à faire vendre des bonshommes en plastique - et à idéaliser l'armée américaine - devient visiblement un sujet artistique très sérieux.
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Posté par Slick Rick le 11.05.09 à 11:20 | tags : blockbuster, affiche
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Millénium (le livre) revient. Au cinéma cette fois. Mais il n'a pas changé, ou presque, fier de son code couleur chipé aux White Stripes : cercle rouge sur fond noir, encadré d'un liseré rouge, et titre en blanc - histoire d'attirer le fan hardcore du bouquin, forcément sensible à ces détails. Mais pour les autres, alors, ceux qui n'ont pas lu le triple pavé dans la mare du polar mondial ? Les astucieux qui, comme pour Harry Potter, préférent attendre sagement la sortie du film pour se faire une idée du livre ? Pour eux donc, l'affiche se donne du mal, précisant bien que ce n'est pas un roman, ni une pub pour le nouveau disque de Tokio Hotel (rapport à la photo style EMO de Noomi Rapace - quel nom ! Tiens, c'est une fille. Alors c'est elle la hackeuse punky ? Oui): "enfin AU CINEMA", "Millénium LE FILM ", "un FILM de Niels Arden Oplev". Compris ?

Lire notre critique du film Millénium.
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Posté par Damien L. le 09.05.09 à 13:25 | tags : un certain regard, sélection officielle, festival de cannes

J-4 avant le Festival de Cannes 2009 (qui se déroulera du mercredi 13 au dimanche 24 mai).
En plus des films en compétition, la sélection officielle se compose de la section Un Certain Regard. Cette année, on y retrouve plusieurs cinéastes confirmés et seulement deux premiers films. On note par ailleurs la présence de Cristian Mungiu (lauréat de la Palme d'Or 2007 pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours), avec le film collectif Tales from the Golden Age.
Le Jury Un Certain regard sera présidé par Paolo Sorrentino, dont Il Divo reçut l'an dernier le Prix du Jury du Festival de Cannes.
La liste complète des films sélectionnés :
- Mother de Bong Joon-Ho (Corée du Sud) (photo ci-dessus)
- Irène d’Alain Cavalier (France)
- Precious de Lee Daniels (USA)
- Demain dès l’aube de Denis Dercourt (France)
- A la dérive de Heitor Dhalia (Brésil)
- Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Love (France)
- Mourir comme un homme de Joao Pedro Rodrigues (Portugal)
- Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh de Bahman Ghobadi (Iran)
- Les Voyages du vent de Ciro Guerra (Colombie)
- Tales from the Golden Age de Cristian Mungiu, Ioana Uricaru, Hanno Höfer, Razvan Marculescu et Constantin Popescu (Roumanie)
- Skazka pro temnotu de Nicolay Khomiriki (Russie)
- Kynodontas (Dogtooth) de Yorgos Lanthimos (Grèce)
- Le Tsar de Pavel Louguine (Russie)
- Independencia de Raya Martin (Philippines)
- Policier, adjectif (Politist, adjectiv) de Corneliu Porumboiu (Roumanie)
- Nang mai de Pen-ek Ratanaruang (Thaïlande)
- Eyes wide open de Haim Tabakman (Israël)
- Samson and Delilah de Warwick Thornton (Australie)
- L’Armée silencieuse de Jean Van De Velde (Pays Bas)
- Air Doll de Kore-Eda Hirokazu (Japon)
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Posté par Damien L. le 08.05.09 à 12:18 | tags : réalisateur, court métrage, actrice
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Calqué sur le principe de Paris, je t'aime, le film collectif New York, je t'aime s'annonçait comme un projet fort excitant, notamment en raison de la présence du premier court-métrage en tant que réalisatrice de la belle Scarlett Johansson.
Hélas, le court-métrage de Scarlett ne figurera pas au montage final, le producteur Emmanuel Benbihy évoquant des divergences artistiques par rapport aux travaux des autres réalisateurs du projet. Le segment de l'actrice, dans lequel figure l'excellent Kevin Bacon, sera cependant présent sur le DVD de New Yok, je t'aime.
Scarlett Johansson serait-elle moins douée derrière la caméra que devant ? New York, je t'aime sortira en tout cas le 3 juillet 2009 dans les salles françaises.
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Après trois semaines d'exploitation, OSS 117 : Rio ne répond plus totalise 2 016 221 entrées. C'est un succès et c'est mieux que OSS 117, Le Caire nid d'espions (qui totalisait 1 758 732 spectateurs à la même période). Mais le film fera moins d'entrées que des comédies comme Camping, Je vous trouve très beau ou Prête-moi ta main.
Si de nombreuses personnes ont découvert Le Caire nid d'espions en DVD ou à la télévision, la saga OSS 117 n'élargira donc pas sa base de spectateurs (2,3 millions d'entrées pour le premier film) jusqu'aux 4 ou 5 millions.
On pourra toujours incriminer la relative mollesse de la bande-annonce ou le beau temps qui a détourné certains Français des salles obscures. Mais il apparaît surtout que l'humour parodique et irrévérencieux d'OSS 117 n'est pas destiné à déplacer autant les foules qu'un Bienvenue chez les Ch'tis.
Par ailleurs, le fait que les OSS 117 soient des oeuvres à l'esthétique particulièrement soignée semble peu déterminant aux yeux du public français.
Le score du film reste excellent et devrait autoriser la mise en chantier d'un troisième (et dernier ?) volet des aventures d'Hubert Bonisseur de la Bath.
- Voir notre rencontre avec Jean-François Halin, scénariste et dialoguiste d'OSS 117.
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Posté par Damien L. le 06.05.09 à 15:39 | tags : you tube, bande annonce, festival de cannes, horreur
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Le réalisateur d'Evil Dead revient à ses premières amours avec Jusqu'en enfer, thriller horrifique qui sortira le 27 mai dans les salles françaises.
Avant cela, le film sera présenté en séance de minuit au Festival de Cannes, au même titre que le français Ne te retourne pas.
Jusqu'en enfer (Drag Me to Hell de son titre original) prend comme point de départ les crédits immobiliers et les expulsions de domicile. Tenons-nous là un grand film de genre sur la crise des subprimes ? Ou une oeuvre mineure dans la filmographie de Sam Raimi ? Suspense.
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Posté par Damien L. le 06.05.09 à 12:20 | tags : horreur, cinéma à paris

A l'occasion de la seconde édition Motorpsycho, l'équipe de Sinny & Ooko poursuit sa visite des "Exploitation Movies" par une nuit "Horroooor" le vendredi 8 mai à GlazArt.
Au programme : projection d'un florilège de courts-métrages saignants, suivis de La Nuit des morts-vivants, l'indémodable classique de George Romero.
En live, The Cavaliers distilleront un parfum d'apocalyspe, rejoints ensuite par les DJ sets de Mamass, d'Ivan Le Terrible et de Topper Harley, qui feront danser la salle à coup de tubes et de B.O. Grindhouse. Attention aussi à Cerise et ses pin-up, qui offriront un show vampirique. En bonus : un mix d'images de strip tease 60's aussi esthétique (100% naturel) que vintage.
Dress code de la soirée : sanguin, vampirella, icône de l'horror.
En janvier, on avait déjà adoré la Russ Meyer Party, concoctée par la même équipe de Sinny & Ooko. On ne saurait donc que vous conseiller cette prometteuse "Horror Party".
MOTORPSYCHO PARTY #2
Spéciale HORROR !
Vendredi 8 Mai
A GLAZART - 7-15 Av. Porte de la Villette, 75019 Paris
de 00h à 6h - 10 euros
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Posté par Damien L. le 05.05.09 à 14:00 | tags : festival de cannes, actrice, bande annonce, you tube
7Réalisé par l'actrice/cinéaste Marina de Van, Ne te retourne pas réunit à l'écran les stars Sophie Marceau et Monica Bellucci.
Le film, qui sera présenté en séance de minuit au prochain Festival de Cannes (avant de sortir le 3 juin), promet trouble et mystère...surtout à la vue de deux teasers qui se répondent malicieusement.
Si le premier teaser met en avant le personnage de Sophie Marceau, une nouvelle vidéo met cette fois Monica Bellucci au centre. Les deux femmes sont frappées par la même crise identitaire et le lien qui les unit reste une énigme. Ultra-efficace.
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Posté par Van le 05.05.09 à 10:33 | tags : réalisateur, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
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Le cinéaste soigne tout particulièrement la sortie de cette oeuvre dont il dit partout qu'elle est sa plus personnelle, sans tambours ni trompettes. Il a d'abord boudé la Sélection officielle du Festival de Cannes - où, en tant que monstre du 7e art tout de même, il était comme naturellement invité - pour présenter Tetro à la Quinzaine des réalisateurs, dont l'indépendance est visiblement plus en accord avec l'esprit de son nouveau film.
Film qu'il a écrit, produit et réalisé lui-même, et dont il assure également la promotion, discrètement mais sûrement : site officiel avec notes d'intention, photos, vidéos de tournage, Facebook, Twitter. Ce qui est bien pratique pour apprendre que les trois premières minutes de Tetro sont visibles sur le site d'Apple. On y voit essentiellement le générique de début, mais ça suffit à mettre dans l'ambiance - le beau noir et blanc, la musique, les rues de Buenos Aires...
Tetro n'a pas encore de date de sortie française, mais sera présenté en ouverture de la Quinzaine la semaine prochaine. On en reparlera donc très vite et en détail.
(illus. Carmen Maura ; © American Zoetrope)
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Posté par Van le 04.05.09 à 17:09 | tags : festival de cannes, acteur, affiche
5Alors qu'il a subi l'année dernière le traditionnel bizutage des frères Coen dans Burn After Reading au niveau de la coupe de cheveux, Brad Pitt persiste dans la déveine capillaire avec Tarantino. Qui ne l'épargne pas.

Inglourious Basterds est en compétition à Cannes, avant de sortir sur nos écrans le 19 août.
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Posté par Van le 04.05.09 à 14:48 | tags : réalisateur, webfilm
1Parmi les nombreux remix, montages, détournements et autres oeuvres plus ou moins artistiques venues du web, les vidéos de Eclectic Method valent plutôt le coup d'oeil. Trio d'artistes spécialisés dans le remix de son et d'images qu'ils diffusent généralement en live, Eclectic Method est également partout sur le web. A l'approche de Cannes où le dernier film de Tarantino sera une nouvelle fois en compétition, voici The Tarantino Mixtape, leur hommage au cinéaste américain :
Le site de Eclectic Method.
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Posté par Slick Rick le 04.05.09 à 12:29 | tags : cinéma fantastique, blockbuster, affiche, prequel
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Regardez Star Trek, de Robert Wise, 1980... De loin : plutôt jolie affiche peinte à la Star Wars, mais plus simple, et pleine de mouvement. Mais déjà, la saga semble imprégnée d'une gaucherie involontaire. "L'aventure hum...ne fait que comm..." En plus d'une tagline banalissime, à moitié lisible car écrite en noir sur noir (ce qui n'est pas très malin), l'affiche donne la malheureuse impression d'un bon gros crash, d'une chute intersidérale (voire d'une flatulence spatio-temporelle), verticale, avec son titre qui explose en bas, comme une onomatopée de BD. L'impassibilité constipée de nos trois héros (cf Spock), les yeux dans les étoiles, renforce le ridicule de l'ensemble.
Le dernier épisode en date, Star Trek: Nemesis, n'était pas non plus aidé par son affiche... Brume verdâtre, tagline pompée chez le concurrent ("craignez votre côté obscur", hum), maquillages kitschounes, titre crypto-ringard, atmosphère de vieux films de vampire des studios Hammer (années 1960) mélangée à du Freddy sort de la nuit, alors qu'on est censé être dans le futur... Un échec sur toute la ligne.
Pour échapper à cette maudite esthétique "direct-to-video", risée des non-fans de Star Trek depuis des lustres (dont nous sommes), l'affiche de l'épisode concocté par J.J. est allée voir ailleurs si elle s'y retrouvait. Passer du verdâtre au bleu semble avoir été le maître mot. Making of en deux étapes simple :

- Un petit peu de Terminator 2 : le jugement dernier, pour le côté moto dans la nuit bleue (moderne, donc).
- Ajoutez à cela trois personnages aux visages de pub Speedo (ou autres maillots de bains), sans maquillage s'il vous plait, avec un Spock toujours coiffé avec un sécateur à enclume, mais un peu en retrait, et les oreilles pas trop décollées pour ne pas faire fuir l'anti-Trek, et hop, l'"avenir est en marche".
Quel talent.
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Comment serait la vie dans un monde régi par les lois de Judd Apatow ? Les types moches, un peu gros et socialement inadaptés pourraient sortir avec de jolies filles, globalement.
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Posté par Damien L. le 02.05.09 à 12:34 | tags : bande annonce, musique au cinéma
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Posté par Slick Rick le 01.05.09 à 11:31 | tags : hollywood
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Pas touche aux Goonies. Déjà qu'on s'est fadé les reformations de (au hasard) Trust et The Police, ou les suites non espérées de films comme Vendredi 13 ou Rocky, alors là non, halte, pas touche aux Goonies. Voilà ce qu'on soupire à la lecture du magazine Empire, qui pour ses 20 ans a réussi à réunir tous les acteurs du film culte, 25 ans après (article et vidéo ici). Pour tenter le scoop - qu'il n'aura pas - le journaliste de Empire harcèle les ex-ados-aventuriers à base de "alors alors les gars, vous allez faire une suite finalement vous allez faire un suite ou bien ?", un peu forcés.
Réalisé par Richard Donner en 1985, d'après une idée plaquée Or de Steven Spielberg, ce film d'ados à la recherche d'un trésor n'est pourtant pas un chef-d'oeuvre. Bardé d'incohérences (la référence par les gosses à une pieuvre inexistante, car coupée au montage), naïf et un peu cheap, Les Goonies ("les crétins") vaut surtout aujourd'hui pour son cachet vintage, et ses défauts attachants propre aux films cultes. Les fans gardent un souvenir ému de leur première vision de la bobine teen, souvent contemporaine de leurs premiers émois amoureux... Soit.
Mais à quoi bon faire une suite, avec les mêmes acteurs désormais quadragénaires ? Pensez donc, Josh Brolin (le beau "Brand" dans la version 1985, mais aussi George W Bush dans W., de Oliver Stone) ou Martha Plimpton (à l'affiche de la reprise du mois, A bout de course) avec de nouveau des bagues aux dents, des boutons sur la face, et toujours à la recherche de Willie Le Borgne...On est d'accord avec Richard Donner, "ça serait irrespecteux", envers tout le monde (public, film original, acteurs). Le cinéaste ajoute ensuite, histoire de lever toute ambiguité : "Non, aucun espoir de sequel." 17 ans encore : beurk. Say die !
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