Posté par Van le 27.11.09 à 18:24 | tags : réalisateur, tournage

Le réalisateur des Valseuses précise un peu l'esprit de son film en expliquant sa démarche générale : « J'ai une note d'intention valable pour tous mes films : faire rire, faire peur, vous emmener dans des coins sombres, faire « hou » dans la nuque des filles, parler de choses très graves en adoptant le point de vue du cancre, celui qui ne comprend rien à la vie, là c'est un écrivain qui picole, je n'ai jamais fait de film sérieux et c'est pas demain la veille, vous pouvez me faire confiance... mais il y a toujours, quand même, cette petite envie de pleurer qui ne me quitte pas, c'est l'enfant que je suis resté, sans doute, l'enfant qui fait des grosses bêtises, des films, et qui a peur d'être découvert.... »
Joli non ?
Au casting de ce Bruit des glaçons : Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro et Audrey Dana.
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Posté par Slick Rick le 27.11.09 à 14:40 | tags : bande annonce, adaptation
Soudain l'été dernier de Joseph L. Mankievicz, La nuit de l'iguane de John Huston, Un Tramway nommé désir d'Elia Kazan, L'homme à la peau de serpent de Sidney Lumet, La Chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks : ces films ont tous quelque chose de Tennessee, cette volonté de prolonger la nuit, ce désir fou de vivre une autre vie, ce rêve en nous avec ses mots à lui... Bref quelque chose de Tennessee Williams - ou plutôt Thomas Lanier Williams, de son vrai nom. Pour rappel, dans les 50's et les 60's, l'écrivain américain avait la méga-cote au cinéma, un peu comme Yann Moix (rires) aujourd'hui en France et Cormac MacCarthy aux Etats-Unis (No Country for Old Men, La Route, bientôt Méridien de sang par Ridley Scott).
Adaptés par de grands metteurs en scène, les pièces de théatre torturées à l'extrême de Williams, malaxant sexualité trouble, perversité conjugale et psychologie freudienne dans la langueur poisseuse du Sud, ont marqué leur époque par leur impact subversif. La critique louait alors le style Actor's Studio. Mais aujourd'hui, quand même, malgré leurs qualités d'interprétation époustouflantes (Marlon Brando, Liz Taylor, Paul Newman, Anna Magnani, etc) ces films ont pour la plupart pris un sacré coup de vieux. Trop théatraux, hystériques, psychologisants : quelle drôle d'idée a eu Jodie Markell de rempiler en 2009 !
Déterrant un scénario de Williams (décédé en 1983, il n'y est pour rien) intitulé The Loss of a Teardrop Diamond, l'actrice (chez Woody Allen et Todd Haynes) débute sa carrière de réalisatrice en rétropédalage (voir la bande annonce ripolinée). Sorte de Pretty Woman inversé (elle est riche, lui pauvre) le film prend place à Memphis, au milieu des années folles. Bryce Dallas Howard (ah les noms de "fils de"... Ron, thanks for this one !) aura le premier rôle. Ca sent déjà le formol.
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Posté par Van le 27.11.09 à 10:13 | tags : you tube, pixar, animation, court métrage

Où comment Pixar donne leur revanche aux personnes âgées :
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Posté par Van le 26.11.09 à 15:18 | tags : photo et cinéma, tournage
Les meilleurs cinéastes parviennent à nous faire totalement oublier les ficelles de leur métier, l'artifice qui nous rappellerait que ce que nous voyons n'est pas vrai. C'est la magie du cinéma. Mais la magie n'est pas que devant la caméra, elle opère parfois derrière, là où le spectateur n'ira jamais, au moment où une oeuvre se créée.
La preuve avec ces très belles photos de tournages sur quelques films mythiques, rassemblées par une blogueuse sur MyModernMet.
Sur le tournage de Star Wars :







Plus de photos ici.
(merci Fab)
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Posté par Slick Rick le 26.11.09 à 12:55 | tags : césars, actrice, acteur
1Parmi les 32 jeunes acteurs sélectionnés par le comité Révélations de l'Académie pour concourir au César du meilleur espoir, nous en avons choisi deux. Un garçon, une fille. Et nos lauréats 2010 sont...
MEILLEUR ESPOIR FEMININ :
Pauline Etienne, dans Qu'un seul tienne et les autres suivront. Vue à trois reprise et notamment, après Elève libre de Joachim Lafosse, dans deux premiers films prometteurs (Qu'un seul tienne... et Le Bel Age), Pauline Etienne a marqué l'année 2009. Dans Le bel Age, de Laurent Perreau, elle tient tête à un grand-père cinématographique imposant, Michel Piccoli. Ce choc des générations la révèle en actrice physique (championne de natation), garçon manqué et spontanée. Son regard à la fois rieur et défiant la terre entière (comme une ombre sur sa mine poupine, son sourcil froncé en forme de signature évoque la fossette de Sandrine Bonnaire d'A nos amours) a également électrisé le premier long métrage de Léa Fehrer, Qu'un seul tienne et les autres suivront. Face à un autre jeune loup, le magnétique Vincent Rottiers (véritable aimant à caméra 2009 : A l'origine, Je suis heureux que ma mère soit vivante), Pauline Etienne compose à nouveau un personnage d'ado écorchée vive mais battante (elle joue au foot), cette fois en milieu carcéral.
A noter, l'absence (discutable) parmi les nommées de Julie Sokolowski, impressionnante dans Hadewijch de Bruno Dumont.
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN :
Tahar Rahim dans Un Prophète. Quasi-inconnu il y a un an (un rôle dans la série La Commune), Tahar Rahim crève l'écran dans l'un de meilleurs films de 2009, Un Prophète, de Jacques Audiard. Sa prestation dans le rôle du taulard malin Malik, à la fois physique (son visage prend 10 ans en 2h30) et électrique (ses yeux envoient les mêmes éclairs amusés que ceux de Robert De Niro en Johnny Boy dans Mean Streets), en fait un comédien incontournable et archi-favori pour les César, y compris dans la catégorie "Meilleur Acteur" tout court.
Du coup, c'est pas drôle pour les autres nommés (condamnés d'avance), voire dommage pour certains d'entre eux, comme Anthony "elle veut ton corps" Sonigo (l'inoubliable Camel dans Les Beaux gosses), Reda Kateb (le "Gitan" d'Un Prophète et premier rôle troublant dans Qu'un seul tienne...) et Vincent - yeux revolver - Rottiers, qui a déjà la carrure et le charisme d'un grand.
La totalité des 32 nommés ci-dessous :
César du meilleur espoir féminin 2010
Marie-Julie Baup dans Micmacs tire-larigot
Astrid Bergès-Frisbey dans Un Barrage contre le Pacifique
Agathe Bonitzer dans Un chat, un chat
Sophie Cattani dans Je suis heureux que ma mère soit vivante
Judith Davis dans Je te mangerais
Anaïs Demoustier dans Sois sage
Mati Diop dans 35 Rhums
Pauline Etienne dans Qu'un seul tienne et les autres suivront
Alice de Lencquesaing dans Le Père de mes enfants
Florence Loiret-Caille dans Je l'aimais
Sara Martins dans Mensch
Lola Naymark dans L'Armée du crime
Vimala Pons dans La Sainte Victoire
Soko dans A l'origine
Christa Theret dans Lol (laughing out loud ®)
Mélanie Thierry dans Le Dernier pour la route
César du meilleur espoir masculin 2010
Mhamed Arezki dans Adieu Gary
Firat Ayverdi dans Welcome
Abraham Belaga dans Cendres et sang
Adel Bencherif dans Un Prophète
Mehdi Dehbi dans La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
Yann Ebonge dans La Journèe de la jupe
Cyril Guei dans L'Autre
Jérémy Kapone dans Lol (laughing out loud ®)
Reda Kateb dans Qu'un seul tienne et les autres suivront
Vincent Lacoste dans Les Beaux gosses
Julien Lucas dans Qu'un seul tienne et les autres suivront
Alex Lutz dans OSS 117 : Rio ne répond plus
Tahar Rahim dans Un Prophète
Vincent Rottiers dans Je suis heureux que ma mère soit vivante
Samy Seghir dans Neuilly sa mère !
Anthony Sonigo dans Les Beaux gosses
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D'autant plus impressionnant quand on compare la copie et l'originale :
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le processus de création de ce LegoMatrix, les auteurs du film ont créé un site spécialement dédié.
(via)
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Posté par Van le 25.11.09 à 16:57 | tags : affaire polanski

Selon le quotidien suisse Le Temps, le cinéaste a proposé des garanties jugées suffisantes par le tribunal pénal féréral. "Roman Polanski a offert de verser une caution de 4,5 millions de francs suisses - une somme, estime le TPF, qui entame considérablement sa fortune -, de déposer ses papiers de voyage et d'être assigné à domicile sous surveillance électronique, précise Le Temps. Ce n'est que lorsque ces mesures auront pu être effectivement prises que le cinéaste pourra recouvrer la liberté."
Des mesures drastiques (4,5 millions de francs suisses représentent presque 3 millions d'euros) pour éviter une éventuelle fuite de Polanski, celui-ci s'étant déjà soustrait à la justice américaine du temps des faits. Pour rappel, il a été arrêté par la police helvétique en accord avec un mandat d'arrêt américain pour abus sexuel sur mineur en 1977. Les Etats-Unis demandent l'extradition du réalisateur, où il risque jusqu'à 50 ans de prison.
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Le premier et le plus intrigant donc, serait un scénario que Quentin Tarantino est en train d'écrire spécialement pour lui. Le réalisateur d'Inglourious Basterds avait particulièrement apprécié la prestation de notre star de la chanson dans le dernier Johnnie To, Vengeance, très proche de ses influences. Et on a franchement hâte de voir ce que ça lui inspire, même si, avec son projet de Kill Bill 3, on ne devrait pas voir le résultat avant longtemps, à moins qu'il intercale son film pour Johnny entre temps.
Non moins prestigieuse est l'esquisse d'un projet avec les frères Coen, qui auraient fait part de leur intérêt à l'agent de Hallyday.
De ce côté-ci de l'Atlantique, Johnny est impliqué dans le futur film d'Olivier Marchal sur le Gang des Lyonnais, en cours d'écriture. Et devrait jouer dans la prochaine comédie de Francis Veber, peut-être avec son "pote Jean Reno".
A 66 ans, Johnny Hallyday n'est donc pas près de quitter la scène, musicale ou cinématographique.
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Quelques avant-premières, des films rares, des rencontres, des hommages, en présence de nombreux professionnels du cinéma. Notamment Wim Wenders, qui viendra débattre de l'avenir du cinéma le vendredi 4 décembre avec Michel Hazanavicius, Nicolas Saada, Jaco Van Dormael (réalisateur du prochain Mr. Nobody, qui sera projeté en avant-première). Le réalisateur allemand parlera également de son prochain film tourné en relief sur la chorégraphe Pina Bausch, décédée en juin dernier.
L'Industrie du rêve se déroule du 1er au 6 décembre 2009, dans différents cinéma de Paris et d'Ile de France.
Toutes les infos sur le site du festival.
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Posté par Slick Rick le 25.11.09 à 11:50 | tags : you tube, bande annonce
A part influencer des noms de groupes indie pop (Noah and the Whale), que fait Noah Baumbach depuis Les Berkman se séparent, déchirant drame familial sorti en 2006 ? Proche de Wes Anderson (il a coécrit La Vie aquatique et Fantastic Mr. Fox), le cinéaste new yorkais a réalisé un film avec Nicole Kidman et Jack Black, Margot va au mariage. Inspiré par Eric Rohmer (il devait s'intituler Pauline at the beach) et Louis Malle (Le Souffle au coeur), le film est bizarrement sorti directement en DVD sur le sol français. Croisons donc les doigts pour que Greenberg, le nouveau film de ce réalisateur indépendant trop méconnu soit distribué dans nos salles de cinéma.
Cinquième long-métrage de Noah Baumbach (il y avait eu Kicking and screaming en 1995, Highball et Mr Jealousy en 1997, tous inédits !), Greenberg réunit un joli casting, avec en premier lieu Ben Stiller, qui signe son retour dans la sphère indé. Le réalisateur de l'hilarant Tonnerre sous les Tropiques incarne Roger Greenberg, un new yorkais dépressif et mal habillé émigrant à Los Angeles pour visiter son frère : commence alors une romance avec l'assistante de ce dernier. Greta Gerwig (co-réalisatrice de Nights and Week-end, à venir), Rhys Ifans (le blond mal rasé de Human Nature et Coup de foudre à Notting Hill), Mark Duplass (le trentenaire "rangé" de Humpday) et Jennifer Jason Leigh - la compagne de Baumbach - complètent une distribution very indie, assortie d'une BO du grand James Murphy, aka LCD Soundsystem. Sortie en 2010, inch'allah.
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Posté par Van le 24.11.09 à 18:23 | tags : hollywood, blockbuster, production, cinéma fantastique
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A moins d'un mois de sa sortie en salles, le monstre de James Cameron, Avatar, n'est toujours pas terminé. C'est ce que confiait Jon Landau, le producteur du film, au Wall Street Journal vendredi dernier.
Il manquerait tout de même 30 minutes, sur les 2h40 que doit durer le film, 30 minutes sur lesquelles le mixage et, plus grave, les effets spéciaux, ne seraient pas achevés. Etant donné le type de film que nous prépare le réalisateur de Titanic, sans effets spéciaux on se retrouve avec quelques acteurs qui s'agitent devant un fond bleu.
Pas trop d'inquiétude cependant, les équipes bossent "8 jours par semaine" par terminer Avatar à temps pour la sortie, le 16 décembre prochain. Et révolutionner - technologiquement du moins - l'histoire du cinéma...
Pour rappel, la bande annonce d'Avatar :
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Posté par Slick Rick le 24.11.09 à 11:45 | tags : casting, actrice
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Son mari la voulait plus discrète, depuis les délicates "affaires" Roman Polanski et Frédéric Mitterrand notamment. Il lui avait alors expressément demandé de se taire, au cas où elle s'exprime dans les médias. Censurée, Carla Bruni-Sarkozy s'en est donc retournée à sa carrière artistique, comme si de rien n'était. On se souvient qu'en juin dernier, le cinéaste new yorkais louait "le charisme" de Carla, raison pour laquelle il "pourrait lui donner n'importe quel rôle".
Qu'à cela ne tienne. Hier soir au Grand Journal de Canal +, la First Lady a officiellement accepté la demande de Woody Allen : "il m'a proposé de tourner dans son prochain film. Je ne sais pas pour quel rôle mais j'ai dit oui !". Chanteuse-compositrice, mannequin, et même, depuis peu, personna=carla brunige de dessin animé américain à succès, la femme de Nicolas Sarkozy n'a pas encore l'expérience du cinéma. Pas grave, de toute façon l'épouse du Président de la République fonctionne à l'instinct, expliquant ainsi son choix : "Je fais tout un peu à l'aveugle sinon je ne ferais rien!" Sympa pour Nicolas.
"Je ne suis pas du tout actrice, a-t-elle modestement ajouté. "Peut-être que je serai absolument nulle mais je ne peux pas, dans ma vie, louper une occasion comme ça. Quand je serai grand-mère, je voudrais avoir fait un film avec Woody Allen." Et on la comprend ! Chez les Sarkozy, être grand-mère sans avoir tourné chez Allen, n'est-ce pas un peu avoir raté sa vie ?
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Posté par Van le 23.11.09 à 14:52 | tags : musique au cinéma, dvd
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Sorti en 1974 aux Etats-Unis, cet ovni cinématographique, qu'on pourrait comparer au Rocky Horror Picture Show (et que l'on peut même largement préférer au film de Jim Sharman... mais cette affirmation peut ouvrir des débats houleux) est une oeuvre qui synthétise diverses influences littéraires et de cinéma, du mythe de Faust au portrait de Dorian Gray en passant par Dracula et, évidemment, Le Fantôme de l'Opéra. Tout ça sur une bande originale sublime, composée par Paul Williams - l'inquiétant Swan dans le film, sorte de double ficitonnel du producteur Phil Spector - qui avait été nommée aux Oscars en 1975.
A l'occasion de cette sortie, remasterisée en haute définition, vous pouvez gagner des éditions collector de Phantom of the Paradise sur notre page concours.
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Posté par Slick Rick le 23.11.09 à 13:20 | tags : affiche

Hadewijch : l'amour et la religion. Quand qu'on a la même mine de chien battu que Charlotte Gainsbourg sous Lexomil, et que malgré tout on vise le top (Dieu), il ne faut pas s'étonner de s'en prendre plein la figure. Telle est la leçon qu'on peut tirer de l'affiche du nouveau Bruno Dumont, montrant une jeune femme éplorée (Julie Sokolowki), sensuelle dans son petit haut lâche, agrippant un crucifix comme on tiendrait une photo de son lover parti loin et depuis longtemps. Impossible de la consoler avec une phrase bidon mais efficace comme "Ne pleure pas, il reviendra, ton amoureux..."
Vincere : l'amour et le pouvoir. Ségolène et François vous le diront mieux que moi, les histoires d'amour finissent mal en général, y compris (surtout ?) dans la sphère politique. Et s'il y'en a une qui en sait quelque chose, c'est bien Ida Dalser, la femme cachée de Benito Mussolini. Larguée par le Duce après leur mariage en catimini, cette femme forte a pu goûter au rateau façon facho : prison, hopital psychiatrique, suppression de la garde de son enfant, etc. L'affiche, romantique et cruelle, met l'accent sur l'étreinte morbide du pouvoir fasciste, qui étrangle toute douceur au profit de l'appropriation violente et vampirique d'une personne. Mauvais ménage.
Capitalism : A Love Story: l'amour et l'argent. Vous viviez une idylle avec le système capitaliste. Vous couchiez avec des billets verts et preniez des bains de carte bleues, sous un arc-en-ciel de courbes tracées par les indices boursiers. Et paf, la crise. Oups, la tuile. On vous avait menti. Avec une ironie "acide" (jaune citron), Michael Moore organise l'autopsie d'une rupture amoureuse, façon duel de cow boys : Le Bon vs Le Truand, avec un style de Brute. Le John Wayne de Flint, Michigan, se la joue "Règlements de comptes à Wall Street" version cartoon, et compte bien vous éclairer sur les sous cachés derrière le drapeau US brandi par le méchant en costard. Suspense, donc.


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Posté par Damien L. le 22.11.09 à 15:57 | tags : bande annonce, festival de cannes, you tube

Réalisé par le cinéaste aborigène Warwick Thornton, Samson & Delilah a reçu la Caméra d'Or (qui récompense le meilleur premier film de l'ensemble des sélections) au dernier Festival de Cannes.
Le film suit le parcours de deux adolescents vivant dans une communauté aborigène du centre de l'Australie. Confrontés à la pauvreté et aux brimades, ils s'enfuient et débarquent en pleine ville. Derrière l'âpreté et la violence des conditions de vie décrites, Samson & Delilah raconte une histoire d'amour iconoclaste et onirique.
Bénéficiant d'un excellent travail sonore, la bande-annonce reste fidèle à l'économie de paroles du film.
Le rythme du long-métrage s'avère cependant moins saccadé que dans ce film-annonce : Samson & Delilah invite en effet le spectateur à la patience, pour mieux lui faire expérimenter la vibrante sensibilité des personnages...
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Posté par Damien L. le 20.11.09 à 10:11 | tags : berlinale, bande annonce, réalisateur, festival

On a appris hier que le cinéaste allemand Werner Herzog présiderait le jury du 60ème Festival du Film de Berlin, qui se tiendra du 11 au 21 février 2010. Le communiqué de presse officiel présente Herzog comme « l'un des plus importants réalisateurs du cinéma d'auteur » et « l'une des personnalités essentielles de la Nouvelle Vague Allemande ». Il sucède à l'actrice Tilda Swinton, qui présidait le jury de la Berlinale 2009.
Werner Herzog a réalisé près de cinquante films, parmi lesquels figurent les mythiques Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo, ainsi que les documentaires Grizzly Man et Encounters at the End of the World (nommé aux Oscars 2009).
Le cinéaste effectuera en 2010 un véritable retour en force, puisque deux nouvelles réalisations anglophones sortiront en salle : Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (avec Nicolas Cage et Eva Mendes) sortira le 3 mars, quelques mois avant My Son, My Son, What Have Ye Done (avec Michael Shannon, Willem Dafoe et Chloë Sevigny); ce dernier film s'inspire de l'histoire d'un homme qui transposa dans la réalité une pièce de Sophocle, en tuant sa mère d'un coup de sabre.
Voici les bande-annonces des deux films en question :
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Posté par Damien L. le 19.11.09 à 14:13 | tags : réalisateur, documentaire
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Né il y a plus d'un demi-siècle, le Mouvement de Méditation Transcendantale a pour projet d'« ouvrir les portes de l’illumination à chaque individu et amener l’invincibilité, la paix, la prospérité, le bonheur et l’absence de négativité et de souffrance à tous les pays ». L'enseignement de Maharishi Mahesh Yogi a séduit les Beatles et les Beach Boys en leur temps, avant de conquérir des cinéastes comme Clint Eastwood et David Lynch. Il y a quelques années, le réalisateur de Mulholland Drive s'était ainsi fortement impliqué dans une levée de fonds de 7 milliards de dollars pour financer un système d'éducation rattaché à la philosophie de Maharishi.
Selon le site NME, David Lynch se rendra en Inde dès le mois de décembre pour commencer son documentaire. On s'inquiète évidemment de voir le cinéaste emprunter un virage à la Tom Cruise, mais David Lynch parle pour l'instant d'un film qui comportera "beaucoup d'éléments abstraits".
Le film relèvera-t-il du vulgaire acte de prosélytisme ou offrira-t-il une pure oeuvre d'art détachée de toute propagande ? Wait and see...
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Comme les producteurs du film le soulignent dans un communiqué, il avait pourtant été pris soin de ne pas faire figurer de cigarette sur cette affiche - ce qui, pour un film sur Serge Gainsbourg, était déjà une grosse concession. Pas de cigarette, mais de la fumée, qui sort de la bouche d'Eric Elmosnino, et ça suffit à la RATP pour juger irrecevable l'affiche du film.
Les raisons de cette intransigeance bornée restent floues.
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Posté par Damien L. le 18.11.09 à 17:31 | tags : you tube, bande annonce, réalisateur
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En promotion à Paris la semaine dernière, le réalisateur du Parrain a répété qu'il avait entamé une nouvelle carrière en 2007 avec L'Homme sans âge et qu'il se sentait plus jeune et indépendant que jamais. Désireux de communiquer avec le public français, Francis Ford Coppola a ainsi prolongé sa master class au Forum des images afin de répondre au maximum de questions de spectateurs ; le cinéaste a notamment pu affirmer son amour pour les oeuvres de Kurosawa et Ozu et s'est dit confiant quant à l'avenir du cinéma d'auteur.
Tourné en Argentine, Tetro évoque les retrouvailles entre deux frères qui ne s'étaient pas vus depuis plus de dix ans. Voici la bande-annonce sous-titrée :
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Posté par Van le 18.11.09 à 17:01 | tags : cinéma fantastique
Parmi les grandes figures venues du cinéma d'épouvante ou fantastique, le vampire est celui qui aura connu le plus de succès et une longévité forçant à croire qu'il est bien immortel. Des génies du muet aux cinéastes les plus réputés en passant par les maîtres de la série B ou quantité de nanars, le vampire traverse l'histoire et les films, indémodable. Décliné à toutes les sauces et s'adaptant à chaque époque, il est surtout un beau prétexte théorique ouvrant à de multiples axes de lectures, des plus simplistes et sensationnels aux plus complexes et métaphysiques. Le vampire fascine et le vampirisme est un thème intarissable. La preuve.
Voir le diaporama des vampires au cinéma
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Posté par Van le 18.11.09 à 15:34 | tags : séance dailymotion
Parmi les vidéos sélectionnées pour la Séance Dailymotion de demain au Cinéma des Cinéastes, Fluctuat a donc choisi un court métrage de Julien Rotterman, Salam & Love, qui esquisse une scène d'amour entre deux femmes, une Afghane et une soldate US.
Nous avons posé trois questions au réalisateur, pour en savoir plus :
- Quel est votre parcours ? Salam & Love constitue-t-il votre première réalisation ?
Après une carrière de créatif en pub, il y a maintenant plus de 2 ans que je me suis plongé dans ce qui est pour moi, mon destin... Écrire et faire des films. Ce court métrage est ma troisième réalisation, après une pub et un clip.
- Comment est venue l'idée du film ? S'agit-il de représenter des faits avérés ou de laisser libre cours à votre imagination ?
Ce film est avant tout, un extrait du long métrage que je suis en train d'écrire... L'histoire d'amour impossible et cachée, entre une Afghane martyrisée par le régime des Talibans et une soldate de l'armée américaine d'occupation. Ces faits ne sont pas avérés, ils sortent tout droit de mon imagination, mais nous le savons tous, la réalité dépasse très souvent la fiction.
- Savez-vous pourquoi les commentaires des internautes ont été désactivés sur votre vidéo ?
C'est moi qui ai désactivé les commentaires sur ma vidéo, car ça a très vite commencé à tourner au racisme, à l'homophobie et à l'antisionisme. Selon mon expérience, ce film touche avant tout les femmes car je l'ai tourné dans un esprit de sensualité et de pudeur. Le but était bien sûr de faire réagir sur de nombreux sujets tabous propres à notre époque mais pas d'en faire quelque chose de sexuel ou d'outrancier.
Pour mémoire, Salam & Love :
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Posté par Van le 18.11.09 à 11:10 | tags : casting, you tube, bande annonce, musique au cinéma

Il faut dire que le casting de ce cinéma-cabaret est impressionnant : le très rare Daniel Day-Lewis incarnera le metteur en scène Guido Contini en pleine crise existentielle, hanté par une jolie pléiade d'actrices - Nicole Kidman, Penelope Cruz, Marion Cotillard, Kate Hudson, Sophia Loren ou encore Judi Dench. Tout ce beau monde danse et chante dans un festival de pole dance, de flash et de froufrous.
On se méfie toujours un peu des comédies musicales, et s'inspirer d'un chef d'oeuvre classique c'est placer la barre très haut, mais les premiers avis, rapportés notamment par Ain't It Cool, sont franchement positifs et misent sur des nominations aux Oscars. Le premier film de Rob Marshall, Chicago, en avait raflé six en 2003.
La nouvelle bande annonce de Nine, qui met particulièrement en avant une Kate Hudson qui envoie, est assez classe :
Nine devrait sortir en début d'année prochaine. Pour la suite, Rob Marshall est annoncé à la réalisation du 4e volet de Pirate des Caraïbes.
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Posté par Damien L. le 17.11.09 à 11:48 | tags : cinéma des cinéastes, digima, séance dailymotion
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Le film choisi est Salam & Love de Julien Rotterman. La vidéo est sévèrement notée par les utilisateurs de Dailymotion et les commentaires des internautes ont dû être désactivés; situé en Afghanistan et montrant une étreinte entre deux femmes, ce court film cherche en effet à faire réagir, jusque dans sa pirouette finale.
Avec son décor fait de bougies kitsch et son recours au Trio pour piano Opus 100 de Schubert (musique utilisée dans Barry Lyndon), Salam & Love use de quelques facilités. Mais il a le mérite de bousculer les certitudes du spectateur en le faisant d'abord s'interroger sur la crédibilité d'une telle situation. Et si la scène paraît à première vue peu vraisemblable, on en vient ensuite à se demander pourquoi notre cadre de jugement et d'information nous pousse à penser cela.
Moins ludiques que d'autres vidéos, ces 2 minutes d'images renouent pourtant avec une vocation essentielle de l'Art : rendre visible ce qui est caché, déplacer les lignes de la représentation et faire naître le doute...
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Posté par Van le 17.11.09 à 10:50 | tags : production
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La distribution d'un film en salles est chose compliquée car coûteuse. C'est ainsi que certains grands films sortent, de guerre lasse, directement en dvd. Mais vous, petit internaute, pouvez faire quelque chose. Le site PeopleForCinema propose aujourd'hui de participer financièrement à la distribution d'un film, et d'être intéressé aux résultats.
Emanation de MyMajorCompany, un site qui propose un système similaire pour le lancement d'artistes musicaux, PeopleForCinema est destiné à lever des fonds auprès du public pour aider à financer la distribution de films en salles. Tout internaute peut investir entre 20 et 10 000 € en misant sur un film, quelques mois avant sa sortie en salles, et toucher une part des recettes dès les premières entrées. Trois distributeurs se sont pour l'instant alliés au site, Mars, Europacorp et Wild Bunch ; et le premier film à bénéficier du système sera Le Siffleur , comédie de Philippe Lefebvre en salles en janvier, qui espère lever 30 000 euros via PeopleForCinema. Nous pourrons par la suite investir dans le prochain film de Jim Sheridan (à qui l'on doit notamment les très beaux My left foot et Au nom du père), Brothers, avec Natalie Portman et Jake Gyllenhaal.
La société qui exploite le site, cofondée par le créateur de MyMajorCompany et par le fondateur de Cinemage 4, une importante société de financement de l'industrie cinématographique, prélève 10% sur les mises de départ, puis une part variable liée au succès du film en salles. L'internaute investisseur quant à lui, n'est pas sûr de rentrer dans ses frais, mais peut au mieux tripler sa mise, si le film sur lequel il a misé marche bien en salles, et accède à des avants-premières et autres avantages exclusifs.
Le tout est désormais de faire connaître le site, et de convaincre le public de participer. Pour ce faire, PeopleForCinema a lancé une vidéo mettant en scène Omar et Fred au bord de la rupture, ce qui était plutôt une bonne idée virale. La vidéo intégrale en revanche n'est pas franchement réussie :
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Posté par Slick Rick le 16.11.09 à 15:08 | tags : affiche


Le film de Lucas Belvaux joue la carte du clair obscur net et sans bavure. Entre ciel et enfer, la silhouette courbée d'Yvan Attal, découpée dans un fond symétrique et bicolore à la Scarface, évoque celle d'un homme déchu. Un rai de lumière braqué sur ses mains ligotées nous informe, tel un insert, de sa condition de prisonnier. "Jusqu'ici, c'était un homme de pouvoir", nous dit la tagline : son kidnapping semble signer sa perte, même si, symbolisé par la moitié livide de l'affiche, l'espoir de rédemption demeure.
Loin de la ligne claire et immobile de Rapt, l'affiche de Kinatay mise sur le mouvement et le flou. Autant Rapt pouvait faire penser - toute proportions gardées - aux peintures ultra-contrastées du Caravage (« il semble que les figures habitent dans une prison éclairée par peu de lumière qui vient d'en haut. », lui reprochait Stendhal), autant l'affiche du film de Brillante Mendoza se place lui sous le signe plus nuancé de Rembrandt. Comme chez le maître hollandais, qui aimait à extraire la lumière d'un fond brun par couches successives, le motif semble ici émerger progressivement des ténèbres. Les contours du visage masculin se confondent avec la nuit de Manille, les taches claires des lampadaires répondent aux tempes saillantes du héros. Dans ses traits sous tension, on peut lire l'inquiétude de l'homme traqué. A moins que ce ne soit lui, le criminel. Simples suppositions, car rien, pas même le titre (même en sachant que "Kinatay" veut dire "massacre" en philippin), ne nous livre le moindre éclairage.
Alors, plutôt clair obscur emprunt de théatralité ou contraste trouble et angoissant ? Les deux mon général.
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Jocelyn Quivrin avait tenu des rôles très divers dans des films qui l'étaient tout autant : des films et téléfilms en costumes (Lautrec, Jean de La Fontaine, le défi, Rastignac...), il était devenu Martien dans le Peut-être de Cédric Klapisch, détective dans L'Empire des loups de Chris Nahon, et passe de grosses comédies françaises (99 francs, Cash) à des films plus discrets (A l'aventure de Jean-Claude Brisseau) avec un détour par Hollywood (Syriana).
Il sera prochainement à l'affiche de l'excellent La Famille Wolberg d'Axelle Ropert.
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Posté par Damien L. le 14.11.09 à 10:00 | tags : you tube, bande annonce, festival de cannes

Après les remarqués John John et Serbis, le philippin Brillante Mendoza a présenté Kinatay au dernier Festival de Cannes, où il a reçu le prix de la mise en scène.
Passant rapidement d'une ambiance diurne et paradisiaque à une atmosphère nocturne et cauchemardesque, la bande-annonce offre un parfait aperçu de l'angoissant exercice de style qu'est Kinatay.
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Posté par Easywriter le 13.11.09 à 11:44 | tags : hollywood, video, cinéma fantastique
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Posté par Slick Rick le 13.11.09 à 11:32 | tags : bande annonce, super héros
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Le britannique Aaron Johnson, déjà vu (et oublié) dans L'Illusionniste et bientôt en John Lennon dans le biopic Nowhere Boy, incarnera le bouclé à lunette Dave Lizewski, a.k.a Kick Ass. Il sera épaulé par Nicolas Cage, Chloe Moretz (500 jours ensemble), Christopher Mintz-Plasse (le "McLovin" de SuperGrave) et le "méchant" Mark Strong (vu chez Ridley Scott, Danny Boyle et Guy Ritchie). Joli casting pour un film dont la sortie est prévue en 2010.
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Posté par Slick Rick le 12.11.09 à 13:39 | tags : box office, acteur
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- Bé non, c'est un rappeur américain ?
- Non, c'est un trappeur américain (Véridique). Non mais mais t'es à l'ouest mon pote, Dany Boon l'acteur le mieux payé de l'histoire du ciné européen (26 millions d'euros en 2008), tu sais le gars qu'a réalisé Bienvenue chez les Ch'tis...Le plus grand succès français depuis La grande vadrouille steuplè : plus de 20 millions d'entrées ! C'est le film que même ta grand-mère elle a vu. Celle qui d'habitude préfère Drucker aux multiplexes.
- Ah mais si, c'est le film de facteurs bourrés avec Kad Merad, ce grand type chauve et sympa qui a lu des extraits du préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme lors du défilé militaire du 14 juillet dernier, sans même dire un seul "Biloute" ! Les chefs d'État de l'Union européenne et les mecs de L'ONU étaient tous là à l'écouter représenter la France...Ton trappeur US devait être grave jaloux !
- Oui, d'ailleurs Boon a boudé, parce que son film n'avait qu'une seule nomination aux César, catégorie scénario.
- Il a pas tort en même temps : y avait un scénario dans les Ch'tis ?
- Te moques pas, les ricains ont kiffé : Will Smith va l'adapter et tout.
- Bienvenue à Bel Air ? Ou plus hip hop genre Welcome to the Terrordome ?
- Non, Welcome to the sticks, mec : "Bienvenue chez les ploucs", en VF. Par contre les Italiens n'ont rien compris, ils vont en faire un "Benvenuti al Sud".
- Pauvre Dany, toute sa pensée ainsi trahie.
- D'autant que le mot "biloute" ("petite bite" en ch'timi et réplique "culte" du film), pressenti pour entrer dans les dicos français, a finalement été recalé. Nicolas Sarkozy l'a consolé de toutes ses misères en le faisant chevalier de la Légion d'honneur. Ca vaut pas un César du box-office, mais c'est déjà pas mal. "Vous avez su mettre en mots, en images, en personnages, avec une ironie toujours tendre, les valeurs du Nord, la chaleur humaine, l'ouverture aux autres, la simplicité", qu'il a dit, le Président. Grâce au film, il est vrai, on a appris qu'au fond, les Nordistes sont plutôt sympas.
- Moi qui croyait que les Nordistes étaient tous pédophiles, chômeurs et consanguins...
- Visiblement inspiré, Sarkozy le cinéphile a ensuite replacé les Ch'tis dans l'histoire de cinéma : "Le Sud a eu son Fernandel, la bourgeoisie a eu son Louis de Funès, la Normandie, Bourvil. Avec Dany Boon, le Nord et la France populaire ont trouvé leur voix."
- ...La Voix du Nord ! Pardon.
- Même s'il s'est un peu viandé dans son discours en évoquant sa propre "connaissance" du Nord ("Sangatte" et le Centre de la Croix-Rouge pour migrants qu'il avait fermé en 2002), Sarko te bat à plate couture question blagounette : "C'est aujourd'hui la France toute entière qui vous remercie de votre contribution au bonheur national brut". Deux euros qu'elle sera dans les Ch'tis 2, celle-là.
- Tout devient possible...
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Posté par Easywriter le 11.11.09 à 10:17 | tags : sorties de la semaine
A l'occasion de la sortie de 2012 de Roland Emmerich, faisons le point sur les films apocalyptiques.
Si l’apocalypse traverse l’histoire du cinéma, elle est surtout l’une des craintes les plus archaïques de l’homme.
De films en films, superstition, religion, science, pragmatisme, relativisme y avancent ainsi de concert pour montrer un panorama varié de nos peurs.
Du grand spectacle, oui, souvent et parfois pour pas cher, mais qui en dit long.
Flu vous propose les 18 films de fin du monde emblématiques du cinéma.
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Posté par Slick Rick le 10.11.09 à 17:43 | tags : box office, césars
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"Reconnaître des films qui, pour une raison ou une autre, sont devenus tout à coup un événement social". C'était l'idée (très floue) de départ, annoncée en octobre dernier via Le Soir par Alain Rocca, le trésorier de l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma. Mais après avoir débattu (et réfléchi semble-t-il) en séance vendredi 6 novembre, le conseil d'administration de l'Académie a décidé de rendre aux César ce qui appartient aux César (récompenser la qualité et non le nombre de zéros), en décidant à l'unanimité "de ne pas modifier le nombre et le mode d'attribution des vingt trophées pour la cérémonie 2010".
Sus à la démagogie, donc : il n'y aura pas de César du box-office. On s'attend à une nouvelle bouderie de Dany Boon. Rappelons que l'acteur/réalisateur avait déclenché cette "réflexion" sur un nouveau prix avant la dernière cérémonie des Césars (vexé comme un pou que ses pauvres Ch'tis n'aient pas tout rafflé AUSSI aux César...) en expliquant son boycott (avorté) par la phrase suivante : "Par respect pour le public, je m'attendais à ce que le film soit bien représenté au premier tour. C'aurait été un juste retour des choses".
Mais finalement, le "public" (= l'ego de M. Boon) ne sera pas "respecté" ( = honoré d'un prix cool à mettre sur sa cheminée) : aucune des "propositions étudiées visant à créer un César supplémentaire pour les films ayant réalisé un grand nombre d'entrées en salle n'a été retenue", a annoncé l'Académie. Beaucoup de micmacs pour rien, en somme.
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Posté par Van le 10.11.09 à 14:21 | tags : court métrage, you tube
5En 2007, des Australiens sous le nom de DarkHeartProductions réalisent un court métrage avec 200 dollars, Black Button. L'histoire : un homme se voit proposer un marché ; s'il appuie sur le bouton devant lui, il gagnera 10 millions de dollars. Mais quelqu'un dans le monde devra mourir. Ce pitch évoque The Box, le film de Richard Kelly en ce moment au cinéma.
Le film de Kelly est inspiré d'un épisode de la Quatrième dimension avec une intrigue similaire. Les auteurs du court métrage nient de leur côté cette ascendance et disent qu'ils n'en avaient jamais entendu parler. Ils expliquent leur histoire sur la page Youtube de Black Button, redoutant visiblement de se faire traiter de plagiaires. Mais ne serait-ce pas le film de Kelly qui devrait être interrogé sur la question ? La morale de l'histoire n'est pas tout à fait la même...
Voici le court métrage :
(Via)
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Posté par Van le 10.11.09 à 10:32 | tags : biopic, bande annonce, you tube

Le casting est brillant : dans les peaux des différentes femmes de sa vie, Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Lucy Gordon (Jane Birkin), Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Mylène Jampanoï (Bambou). Toutes tournent autour d'un quasi inconnu jusqu'ici, Eric Elmosnino qui, s'il s'est autant fondu dans le personnage de Gainsbourg mentalement que physiquement, devrait livrer une sacrée performance.
La vie, si ce n'est héroïque, en tous cas peu commune, d'un artiste hors du commun, mérite un vrai bon film. Mais nous nous méfions désormais du filon biopic qui, quoi qu'il arrive ici, aura au moins pour lui la musique. Voici la bande annonce du film :
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Un film maudit est-il nécessairement un grand film ?
Avec la sortie de L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, l'histoire du film que Clouzot n'a jamais pu finir, et celle de L'Imaginarium du Docteur Parnassus, le dernier Terry Gilliam (réalisateur maudit s'il en est), tournage au cours duquel Heath Ledger, l'acteur principal, est mort, nous avons passé au ban d'essai 10 films maudits parmi les plus maudits. 10 occasions de souligner à quel point le cinéma est une grande aventure humaine... et financière.
Vilains producteurs à gros cigares, accidents inexplicables, réalisateurs tyranniques, voici quelques exemples de comment un tournage peut virer au carnage.
Voir le diaporama des tournages maudits
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Retour sur la scène où la mère, tombée dans le coma quelques jours avant la chute du Mur, découvre pour la première fois l'Allemagne réunifiée à travers les affiches de pub pour Ikea, les voitures et, surtout, la statue de Lénine déboulonnée qui se balade en hélicoptère au-dessus de sa tête :
Fluctuat twitt de Berlin
En images : Berlin Est, la rebelle
En images : Berlin, l'effacement des traces
Entretien : Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey
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Posté par Slick Rick le 09.11.09 à 10:31 | tags : affiche


Bambou, Marley et Moi, Un Homme et son chien... A défaut d'être passionnante, cette étonnante mouvance de films canins aura été riche en aboiements. Dernier exemple en date : Trésor, de Claude Berri (RIP) et François Dupeyron. Avec, au casting, deux spécialistes ès animaux. Non qu'ils soient particulièrement cabots. Mais Alain Chabat a su par le passé (Didier) se montrer fluent en "ouaf" et surtout, rester digne en levant la pate pour pisser. Plutôt adepte des hénissements et des gros sabots, Emmanuelle Seigner, aura quant à elle su danser pudiquement avec les chevaux (Danse avec lui), sans pour autant aller jusqu'à leur murmurer des salaceries à l'oreille comme le linguiste équestre Robert Redford.
Simple comme bonjour, l'affiche de Trésor décalque peu ou prou celles de Marley et Moi et de Bambou. Même intitulé rose/rouge sur fond blanc, même couple divisé par la présence encombrante d'un chien (après le labrador et le cocker, le carlin), même équation héritée de Boudu sauvé des eaux (1 homme + 1 femme + 1 clodo = problèmes x 2 = hahaha), qu'on peut voir comme une métaphore de la vie (1 homme + 1 femme + 1 bébé), ce qui nous donne l'audacieuse variante : 1 homme + 1 femme + 1 chien = problèmes x 2 = ouarf ouarf ouarf. A noter que, fait assez rarissime pour être noté, nous avons ici affaire à une comédie romantique à poil dur et à face plate. Sa race, si c'est pas de l'audace.
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Posté par Damien L. le 07.11.09 à 10:46 | tags : bande annonce

Parmi l'ouragan de sorties du mercredi 11 novembre (2012, L'Imaginarium du Docteur Parnassus, A l'origine ou le très beau documentaire D'une seule voix), La Religieuse portugaise a du mal à se frayer un chemin.
Réalisé par Eugène Green (Le Monde vivant, Le Pont des arts), le film raconte l'histoire d'une jeune actrice française d'origine lusitanienne qui vient pour la première fois à Lisbonne, afin d'y tourner un film inspiré des Lettres portugaises de Guilleragues. Elle se trouve vite fascinée par une religieuse qui prie toutes les nuits dans la chapelle de "Nossa Senhora do monte".
La bande-annonce de La Religieuse portugaise impose son rythme et sa diction particulière, sans se soucier du qu'en-dira-t-on. On qualifierait presque la démarche de rock 'n' roll :
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Maintenant qu'il a reçu le César du meilleur acteur (pour le diptyque Mesrine), Vincent Cassel se concentre sur sa carrière américaine. Le comédien vient en effet de rejoindre Natalie Portman, Mila Kunis et Meryl Streep au casting de Black Swan. Réalisé par Darren Aronofsky, le film décrira la violente rivalité qui oppose deux danseuses de ballet; le tournage débute le mois prochain à New York.
Vincent Cassel sera également en 2010 à l'affiche de The Cross, aux côtés d'Orlando Bloom, Olga Kurylenko et John Goodman. Ce projet de science-fiction sera dirigé par Andrew Niccol (réalisateur de Bienvenue à Gattaca et Lord of War).
Après ses prestations mitigées dans Dérapage ou Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg, Vincent Cassel voit maintenant l'Amérique s'ouvrir à lui.
Pour l'occasion, revoyons sa mémorable scène de danse dans Ocean's Twelve (premier film hollywoodien du frenchie) :
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Posté par Van le 06.11.09 à 12:47 | tags : bande annonce, horreur, you tube, hollywood

Paranormal Activity ayant été tourné en 2006, les acteurs du film ont eu le temps depuis d'embrayer sur d'autres projets. C'est le cas de Katie Featherston qui a poursuivi dans la veine horrifique en tournant dans ce Walking Distance, l'histoire d'expérimentations médicales faites par le gouvernement sur la population d'une petite ville. Entre temps, la vague Paranormal activity, au centre de laquelle la jeune actrice s'est retrouvée, a déferlé sur l'Amérique. Ceux qui passent après comptent bien bouffer les miettes.
C'est bas. Mais ça marche.
Paranormal Activity, réalisé par Oren Peli, sortira en salles le 2 décembre. Voici la bande annonce :
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Posté par Damien L. le 05.11.09 à 16:54 | tags : casting, réalisateur
David Fincher vient de débuter le tournage de The Social Network, le film consacré à l'histoire de Facebook, écrit par Aaron Sorkin (scénariste de la série A la Maison Blanche).
Le casting est donc bouclé : Jesse Eisenberg (jeune frisé vu dans Adventureland, jolie chronique sentimentale récemment sortie en DVD) tient le rôle de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. A ses côtés, Andrew Garfield (excellent cette année dans Boy A) incarne Eduardo Saverin, un des co-fondateurs du site communautaire. Quant à l'inattendu Justin Timberlake, il interprète Sean Parker, le fondateur de Napster, à l'origine du projet Facebook.
Les premières photos (floues) du tournage montrent Jesse Eisenberg et Andrew Garfield en plein campus :


Au-delà de l'aspect "success-story à l'américaine", on imagine que le réalisateur de Fight Club déploiera des merveilles d'effets techniques pour donner vie aux multiples arborescences du concept Facebook...
(via Gawker)
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Posté par Van le 05.11.09 à 10:35 | tags : disney, bande annonce, you tube, adaptation
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Synopsis : Dastan, un jeune prince de la Perse du VIe siècle va devoir unir ses forces à celles de la belle et courageuse princesse Tamina pour empêcher un redoutable noble de s'emparer des Sables du Temps, un don des dieux capable d'inverser le cours du temps et qui lui permettrait de régner en maître absolu sur le monde.
Au vu de la bande annonce, Prince of Persia s'adresse d'abord aux enfants. Mais soyons certains que les plus grands apprécieront également :
Sortie en France le 26 mai 2010.
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Posté par Van le 04.11.09 à 15:18 | tags : forum des images
En 1998, Israël avait produit 5 longs métrages de fiction. Dix ans plus tard, une vingtaine de films israéliens sortent chaque année, dont un bon nombre arrivent jusqu'en France (24 sont sortis dans les salles françaises depuis 2007). C'est ce qui permet au Monde de parler de "Nouvelle Vague", phénomène que le Forum des images illustre à partir d'aujourd'hui avec un cycle "Tel-Aviv, le paradoxe", qui propose une sélection de 80 films, des rencontres, des débats et des concerts.
Près de la moitié des films présentés sont inédits en France. Un panorama qui remonte aux débuts du cinéma israélien, dont on perçoit les évolutions au gré des bouleversements politiques, des événements historiques qui marquent le pays. La situation de Tel-Aviv, ville cosmopolite, moderne, mais placée au coeur d'un conflit brûlant et infini a bien sûr des répercussions sur son cinéma - politique, religieux, mais abordant aussi des thématiques sociales et intimes comme n'importe où ailleurs.
Le réalisateur Eytan Fox (The Bubble, Tu marcheras sur l'eau) viendra présenter ses films. Amos Gitaï et Ronit Elkabetz (Sept jours) seront également présents.
Après Berlin, Téhéran, Athènes et New York, le Forum des images propose donc le panorama d'une ville, Tel-Aviv, à travers son cinéma.
Du 4 novembre au 6 décembre 2009. Plus d'infos sur le site du Forum des images.
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Les 2100 cinémas français vont éteindre leurs enseignes lumineuses ce soir, entre 18h et 19h. Initiée par la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), ce geste a pour objectif de sensibiliser le gouvernement à la situation préoccupante des salles de cinéma.
En effet, si de lourds investissements ont permis aux salles obscures d'augmenter leur taux d'affluence ces dix dernières années, les équipements en question n’ont toujours pas été amortis, en raison de la trop faible augmentation du prix du ticket d’entrée.
L’adoption de la loi Hadopi n'est rien venue arranger puisque, dans l’effort de lutte contre le téléchargement illégal, le délai d'exclusivité pour les salles a été ramené de 6 à 4 mois; les films étant plus rapidement accessibles en DVD, le public risque de délaisser une nouvelle fois les salles obscures.
Voici le communiqué intégral de la Fédération Nationale des Cinémas Français :
LES SALLES DE CINEMA VONT MAL !
Pour manifester leur vive inquiétude auprès des pouvoirs publics face à leur situation économique dégradée, les 2100 cinémas de France s'unissent pour une opération symbolique en éteignant leurs enseignes lumineuses le mercredi 4 novembre de 18h à 19h
- Les salles de cinéma souffrent de difficultés économiques structurelles, aggravées par la nouvelle chronologie des médias
Les salles de cinéma ont investi près de 2 milliards d'euros en moins de 20 ans. Ces investissements ont été le facteur déclenchant de la relance de la fréquentation qu'a connu la France à partir de 1992. Cette croissance des entrées a profité en tout premier lieu aux films français dont les entrées ont plus que doublé depuis 1992 (+112%) contre une augmentation de « seulement » 23% pour les films américains et de 62% pour le total des entrées confortant les salles de cinéma dans leur rôle de premier contributeur de la filière cinématographique.
Cependant, ces investissements se sont effectués au prix d'équipements coûtant de plus en plus cher non seulement à construire mais aussi à exploiter. Le coût de la construction d'un fauteuil a ainsi augmenté de 87% en 10 ans, tandis que le prix du billet, contrairement à une idée reçue, n'a augmenté lui que de 11%, bien moins que l'inflation sur la même période (19%).
Le taux de taxe sur le prix du billet (TSA) de 10,72% est deux fois plus élevé que celui de la taxe appliquée aux chaînes de télévision et cinq fois plus élevé que celui du DVD et de la vidéo à la demande (VOD).
A la suite de la Loi création et Internet (Hadopi) et de la nouvelle chronologie des médias, la durée d'exclusivité d'exploitation des films par les salles de cinéma est désormais amputée du tiers (réduite à 4 mois) voire de moitié, et l'équilibre économique des salles déjà précaire est ainsi considérablement fragilisé. Dans ces conditions, de plus en plus de salles ne sont plus en mesure de faire face aux échéances.
- La situation économique difficile des salles de cinéma remet en jeu la création cinématographique et l'animation culturelle et sociale du territoire.Maillon essentiel de la création cinématographique, les salles de cinéma reversent 50% de leur recette aux ayants droit contre 20% pour la vidéo, 9% pour Canal + et 3,2% pour les chaînes en clair.
Quand on sait que les films français ont une part de marché de 45,4% dans les salles de cinéma contre 22% pour la vidéo, les difficultés économiques que rencontrent les salles ont un impact direct sur la création cinématographique de notre pays.
Les salles de cinéma sont également un pôle majeur d'animation culturelle et sociale des villes : elles sont bien souvent le seul lieu qui reste ouvert 365 jours sur 365 et la seule façade illuminée des centres villes. La France dispose du premier réseau d'Europe et du 3ème parc au monde (2100 établissements, 5400 écrans). Les salles contribuent au caractère d'exception culturelle de la France.
- Des mesures de rééquilibrage nécessaires pour rétablir une situation économique équitable
Des mesures rétablissant une situation à nouveau équitable doivent maintenant être prises sans délai par les pouvoirs publics pour assurer la pérennité des salles de cinéma. Voici les mesures qui doivent être prises de toute urgence :
- une baisse à 45% du plafond des taux de location des films actuellement fixé par la loi à 50%
- des mesures fiscales (exonération sectorielle de la taxe professionnelle, crédit d'impôts)
Si les pouvoirs publics ne prennent pas en compte ce cri d'alarme et n'agissent pas très vite, les salles de cinéma ne pourront survivre.
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Posté par Van le 03.11.09 à 17:46 | tags : réalisateur

Le réalisateur de La Famille Tenenbaum et de La Vie aquatique voit grand pour son futur projet. Il voudrait faire un film qui se passe dans l'espace, et en réaliser au moins une partie effectivement dans l'espace... Si cette envie relève sans doute plus du fantasme, on ne peut pas ne pas être intrigué en imaginant l'univers si particulier d'Anderson transposé dans l'infini du cosmos.
En attendant d'en savoir plus sur ce projet spatial, Fantastique Maître Renard sortira en salles le 17 février 2010.
(Via)
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Posté par Damien L. le 03.11.09 à 12:49 | tags : casting, bande annonce, réalisateur

La sortie d'un film de Jim Jarmusch est toujours un évènement. Le réalisateur de Stranger than Paradise revient ainsi le 2 décembre avec The Limits of Control, présenté comme "l'histoire d'un mystérieux homme solitaire dont les activités restent en dehors de la légalité."
Un vent de nouveauté souffle sur ce cru 2009 : le cinéaste a en effet tourné dans plusieurs régions d'Espagne et s'est attaché les services du brillant chef-opérateur australien Christopher Doyle (In the Mood for Love, 2046, La Jeune fille de l'eau, Paranoid Park).
Le casting est aussi international que revigorant : Isaach de Bankolé, Jean-François Stévenin, Tilda Swinton, John Hurt, Gael Garcia Bernal, Bill Murray, Alex Descas, Hiam Abbass et Paz de la Huerta (vue cette année à Cannes dans Soudain le vide).
Cultivant l'abstraction hypnotique, The Limits of Control divise déjà la rédaction ciné de Fluctuat.
Bande-annonce :
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Posté par Van le 02.11.09 à 16:07 | tags : adaptation, bande annonce, you tube
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Le livre de McCarthy, prix Pulitzer, est un roman post-apocalyptique qui vous hante longtemps après l'avoir terminé. Il décrit dans un style dépouillé l'errance d'un père et son fils dans un monde dévasté, livré à la barbarie. Extrêmement sombre, le roman avait à la lecture un aspect très visuel qui rend à la fois évidente et difficile l'adaptation au cinéma. Si le film reste vraiment fidèle à l'esprit du livre, il devra être austère, avare de mots, d'action, de rebondissements. Et ne pourra pas connaître un véritable happy end. Autant de conditions rarement conciliables avec un carton cinématographique.
Viggo Mortensen y joue le père dont l'obsession est de sauver son fils. Charlize Theron campe la mère décédée qui, dans le roman, est évoquée lors de quelques courts flash backs, et dont le rôle a été développé ici.
Voici la bande annonce en vo :
La Route sortira en salles le 2 décembre 2009.
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Posté par Slick Rick le 02.11.09 à 12:50 | tags : affiche
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Toujours friand d'aventure, le fringant Alain Resnais a decidé, pour ses 87 printemps, de changer d'illustrateur. Exit Floc'h et sa ligne claire héritée de Hergé (Smoking/ No smoking, On connaît la chanson, Pas sur la bouche et quelques Woody Allen), place à Blutch et à son crayonné nerveux. Mais le bédéiste français surprend avec cette superbe affiche peinte et colorée, loin du griffonné sombre qu'on pouvait attendre de lui (Bloche) : surréalistes, ces deux personnages à tête végétale évoquent la fixité poétique de Magritte, avec un grain en plus.
A l'opposé, on ne peut pas dire que l'affiche du Sam Mendes déçoive ou surprenne : le britannique de 44 ans pratique un cinéma indéniablement efficace (American Beauty), bien fichu (Les Sentiers de la Perdition) au souffle dramatique parfois puissant (Les Noces rebelles), mais très sporadiquement audacieux. L'académisme lui colle au train, et l'affiche de sa comédie Away We Go n'y changera rien, arborant tous les signes extérieurs d'un genre formaté. En l'occurence : le feel good movie de l'hiver. Très tendance, l'habillage comics est censé délivrer de good vibes : lettrage naïf et 3D à la Juno/Une Nuit à New York, couple trop mimi maladroitement détourés au Bic, désaturation cool de l'image... Ne manque que le mot-hameçon "sunshine" dans le titre ! Tout celà sent l'indé frelatté à plein nez.
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