La fresque, soit une histoire se déroulant sur de nombreuses années, fut l’une des formes récurrentes de la fiction américaine en 2007. Du poussif et niaisement contemplatif L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, jusqu’au trip musical de I'm Not There, les cinéastes américains auront confronté leur thèmes de prédilection aux grands hommes et aux grands faits de leur histoire.
Ridley Scott s’y sera collé avec son American Gangster, efficace plongée dans le trafique de drogue à New York dans les années 70. Même époque pour James Gray et son nettement plus senti La Nuit nous appartient, qui nous plonge dans les affres d’individus pour le moins torturés. La grande forme lyrique et deux des plus belles scènes de l'année. La grande surprise nous vient de David Fincher, dont la mise en scène n’a jamais semblé aussi juste et magistrale dans Zodiac, grand film sur un cinéma à jamais révolu. Le plus bel hommage aux années 70, il est là. Enfin, le retour en catimini de ce grand maître de la fresque qu’est Francis Ford Coppola nous a fait bien de la peine (plus qu’une seule salle à paris au bout de 3 semaines !), mais malgré la fulgurance de son style (et un bel hommage appuyé au Persona de Bergman) et la présence de ses thèmes de chevet, on avouera que le trip bouddhiste kitsch et le gros problème de rythme de son L'Homme sans âge ne l’ont pas directement placé parmi nos chouchous de l’année…
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