L'affiche de la semaine : Duplicity éclaté comme dans les 70's

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Posté par Slick Rick le 23.03.09 à 15:58 | tags : affiche
Le monde d'aujourd'hui part en vrille, c'est avéré. Et puisqu'on est que des pions, contents d'être à genoux, comme disait le poète-prophète Damien Saez, alors les affiches, comme nous autres pauvres mortels, vont-elles danser et faire semblant d'exister ? Non, ça serait flippant, mais elles s'éclatent (jeu de mot) comme elles peuvent, se dispersent (nouveau jeu de mot) avec le split screen (l'écran partagé), ce gadget de mise en scène très en vogue dans les années 1970's.

Souvenez vous de L'Affaire Thomas Crown, L'étrangleur de Boston, les Brian de Palma de l'époque (Sisters, Phantom of the Paradise, Carrie (au bal du diable))... Vous pensiez peut-être cette esthétique fragmentée devenue ringarde. Pff... Et la série 24 heures alors, c'est du poulet ? Vous n'êtes plus trop dans le coup, là, les cocos...

Car vous aurez sans doute remarqué que, hasard du calendrier, l'affiche de Duplicity, film d'espionnage avec Clive Owen, est la copie quasi conforme de celle de L'Enquête - The International, sorti à deux semaines d'intervalle (et autre film d'espionnage avec Clive Owen), qui était elle-même très fortement inspirée par celle de L'Affaire Thomas Crown, sans Clive Owen, mais avec Steve McQueen.

Tout y est : les lunettes de soleil virilo-mystérieuses de l'homme, le vrai, et à ses côtés, parmi les éclats d'images parsemés sur l'affiche, l'actrice sexy (Julia Roberts, Naomi Watts, ou Faye Dunaway), fière et déjà un peu amoureuse (cf le bisous) de l'homme précité.

"Qui manipule qui ?" se demande le slogan de Duplicity. Une question au centre de L'affaire Thomas Crown... On se souvient du classieux film de Norman Jewison comme d'une romance glamour et cérébrale, tactique, jouant sur l'idée de la partie d'échec, ce qui donnait lieu à une scène anthologique (la partie sensuelle entre McQueen et Dunaway), mais aussi à des variations formelles plus ou moins kitsch autour du motif, comme le fameux écran splitté, dessinant un idéal échiquier sur l'écran, repris sur l'affiche. La séduction vue comme une partie d'échec, une belle idée, qu'on peut approfondir en lisant un autre poète, Coluche, pour qui la victoire est brillante, mais l'échec est mat.

 

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De Jack, posté le 24.03.09 à 19:50 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Pauvre Clive Owen...Il est passé à 2 doigts du rôle de James Bond, mais depuis cet échec il enchaîne les films insipides, ersatzs sans âme du cinéma seventies (comme le dit l'article).

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