
La naissance du Septième art en Chine est étroitement associée à l'opéra : le premier film tourné à Pekin en 1905, Le Mont Dingjun, est une série d'enregistrements du répertoire d'un grand acteur d'opéra. Le premier film chinois en couleur est également la mise en scène d'un opéra, Regrets éternels, interprété par l'acteur Mei Lanfang qui fit connaître l'opéra chinois dans le monde entier.
Pour devenir populaire, le cinéma chinois a intégré les codes et conventions complexes de l'opéra auxquels le public était habitué. Ce qui lui a en même temps permis de transgresser ces conventions, en faisant passer de façon codée ce qui ne pouvait pas être exprimé clairement. L'opéra permet par exemple à Chen Kaige, dans Adieu ma Concubine en 1993, d'évoquer l'homosexualité, sujet tabou en Chine.
Du 4 au 11 décembre, la Cinémathèque française projette une sélection de films illustrant l'influence de l'opéra sur les cinéastes chinois.
Tout le programme sur le site de la Cinémathèque.
(Illus. La légende du serpent blanc de FU Chaowu)
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