Envisager la quête du bonheur comme un combat qui nécessite organisation et stratégie, voilà une idée dans l'air du temps, à en juger par les ouvrages philosophiques qui s'intéressent à la question.
Bertrand Bonello s'inspire lui d'un traité militaire intitulé
De la guerre pour dessiner le parcours d'un homme en manque de sensations fortes (
Mathieu Amalric) qui va explorer la vie en communauté. La morphologie du récit est proche de ce qu'a produit la pop culture anglo-saxonne à la fin des années 1990 (
Fight Club ou
La Plage), mais nous sommes en France et la tentation de l'auto-fiction s'avère trop forte. Le personnage principal est donc réalisateur, il s'appelle Bertrand et prépare un film du nom de
Tiresia ; à la recherche de l'inspiration, il traîne dans un magasin de pompes funèbres, où il rencontre un gourou (
Guillaume Depardieu) qui veut guider sa recherche d'épanouissement.
Lire la suite de la critique de De la guerre, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes.
De Etranger, posté le 22.05.08 à 16:06 
Un film français ?! Il doit être chiant !!