
Après le sublime Control, Anton Corbijn a débuté le tournage de son second film The American, lundi, en Italie. Loin des déboires sentimentaux de Ian Curtis, cette nouvelle réalisation portera cette fois sur un tueur à gage, qui se rend dans un petit village en Italie afin d'honorer son dernier contrat. "A Very Private Gentleman", comme devait s'appeler initialement le film, campé par George Clooney qui a pour mission de descendre une Belge, mais qui préfèrera jouir de son séjour à la campagne. Le projet sera financé par Grant Heslov, le collaborateur de Clooney, pour leur société de production Smokehouse.
Réagir à cet article
Posté par Slick Rick le 30.09.09 à 11:47 | tags : affaire polanski, réalisateur
8
LES PRO POLANSKI: "Même Kafka n'a jamais été aussi loin dans l'absurde"
Les politiques de gauche comme de droite se sont d'abord rangés du côté de l'artiste opprimé. Et en premier lieu le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et le ministre de la culture Frédéric Mitterrand. Pour ce dernier, voir Polanski « jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens » est « absolument épouvantable ». « De la même manière qu'il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y aussi une certaine Amérique qui fait peur, et c'est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage », a-t-il ajouté, visiblement sous le coup de l'émotion. Et le Président, qu'en pense-t-il M. Mitterrand ? « Je pense qu'il est au même diapason d'émotion que moi et que tous les Français ». L'Élysée n'a pas démenti.
Les artistes n'ont fait qu'un derrière la cause Polanski. Une pétition internationale n'a pas tardé à circuler, condamnant le "traquenard policier" de Zurich. Elle a déjà été signée par plus de 100 personnalités, dont Martin Scorsese, Woody Allen, David Lynch, les frères Dardenne et Terry Gilliam. Ce dernier, qui était à Zurich, s'est offusqué dans le NouvelObs.com : "Toute cette affaire est ridicule ! Folle ! Trente et un ans plus tard, un vague procureur à L.A. tente de se faire un nom ! Polanski traité comme l'ennemi public n°1, comme s'il était John Dillinger !" (...)"Roman Polanski venait de passer deux mois à Gstaad, et personne n’a rien trouvé à redire. Tout ça ressemble à un show médiatique, à un mauvais film ! Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est créer un incident international."(...)"Même Kafka n’a jamais été aussi loin dans l’absurde".
Même la victime Samantha Geimer, "droguée et violée" (selon ses dires de l'époque) par le cinéaste en 1977, veut tourner la page. Elle s'expliquait à ce propos dans le Los Angeles Time du 23 février 2003 : "Quand je repense à tout ça, il ne fait aucun doute que ce qu'il a fait était horrible. C'était une chose horrible à faire à une petite fille. Mais c'était aussi il y a 26 ans (son témoignage remonte à 2003), et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m'a tellement traumatisée que ce qu'il (Polanski) m'a fait me semble pâle en comparaison (...). Je n'ai pas de rancoeur envers lui, ni aucune sympathie non plus."
LES ANTI-POLANSKI "On n'échappe pas à la justice, que l'on soit artiste, grand ou petit"
La réaction de Kouchner et Mitterrand n'a pas tardé à provoquer l'indignation dans le camp UMP. Ainsi, comme le rapporte Le Figaro, le député de Maine-et-Loire Marc Laffineur s'est indigné lors de la réunion du groupe majoritaire à l'Assemblée : « Les accusations de viol sur un enfant de 13 ans, ce n'est pas quelque chose d'anodin, quelle que soit la personne qui est soupçonnée d'avoir fait cela. Il n'est pas anormal que la justice puisse demander des comptes, et les Français ne comprendraient pas qu'on puisse échapper à la justice, que l'on soit artiste, grand ou petit. » Il aurait été applaudi par ses collègues. Puis, dans un communiqué, le député UMP du Nord Christian Vanneste a renchéri, en brocardant notamment le « jugement impérial sur les bons et les mauvais côtés des États-Unis » de Frédéric Mitterrand.
Une grande partie de la presse américaine réclame l'extradition de Polanski, comme le rapporte le site de L'Express. Pour le USA Today "La célébrité de Polanski l'a aidé à échapper à une peine significative pendant plus de trois décennies. Maintenant il est temps de montrer que la justice, pas la célébrité, a plus de poids." Pour le Los Angeles Time, si le cinéaste a quelques circonstances atténuantes, un seul fait doit primer : "Polanski a fui le pays". Le Washington Post a quant à lui estimé que Polanski n'était "pas un personnage qui mérite un happy end".
Si peu de grands noms se sont exprimés en faveur de la justice américaine, les forums et les réseaux sociaux abondent en commentaires en ce sens. La plupart ne comprennent pas pourquoi Polanski, qui a reconnu avoir violé, serait moins coupable qu'un autre pédocriminel. En ressort une certaine indignation, quant au traitement privilégié réservé aux artistes, si brillants soient-ils. Certains évoquent en comparaison le cas Michael Jackson)...
LE MOT DE LA FIN: "Attendre de voir"
Quand on voit la réaction grotesque de Costa-Gavras sur Europe 1, qui estime qu'il faut "cesser de parler de viol" parce qu'à cette époque il y avait de beaux jeunes hommes et de belles jeunes femmes dans toutes les soirées (!) et puis que de toute façon la victime de 13 ans "en faisait plutôt 25" (!!), on se demande si dans une telle affaire, retorse et étalée sur 30 ans, le mieux n'est pas de se taire un peu avant de juger.
Le mot de la fin pour Daniel Cohn-Bendit, qui s'était récemment fait accuser de "complaisance" pour la pédophilie par François Bayrou lors d'un débat télévisé. « Mal à l'aise » par rapport à l'affaire Polanski, le leader d'Europe Écologie a estimé sur Radio Classique : « C'est un problème de justice et je trouve qu'un ministre de la culture, même s'il s'appelle Mitterrand, devrait dire : j'attends de voir les dossiers ».
Sage remarque.
Et vous, que pensez-vous de l'"affaire Polanski" ? Exprimez-vous aussi sur le forum cinéma.
8 commentaires
Posté par Slick Rick le 29.09.09 à 14:28 | tags : hollywood, bande annonce, cinéma fantastique, you tube
5
1996 :Independence Day
1998 : Godzilla
2004 : Le Jour d'apreès
2009 : 2012
Points communs entre ces onéreuses séries B : Roland Emmerich, A.K.A. The Master of disaster. Un cinéaste obsédé par la destruction du monde, comme en témoigne l'instructive vidéo ci-dessous. Parions que son 2012, qui part de l'idée que l'Apocalypse aura lieu en 2012, puisque le calendrier Maya se termine à cette date là (c'est bien un CGI porn), offrira plus de frissons cinématographiques que les insupportables messes écolo de Yann Arthus-Bertrand et de Nicolas Hulot (Le Syndrome du Titanic). Pour 200 millions de dollars, c'est déjà ça.
5 commentaires

Le casting de celle qui pourrait incarner Catwoman dans le prochain Batman de Christopher Nolan est un défilé d'actrices parmi les plus sublimes d'Hollywood. Qui finissent toutes par démentir les unes après les autres. Après Megan Fox, Angelina Jolie et Rachel Weisz, c'est désormais Charlize Theron qui serait en lice pour se glisser sous les griffes de la femme chat.
A noter quand même : le scénario du prochain Batman n'étant pas encore rédigé, on n'est même pas sûr que le rôle de Selina Kyle, incarnée par Michelle Pfeiffer dans l'opus de Burton, Batman : le défi, fasse partie de l'histoire.
Faites-nous également part des actrices que vous aimeriez voir dans le rôle de la prochaine Catwoman.
3 commentaires
Posté par Slick Rick le 28.09.09 à 14:55 | tags : affiche

Minimaliste et graphique, l'art de Bass est celui de l'épure. Ses affiches à la typographie fragmentée reposent le plus souvent sur une idée maîtresse, compactant tout le film en un logo : Vertigo devient une spirale vertigineuse, L'homme au bras d'or se résume à un bras géométrique, Anatomy of murder à un corps disloqué. Aux stars se substituent le concept, avec Bass on frôle l'abstraction.
L'affiche de The Informant, de Steven Soderbergh reprend à son compte la patte si reconnaissable de Bass, comme récemment le poster du dernier Coen (Burn After Reading). La star Matt Damon est ici réduite au maximum, visuellement compressée, au profit de son double graphique : une ombre géante et cartoonesque découpée sur un fond blanc, dans lequel s'incrit en lettres "saulbassiennes" (typo brisée) le titre du film. L'effet comique, basé sur un décalage corps/ombre (évoquant Lucky Luke), en dit plus long sur le personnage qu'une longue bande annonce, rendant la tagline superflue. "Le design c'est la pensée rendue visible", disait Saul Bass. Bel hommage !
Réagir à cet article
Posté par Soso le 28.09.09 à 11:14 | tags : réalisateur, affaire polanski
13
Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, a exprimé son soutien à Roman Polanski ainsi qu'à sa famille, rappelant que le cinéaste d'origine polonaise est également « citoyen français ». Il s'est dit « stupéfait » par l'arrestation de celui-ci, et « regrette qu'une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connues », le réalisateur du Pianiste ayant en effet perdu sa mère dans les camps, puis vécu le massacre de sa femme Sharon Tate par Charles Manson, alors qu'elle était enceinte.
Petit rappel des faits : alors qu'il se rendait au Festival du film de Zurich où il devait être récompensé pour l'ensemble de sa carrière, Roman Polanski, 76 ans, a été appréhendé dimanche par la police suisse. Il a été placé en détention en attendant une possible extradition vers les Etats-Unis. Polanski, qui avait fui le continent américain après une condamnation pour le viol d'une adolescente de 13 ans en 1977, était depuis lors sous le coup d'un mandat d'arrêt. Il avait, au moment des faits, passé 47 jours en prison. Les Etats-Unis où, comme en Suisse, les délits sexuels contre les enfants sont imprescriptibles, disposent aujourd'hui de 40 jours pour demander son transfert sur leur territoire.
Cette arrestation pour des faits remontant à plus de 30 ans, a suscité l'émoi général au sein de la communauté cinématographique. D'autant que Polanski possède un domicile en Suisse où il se rend régulièrement, et aurait pu être interpelé bien avant. Dans une pétition signée par des cinéastes et des artistes du monde entier, Costa-Gavras, Monica Bellucci, Fanny Ardant, Bertrand Tavernier dénoncent un « traquenard policier », exigeant la « libération immédiate » du réalisateur. Déjà, le documentaire Roman Polanski : Wanted and Desired revenait sur un procès jugé sommaire et injuste. Nicolas Sarkozy lui-même suivrait attentivement ce dossier. Mitterrand rappelle que le cinéaste « jouit d'une estime générale pour ses créations artistiques exceptionnelles ».
Et vous, vous en pensez quoi ? scandale ou exercice normal de la justice ?
13 commentaires
Posté par Damien L. le 26.09.09 à 12:37 | tags : you tube, adaptation, bande annonce, horreur

Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, Thirst, ceci est mon sang (qui sort mercredi prochain) est présenté par son réalisateur Park Chan-wook comme une libre adaptation de Thérèse Raquin, le roman d'Emile Zola. Mais le héros est ici un prêtre et les sulfureux amants se transforment en vampires.
La bande-annonce met parfaitement en valeur les qualités du film : jeu sur l'imagerie religieuse, splendide photographie crépusculaire, alchimie entre les deux comédiens (Song Kang-ho et Kim Ok-bin). Le rythme s'avère par contre plus brouillon, à l'image d'une oeuvre qui convainc dans sa première partie avant de s'enfermer dans une mécanique vaine. Voici donc une bande-annonce qui a le mérite de la sincérité :
- Lire notre Histoire des vampires au cinéma
Réagir à cet article

Les actionnaires n'ont pas l'air disposés à accéder à cette demande désespérée, et préfèreraient laisser le studio faire faillite pour récupérer l'argent perdu - quelque 3,5 milliards de dollars de dette. La MGM perdrait ses plus gros atouts, à commencer par la franchise James Bond, ce qui signerait son arrêt de mort.
Une bonne guerre financière est en train de se jouer, à laquelle très sincèrement nous ne comprenons pas grand chose - mais pour ceux qui s'y retrouvent, en anglais, c'est par ici. Ce que nous en déduisons en revanche, c'est que cette bataille pourrait achever un des plus vieux studios hollywoodiens, à l'emblème si populaire, détenteurs de nombreuses franchises et ayant pas mal de projets en cours, dont le fameux et très attendu Hobbit donc.
Pour le dire en termes amateurs, ça craint.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 25.09.09 à 11:13 | tags : you tube, bande annonce, adaptation
4
Bien qu'il se destine avant tout aux enfants, Max et les maximonstres (qui sortira le 16 décembre) continue à nous intriguer.
D'abord parce que Spike Jonze n'avait pas réalisé de long-métrage depuis 6 ans (et Adaptation). Ensuite parce que la promo du film ne peut s'empêcher de mêler ses images de grosses peluches à une bande-son pop et branchouille : décalage garanti. La nouvelle bande-annonce ne déroge pas à la règle :
Adapté du livre illustré écrit en 1963 par Maurice Sendak, Max et les maximonstres (Where The Wild Things Are en anglais) fut au début des années 1980 entre les mains des studios Disney, avant d'être abandonné. La version 2009 réunit à l'écran Catherine Keener, Forest Whitaker, Paul Dano et James Gandolfini.
4 commentaires
Posté par Damien L. le 24.09.09 à 14:00 | tags : acteur, bande annonce, comédie, réalisateur, you tube

Le quatrième long-métrage réalisé par Albert Dupontel (après Bernie, Le Créateur et Enfermés dehors) s'appelle Le Vilain et sortira le 25 novembre 2009.
L'acteur/réalisateur/scénariste s'entoure cette fois de Catherine Frot et Bouli Lanners pour raconter l'histoire d'un braqueur de banque (le Vilain, incarné par Dupontel himself) qui revient se cacher chez sa mère après 20 ans d'absence. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais la maman découvre du coup la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le droit chemin.
Le premier teaser, dans lequel Dupontel martyrise une pauvre tortue innocente, annonce un film burlesque dans le droite lignée d'Enfermés dehors, qui mettait l'accent sur des gags visuels hérités du cinéma muet :
Le second teaser montre lui une séquence moins convaincante entre Albert Dupontel et Catherine Frot :
On croise maintenant les doigts pour que Le Vilain aille plus loin qu'un simple enchaînement de gags et renoue avec la verve sociale à laquelle nous a habitués Albert Dupontel.
Réagir à cet article
Posté par Van le 24.09.09 à 11:43 | tags : you tube, production
2Universal s'est entendu avec Mattel pour lancer le grand et beau projet de donner vie à Barbie, la poupée la plus pétasse célèbre du monde. Il fallait s'y attendre et on s'étonne d'ailleurs qu'il ait fallu que madame fut quinquagénaire pour connaître les honneurs du grand écran.
Il y a bien eu des dessins animés mais jamais le poupée n'avait été incarnée en vrai - du moins pas officiellement.
C'est le producteur Laurence Mark (récemment sur Julie et Julia) qui s'attelle au projet, dont il dit que les possibilités scénaristiques sont infinies, Barbie ayant exercé plus de 120 boulots au fil des années.
Tout ça simplement pour avoir le plaisir de vous proposer cette pub des années 1970 qui vante le réalisme de la nouvelle poupée Barbie. Mythique :
(Via)
2 commentaires
Posté par Damien L. le 23.09.09 à 12:19 | tags : réalisateur, hollywood, bande annonce, guerre

Ce mercredi 23 septembre marque le grand retour de Kathryn Bigelow, qui n'avait plus réalisé de film depuis sept ans (K-19: le piège des profondeurs). Avec Démineurs, qui suit au plus près une unité américaine de déminage en Irak, la réalisatrice de Point Break réussit une oeuvre au style percutant et développe brillamment les obsessions qui hantent depuis toujours sa filmographie.
Voici l'occasion de revenir sur les principaux films de Kathryn Bigelow, sans conteste la meilleure cinéaste américaine de sa génération.
- Aux frontières de l'aube (1987) : relecture du film de vampires, western sentimental et portrait d'une Amérique crépusculaire, Near Dark est peut-être le plus beau film de Kathryn Bigelow.
- Point Break (1991) : cocktail d'adrénaline et d'action devenu culte, le film capte l'essence de son époque par un retour à la mythologie américaine et hollywoodienne : quête d'espace, de liberté et insoumission à l'autorité.
- Strange Days (1995) : écrit par James Cameron, ce thriller futuriste et cyberpunk est un échec en salles, malgré sa grande ambition théorique et prophétique.
- K-19: le piège des profondeurs (2002) : action épurée, sens du détail, précision de chaque action menant l'histoire au rythme d'une tragédie éprouvante et unique, ce film de sous-marin constitue une œuvre borderline, à mi-chemin entre le cliché et l'originalité folle.
- Démineurs (2008) : présenté à la Mostra de Venise 2008 (où il remporte quatre prix honorifiques), le film délaisse toute explication sur les causes de la deuxième guerre d'Irak pour se concentrer sur le travail quotidien d'une unité de déminage. Saluant le retour en forme de Kathryn Bigelow, la presse française est dithyrambique.
- Lire la critique de Démineurs
- Voir la bio de Kathryn Bigelow
Réagir à cet article
Posté par Soso le 22.09.09 à 13:53 | tags : adaptation

En collaboration avec la société de production Harpo de Oprah Winfrey's et Focus Features, Sam Mendes va adapter le best-seller Netherland, de Joseph O'Neill, ce livre écrit par un Irlandais d'origine turque, encensé tout à la fois par la critique, le public et... Obama. Dans ce roman, lauréat du PEN Faulkner Award en 2009, il ne se passe pourtant pas grand chose : l'intrigue qui se déroule dans l'Amérique post-11 septembre s'intéresse au criquet, ainsi qu'à un Hollandais qui vit à New York, depuis les années 90 jusqu'à nos jours.
A propos de son dernier film Away We Go (2009), un journaliste du New York Times, A. O. Scott, disait du réalisateur qu'il était « un touriste britannique qui a raté son objectif à chaque fois qu'il a croisé l'océan ». Le journal continue de filer la métaphore, en se demandant comment le cinéaste va s'en sortir, avec l'adaptation d'une œuvre littéraire dont l'auteur et le narrateur ont tous deux des racines sur les bords opposés de l'Atlantique...
> Voir la critique de Netherland
> Voir l'entretien vidéo avec Joseph O'Neill
Réagir à cet article

Grand Prix du dernier Festival de Cannes, encensé par l'ensemble de la presse française, favori incontesté de la cérémonie des César 2010 et triomphalement accueilli il y a 8 jours au Festival de Toronto (pour sa première projection outre-Atlantique), Un Prophète est depuis jeudi dernier le candidat officiel de la France aux prochains Oscars (on saura début 2010 si le film de Jacques Audiard figure parmi les 5 finalistes pour l'Oscar du meilleur film étranger).
Le ciel semble donc dégagé pour Un Prophète, qui cumule par ailleurs 900 000 entrées en France après 4 semaines d'exploitation. Mais ces éloges sont-ils entièrement mérités ? Le film de Jacques Audiard écrase-t-il à ce point tous les autres films hexagonaux de l'année ?
Parmi les réussites françaises de 2009, on pourrait citer OSS 117 : Rio ne répond plus, Welcome, Les Beaux gosses, Les Derniers jours du monde, Le Roi de l'évasion, Rien de personnel, Les Regrets, Espion(s), ainsi que les excellentes Herbes folles d'Alain Resnais (sortie le 4 novembre). Mais ces oeuvres ne possèdent sans doute pas l'ampleur d'Un Prophète, qui effectue une parfaite liaison entre film d'auteur et spectacle populaire.
Malgré les mises en garde de Fadela Amara (inquiète de l'influence que pourrait avoir le parcours de Malik sur "une certaine catégorie de jeunes"), Un Prophète va-t-il tout rafler aux cérémonies de fin d'année ?
- Lire la critique d'Un Prophète
- Voir notre entretien avec Tahar Rahim
1 commentaire
Comment peut-on encore espérer faire recette avec un sujet aussi plan-plan que la Saint Valentin ? En réunissant un casting de luxe dans une comédie romantique sans scénario - il s'agit ici de "destins croisés" le jour de la fête des amoureux.
Les fêtes en tous genres sont cruciales pour nos amis d'outre-Atlantique, elles rythment l'année aussi sûrement que les saisons - on attend d'ailleurs les films de Noël sans impatience. C'est sans doute pour cette raison que des acteurs et actrices de renom ont accepté de tourner ce Valentine's Day qui sent la boîte de chocolat et les clichés les plus éculés.
Réalisée par Gary Marshall (Pretty Woman), cette comédie réunit donc : Julia Roberts, Jessica Alba, Anne Hathaway, Jennifer Garner, Jessica Biel, Bradley Cooper, Patrick Dempsey, Eric Dane, Jamie Foxx, Ashton Kutcher, Shirley MacLaine, Queen Latifah. Ca c'est du name-dropping.
Le film a donc sacrément intérêt à exploser le box-office ne serait-ce que pour rentabiliser les cachets d'acteurs.
1 commentaire
Posté par Slick Rick le 21.09.09 à 12:33 | tags : affiche

Efficace, la drague s'opère en trois temps.
1/ Solliciter tes reflexes conditionnés - toi spectateur lambda - par l'usage d'une calligraphie colorée estampillée "psyché" - devenue cliché. Un gimmick visuel facile et hop, te voilà à Woodstock. Jimi Hendrix, LSD, barbus et seins nus : ouah c'était le bon vieux temps, te dis-tu en tirant sur ta clope avec la mine nostalgique de celui qui n'y était pas. Trop snif.
2/ Insister sur ta fibre nostalgique - précédemment conditionnée dans l'étape 1 - en feignant l'authenticité, parce que le monde capitaliste de 2009 pue trop le factice et le dentifrice tu vois, le vrai truc c'était avant. Faux plis vintage de l'affiche = le temps qui passe = ça c'est vraiment passé ça mec.
3/ Porter le coup de grâce : "Inspiré d'un histoire vraie". C'est bon, tout est en place : tu es fin prêt à te laisser pousser les cheveux, à gambader dans la boue sous acide sur fond de solo guitaristique anti-Vietnam, et pourquoi pas à manger bio.
Et puis... Non. Hotel Woodstock coupe le son, troquant le kit trop cool man contre un drôle de tableau : un proto-geek et deux patibulaires septuagénaires dans un banal champs de vaches, sur fond de ciel banalement bleu. "Découvrez comment tout a commencé!", comprends-tu enfin. Tu veux bien te laisser convaincre, même si tu ne pensais pas que l'origine du Flower Power pouvait ressembler à tes vacances en Normandie. L'affiche d'Hotel Woodstock t'a bien eu.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 18.09.09 à 20:01 | tags : expérimental, documentaire, cinéma à paris, réalisateur

A l'occasion de la deuxième édition du Nouvel An Belge, le cinéma Studio 28 consacre une soirée au cinéaste Jean-Jacques Rousseau le samedi 26 septembre 2009.
Evoquée entre autres dans le documentaire Cinéastes à tout prix, l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau se compose de nombreux films à budgets limités comme Dossier réincarnation (1977), L'Histoire du cinéma 16 (1983), Furor Teutonicus (1999) ou La Revanche du sacristain cannibale (2004).
Voici les mots de Nadine Monfils, écrivaine et réalisatrice belge : "Jean-Jacques Rousseau (de son vrai nom !) est belge et cinéaste de l’absurde. Personnage complètement décalé, aux antipodes des frères Dardenne, il se compare à Ed Wood. Déjanté, surréaliste, poétique, brouillon, rock and roll, ce fou furieux de cinoche fait des films pour des clopinettes avec une seule caméra et un spot où personne n’est payé, mais où les participants oscillent entre le rire et l’angoisse. Il filme toujours avec une cagoule de braqueur de banque pour éviter qu’on le reconnaisse. Ne ratez pas la soirée consacrée à ce « galopin » attachant, totalement libre et sincère, devenu culte en Belgique ! Bienvenue chez les Apaches !"
Programme de la soirée :
- 20h45 : Furor Absurdüs - avant-première du documentaire de Maxime & Michel Pasque, consacré à Jean-Jacques Rousseau.
- 22h30 : Le Docteur Loiseau et ses Sinistres Augures (2008), court-métrage de Jean-Jacques Rousseau
- 23h00 : conférence-débat avec Eric Naulleau, Nadine Monfils, Mikaël Muller, Jan Kounen, Jean-Jacques Rousseau, Maxime & Michel Pasque.
Teaser de Furor Absurdüs :
Soirée Jean-Jacques Rousseau
Le samedi 26 septembre 2009 à 20h45
Cinéma Studio 28, 10 rue Tholozé - 75018 Paris (Montmartre)
Places disponibles au Studio 28 à partir du samedi 19 septembre
Réagir à cet article

George Clooney, faisant part de sa haine, son dégout, son mépris de Facebook en marge du Festival de Toronto au magazine People.com.
Bon, moi je n'ai pas de page Facebook mais je n'en fait pas toute une histoire pour autant.
Réagir à cet article
Posté par Slick Rick le 18.09.09 à 12:38 | tags : acteur, hollywood
1
C'est finalement chez deux grands satiristes de la deuxième moitié du XXe siècle, Joe Dante et Robert Altman, que Gibson obtiendra ses meilleurs rôles. Dans les années 1970, l'acteur enchaine trois films avec Altman : Le Privé (1973) et Nashville (1975) - deux chefs d'oeuvre - et le plus mineur Un Couple parfait (1979). Son rôle de chanteur de country dans Nashville lui vaudra une nominations aux Golden Globes. Il sera ensuite fidèle à Joe Dante dans les années 1980, enchainant le kistch mais inoubliable L'Aventure intérieure (1987), puis Les Banlieusards (1989) et Les Gremlins 2 : la nouvelle génération (1990).
Henry Gibson était aussi un acteur pour la télévision (Magnum, MacGyver, etc.), souvent en compagnie de sorcières (Ma sorcière bien aimée, Sabrina, Charmed) avec des apparitions notables dans le show comique Rowan & Martin's Laugh-In (1967) et plus récemment, Boston Justice, où il interprète un juge. Passionné de poésie, il avait changé son nom de naissance (James Bateman) en hommage à Henrik Ibsen : prononcé avec l'accent sudiste, le patronyme du dramaturge norvégien se transformait alors en Henry Gibson.
1 commentaire
Posté par Van le 18.09.09 à 11:21 | tags : bande annonce, film policier
4Le nouveau film de Pierre Morel (Taken), toujours produit et co-écrit par Luc Besson, s'appelle From Paris With Love et sortira en février prochain. L'histoire d'un jeune "insider" (?) et d'un agent aux "méthodes musclées" qui se retrouvent embarqués dans une mission à haut risque dans les rues de Paris.
On reconnaît indéniablement la marque Besson, qui n'a pas lésiné une fois de plus sur les explosions de bagnoles :
La seule bonne nouvelle de ce film c'est qu'il met en scène Jonathan Rhys-Meyers et John Travolta, dans un duo assez improbable.
(Via)
4 commentaires
Posté par Slick Rick le 17.09.09 à 16:41 | tags : bande annonce, you tube

La néo réalisatrice jouera l'une des filles cool et tatouées qui entraînent Ellen Page (ici lookée comme Thora Birch dans Ghost World : comparez plutôt) dans le monde ultra sexy dangereux du Roller Derby. Soit en gros de la course-fight féminine sur roulettes. En plus de deux générations d'enfants stars du cinéma (Page et Barrymore ont débuté avant 10 ans), Whip It (dont Ellen Page nous parlait ici) devrait donc rassembler les fans de sucreries indie à la Juno, et de catch féminin dans la boue sports violents à la Rollerball.
Pour les plus coquins curieux, un mini-making of est visible ici. La film n'a pas de date de sortie en France, mais déjà un buzz web, occasionné par un plan com' hautement tendance : pensez-vous, pour le magazine Marie-Claire US, Ellen et Drew se sont fait un bisou...
Réagir à cet article
Posté par Soso le 17.09.09 à 15:01 | tags : cinéma fantastique, réalisateur

La vague du film de suçeur de sang n'en finit décidément plus de se répandre. Le scénariste John Logan a été contacté par la société de production Fox 2000, afin d'adapter le roman de Jordan Ainsley : The Passage, qui allie histoire vampiresque et problèmes pandémiques. La réalisation sera quant à elle confiée à Ridley Scott, pourtant déjà en post-production de Robin Hood et bientôt au travail pour Alien Prequel, parmi moultes autres projets.
Ce film signera une nouvelle collaboration entre les deux cinéastes, qui se retrouveront 10 ans après Gladiator. Le roman, qui se déroule en Amérique du Sud, raconte l'histoire de malades en phase terminale du cancer, qui guérrissent soudainement après avoir été mordu par des chauves-souris. Le gouvernement américain enquête alors sur ces guérisons miraculeuses et découvre que les personnes mordues sont porteuses d'un virus. Une pandémie qui risque de se propoager à la vitesse V...
A lire : notre histoire des vampires au cinéma
Réagir à cet article
Il a beau être un boulimique de tournages, Steven Soderbergh arrive encore à faire des bons films. C'est le cas de l'excellent The Informant, comédie d'espionnage, drôle, intelligente, virtuose dans sa mise en scène... A voir absolument (à partir du 30 septembre).
Dans ce film, adapté d'un livre qui rend compte d'une histoire vraie, le premier rôle est tenu par le non moins talentueux Matt Damon, méconnaissable sous sa moustache et ses dix kilos en trop. En plus d'être bon acteur et d'assez bien choisir ses rôles, Matt Damon a un sens de l'humour et de l'auto-dérision assez prononcé.
Les lecteurs du blog télé et amateurs des talk shows américains connaissent la longue histoire d'amour/haine ente Damon et Jimmy Kimmel, le présentateur du show du même nom. Depuis plusieurs années maintenant, les deux mettent en scène un duel de longue haleine, direct ou par personnes interposées. L'apothéose ayant été la compagne de Kimmel, Sarah Silverman, se mettant en scène avec l'acteur dans une vidéo, "I'm fucking Matt Damon". La réponse de Kimmel fut rapide : "I'm fucking Ben Affleck"...
Dernier rebondissement de leur affaire, le type qui gare les voitures au Jimmy Kimmel show essaie de prendre la place de Damon sur le plateau de The Informant. Ce qui finit bien sûr en baston, hollywood style.
Réagir à cet article
Posté par Soso le 16.09.09 à 18:04 | tags : cinéma fantastique, animation, remake, bande annonce
1

Depuis des années, Tim Burton voulait réaliser une version longue de Frankenweenie, son premier film et troisième court-métrage. L'histoire d'un petit garçon qui parvient à ressusciter son chien après avoir vu son prof de chimie réanimer une grenouille. Sauf que l'animal, tout rapiécé qu'il est, ressemble plutôt au monstre de Frankenstein. Pas facile pour Victor de convaincre ses parents que son chien est toujours le même, vu le bordel qu'il fout dans le quartier...
Le cinéaste a déclaré que le projet était désormais sa priorité. Disney a encore eu le dernier mot : déjà, lorsque les studios lui avaient donné sa chance dans les années 80 en le laissant réaliser ce petit court joué par des acteurs, ce conte pour enfant avait été jugé trop effrayant. Remercié, il était retourné s'enterrer à la section animation. Cette fois encore, Disney n'a pas changé d'avis, et Frankenweenie, attendu pour 2011, sera réalisé dans la lignée de Mr Jack et Les Noces funèbres, en images de synthèse.
Mais c'est de Vincent, qu'il s'insipirera sans doute le plus. Cette petite pièce d'animation, avec Frankenweenie, tous deux contemporains, contiennent déjà tous les thèmes et l'esthétique que l'auteur n'aura de cesse de décliner par la suite. Inspiré du roman de Mary Shelley et du style expressionniste allemand, avec ses ombres démesurées, ses morts vivants recousus et la solitude ambiante, ce remake qui préfigure notamment Edward aux mains d'argent, avait été enterré trop vite par Disney.
1 commentaire
Posté par Slick Rick le 16.09.09 à 15:20 | tags : acteur
6
- Keuuuwaaah, tu connais pas Patrick Swayze ???!!!
- Ben non mec, c'est grave ?
- Un peu oui : il est mort cette semaine, à 57 ans. Du coup ma petite soeur, ma copine et ma mère (ma grand-mère préfère James Stewart) veulent organiser une méga-rétrospective de sa filmographie ce week-end.
- Un acteur donc. Et ton père alors, il en pense quoi ?
- Il est bien obligé de l'admettre : Patrick était un chic type. Du genre à rester toute sa vie avec la même femme (Lisa Niemi), malgré la gloire. Ca avait pourtant super mal commencé pour lui, il était danseur dans les parcs Disney. Et puis après Mickey, pire encore : il s'est fait recaler lors d'un "casting" pour être bassiste du groupe Trust. Si c'est pas la honte, ça, je m'appelle Anne Roumanoff!
- Ce groupe est complètement antisocial de toute façon. (ricanement)
- (silence pesant) Et donc , après ça, Patrick a rapidement accédé à la gloire : il donne la réplique à John Travolta dans Staying alive de Stallone (la suite oubliable de La Fievre du samedi soir), puis se trouve dans le bon wagon des futures stars 80's en apparaissant dans Outsiders, de Francis Ford Coppola (1983) avec Matt Dillon, Rob Lowe, Tom Cruise, et même Tom Waits. Et là, c'est...
- Le drame ? (ricanement)
- (silence pesant) Oui, enfin non, c'est Dirty Dancing, 1987. Patrick montre alors aux filles du monde entier (et à leurs mecs qui préfèrent regarder le foot) qu'il danse comme un Dieu, et même qu'il sait composer des chansons comme la ballade "She's like the wind". Côté français, les hard-rockeurs de Trust, alors en plein split, s'en mordent les doigts : de rage ils sortent un live.
- Mais ton Suez là, il a pas une horrible coupe mulet dans ce film ?
- Si si, assez embarassante même. Mais ça ne l'empêche pas de séduire Demi Moore alors qu'il a les mains pleine de glaise dans Ghost (autre carton), et d'être élu Homme le plus Sexy du Monde en 1991 par le magazine People. La classe. Et il enchaine avec son meilleur film, Point Break en 1991. Puis il sombre dans l'alcool et la drogue, un peu comme Mickey Rourke, et fait donc pas grand chose dans les 90's et 00's hormis Donnie Darko (2001).
- Ah ouais Point Break ! Suez c'est pas le surfeur blond dans les vagues avec Keanu Reeves ? Je l'ai vu dans Brice de Nice, ouarf ouarf trop énorme Brice de Nice. Il a la même coupe que Pavel Nedved je trouve. Le joueur de foot tchèque.
- Y avait une blague là ?
6 commentaires
Posté par Soso le 16.09.09 à 12:21 | tags : short list, cinéma fantastique
2A Hollywood, la figure de l'alien est presque aussi vieille que celle du cow-boy. Si elle a fait les heures de gloire d'une série B premier degré avec son bestiaire de créatures issues de la BD, elle a surtout souvent été prise comme prétexte pour illustrer les angoisses des époques successives. L'extra-terrestre sert toutes les causes ou débats propres à remettre l'homme en question. Il est donc impensable en tant que tel. C'est toujours un faux semblant, un motif et moyen pour produire du discours, à l'instar du récent District 9 et sa très significative parabole sur l'apartheid.
Pour l'occasion de la sortie de ce film très attendu, Flu a tombé son petit top des aliens les plus mémorables de l'histoire du cinéma, en dix films.
> Voir le diaporama des 10 aliens qui nous parlent
2 commentaires
Posté par Slick Rick le 15.09.09 à 16:23 | tags : hollywood, acteur, realisateur, bande annonce, you tube
Champion du film de noël, Jim Carrey s'était déjà illustré (derrière des couches de maquillage) dans Le Grinch (How the Grinch stole Christmas), de Ron Howard en 2000 :
Robert Zemeckis avait bluffé son monde avec Le Pole Express, autre film de noël en motion-capture (il tournera ensuite La Legende de Beowulf avec la même technique). Tom Hanks donnait sa voix à pas moins de six personnages.
Réagir à cet article
De Dirty Dancing à Point Break en passant par Ghost ou Outsiders, Patrick Swayze aura quand même marqué notre génération.
En images : Patrick Swayze en cinq films cultes
2 commentaires
L'acteur Patrick Swayze, notamment rendu célèbre par son rôle dans Dirty Dancing, a perdu sa bataille contre le cancer du pancreas qui lui avait été diagnostiqué il y a deux ans.
> Voir notre diaporama des films les plus cultes de Patrick Swayze

Patrick Swayze est décédé ce lundi 14 septembre, entouré de sa famille, a-t-on appris. L'interprète de Ghost et Point Break, qui se déplaçait en chaise roulante, avait renoncé récemment à toute assistance médicale et quitté le Cedars-Sinai Medical Center pour rejoindre son ranch au Nouveau Mexique où il s'est éteint.
Si sa carrière avait décliné au cours des années 90, le médecin de La Cité de la joie restera comme un comédien culte pour toute une génération de jeunes femmes, élu homme le plus sexy de l'année par le magazine People, en 1991.
En hommage, une vidéo regroupant les scènes cultes de Dirty Dancing :
27 commentaires
Posté par Soso le 14.09.09 à 15:28 | tags : casting, acteur, realisateur
Ca bouge du côté des frères Coen. Alors que les frangins étaient occupés à préparer la sortie prochaine de A Serious Man, leur projet de remake du western True Grit annoncé en mars, a peu fait parler depuis. Jusqu'à ce que Variety annonce sur son site que Jeff Bridges serait en pourparlers pour en être la tête d'affiche.

La dernière collaboration de Bridges avec les Coen avait donné lieu au film culte The Big Lebowski (1998) et le génial personnage du Dude. On a donc hâte de le retrouver dans le rôle de Rooster Cogburn, ce même rôle qui avait valu un Oscar à John Wayne en 1969, pour la version originale du film.
Les bonnes nouvelles allant généralement de paire, les Coen retrouveront le producteur de No Country for Old Men, Scott Rudin. Le film sera remanié afin d'être plus fidèle à la nouvelle de Charles Portis, de laquelle est inspiré True Grit. Le point de vue sera ainsi recentré sur la jeune fille de 14 ans, qui, prête à tout pour venger son père assassiné, fait appel à un capitaine de l'armée américaine Rooster Cogburn, ainsi qu'à un Texas Ranger dérangé.
Par ailleurs, A Serious Man, qui raconte la descente aux enfers d'un père de famille, était projeté en avant-première au Festival du Film de Toronto, et a récolté des bonnes critiques. Firstshowing.net salue ainsi un "film fantastique", "à l'humour rugueux, parfois très sombre et parfaitement conçu". Le site du festival de Toronto évoque également une œuvre "hilarante et délicieusement absurde". Les frères Coen n'ont donc pas fini de nous surprendre... Sortie prévue pour janvier 2010.
Réagir à cet article
Posté par Slick Rick le 14.09.09 à 12:35 | tags : musique au cinéma, affiche

"I need a man to love" chantait la diva rockab' de chez Sun Records. La blonde platine de l'affiche (Serena Lunn) semble elle aussi rêver d'amour et de liberté, le nez à la fenêtre, princesse de l'asphalte filant dans son bolide made in US.
Raccord avec l'atmosphère de film noir, son look de pin-up fifties n'est pas sans rappeler celui de Patricia Arquette dans Lost Highway, tandis que le noir et blanc stylé évoque le New York nocturne de Cassavetes, et le lettrage brisé, l'esthétique du punk. Amérique fantasmée ? Délire de fétichiste vintage ? Oui, mais quelle classe.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 12.09.09 à 10:00 | tags : guerre, bande annonce


Le sujet et le titre ne sont pas sans évoquer L'Armée des ombres, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Melville. Mais les deux films offrent un traitement cinématographique fort différent. Et on constate que cette différence d'approche se manifeste déjà à travers les bande-annonces.
Dans un esprit très actuel, la bande-annonce de L'Armée du crime dévoile vite les intentions du scénario et le message du film. Plus longue, la bande-annonce de L'Armée des Ombres (réalisé en 1969) ne cherche pas à résumer les enjeux narratifs mais préfère exposer les paradoxes d'une oeuvre de témoignage historique qui fait se confronter mémoire, passé et fiction. La voix-off de Jean-Pierre Melville cite ainsi une phrase attribuée à Blaise Pascal : "Je ne puis croire que les histoires dont les témoins se feraient égorger".
Plus théorique que narrative, la bande-annonce de L'Armée des Ombres aurait sans doute du mal à séduire le public contemporain.
Réagir à cet article
Posté par anita b. le 11.09.09 à 17:13 | tags : festival, forum des images, cinéma fantastique
2
Il faut dire qu'avec son côté "reportage" sur un avenir proche qui rappel un passé pas si lointain, il apporte un air nouveau aux films d'invasion extraterrestre. Pour commencer, les pauvres créatures ne sont pas arrivées sur Terre avec de mauvaises intentions, mais pour se réfugier (de quoi, on ne le saura pas), et cette surpopulation, en plein coeur de Johannesburg, nous évoque un ghetto et une ségrégation pas si fictifs que ça, avec ses trafics en tous genre et la bande de malfrats qui les régit.
Au milieu de cet univers ultra-réaliste, infesté de monstres-crevettes, c'est la monstruosité humaine qui ressort et nous aveugle. Avec des effets spéciaux époustouflants (Blomkamp signait lui-même ces effets dans ses court-métrages, il est ici épaulé par son producteur Peter Jackson !), et son récit au classicisme impeccable, District 9 s'impose comme un petit bijou du genre, et son réalisateur comme l'un des talents les plus brillants découverts récemment.
Sortie en salles le 16 septembre 2009.
2 commentaires
Posté par anita b. le 11.09.09 à 15:46 | tags : animation, forum des images, festival

Pour faire simple, une jeunne adolescente qui a des visions prémonitoires se révèle être un agent sur-entraîné, qui va, à l'aide de ses alliés de l'autre monde, affronter un chevalier sorti tout droit des croisades, et ramené à la vie par les Allemands. Le tout sur fond d'une des plus grandes batailles du front russe. Et entrecoupé de témoignages "live" de "faux" survivants du combat, et autres experts en psychologie ou ésotérisme. Si le sujet peux sembler tordu, il se base pourtant sur l'existence avérée d'une cellule nazie vouée à rechercher des symboles des templiers, et autres rites occultes.
Résultat, un film qui joue sur l'ambivalence entre réalité historique et surnaturel pur, avec souvent de très beaux effets. Si le spectateur est forcément assez décontenancé par le propos, et s'il manque un brin de profondeur au vu de la profusion de personnages, il n'en reste pas moins une formidable idée de départ.
Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 11.09.09 à 13:15 | tags : production, bande annonce, you tube, cinéma fantastique
1
Etrange cas que celui de ce Mr. Nobody. Nouveau film du belge Jaco Van Dormael (réalisateur de Toto le héros), qui n'avait plus tourné depuis Le Huitième jour, cette oeuvre aux accents fantastiques est une super-production européenne (30 millions d'euros de budget) qui réunit des fonds français, belges, britanniques et canadiens.
Le casting (Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger, Rhys Ifans) est alléchant et le sujet s'avère prometteur : Février 2092, Nemo Nobody a 120 ans. Il est le doyen et le dernier mortel d'un monde heureux peuplé d'immortels. Il revoit en flash back toutes ses années passées auprès de sa femme Anna...à moins que ce ne soit Elise...ou Jeanne.
Le projet s'annonce assurément ambitieux et la production a en a profité pour lancer une campagne marketing originale dès le mois de février, au moyen d'affiches mystérieuses n'indiquant pas qu'il s'agit d'un film. Pourtant, quelque chose semble clocher au royaume de cette super-production européenne : d'abord annoncé pour le 20 mai 2009 puis pour le 7 octobre, Mr. Nobody ne possède à l'heure actuelle aucune date de sortie.
A la vue de la bande-annonce, on imagine en effet que ce film aux images soignées ne sera pas facile à vendre :
1 commentaire
Posté par Soso le 10.09.09 à 19:00 | tags : short list, actrice
2
Tentatrice, vénale, manipulatrice, et surtout TRES sexy, la femme fatale, à l'inverse de la femme potiche, incarne le fantasme absolu de la gent masculine.
Dangereuses et powerful, ces créatures peuplent le cinéma depuis les débuts du 7e art, et, bons joueurs que nous sommes, Flu a tombé une sélection, avec vos propositions, des femmes fatales les plus marquantes au cinéma.
Mais ce top, sans ordre ni valeur exhaustive, n'est pas fermé, et nous continuerons à l'alimenter, au fil de vos propositions.
Faites nous part de vos idées sur le forum cinéma !
> voir le diaporama les femmes fatales au cinéma
2 commentaires
Posté par Van le 10.09.09 à 16:41 | tags : you tube, adaptation

Entretien avec Dave Eggers, une figure qu'il est difficile de ne pas aimer.
Réagir à cet article
Posté par Soso le 10.09.09 à 13:00 | tags : sexe et cinéma
30
Les femmes et les films X ne feraient pas bon ménage ? Faux, les hommes n'ont pas le monopole de la scoptophilie, selon une enquête Marc Dorcel/Ifop réalisée pour les 30 ans de la société de porno. 83% des femmes ont en effet déjà vu un film classé X, dont 41% en intégralité, ou presque... Pas folles, les guêpes. Mais contrairement à ces messieurs, ces visionnages ont davantage lieu en compagnie d'un partenaire (54%) que seule (50%).
Avec 29% des Françaises, qui ont déclaré être consommatrices de films X, occasionnelles ou régulières, les femmes sont donc "bien plus ouvertes sur le sujet qu'on ne pourrait le croire", conclue Dorcel. L'accès privilégié reste les sites internet gratuits (45%). La société de porno serait même d'utilité publique, puisque pour un quart des femmes interrogées, la pornographie aurait participé à l'apprentissage de la sexualité.
Alors que fleurissent les sex-shops aux allures de confiseries et autres coin-coins rigolos en tous genres, le porno, décomplexé, est devenue une façon de pimenter une relation. 1/4 des sondées ont déjà essayé de reproduire des scènes ou positions vues dans un film, tandis qu'une Française sur cinq serait aussi encline à filmer ses ébats.
Réalisés par les hommes, les films de fesses leur restent destinés. 97% d'entre eux déclarent en effet avoir déjà regardé un porno, et 29% sont des consommateurs mensuels. S'attaquant à ce symptôme, une documentariste suédoise, Mia Engberg, à d'ailleurs décidé de réaliser un porno destiné à la gente féminine, subventionné par l'Institut suédois du film (SFI) et qui sortira ce soir. L'objectif : « montrer la sexualité du point de vue des femmes ». Alors Marc Dorcel, roi du porno chic, à quand le porno féministe ?
Voir le site Marc Dorcel
Voir notre blog sexe
Consultez également notre histoire du cinéma porno
30 commentaires
Posté par Damien L. le 10.09.09 à 12:16 | tags : réalisateur, acteur, hollywood, production, oscars
2
C'est à la fin du mois d'août que fut annoncée la nouvelle : la sortie de Shutter Island, le nouveau film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, est repoussée de 4 mois. Le film ne sortira ainsi que le 19 février 2010 aux USA. En France, où il était initialement prévu pour le 14 octobre 2009, Shutter Island sortira le 24 février 2010.
L'explication officielle est simple : Paramount n'aurait plus assez de budget pour assurer la promotion du film et surtout sa course aux Oscars (toujours très onéreuse). Les budgets promotionnels de Star Trek, Transformers 2 et G.I. Joe ayant beaucoup coûté au studio, ce dernier préfère donc priver Shutter Island de nominations aux Oscars.
Cette décision n'en demeure pas moins très tardive (les affiches annonçant une sortie en octobre continuent ainsi d'orner plusieurs cinémas de France). La nouvelle a visiblement été fort mal accueillie par Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio, qui n'ont aucun contrôle sur ce genre de décisions. A moins que ce report ne cache autre chose (comme un semi-échec artistique que Paramount souhaiterait protéger d'un éventuel refus aux Oscars) ?
Pour consoler les fans dépités, voici une bande-annonce sous-titrée de Shutter Island :
2 commentaires
Posté par Damien L. le 09.09.09 à 16:52 | tags : western, comédie, adaptation, you tube, bande annonce
10
Nouveau film de James Huth (réalisateur de Brice de Nice) et nouvelle adaptation d'une oeuvre de René Goscinny (après Astérix, Iznogoud ou Le Petit Nicolas), Lucky Luke sortira en salles le 21 octobre. Dans le rôle du cow-boy solitaire : Jean Dujardin. Budget du film : 27 millions d'euros.
Après un premier teaser le mois dernier, de nouvelles images se dévoilent. Une vidéo présente le personnage de Billy the Kid (Michaël Youn) tandis qu'une autre introduit Calamity Jane (incarnée par Sylvie Testud).
A la vue de ces deux teasers, on peut se demander quel est le public visé. Il s'agit bien sûr d'un divertissement familial mais la teinte poussiéreuse des images évoque davantage les épopées de Sergio Leone qu'une esthétique cartoon. Il en résulte un étrange décalage, qui ne parvient pas à dissimuler un humour poussif. Et le jeu de Jean Dujardin évoque davantage le personnage d'OSS 117 qu'un cow-boy du Far West.
Lucky Luke parviendra-t-il à trouver une véritable identité, ainsi qu'un public massif ?
10 commentaires
Posté par Van le 09.09.09 à 14:19 | tags : disney, animation, bande annonce, you tube

Un conte tout de même un peu revisité par les studios d'animation, comme souvent, dont la spécificité est de mettre en scène, pour la première fois, une princesse noire (il y avait bien eu une princesse arabe dans Aladdin mais passons). Incredible. L'histoire se déroule dans le quartier français de la Nouvelle Orléans.
Une autre spécificité de ce film est d'être entouré de diverses polémiques toutes plus absurdes les unes que les autres. Selon la fiche Wikipedia du projet d'adaptation, le film devait s'intituler The Frog Princess (le nom du conte dont il est tiré), mais aurait finalement été changé en The Princess and the Frog pour ne pas nous froisser, nous, Français - Frog étant une manière insultante de nous nommer.
Mais le gros du problème découle du fait que l'héroïne est noire justement. Son prénom a été changé : elle devait s'appeler Maddy, prénom offensant selon certains pour les Noirs car il est trop proche de "Mammy", nom typique d'esclave notamment à cause du personnage d'esclave-gouvernante d'Autant en emporte le vent. Elle aurait été, dans une première version du scénario, la femme de chambre d'une femme blanche. Elle sera finalement serveuse.
Enfin, d'autres esprits retors - un éditorialiste du Charlotte Observer notamment - estiment qu'il est très indélicat de situer l'histoire du film à la Nouvelle Orléans, théâtre d'une des plus grandes tragédies pour la communauté noire (l'ouragan Katrina donc).
Que de controverses autour d'un film d'animation Disney qui ravira les gosses à partir du 27 janvier 2010 :
Réagir à cet article
Posté par anita b. le 09.09.09 à 10:19 | tags : forum des images, festival, réalisateur
1
L'exquis Bruce LaBruce a concocté une carte blanche qui ressemble à ses films : sexe, politique et glamour.
Si le choix des court-métrages érotiques de Peter de Rome ne surprend guère, tout comme du classique sublime de Jean Genet, Un Chant d'amour, LaBruce surprend un peu plus avec Jerry la Grande Gueule de Jerry Lewis. Manière de nous rappeler que son cinéma emprunte beaucoup au cinéma comique - remember de son allure filiforme et franchement burlesque dans Hustler White. Avec Vietman, année du cochon de Emile de Antonio et Mémoires du sous-développement de Tomas Gutierrez Alea, c'est le cinéma politique de la fin des années 60 qui est convoqué.
Dans une intervew à venir sur Flu, LaBruce nous expliquait comme cette période du cinéma, où les film déconstruisaient les valeurs traditionnelles, au cinéma comme en dehors, ont pu l'influencer. Et, l'air de rien, la manière avec laquelle LaBruce filme les marginaux dans un contexte réaliste est une manière de plaider pour une société qui apprend à aimer ses rejetons "extrêmes".
Très cinéphile, LaBruce rend ouvertement hommage, dans son génial dernier film Otto, or up with dead people, à la cinéaste américaine Maya Deren, qui dans les années 40, fut la pionnière du cinéma d'avant garde. C'est donc tout naturellement qu'il a choisi de programmer son chef d'oeuvre, Meshes of the Afternoon, plongée dans le rêve d'une femme qui rentre seule chez elle, dans l'attente d'un homme. Le travail plastique du film, et sa musique japonaise inquiétante, en font une merveille de surréalisme.
1 commentaire
Posté par Damien L. le 08.09.09 à 15:44 | tags : documentaire, réalisateur, bande annonce, festival

Les deux hommes se sont entretenus devant les caméras en janvier 2009. Pour les soins de son film, Oliver Stone a également rencontré les présidents de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay, de l'Equateur et de Cuba. Si South of the Border évoquera donc de façon globale les rapports entre l'Amérique du Sud et les Etats-Unis, la star est évidemment Hugo Chavez, qui semblait ravi de fouler le tapis rouge de la Mostra.
A la vue de la bande-annonce, on peut s'interroger sur l'objectivité de South of the Border, tant Oliver Stone semble fasciné par le président du Venezuela. Le réalisateur de JFK a ainsi affirmé lors d'un entretien à Venise avec le quotidien espagnol El Pais que le roi Juan Carlos "devrait se taire et écouter plus Hugo Chavez", en référence au clash qui avait opposé le roi d'Espagne au président vénézuélien durant le sommet ibéro-américain de novembre 2007. "Hugo Chavez est un homme extraordinaire qui a réussi à réduire de moitié la pauvreté dans son pays", a également déclaré Oliver Stone.
Voici la bande-annonce de South of the Border :
Réagir à cet article
Posté par Soso le 08.09.09 à 10:35 | tags : réalisateur, film policier
1
Steven Soderbergh, d'une productivité déconcertante, annonce déjà son prochain projet, un film d'espionnage intitulé Knockout.
Avec quatre sorties à son actif pour l'année 2009 : deux volets sur le Che, The Girlfriend Experience, et le 30 septembre, The Informant, le réalisateur est aussi prolifique qu'hétéroclite. Pas de repos pour les braves, puisque déjà deux comédies musicales sont actuellement en cours de production : Cleo, qui relate l'histoire d'amour de Cléopâtre et Marc Antoine, et Liberace, biopic du pianiste Douglas Eye, mort du Sida. Son nouveau projet vient d'être signé, et Soderbergh dirigera Knockout en 2010, un long métrage produit par les studios Relativity Media et scénarisé par Lem Dobbs (L'Anglais).
Annoncé dans la veine de la saga Jason Bourne, Knockout suivra les exploits d'une jeune femme qui se voit offrir un espoir de rédemption en tant qu'espionne. Le rôle principal a été confié à Gina Carano, icône américaine en arts martiaux et combat libre. Steven Sodergerh commencera le tournage à partir de février prochain, notamment en Irlande, Turquie et aux Etats-Unis.
Evincé par Columbia Pictures pour le projet de Moneyball, Steven Soderbergh a signé un accord inédit avec Relativity Media. Renonçant à son avance salariale afin d'avoir un droit de propriété sur le film, il sera rémunéré sur les recettes du long, à part égale avec le studio. Cela lui permettra de conserver sa liberté artistique tout en évitant l'envol du budget de production.
Trailer The Informant!
1 commentaire
Posté par Soso le 07.09.09 à 17:53 | tags : remake, réalisateur
Le réalisateur américain Larry Clark continue sa galerie de portraits d'une jeunesse américaine déviante, sur fond de culture punk et skateboard. Toujours aussi radical, après ses Kids (1995) qui sombrent dans la drogue, Bully (2001) et ses teenagers sanguinaires, suivi deux ans plus tard de Ken Park, ou le sexe et la violence comme remède contre l'ennui, l'ancien photographe s'intéresse pour son prochain long à un ado qui fugue.
Wild Child, dont le tournage débutera dans trois mois, suivra les tribulations de ce jeune de Los Angeles, qui fugue pour échapper à la violence familliale dont il est victime. Pour un budget de 3,5 millions de dollars, le film sera financé par un producteur portugais, Paul Branco, le créateur de la société française Alfama Films.
Parallèlement, son remake du Mona Lisa de Neil Jordan, produit en 2005 avec Eva Green (Casino Royale) et Mickey Rourke (The Wrestler), tarde à prendre forme. Rebaptisé Shame, ce long s'écarte quelque peu des thèmes habituels de Clark et s'intéresse à un chauffeur chargé par un truand de la pègre, d'emmener d'hôtel en hôtel une jolie prostituée, dont il s'éprend.

Réagir à cet article
Posté par Damien L. le 07.09.09 à 15:47 | tags : cinéma fantastique, blockbuster, production, hollywood

Après le "Avatar Day" du 21 août dernier (15 minutes du film tant attendu de James Cameron furent projetées au public), 25 minutes d'Avatar ont ce matin été présentées à la presse parisienne. Jon Landau, producteur du film (mais aussi de Titanic et du Solaris de Steven Soderbergh) avait spécialement fait le déplacement pour expliquer les intentions de l'oeuvre en 3-D de James Cameron.
Si les images dévoilées confirment qu'Avatar sera un spectaculaire récit d'aventure jouant sur l'exacerbation des sentiments, c'est surtout la volonté de didactisme de Jon Landau, qui intervenait au micro entre chaque scène, qui a retenu notre attention. Entre humilité et enthousiasme, le producteur a bien précisé que le scénario cherche avant tout à renouer avec les grands films d'aventures classiques qui mettent en avant l'héroïsme, l'amour et l'action.
La production d'Avatar multiplie effectivement les efforts pour que le projet de James Cameron ne soit pas perçu comme une grosse machine de guerre sans foi ni loi. Si l'objectif est évidemment de récupérer les 315 millions de dollars du budget, on sent que l'équipe recherche surtout l'estime et l'affection du public (alors que des moqueries fleurissent déjà sur le net, suite à la diffusion de la première bande-annonce). De fait, le ton de Jon Landau était fort chaleureux ; le producteur a précisé qu'il reviendrait en France en décembre avec James Cameron et ses acteurs pour partager le plaisir de la sortie (le 16 décembre dans les salles françaises).
Si certains blockbusters hollywoodiens préfèrent jouer la carte du mystère en verrouillant toute la communication et en interdisant les projections presse, la production d'Avatar prend le contre-pied de cette attitude paranoïaque. Un vrai travail de pro.
- Lire notre premier avis sur Avatar
Réagir à cet article
Posté par anita b. le 07.09.09 à 13:02 | tags : festival, musique au cinéma, forum des images, you tube
1
Il y a des films qui, dès la musique de leur générique, promettent le meilleur, et s’y tiennent. C’est le cas de Ghosts of the Civil Dead, film écrit par Nick Cave, qui interprète en outre un petit rôle (de fou furieux) et signe la musique, sourde et angoissante, à l’image parfaite du film.
Basé sur des événements réels, il s’agit d’une plongée dans une unité de haute sécurité, alors que la tension est à son comble, et que quelque chose DOIT se produire. Mise en scène épurée et au cordeau de John Hillcoat, en 1991, acteurs tous impeccables dans le genre “menace to society”, cette plongée carcérale se concentre sur les pensées de chacun, détenus et gardiens, et sur la tension qui les habitent. Film éprouvant, car ne cédant pas à l’ultra-violence permanente, Ghosts... of the Civil dead est avant tout un brûlot, documenté, qui nous confronte à l’infamie du système carcéral, à son échec total.
En extrait, les premières minutes du film, avec la musique de Nick Cave, et la douce voix lointaine d’Anita Lane.
1 commentaire
Posté par Slick Rick le 07.09.09 à 11:40 | tags : affiche


Cette semaine, un duel de duos. Mais aussi, un combat d'affiches moches. A ma gauche Jean-Paul Rouve et Richard Berry dans Le Coach. A ma droite Jane Birkin et Sergio Castellitto dans 36 Vues du Pic Saint-loup.
Les deux affiches sont construites de la même (classique) manière : en haut, le titre en grosses lettres, coincé entre le nom du duo d'acteurs au-dessus, et du réalisateur en dessous. Et sur l'image, deux acteurs qui se zieutent intensément. Soit le modèle de l'affiche de buddy-movie et/ou de film d'amour.
Le Coach a une dégaine de comédie populaire sans ambition. On se souvient d'Olivier Doran, réalisateur de Pur week-end et acteur dans Camping, comme d'un mec qui aime se la couler douce. Quand à Jean-Paul Rouve et Richard Berry, ils ont l'air de tellement s'amuser ensemble qu'à voir cette affiche de buddy movie, on se sent de trop. A moins - fond noir ultra-inquiétant oblige - qu'ils ne se rient au nez... Une Tour Eiffel embarrassante de symétrie les sépare dans cette nuit parisienne de pacotille, annonçant une baston de regard voire, plus radical encore, un "je te tiens tu me tiens par la barbichette" sans les mains.
36 vues du Pic St-Loup a la bouille défraichie d'une ennuyeuse comédie romantique intello. Un titre incompréhensible pour le commun de mortels, un décor austère (quoi de plus triste que les bancs vides d'un cirque ?) habité par des acteurs pas très bankable (Sergio Castellitto) ou qui agaçent dès qu'ils ouvrent la bouche (Jane Birkin), un grand réalisateur rescapé de la Nouvelle Vague délaissé par le grand public (qui a vu l'excellent Ne touchez pas la hache ?), et pour couronner le tout, le logo de France Culture blôti en bas à droite. Et puis, est-ce vraiment une comédie romantique ? Certes un homme et une femme sont assis côte à côte sur un banc. Mais après ? L'absence de regard adressée par une Birkin masculine (habillée en Kurt Cobain) à Castellitto (pourtant en pleine pose "Penseur de Rodin"), laisse présager d'un âpre et cérébral combat verbal.
Laides et peu engageantes, ces deux affiches ont néanmoins l'avantage de réserver quelques mystères. Avouons que ceux de Rivette ont notre préférence.
Réagir à cet article
Posté par Soso le 06.09.09 à 10:23 | tags : trailer, adaptation, cinéma fantastique
4
Le scénario original de Cowboys and Aliens, comics sorti en 2007, méritait bien son adaptation au cinéma. Et c'est le tandem de Iron Man, le réalisateur Jon Favreau et l'acteur Robert Downey Jr., qui s'y colleront.
En attendant, mieux qu'un teaser, un peu de lecture pour le week end. En amuse-gueule, la bédé Cowboys And Aliens est intégralement accessible en ligne. L'histoire, originale, raconte comment, au XVIIIe siècle et en plein Farwest, des Cowboys et Appaches sont interrompus au cours d'une de leurs batailles... par un débarquement d'exta-terrestres! Un mélange de style SF et Western très réussi, qui inspirera le film à venir.
Hors-sujet : un pied de nez à Hadopi, avec cette initiative qui montre que faire bouger les modèles économiques est encore plus efficaces que taxer le méchant internaute...
4 commentaires
Posté par anita b. le 04.09.09 à 16:39 | tags : festival, forum des images
Ouverture des festivités ce soir au Forum des Images, pour ce quinzième Etrange Festival. Avec au menu le film d'animation belge de Patar et Aubier, Panique au village, et Macabre, film d'horreur en provenance d'Indonésie.
Puis un premier week end fort, avec des invités tel que Bruce LaBruce, qui va présenter quelques pépites de sa carte blanche, comme Meshes of the afternoon de Maya Deren, ou Vietnam, année du cochon, documentaire américain anti-guerre, tourné au tout début de la guerre du Vietnam. Ecouter l'érudit et passionnant Bruce parler de ces films sera sans doute un des grands moment du festival, tout comme la présentation de son Otto, or Up with dead people (illus), un magnifique film sur le malaise adolescent, comme si Gus Van Sant s'était mis au film de zombies.
Dimanche soir, il faudra ainsi faire un cruel choix entre Otto, et le rarissime et cultissime Ghosts of the Civil Dead, film écrit et interprété en 1990 par Nick Cave.
Réagir à cet article
Posté par Slick Rick le 04.09.09 à 14:23 | tags : hollywood, festival
1
Le 35e Festival du Cinéma Américain de Deauville débute aujourd'hui, sous la pluie. Le Président du jury Jean-Pierre Jeunet (notamment suppléé par son acteur de Micmacs à tire-larigot Dany Boon) devra trouver un successeur à Collision, Little Miss Sunshine, The Dead Girl et The Visitor, précédents (et très inégaux) lauréats du festival normand. En gros pour gagner, il faut être indé dans la forme, et vaguement subversif dans le fond. Avoir été primé à Sundance auparavant peut être un plus.
Les favoris naturels :
Precious, de Lee Daniels, est donc méga favori : sélectionné à Cannes (Un certain regard) et récompensé au dernier Festival du film de Sundance, le film révèle une jeune actrice noire et obèse (Gaboure Sidibe) dans le rôle d'une analphabète qui veut s'en sortir. Mariah Carey (!) et Lenny Kravitz (?) complètent un casting improbable mais so cool. Larmes et discours politiquement correct sur la différence en perspective...
Autre grand favori, Sin nombre, que nous avons vu. Ce film de Cari Joji Fukinaga s'intéresse aux gangs d'Amérique centrale (dans l'actu ciné malheureusement) et à l'immigration latino aux USA : une tragédie tiers-mondiste formatée, plus carte postale que sociale, quelque part entre le racolage pop de Slumdog Millionaire et les suffocantes sagas omniscientes d'Inarritu. Sundance a adoré.
Nos favoris à nous, les voici :
Humpday, de Lynn Shelton : excellente comédie dans la veine virile d'Apatow, mais filmée par une femme et enrobée dans une mise en scène très "arty". C'est l'histoire de deux potes hétéros qui décident, lors d'une nuit bien arrosée, de tourner ensemble un porno gay. Beau et hilarant film sur l'amitié masculine.
The Good Heart (photo), de Dagur Kari, le réalisateur islandais de Noi Albinoi s'interesse encore à des marginaux. Avec l'étoile montante Paul Dano (l'inoubliable prêtre malin qui volait la vedette à Daniel day Lewis dans There Will Be Blood) et la superbe Isild le Besco.
Youth in Revolt de Miguel Arteta avec Michael Cera, Ray Liotta et Steve Buscemi. Casting de luxe pour une histoire d'amour ado. Par le réalisateur de Chuck et Buck, et de nombreux épisodes de Six Feet Under et Freeks and Geeks.
Et le retour de Kevin Spacey dans Shrink (de John Pate), qui comme son nom l'indique est un film de psy.
Au rayon premiers films, on attendra au tournant :
Cold Souls, de Sophie Barthes. L’histoire d’un célèbre acteur américain (Paul Giamatti) en pleine crise existentielle. Et sans doute sauvé par Emily Watson.
Harrison, Montgomery, de Daniel Davila avec Martin Landau. Un délinquant se lie d’amitié avec une jeune fille dont la mère est sous la coupe d’un homme violent.
Et au rayon pas attendu au tournant du tout :
World's Greatest Dad de Bob Goldthwait, avec Robin Williams. Un titre gnan-gnan avec un acteur spécialiste du genre, mais qui sait ?
The Killing Room de Jonathan Liebesman (responsable du remake inutile de Massacre à la tronçonneuse); l'histoire de quatre cobayes qui acceptent de subir une expérience scientifique. Mais bon, il y a l'irresistible (et trop rare) Chloё Sevigny dedans alors...
The Messenger de Oren Moverman (scénariste habile de I'm Not There) avec Ben Foster et Woody Harrelson. Après avoir combattu en Irak, le sergent Will Montgomery est muté au sein d’un service chargé de prévenir les familles des soldats tombés au combat. Ca sent la bombe lacrymogène, non ?
Les stars hollywoodiennes attendues à Deauville :
Pas grand monde cette année : seulement Harrison Ford, Robin Wright Penn et Meryl Streep. Et c'est tout. Mais où est passée la jeunesse ?
1 commentaire
Une photo du 6e opus de Saw, qu'on vous balance, très sincèrement, juste pour pouvoir écrire "un peu de Saw 6".

Un "motion poster"
Et enfin le teaser trailer :
Réagir à cet article
Posté par Slick Rick le 03.09.09 à 14:25 | tags : en salles, actrice
8
- Ben non pourquoi c'est qui, une joueuse de tennis italienne ?
- Meuh non voyons, c'est une actrice française hyper respectée dans le milieu du cinéma d'auteur. Même qu'elle a réalisé deux films appréciés par la critique "sérieuse", Il est plus facile pour un chameau... et Actrices.
- Respectée pourquoi, elle est mignonne ?
- Pas vraiment. C'est surtout qu'elle est intelligente, enfin elle a fait hypokhâgne comme Anna Mouglalis et Virginie Ledoyen.
- Ah ouais elles sont canons elles.
- Ben voilà, c'est pour ça que tu connais pas Valeria Bruni Tedeschi : c'est pas vraiment un top model, sa voix n'est pas envoûtante. Elle est plutôt pâle, tremblotante, les yeux fous et la voix intenable comme une balle de flipper déglingué... Son truc, c'est plutôt les rôles de filles névrosées. Hystériques, mais faibles et paumées, pas comme des folles manipulatrices à la Isabelle Huppert.
- Pourquoi, elle a des soucis persos ?
- Non je sais pas, mais bon, elle a beau tourner avec des pointures comme Claude Chabrol, Patrice Chéreau (son mentor), Bernardo Bertolucci ou même des stars comme Steven Spielberg et Ridley Scott, personne ne la reconnaît dans la rue de Rivoli la pauvre. Ca doit forcément la travailler... Surtout que sa soeur, bien plus jolie et grande qu'elle, vend des disques comme des petits pains alors qu'elle est censée être mannequin, et n'a eu qu'à épouser le premier Président de la République venu pour faire la couve de toute la presse mondiale.
- Ah ouais cool Spielberg, j'connais. Mais alors qui c'est la soeur à la joueuse de tennis là ? Je la connais ?
- Carla Bruni, évidemment. Elle est pas actrice, mais elle a quand même déjà joué son propre rôle chez Robert Altman (dans Prêt-à-Porter, ok bon), mais Woody Allen la veut pour son prochain film! Il pense qu'elle a du "charisme". Si c'est pas injuste, ça alors...
- Ah ouais cool Carla Bruni, j'connais.
- Donc Valeria continue a faire sa mal-dans-sa-peau au ciné, cette semaine dans Les Regrets de Cédric Kahn. Elle est troublante de vérité.
- Ah ouaiiiis, Prêt-à-Porter, je me souviens de l'affiiiiche... Tu l'aurais en DVD ?
8 commentaires
Posté par Van le 03.09.09 à 10:26 | tags : réalisateur, documentaire, bande annonce, you tube
Le cinéma tue, parfois. Le réalisateur franco-espagnol Christian Poveda (à droite sur la photo) a été assassiné hier au Salvador où il venait de tourner La vida loca, un documentaire sur des gangs ultraviolents qui sévissent en Amérique centrale, et notamment dans les banlieues de San Salvador.
Il aurait été abattu par des membres d'une bande alors qu'il venait de tourner des images à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Son film, qui doit sortir le 30 septembre en France, suit le quotidien désespéré de membres du gang Mara 18 (un gang de rue, né dans les ghettos de Los Angeles), dont certains sont morts ou ont été arrêtés au cours du tournage.
Christian Poveda, auteur de plusieurs documentaires et ancien photo-reporter, avait couvert la guerre civile au Salvador dans les années 1980. Ce qui l'a amené à s'intéresser de plus près à ce pays d'Amérique centrale et aux réseaux criminels qui y sèment la terreur.
Nous reparlerons du film, La Vida Loca (littéralement "la vie folle"...), à sa sortie en salles. Au vu de la bande annonce, Christian Poveda avait rapporté du Salvador des images particulièrement dures :
(source Reuters)
Réagir à cet article
Posté par Van le 02.09.09 à 16:43 | tags : animation, réalisateur
3Un des films les plus attendus (selon nous) de cette rentrée (au sens large puisqu'il sort le 23 décembre), c'est le Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson. Parce que c'est Wes Anderson et qu'on aime tous ses films, parce que c'est adapté de Roald Dahl qui a bercé notre enfance, parce que, à l'heure où James Cameron nous matraque de promo pour son Avatar techniquement révolutionnaire, il faut oser faire de l'animation à l'ancienne, image par image.
Pour donner un petit aperçu du boulot, voici un charmant "behind the scenes" du film narré par Jason Schwartzman :
(Via)
3 commentaires
Posté par Slick Rick le 02.09.09 à 14:18 | tags : réalisateur, comédie
2

Vous vous êtes claqué plus d'un abdo devant SuperGrave. Vous avez découvert et adoré Steve Carrell dans 40 ans, toujours puceau. Vous placez Frangins malgré eux dans votre top 20 des meilleurs films des années 2000. Vous n'avez pas honte d'être ému par Jason Segel dans Sans Sarah, rien ne va ou Seth Rogen dans En cloque, mode d'emploi. Vous aimez les geeks magnifiques. L'humour moins gras qu'il n'en a l'air. Et, par dessus tout, les comédies vraiment drôles.
Vous êtes donc fan de Judd Apatow, l'un des réalisateurs/producteurs les plus influents du cinéma des années 2000. Or - chance ! - Judd débarque à Paris, à l'occasion de la sortie le 7 octobre prochain de son (très attendu) nouveau film, Funny People, avec Adam Sandler, Seth Rogen, Eric Bana et Leslie Mann. Un conseil, réservez votre jeudi 3 septembre après-midi (pas très pratique, certes), pour une masterclass d'une heure, gratuite, avec l'actuel King of Comedy.
Masterclass Judd Apatow - 17h-18h - Fnac Montparnasse, 136 rue de Rennes - 75006 Paris
Lire notre dossier sur la galaxie Apatow
En images : les 10 films les plus attendus de la rentrée
2 commentaires
Posté par anita b. le 02.09.09 à 10:37 | tags : festival, forum des images
Joie des cinéphiles pervers que nous sommes, l'Etrange Festival revient enfin à Paris, et nous promet une fois de plus un programme riche de bizarreries en tous genres.
Outre une série d'avant premières ou d'inédits explorant en profondeur les notions d'horreur, d'angoisse et de perversion (Macabre, Canine, Embodiment of Evil, Vampyres...), le festival offre une carte blanche au génial réalisateur Bruce LaBruce. Si ce dernier a pas mal oeuvré dans le porno, son film Hustler White avait connu une sortie salles en France, et marqué par son inventivité et son romantisme "hard". Son nouveau film, Otto, or Up with dead people confirme tout son talent. Bruce La Bruce serait un peu un Gus Van Sant hardcore, et Otto, une magnifique histoire d'adolescence, déguisée en film de zombies gays à Berlin. A découvrir absolument !
Autres réalisateurs présentés à l'Etrange, Mario Mercier, sorte de Jean Rollin mystérieux (si si, cela existe) et Uwe Boll. Une carte blanche au romancier Norman Spinrad, une touche de Franco Nero et un brin de Pinku Eiga (les romans porno adaptés au Japon), et voilà de quoi régaler le spectateur en mal d'émotions fortes. On reviendra en détail sur ce programme incomparable.
Du 4 au 13 septembre, au Forum des Images
Réagir à cet article
Posté par Van le 01.09.09 à 16:56 | tags : short list
7Personne n'aime ce concept de "rentrée" mais il faut bien en passer par là. La bonne nouvelle c'est qu'en cinéma, la rentrée est généralement signe de regain d'énergie des distributeurs, qui sortent le lourd de septembre à décembre - même s'il faut bien dire que cet été fut plus mouvementé que d'habitude dans les salles.
Attendus par le monde entier ou par nous seuls, voici, en images, la liste nécessaire (mais pas suffisante) des dix films de la rentrée à ne pas rater.
7 commentaires
Posté par Slick Rick le 01.09.09 à 11:30 | tags : super héros, animation, hollywood, disney
2
Après Pixar, c'est au tour de Marvel de se faire boulotter par Mickey. Hulk, Iron Man, X-Men, Spider-Man, Les Quatre Fantastiques... Ca en fait, des super-pouvoirs ! Mais Disney a quand même dû débourser 4 milliards de dollars pour s'offrir les 5000 personnages de la célèbre franchise de comics US.
Bob Iger, le boss de Disney, a expliqué lundi qu'il voulait opérer une intégration verticale globale de Marvel, comme il l'avait fait auparavant avec les studios d'animation Pixar. "Cette transaction combine la solide marque de Marvel et son catalogue reconnu mondialement (...), aux capacités créatives de Disney", ont souligné les deux firmes dans un communiqué, lundi. Disney espère profiter des (probables) succès prochains de Thor ou The Avengers, personnages tirés des comics Marvel, pour conquérir un public nouveau au cinéma, et aussi (surtout) dans ses parcs d'attraction : en particulier les ados de sexe masculin, moins clients des griffes du Roi Lion que de celles de Wolverine, et gros consommateurs de produits dérivés (jeux vidéos, DVD, etc).
Petit risque pris par Disney tout de même, qui ne pourra pas exploiter les sagas déjà entamées par d'autres studios, comme Spider-Man (Sony) ou les X-Men (Fox). La firme de Mickey mise donc avant tout sur l'actuel engouement pour les superhéros, quelle que soit leur valeur intrinsèque.
2 commentaires
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z