« Potins, starlettes à poil, pipos, ragots... », annonçions-nous en ouverture de ce blog consacré au Festival. Oui, mais voilà, Cannes, ce n’est plus ce que c’était. De starlettes dénudées sur les plages de la Croisette, je n’en ai malheureusement point vu. Quant aux soirées orgiaques mettant le feu aux villas des collines environnantes, c’est à peine si j’en ai entendu parler ; alors pour ce qui est d’y participer, vous pensez bien… le Cannes de 2005 est pour l’instant fort sage. Pour se consoler, on pourra toujours se dire que cette situation est due à l’absence des hots d’or, ce festival parallèle du porno qui faisait beaucoup parler de lui – grâce à Canal + surtout, qui y trouvait son compte – et qui a été banni des festivités il y a deux ou trois ans. Ce serait oublier la réalité du présent : des soirées continuent toujours d’être organisées par les producteurs phares du milieu, tel Private en 2004 ou Marc Dorcel cette année, mais celles-ci sont généralement étrangement sobres et peu dénudées. Il y a juste ce qu’il faut de streap-tease mais pas plus. Du moins c’est ce qui m’a été rapporté. Pendant que le sexe s’affiche ostensiblement sur les écrans du palais, de Batalla en el Cielo à Peindre ou faire l’amour en passant par A History of Violence, son absence se fait sentir dans les fêtes et sur les plages. Notre effet d’annonce n’avait donc rien d’une publicité mensongère. Le festival s’est juste acheté une conduite et s’est assagi. On peut se demander s’il n’en a pas perdu un peu de son âme.
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trop beau le gros 
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