Vous avez aimé No Country for Old Men ? Vous aimerez peut-être ce qui va suivre.
La brillante adaptation par les frères Coen du roman de Cormac McCarthy montre à quel point l'écriture de celui-ci se porte bien à l'écran - accessoirement, montre le talent des deux réalisateurs. C'est donc plutôt une bonne nouvelle que deux autres de ses romans intéressent le cinéma.
La route tout d'abord, roman post-apocalyptique archi glauque mais excellent, avec lequel McCarthy a obtenu le prix Pullitzer, raconte l'errance d'un homme et de son enfant dans un monde dépeuplé et recouvert de cendres. Ceux qui ont lu le livre s'en sont sans aucun doute fait une idée très particulière (et peut-être pleuré un peu à la fin ?), et seront excités de le découvrir sorti de l'imagination d'un autre. En l'occurrence l'australien John Hillcoat, avec Viggo Mortensen dans le rôle principal.
Ridley Scott de son côté songe à adapter Méridien de sang (1985), western ultra violent qui se passe après la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique. Le problème évident de Ridley Scott, qu'il explique dans une interview à Eclipse magazine, est justement cette excès de violence, qui lui laisse deux options : faire des concessions pour que le film reste grand public, ou rester fidèle au bouquin - "un exercice de sauvagerie, de brutalité et de violence" - et risquer d'être interdit aux moins de 18 ans. Seconde option vers laquelle il semble plutôt pencher.
En 2001, Billy Bob Thornton avait lancé la mode de McCarthy en portant au cinéma de De si jolis chevaux. On attend le prochain roman du bonhomme pour savoir ce qu'on ira voir au cinéma un an après.
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j'ai lu no country for old men,bien bien ,mais pas envie de voir le film.
Déjà, la tête du psychopathe ne correspond pas à celle que je me suis imaginée, avec sa coupe carrée façon seventies...
Et puis sinon je vais sûrement lire méridien de sang,après l'obscurité du dehors que que lis en ce moment, je sens que ça va me plaire.
C'est détonant cette façon de décrire l'action sans lâcher une minute des phrases de violence.
Au fond, c'est un genre de fascination de l'écriture qui m'incite à le lire.