Il y a eu il n'y a pas si longtemps un Rocky 6 (Rocky Balboa), puis un Rambo 4, on attend un The Expendables 1, avant de voir resurgir un Rambo 5. Sylvester Stallone a-t-il encore les muscles ?
Même si Sly semble encore en forme pour son âge, est-ce bien raisonnable de se relancer à la poursuite de barons de la drogue et du trafic d'êtres humains (le scénario du prochain Rambo donc) ?
Voici un aperçu de l'évolution de sa masse musculaire en 4 Rambo.

Rambo (1982)

Rambo II : La Mission (1985)

Rambo 3 (1988)

John Rambo (Rambo 4) (2008)
Et hors plateau, en 2008, ça donne ça :

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Posté par Slick Rick le 31.08.09 à 11:56 | tags : affiche
9
Non ma fille, tu n'iras pas danser. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le titre du nouveau film de Christophe Honoré n'est pas très funky. Pas ultra-engageant. Trop long, trop négatif : il sonne vieillot, pour ne pas dire ringard. Comment vendre ce produit invendable ?
Ingénieux comme tout, les créateurs de l'affiche ont d'abord déplacé l'encombrant titre en bas en gauche de l'image, dans une police réduite, pof on n'en parle plus. Ceci au profit d'un slogan autrement plus vendeur, calé en haut et au milieu du cadre, inscrit en larges et imposantes lettres : VIVEZ LIBRE. Mais si ma fille, tu iras danser - Honoré n'avait qu'à réviser son marketing.
Voici donc, chargée de contredire le déplaisant titre du film, une injonction pleine et péchue, simple et vivifiante, pétrie de positive attitude, coco. "Vivez Libre" : une tagline sooo subversive (en pleine ère sarkozyste) et que n'aurait sans doute pas reniée le philosophe Yves Saint Laurent ("règle numéro un, être soi-même; règle numéro deux, être soi-même, etc."), voire la page psycho de Cosmo.
Sur cette affiche sylvestre, Chiara Mastroianni est belle comme une bohémienne, enfin arrachée aux contraintes du quotidien urbain. Ca n'a l'air de rien, mais c'est ça, une femme libérée (tu sais c'est pas si facile) : solitaire, les pieds à l'air, Chiara revient à la nature (la vraie, la bio), à SA nature (la sauvage, la sautillante, la dansante), la chaussure à la main et la tête dans les nuages, telle une moderne Comtesse aux pieds nus... Vendu.
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Posté par Soso le 28.08.09 à 16:55 | tags : short list, sexe et cinéma, actrice
Née d'une union entre éros et thanatos, du désir enflammé par la perspective du danger, la femme fatale constitue le fantasme ultime des mâles. Séduisante et séductrice, elle ne se s'abandonne jamais et utilise son pouvoir de fascination sur les hommes pour accéder à ses fins.
Insaisissable, la femme fatale se fond dans le voile de cette sentence "No man was ever sure of her", issue de La dame de Shanghai. Rita Hayworth y incarne une créature fragile et pure, apparences qu'elle utilise en réalité afin de piéger son mari autant que son amant. D'autant plus fatale, elle reste énigmatique jusqu'au bout puisqu'on ne connaît jamais réellement ses véritables objectifs.
Afin d'aider Flu à fantasmer son top des Mata Hari, des Dalila et Salomé de l'écran, qu'elles soient vengeresses, vénales ou sans états d'âme, faites nous part de vos propositions de femmes fatales au cinéma, sur le forum cinéma.
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Posté par Slick Rick le 28.08.09 à 14:16 | tags : cinéma fantastique, bande annonce, acteur, you tube
4
C'est l'histoire de Bruce Willis avec des cheveux qui vit dans un monde où chacun a droit à son clone, et peut donc vivre pépère une vie cool par procuration. Sans risque à priori. Mais ces robots à visages humains posent des problèmes au FBI, et Bruce Willis (du FBI) va tenter de régler l'affaire (un double meurtre), aidé de son clone (sans cheveux, lui, à moins que ce ne soit l'inverse).
Après T3, Mostow (épaulé par les mêmes scénaristes) approfondit sa thématique du soulèvement des machines contre l'homme. La belle bande annonce de ce thriller futuriste est visible ici, en HD.
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Posté par Van le 28.08.09 à 11:42 | tags : you tube, bande annonce

L'histoire, totalement absurde et pourtant inspirée de faits réels, se concentre sur Bob Wilton (Ewan McGregor), un journaliste gonzo un peu désespéré qui tombe par chance sur Lyn Cassady, un ancien soldat (Clooney) qui prétend avoir des pouvoir paranormaux et qui aurait été réactivé par l'armée suite aux attentats du 11 septembre. Le duo va partir en Irak où il rencontreront Bill Django (Jeff Bridges), fondateur de l'unité de soldats paranormaux - un personnage de militaire hippie qui rappelle le Dude de The Big Lebowski - et Larry Hooper (Kevin Spacey), un ancien de l'unité qui dirige désormais une prison en Irak.
Le livre étudiait 30 ans d'activités et de recherches secrètes de l'armée américaine sur le paranormal - traverser des murs, tuer des chèvres par le seul pouvoir du regard... - et leur lien avec les techniques utilisées dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" post-11 septembre. Un sujet à la fois loufoque et sérieux, que Grant Heslov, au vu de la bande-annonce, semble avoir choisi de traiter sur le ton de la comédie :
Le film sortira le 6 novembre aux Etats-Unis, et n'a pas encore de date de sortie française.
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Wolverine y est, comme d'hab, classe et irréprochable, OO7 et sa "pornstache" en revanche, semble se préparer à tourner le remake de Nickeurs nés.
Il fut un moment question que la pièce soit adaptée au cinéma ; et il serait en effet dommage, voire égoïste, de réserver pareille affiche aux seuls New-yorkais.
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Posté par Slick Rick le 27.08.09 à 12:58 | tags : réalisateur, bande annonce, you tube, documentaire

On n'arrête pas une recette qui marche. Prenez un problème dans l'air du temps (la crise financière), un gros bonhomme à casquette de base-ball sale (Michael Moore), et filmez-le en train de poser des questions désarmantes de naïveté ("Où est notre argent"?) à des gens qui n'ont pas les réponses ou n'ont pas le droit de les donner ou n'ont pas envie d'y répondre (en gros, les méchants).
Touillez le tout avec une musique dans l'air du temps (le tube "Paper planes" de M.I.A, oscarisé avec Slumdog Millionaire) pour en faire une bande annonce qui montre qu'un docu peut être aussi "catchy" qu'une comédie hollywoodienne.
Faites-vous plaisir en capitalisant une énième fois sur votre célébrité acquise par vos précédents films (un membre du Congrès un peu groupie, au téléphone : "Tu connais Michael Moore, le réalisateur ? Il est en train de me filmer!"), l'ego-trip ne faisant jamais de mal à personne, et peut meme servir à mieux piéger vos adversaires narquois. Par exemple, balladez vous devant Wall Street en gueulant aux traders "Qu'on nous rende notre argent!", avec un sac de patate vide siglé d'un dollar au feutre, genre Piscou, et déclarer fièrement, d''un beau trait d'esprit vengeur "j'ai d'autre sacs, 10 milliards tiendront dedans!".
Ajoutez une pincée de démago rigolarde, une voix-off dramatisante, et une date de sortie ultra-signifiante (le 2 octobre, soit pile un an après le vote du Sénat américain allouant 700 milliards de dollars à Wall Street pour renflouer ses caisses... Fortiche), vous obtiendrez un plat bourratif mais efficace - Capitalism : A love Story : du 100% pur Moore.
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Posté par Slick Rick le 26.08.09 à 11:53 | tags : réalisateur, en salles, acteur
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Le film français le plus attendu de l'année ? C'est lui, Un Prophète, de Jacques Audiard (Sur mes lèvres, De battre mon coeur s'est arrêté), revenu de Cannes avec un Grand Prix (et une polémique inepte) : un magnifique film de genre (carcéral), transcendé par le style coupant du réalisateur, entre violence brute et onirisme sombre, porté par un casting hors du commun mélangeant ex-taulards et acteurs à trognes. Avec, au centre du film, face à un Niels Arestrup proprement monstrueux, la révélation masculine 2009 : Tahar Rahim, 28 ans.
Jusqu'ici inconnu au bataillon, seulement aperçu chez le boucher du coin (A l'intérieur, 2007), et remarqué dans la série La Commune, il incarne cette fois Malik, un frêle sans-abri maghrébin qui prend 6 ans de prison. Un moineau au milieu des pitbulls. Il va devoir survivre, d'abord balotté entre les communautés musulmane (à laquelle il appartient d'office) et corse (dans laquelle il tente de se faire accepter) qui règnent entre les murs. Un Arabe chez les Corses ? Malik fait le grand écart, prend des coups, mais s'adapte, intègre tant bien que mal la loi carcérale (celle du plus fort), progressivement. Et gagne en assurance, en confort, en intelligence.
Construit autour d'une multitude de personnages, comme une série (sur un scénario d'Abdel Raouf Dafri, l'homme de Mesrine : L'Instinct de mort et La Commune), par blocs narratifs en forme d'épisodes addictifs, Un Prophète raconte ce lent et passionnant "passage de la survie à la vie", pour reprendre les mots de l'acteur (voir notre interview de Tahar Rahim). Avec Un Prophète, Jacques Audiard signe peut-être son chef d'oeuvre, et - assurément - l'un des meilleurs films de l'année.
Lire notre critique de Un Prophète
En images : notre Top 10 des films de prison
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Posté par Soso le 25.08.09 à 17:32 | tags : documentaire, mostra, festival
Parce que le 7e art est aussi un moyen d'expression politique, propagandiste ou contestataire, il permettra aux récents événements iraniens de prendre une dimension nouvelle sur le plan international. D'autant plus intenses qu'ils seront dénoncés par une jeune réalisatrice iranienne, lors de la Mostra de Venise.
Agée de 21 ans, la réalisatrice Hana Makhmalbaf se saisira de ce porte-voix afin de dénoncer les conflits qui ont secoué son pays suite à la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que les violentes répressions par le pouvoir. Elle présentera son film en avant-première et hors-compétition, lors de la 66e édition du festival.
A travers le regard d'une jeune fille dépressive, qui se retrouve en prise avec les événements politiques, Green Days montre "la société iranienne qui traverse une révolution, avec tous ses espoirs et tous ses doutes". La Grande Histoire à travers la petite histoire. Le long-métrage alterne ainsi des séquences documentaires qui montrent le début des manifestations, avec des séquences fictives, traitant de la condition de la femme en Iran.
Green Days est actuellement en cours de montage. Pour ce faire, la jeune femme s'est exilée en Italie afin d'échapper à la censure de son pays, qui, on s'en doute, risque fort de se trouver gênée par le projet de la jeune femme. Le plateau où elle tournait son dernier film Two-legged horse, en Afghanistan, avait été visé par un attentat.
Issue d'une famille de cinéastes reconnus, Hana Makhmalbaf, est la fille de Mohsen Makhmalbaf, réalisateur et porte-parole du réformateur Mir Hossein Moussavi, candidat perdant à l'élection présidentielle de juin dernier. Hana Makhmalbaf a remporté en 2008 un Ours de Cristal au festival de Berlin pour son film Le Cahier. Elle avait présenté en 2003 à Venise, à l'âge de 15 ans, son premier long-métrage, Lezate Divanegi (Joy of Madness).

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Posté par Slick Rick le 25.08.09 à 12:34 | tags : réalisateur, bande annonce, you tube
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Géométrique et sombre comme The Dark Knight, vertigineux et cérébral comme Memento et Le Prestige... C'est du moins l'impression que laisse l'appétissant teaser d'Inception. Et dont on peut déduire seulement deux éléments : le nouveau Christopher Nolan s'intitulera Inception - comme "création" en anglais - , et il aura pour scène de crime "votre esprit". Carrément.
Sinon, on sait que Leonardo DiCaprio, tout juste évadé de Shutter Island de Martin Scorsese, tiendra la tête d'affiche, en PDG marié à Marion Cotillard - qui décidément enchaîne les projets hollywoodiens avec de grands metteurs en scène, après Big Fish (2003) de Tim Burton, Une Grande Année (2006) de Ridley Scott, et récemment le somptueux Public Enemies de Michael Mann.
Après une étape en Angleterre, l'équipe du film tourne depuis le 17 août en France, notamment sur le pont de Bir-Hakeim à Paris, et doit ensuite s'envoler pour le Japon. Cillian Murphy (Le Vent se lève de Ken Loach,Batman Begins de Nolan), Ellen Page (révélée par Juno) et le fidèle Michael Caine (l'acteur fétiche de Nolan) complètent le casting. Sortie prévue en été 2010.
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Posté par JDittmar le 24.08.09 à 17:03 | tags : you tube, réalisateur, cinéma fantastique, bande annonce, blockbuster

Projeté dans les salles iMax aux USA (qui furent prises d'assaut) et dans une sélection de cinémas Pathé en France, cet événement fait figure de première et démontre bien l'attente suscitée par un film qu'on ne cesse de vendre comme révolutionnaire. En projet avant même Titanic, conçu à partir de nouveaux procédés de motion capture et filmé avec des caméras sur lesquelles Cameron travaille depuis quinze ans, Avatar se veut en effet le nouveau fer de lance technologique de la 3D. Il promet une expérience inédite qui poserait réellement les bases d'un cinéma en relief. Hélas, autant calmer d'emblée les ardeurs, ces 15 minutes supposées faire de la pub à l'un des principaux arguments commerciaux du film sont loin d'être sidérantes.
Mais heureusement, il n'y a pas que ça.
Lire la suite de notre premier avis sur Avatar.
Voir le premier trailer d'Avatar :
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Posté par Slick Rick le 24.08.09 à 11:57 | tags : comédie, affiche

Ah l'amour. On nous en a dit de belles, sur l'amour. Et on y a cru, quand Michel Fugain nous a maintenu que c'était "une forteresse dont les murs sont faits de promesses". Puis quand Yves Duteil nous révéla qu'en fait non, Michel exagerait un peu, puisque l'amour est en fait "une maison". Nous restâmes quelque peu dubitatifs, puis tout se bouscula ensuite dans notre tête, ne sachant à quel saint se vouer, entre la thèse enthousiaste et utilitaire de Bruce Willis ("l'amour est une solution au malheur"), et celle, plus pessimiste, de Louis Ferdinand Céline ("l'amour c'est l'infini à portée des caniches").
Nous cherchâmes alors refuge chez le poète Serge Gainsbourg - "L'amour est aveugle et sa canne est rose." - joli, mais trop obscur pour nous, qui nous rabattîment sur la thèse de Carmen, qui s'y connait parait-il, et pour qui l'amour est un enfant immigré, de Bohème précisément. Nous en étions resté là. Mais voilà-t-y pas qu'un film entend nous révéler - pas trop tôt ! - la vérité vraie.
Et L'abominable véritè, si l'on en croit l'affiche de ce film de Robert Luketic (La Revanche d'une blonde), serait la suivante : l'amour n'est qu'une vulgaire partie de (ping) pong. Avec d'un côté du filet, un joueur qui se servirait de sa tête (la femme) comme d'une raquette, pour envoyer la balle (= les sentiments, tout ça) vers un joueur un peu simple (l'homme, donc), qui lui se servirait exclusivement de son kiki. Adieu forteresses, parapluies et bohémiens : on tombe de haut.
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Posté par Soso le 24.08.09 à 09:58 | tags : animation, musique au cinéma, remake
1Petit dépoussiérage du boys band des sixties. Les fans des Beatles pourront jouer avec le groupe sur leur console dès septembre avec The Beatles : Rock Band, avant de (re)découvrir un remake du kitchissime et psyché film d'animation Yellow Submarine de George Dunning, sorti en 1968.
Inspiré de la chanson éponyme, le dessin animé met en scène George, Paul, John et Ringo en super-héros volant au secours des habitants du royaume de Pepperland, en proie aux forces du mal qui veulent éradiquer la musique. Sur bande-son du groupe, bien sur, avec notamment All You Need is Love ou Lucy in the Sky with Diamond.
Les studios Disney comptent profiter du buzz des Jeux Olympiques de Londres de 2012 pour produire ce long en 3D, qui sera réalisé par l'américain Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Forrest Gump).
Le cinéaste devrait alors utiliser la technique de la performance-capture, qui permet de capturer les mouvements, les voix et expressions faciales des acteurs pour les transposer en numérique. Zemeckis a déjà eu l'occasion d'utiliser cette méthode dans Le Pôle Express (2004), La Légende de Beowulf (2007) et Le Drôle de Noël de Scrooge, attendu fin 2009.
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Posté par Slick Rick le 21.08.09 à 14:33 | tags : cinéma fantastique, bande annonce, acteur, you tube, réalisateur
1
Physique d'ours, Benicio Del Toro ? L'acteur déjoue les attentes, puisqu'il va incarner un loup-garou dans The Wolfman, de Joe Johnston. Johnston, qui, personne ne s'en souvient mais il faut le rappeler, a bossé avec George Lucas sur les effets spéciaux de la trilogie Star Wars (la première, enfin celle qui vient chrologiquement après la deuxième, la bonne quoi), puis avec Steven Spielberg sur Indiana Jones et le temple maudit. Bref les images de synthèse à l'ancienne c'est son créneau (Jurassic Park III), moins le scénario (Jumanji).
Son Wolfman sera donc loin des audaces techniques du méga-attendu Avatar, pour ceux qui dorment c'est le nouveau James Cameron film le plus cher de l'histoire (une habitude chez l'auteur de Titanic) qui va révolutionner la 3D et du même coup rendre ringards tous ses petits camarades. Le film de Johnston sera plus modeste et académique certes, mais peut-être aussi moins kitsch, qui sait.
Sortie prévue en février 2010.
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Posté par Van le 21.08.09 à 10:29 | tags : you tube, cinéma fantastique
1
Manquent sans doute quelques étapes marquantes (Matrix notamment), mais le panorama reste tout de même intéressant :
(Via)
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Posté par JDittmar le 20.08.09 à 16:34 | tags : short list
4
Le cinéma n'a pas attendu les attentats cinématographiques de Yann Arthus-Bertrand pour parler d'écologie. Depuis les années 70 (pic de la tendance), il n'a cessé sporadiquement de s'emparer du sujet. Le genre, s'il existe, rime souvent avec science-fiction, anticipation, cinéma catastrophe ou film à dossier inspiré de faits réels. Qu'on alerte, sensibilise ou foute la trouille, il s'agit toujours d'illustrer les conséquences de l'homme face à la Nature. Donc de penser notre destin historique dans un rapport étroit avec la technique - qui par vague revient sans cesse provoquer angoisse et mystère.
Par divers processus (idéologique, politique, philosophique), le film écolo est une représentation déformée ou paniquée de son époque. Il peut-être conservateur, réactionnaire, mystique, idéaliste, prophétique ou au mieux nous sauver de nos tourments. C'est aussi un beau prétexte narratif et esthétique, car rien de plus effrayant que cette nature indomptable malgré nos évolutions. Pire, le progrès est la cause de tous les dérèglements : l'écologie ne parle ainsi jamais de préserver la planète, mais nous-mêmes. Son utopie délirante (car il s'agit d'une folie, au sens où l'avenir cataclysmique promis n'est qu'une projection) est un pur instinct de conservation hérité d'un mode de pensée globale. Afin d'offrir un petit panorama de ce cinéma écolo qui donne à réfléchir ou fout les jetons, voici une sélection de dix films qui comptent et à leur manière s'emparent du problème.
Voir le diaporama : les dix meilleurs films écolo
Voir tous les "tops" de l'été
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Posté par Slick Rick le 20.08.09 à 16:00 | tags : bande annonce, you tube, réalisateur

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Posté par Slick Rick le 19.08.09 à 16:38 | tags : réalisateur, video, bande annonce, you tube
1
Adapté d'une histoire vraie, My Son My Son, What Have Ye Done raconte le destin d'un acteur de théâtre qui tue sa mère d'un coup de sabre, alors même qu'il s'apprétait à incarner le drame similaire d'Oreste, sur les planches. Désir (ici, artistique) et mort se rejoignent, encore, dans un élan destructeur. Dans le rôle principal, on retrouve (photo) la valeur montante d'Hollywood (dans la catégorie "ténébreux névrotique"), Michael Shannon, déjà vu dans l'excellent Shotgun Stories ou un peu cabotin dans Les Noces rebelles de Sam Mendes, et surtout il irradiait dans Bug, le dernier chef d'oeuvre de William Friedkin - et l'un des meilleurs films des années 2000.
A ses côtés, une autre trogne spectaculaire comme les aime Herzog : Willem Defoe, donc, autre acteur également vu chez Friedkin (autre chef d'oeuvre : To live and die in LA), et dont le visage anguleux peut rappeler l'éternel "ennemi intime" du cinéaste, feu Klaus Kinski. La trop rare Chloe Sevigny complète un casting solide et racé. Pour le reste, et au regard de la vidéo : visiblement, du glauque freudien il y aura dans ce thriller psychologique.
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Posté par Soso le 18.08.09 à 16:49 | tags : super héros, news
3
Jamais deux sans trois... ou quatre sans son cinq et six, bref, on s'y perdrait presque à Hollywood tant les suites pullulent. Pour le bonheur des fans, quand même, puisque si elles prêtent toujours à des battles passionnées au sujet de leur relative fidélité, les adaptations de super-héros au cinéma restent une valeur sûre. Alors que le 4e épisode de la saga de Spider-Man n'est pas encore dans la boîte, Sony Pictures annonce donc déjà les 5e et 6e volets du héros en culotte rouge, inspiré par le comics des éditions Marvel.
Pour se faire, les studios ont fait appel à James Vanderbilt pour écrire le scénario de Spider-Man 5 et 6. Le scénariste de Zodiac de David Fincher, qui avait déjà écrit Spider-Man 4, est chargé de trouver une cohérence dans les aventures des prochains volets cinématographiques. On n'en connaît pas encore la teneur...
Las, le réalisateur Sam Raimi ainsi que l'acteur principal Tobey Maguire des précédents, pourraient démissionner pour ces deux futurs longs-métrages, mais la belle Kirsten Dunst reprendra bien le rôle de Mary-Jane Watson.
Le tournage de Spider-Man 4, attendu en mai 2011 dans les salles américaines, débutera en mars prochain et verra l'homme-araignée affronter un méchant Lézard.
Side projects :
Sam Raimi se lancera ensuite dans l'adaptation du jeu de rôle en ligne World of Warcraft.
Sony Pictures travaille parallèlement sur un spin-off de la saga Spider-Man, centré sur le méchant Venom, apparu dans 3. Le scénario est attribué à Rhett Reese et Paul Wernick.



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Posté par Soso le 18.08.09 à 14:59 | tags : réalisateur, webfilm, news
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On connaissait les groupes de fans, ou la politique via le Net (NKM, Sarko), David Fincher (Benjamin Button, Fight Club, Seven) se lance lui dans le cinéma interactif. Les studios Columbia Pictures lui ont en effet confié la mise en scène du scénario écrit par Aaron Sorkin, qui relate la ‘success story' de Facebook.

Le projet, sobrement intitulé The Social Network, racontera comment le site créé en 2004 pour et par des étudiants d'Havard (Mark Zuckerberg est le fondateur le plus actif), a pu accéder à un tel succès au niveau mondial. Facebook, qui était au départ un réseau intranet destiné à l'université américaine, a fêté ses 200 millions d'adhérents il y a quelques mois. Le tournage devrait débuter à la fin de l'année.
De son côté, Aaron Sorkin, créateur de la série A la Maison Blanche et spécialiste du scénario politique, n'a pas hésité à s'adresser directement aux utilisateurs du réseau social, afin de recueillir des anecdotes personnelles. Il avait également annoncé le projet de film via Facebook fin août 2008. Du vrai cinoche 2.0.
Side project : David Fincher travaille parallèlement sur un film d'animation inspiré du mag de bédé SF Heavy Metal, aux côtés de James Cameron (Avatar), Zack Snyder (Watchmen : les gardiens) et Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes)
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Posté par JDittmar le 18.08.09 à 14:42 | tags : short list

Belles, dangereuses, prêtes à tout pour arriver à leurs fins, quelque soit l'affront subit, ce sont nos 10 ladies vengeance. Dix femmes qui n'ont pas peur de prendre les armes ou d'inventer d'habiles stratagèmes pour se venger des hommes ou ceux qui les ont salies, humiliées, parfois pire. Qu'elles soient contemporaines du féminisme ou illustrent les singularités du sexe faible, chacune a ses motivations, raisons et talents. Au cinéma, ces héroïnes vengeresses séduisent et fascinent ; souvent victimes, elles acquièrent dans leur quête une liberté inédite qui les sacralise sur des chemins habituellement empruntés par les hommes. Elles en sont d'autant plus sublimes, inaccessibles, féminines, jusque dans leur déchaînement de violence souvent très érotique. Samuel Fuller disait que tout ce dont a besoin pour faire du cinéma c'est « a girl and a gun », Tarantino en a fait l'un de ses motifs phares. La sortie d'Inglourious Basterds était donc une bonne occasion pour se lancer dans un petit casting de 10 ladies vengeance qui ont marqué à différentes échelles l'histoire du cinéma, et ce cinéaste qui leur a tant rendu hommage.
> Voir le diaporama de nos dix ladies vengeance inoubliables <
> Voir tous les "tops" de l'été <
> Toute l'actu sur Inglourious Basterds <
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Posté par Slick Rick le 18.08.09 à 12:58 | tags : short list, réalisateur
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Certains, quand ils s'ennuient, font du jogging extrême (notre Président) ou des sex-tapes (la plupart des gens connus). Quentin Tarantino, lui, préfère les short lists. "Meilleurs films de tous les temps", "Top 20 Western spaghetti" ou films "Grindhouse", "Top 7 films d'exploitation", "Top des meilleures scènes de mort", et peut-être, inch'allah, enfin un véritable "Top 27 définitif des scènes d'amour sur un bateau, entre 1962 et 1987 à Hong Kong".
La dernière en date, alors que son (excellent) Inglourious Basterds (notre critique ici) sort demain sur les écrans frenchies : un top 20 filmé (voir la vidéo ci-dessous) de ses films préférés à ce jour, en partant de 1992. 1992, la date de ses débuts derrière la caméra, évidemment (bande d'incultes). Important : le grand manitou de la cinéphilie oblique a tenu a préciser que seul Battle Royale, dont il a samplé l'actrice Chiaki Kuriyama dans son Kill Bill : volume 1, est "classé" (numéro un, donc), les autres suivant un ordre purement alphabétique. Les losers.
Où l'on apprend que pour Quentin, les deux suites de Matrix ont ruiné la mythologie du premier opus (et la place des Wachowski Bros en numéro deux de ce classement), qu'il aime les Woody Allen que personne n'aime, ou encore, que les cascades du parait-il grandiose Police Story 3 sont selon lui, les best EVER made. Et d'où il ressort aussi - en creux - que Sir Quentin n'aime (ou ne regarde toujours) pas les films français (et allemands, italiens, ouzbeks, etc.) Bref, va falloir se mettre aux stunts et aux gunfights, pour figurer dans la prochaine QT's shortlist tape, les gars !
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Posté par Slick Rick le 17.08.09 à 12:06 | tags : affiche, hollywood
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Allez, un petit duel d'affiches pour bien commencer la semaine : Inglourious Basterds contre Les Derniers jours du monde. Soit Quentin Tarantino versus les frères Larrieu. Mouais, te dis-tu, lecteur, légèrement dubitatif, et avec raison : Tarantino contre un français (même pas Luc Besson en plus), c'est un peu comme Usain Bolt contre n'importe qui (Tyson Gay) sur 100 m, non ? Du show, mais zero suspense. Jetons tout de même un oeil sur les forces en présence.
Côté américano, des flingues, des nazis, des belles blondes rétro, une star (Braaaad) : c'est le cocktail imparable d'Inglourious Basterds. Bon bon, Tarantino est toujours aussi imbatable en com'. On se souvient de ses savoureuses campagnes pour Jackie Brown ou Kill Bill, avec, pour chaque perso, une affiche réservée, ultra-travaillée, style bédé. La recette : un look scotchant + un slogan qui tue. Comme autant de cool vignettes à collectionner entre amis. Pour ses Basterds, "Qwentine" nous refait le coup de l'affichage choral massif, et choisit, pour sa photo de groupe (l'affiche "officielle" ci-dessus) un nouveau code graphique simple (grosse trainée rouge nazi sur fond blanc, évoquant le jaune poussin Kill Bill souillé d'une gerbe d'hémoglobine façon action painting), aisément mémorisable, ainsi qu'une tagline en béton armé (à l'humour noir). Et, of course, ça re-re-marche complètement.
Face à cette promesse d'orgasme ludico-SS, le film français d'auteur se sait dans le caca. Démuni grave. Et que fait-on quand on n'a aucune chance ? On fonce, dirait l'autre, oui certes, mais sinon ? A poil. On se fout à poil, misant tout sur l'effet de surprise. Les Frères Larrieu jouent donc la carte de dénuement à donf, et allez hop, petit strip bien de chez nous, franquette-quéquette. Bon c'est pas non plus des pin-ups, nos naturistes, puisque ce sont Matthieu Amalric, Karin Viard et Catherine Frot, mais ça reste chic. Trois acteurs "sérieux", fonçant tout soutifs et poils dehors, devant une mer en carton pâte qu'on dirait éclairée par un projecteur de stade de foot, vers...La liberté, nous dit l'enthousiaste tag-line ("Enfin libres!"). Une affiche moche, certes, mais (dé)culottée, plutôt couillue. Le minimum vital pour un challenger digne de ce nom.
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Posté par JDittmar le 15.08.09 à 17:06 | tags : short list
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Ils sont dix. Qui ? Les dix films les plus sous-estimés de cette décennie. Dix années de films, c'est beaucoup. Le choix pouvait sembler large, et à la fois pas tant que ça. Si la sélection a été rude et faite selon des critères impitoyables qui en ont laissé plus d'un de côté, très vite pourtant certains se sont imposés. Etrangement, nos élus sont essentiellement américains, un signe peut-être qu'ailleurs rien ne méritait d'être sauvé (ou qu'on n'a pas trouvé). Quoiqu'il en soit, ils sont là, ce sont nos favoris, on les aime, et on avait envie de rappeler leur splendeur pour toutes sortes de raisons qu'on a tenté de justifier. Dix films pour les années 2000 qu'on n'oubliera pas, dix films comme les dix doigts de la main, dix films qui sont pour nous déjà rentrés dans l'Histoire du cinéma. Enjoy !
Voir le diaporama des films des films les plus sous-estimés des années 2000
Voir les "tops" de l'été
Special thank's to : LDS, JJG et RR
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Posté par Soso le 14.08.09 à 13:21 | tags : acteur, réalisateur
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Sylvester Stallone recevra le Prix Glory to the Filmmaker, littéralement "Vive le cinéaste", lors de la Mostra Venise. Le Festival du film international aime, Silvester. Les organisateurs entendent ainsi récompenser "un regard original et une détermination d'auteur", de la part d'une cinéaste "capable de tendresse, même lorsque coule le sang."
L'acteur, réalisateur et scénariste, créateur de Rocky et Rambo succèdera à ce titre à Takeshi Kitano, Agnès Varda, et Abbas Kiarostami.
Lors de la remise du trophée, qui aura lieu au cours de la soirée de clôture de la 66e édition le 12 septembre, un extrait de son prochain film The Expendables ainsi qu'une version Director's Cut de Rambo,seront projetés aux festivaliers.
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Posté par Soso le 13.08.09 à 17:57 | tags : short list
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Contemporain de l'avènement d'une pop culture mondialisée, le phénomène geek doit autant à une taxinomie sociologique un peu vaine, qu'à la définition d'un rapport culturel et esthétique d'où l'on peut dégager une analyse de la création. Le geek est au meilleur de sa définition un collectionneur, un érudit, un passionné, qui au cinéma utilise ses références pour bâtir des œuvres soutenues par un background, dépassant le registre de la citation encyclopédique. Il a quelque chose de l'érotomane, qu'il soit amateur de comics, heroic fantasy, littérature SF, cinéma, technologie ou jeux vidéo. Ce qui l'obsède devient ainsi un socle où puiser, afin d'inventer ou d'enrichir le moyen qu'il a choisi pour s'exprimer. Entretenant généralement un rapport étroit avec son public, habité par les mêmes passions, ces films engendrent parfois des liens de connivence, participant à bâtir ou renforcer l'histoire que chacun partage. Certains arrivent à produire de toute pièce des espaces de fiction, créant des mondes qui seront peuplés sans son créateur. Il s'agit toujours de désir, de s'y situer afin d'habiter autant d'illusions avec lesquelles vivre au quotidien. Car au-delà de ses limites identitaires, le geek est un jardinier ou un curateur de la pop culture : il entretient et au mieux diffuse. Afin d'illustrer, nous avons sélectioné 10 des plus grands films de geeks de l'histoire du cinéma. A vous de nous faire partager les vôtres.
> Voir le top 10 des films de geeks
> Tous les autres "top" de l'été
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Posté par Soso le 13.08.09 à 10:31 | tags : bande annonce, réalisateur
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Après le très poétique Tideland (2007), qui à partir d'un univers trash construisait une rêverie enfantine, Terry Gilliam nous embarque pour son prochain film à bord de L'Imaginarium, théâtre ambulant du docteur Parnassus. Un illusionniste qui, pour accéder à l'immortalité, a traité avec le diable. En contrepartie, l'âme de sa fille, qui arrive sur ses 16 ans, fera office de tribu. L'Imaginarium du Docteur Parnassus sortira dans les salles françaises le 11 novembre.


Le personnage du docteur Parnassus, qui offre au public de son théâtre itinérant d'entrer dans un monde imaginaire, grâce à un miroir magique, pourrait en revanche s'avérer intéressant, dans la mesure où il s'annonce comme un alter ego du réalisateur. Et on connaît la succession de plans foireux et projets avortés menés par Gilliam qui prennent un tour ultime dans la tentative d'adaptation de Don Quichotte. On ne soulèvera même pas le décès de Heath Ledger pendant le tournage, que Gilliam, par un tour de passe passe, a remplacé par Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell. De là à penser que l'illusionniste Parnassus va se transformer en docteur ès-lose comme son créateur... Il est plus probable que Gilliam, depuis sa lucarne, préfère livrer son héros à l'univers fantasque qu'on lui connaît. Sacrée tuile pour ce Parnassus, une aubaine pour le spectateur.
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Posté par JDittmar le 12.08.09 à 12:56 | tags : short list
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Le voyage est toujours une transition. Un entre-deux où naissent parfois des possibles insoupçonnés. Au cinéma, partir a souvent pris la forme du road movie, des traversées auscultant un espace et les trajectoires de ceux qui l'habitent. A pied, en train ou en voiture, voyager est à chaque fois l'occasion, pour celui qui donne le mouvement, de se définir ou redéfinir. En quittant quelque chose, quelqu'un, en partant à l'aventure, par nécessité ou sans raison, le monde s'ouvre, se déplie, il tend des miroirs ou invente de nouvelles perspectives, parfois les réduit. On voyage pour aller vers soi, l'autre, explorer un territoire ou rejoindre une destination, autant de pistes qui, selon, sont toutes liées. Dans bien des cas, peu importe le point de départ ou l'arrivée, ce qui compte c'est de se mouvoir, pour résoudre et comprendre, faire ou défaire, vivre des révélations. Contemporain des moyens de locomotion motorisés, le cinéma a fait tout naturellement du voyage l'un de ses motifs privilégiés. Parmi la longue liste de films, nous en avons donc choisi dix, ce sont les nôtres, à vous de nous faire découvrir les vôtres. Bonne route.
Voir le diaporama des 10 meilleurs films de voyage
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Posté par Soso le 12.08.09 à 09:54 | tags : comédie, réalisateur, acteur
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L'équipe de Judd Apatow, qui a signé les potacheries de SuperGrave ou 40 ans, toujours puceau, bosse actuellement sur la prochaine comédie achetée par Universal : The Best Thing About Pam Rooney.
Selon Variety, ce sont donc Andrew Jay Cohen et Brendan O'Brien, qui écriront le scénario de The Best Thing, tandis que le rôle principal sera tenu par Jonah Hill.
Jonah Hill, qui a sauté le pas hollywoodien dans 40 ans, toujours puceau (2005), a depuis bien défriché le terrain de la comédie au cours d'une ascension remarquable, avec notamment En cloque, mode d'emploi, Evan Tout-Puissant ou Funny People. Il partagera prochainement l'affiche de The Adventurer's Handbook, avec Jason Segel (How I Met Your Mother) et Jason Schwartzman ( (A bord du Darjeeling Limited), qui suivra quatre amis partis à l'aventure dans le but de reproduire les exploits des aventuriers du livre de Mick Conefrey.

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Posté par Soso le 11.08.09 à 16:03 | tags : adaptation, réalisateur, acteur
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On se souvient des incroyables poisses et autres coups du sort qui avaient condamné l'adaptation de Don Quichotte par Terry Gilliam, à rester au stade de débâcle. L'absurde traversée du désert de la Mancha ne s'arrête pas là.
Après les missiles de l'aviation US, la mauvaise santé de Jean Rochefort transformé en hidalgo grinçant, ainsi que les problèmes climatiques, budgétaires et de planning qui avaient interrompu le premier tournage en 2000 au bout de six jours, la malédiction se poursuit. Johnny Depp, présent depuis le début du projet, vient en effet d'annoncer qu'il ne participait plus au film. L'agenda de l'acteur est déjà surchargé pour 2010, avec les tournages du 4e volet des Pirates des Caraïbes, de la trilogie The Lone Ranger, ainsi que le prochain Burton, Dark Shadows.
Gilliam, ex-Monty Python et réalisateur de Brazil, fait pourtant tout son possible pour que son rêve de Don Quichotte se réalise. Reprennant son projet qu'il n'avait jamais vraiment abandonné, il s'est à nouveau associé à Tony Grisoni, auteur de Las Vegas Parano, Tideland et du scénario original du film, pour retravailler le script. Le tournage est prévu pour le printemps 2010, bien qu'on ne connaisse pas encore le casting final. The Man Who Killed Don Quixote contera les aventures d'un cinéaste qui remonte le temps jusqu'à l'Espagne du XVIIe siècle et rencontre le héros, alors persuadé qu'il a retrouvé son écuyer Sancho Pança.
Espérons que le film, devenu plus fantasque que son héros, voit le jour. Il nous a pour l'instant offert une vertigineuse mise en abyme avant d'aboutir au génial making of, Lost in la mancha. Depuis lors, le réalisateur n'a en tout cas pas chômé et son dernier film, projeté en avant-première à Cannes, sera bientôt en salles :L'Imaginarium du Docteur Parnassus, avec Heath Ledger, Jude Law, Colin Farrell et Johnny Depp, sortira en France le 11 novembre prochain.
Pour le plaisir...
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Posté par JDittmar le 11.08.09 à 12:19 | tags : asie, short list
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Après les gunfights, la danse et les poursuites, quatrième partie de notre quête du mouvement au cinéma : le combat. A l'instar des précédentes listes, savoir filmer une baston nécessite une conscience exacte des moyens du cinéma et de son histoire. L'acteur athlète ou non ne fait pas tout, il faut lui inventer la chorégraphie donnant ampleur et sens à ses gestes. La scénographie, le cadre et le montage sont primordiaux. Comme personne n'a mieux filmé de combats que le cinéma de Hong Kong (héritage des arts martiaux oblige), cette liste lui est donc intégralement dédiée - tout le reste n'étant que de la bagarre à papy, des imitations, au mieux des affrontements sportifs plus ou moins négligeables (Rocky, Ali, etc). Quand aujourd'hui Hollywood pille encore sans vergogne les trésors de l'ex colonie britannique, sans jamais se hisser à sa hauteur, il nous a semblé bon de rappeler la splendeur d'un cinéma où le combat fût un art mais aussi une manière de reformuler des règles esthétiques, d'inventer un nouveau rapport à l'espace et redéfinir les possibles du corps. Voici donc 10 des plus grands combats du cinéma tout court.
10. La Fureur de vaincre (Fist of Fury) de Lo Wei (1972)
Bruce Lee, le mythe, la star, l'icône, la figure incontournable de cette liste. Seconde collaboration avec Lo Wei après Big Boss, La Fureur de Vaincre est un écrin de poings et de sang pour l'acteur, l'homme, l'athlète, la machine de séduction hyper narcissique. Radicalement nationaliste, anti japonais et avec comme intrigue une maigre histoire de vengeance, le film est d'un excès constant, dévoilant un Bruce Lee ultra violent aux limites de la folie clinique. Incarnant l'honneur du Chinois bafoué, il est dans une double quête de vengeance médiatique et politique : d'un côté celle de l'acteur et à travers lui d'un peuple aux yeux du monde, de l'autre celle d'un cinéma se voulant plus fort qu'Hollywood. Viril, érotique, Bruce Lee parfait ici son iconographie qu'un plan final en arrêt sur image immortalisera à jamais comme un mythe populaire total. Parmi les scènes cultes du film, on a sélectionné celle du dojo où il enchaîne les ennemis, vite, fort et à coups de nunchaku douloureux.
9. La 36ème chambre de Shaolin (The 36th Chamber of Shaolin) de Liu Chia-Liang (1978)
Au début des 80's, quand le cinéma d'arts martiaux était considéré comme un sous-genre marginal, Charles Tesson et Olivier Assayas tentaient de prouver aux Cahiers que King Hu, Chang Cheh ou Liu Chia-Liang étaient de grands cinéastes. Ils avaient raison, et parmi les classiques du dernier et des films sur le kung-fu (comme sujet, récit, motif, philosophie), La 36e Chambre de Shaolin est une référence. Construit autour d'un parcours initiatique martial émaillé de séances d'entraînements, le film est une succession d'étapes, sportives, spirituelles, menant à la maîtrise absolue du corps. L'auteur, formé aux arts martiaux et célèbre chorégraphe, sait de quoi il parle, et son œuvre est donc un éloge, porté par la puissance et la grâce du mythique Gordon Liu. Pour l'illustrer, un combat renversant : prouesses athlétiques, intégration des objets et du décor, limpidité et précision du découpage, un travail de maître.
8. Dragons Forever de Sammo Hung et Corey Yuen (1988)
1988, le cinéma honkongais vit son âge d'or. Parmi ses icônes, Jackie Chan est déjà une star, il rayonne sur l'Asie et au-delà depuis les succès du Marin des mers de Chine et Police Story. Avec Dragons Forever, il rejoint deux complices parmi les meilleurs artistes martiaux, Sammo Hung et Yuen Biao. Ils se sont croisés plusieurs fois, ils sont amis, ce sera leur dernier film ensemble. Peut-être par le meilleur, mais une production reflétant le cinéma HK de l'époque : insouciant, énergique, téméraire, sans limites, généreux. La recette kung-fu/comédie que Jackie Chan peaufine est ici inégale, mais peu importe. Quand les trois frères se lancent au combat, le spectacle impressionne tellement que le reste est anecdotique. On se souviendra ainsi du combat final dans une usine, moment d'anthologie où les corps virevoltent, se contorsionnent ou se propulsent à une vitesse folle (parfois violemment) aux quatre coins d'un espace ouvert à des possibles insoupçonnés. Sidérant.
7. Duel to the Death de Tony Ching Siu-Tung (1983)
Avec Duel to the Death, Tony Ching Siu-Tung signe son premier film et enterre au passage une époque à laquelle il a tout pigé (celle de King Hu), laissant ainsi champ libre à Tsui Hark et sa Film Workshop, sa relecture du cinéma hongkongais, ses films où la cinétique reformule les lois et limites du cadre et du montage. Un film crépusculaire donc, mais qui voit déjà pointer une nouvelle lumière du jour où avec l'avènement d'une nouvelle vague le Wu Xia Pian renaîtra de ses cendres. Ching Siu-Tung pose aussi les bases de son style ultra aérien et délirant : les corps ne virevoltent plus mais volent, comme libérés des contraintes terrestres, transportés par des câbles leur donnant une apesanteur inédite. Une œuvre vibrante, intense, bouillonnante, quasi abstraite, qui fait table rase, mélange, pour mieux dessiner le futur. Afin d'illustrer, on a sélectionné le combat final, les images parlent d'elles-mêmes.
6. Le Justicier de Shanghai (Boxer from Shantung) de Chang Cheh (1972)
Chang Cheh a donné au cinéma honkongais des années 70 plusieurs de ses chefs d'œuvre. Entre autres Le Justicier de Shanghai, récit tragique d'un malfrat façon Scarface, en moins antipathique, mais avec un destin tout aussi violent. En témoigne ce final baroque et d'anthologie qui restera comme l'un des plus sanglants de son auteur. Chang Cheh met en scène une longue séquence d'une rage folle où le héros affronte, en partie avec une hache dans le ventre, une horde invraisemblable d'ennemis (le 1 contre 100, marque de fabrique du cinéaste), qu'il combat jusqu'à la mort dans un rencontre dantesque, absurde et jouissive. L'utilisation de l'espace et des objets est sidérante, la mise sous tension du cadre est maximum, saturé de partout par le nombre de corps et la fermeture du décor. Chang Cheh pousse son cinéma dans ses retranchements, à un paroxysme délirant, où le corps est martyrisé, épuisé, érotisé.
5. The Blade de Tsui Hark (1995)
Tourné dans des conditions chaotiques par un Tsui Hark plus despotique que jamais, The Blade est à l'image de son tournage, un film radical et mal aimable. La vision d'un auteur sur un genre populaire (le wu xia pian), poussé là où il n'a jamais été, dans un retranchement purement formel, quasi primitif, aux images exsangues et travaillées par une pulsation permanente, un découpage maniaque de chaque plan où seule la composition, par sa combustion, donne une logique à l'ensemble. Le minimalisme du récit fait place à la stricte plasticité des images, la cinétique des corps atteint un degré de diffusion énergétique inédit, bouleversant le montage et l'échelle des plans, qui se dispersent, éclatent, explosent ; tout le film ayant quelque chose de terroriste, définitivement hors norme, fait plus contre que pour, avec hargne et colère. Tsui Hark veut en finir avec King Hu et donne sa vision définitive du wu xi pian, pour de bon. Le final de The Blade illustre bien le dérèglement esthétique que son auteur veut imposer au genre qu'il piétine. Exténuant mais puissant.
4. Combats de maîtres (Drunken Master 2) de Liu Chia Liang (1994)
3. Le Sens du devoir 2 (Yes Madam !) de Corey Yuen (1985)
Le Sens du devoir 2 est inégal, parasité par un humour lourdingue nécessitant un certain niveau de tolérance pour la comédie cantonaise. Une chose lui vaut pourtant de monter sur notre podium : son impressionnant combat final avec Cynthia Rothrock et Michelle Yeoh. En 1985, Jackie Chan a donné le ton en termes d'action, il faut se surpasser. Corey Yuen relève donc ses manches et scénographie une séquence repoussant les limites du masochisme local. Les corps voltigent et s'écrasent sur chaque parcelle du décor avec une vélocité ahurissante, toutes les structures en verre y passent, les moindres volumes aux arrêtes douloureuses sont utilisés, une mezzanine agrandit l'espace et les possibilités d'anéantir les ennemis de haut, ses rambardes sont transformées en étonnante barres acrobatiques pour combattre. Bref, l'action est sans cesse optimisée par l'environnement, les cascadeurs ont le goût du risque, et les actrices livrent sans doute le plus grand girlfight du cinéma HK.
2. Il était une fois en Chine 2 (Once Upon a Time in China 2) de Tsui Hark (1992)
Deuxième épisode de la saga mythique de Tsui Hark, avec Jet Li en star à son apogée et Yuen Woo-Ping à la chorégraphie. Il était une fois en Chine 2, parfois préféré au premier, est toutefois moins bon. Mais peu importe, le trio donne encore à voir l'un des joyaux du cinéma hongkongais. La preuve avec ce combat où le cinéaste complexifie toujours plus sa scénographie en inventant une immense structure instable faite de tables superposées. Les lois de la gravité n'existent plus, le désaxage du cadre est permanent, l'espace et les objets ont rarement atteint un tel degré de reconfiguration ou de potentialités, la mise sous tension des mouvements et des gestes se réinvente à chaque plan. La poétique plastique de Tsui Hark exprime son idée du cinéma et du monde, elle semble alors sans limites, d'une virtuosité visuelle inédite. Une certaine idée de l'art du combat comme on n'en verra jamais plus.
1. Iron Monkey de Yuen Woo-Ping (1993)
Avec Iron Monkey, Yuen Woo-Ping signe son chef d'œuvre et l'un des summums du cinéma martial. Un film dans la lignée de Ching Siu-tung et Tsui Hark (ici producteur et scénariste), où les corps bondissent et virevoltent sans souci de réalisme, à une vitesse stupéfiante, sans plus aucun poids ou motricité physique naturelle. Le chorégraphe star de Matrix réinvente à son tour la géométrie euclidienne du cadre : horizontalité et verticalité alternent, se renversent, basculent, la caméra est partout et libérée des contraintes, épousant les corps sans perdre un mouvement ni rendre illisible ces combats fous de vélocité. Donnie Yen dans le rôle principal prouve au passage qu'il est l'homme le plus rapide du monde, et Yuen Woo-Ping maîtrise mise en scène et montage comme peu d'autres avant ou après lui. Cet extrait du final en fait la démonstration écrasante. Toujours inédit en France mais annoncé en DVD, Iron Monkey est à découvrir d'urgence et sans modération. Une référence définitive.
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Posté par JDittmar le 09.08.09 à 16:46 | tags : short list
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La poursuite est au film d'action ce que sont les scènes dansées à la comédie musicale, un passage obligé. Au-delà des conventions ou genres, la poursuite c'est surtout une question de style et de savoir-faire. Pour qu'elle soit réussie, il faut du talent, maîtriser sa mise en scène, penser son montage, élaborer un savant découpage. Cela nécessite une rigueur absolue et une vision précise de l'espace, faire des choix impliquant de définir une esthétique trouvant sa logique avec celle du film. Le spectaculaire, produire une cinétique sportive qui vous scotche à votre siège ne suffit pas. Les plus grandes poursuites du cinéma tentent de le réinventer à leur manière, de donner à vivre des sensations qui sont aussi des moments de jouissance filmique presque pure. Quelque chose du cinéma dans son plus simple appareil, à nu, où tout repose sur ses bases (mise en scène et montage), avec lesquelles chaque réalisateur doit faire, refaire, défaire, sachant toujours que d'autres l'ont précédé. L'orientation domine. Parmi la longue liste de films avec des poursuites, nous en avons choisi 10. La sélection fût difficile et c'est injustement qu'on a choisi d'en écarter certaines. A vous de leur rendre justice.
10. Matrix Reloaded des frères Wachowski (2003)
Après avoir redistribué les cartes du film d'action contemporain avec Matrix, les frères Wachowski enchaînent sur Reloaded. Ils veulent rehausser la barre, de l'inédit, franchir les limites de tout ce qui les précède. Le film coûtera une fortune, et une bonne partie du budget partira dans sa célèbre scène de poursuite sur l'autoroute. Aujourd'hui, ce morceau de bravoure n'a plus l'ampleur qu'il avait à l'époque, les effets spéciaux numériques étant vite très périssables. N'empêche, si on fait le compte avec la décennie qui se boucle bientôt, peu se sont hissés à sa hauteur, poussés par une telle ambition de reconfigurer l'espace, les possibilités du corps, jouer avec les lois de la pesanteur ou les matières. En soi donc, cette scène demeure un morceau d'anthologie.
9. L'or se barre (The Italian Job) de Peter Collinson (1969)
Un an après Bullitt, L'or se barre du britannique Peter Collinson répond, dans un genre toutefois différent, à la célèbre course poursuite de Steve McQueen. Le film ne sera pas un chef d'œuvre, voire même peut-on le considérer comme un peu surestimé, mais il restera dans l'histoire pour sa longue poursuite en Austin Mini. Collinson crée un véritable petit ballet, coloré, rythmé, ludique, jouant avec la variation des décors, leurs formes, usant de passages inattendus pour faire transiter ses voitures. Un vrai petit plaisir coupable, éminemment moderne et sans doute aussi influencé par James Bond qui s'y connaît en poursuite.
8. Bad Boys 2 de Michael Bay (2003)
Michael Bay, notre indécrottable bourrin. On l'aime bien en dépit de toutes les limites qu'on lui connaît et de sa beauferie congénitale, c'est un homme cohérent. Avec Bad Boys 2, il signe sa profession de foi, sa grande confession intime, dépassant alors toutes les limites, décomplexé, comme s'il savait déjà que c'était son adieu à Bruckheimer. Il en profite donc pour montrer qui il est et boucler une course poursuite invraisemblable sur une parcelle d'autoroute. Les voitures, bien réelles, pas d'effets spéciaux numériques, volent, explosent, Will Smith et Martin Lawrence tracent au milieu, on a alors jamais vu ça, pas avec autant d'ampleur, de volonté d'excès. Bay fracasse ses jouets qu'il propulse à cent à l'heure, c'est du lourd, très, mais efficacité maximum. Il remettra le couvert avec The Island, ce sera d'ailleurs le meilleur passage du film.
7. Bullit de Peter Yates (1968)
6. Casino Royale de Martin Campbell (2006)
James Bond se devait d'intégrer cette liste, toujours en chasse ou pourchassé aux quatre coins du monde. L'éventail du choix était donc large, mais pour varier les plaisirs et montrer qu'une poursuite n'est pas que motorisée, on a sélectionné le début de Casino Royale où Daniel Craig prend en chasse un fils prodige des yamakazis. Avec cette scène vertigineuse, au rythme aussi implacable que son découpage, Martin Campbell donne le ton du nouveau Bond. Surtout, il s'adapte aux exigences du cinéma d'action contemporain : héritage et recyclage des films honkongais (Jackie Chan est pratiquement cité partout), emprunts sauvages à Jason Bourne, redéfinition du personnage et de son corps (plus véloce et violent), remise en jeu du spectaculaire pour resituer le mythe à la place qu'il avait, entre la copie et l'original, comme tout bon serial qu'il est. Efficace, pour ne pas dire virtuose, Campbell est un artisan de génie.
5. The Driver de Walter Hill (1978)
Walter Hill est mésestimé. Quelques uns de ses chefs-d'œuvre tels que Les Rues de feu ou Les Guerriers de la nuit en sont la démonstration. Autre exemple, The Driver, son second film, avec Adjani pour la première fois à Hollywood. Un titre synthétique pour une réactualisation, comme souvent chez Hill, du film de genre. Le cinéaste, à sa manière si singulière, revitalise plus qu'il ne revisite. Chez lui l'histoire du cinéma n'est pas close, elle continue, prend de nouvelles formes ou visages où le passé n'est pas une fermeture contemplative. Dans The Driver, au départ écrit pour Steve McQueen, Hill met en scène plusieurs poursuites d'une maîtrise indiscutable et qui n'ont pas à rougir de celles de Friedkin ou Yates, à qui il emprunte les codes (cadre, montage, découpage, son). Morceau choisi en images.
4. Terminator 2 de James Cameron (1992)
James Cameron est un grand obsédé. Il est aussi un visionnaire, un peu démiurge, pour qui le cinéma doit systématiquement proposer une expérience inédite. Chacun de ses films en est l'illustration. En 1992, Terminator 2 et ses effets digitaux annonçaient l'avenir du cinéma, et Cameron ne s'est pas trompé. En dehors de ses effets de morphing sur lesquels on pourrait écrire un essai, le film est un monument d'action tel que le cinéaste a participé à lui donner ses lettres de noblesse. Parmi ses morceaux d'anthologie, la scène où Edward Furlong à moto est pourchassé par le T1000 au volant d'un poids lourd. Cameron fait la démonstration de son paradigme cinématographique : jamais poursuite n'a pris une telle amplitude, jamais le Terminator n'a pris autant l'allure d'un corps invulnérable détruisant tout pour remplir son objectif. La scène n'a aujourd'hui rien perdu de son efficacité. Comme tout le film.
3. Monstres et cie (Monsters Inc.) de Pete Docter (2001)
Chez Pixar, on aime les poursuites. Pratiquement pas un film qui en soit exempt, peut-être même aucun de mémoire. Rien de tel pour dynamiser un récit, lui donner du mouvement, resituer les enjeux de l'intrigue avec rythme et jouer avec l'environnement. Une manière de nous prendre aussi par le col pour embarquer à bord d'autant de rides excitants aux sensations fortes, en bref créer de l'action. La plus grande poursuite jamais conçue par le studio est dans Monstres et Cie, lorsque les héros du film passent au travers d'une bibliothèque géante composée de milliers de portes. Reprenant plus ou moins le motif de Bandits, bandits, les personnages transitent ainsi de monde en monde, d'espace en espace, pour une échappée au concept vertigineux.
2. Boulevard de la mort (Death Proof) de Quentin Tarantino (2007)
Avec le final de Boulevard de la mort, Quentin Tarantino déclarait vouloir se hisser au niveau des plus grandes scènes de poursuite de l'histoire du cinéma. Rendons lui donc justice en lui offrant une place bien méritée sur notre podium. C'est tout ? Oui. Les images parlent d'elles-mêmes : du travail d'orfèvre, d'horloger savant maîtrisant son art avec une conscience exacte de tous ceux qui l'ont précédé, et de la manière dont il doit s'y prendre pour jouer d'égal à égal avec ses maîtres.
1. Police fédérale, Los Angeles (To Live and Die in L.A.) de William Friedkin (1985)
Sacrilège ! French Connection est absent de cette liste ! Oui, mais il y a Police fédérale, Los Angeles qui, dans son genre et aussi par Friedkin, se défend très bien, si ce n'est mieux. Pour le coup, le cinéaste compte double et remporte la première place de notre classement. Du film, on se souviendra bien sûr de cette embardée folle se terminant sur une freeway à contresens. La précision du montage et de la mise en scène (alternant sans cesse entre vues du conducteur, plans subjectifs du véhicule, panoramiques, inserts sur les personnages nerveux au cœur de l'action) crée une puissante dynamique chargée d'accélération, dérivation, confusion, panique. Une poursuite folle, baignant dans la poussière, le béton, l'hyper urbanisation de Los Angeles avec ses trajectoires multiples menant nulle part sauf quantité de non-lieux. Intense.
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Après le succès de son frère Chris Weitz avec Twilight 2, Paul Weitz plante aussi ses crocs dans la veine actuelle du film de vampire.
Le metteur en scène d'American Pie (réalisé en binôme avec son frangin), habitué aux films plutôt légers et à l'humour d'ado potache, propose ici une vision plus moderne du suçeur de sang tout en gardant la dimension fantastique. Darren Shan, l'assistant du vampire initialement baptisé "Le Cirque de l'étrange" (on se demande pourquoi le premier titre pourtant bien meilleur est parti en fumé), s'annonce comme un film à la fois bourré d'action et freaky. "Entre Tod Browning et Buffy", selon Première.
Une super-production qui n'aura peut être pas la patte personnelle d'un film d'auteur mais qui a le mérite de dépoussiérer l'éterernel mythe romantico-mysthique du vampire et de lui redonner un vernis plus contemporain. Plutôt salivant.
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Posté par Soso le 07.08.09 à 15:48 | tags : réalisateur

Le cinéaste considéré comme celui qui a réinventé la comédie pour adolescents dans les années 80, John Hughes, est brutalement décédé ce matin d'une crise cardiaque alors qu'il rendait visite à sa famille à New York. Il était âgé de 59 ans.
Voir toute la bio et les photos de John Hughes sur sa fiche.
Metteur en scène de Ferris Bueller et Breakfast Club, Hughes s'est tout au long de sa carrière adressé aux plus jeunes, et pourrait être défini comme "le grand-père" des teen-movies du genre d'American Pie.
Il est à l'origine de films grand public et populaires et c'est en tant que scénariste qu'il obtient ses plus grands succès, avec notamment Maman, j'ai raté l'avion et Beethoven.
John Hughes a marqué tout un pan de génération des années 80 et 90.
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Posté par JDittmar le 06.08.09 à 15:37 | tags : short list
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Autrefois populaire, la comédie musicale est un genre aujourd'hui tombé en désuétude. Quelques uns, pourtant, tentent timidement de la ressusciter, souvent avec un succès public indiquant finalement que ces laudateurs sont plus nombreux que ceux qu'il fait ricaner. Pour rappeler encore la splendeur d'un genre qui a fait les lettres d'or d'Hollywood et en particulier de la MGM, voici une sélection des plus belles scènes de son histoire. On retrouvera beaucoup de titres célèbres issus du répertoire classique (mais parfois encore méconnus), ainsi que quelques incartades modernes que nous admirons. Après donc les gunfights, la danse, où comment créer une filiation. A vous désormais de nous faire partager ces moments en danse et chanson qui font palpiter votre cœur.
10. Hairspray d'Adam Shankman (2007)
Avec ce remake (sacrilège pour les uns, génial pour les autres) du Hairspray de John Waters, le chorégraphe et réalisateur Adam Shankman a prouvé qu'il connaissait ses classiques sur le bout des doigts. Sans se hisser au niveau de son génie, il a en effet tout compris à Stanley Donen. Sens du tempo incroyable, précision du cadre et du découpage, fluidité de la caméra et narration constante des scènes dansées enveloppant avec ampleur les acteurs, Shankman nous fait avec Hairspray une démonstration implacable de ses talents. Parmi les meilleurs morceaux du film, on a une préférence pour Without Love. Alors certes, il y a Zach Efron, mais il faut bien avouer qu'ici, il est à sa place, et plutôt bon.
9. Traquenard (Party Girl) de Nicholas Ray (1958)
Petite tricherie : Traquenard de Nicholas Ray n'est pas une comédie musicale. Mais on y retrouve en star la belle, l'unique, la divine, Cyd Charisse, princesse du musical qu'on ne cesse de pleurer. Dans une scène de danse à tomber par terre, le réalisateur de La Fureur de vivre filme avec une classe folle notre égérie : ses jambes interminables, sa grâce cosmique, tout ça sous l'œil de Robert Taylor. Un morceau inoubliable qui valait bien un léger détour pour en faire la démonstration.
8. Rent de Chris Columbus (2005)
Personne n'a vu Rent de Chris Columbus, l'adaptation du célèbre musical de Broadway écrit par Jonathan Larson. Le film n'ayant pour l'essentiel que provoqué moqueries ou ricanements. C'est dommage, non seulement Columbus signe ici son chef d'œuvre (c'était pas difficile vu sa filmo), mais surtout une relecture filmique d'une puissance dévastatrice. Cette histoire sur un groupe d'amis à la fin des 80's, en pleine années Sida, est l'une des plus généreuse et démocratique jamais conçue. Columbus lui donne une dimension lyrique n'ayant d'égale que sa conscience exacte des enjeux soulevés par Larson, et une mise en scène au diapason. Le casting original reprend ici du service, accompagné de Rosario Dawson, qui révèle des talents de chanteuse insoupçonnés. Pour illustrer, on a choisi le final, qu'on ne peut revoir sans verser une larme. Sublime.
7. Le Pirate (The Pirate) de Vincente Minnelli (1948)
Là on rentre dans le vif du sujet. Dernier film entre Vincente Minnelli et son épouse d'alors, Judy Garland, Le Pirate est aussi l'une des plus grandes réussites du musical et de son auteur. Si on a beaucoup parlé du rêve pour expliquer son cinéma, on lui préfère, nuance, le fantasme. Ainsi, ici, c'est en voulant être la projection fantasmagorique du désir de Judy Garland que Gene Kelly devient Macoco le pirate (alors qu'il n'est qu'un acteur au départ). L'illusion ne s'oppose pas à la réalité, elles communiquent voire cohabitent chez Minnelli. Peut-être même tout ceci est aussi une question d'hypnose (comme dans Melinda), tel que le prouve cette scène inoubliable où Judy Garland, en transe, chante son pirate tant désiré, sous l'œil décontenancé de Gene Kelly. Un des derniers grands rôles de la star du Magicien d'Oz.
6. Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (1967)
Jacques Demy, adoré des uns, détesté des autres, le génie de la comédie musicale française ne fait généralement pas l'unanimité. Pourtant Les demoiselles de Rochefort demeure l'un des chefs-d'œuvre du cinéma français. Tourné alors que le musical hollywoodien était quasiment mort, le film ressuscite, à sa manière et avec un talent de chaque plan, la splendeur en déclin de ce cinéma qu'il a tant aimé. Une œuvre riche, généreuse, colorée, vivante et non sans nuances à la noirceur définitive. Avec Les demoiselles, Demy amène un bout d'Hollywood en France. Quand il tournera plus tard Model Shop à Los Angeles, ce sera l'inverse, il apportera le cinéma européen sur les terres américaines. Pour illustrer, nous avons choisi l'une des scènes les plus virtuoses en terme de composition et de rythme.
5. Drôle de frimousse (Funny Face) de Stanley Donen (1957)
Il y a deux génies du musical hollywoodien, Minnelli et Stanley Donen. Inévitablement, cette liste leur est beaucoup consacrée. Premier film de cette sélection, Drôle de frimousse avec Fred Astaire et notre éternelle âme sœur Audrey Hepburn. Bien que formée à la danse, l'actrice ne s'est jamais vraiment illustrée dans la comédie musicale au cinéma, en dépit du succès monstre de My Fair Lady. Ici chez Donen pour la première fois, elle nous montre pourtant l'étendu de ses talents. Notamment dans cette scène où sous les yeux ébahis de Fred Astaire, dans un cabaret, elle exécute une danse à la fois pleine de grâce, drôle et sexy. Comme à son habitude, Donen maîtrise admirablement l'espace, sa caméra mettant en valeur chaque mouvement sans jamais trahir les personnages et ce qu'ils expriment par la danse.
4. Le chant du Missouri (Meet Me in St. Louis) de Vincente Minnelli (1944)
Premier film de la collaboration entre Minnelli et Judy Garland, Le Chant du Missouri est une œuvre nostalgique qui servira plus ou moins de bréviaire thématique et esthétique au cinéaste. C'est aussi le premier grand musical de Minnelli, où il développe déjà une maîtrise de la mise en scène révolutionnant les canons du genre, alors très figés quand ils ne partaient pas dans des numéros décontextualisés du récit à la Bubsy Berkley. L'auteur intègre donc le chant et la danse à la narration, ceux-ci participant à l'évolution de l'intrigue. Il supervise aussi absolument tout, du moindre décor au costume, avec une rigueur implacable. Parmi les plus beaux numéros du film, la scène célèbre où Judy Garland est à bord d'un tramway. Plutôt qu'un long discours, les images parlent d'elles-mêmes.
3. Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) de Stanley Donen et Gene Kelly (1952)
Quand on pense comédie musicale, spontanément on pense à Chantons sous la pluie. Le film mythique de Donen et Gene Kelly, produit par l'irremplaçable Arthur Freed et écrit par le tandem star du musical, Betty Comden et Adolph Green, demeure l'œuvre emblématique du genre. Il est aussi, déjà, un film crépusculaire où Hollywood et son histoire sont au centre de l'intrigue. Mais pas de nostalgie ou réelle mélancolie pour autant, Chantons sous la pluie est plutôt une cristallisation du génie hollywoodien, tout y est réunit pour atteindre l'acmé du genre. Tous les numéros sont donc parfaits, les chorégraphies d'une précision et d'une inventivité à tomber par terre. Puisqu'il fallait choisir pour illustrer, on a pris Make them laugh où Donald O'Connor revisite le burlesque par la danse. Le génie de Donen et Kelly se manifeste ici à l'état pur dans cette reconfiguration des objets, de l'espace et du corps.
2. Tous en scène (The Band Wagon) de Vincente Minnelli (1953)
Quand Fred Astaire tourne Tous en scène, sa carrière déjà bien avancée décline. Betty Comden et Adolph Green, à nouveau au scénario de cette production Arthur Freed pour la MGM (d'où sont sortis les plus belles comédies musicale), en sont conscient. Ils lui créent donc un rôle sur mesure de star sur le retour, embarquée par deux scénaristes amis dans une production prenant des détours cocasses et amers avant de finir par une grande éloge du musical tel qu'Hollywood l'a connu encore il y a peu. Avec ce film critique, franchement moqueur (le mauvais rôle étant attribué à un metteur en scène prétentieux s'accaparant le projet des scénaristes pour en faire une relecture boursouflée de Faust), Minnelli et la Freed Unit règlent leurs comptes. Ils veulent que le genre survive et déclament leur amour. Le plus beau numéro sera celui où Fred Astaire danse dans une kermesse. Vertigineux.
1. Beau fixe sur New York (It's Always Fair Weather) de Stanley Donen et Gene Kelly (1955)
On pourrait presque considérer Beau fixe sur New York comme la dernière comédie musicale de l'âge d'or hollywoodien. Deux ans après Tous en scène, la Freed Unit semble mettre un point final teinté d'amertume au cinéma qu'ils ont tant aimé voir et faire. Ce qui est aussi toute une conception du monde. Le génie de Donen et Kelly, dont c'est la dernière collaboration, s'exerce pour le coup comme un geste ultime. Jamais les chorégraphies n'ont été aussi inventives ; jamais cette sortie du confinement des studios que l'on doit beaucoup à Donen, n'a manifesté autant sa nécessité ; jamais le cinéaste n'a aussi bien maîtrisé sa caméra cadrant chaque plan, mouvement, danseur et geste, avec grâce, style, aisance, conscience des enjeux narratifs, reconfiguration des objets ou de l'espace. Parmi les numéros d'anthologie du film, celui avec les couvercles de poubelles (hélas n'étant pas disponible, on a sélectionné celui où Kelly fait des claquettes avec des rollers, très bien aussi). Une mécanique parfaite, grandiose. Un adieu sublime et fixé pour l'éternité, donc immortel.
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Posté par Soso le 06.08.09 à 14:54 | tags : western, bande annonce, adaptation, blockbuster
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Jean Dujardin abandonne son costume d'agent secret gaffeur pour dégainer la coiffe de l'homme qui tire plus vite que son ombre, dans l'adaptation des aventures de Lucky Luke par James Huth. En attendant la sortie sur grand écran, prévue pour le 24 octobre prochain, un teaser dévoile quelques images en avant-première.
Pas si lonesome, le cow-boy, puisque le réalisateur de Brice de Nice a ciblé un casting calibré pour rendre hommage à Morris et Goscinny, rassemblant Alexandra Lamy, Michaël Youn, Sylvie Testud, Daniel Prévost et Melvil Poupaud. Notre héros aura pour mission de retourner dans sa ville natale, Daisy Town, afin d'y remettre de l'ordre en chassant Pat Poker (Daniel Prévost) et Billy The Kid (Michaël Youn). Il affrontera également de vieilles connaissances : Calamity Jane (Sylvie Testud) et Jesse James (Melvil Poupaud), alors que Belle, une chanteuse de cabaret incarnée par Alexandra Lamy, fera chavirer son cœur de cavalier solitaire. Pas de Dalton dans cette adaptation.
Le teaser ne livre pas grand chose quant au traitement final du film, mais le décor typique western de cette superproduction tournée en Argentine, semble très travaillé et plutôt réussi. Le budget atteint quand même les 27 millions d'euros. Le casting laisse en revanche présager du monde barré et des vannes bien réparties sur lesquels reposera l'adaptation.
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Posté par Soso le 06.08.09 à 11:26 | tags : hollywood, adaptation, bande annonce, réalisateur
4Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux) qui avait délaissé la réalisation depuis King Kong (2005), revient avec un long-métrage au sujet plus intimiste mais aux allures toujours aussi hollywoodiennes : Marc Wahlberg et Rachel Weisz se donneront la réplique dans The Lovely Bones, dont la sortie est prévue pour janvier 2010.


Adapté du roman de Alice Sebold La Nostalgie de l'Ange, best-seller américain, The Lovely Bones raconte l'histoire d'une jeune-fille de 14 ans, assassinée dans d'atroces conditions par son voisin. Depuis le paradis, Susie observe le monde et les suites du drame. Elle commente avec nostalgie et sérénité l'enquête, les exactions de son bourreau et les conséquences de sa disparition sur la sphère familiale : la révolte du père, la fuite de la mère et l'incompréhension de son frère et de sa sœur. Un traitement où se mêle drame et action, pour un sujet dans lequel le fantastique à pour vocation de matérialiser la dimension philosophique de l'histoire. A l'instar de la bande-annonce, The Lovely Bones s'annonce efficace mais prévisible :
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Posté par JDittmar le 05.08.09 à 12:13 | tags : short list
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Avant que le gunfight ne s'installe au cinéma comme autrefois les numéros dansés du musical, on parlait simplement de fusillade ou au mieux de duel. John Woo a changé notre vision des choses. Seulement lui ? Non, d'autres, avant, après, s'inspirant ou pas du tout du maître hongkongais, venant d'ailleurs, ont donné leur lettre d'or à ces morceaux de bravoure où tout n'est question que de style, autant dire l'essentiel. Voici donc nos dix gunfights favoris, à vous de nous donner les vôtres.
10. Wanted de Timur Bekmambetov (2008)
Avec Night Watch et Day Watch, le russe Timur Bekmambetov a vite tapé dans l'œil des studios hollywoodiens. Ni une, ni deux, ceux-ci lui ont confié les manettes de Wanted, une adaptation de comics à l'idéologie franchement limite, mais lui laissant suffisamment de latitudes pour recycler à cent à l'heure son chapelet d'influences matrixiennes. Au milieu de ce grand bordel où il y a à boire, et à manger, un gunfight dantesque et sauvage avec James McAvoy. Bekmambetov assume (ses références) et surtout assure, maîtrisant parfaitement sa mise en scène, son montage, ses effets, bref tout. C'est court, mais c'est bon.
9. Desperado de Robert Rodriguez (1995)
Après El Mariachi qui lui servira de brouillon, Robert Rodriguez retrouve son guitariste préféré dans Desperado. Il tourne alors son premier film pour un studio américain, lancé et épaulé par Quentin Tarantino, ici en guest. Notre homme ne rougit pas de citer Leone et John Woo à tout bout de champ, mais on ne lui en veut pas, car il le fait bien, et sans s'en cacher, bien au contraire. Parmi les meilleures scènes d'action du film, on se souviendra de celle du bar. Antonio Banderas y manie les armes avec une dextérité folle, extirpant, après un suspens au cordeau, un puissant arsenal de son étui à guitare. Sens de l'espace, musicalité, chorégraphie, Rodriguez est jeune, mais il a tout pigé. Et avec humour, ni peur de l'excès.
8. Matrix (The Matrix) des frères Wachowski (1999)
On dira ce qu'on voudra, les frères Wachowski ont définitivement marqué l'histoire du cinéma avec Matrix. Et le gunfight en duo avec Neo et Trinity dans le hall de l'immeuble est un morceau d'anthologie. La plasticité et célérité des corps, alors inédites, inventent de nouvelles trajectoires. Après Peckinpah, John Woo, King Hu et Tsui Hark, les Wachowski redéfinissent à leur tour la géométrie euclidienne du cadre et la matière temporelle des images. Le terrain de jeu virtuel de Keanu Reeves est un espace des possibles où toutes les lois terrestres et filmiques sont renversées.
7. Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian De Palma (1987)
Lorsque Brian De Palma emprunte à Sergei Eisenstein la scène, célèbre, des escaliers d'Odessa du Cuirassé Potemkine pour Les Incorruptibles, il dépasse la citation. Ce qu'il y a à voir réside moins dans la référence que la capacité à la plier à la logique du film. Un moment donc de suspens, intense, brillamment composé, totalement nouveau et refabriqué, où il ne s'agit plus d'histoire du cinéma mais d'enjeux formels. En d'autres mots, De Palma tente de nous faire oublier Eisenstein en partant de lui.
6. La Horde sauvage (The Wild Bunch) de Sam Peckinpah (1969)
Si La Horde sauvage n'est pas le meilleur film de Peckinpah, il restera comme son plus connu. Notamment pour sa longue fusillade finale, moment de violence paroxystique, apothéose baroque et décadente mettant pour de bon sa conclusion au western américain. Les films suivants de Peckinpah, le génial Un nommé Cable Hogue ou le sublime et définitivement crépusculaire Pat Garrett et Billy the Kid, n'étant que des œuvres de la mélancolie, de l'après, du regret. Un gunfight mémorable donc, mais aussi un bras d'honneur avant un suicide. Les héros, l'Ouest, c'est fini, quelque chose de l'Amérique vient de mourir, à moins que ce ne soit son illusion.
5. Le bon, la brute et le truand (The Good, the Bad and the Ugly) de Sergio Leone (1966)
Si Leone est plus célèbre pour ses duels digressifs que ses gunfights, on ne pouvait pas, toutefois, l'exclure de cette liste, ne serait-ce parce que son influence est aujourd'hui omniprésente (Johnnie To, Tarantino, Rodriguez). Parmi ses westerns cultes, choisissons donc Le Bon, la brute et le truand, et son duel mémorable à trois entre Clint, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Le scope, la musique de Morricone, le silence, les cadres aux perspectives de trois-quarts, les gros plan, le découpage ciselé, ce temps qui se dilate et nous absorbe pendu au moindre micro mouvement ou battement de sourcil, l'attente, encore l'attente, les regards, et soudainement tout qui s'accélère, des coups de feu, la caméra qui s'éloigne, la pression qui relâche. Peu de choses mais beaucoup de talent pour rentrer dans l'Histoire.
4. The Mission de Johnnie To (1999)
Mettre l'élève avant le maître, soit le successeur de Sergio Leone avant l'un de ses héritiers, peut paraître assez gonflé. La réponse à cela est simple. Disons qu'on préfère le Hongkongais à l'Italien pour son élégance, sa capacité à devenir toujours plus abstrait, à composer un cinéma rigoureusement géométrique, obsédé par les diagrammes. The Mission, sans doute le chef d'œuvre de Johnnie To, l'exprime mieux que tout autre. Notamment avec cette scène de gunfight dans le mall, tout en douceur, lenteur, précision et lignes de fuite, composant avec l'architecture, les surfaces, la topographie, pour créer le gunfight le plus classe de l'Histoire du cinéma.
3. Piège à Hong-Kong (Knock Off) de Tsui Hark (1998)
Tsui Hark n'a pas bâti, à l'inverse de John Woo, sa réputation sur les gunfights. En règle générale il préfère les armes blanches. Exception qui confirme son talent dont on ne fera jamais assez l'éloge (passée), Piège à Hong-Kong avec Jean-Claude Van Damme. Pour son second film avec le Belge, le Chinois décide, après l'échec et son expérience hollywoodienne désastreuse sur Double Team, de rapatrier tout le monde chez lui pour montrer de quel bois il se chauffe. En ressortira l'un des meilleurs films de son auteur et un final hallucinant où sur un bateau cargo, entre des containers mouvants, Hark invente un gunfight reformulant comme à son habitude toutes les règles du cinéma. Un grand film crépusculaire, abstrait, où tout est faux (Knock Off), et seulement motivé, à l'heure où le cinéma de Hong Kong signe son avis de décès, par le désir de continuer à faire des images.
2. Heat de Michael Mann (1995)
Savoir filmer un gunfight, c'est une question de style et de rapport à l'espace, pour ne pas dire au monde. Afin d'établir une construction parfaite, efficace, créer des dynamiques, des lignes de tension et les points qui vont avec pour se repérer, il faut aussi être un peu mathématicien, s'y connaître en géométrie. Michael Mann a fait de la ligne droite le motif de son cinéma. Ses personnages, ce qui les habite, leur donne une direction, comme ses plans, sont donc des tracés. Avec Heat et sa scène d'anthologie où De Niro et son équipe s'enfuient de la banque, pourchassé par Al Pacino et ses hommes, Mann donne un bréviaire de son cinéma : des héros nietzschéens fonçant droit, anéantissant tout sur leur passage, pour arriver à leur but. Toujours mus par la pureté de leur morale, ils pulvérisent ce qui entrave leur rêve.
1. A toute épreuve (Hard Boiled) de John Woo (1992)
Avant John Woo, personne n'utilisait le terme de gunfight pour évoquer une fusillade, tout au moins chez nous. Il est pour ainsi dire donc l'instigateur du mot, celui qui aura laissé sa trace dans l'Histoire du cinéma avec des scènes devenues sa marque de fabrique. On aurait pu citer dans cette liste tous ses derniers chefs-d'œuvre hongkongais : Le Syndicat du crime 1 et 2, Une balle dans la tête (notre favori), The Killer, mais le plus évident demeure son adieu à l'ex colonie britannique : A toute épreuve. Un film d'action pur, aux proportions jamais vues ni dépassées depuis. Woo a tout donné pour cette carte de visite que les Américains se sont passés en boucle. Parmi les nombreux gunfights du film, le premier venant spontanément en mémoire est celui de la maison de thé. En juin 1993, à la sortie du film en salles ici, le choc esthétique était sans commune mesure. Rien ne nous y avait préparé.
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Posté par JDittmar le 03.08.09 à 16:41 | tags : short list
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Ils sont dix, presque une équipe de foot sans son goal. Qui ça ? Les auteurs les plus surestimés du moment. Bien sûr la liste pourrait être plus longue, et elle aurait pu comporter d'autres noms. Peut-être certains mériteraient davantage que ceux cités ici d'y trouver place. Sans doute sommes-nous injustes envers ceux que beaucoup admirent et dont on peut lire l'éloge ici ou là. Mais comme toutes listes de ce genre, cette sélection part d'un choix motivé selon des critères de goût et la volonté de resituer ceux que l'on estime surévalués aujourd'hui. Une côte ça monte et ça descend, quelquefois elle prend des proportions qui nous laissent pantois devant les arguments critiques utilisés pour défendre certaines œuvres ou auteurs. Qui détient la vérité ? Il n'y en a pas, sinon la nôtre et que parfois on partage. La cinéphilie est un art de l'énumération, quelque chose du collectionneur esthète trouvant de temps à autres des partenaires et complices. Autant dire une manière commune de voir le monde.
10. Gus Van Sant
On commence fort en s'attaquant à une (petite) montagne. Intouchable depuis Gerry et Elephant, Gus Van Sant compte désormais parmi les auteurs défendus partout, par tous, et sur lequel il ne vaut mieux pas émettre des doutes. Et si finalement c'était pas grand-chose Gus Van Sant ? Des petits dispositifs intelligents empruntés ici ou là et qu'il recycle paresseusement (Béla Tarr, Chantal Akerman) ; des images qui se font toujours passer naïvement pour plus grandes et complexes qu'elles ne sont avec leur montage faussement élaboré ; des œuvres dont les silences et le vide laissent une belle marge de manœuvre pour y faire voler toutes les baudruches théoriques. On exagère ? Un peu, à peine. On le préfère à la rigueur sur des formats un peu plus conventionnels comme Harvey Milk, réussite modeste mais honnête, à sa mesure. Au fond, l'ultime héritier de la contre-culture américaine n'est au pire qu'un imitateur gentil et inoffensif. Ses derniers films se regardent comme on écoute un bon vieux tube indé américain, c'est joli, sensible, parfaitement cadré et éclairé, un peu vintage, ça donne l'air intelligent et d'avoir du goût, mais au final ça pisse pas très loin.
9. Tim Burton
Les 90's, certains y ont survécu, beaucoup ont péri au front ou se trainent depuis comme des boulets. Parmi eux, Tim Burton qui n'en finit pas de créer le buzz sur chacun de ses nouveaux projets, alors que depuis dix ans, au moins, il tourne en rond, quand il ne s'égare pas dans sa version d'Amélie Poulain (Big Fish). Après avoir fait son petit effet en recyclant les séries B de son enfance (postmodernisme cinéphile typique de l'époque), et ainsi avoir arrêté son univers, s'est imposé un dur constat : Burton n'a plus rien à dire, il semble avoir atteint ses limites, comme prisonnier de son imaginaire ou victime de son absence d'identité. Restent malgré tout aujourd'hui deux chefs-d'œuvre mêlant pop et gothique (Edward aux mains d'argent et Batman Returns), une farce cinéphile de sale gosse prenant sa revanche (Mars Attacks !), un bel autoportrait détourné (Ed Wood), un animé où il a fixé pour toujours son esthétique (L'Etrange Noël de Mr Jack), et sinon pas grand-chose concernant la suite. Le plus souvent filmé sans talent dès qu'on lui retire son décorum, comme l'ont prouvés certains plans hideux de Sweeney Todd. Une fois encore exactement là où son public l'attend, il boucle en ce moment pour Disney une version visiblement très littérale d'Alice au Pays des merveilles. A quoi bon ?
8. Michel Gondry
Notre grand naïf, l'éternel Géo Trouvetou pour qui le cinéma est un Meccano géant. Michel Gondry rêve de tous nous renvoyer à la maternelle pour y réaliser des films fabriqués avec des pots de yaourt et du papier crépon. Des films qui seraient évidemment des chefs-d'œuvre, autant de trésors d'inventivité, de création, en forme d'éloge artisanale et fédératrice, quand ils ne prétendent pas explorer nos petits cerveaux comme d'adorables coffres à jouets. Merci, mais non merci. Le plasticien doué pour ses clips cherche encore sa place au cinéma : quatre films, quatre essais laissant plus que sceptique. Quand il s'improvise en Resnais des bacs à sable le cœur sur la main et la larme à l'œil (Eternal Sunshine of the Spotless Mind), en grand sentimental, on a encore envie de lui laisser une chance, pour le geste, deux trois idées de plans où on retrouve ses talents de plasticien. Mais lorsqu'il veut nous vendre de l'authenticité au profit d'un révisionnisme soft, mignon et puéril (Soyez sympas, rembobinez), relisant au passage Capra en avance rapide, on a très envie de le renvoyer à ses joujoux. Et avec l'âge, on a peur que ça se gâte. A moins que.
7. Peter Jackson
Avant qu'il adapte Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson n'était qu'un sympathique réalisateur de seconde zone plutôt doué avec les effets spéciaux. Les amateurs de gore avaient apprécié Bad Taste et Braindead (encore un monument du genre). Avec Créatures célestes, il s'achetait sa carte d'auteur et la légitimé qui va avec. Fantômes contre fantômes lui permettait d'atteindre enfin les studios hollywoodiens tout en gardant un pied en Nouvelle Zélande, où il filmera sa trilogie tolkienne. Les films connaîtront le succès que l'on connaît. Sans négliger l'ampleur d'une telle adaptation, il faut remettre un peu les pendules à l'heure : Jackson n'est pas un bon metteur en scène. Les problèmes d'échelles, de focales, de cadres, de découpage, de montage, de rythme, sans parler de récit et d'enjeux, pullulent dans cette fameuse trilogie. Et son King Kong, parfaitement vain et révélateur, n'est pas loin d'être pire. Jackson n'a aucun sens de l'espace. Il sait créer un univers, mais pas le filmer : la plupart des scènes de batailles de sa trilogie en sont le douloureux témoignage. Il n'est en définitive qu'un gentil bourrin plein de bonne volonté. Pour une fantasy sensible et profonde, lui préférer de loin Guillermo Del Toro.
6. Jean-Pierre et Luc Dardenne
Deuxième montagne à gravir, et pas des moindre. Primés deux fois à Cannes, où on leur conseille de s'installer pour recevoir leur prochaine Palme et éviter un aller-retour en Thalys, les frères Dardenne semblent promis encore longtemps à fasciner le monde avec leurs tragédies sociales en gros plan. Nos roitelets d'un cinéma réaliste caméra au poing n'en finissent pas de ravir critiques et festivaliers. Depuis La promesse et l'inoubliable Rosetta, en passant par La doudoune bleu L'Enfant et Le Silence de Lorna, les Dardenne font dans le réel et la misère. Un truc qui marche toujours, sur lequel personne n'a jamais rien à redire, surtout avec l'efficacité des dispositifs mis aux point par les frangins. Qui, faut l'avouer, sont doués dans leur genre, on ne peut pas leur enlever. Pour en finir avec le cinéma des Dardenne, voir ou revoir Les Voyages de Sullivan de Preston Sturges.
5. Danny Boyle
Franchement, ça vous arrive de revoir Trainspotting ou Petits meurtres entre amis ? Vous pensez que dans 30, 40 ans, on les considérera comme des classiques et qu'ils serviront de références ou de matrices esthétiques à des nouvelles générations d'auteurs ? Avec un peu de chance, si par malheur ça arrive, on ne sera pas là pour voir ce massacre. Déjà qu'on s'étonne de voir que le dynamique et inoffensif Danny Boyle ait survécu aux 90's après La Plage. Pire, alors qu'on le croyait un peu fini, qu'il ait réussit à revenir sur le devant de la scène et à bluffer la terre entière avec le trop primé Slumdog Millionaire, petit torchon démago et humaniste filmé n'importe comment, avec des caméras de travers et des effets recyclant une cinétique de vieux clip pourri. Enfant bâtard d'une époque où il pouvait vaguement donner l'illusion d'être moderne avec ses gadgets filmiques, aujourd'hui Danny Boyle ne peut plus cacher son manque de style et la vacuité relative de son cinéma. Si on retiendra peut-être sa relecture sympathique et britannique de Romero (28 jours plus tard), pour ses zombies sous coke et ses rues de Londres désertes au son de Godspeed You ! Black Emperor, le reste tombera dans l'oubli. On prend les paris.
4. Michael Haneke
Michael Haneke a quelque chose du pisse-froid. Il aime la déchéance du modèle occidental et bourgeois. Elle le fascine tellement qu'il la filme depuis ses débuts, invariablement, pour la dénoncer avec une complaisance paradoxale dont il a fait son fond de commerce. Clinicien austère d'une violence qu'il structure et analyse au travers de dispositifs froids et éprouvants, Haneke tient du moraliste sadique et flippant. Chacun de ses films est une punition, autant de bidules vaguement maso dont les prétendues vertus discursives et critiques ne sont que des coups de trique infligés à un spectateur qui n'en demande pas tant. Lourd, prétentieux, terroriste (ses films sont des prises en otage), son cinéma sent la mort, le formol du légiste dont il enfile l'uniforme. Aussi déprimant soit-il, notre ami autrichien a pourtant ses supporters. Notamment Isabelle Huppert (cheftaine de Cannes 2009), qui lui a refilé en mains propres la Palme d'or pour Le Ruban blanc - dont même les anti-Haneke nous murmurent que ce serait son chef-d'œuvre. On ne demande qu'à les croire, mais on n'a pas vraiment envie d'aller vérifier si ce faux remake du Village des damnés en vaut la peine. Question de principes.
3. Jean-Pierre Jeunet
Notre brocanteur, ou pendant rétro du cinéma Meccano de Gondry. En lice dans cette liste avec Cédric Klapisch, il a gagné sa place à la force du poignet, le succès international d'Amélie Poulain pesant lourd sur un CV. Jean-Pierre Jeunet et sa poésie de troquet montmartrois, son cinéma de foire du Trône jamais avare de gadgets publicitaires, ses gueules sympathiques et originales échappées d'un remake ripolinisé de Freaks, sa sensiblerie de candide et son imaginaire si foisonnant qu'on lui pardonne tout, ses décors vieillots mais sophistiqués, une valeur sûre. Ingénieur en création d'univers hérités de la BD, il a plaqué son vieil ami Caro pour voler de ses propres ailes et partir pondre à Hollywood le moins bon Alien de la saga. Avec Un long dimanche de fiançailles, on l'a découvert ambitieux, composant une grande fresque romanesque (inspirée du livre de Japrisot) sur laquelle il s'est un peu cassé les dents. Jamais à court d'idées et de mondes chatoyants, notre horloger surdoué et expert en images a construit récemment sur sa nappe à carreaux Micmacs à tire-larigot, dont rien que le titre laisse à supposer une puissante remise en perspective esthétique et narrative du cinéma français.
2. Christophe Honoré
Une ascension fulgurante, une carrière de touche à tout (roman, cinéma, théâtre), un désir fougueux de trouver sa place et laisser sa trace, Christophe Honoré est notre star montante du cinéma français. Avec une poignée de films déjà cultes (Dans Paris, Les Chansons d'amour, La Belle personne), il s'est hissé en quelques années sur le podium des auteurs les plus respectés de sa génération. Tout ça en recyclant paresseusement une vieille idée plus survolée qu'empruntée concrètement à la Nouvelle Vague - dont il s'espère en vain l'héritier. Sans réel talent ni style, avec deux trois trucs dans sa musette vintage pour faire illusion, il capitalise sur une pseudo spontanéité et de rachitiques intrigues amoureuses ou familiales à l'adresse des nouveaux petits bourgeois. Du cinéma velours dans un deux pièces cuisine, un brin mélancolique, romantique, séducteur, bavard pour ne rien dire, et toujours fasciné par ses acteurs (éternelle justification des réalisateurs qui ne savent pas filmer). Loin de Garrel, à qui il a piqué le fils (toujours à poil au détour d'un plan), Honoré fait semblant d'être profond avec ses dialogues ciselés et intelligents. Il compose de petites élégies douces-amères pour une jeunesse décidément sentimentale dont il aimerait capter l'élan et la grâce. Dans sa dernière œuvre, Non ma fille, tu n'iras pas danser, il retrouve sa Bretagne natale pour une histoire de famille où il marche sur les plates-bandes d'Arnaud Desplechin (versant Un Conte de Noël). C'est dire s'il est inspiré. Cette imposture va-t-elle durer encore longtemps ?
1. Alejandro González Iñárritu
Notre champion toutes catégories, l'imbattable et maintes fois médaillé, Alejandro González Iñárritu. Expert en tragédies cosmiques, il a tout pigé au fonctionnement du monde. A coups de récits déstructurés et de montages alambiqués, il a réussi en trois films (Amours Chiennes, 21 Grammes et Babel) à imposer sa grande vision tautologique des choses. Sans crainte de la grandiloquence et avec un sérieux aux semelles de plomb, Iñárritu nous donne à chaque fois de puissantes leçons sur la vie et l'homme. La violence, le capitalisme, la globalisation, l'amour, la famille, la religion, l'espace, le temps, le bien, le mal n'ont au secret pour ce philosophe engagé qui manie esthétique et rhétorique avec un sens de la mise en scène dont on cherche encore les raisons qui lui ont valu un prix (Babel). Dialecticien surdoué, Iñárritu ne craint ni la schématisation, ni de bluffer son monde avec ses dispositifs éculés balisant des récits pour petits malins aux longs discours. Théoricien de la relativité et de l'interdépendance, il sait aussi galvaniser son œuvre d'un étourdissant mysticisme du destin afin de nous mettre face à nos responsabilités - car en plus d'être un tragédien, c'est aussi un humaniste inquiet. Avec un tel CV, nulle doute que notre ami mexicain demeurera encore longtemps en haut du podium des auteurs les plus surestimés de sa génération. Il est un peu au cinéma contemporain ce qu'est Bernard-Henri Lévy à la philosophie.
Merci à : ND, KDD, FL et LDS
13 commentaires
Posté par Soso le 03.08.09 à 16:07 | tags : animation, adaptation
Wes Anderson, auteur et réalisateur de La Famille Tenenbaum (2002), La Vie aquatique (2005) et Darjeeling Limited (2008), s'attaque cette fois au film d'animation avec The Fantastic Mr. Fox. La bande-annonce aux nuances poil de renard promet une production aussi trépidante que notre animal.
Adapté d'un roman de Roald Dahl, trésor d'inspiration des cinéastes (Charlie et la Chocolaterie, James et la pêche géante...), ce long-métrage produit par la Twentieth Century Fox conte les aventures d'un renard obligé de ruser contre les fermiers du voisinage afin de défendre et nourrir sa famille. Après l'aérien Là-haut des studios Pixar et l'apocalyptique et burtonien Numéro 9, Mr. Fox qui pointera son museau le 23 décembre 2009 propose un univers à la fois sous-terrain et énergique, truffé de rebondissements.
Au casting vocal, George Clooney et Meryl Streep, et bien sur Bill Murray, Owen Wilson et Jason Schwartzman, acteurs fétiches d'Anderson.

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