Chacun à leur manière, Le Bon, la brute et le cinglé, Les Plages d'Agnès et Mister Lonely se basent sur la mémoire du septième art.
Certaines semaines de sorties affichent une cohérence inattendue et involontaire. Ce mercredi 17 décembre 2008 propose ainsi trois films qui tournent autour des souvenirs cinématographiques de leurs auteurs.
Dans la catégorie comédie d'action, Le Bon, la brute et le cinglé (photo 1), film le plus cher de l'histoire du cinéma coréen, se présente comme un hommage réussi et jubliatoire au western culte de Sergio Leone, Le Bon, la brute et le truand.
Dans la catégorie "documentaire autobiographique", Les Plages d'Agnès (photo 2) revient sur les souvenirs d'Agnès Varda, réalisatrice emblématique de la Nouvelle Vague qui fut proche des réalisateurs Jacques Demy, Jean-Luc Godard ou Alain Resnais; loin de toute nostalgie forcée, le film constitue une vivifiante déclaration d'amour au passé, au présent et au futur.
Enfin, dans la catégorie "ovni cinématographique", Mister Lonely, délire loufoque du réalisateur Harmony Korine, raconte l'histoire d'un sosie de Michael Jackson qui invite un sosie de Marilyn Monroe à l'accompagner à un rassemblement de doublures en Ecosse. En plus du sosie de Charlie Chaplin, on croise dans Mister Lonely les "vrais" réalisateurs Leos Carax et Werner Herzog, dans une sorte d'hommage à leurs oeuvres respectives.
Le Bon, la brute et le cinglé, Les Plages d'Agnés et Mister Lonely : trois films bien différents, mais qui cultivent un même goût de la citation cinématographique pour mieux aboutir à des formes d'expression nouvelles et résolument modernes.
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