
Au premier rang desquels Malek Bensmaïl, qui réalise avec La Chine est encore loin un très beau documentaire sur les traces de la colonisation et de la guerre d'indépendance d'Algérie. Centré autour des insituteurs, ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier. Histoire de transmission, histoire d'héritage, le film s'attache sur les visages de ces enfants, et sur leur apprentissage d'une mémoire commune. Un sujet trop rarement évoqué, traité ici avec une grande finesse.
Plus référencé, mais très réussi, Una Semanas Solo de l'Argentine Celina Murgas, qui s'inscrit nettement dans l'influence de Lucrecia Martel. L'histoire de ces jeunes argentins qui passent une semaine sans leurs parents, dans une résidence privée dont ils deviennent les maîtres, si elle n'est pas des plus originales, trouve ici une belle fraîcheur, grâce à de jeunes acteurs particulièrement bien dirigés. La solitude, les rapports de classe, l'âge ingrat, sont ici évoqués avec finesse.
Au côté de ces deux très belles découvertes, on distinguait aussi, dans la bande à Jia Zhang-Ke, Emily Tang, qui signe avec Perfect Life (illus.) un film mi-documentaire mi-fiction, autour de deux destins de femmes quittant la campagne chinoise pour des plus grandes villes. La mise en scène caméra à l'épaule et un montage au couteau créent une tension permanente.
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