Posté par JDittmar le 31.07.09 à 20:41 | tags : short list, horreur
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Les vacances, ses balades en forêt, le camping au bord d'un lac ou la location d'un mignon petit bungalow où l'on imagine déjà vivre un moment coupé du monde. Tout un programme qui parfois fait rêver et surtout stimule le cinéma, bien décidé à jouer avec notre joyeuse insouciance, nos petits séjours en amoureux ou bien nos désirs libidineux. C'est le terrain favori du film d'horreur américain, où dans les bois et les contrées reculées se cachent de dangereux psychopathes, quand ce ne sont pas des rednecks dégénérés ou des monstres venus d'ailleurs. La nature est hostile pour le citadin, les créatures qui l'habitent lui rappellent sa condition d'homme moderne délivré de son primitivisme. Pour tous ceux qui ont donc décidé de passer leurs vacances au camping, d'envoyer leurs enfants en colo ou de partir à la roots pour retrouver l'essence perdue de Thoreau, voici une petite liste des films à ne pas voir avant de plier bagages.
10. Piranhas (Piranha) de Joe Dante (1978)
Trois ans après le succès colossal des Dents de la mer, Roger Corman, à qui on aurait pu trouver bonne place dans notre liste de remakes, profite du succès du film de Spielberg pour mettre en chantier, sans scrupules, Piranhas, qu'il confie aux soins du cinéphile Joe Dante. Les poissons voraces amateurs de chair fraiche ont remplacé le grand requin blanc, l'océan et ses plages deviennent les rivières d'un camp de vacances pour enfants, et pour donner un peu de sens critique à tout ça (on est chez Dante), les bestioles sont le résultat d'une mutation causée par un programme de l'armée. Avant d'aller faire trempette en eau douce, vérifiez donc où vous mettez les pieds.
9. Eden Lake de James Watkins (2008)
Un séjour en amoureux dans la nature, au bord d'un lac, rien de tel pour se ressourcer et espérer vivre un petit moment romantique. Sauf quand une bande d'ados agressifs débarquent accompagnés d'un Rottweiler, bien décidés à foutre en l'air tout ce qui semblait a priori idyllique. Avec Eden Lake, l'anglais James Watkins reprend les codes du survival posés par Délivrance, et signe un thriller sociologique intense, violent et chaotique. Un peu complaisant au final, mais efficace. Pour un week-end avec votre bien-aimé(e), préférez les stations balnéaires hors saison, il n'y a que des vieux.
8. Anthropophagous de Joe D'Amato (1980)
Les îles grecques, le rêve. Combien ont fantasmé sur leurs paysages, le bleu parfait de la Méditerranée, les plages encore sauvages. Sûrement ce qu'espérait trouver la bande d'amis d'Anthropophagous qui en débarquant sur une île déserte ne s'attendait pas à tomber entre les filets d'un dangereux maniaque mangeur d'hommes. Gros bis italien qui tâche signé du pornographe Joe D'Amato, Anthropophagous cumule les atrocités sans vergogne (éviscération d'une femme enceinte, visage lacéré à coups de toiture, on en passe et des plus aberrants), le tout dans un climat glauque, sinistre, appuyé par une photo cradingue. Atrocement mal fichu, mal joué, symptomatique des productions transalpines de l'époque, le film (souvent interdit ou remonté) restera pour ses quelques moments d'anthologie gore et son ambiance. Si on vous propose un petit séjour sur une île grecque oubliée des touristes, pensez à venir armé.
7. Cabin Fever d'Eli Roth (2002)
Louer un bungalow en forêt avec des amis pour fêter la fin des études, une belle occasion pour se bourrer la gueule et autres joyeusetés avant de rentrer dans le rang. Pas de bol, un méchant virus fait irruption et dévore soudainement la chair des convives. Avec Cabin Fever, le surestimé Eli Roth, Guy Debord de la série Z, signe un premier film remarqué. Il s'embrouille, comme toujours, à vouloir intégrer distanciation, humour et ironie à ses petites images horrifiques, mais sait poser une ambiance. Sans retrouver la force de ses maîtres (Craven n'est pas loin), il devient en un film la nouvelle figure à suivre du cinéma d'horreur américain. Tarantino le prendra ainsi ensuite sous son aile pour les fumeux Hostel, comme quoi il peut aussi avoir mauvais goût. Avec vos potes, pour la fin du Bac ou votre soutenance de thèse, préférez une bonne vieille virée en ville. Ou pensez à apporter une pommade anti allergie cutanée.
6. Le Projet Blair Witch (The Blair Witch Project) de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez (1999)
Quel cinéaste en herbe n'a pas fantasmé de faire un coup marquant de sa petite patte fraiche l'histoire du cinéma ? Telle est l'histoire du Projet Blair Witch, film concept un peu nul en définitive, mais qui restera à jamais dans les mémoires pour son dispositif, repris près d'une dizaine d'années après par Rec, Diary of the Dead et Cloverfield. Tout le monde se souvient en effet de ce trip en forêt, caméra au poing (le film est d'une laideur épouvantable), où trois étudiants en cinéma tournent un obscur reportage sur la sorcellerie. Les images que nous voyons sont les rushs de l'enquête, et tout est mis en scène afin de créer un objet tendant à réinventer son médium. Oubliés depuis, Myrick et Sanchez cherchent à déplacer artificiellement le regard du spectateur pour donner au projet une mythologie méta-filmique (premier buzz Internet de l'histoire du cinéma). Ils veulent resituer le pacte de croyance, ce qui ne sera au final qu'un pétard mouillé, mais d'une certaine efficacité par sa capacité à reformuler la mise en scène d'un point de vue technique. En dépit du fait que tout cela ne sera au final qu'une belle baudruche théorique. Si vous disparaissez en forêt, comptez sur nous pour ne pas regarder vos bandes vidéos trouvées par la police.
5. La Colline a des yeux (The Hills Have Eyes) d'Alexandre Aja (2006)
Partir en famille pour la Californie, dans un camping car, afin de resserrer des liens un peu distendus, ça part plutôt d'une bonne intention. Seulement il faut toujours se méfier des routes désertes du fin fond de l'Amérique, elles sont le territoire des symptômes maudits du pays, bien décidés à décimer les âmes égarées pour faire valoir leur propre justice - quand ils ne sont pas le retour du refoulé de ceux qu'ils massacrent. Avec La Colline a des yeux, remake du culte, fauché et surestimé film éponyme de Craven, Alexandre Aja livre une copie honnête et maîtrisée surpassant l'original. Les cannibales d'autrefois deviennent les habitants d'un village irradié (joli tour de passe-passe piqué au détour d'un dialogue chez Craven). De la pure barbarie abstraite mais symbolique, on change donc d'axe et s'oriente vers une forme de vengeance aux résonnances plus politiques (sans dépasser toutefois le pur prétexte narratif). Aja radicalise au passage l'esthétique documentaire de son maître, optant pour un style encore plus frontal et brutal. D'où aussi la limite du film dont le maniérisme réaliste produit finalement qu'un simple effet vintage. Efficace mais un peu vain, puisque ce qu'inventait Craven à son époque n'est réduit ici qu'à des gimmicks. Lors de votre road trip aux USA, pensez à ne jamais dévier de l'itinéraire que vous donne le GPS.
4. Evil Dead (The Evil Dead) de Sami Raimi (1981)
Ce bon vieux bungalow perdu dans les bois, encore lui, tout un mythe. Entre amis, quoi de mieux pour se détendre, faire une marche en forêt, profiter de la nature et ainsi retrouver la joie des choses simples ? Un beau programme, encore, sauf quand on tombe par hasard sur le Necronomicon, alias Le livre des morts. Bon, pas évident a priori, et pourtant, quiconque a vu le très culte Evil Dead de Sam Raimi sait qu'il faut se méfier des bouquins poussiéreux, surtout accompagnés d'une mystérieuse K7 audio qui à l'écoute relâche les forces du mal. Avec Evil Dead, tourné pour trois fois rien mais une inventivité de génie, Raimi a bâti sa légende d'artisan surdoué. Un film survitaminé, hystérique, comique, horrifique, où il recycle déjà avec bonheur ses influences venues de la BD, huit ans avant Darkman, et vingt avant Spider-Man. Si jamais vous dégottez un grimoire énigmatique dans cette maison à l'écart que vous avez louez pour vos vacances, vous savez quoi faire.
3. Vendredi 13 (Friday the 13th) de Sean Cunningham (1980)
« Les jolies colonies de vacances, merci papa merci maman » de m'avoir envoyé me faire trucider par un maniaque avec un masque de hockey. Ah, il y avait pas pensé Pierre Perret à Vendredi 13. La maman de Jason, bien décidée dans le premier épisode à venger son fils en massacrant les moniteurs de colo, ça lui avait pas traversé l'esprit. Si on l'écoutait, on irait tous se faire découper en morceaux à Crystal Lake, où Jason, en onze épisodes (si on compte sa rencontre au sommet avec Freddy et ceux où il apparaît), n'a cessé de jouer au bucheron réac en clouant aux murs des jeunes dépravés. Parce qu'il faut bien l'avouer, Jason, ok il venge maman, mais il a aussi un gros problème avec la chose. Peut-être que tout cela n'est finalement qu'une question d'Oedipe, allez savoir. On sait, c'est plus que ça, la révolution sexuelle, le libertarisme des seventies, Jason, lui il aime pas, il veut sa mère, sa baraque au calme dans les bois, et des moniteurs de colos responsables : pas de drogue, pas d'alcool et surtout pas de sexe. Bref, Jason, un puritain qui s'ignore et réglant ses désaccords à la machette. Plutôt qu'envoyer vos progénitures en colo parce qu'elles vous ont tapé sur les nerfs durant l'année, préférez des vacances en famille, ça fait pas de mal. Conseil de Jason Voorhees, moraliste.
2. Massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre) de Tobe Hooper (1974)
Mais quelle idée de passer par un trou paumé du Texas ? Chacun sait que c'est le bastion des rednecks dégénérés, des pires tueurs en série ou des maniaques anthropophages. Bref, l'Etat que vous bannissez de votre road trip aux States. Surtout depuis Massacre à la tronçonneuse, où une bande d'amis un peu hippie sur les bords, en route pour visiter la tombe du grand-père de l'un d'eux, s'est fait transformer en barbaque par une famille de cannibales. Un film clé, définitif et droit dans les bottes de son époque. Sur laquelle, avec son esthétique hyperréaliste (empruntée au documentaire pour renvoyer aux reportages sur le Vietnam), Tobe Hooper pose un regard nihiliste et inquiet. L'homme y est transformé en matière, vulgaire morceau de viande promis à nourrir une Amérique barbare et invisible. Il est un combustible animal mis au niveau d'un bœuf, à une période où le pays erre en pleine crise existentielle, revenu des idéaux libertaires et sans nouvelles perspectives, empêtré dans une guerre à l'autre bout du monde dont les images sont autant d'atrocités. Hooper signe une œuvre de la désillusion, intense, implacable, anxiogène. Un road movie s'enfonçant dans un monde primitif à la violence frénétique et répétitive, presque mécanisée. Massacre à la tronçonneuse, c'est un peu la fin de l'Histoire. Méfiez-vous décidément des maisons isolées, elles cachent la monstruosité du monde que nous ne voulons voir. Et pour se gâcher les vacances, rien de tel parfois que la vérité.
1. Délivrance (Deliverance) de John Boorman (1972)
Depuis Délivrance, tout le monde sait qu'une petite virée entre amis dans la nature peut virer au cauchemar. Inventeur du survival, mille fois repris depuis et à toutes les sauces, le film de John Boorman est devenu une référence. Une œuvre éprouvante, stressante, aussi bien physiquement que moralement. Délivrance laisse des traces, qu'on aime ou déteste n'est pas la question, il traumatise (ce qui pourrait être une bonne raison de l'éviter). Boorman transforme un trek écolo en enfer. Le mythe d'un retour à la nature, alors en poupe et sur les bases réactivées de Thoreau, est une dangereuse illusion. L'homme doit accepter la civilisation, son rêve d'un paradis perdu ne peut le conduire qu'à une régression barbare dont il fait ici l'effroyable expérience. En allant à l'encontre des utopies encore en vogue en ce début des années 70, Boorman tire donc un constat dur mais lucide. Ceci lentement, au fil d'une intrigue sans fioritures et filmée avec une certaine ampleur. Vous savez maintenant quel film montrer à ce groupe d'amis vaguement néo hippies qui vous sollicite pour partir camper en forêt. Ou alors changez d'amis.
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Posté par Soso le 31.07.09 à 11:46 | tags : réalisateur, bande annonce, comédie
1Un trailer original pour le dernier né des frères Coen, en espérant que A Serious Man soit à la hauteur de ce mini-clip obsessionnel.
Malheureusement rien n'est moins sûr après le sympathique mais indolent Burn After Reading. Appuyés d'un casting de choc, les frères Coen s'appliquaient à caricaturer avec l'humour qu'on leur connaît leurs acteurs, démontant du même coup les artifices du star système. Si George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand ou John Malkovich s'y prêtaient avec brio, l'intrigue, gaiement absurde mais trop dispersée, ne parvenait pas à maintenir l'attention du spectateur devenu exigent avec les frérots.
Les Coen, avec cette dernière oeuvre, restent dans la comédie mais s'orientent du côté d'une dramaturgie plus intimiste : en nous plongeant en 1967, ils nous font vivre les tribulations de Larry Gopnik, un professeur de confession juive quitté par sa femme et responsable de son frère autiste. A Serious Man n'abandonne donc par le penchant loufoque cher aux Coen mais semble l'aborder de façon plus obscure, et met cette fois en scène des acteurs méconnus : Michael Stuhlbarg, Sarri Lennick, Richard Kind.
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Posté par JDittmar le 30.07.09 à 19:38 | tags : remake, short list
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La copie est l'une des problématiques constantes de l'histoire de l'art, quelle que soit la forme empruntée. Le cinéma ne pouvait donc en être exempt. Qu'il ait des vertus artistiques ou purement commerciales (déficit de créativité), le remake interroge. Il demande de se situer dans une histoire et pose les conditions d'un maniérisme dont certains sauront se détacher. Le remake au cinéma est un peu le premier regard cinéphile mis en pratique. Pour le pire, il ne sait se débarrasser d'une forme de nostalgie et ressasse les images qu'il habite parfois mollement. Pour le meilleur, il transforme ou déforme sa mélancolie et rompt avec les regrets pour se situer hors du temps. Comme un signe notable, le remake est aussi, dans la plupart des cas, une exclusivité hollywoodienne. Le nouveau monde, terre ou promesse de toutes les autres, destination terminale de l'Histoire, est donc celui le moins embarrassé à l'idée de puiser dans ce qui préexiste, voire ce qu'il a lui-même produit. De là à y voir un puissant signe propre à la modernité, parfois contradictoire, il n'y a qu'un pas. Mais place aux films. Ce ne sont peut-être pas les meilleurs, beaucoup manquent à l'appel, et il y a de quoi discuter. Mettons que ce sont nos favoris, ou qu'ils expriment une certaine idée du remake.
10. Vendredi 13 (Friday the 13th) de Marcus Nispel (2009)
Depuis quelques années, les remakes des plus grands succès du cinéma d'horreur pullulent : La Colline a des yeux par Alexandre Aja, l'excellent Halloween par Rob Zombie, on en passe et pas forcément des meilleurs. Produit par Michael Bay, à qui l'on doit également un remake mésestimé de Massacre à la tronçonneuse, déjà par Marcus Nispel, Vendredi 13 s'impose aisément parmi les meilleures reprises du genre. Plus proche du reboot, le film est une relecture modeste mais efficace et lucide du roi des slashers (au moins pour sa longévité). Nispel a tout compris à la saga, qu'il théorise et filme avec une mise en scène carrée, entièrement vouée à la mécanique froide, sèche, besogneuse de Jason, décimant avec la brutalité froide qu'on lui connaît une bande de jeunes dépravés. Somptueusement éclairé par Daniel Pearl, le film est de loin le meilleur de toute la saga. Preuve que la copie peut surpasser l'original. Ou plus radicalement : Nispel, petit-maître doué du nouveau cinéma d'horreur, tourne ici le premier Vendredi 13.
9. L'armée des douze singes (Twelve Monkeys) de Terry Gilliam (1995)
Peut-être le meilleur film de Terry Gilliam. Remake hollywoodien, intelligent et inattendu de La Jetée de Chris Marker (court métrage de science-fiction composé de photographies avec une lointaine influence empruntée à Vertigo),L'Armée des 12 singes reprend d'une belle manière le canevas de son matériau d'origine, qu'il alimente et amplifie sans jamais le trahir ou vouloir le surpasser, mais plutôt le réinventer de toutes pièces. Le film le plus cinéphile de Gilliam.
8. Assaut (Assault on Precint 13) de John Carpenter (1976)
Assaut, un remake ? Oui et non, ou pourquoi il est justement intéressant de le situer dans cette liste. John Carpenter, grand obsédé d'Howard Hawks, comme chacun sait, signe ici son hommage à Rio Bravo - tout un symbole, pour un film que certains considèrent comme l'œuvre pivot d'une certaine clôture historique propre au cinéma hollywoodien. On aurait pu citer aussi The Thing, qui lui est un remake beaucoup plus officiel (de Hawks encore), mais Assaut est plus passionnant en tant qu'objet s'engouffrant dans un maniérisme avec pour but de l'annuler : Carpenter créant de nouvelles figures héroïques devant moins à une forme de nostalgie que de célébration absolue qui les aide à survivre. Tout en recontextualisant le western qui lui sert de matrice dans un nouveau paysage urbain plus adapté à son époque, Carpenter signe un film d'action viril où son sens aigu de l'espace, du cadre et du scope s'impose déjà avec un goût assuré et fiable pour le classicisme. Trente ans plus tard Jean-François Richet réalisera le remake d'Assaut, mais comme les copies de copies de nos vieilles VHS, on y voit plus rien.
7. Les sept mercenaires (The Magnificent Seven) de John Sturges (1960)
Premier film hollywoodien, de mémoire, à reprendre un succès du cinéma asiatique (Les Sept samouraïs d'Akira Kurosawa), Les Sept mercenaires de John Sturges se paie pour le coup un casting de stars : Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, James Coburn, et aussi le luxe de dépasser l'original avec cette version western mise en musique par Elmer Berstein. Mais c'est une affaire de goût, donc de critères esthétiques. Seulement ? Peut-être pas. Sans doute aussi de talent, d'intelligence et parce que la volonté propre à Sturges de revitaliser le genre alors qu'il tombe en désuétude, avec un style impersonnel, presque mécanisé, reprenant tous les codes et motifs à coups de morceaux d'anthologies, en fait un objet presque pop. Il ouvrira un peu la porte au western italien, où il y aura à boire et à manger. Kurosawa signait un film d'auteur (célébré partout et par tous), Sturges un film d'artisan populaire réclamant encore un peu de rêve. Mieux, il en donne. Notre choix est fait.
6. Thomas Crown (The Thomas Crown Affair) de John McTiernan (1999)
Premier remake du talentueux John McTiernan avant le trop mésestimé Rollerball, également de Norman Jewison à l'origine, Thomas Crown est une démonstration de style et d'élégance, un film gratuit et sans profondeur, tourné avec une nonchalance assumée et parfaitement cohérente. Réalisé par un McTiernan alors dans une mauvaise passe avec Hollywood (échec du sublime 13ème Guerrier, remonté comme un salaud par Crichton), et sur une idée de son complice Pierce Brosnan (parfait dans le rôle principal), le film résout la question du remake de la manière la plus simple qui soit : il ne se situe pas dans une histoire des formes propre au film d'origine, auquel il rendrait hommage ou tenterait d'en redéfinir l'esthétique, mais emprunte son intrigue pour la plier à son propre style, dont l'objectif est de se rendre visible en soi (comme pure action formelle de la pensée), sans repasser par le maniérisme. Son seul souci peut-être avec le Jewison est de maintenir ce goût pour le charme et la grâce, une certaine idée de la classe avec quelque chose d'aristocratique. Mais selon McTiernan, qui conscient de ce qu'il fait et théoricien, émiette des références à Magritte tout au long d'un film génialement décoratif où l'image se montre en tant que telle.
5. Obsession de Brian De Palma (1976)
Second cas d'école de notre petite liste. De Palma, bouleversé par Hitchcock et Antonioni (Blow Out), livre avec Obsession sa relecture de Vertigo - film trauma de toute une génération, comme Psychose, que plus tard Gus Van Sant dupliquera. Remake ou hommage alors ? Un peu des deux, mais peu importe au fond, l'essentiel ne résidant pas dans le comptage des points et donc le filage des références, plutôt dans la capacité qu'a De Palma à faire dériver la vieille question du maniérisme ou de la déconstruction postmoderniste, pour produire de nouvelles images à partir de celles qui composent sa mémoire cinéphile. Obsession, titre programmatique, est donc plus qu'un remake de Vertigo. C'est un ressassement esthétique, motivique, mnésique (le film s'intitulait au départ Déjà-vu), convoquant certes Hitchcock (Vertigo et aussi Rebecca, Marnie ou Psychose), mais pour créer un cinéma différent dont l'origine, l'image et son histoire, est finalement contredite pour en sortir. La copie chez De Palma est un art de la visibilité. Il est à la fois le plus maniériste de sa génération et celui qui paradoxalement s'acharnera probablement le mieux à en démolir les bases.
4. Le Convoi de la peur (Sorcerer) de William Friedkin (1977)
Remake du célèbre Salaire de la peur d'Henri George Clouzot, Le convoi de la peur (ou Sorcerer en VO), compte parmi les chefs-d'œuvre de William Friedkin, si ce n'est peut-être son meilleur. Un film radical, moite, anxiogène, où Roy Scheider et Bruno Cremer s'enfoncent dans une jungle transformée en enfer végétal, dans un seul but : l'argent. Ce voyage désespéré vers un objectif toujours plus absurde au fil du récit, prend progressivement une puissante dimension nihiliste. Les personnages évoluent dans un climat violent, crasseux, épuisant, forcés d'avancer comme poussés par une fatalité dont les enjeux se dissolvent pour finir par se résumer à un squelette pourri et abstrait. La musique de Tangerine Dream, parfait contrepoint du film, complète une œuvre intense et bien plus visionnaire que l'original, pourtant non négligeable.
3. Scarface de Brian De Palma (1983)
De Palma encore à l'honneur, pour son remake mythique de Scarface. Tout a déjà été dit sur ce film adulé et vénéré parfois pour de mauvaises raisons. De Palma, sur un script d'Oliver Stone et avec une musique de Giorgio Moroder, rend ici hommage aux films de gangsters des années 30. Pas seulement à Hawks, mais aussi ceux avec James Cagney dont Tony Montana dit s'être inspiré pour apprendre à parler anglais. Le personnage, inoubliable sous les traits d'Al Pacino, fait encore aujourd'hui l'objet d'un culte délirant, alors qu'il est pourtant l'un des plus antipathiques qu'on connaisse : ultra violent, arriviste, psychopathe, vulgaire, incestueux, son destin d'immigré cubain transformé en baron de la drogue aux allures d'empereur romain (toute l'architecture du film durant la dernière partie), le conduit à une déchéance définitive et brutale avec laquelle s'écroule un pan symbolique de l'American Dream (le racisme omniprésent n'étant qu'un autre des symptômes mis en exergue). De Palma et Stone recontextualisent brillamment dans les 80's le film de Hawks qui s'avère, à l'inverse des idées reçues, une des influences majeures du réalisateur dont il emprunte la transparence.
2. True Lies de James Cameron (1994)
Quand Hollywood décide de faire le remake d'un film français, étrangement (ou pas), les studios ne peuvent s'empêcher d'aller chercher le pire de nos comédies populaires. Généralement, la copie est aussi mauvaise que l'originale (Trois hommes et un bébé, Neuf mois aussi). Exception confirmant la règle (côté américain) : True Lies de James Cameron, inspiré de La totale par Claude Zidi. Loin du Titanic ou de Terminator (à la fois pas tant que ça), Cameron prouve avec une virtuosité implacable qu'il est aussi très doué pour la comédie romantique. Ce qui ne l'empêche pas d'utiliser les effets spéciaux pour proposer systématiquement de l'inédit, mais toujours au service d'une dynamique des situations et du récit, qui prend ici des proportions délirantes et explosives, tout ça pour un bête soupçon d'adultère (autant dire le dérisoire pour le grandiose, presque du Lubitsch revisité par le film d'action au format blockbuster). Schwarzenegger n'a jamais été aussi drôle et True Lies figure définitivement sur le podium des meilleurs films des années 90. Zidi aura au moins été utile à quelque chose.
1. Elle et lui (An Affair to Remember) de Leo McCarey (1957)
Pile un an après Hitchcock retournant lui-même L'Homme qui en savait trop (la première version datant de 1934 avait été réalisé en Angleterre), Leo McCarey s'auto-remake avec Elle et lui, adapté son succès éponyme tourné dix-huit ans plus tôt. Eponyme ? En France, pas aux Etats-Unis, où de Love Affair on passe au subtil An Affair to Remember. De l'un à l'autre le casting change : Cary Grant et Deborah Kerr remplacent Charles Boyer et Irene Dunne, mais l'intrigue reste la même. Le film adopte au passage la couleur et il sera le patron définitif de la comédie romantique hollywoodienne. Maintes fois copié depuis et rarement sinon jamais égalé, Elle et lui demeure encore aujourd'hui un film parfait, un chef d'œuvre d'élégance et d'équilibre. Il sera l'un des derniers films de McCarey, un peu comme si avec le temps et l'âge, ce génie de la comédie des années 30 avait atteint un degré d'accomplissement dont la sérénité, omniprésente dans chaque plan, avait atteint son paroxysme. Une manière de boucler la boucle pour finir sa carrière apaisée, avec une œuvre sentimentale qui est aussi l'une des plus belles déclarations d'amour au cinéma.
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Posté par JDittmar le 28.07.09 à 19:04 | tags : short list
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Figure historique du cinéma expérimental américain, Jonas Mekas a passé sa vie à filmer son quotidien, ses proches, inlassablement, sa Bolex 16mm à la main, détournant le home movie pour bâtir un grand projet autobiographique dont l'esthétique pointilliste n'appartient qu'à lui. This Side of Paradise, achevé en 1999, est un montage d'images tournées au début des années 70, durant un été, où Mekas accompagne Jackie Kennedy, sa sœur Lee et leurs enfants respectifs à Montauk, dans une maison prêté par Warhol (que l'on croise). Un film court (35mn), ponctué par des jeux d'enfants, la plage, une ambiance oisive, un pur concentré de joie et d'innocence, coupé du monde. Les vacances selon Mekas, entre mélancolie et une certaine idée du bonheur, à jamais fixée sur pellicule.
9. Liberté Oléron de Bruno Podalydès (2001)
Deuxième long des frères Podalydès après Dieu seul me voit, Liberté-Oléron est un film de vacances en famille drôle et tragique, presque inquiétant, toujours sur le fil. Une comédie balnéaire comme ravagée par la menace d'une marée noire. La fantaisie y semble toujours à deux doigts de verser dans l'épouvante, pour rebasculer sans cesse, tout en laissant une plage d'incertitude. Les vacances peuvent être un bout de paradis au milieu du quotidien, mais aussi un cauchemar.
8. Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati (1953)
On ne présente plus Les vacances de monsieur Hulot. Tati mélange de nouveau avec style et audace le burlesque à l'étude sociologique, focalisée cette fois sur les loisirs de masse qui explosent avec l'après-guerre. Il sera l'un des rares à capter avec autant de finesse, de lucidité et d'humour (le film est une avalanche de gags), les habitudes des touristes en vacances, qui ici, depuis leur station balnéaire bretonne, reproduisent les routines d'un quotidien auxquelles ils croivent échapper. Entre analyse et essai poétique, Tati tourne peut-être l'un des plus grands portraits des congés-payés. Certainement le plus drôle.
7. Quoi de neuf Bob ? (What About Bob ?) de Frank Oz (1991)
Si Quoi de neuf Bob ? n'est peut-être pas le film le plus célèbre de Bill Murray, il est certainement un de ceux qui comptent le plus pour ses fans. L'acteur, dans le rôle d'un doux dingue pourrissant les vacances de son psy (Richard Dreyfuss, génial en freudien à bout de nerfs), fait des étincelles dans cette comédie de l'inégal mais sympathique Frank Oz. Jamais ridicule, imprévisible, déjanté, hilarant, exaspérant et à la fois génial dans son personnage de parasite naïf, il finit par être hyper émouvant tout en se payant le luxe de réconcilier la famille névrosée de son psy. Les vacances étant le lieu idéal pour cette grande thérapie de groupe se concluant avec beaucoup d'amour, et une gentille calotte à l'adresse des petits bourgeois. Une des meilleures comédies américaines des années 90 avec Un jour sans fin.
6. Une Grande année (A Good Year) de Ridley Scott (2006)
Une Grande Année ne fera pas l'unanimité. Tant pis. Russell Crowe quittant une vie absurde et matérialiste de broker cynique à la City, pour filer le parfait amour avec Marion Cotillard dans le sud de la France, on aime et on assume. Un film de vacances existentiel, philosophique ; un film de fuite où l'absolu, qu'on croyait avoir oublié ou inaccessible, est un point de mire possible. Naïf, caricatural ? Non, limpide. Une grande année est un film aristocratique et aussi la première vraie comédie romantique de Ridley Scott, ce qui n'est pas une mince affaire pour celui qui se révèle toujours plus sentimental.
5. La Faute à Rio (Blame it on Rio) de Stanley Donen (1984)
Le dernier film de Stanley Donen (avant un obscur téléfilm en 1999), et peut-être ce qu'il a fait de mieux depuis les 60's - par la suite sa carrière n'ayant cessé de décliner ou de s'égarer, quand ce génie du musical ne reniait pas lui-même ses films passés, y compris les chefs-d'œuvre. Avec en vedette Michael Caine, tombant amoureux de la fille de son meilleur ami lors d'un séjour sous le soleil de Rio, Donen signe ici un film drôle, élégant, sexy, effrontément dénudé, qui rappelle que la jeunesse éternelle crépite à l'âge de la retraite.
4. Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu (1953)
Voyage à Tokyo n'est peut-être pas le chef-d'œuvre d'Ozu, comme on l'a souvent répété, mais assurément un de ses films les plus poignants. L'histoire de ce couple de retraités délaissés par leurs enfants, trop accaparés par leur vie professionnelle pour s'occuper de leurs parents venus en vacances à Tokyo, est un crève-cœur universel. Ozu filme son grand sujet : l'impermanence des choses, le passage du temps au sein d'une famille, l'écart inéluctable des générations, les mutations de la société japonaise et du monde en général.
3. Brigadoon de Vincente Minnelli (1954)
N'en déplaise à Vincente Minnelli lui-même, qui considérait le film comme un échec, Brigadoon est l'un de ses chefs-d'œuvre. Gene Kelly, New-Yorkais en vacances dans une province reculée d'Ecosse où il découvre un village ressuscitant tous les cent ans, y plaque sa vie mondaine, futile, bruyante, vulgaire, pour vivre un amour éternel avec la belle Cyd Charisse. A la réalité, il préfère le rêve, l'illusion, le conte de fée, un univers fantasmatique et rétro coupé du monde où règnent la danse et la fête. Une grande promesse réalisée d'immortalité, ou une certaine idée des vacances pour l'éternité.
2. Conte d'été d'Eric Rohmer (1996)
On aurait pu remplir cette liste uniquement avec des films d'Eric Rohmer. Personne mieux que lui n'a filmé des personnages en vacances : La collectionneuse, Le genou de Claire, Pauline à la plage, on en passe et des meilleurs. Le temps des vacances, si propice aux jeux de l'amour et du désir, aux petits désordres sentimentaux et existentiels, et avec eux toute la série d'enjeux et de dilemmes qu'ils suggèrent, est donc l'espace privilégié et constant de Rohmer depuis ses débuts. Conte d'été, où Melvil Poupaud erre entre trois perspectives amoureuses sur les plages de Dinard, a une place chérie dans notre cœur. D'abord parce que le film est très beau, drôle, brillant et qu'on retrouve Amanda Langlet en maillot de bain. Ensuite parce que c'est celui qui nous a fait tomber définitivement chez les rohmériens.
1. Un été chez grand-père de Hou Hsiao Hsien (1984)
On aurait pu mettre un film de Rohmer en haut du podium. Mais Un été chez grand-père d'Hou Hsiao Hsien demeure l'un de nos plus beaux souvenirs de vacances au cinéma. L'influence d'Ozu, omniprésente presque autant que celle plus inattendue de Pialat, parcourt cette œuvre cristalline, lumineuse, sur deux enfants, un jeune garçon et sa petite sœur, envoyés pour quelques semaines chez leur grand-père, à la campagne, alors que leur mère est malade. Hou Hsiao Hsien compose une œuvre dense et magistrale sur l'enfance et la famille, baignée dans une atmosphère estivale captée avec un sens aigu du naturalisme. Un film limpide et précis, où chaque événement naît du détail et par la durée, dans l'agencement successif de blocs de scènes. Subtilité, grâce, lucidité et apparente simplicité font d'Un été chez grand père une pièce maîtresse de l'œuvre d'Hou Hsiao Hsien.
Crédit photo : Rémy Russotto
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Juste pour le plaisir, un spot de quatre minutes du très attendu G.I. Joe de Stephen Sommers, qui sort la semaine prochaine.
Un casting prometteur, avec Channing Tatum (Lost), Marlon Wayans (Requiem for a dream, Scary Movie), Sienna Miller (Le mystère de l'étoile) ou Rachel Nichols (Star Trek), mais aussi le français Said Taghmaoui (La Haine, Wanted).
En VF, certes, ce qui n'enlève cependant rien aux effets spéciaux, époustouflants :
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Posté par Soso le 28.07.09 à 10:56 | tags : bande annonce, adaptation, cinéma fantastique, production
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Oliver Parker peint une énième adaptation du célèbre Portrait de Dorian Gray, un pari risqué dont la bande-annonce toute chaude nous donne un avant-goût. Au casting : Ben Barnes (Le Monde de Narnia), Rebecca Hall (Vicky Cristina Barcelona) et Colin Firth (Valmont, Love Actually, Mamma Mia !).

Oscar Wilde, qui à dessein, n'a voulu écrire qu'un seul roman, n'aurait sans doute jamais pu imaginer que Le Portrait de Dorian Gray ferait l'objet de tant d'adaptations. En dépit des considérations esthétiques de son auteur qui estimait que c'est le style qui fait la réussite en art, la postérité aura surtout retenu l'histoire de son chef d'œuvre. Après Phillips Smalley (1913), Albert Lewin (1945) ou Ducan Roy (2006), le réalisateur Oliver Parker, exercé aux réécritures d'œuvres littéraires revisite à son tour le mythe du jeune dandy irlandais, dont un portrait, peint de façon si réaliste, parvient à capturer l'âme. Après avoir accepté un pacte diabolique avec Lord Henry Wotton, Dorian voit vieillir la toile à sa place. Assuré de sa jeunesse éternelle, il succombe alors à une vie de débauche, masquée par la beauté de son visage d'ange. Mais la toile, reflet de son âme, porte les stigmates du temps et surtout la laideur de ses actes. Un réceptacle à protéger à tout prix...
Une histoire géniale portée par l'esthétique des bas-fonds londoniens de la fin du XIXe, dont l'élégance mêlée à la déliquescence rend propice une stylisation romantique et sombre de la narration - qui peut aussi facilement sombrer dans le gothico-kitch. Si la monstruosité de Dorian Gray est toute psychologique et philosophique, elle est aussi contemporaine de l'émergence de ces créatures vampiriques qui peuplent aujourd'hui nombre de films (Twilight) et de séries (True Blood). Succès desquels pourrait profiter la production. L'affiche, les premières photos et la bande-annonce (voir en deçà) semblent bien annoncer que ce nouveau film use de la dimension fantastique autant que philosophique du sujet, mais rappellent aussi la facture surfaite d'une production à la Underworld ou Van Helsing. La sortie est prévue en VO pour la rentrée, mais aucune date n'est encore précisée pour la France.
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Posté par JDittmar le 24.07.09 à 16:38 | tags : short list, musique au cinéma
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Pour initier cette série, nous avons choisi de commencer en musique, comme tout bon générique d'introduction hollywoodien. Voici donc le top 10 des plus grandes apparitions, en tant qu'acteur ou actrice, des musiciens, compositeurs ou interprètes, de l'histoire du cinéma.
Musique et verdict ici:
Voir le diaporama des dix plus grandes apparitions de musiciens à l'écran
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Posté par Damien L. le 24.07.09 à 15:31 | tags : guerre, bande annonce, you tube

Après Les Femmes de l'ombre l'an passé, voici un nouveau film français dont le sujet et le titre évoquent L'Armée des ombres, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Melville. Réalisé par Robert Guédiguian, L'Armée du crime retrace en effet le parcours du groupe Manouchian, qui résista à l'occupant allemand et au régime de Vichy avant de se faire démembrer au début de l'année 1944.
La bande-annonce dessine les contours d'un film intense et romanesque, qui transcende les limites de son budget. Le résultat s'annonce ainsi plus trépidant que les tièdes Femmes de l'ombre.
Présenté hors-compétition au Festival de Cannes, L'Armée du crime réunit Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Grégoire Leprince-Ringuet, Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. Le film sortira le 16 septembre.
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Miles Fisher, l'homme qui a commis une des meilleures imitations de Tom Cruise, se glisse ici dans la peau de Patrick Bateman/Christian Bale, le héros sanguinaire d'American Psycho. Un hommage au personnage de Bret Easton Ellis où l'acteur/imitateur/chanteur revisite une chanson des Talking Heads et adopte à la perfection les expressions de Bale :
Pour mémoire, la parodie de la vidéo mythique de Tom Cruise sur la Scientologie par Miles Fisher, dans Super-Héros Movie :
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Quatrième collaboration entre Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio, Shutter Island sortira en France le 14 octobre 2009. L'affiche internationale, qui vient d'être dévoilée, opte pour une tonalité plus que sombre. Tapi dans l'ombre, Leonardo DiCaprio fait la grimace et éclaire pour nous la pluvieuse prison du film, qui n'est pas sans évoquer Alcatraz. On notera aussi la tagline, aussi sinistre que laconique : "Someone is missing" ("Il manque quelqu'un").
Cette image cherche à préparer le public à la noirceur du projet. Adapté d'un roman de Dennis Lehane (Mystic River, Gone Baby Gone), Shutter Island se présente en effet comme un thriller d'épouvante. Malgré les inquiétudes qu'a pu faire naître la bande-annonce, nous attendons le film de pied ferme.
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Posté par Van le 23.07.09 à 11:23 | tags : you tube, adaptation, cinéma fantastique, bande annonce
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Un tout premier teaser du très attendu Alice au Pays des merveilles de Tim Burton est en ligne sur YouTube. Après les très belles photos de la production, ces images nous donnent évidemment une idée plus précise du monde dans lequel Burton compte nous entraîner, un monde aussi merveilleux que maudit, sans doute assez proche de celui originellement imaginé par Lewis Carroll.
Tous les personnages ou presque sont introduits dans ce teaser, Johnny Depp en extravagant chapelier fou, Helena Bonham Carter en reine de coeur flippante à souhait, les jumeaux, le chat, le lapin... Alice (Mia Wasikowska) en revanche ne dégage rien de bien passionnant pour l'instant.
Pour créer cet univers étrange, Burton a en tous cas visiblement opté pour le tout-numérique.
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Posté par Damien L. le 22.07.09 à 18:14 | tags : festival de cannes, acteur, césars

Un Prophète sort le 26 août dans les salles françaises. Nous vous proposons déjà un entretien avec Tahar Rahim, le brillant acteur qui porte sur ses épaules ce film de Jacques Audiard.
Après le docu-fiction Tahar l’étudiant (2005), un rôle de policier dans A l'intérieur et une prestation remarquée dans la série La Commune (créée par Abdel Raouf Dafri, également auteur du scénario original d’Un Prophète), Tahar Rahim a connu les honneurs de la compétition cannoise (Un Prophète a remporté le Grand Prix du dernier Festival de Cannes).
Dans son entretien avec Fluctuat, Tahar Rahim nous parle de la façon dont il a abordé le rôle de Malik (le fameux Prophète), de ses désirs d'acteur et des éventuelles récompenses que pourrait lui valoir le film de Jacques Audiard.
Voir notre entretien avec Tahar Rahim
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Posté par Soso le 22.07.09 à 13:16 | tags : super héros, adaptation
1Le projet ayant finalement été abandonné par Stephen Chow, le super-héros de la série Le Frelon vert sera bientôt porté à l'écran par le Français Michel Gondry, auteur de Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004), La Science des Rêves (2006) ou Soyez sympas, rembobinez (2008), mais aussi de clips pour Björk, IAM, The Rolling Stones ou Radiohead. Au casting : Cameron Diaz, Nicolas Cage et Seth Rogen.
Si le titre, The Green Hornet en VO, n'évoque peu ou prou au lecteur, Le Frelon vert est une série diffusée aux Etat-Unis entre 1966 et 1967 sur ABC et en 1986 en France sur Canal +, qui tient son héros d'une BD. Rédacteur en chef du Daily Sentinel dans la vraie vie, Britt Reid, alias le frelon vert (Van Williams), combat le crime aidé de son fidèle valet Kato (Bruce Lee), un maître en arts martiaux, et de sa Black Beauty, voiture géniale qui recèle une multitude de gadgets.
Sorti la même année que Batman mais moins sexy que la chauve-souris noire, avec laquelle l'amalgame n'est pas à faire, le héros qui combat des méchants sans doute trop ordinaires ne connaît pas le même succès que son alter-ego, et la deuxième saison ne voit pas le jour. C'est toutefois grâce à la série que Bruce Lee fait ses armes à Hollywood et il la revisitera plus tard avec son film La Fureur du Dragon (1972), dans lequel il joue aux côtés de Chuck Norris, l'année qui précède son décès.
La mort du petit dragon redonne un second souffle au Frelon vert, et un long-métrage est fabriqué à partir des meilleurs épisodes de la série. Quentin Tarantino rend à son tour hommage à la série dans Kill Bill : volume 1 (2003), et en réutilise la musique originale. Si un véritable remake de cette série, devenue culte malgré l'insuccès qui a marqué ses débuts, était prévu depuis longtemps, c'est donc Michel Gondry qui remonte à nouveau le temps et signera les aventures du super-héros au cinéma, incarné par Seth Rogen (40 ans, toujours puceau, SuperGrave), aux côtés de Nicolas Cage et Cameron Diaz, dont le personnage féminin, inexistant dans la série, n'est pas encore déterminé. Un peu de patience, toutefois, avant de pouvoir se réjouïr des effets spéciaux gondriesque dans ce qui s'annonce plutôt comme une parodie, puisque la sortie est prévue pour le 14 juillet 2010.
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Posté par Soso le 21.07.09 à 17:41 | tags : documentaire, tournage, biopic, musique au cinéma
On l'avait supputé, imaginé, annoncé... et ce sont finalement les studios Sony Pictures, qui se préparent à accoucher du premier long-métrage sur Michael Jackson. Nos prévisions, suppositions et fabulations sur l'acteur capable d'interpréter The King of pop sont pour l'instant balayées d'un mouvement de caméra (ou d'un allongement de billets verts) qui donne finalement raison à Johnny Depp, puisque ce film sera bien interprété... par « Michael Jackson lui même » (voir notre article).
Annoncé comme un "long-métrage" dont on ne connaît pas le traitement final (documentaire ? succession de lives ? il ne s'agit en tout cas pas d'un biopic), ce film sera réalisé à partir des 80 heures de rushs filmés lors des répétitions pour la tournée que Michael s'apprêtait à donner à Londres. Et qui est pressenti pour la réalisation ? On vous le donne en mille, il s'agit du réalisateur et chorégraphe Kenny Ortega, qui a « commis » le High School Musical 3 : nos années lycée.
AEG Entertainment devrait céder les droits à Sony qui détient déjà le monopole sur les chansons de Michael, pour la coquette somme de 50 millions de dollars. Les studios étant soucieux de ne pas laisser passer le buzz de la mort du chanteur, Ortega s'est déjà attaqué au montage et la sortie est annoncée pour le 30 octobre aux Etats-Unis. Le temps ne presse pas pour le réalisateur, qui n'attaquera pas le remake Footloose (Remake) avant mars 2010, en attendant que lui revienne sa star fétiche, Chase Crawford, du tournage de Gossip Girl.
Le film, qui pourrait sortir en qualité 3D, se composera de trois vidéos et contiendra une nouvelle version de Thriller.
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Prévu pour janvier 2010, le biopic Serge Gainsbourg (vie héroïque) dévoile ses premières images. Une vidéo courte, qui introduit les looks de Serge Gainsbourg (joué par le très cabotin Eric Elmosnino) et de Jane Birkin (jouée par Lucy Gordon, disparue en mai dernier).
Première réalisation de l'auteur de B.D Joann Sfar, Serge Gainsbourg (vie héroïque) compte également dans ses rangs Laetitia Casta, Anna Mouglalis, Philippe Katerine, Sara Forestier, Mylène Jampanoï et Yolande Moreau.
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Posté par Van le 21.07.09 à 11:10 | tags : you tube, noir et blanc, classique
2En l'honneur des 40 ans des premiers pas de l'homme sur la Lune, petit retour aux sources avec Georges Méliès (et une voix off particulièrement pénible) :
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Premier long-métrage du journaliste Yannick Dahan et de Benjamin Rocher (le duo avait réalisé le court-métrage Rivoallan), La Horde est une nouvelle tentative de faire revivre en France le genre fantastique/horreur.
Le sujet : dans une tour HLM située au Nord de Paris, une bande de malfrats et les policiers qui les pourchassent se retrouvent confrontés à une horde de zombies; ils devront alors faire équipe.
Outre la relative banalité du pitch, on remarque que les récents films d'horreur hexagonaux sont souvent réalisés par des duos (c'était le cas pour Ils et A l'intérieur).
Voici le premier teaser de La Horde, dont la date de sortie n'est pas encore fixée.
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Posté par Van le 20.07.09 à 11:03 | tags : animation, disney, you tube, bande annonce, adaptation, films perdus
Avant de finir entre les mains de Spike Jonze, Max et les maximonstres fut un temps entre celles des studios Disney qui ne parvinrent jamais à aller au bout du projet. En 1983, un certain John Lasseter commence à travailler à l'adaptation du livre de Maurice Sendak (Where the Wild Things Are en VO), mais le projet capote pour raisons financières, et Lasseter se fait virer de chez Disney.
Quelques brèves images sont visibles en ligne, qui montrent au passage les balbutiements de l'animation numérique.
Comme chacun le sait, John Lasseter, à la suite de cet échec, partit faire de Pixar l'immense studio d'animation qu'il est aujourd'hui et que Disney a racheté en 2006. La boucle était bouclée. On peut se demander d'ailleurs pourquoi Lasseter - qui a réalisé les premiers Pixar, de Toy Story à Cars, et qui est producteur exécutif de tous les autres - n'a jamais retenté l'expérience une fois devenu riche et célèbre.
Finalement, le livre de Maurice Sendak est adapté par Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich), et sortira en octobre prochain. Voici la bande annonce :
(Via)
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Posté par Damien L. le 18.07.09 à 09:00 | tags : you tube, bande annonce
1
Lauréat du Grand Prix de la Semaine de la Critique 2009, le très beau Adieu Gary sort mercredi 22 juillet. Pour son premier long-métrage, Nassim Amaouche invente le western onirico-social et met en scène Jean-Pierre Bacri, Dominique Reymond (récemment vue dans L'Heure d'été et Le Plaisir de chanter), Yasmine Belmadi (vu dans Wild side et Beur blanc rouge) et Sabrina Ouazani (vue dans L'Esquive et Paris).
La bande-annonce rend bien l'atmosphère tendre et implacable du film, joli représentant estival d'un cinéma français en pleine santé.
- Lire la critique de Adieu Gary.
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Posté par Damien L. le 17.07.09 à 12:53 | tags : casting, adaptation, bande annonce, you tube, box office, comédie
3
Adaptation des très populaires livres de Sempé et Goscinny, Le Petit Nicolas sortira le 30 septembre. Avec son casting de poids lourds comiques (Valérie Lemercier, Kad Merad, Michel Galabru, Daniel Prevost, Anémone, Sandrine Kiberlain et François-Xavier Demaison), le film de Laurent Tirard (réalisateur de Mensonges et trahisons et Molière) pourrait bien devenir le grand succès français de l'année 2009.
Il faudra pour cela que la sauce prenne auprès de toutes les générations et que le film ne souffre pas de la concurrence des autres sorties hexagonales que seront Lucky Luke (sortie le 21 octobre) et Micmacs à tire-larigot (sortie le 28 octobre).
Les différents teasers du Petit Nicolas sont actuellement projetés durant les séances d'Harry Potter et le Prince de sang mêlé, preuve de l'appétit du distributeur. Voici un de ces teasers :
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Posté par Damien L. le 16.07.09 à 15:55 | tags : you tube, quinzaine des réalisateurs, comédie, acteur, bande annonce
4
Avec son histoire d'amour entre Jim Carrey et Ewan McGregor, I Love You Phillip Morris a eu un mal fou à trouver un distributeur américain (le film ne sortira d'ailleurs aux Etats-Unis qu'en février 2010).
Présentée à la dernière Quinzaine des Réalisateurs, la première réalisation de John Requa et Glenn Ficarra (scénaristes de Bad Santa) est pourtant une décapante comédie amoureuse, qui offre à Jim Carrey son meilleur rôle depuis Man on the Moon.
I Love You Phillip Morris débarque en France le 9 septembre 2009. En voici la bande-annonce française, toute fraîche.
- Lire la critique de I Love You Phillip Morris
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L'Oklahoma, état le plus républicain des Etats-Unis où McCain a enregistré son meilleur score en 2008, situé en pleine "Bible Belt", n'est sans doute pas le coin le plus branché outre-Atlantique. La preuve, si des stars hollywood partaient vivre là-bas, voilà à quoi elles ressembleraient :
Meet Catherine Zeta-Jones et Michael Douglas :

Jennifer Aniston :


Et la plus si sophistiquée Sarah Jessica Parker :

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Posté par Damien L. le 15.07.09 à 17:11 | tags : bande annonce, en salles, réalisateur, acteur
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On connaissait les bébés chanteurs et les bébés footballeurs, voici maintenant les bébés réalisateurs. J'ai tué ma mère, qui sort aujourd'hui en France, est en effet écrit, produit, joué et réalisé par Xavier Dolan, un Québecois né en...1989.
Evoquant la difficulté d'un fils homosexuel à communiquer avec sa génitrice, le film a remporté trois prix à la dernière Quinzaine des Réalisateurs. A Cannes, Xavier Dolan a pu raconter son parcours : acteur dès son plus jeune âge dans des publicités et des téléfilms (et plus récemment dans le film français Martyrs), il a travaillé durant 3 ans à l'élaboration de J'ai tué ma mère; après avoir décroché l'équivalent du baccalauréat, l'apprenti cinéaste a arrêté ses études pour se consacrer à ce long-métrage aux accents autobiographiques.
Forme de sosie québecois d'Emile Hirsch, Xavier Dolan réussit avec J'ai tué ma mère une comédie dramatique enlevée, piquante et bardée de scènes hilarantes.
Entre Gus Van Sant et le cinéma d'auteur francophone, voici la bande-annonce de J'ai tué ma mère, sur fond de Vivaldi :
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A l'occasion de la sortie du film de Nicolas Winding Refn sur le détenu le plus célèbre d'Angleterre, Bronson, puis de celle du saisissant Prophète de Jacques Audiard (le 26 août), petit tour d'horizon du genre carcéral au cinéma, en 10 films :
Voir le diaporama Le film carcéral, top 10.
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Posté par Damien L. le 14.07.09 à 08:30 | tags : you tube, bande annonce, adaptation
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En ce 14 juillet, voici la bande-annonce d'un film français des plus prometteurs. Nouvel opus des frères Larrieu, Les Derniers jours du monde (sortie le 19 août) est adapté du roman éponyme de Dominique Noguez et met en scène l'Apocalypse, au sein d'une France dont Toulouse est devenue la capitale.
Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard, Clotilde Hesme et Sergi Lopez forment le casting de ce film catastrophe pas comme les autres, qui s'annonce aussi romantique que décalé. Un antidote à Roland Emmerich et son 2012 ?
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Posté par Slick Rick le 13.07.09 à 13:14 | tags : western, affiche


Est-ce que tu viens pour les vacances ? chantaient les délicieux minets permanentés David et Jonathan, d'un ton engageant. Comme eux, le cinéma français se met au vert. Marre de se regarder le nombril de trop près, sans doute. Marre aussi de son appart' parisien qui sent trop la clope et les prises de tête. Marre des bars suffocants et des coups de barre chroniques, le cinéma français fait faux-bond à son habituelle séance chez le psy, et se barre pour les vacances. Direction : le Sud-Ouest. Avec deux films : No Pasaran, d'Emmanuel Caussé et Eric Martin, et (le génial) Le Roi de l'évasion, d'Alain Guiraudie.
Ces deux affiches expriment un goût commun pour la région du surf, du rugby et du jambon cru. "Il était une fois dans le Sud-Ouest", proclame celle de No Pasaran, pastichant ouvertement Sergio Leone. La carabine est bien là, le soleil de plomb aussi, pour le reste, l'affiche prend ses distances avec le western spaghetti, en remplaçant la poussière par le bitume, la Monument Valley par les Pyrénées, et les canassons par un cochon (à poix mauves). Kitsch, hénaurme.
Le Roi de l'évasion joue moins sur l'ironie, même si l'on subodore un humour latent dans cette aventure en territoire "Sudouestien". Franche et premier degré, l'affiche montre un couple saugrenu, à la limite du buddy movie : un quadra bedonnant aux yeux bleux et une nymphette brune, main dans la main. Les pieds dans l'eau, les yeux vers le ciel, libres...Et menacés. Les tourtereaux s'évadent, donc, loin des clichés. Traqués par un hélico, hors champ, ces Bonnie and Clyde aveyronnais brillent par leur anti-conformisme naturel.
Loin de l'ankylose morose et du ronron du petit cinéma français de salon, ces deux affiches invitent à prendre le large, vers le grand air, et les grands espaces. On respire.
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Posté par Damien L. le 11.07.09 à 09:30 | tags : bande annonce, you tube, comédie

Avec Le Roi de l'évasion (qui sort mercredi 15 juillet), Alain Guiraudie continue d'explorer les sentiers d'un cinéma aussi audacieux que réjouissant. Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2009, le film s'intéresse à la rencontre entre Armand (Ludovic Berthillot), homosexuel impassible de 43 ans, et Curly (Hafsia Herzi), gamine énergique de 16 ans.
Imprévisible et hilarant, Le Roi de l'évasion jouit d'une stimulante liberté de ton. Mais il est évidemment difficile d'exprimer la richesse du film dans une courte bande-annonce, le cinéma d'Alain Guiraudie s'avèrant trop libre pour se laisser enfermer dans un spot de 80 secondes...
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Posté par Slick Rick le 10.07.09 à 16:39 | tags : you tube, bande annonce, italie, horreur

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Posté par Van le 10.07.09 à 11:05 | tags : you tube, comédie, télévision
2Pour ceux qui hésiteront à aller voir l'outrancier Sacha Baron Cohen dans son personnage de roi de la mode autrichien gay Bruno (en salles le 22 juillet), voici le top 10 des raisons qui devraient vous décider :
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Posté par Slick Rick le 09.07.09 à 14:29 | tags : adaptation, documentaire, monty python, comédie
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Le personnage de MacGruber, parodiant MacGyver dans une série de sketches de l’émission Saturday Night Live, sera bientôt porté au grand écran. La réalisation de ce long-métrage débutera en août 2009.


Tandis que les comédiens de l’émission Will Forte, incarnant Gruber (littéralement, tambouille), et Kristen Wiig, alias Vicky, son assistante, garderont leurs rôles pour l’adaptation, Ryan Phillippe et Val Kilmer sont actuellement en négociation pour être intégrés au projet. Phillippe camperait alors le rôle de Piper, officier de l’armée et acolyte de MacGruber, et Kilmer le méchant Cunth. Jorma Taccone, créateur et metteur en scène des sketches, dirigera la réalisation du film, soutenue par Lorne Michaels qui produit également l’émission.
Les saynètes du Saturday Night Live montrent les aventures de MacGruber, fils du célèbre héros au mulet impeccable, enfermé avec son assistante et l’invité de l’émission, alors qu’une bombe s’apprête à exploser. Les problèmes personnels de Gruber empêchent toujours celui-ci de venir à bout de sa mission et désamorcer l’engin. Dans le long métrage, le public retrouvera un Gruber devenu moine en Équateur, forcé de sortir de sa retraite afin de sauver son pays, tombé sous la menace de Cunth qui détient une bombe nucléaire. Une mission également personnelle, puisque Cunth a aussi tué son épouse.
Double contrefaçon, cette comédie intervient peu de temps après l’annonce du film officiel inspiré de la série MacGyver diffusée entre 1985 et 1992. Petit clin d’œil, l’acteur Richard Dean Anderson a d’ailleurs participé aux sketches MacGruber en reprenant son propre rôle.
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Posté par Slick Rick le 08.07.09 à 16:37 | tags : actrice
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- Keuaaaah, tu connais pas Sasha Grey ????!!!!!
- Ben non, c'est le nouvel alias de Borat ?
- Pff, c'est une actrice porno hyper connue, mondialement, elle a joué dans genre 130 films de fesses, entre 2007 et 2009. J'ai tout vu, dont Fashionistas 2, c'est son premier film, même qu'elle est coincée dans un gang-bang avec Rocco Siffredi dedans. Je sais pas si tu vois...
- Nan, enfin peut-être, chépa. Je retiens jamais le nom des actrices pornos, à vrai dire.
- (C'est un des seuls trucs que je retiens) Mais elle c'est pas pareil, c'est une "pornstar", mec, même qu'elle joue dans un VRAI film, genre ceux que t'aimes avec des dialogues, des vêtements et tout ! The Girlfriend Experience, ça s'appelle, de Steven Soderbergh. Elle joue une call girl.
- Ah ouais, un rôle de composition, comme Ovidie qui jouait une hardeuse dans Le Pornographe de Bertrand Bonello...
- Ben tu vois que tu retiens les noms d'actrices pornos, cousin. Et tu déconnes, mais elle est pas que physiquement intelligente. Elle en a dans le ciboulot, genre elle considère le porno comme un acte féministe et une performance artistique tu vois, elle pose pour des grands photographes, elle écoute du jazz et du post punk, et son nom de "scène" au départ ça devait être Karina, en hommage à la vieille actrice démodée, là...
- Anna Karina, l'égérie de Godard ?
- Ouais merci Einstein, et finalement elle s'appelle Grey à cause d'Oscar Wilde, mais j'ai pas compris le rapport.
- Le portrait de Dorian Gray, peut-être ?
- Ouais exact, et ça a aussi un lien chelou avec un truc de bisexualité...Tu vois le truc ?
- Tu veux sans doute parler de l'échelle de Kinsey, ce professeur américain qui a classé les comportements sexuels d'homo à hétéro, avec une bande de gris - "grey" en anglais" - pour bi, au milieu.
- Ouais, coool... Héhé comme Megan Fox !
- Qui ça ?
Lire la critique de The girlfriend Experience
Lire Megan Fox, le nouveau sex-symbol expliqué aux nuls
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Posté par Van le 08.07.09 à 11:18 | tags : film policier, réalisateur, photo et cinéma
A l'occasion de la sortie du brillant Public Enemies, et afin de se replonger dans une mythologie qui a participé à l'élaboration du film de Michael Mann, petit panorama de la figure du gangster dans le cinéma américain, des années 1930 à nos jours.
Voir le diaporama Les gangsters au cinéma.
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Posté par Slick Rick le 07.07.09 à 16:34 | tags : you tube, guerre, bande annonce, acteur

Envoyé en mission par l'ONU, Tommy confie sa femme Grace et ses deux enfants à son frère Sam. Tout se passe bien (éthiquement parlant), jusqu'au jour où Tommy est porté disparu. Sam se rapproche alors de Grace, qui se croit veuve. Mais leur amour naissant est perturbé par le retour du front de Tommy, bien vivant et l'air pas content.
Cette bande-annonce a des airs de dejà-vu. D'abord - parlons peu, parlons gossip - parce que Jake Gyllenhaal et Tobey Maguire, les deux héros de Brothers, se sont déjà disputé la même jolie fille dans la vraie vie (Kirsten Dunst, pour ne pas la nommer). Cette fois, c'est Natalie Portman (mais pour de faux). Décidément, ces jeunes gens ont du goût.
Mais si ce trailer a des airs de déjà-vu, c'est aussi et surtout parce que le nouveau film de l'irlandais Jim Sheridan (My left foot; Au nom du père) a le même scénario que Pearl Harbor, le mastodonte de Michael Bay. Sans les avions et les explosions d'un quart d'heure, peut-être.
Pour le reste, Tobey Maguire impressionne, et nous fait presque oublier la sirupeuse BO de U2 (Irlande oblige). Le jovial acteur de Spider-Man a perdu son sourire d'ado, son teint californien et quelques kilos pour ce rôle de cocu tragique à crâne rasé : un cousin lointain du De Niro de Taxi Driver (la coiffure), du Norton d'American History X (violence au sein d'un foyer US banal) et du James Woods des Visiteurs, d'Elia Kazan (pour la culpabilité post-guerre). Bref, ça fleure bon le rôle à Oscar. (Pas encore de date de sortie, en France)
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Posté par Van le 07.07.09 à 11:55 | tags : cinéma fantastique, horreur, bande annonce, actrice
1Dans la série on se fait plaisir, on a déjà parlé des tueuses de vampires lesbiennes super sexy (Lesbian Vampire Killers, dont la date de sortie a été repoussée au 23 septembre). Aujourd'hui, évoquons le cas d'une pom-pom girl démoniaque tueuse de jeunes garçons. Cette meurtrière sanguinaire n'est autre que Megan Fox, la bombasse de Transformers.
Jennifer's Body, l'histoire d'une jeune fille sous l'emprise d'une force intérieure qui la pousse à décimer ses petits camarades, marche à fond dans la veine sanguino-sexy de notre époque, où les histoires de vampires sont des blockbusters littéraires, télévisuels et cinématographiques. Et s'il ne s'agit pas ici à proprement parler de vampires, on en trouve pourtant les caractéristiques : une créature sexy et possédée par une force incontrôlable - l'affiche du film étant d'ailleurs totalement calquée sur celle de True Blood, la série de HBO.


Pour ne rien gâcher, le film est écrit par Diablo Cody (Juno) et produit par Jason Reitman (Juno, Thank You for Smoking), plutôt une bonne équipe. Voici un trailer "filmmaker's cut", approuvé par l'équipe du film :
Jennifer's Body, de Karyn Kusama, sortira en salles le 21 octobre 2009.
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Entre mythe et désenchantement, feu Michael Jackson n'a cessé d'alimenter les bruits, des fantasmes les plus féeriques, aux rumeurs les plus monstrueuses. Dix jours seulement après sa mort, se chuchote déjà à Hollywood le projet d'un biopic. Et il y a matière à.
La grande épopée de Bambi pourrait bien promettre une production spectaculaire aux allures de conte pour petits et grands, scandé par de cauchemardesques revers. Mais la grande question revient plutôt à s'interroger sur la faisabilité de porter à l'écran celui pour lequel plusieurs personnages seraient sans doute nécessaires, afin de représenter son parcours à travers les âges et les différents physiques, et surtout, ses talents d'artiste.
Qui serait donc capable de personnifier le Roi de la pop, la grande icône de la musique, l'enfant prodige de la danse ? Selon le site people américain Popcrunch, Jamie Foxx et Johnny Depp seraient en lice. Deux figures qui pourraient bien tenir l'affiche du biopic, le premier dans la peau de Michael jeune, le second dans celle de Michael à la peau claire. Il ne s'agit pour l'instant bien sûr que de rumeurs.
Mais relançons la machine, les supputations vont bon train sur certains forums : s'il est difficile d'imaginer l'excellent Johnny Depp danser le moonwalk et que Jamie Foxx, qui avait interprété Ray Charles avec brio, parait tout de même âgé pour jouer un jeune homme, Will Smith semble assez populaire et certains ont même pensé à John Hensley, alias Matt dans Nip/Tuck. Mais c'est encore l'idée de Janet qui nous séduit le plus, puiqu'au delà de la ressemblance physique, elle chante et danse comme une Jackson. Certains fans refusent toutefois catégoriquement l'idée même de voir « trahi » au grand écran Michael, « l'irremplaçable », l'éternel. Et comme l'a dit Johnny Depp, qui pour l'instant réfute la possibilité d'incarner le King de la pop : "si quelqu'un devait incarner Michael Jackson au cinéma, ça aurait dû être Michael Jackson lui-même".



Lire le portrait de Michael Jackson.
Voir le diaporama Michael Jackson and friends.
Voir le diaporama Neverland.
Voir toutes les vidéos de Michael Jackson.
Lire le dossier Michael Jackson, roi déchu de la Pop.
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Posté par Slick Rick le 06.07.09 à 13:10 | tags : blockbuster, affiche, hollywood
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Cette semaine s'affrontent deux genres qui ne disent pas leur nom : le film de mec (ou d'action) contre la comédie pour midinettes (ou romantique). Du moins, c'est ce que les affiches de Public Enemies (Michael Mann) et de Toy Boy (David MacKenzie) laissent d'abord à penser.
Public Enemies annonce la couleur : gris sombre. Et dégaine en premier son arme : une bonne grosse mitraillette des années 1930. Plus cool, Toy Boy garde ses lunettes de soleil, et arbore une moue provocante et sexy. La couleur : rouge, rhhâââ comme le désir. L'arme : un corps de dieu Grec sublimé par un t-shirt écarlate, et surtout une main nonchalante calée dans la poche d'un jean ultra-moulax, façon David de Michel Ange, ou Sticky Fingers des Rolling Stones. Hot, quoi.
Chacun son style. L'un plane, solennel en imper noir, au dessus d'un Chicago poussiéreux et déserté, la machoire serrée, la cravate nouée et le Stetson vissé sur un visage concentré. L'autre, lubrique, s'éclate ("son job, c'est de donner du plaisir"), hilare et décontracté, devant l'effet de son charme totalitaire sur la gent féminine : pour lui, leurs gambettes longilignes et soumises marchent au pas.
Braguette vs mitraillette, donc ? Pas si simple. Car on peut aussi voir ce duel comme celui de deux styles d'hommes. Ashton - le boyfriend de Demi Moore - Kutcher contre Johnny - éternel freak burtonien - Depp. Soit une gueule carrée de playboy mal rasé (et macho?) contre une silhouette élégante et longiligne (donc romantique ?): l'affiche de Public Enemies, sous ses dehors "pan pan t'es mort" contient finalement plus de mystère et de délicatesse que celle de Toy Boy, gorgée d'une virilité brutale, cynique et prédatrice (le rouge, la playmate du titre). Le bad boy n'est pas là où on le croyait. Et nos deux affiches de se neutraliser, drainant chacune des publics "ennemis" ("mecs à la dure" et "midinettes") dans leurs salles respectives. Du moins, espérons-le !
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Bancs publics (Versailles rive droite) (qui sort mercredi 8 juillet) a recours à une tendance en vogue : pas de bande-annonce officielle, mais toute une ribambelle de teasers (23 au total) qui mettent en avant le casting pléthorique du film.
Pour son cinquième long-métrage, Bruno Podalydès réunit ainsi à l'écran Pierre Arditi, Claude Rich, Catherine Deneuve, Benoît Poelvoorde, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Chantal Lauby, Hippolyte Girardot, Julie Depardieu, Vincent Elbaz, Amira Casar, Chiara Mastroianni, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Bernard Campan, Didier Bourdon, Pascal Légitimus, Elie Semoun, Nicole Garcia, Denis Podalydès, Olivier Gourmet, Bruno Solo ou Michael Lonsdale.
Chaque teaser fait défiler la liste des acteurs sur le côté gauche, si bien que l'oeil du spectateur doit se concentrer simultanément sur la scène présentée et sur la colonne de noms qui défilent.
Une telle promotion est-elle efficace ou court-elle le risque de l'éparpillement ?
- Voir les 23 bande-annonces de Bancs publics (Versailles rive droite)
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Posté par Van le 03.07.09 à 17:26 | tags : cinémathèque française, réalisateur
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A l'occasion de la sortie en salles de Public Enemies (le 8 juillet), la Cinémathèque française rend hommage à Michael Mann à travers une rétrospective de son oeuvre.
Du Solitaire à Miami vice en passant par Révélations, Ali, Le Dernier des Mohicans, Heat, Michael Mann s'est imposé à Hollywood comme l'un des cinéastes les plus doués de sa génération. Il a bâti une œuvre solide, exigeante, jusqu'au-boutiste, presque maniaque, obsessionnelle, où rien n'est laissé au hasard. Chacun de ses films est une cathédrale où le moindre détail est désiré, peaufiné, travaillé à l'extrême.
Lire le portrait de Michael Mann.
En marge de la diffusion de tous ses films, Michael Mann donnera demain samedi une leçon de cinéma à la Cinémathèque.
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Posté par Slick Rick le 03.07.09 à 15:39 | tags : short list, you tube, bande annonce
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Aujourd'hui, il y a des classements pour tout et n'importe quoi : Top 50 des restaus végétariens à terrasse, Top 50 des hôpitaux uruguayens les moins bruyants, Top 50 des salaires des joueurs de NBA asiatiques, etc. C'est la société capitaliste qui veut ça, il faut être au top, sinon t'es mort bonhomme. Voilà pour la pensée profonde du jour, qui m'amène à la transition suivante : et un Top 50 des meilleures bandes annonces de tous les temps, alors, ça serait pas totalement inutile ça ?
Le site de la chaine Independant Film Channel (IFC.com), qui s'est plié à l'exercice, prouve que non. Parfois meilleure que le film qu'elle vend (au hasard Le Projet Blair Witch), la bande-annonce est un art à part entière (cf le trailer d'Alien, le huitième passager, splendide). Hitchcock, qui intervenait physiquement dans ses délicieux trailers (cf Psychose, ci-dessous), l'avait parfaitement compris, dosant habilement excitation et frustration du spectateur. Attention, ce Top 50 a la particularité, en plus d'être américano-centré, de faire abondamment saliver, même sur un film déjà vu 12 fois. Miam.
50. The Night of the Iguana (1964)
49. Autopsie d'un meurtre (1959)
48. The Barber : l'homme qui n'était pas là (2001)
47. Magnolia (1999)
46. Watchmen : les gardiens (2009)
45. Un crime dans la tête (1962)
44. Le Grand Sommeil (1946)
43. Eyes Wide Shut (1999)
42. Little Children (2006)
41. Maximum Overdrive (1986)
40. South Park, le film (plus long, plus grand et pas coupé) (1999)
39. Zabriskie Point (1970)
38. Volte-Face (1997)
37. The Strangers (2008)
36. Spider-Man (2001)
35. Le Seigneur des Anneaux (2001-2003)
34. The Minus Man (1999)
33. Where the Wild Things Are (2009)
32. Matrix (1999)
31. Corruption (1968)
30. Femme Fatale (2002)
29. Point Blank (1967)
28. The Bishop's Wife (1947)
27. A Night at the Opera (1935)
26. Speed (1994)
25. Real Life (1979)
24. La Liste de Schindler (1993)
23. Red eye (2005)
22. Sin City (2005)
21. Strange Days (1995)
20. Nola Darling n'en fait qu'à sa tête (1986)
19. Incassable (2000)
18. Sleepers (1973)
17. Charade (1963)
16. GoldenEye (1995)
15. Pulp Fiction (1994)
14. Garden State (2005)
13. Mr. Sardonicus (1961)
12. Independence Day (1996)
11. Le Projet Blair Witch (1999)
10. Shining (1980)
9. Mission : Impossible (1996)
8. The Texas Chain Saw Massacre (1974)
7. Docteur Folamour (1964)
6. Citizen Kane (1941)
5. Comedian (2002)
4. Miracle sur la 34ème Rue (1947)
3. Cloverfield (2008)
2. Psychose (1960)
1. Alien (1979)
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Posté par Soso le 02.07.09 à 18:21 | tags : paris cinéma, festival

La Nuit du cinéma : comédies sexy asiatique, super-héros et films d'animation
Grande nouveauté de cette édition, les programmations pour le grand public débuteront par une nuit blanche répartie samedi 4 juillet, dans six quartiers. Au Nouveau
Latina, des comédies sexy made in Asia promettent une belle tranche d'humour. La veillée s'ouvre sur une histoire rocambolesque de pâtisseries coréennes (Antique), précédant la lose épique d'escort-boys indonésiens aux tronches de Village People (Quickie Express), les déboires tumescents d'un adolescent complexé et taiwanais, mais plutôt membré façon hémisphère sud (Better than Sex) ou encore d'un hardos masturbatoire à l'origine d'une armée de terroristes thaï (The Sperm), avant de s'achever par une parodie de l'île (philippine) de la tentation (Temptation Island). L'occasion, également, de redécouvrir les créatures bimbolandesques de Russ Meyer au cinéma du Panthéon, avec le culte autant que kitsch Faster Pussycat, Kill Kill!, mais aussi Vixen! et Megavixens. Le Max Linder révèle que les turcs aussi, ont leurs super-héros, avec un remake de Superman, Kilink In Istanbul, ou un Turkish Star Wars qui n'est pas a présenter et The Deathless Devil, ce dernier tenant plus du film d'action. La contre-soirée des anti-héros façon geek se tiendra au Champo, avec des comédies américaines telles que Mary à tout prix, 40 ans, toujours puceau ou Zoolander. Les férus de mangas se délecteront sans-doute des films d'animation japonais projetés dans le 5e ou au Palais de Tokyo, avec un onirique Omoide Poroporo, Tokyo Godfathers, ou le plus rigolo Les Joyeux pirates de l'île au trésor.
Programmation et soirée de clôture
Pendant ces 15 jours, une sélection de films en avant-première sera présentée, notamment Bancs publics (Versailles rive droite) de Bruno Podalydès ou The Girlfriend Experience de Steven Soderbergh, et les intéressés peuvent aussi espérer apercevoir Johnny Depp ou Marion Cotillard, au cours de la projection de Public Enemies. Encore tous chauds du festival de Cannes, Le Ruban blanc de Michael Haneke, Fish Tank de Andrea Arnold ou le film d'animation Là-haut, seront présentés parallèlement aux films en lice pour la compétition ParisCinéma. Le jury, composé notamment de Vikash Dhorasoo, Chantal Lauby ou la réalisatrice Aïssa Maïga, aura pour tâche de sélectionner des courts et longs-métrages internationaux, en provenance notamment du Kazakhstan, de Corée du Sud, des Pays-Bas ou de Malaisie. Le festival s'achèvera au CentQuatre avec des ciné-concerts et un bal populaire afin de fêter dignement le 14 juillet, en présence de l'artiste Helena Noguerra.
Toute la programmation sur le site du festival.
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Posté par Slick Rick le 02.07.09 à 15:23 | tags : you tube, acteur
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Karl Malden a rejoint Jack Palance au paradis des gueules cassées. Malden était un sacré acteur à trogne. Son gros nez cassé lui faisait dire qu'il était "le seul acteur à Hollywood dont le nez lui permet d'avoir une place de parking réservé aux handicapés". Il est mort mercredi, à l'âge de 97 ans, à Los Angeles.
Né le 22 mars 1912 à Chicago, d'une mère tchèque et d'un père serbe, Mladen Sekulovich laisse tomber les études pour travailler dans une aciérie, qu'il quitte pour les planches, en 1934. Un tremplin pour Hollywood, où son physique de bûcheron lui vaut surtout des rôles de réacs bornés, voire un peu fachos sur les bords. Mais il sait extraire de ses personnages une humanité touchante, notamment chez Elia Kazan, rencontré à Broadway. Un Tramway nommé désir (1951), Sur les Quais (1954). Deux films mémorables qui révèlent au monde entier le talent d'acteur de Malden, récompensé par un Oscar en 1951 pour le rôle de Mitch, dans l'adaptation de la pièce de Tennessee Williams.
Souvent dans l'ombre de Marlon Brando (également dans l'extraordinaire Vengeance aux deux visages, 1961) l'éternel second couteau d'Hollywood aura quand même droit à un premier rôle, de nouveau chez Kazan, dans Baby Doll (1956). Malden construit une carrière solide, en travaillant souvent avec les plus grands (pas toujours sur leurs meilleurs films), de George Cukor (Winged Victory, 1944) à Alfred Hitchcock (La Loi du silence, 1953), en passant par Henry Hathaway (Le Carrefour de la mort, 1947), Otto Preminger (le chef d'œuvre Mark Dixon détective, 1950) et John Ford (Les Cheyennes, 1964).
Dans les années 1970, « l'homme au gros nez » (son surnom, plutôt ingrat) passe au petit écran, et devient le mentor de Michael Douglas (dont le père Issur Danielovitch, alias Kirk Douglas, fut un collègue d'usine), son partenaire dans la série à succès Les rues de San Francisco. La suite est oubliable. On retiendra son humanité rustre camouflée derrière une superbe gueule cassée.
RIP.
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Posté par Van le 01.07.09 à 16:44 | tags : réalisateur, bande annonce, you tube
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On pourrait penser qu'après un double biopic sur le Che, Steven Soderbergh aurait fait une petite pause. Pas du tout. Alors que son prochain film, The Girlfriend Experience, sort la semaine prochaine en France (dans 3 salles et demi, sans doute), voici déjà la bande-annonce du suivant, The Informant.
Le cinéaste pourrait être qualifié d'hyper actif, voire de workaholic, car il aura sorti pas moins de quatre films en 2009. Che - L'Argentin et Che - Guerilla sont sortis à quelques semaines d'intervalle en janvier, le 8 juillet sort donc The Girlfriend Experience (genre de parenthèse indé et expérimentale sur laquelle on reviendra très vite). Et la 4e, The Informant, devrait sortir le 30 septembre.
Celui-ci est adapté du livre de Kurt Eichenwald, journaliste du New York Times, lui-même inspiré d'une histoire vraie : une "taupe" du FBI inflitrée au coeur d'un célèbre scandale industriel qui vit la société japonaise Archer Daniels Midland, spécialisée dans l'agro-alimentaire, frauder et engranger des dizaines de millions de dollars de profits illégaux. A l'affiche, Matt Damon, qui a pris quelques kilos et une moustache (un rôle à oscar, peut-être ?) et Scott Bakula.
Alors que The Informant est censé être un thriller, la bande-annonce semble plutôt, étrangement, annoncer une comédie :
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Posté par Slick Rick le 01.07.09 à 12:22 | tags : zombies, remake
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Tous crocs devant et bave séchée sur les côtés, le loup-garou revient : il est toujours vivant. A Londres exactement, pour un (autre, après Le Loup-Garou de Paris, avec Julie Delpy en 1998) remake - faut pas trop en demander non plus - du fameux Loup-Garou de Londres (1981), de John Landis. Le même Landis, qui deux ans plus tard, transformait Michael Jackson en "chat-garou" (oui ça existe, même qu'on dit "werecat" in english), dans le génial clip de "Thriller". Le remake, qui doit s'intituler An American Werewolf in London, n'a pas encore de réalisateur, mais Wes Craven et John Landis pourraient intervenir dans la production. Pour un grand retour fracassant de la bête, en plein revival du moonwalking ? A voir...
... C'est vrai que c'est pas hyper classieux, un loup-garou :
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