Trois semaines avant la sortie de Mesrine : L'Ennemi public n°1, l'affiche du film de Jean-François Richet vient d'être dévoilée. Ayant recours à une imagerie très christique, elle risque de faire jaser :
L'affiche cherche à reconstituer la célèbre photo du cadavre de
Mesrine prise le 2 novembre 1979 Porte de Clignancourt, mais elle en profite pour pousser loin le parallèle avec le calvaire de Jésus.
Si le premier volet,
L'Instinct de mort, confirmait la volonté affichée par
Vincent Cassel de ne pas glorifier le personnage de Jacques Mesrine, cette image d'un Mesrine martyrisé évoque davantage l'affiche de
La Passion du Christ que celles du
Parrain ou des
Affranchis.
La polémique peut démarrer.
Et encore, je perçois plus la corrélation entre Superman et Jésus que Mesrine et ce dernier. De Radical Edward, posté le 29.10.08 à 12:33
non sa se rescend pas du tout. et puis le film ne dit pas le reel verité sur mesrine, c facile d'endoctriner les gens par les medias. sa ne reste qu'un film.
De malouito, posté le 29.10.08 à 16:25Le deuxième volet de la saga est centré autour du Mesrine devenu une figure médiatique de premier plan. Alors effectivement, la fin de Mesrine laisse à penser que la société sacrifie publiquement celui qui bouleverse trop ses fondamentaux. il s'agit d'une mise à mort Porte de Clignancourt vraiment. Mesrine est seul, Mesrine est une figure de la subversion qui plait aux révolutionnaires, Mesrine fascine.
Mais enfin il faut pas mal d'acrobaties intellectuelles pour faire de Mesrine, un héros christique. Même s'il est ambigu, le film de Richet n'oublie pas de faire le portrait d'un criminel.
L'ennemi public numéro 1 met face à face deux violences : celle d'un individu sociopathe qui lutte contre le système ( braquages, évasions, meurtres) et celle du système lui-même (peine de mort, odieux "quartiers de sécurité", spectacularisation de la mise à mort, fascination de l'abject
Le film fait presque de Mesrine un révolutionnaire, courageux et seul dans une société de faux-derche - ce qui n'est pas totalement faux puisque l'homme a failli rejoindre la lutte armée.
Peut-être que l'affiche veut justement en rajouter des caisses dans la symbolisation pour montrer ce qu'a d'absurde la médiatisation paroxystique d'un homme De Frensoa, posté le 06.11.08 à 21:40