La dernière réalisation de David Fincher, L'Etrange histoire de Benjamin Button, sort mercredi prochain en salles. Nommée 13 fois aux Oscars 2009, cette sublime fable sur le temps marque la consécration d'un cinéaste à la carrière moins rectiligne qu'il n'y paraît.
D'abord réalisateur de pubs et de clips, David Fincher débute au cinéma en 1992 en signant Alien 3. Si le réalisateur ne parvient pas à imposer la fin qu'il souhaite, le film témoigne déjà d'une belle maîtrise de l'image et de la narration. Jugé trop noir et désespéré par certains fans de la saga, Alien 3 initie parfaitement David Fincher aux rapports de force avec les studios hollywoodiens.
Quatre ans plus tard, David Fincher dirige Brad Pitt dans Seven, un des cartons de l'année 1996. Adulé par le public et la critique, le film réinvente les codes de mise en scène du thriller et semble tracer une voie royale à son réalisateur.
Mais David Fincher ne choisira pas la facilité avec ses longs-métrages suivants. Après The Game, déroutant film sur la manipulation, il réalise le controversé Fight Club, satire virtuose sur les rapports entre émasculation et société de consommation, adaptée du roman de Chuck Palahniuk. Décrié par une partie de la critique qui l'accuse d'idéologie douteuse, Fight Club offre pourtant au cinéaste une solide communauté de fans.
Vient ensuite Panic Room (2002), huis clos à la mise en scène ultra-stylisée qui ne convainc qu'à moitié le public. David Fincher continue alors à être considéré par beaucoup comme un réalisateur superficiel, qui ne s'intéresse qu'à l'image et à l'esthétique publicitaire. Le cinéaste attendra cinq longues années avant de livrer son film suivant, Zodiac, enquête-fleuve sur les meurtres en série qui ont agité la Californie entre 1966 et 1978. Sélectionné au Festival de Cannes, Zodiac marque un tournant dans la filmographie de David Fincher. Le style s'est assagi et le propos du film, sur la logique scientifique et la quête de vérité, s'avère d'une grande densité.
David Fincher enchaîne rapidement sur son projet suivant, L'Etrange histoire de Benjamin Button, adaptation d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald. La mise en scène vise le classicisme des meilleurs mélodrames hollywoodiens. Le réalisateur surprend une nouvelle fois et livre une œuvre sublime à l'allure de nature morte. La cérémonie des Oscars viendra-t-elle couronner le 22 février prochain ce brillant artiste de 46 ans ?
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Alien 3 vaut le coup juste pour la scène où Ripley se retrouve face à face avec l'alien qui décide de ne pas la bouffer... Superbe.
De Frensoa, posté le 31.01.09 à 17:01
Alien 3 vaut le coup juste pour la scène où Ripley se retrouve face à face avec l'alien qui décide de ne pas la bouffer... Superbe.
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