Mercredi 19 novembre 2008. Le Parti Socialiste cherche toujours son leader, le Sénat a validé la retraite à 70 ans et Clara Sheller revient ce soir à la télé. Pendant ce temps, 11 nouveaux films sortent en salles.
Le film-évènement de la semaine est Mesrine : L'Ennemi public n°1, conclusion réussie de l'ambitieux dyptique de Jean-François Richet (lire la critique). La volonté affichée de marier influences françaises et américaines aura parfaitement porté ses fruits.
Un vent d'Amérique souffle d'ailleurs cette semaine sur plusieurs films français. Antoine de Maximy (illus.1) filme ainsi ses rencontres avec le peuple américain dans son enthousiasmant road-movie, J'irai dormir à Hollywood (lire la chronique). Didier Le Pêcheur, réalisateur qu'on n'avait plus vu depuis J'aimerais pas crever un dimanche, choisit lui un titre 100% américain pour sa comédie dramatique Home Sweet Home.
Mais les spectateurs qui veulent du cinéma américain pur et dur seront également servis, avec Two Lovers (illus.2), surprenante incursion de James Gray dans le film sentimental. Un an après le joyau noir La Nuit nous appartient, le cinéaste a profondément divisé la Croisette au printemps dernier (lire la critique de Two Lovers). Dans un autre registre, Frangins malgré eux confirme la bonne santé de la comédie américaine décalée et tendre, ici emmenée par l'attachant duo Will Ferrell / John C. Reilly (lire la critique).
Coté anglais, la nouvelle fantaisie de Guy Ritchie (le désormais ex-mari de Madonna), Rock'NRolla, tourne en rond et ne convainc pas (voir la critique).
Qu'on se rassure, l'esprit purement hexagonal n'est pas absent des sorties de la semaine : Musée haut, musée bas, réflexion de Jean-Michel Ribes sur le rapport du peuple français à la culture, exhibe toute sa théâtralité ironique à l'aide d'un casting de stars.
Signalons également la sortie d'un film belge non francophone (évènement plutôt rare), Moscow, Belgium, récompensé cette année à la Semaine de la Critique cannoise. Cette rencontre entre une mère-courage quittée par son mari et un rustre chauffeur de poids lourds bénéficie d'un regard sensible et de comédiens inspirés, mais reste prévisible dans ses enjeux.
La ressortie de la semaine est Eve de Joseph L. Mankiewicz , délicieuse plongée dans l'univers du théâtre.
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