Sur les affiches de Mesrine : L'Instinct de mort (qui sort en salles mercredi prochain), un trio s'étale en lettres capitales : CASSEL - MESRINE - RICHET. Si les figures de Vincent Cassel et de Jacques Mesrine sont bien connues du public, il n'en va pas nécessairement de même pour le réalisateur Jean-François Richet. Déjà auteur de quatre longs-métrages (avant les deux films du diptyque Mesrine), Richet est une figure à part dans le cinéma français. Bercé à la fois par Hollywood et les films de l'âge d'or soviétique, il n'appartient à aucune chapelle et a su se construire une filmographie d'une redoutable cohérence. A ce titre, il faut consulter sa très complète biographie sur Fluctuat.
Ayant débuté par des oeuvres engagées politiquement (Etat des lieux et Ma 6-T va crack-er), Jean-François Richet s'est ensuite frotté à l'ambition romanesque (De l'amour) et au film de genre hollywoodien (Assaut sur le central 13). Ce parcours lui a permis de développer les différentes facettes nécessaires à la réalisation d'un projet aussi complexe que la saga Mesrine (dont le second volet Mesrine : L'Ennemi public n°1 sortira le 19 novembre). Il apparaît aujourd'hui que Richet était sans doute le plus apte à disséquer la violence sociale et historique contenue dans un tel récit.
Retour en images sur la filmographie de Jean-François Richet :
- Etat des lieux (1995) et son contrôle de police qui dérape :
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Vu le parcours de Richet, je crains que Mesrine ne soit une glorification des gansters rebelles...
De Nelson, posté le 17.10.08 à 17:58
J'espere quand meme que ce sera un peu plus complexe que ca... Mesrine c'est pas Scarface...
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